M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Economie des affaires électroniques Web 2.0

L’anatomie de la longue traîne

Hier j’étais conférencier à MCETECH Montreal Conference on eTechnologies. Lorsque viens le temps de parler de Web 2.0, évidemment je parle du concept de la longue traîne, que nous appelons affectueusement la longue queue au Québec (expression dont je ne pourrais m’affubler encore très longtemps). Pour exprimer ce concept, je donne toujours l’exemple d’Amazon dont 50% des ventes ne viennent pas des 130.000 titres les plus vendus de la planète et de Netflix dont 80% des ventes ne proviennent pas des 3000 titres que l’on retrouve chez Blockbuster et autres vidéos du coin. C’est donc dire qu’il y a une très importante économie dans les petits éléments disparates qui semblent insignifiants s’ils sont pris séparément, mais que lorsqu’ils sont additionnés, donnent un impact remarquable. Les observations de cette courbe se retrouve dans plusieurs autres facteurs associés au web. Un autre exemple, les hyperliens qui mènent à ce blogue (31.100 dans Yahoo). Ils envoient du trafic de manière très aléatoire, mais l’addition de ce trafic fait de ce blogue un blogue très visité.

Mais voilà le hic, on me demande quelles sont mes sources pour affirmer l’exemple d’Amazon et de Netflix? Ça fait tellement longtemps que j’en parle que je ne m’en souvenais plus. Je suis donc retourné dans les archives de ce blogue (l’un des avantages indéniables de tenir un blogue). J’ai ressorti mon billet Qu’est-ce que le Web 2.0 et retrouvé l’article initial de Chris Anderson, The long Tail, dans Wired.

What's really amazing about the Long Tail is the sheer size of it. Combine enough nonhits on the Long Tail and you've got a market bigger than the hits. Take books: The average Barnes & Noble carries 130,000 titles. Yet more than half of Amazon's book sales come from outside its top 130,000 titles. Consider the implication: If the Amazon statistics are any guide, the market for books that are not even sold in the average bookstore is larger than the market for those that are (see "Anatomy of the Long Tail"). In other words, the potential book market may be twice as big as it appears to be, if only we can get over the economics of scarcity. Venture capitalist and former music industry consultant Kevin Laws puts it this way: "The biggest money is in the smallest sales."
The same is true for all other aspects of the entertainment business, to one degree or another. Just compare online and offline businesses: The average Blockbuster carries fewer than 3,000 DVDs. Yet a fifth of Netflix rentals are outside its top 3,000 titles. Rhapsody streams more songs each month beyond its top 10,000 than it does its top 10,000. In each case, the market that lies outside the reach of the physical retailer is big and getting bigger.
When you think about it, most successful businesses on the Internet are about aggregating the Long Tail in one way or another. Google, for instance, makes most of its money off small advertisers (the long tail of advertising), and eBay is mostly tail as well – niche and one-off products. By overcoming the limitations of geography and scale, just as Rhapsody and Amazon have, Google and eBay have discovered new markets and expanded existing ones.

La longue traîne de Chris Anderson

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Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques statistiques des affaires électroniques

Les achats en ligne ont encore augmenté en novembre dernier

Les achats en ligne des Québécois ont encore augmenté en novembre dernier. C’est ce que révèle l’indice du commerce électronique au Québec, de VDL2, SOM, CEFRIO, que je viens de recevoir par voie de communiqué.

En novembre 2007, 16 % des adultes québécois ont acheté pour 401 millions de dollars de produits et services sur Internet. L'Indice du commerce électronique réalisé par le CEFRIO, VDL2 et SOM, a donc augmenté de 18 % par rapport aux 340 millions de dollars dépensés en octobre 2007. « Cela représente une croissance de 50 % comparativement à la moyenne mensuelle de 266 millions de dollars mesurée entre juin et octobre 2007 », souligne Éric Lacroix, directeur de projet, SOM Recherches et Sondages.
« Toutefois, si le montant des achats a fortement augmenté, le nombre de Québécois qui achètent sur Internet est resté, quant à lui, stable, précise Najoua Kooli, directrice de projet au CEFRIO, la progression du chiffre d'affaires serait donc uniquement due à une augmentation de la valeur des achats effectués sur le Web ».
« Cette croissance importante coïncide avec le moment où le dollar canadien se retrouvait à parité avec le dollar étasunien, explique Philippe Le Roux, président de VDL2, cela pourrait s'expliquer par le fait que les Québécois ont utilisé Internet pour profiter de la parité du dollar avant que les détaillants canadiens ajustent leurs prix ».
En outre, l'Indice révèle que les Québécois issus de la classe moyenne et les plus fortunés sont plus susceptibles que les autres d'acheter sur Internet. En effet, 24 % des adultes dont le revenu familial annuel se situe entre 55 000 $ et 75 000 $ et 31 % de ceux qui gagnent 75 000 $ et plus par année ont effectué des achats en ligne en novembre dernier.

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Blogue Blogues d'affaires Commerce de détail en ligne Marketing Internet Médias qui sollicitent mes avis

La vente de voitures et le Web

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Personnel et peut-être même hors sujet

Tellement de positif, c’est déstabilisant

Je regarde les commentaires relies à mon billet, je regarde ceux du billet de Pat Lagacé et je trouve ça déstabilisant. Un seul commentaire « neutre » sur le blogue de Patrick et que du positif. Est-ce le portrait fidèle de la réalité ou est-ce que ceux qui croient que je suis un « fêllé » n’osent pas le dire franchement? C’est vrai que ça ferait drôle de venir écrire sur l’un des blogues des choses vraiment négatives, mais la société québécoise est-elle réellement rendue si ouverte? Je l’espère vraiment et si c’est le cas j’en suis vraiment ravi. Mais le silence des négatifs me surprend.

La semaine dernière je dinais avec l’un de mes clients. Il m’a donné un beau contrat après que je lui ai révélé mon problème. On peut donc dire que c’est un gars passablement ouvert et compréhensif. Après notre avant-midi de travail, nous sommes allé à la brasserie chic où il est l’un des bons habitués de la place. Durant le repas il me dit, tu sais Michel, le vrai test sera de voir si j’ai encore le courage de t’emmener diner avec moi dans le restaurant que je fréquente souvent, une fois que tu seras une femme. Ça va vraiment être ça le test. Si après notre avant-midi de travail je déguerpis, ne m’en veut pas…

C’était vrai, c’était honnête et c’est inquiétant. C’est vrai que le test ce n’est pas de dire le support virtuel maintenant. Le test sera de voir qui de mes relations aura le courage de marcher à côté de moi sur le trottoir, de prendre un café sur une terrasse bondée ou de me dire bonjour lorsqu’avec des connaissance, une fois que je serai en femme. C’est entre autres pour ça que la chirurgie de féminisation faciale (j’avais d’abord écris féminisation sociale, quel acte manqué), sera si importante à mes yeux. Entre-temps, je me réjouis de l’apparente unanimité des commentaires et des courriels reçus et lorsque ça ira vraiment mal, je retournerai les lire pour me monter le moral. Imaginez, j’ai même reçu le courriel de quelqu’un qui ne m’aime vraiment pas et elle m’écrit

(…) malgré tous les commentaires que vous avez reçu, je tenais à vous écrire personnellement. Pour quelle raison? Parce que je ne suis pas votre amie, je ne vous connais pas et que le seul contact (virtuel) que j'ai eu avec vous fut une prise de bec. Je me suis dis alors que peut-être que de savoir que même ceux qui ne sont pas dans votre entourage, vous encouragent dans cette démarche. Il n'y a rien de tel que d'être bien avec soi-même. Le bonheur passe inévitablement par là. Ça vous prendra encore beaucoup de courage, d'après ce que je connais, mais s'il y a une chose que je sais c'est que votre honnêteté à ce sujet saura rehausser votre crédibilité à mes yeux.

Tous ces élans d’amours m’inquiètent et j’ai peur que le rêve se termine… Ça fait sans doute aussi parti de ces angoisses…

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Personnel et peut-être même hors sujet

À propos de courage

Dans la dernière semaine, on a fait grand cas de mon changement de garde-robe que l’on a associé à du courage. Quant à moi, c’est plutôt de la survie. Un cancéreux à qui l’on présente le choix de la chimiothérapie ou de pas de chimiothérapie, s’il choisit la chimio, est-ce du courage? Non je ne crois pas. C’est la même chose pour moi. Le choix est une transition ou pas de transition? Pas de transition, égale dépression sévère pouvant mener au suicide et cette dépression est sans traitement possible. Le choix n’est pas réellement long à faire. Il y a aussi le suicide, auquel j’ai songé sérieusement. Donc suis-je réellement brave et courageux de choisir de vivre? Pas vraiment. Il reste la question d’être courageux d’avoir parlé de ma situation. Encore là, je me devais d’en parler un jour ou l’autre de toute façon. Si j’en parle maintenant, je peux marcher la tête haute en sachant que je n’ai plus à mentir sur mes changements physiques qui commencent à apparaître, je sais que je vais aider les gens qui vivent la même chose que moi et que je vais peut-être sauver la vie de quelqu’un qui considère le suicide comme je l’ai moi-même contemplé. À ce propos, c’est une émission de Christiane Charrette qui recevait l’épouse et documentariste, du gars qui s’est suicidé à leur retour du tour du monde, qui m’a détourné de mon plan de foncer à 200 km/h sur un viaduc entre Montréal et Drummondville. Mon billet peut avoir le même effet sur quelqu’un d’autre. Maintenant, j’avais aussi l’alternative de ne jamais en parler, de changer de métier, de ville, de nom et d’identité. Beaucoup des personnes qui vivent ce que je vis, choisissent cette voie que l’on nomme le stealth. Mais j’adore mon métier, mon blogue, ma ville, mes amis et ma vie et il était impossible pour moi de faire un trait sur tout cela. Mon gagne-pain est aussi associé à mon brand qui est aussi mon nom. Je n’avais pas réellement d’autres choix que d’assumer ma condition et de la vivre ouvertement. On ne peut que difficilement cacher une chose aussi frappante qu’un changement de sexe! J’ai donc certainement de la détermination, de la facilité à expliquer des choses difficilement compréhensible et l’intelligence de faire confiance à la vie et aux gens, mais pour ce qui est du courage, j’ai de gros doutes. Je suis même particulièrement angoissé de traverser toutes les épreuves qu’il me reste à affronter, de trouver les fonds nécessaires à toutes ces opérations et d’affronter la douleur physique que tout cela occasionne (l’épilation laser en dessous du nez je peux vous certifier que ça fait mal en titi). Alors pour le courage, on repassera…

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À titre de conférencière Marketing 2.0 Marketing Internet Relations publiques Internet Web 2.0

La conférence de Montréal sur les technologies Internet

C’est cette semaine que je donnerais une conférence sur le marketing et les relations publiques à l’ère du Web 2.0. C’est dans le cadre de MCETECH 2008, Montreal Conference on eTechnologies, mercredi de cette semaine le 23 janvier. L’événement MCETECH 2008 est sur trois jours et de nombreux chercheurs de hauts niveaux, viendront présenter leur recherche scientifique, et des praticiens donneront des tutoriels couvrant divers aspects d’une présence d’affaires Web efficaces. Pour la richesse des contenus qui seront présentés durant ces trois jours, l’investissement est minime. Je vous incite donc à vous y inscrire. Ma présentation, Marketing et RP à l’ère du web 2.0 (PDF) est évidemment disponible.

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Economie des affaires électroniques Innovation Marketing des univers virtuels Marketing Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Web 2.0

Nouveau modèle d’affaires pour les jeux en lignes

C’est dans The New York Times qu’on apprend qu’Electronic Arts (EA) introduira un nouveau modèle d’affaires pour son prochain jeu en ligne Battlefield Heroes, sera gratuit et disponible pour téléchargement en ligne. EA a plutôt décidé de monétiser son jeu par la publicité et par des microtransactions dans le jeu. Les joueurs pourront s’acheter des armes plus performantes, des habits de combats et autres gadgets virtuels. Est-ce que ce nouveau type de modèle d’affaires fera école? Mon intuition et mon expérience me disent que oui…

In a major departure from its traditional business model, E.A. plans to announce Monday that it is developing a new installment in its hit Battlefield series that will be distributed on the Internet as a free download. Rather than being sold at retail, the game is meant to generate revenue through advertising and small in-game transactions that allow players to spend a few dollars on new outfits, weapons and other virtual gear.
(…)
The game industry is booming worldwide, largely on the strength of two trends: a demographic expansion of the gaming population beyond the traditional young male audience and the rising popularity of online play.
(…)
With Battlefield Heroes, E.A. is trying to capitalize on both trends at once. Not only will Heroes be distributed online, but also it is meant to provide a simpler, more accessible entertainment experience than the relatively complex earlier Battlefield games. The combat-oriented series has sold about 10 million copies since the 2002 debut of the franchise’s first game, Battlefield 1942.

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3 tendances cachées d’eMarketer

Le prez d’eMarketer, Geoff Ramsay, a mis en ligne ses trois tendances pas évidentes pour 2008. Voici donc un résumé, traduit librement, de ses observations. La première de ses observations est une croissance de la fragmentation média qui est ajouté à l’expansion des régies publicitaires qui rejoignent maintenant une diversité de types de sites web. On l’a vu d’ailleurs au Québec avec plusieurs initiatives de pubs sur les blogues notamment.

Eventually, advertisers will be able to have their cake and eat it, too: They will enjoy precise targeting of ads without sacrificing reach.
As Adam Gerber of Quantcast has said, in the future, online media buying will be about "the re-aggregation of a fragmented audience that's actually watching different things."

Sa deuxième observation est que le Web devient le concentrateur de la plupart des médias et des campagnes marketing majeures. Le Web est maintenant utilisé par toutes les couches démographiques et pour une variété d’objectifs allant du divertissement, à la cueillette d’information et les communications, mais aussi pour la communication bidirectionnelle entre les marketeurs et les consommateurs qui ne se retrouvent dans aucun autre média. De plus, l’internet fournit toute une panoplie de statistiques permettant de justifier les investissements publicitaires comme jamais auparavant.

Finalement, la tendance qui aura le plus d’impact sur tous les médias, est la fin du modèle publicitaire basé sur l’interruption d’un contenu. Depuis des années, la pub vient s’insérer dans un contenu qui est diffusé et déranger son écoute. Mais voilà que ce modèle est mis en cause par les pratiques des internautes qui de plus en plus créent leurs propres contenus et/ou sont en contrôle de leur média et efface ce qui les importune. Qui plus est, ils ont de moins en moins confiance envers les commanditaires et leurs messages. Les annonceurs devront donc désormais transformer leurs annonces en contenus. Ultimement, ils devront faire des contenus qui seront tellement invitants, que les internautes auront réellement le goût d’en prendre connaissance et même de se les partager.

The new ad model is about creating great content and finding clever ways to embed it in the fabric of communities and content platforms where consumers are hanging out and actively participating.

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