M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Economie des affaires électroniques politique et internet

Pauline Marois à propos de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source

Cet après-midi j’ai eu une discussion Skype avec Madame Pauline Marois, chef du Parti Québécois, à propos des médias sociaux et de l’économie numérique. En fait c’était ma deuxième entrevue puisque hier matin, nous avions tenté de nous parler. Malheureusement, mon iPhone avait choisi ce moment pour flancher. Madame Marois ayant un agenda plutôt chargé en cette fin de course électorale, nous ne pouvions nous parler que cet après-midi, alors que j’étais à mon salon de coiffure, (le salon Hed à Montréal, d’ailleurs mon coiffeur Luc Gagnon insiste pour que je dise à Madame Marois qu’il est un de ses plus grands admirateurs) et que madame Marois était dans son autobus de campagne avec un lien internet aléatoire. Madame Marois a accepté de jaser avec moi même si les conditions n’étaient pas optimales. Vous trouverez en effet que l’audio n’est pas facile et que votre humble blogueuse a un look un ti-peu métallique.

Mais trève d’introduction, écoutez plutôt madame Marois…

(Si quelqu’un peut améliorer et filtrer le fichier audio de mon entrevue avec Pauline Marois n’hésitez pas à me le faire savoir)


Pauline Marois chef du Parti Québécois en… par MichelleBlanc

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Personnel et peut-être même hors sujet

Adieu ma très chère Fabiola

Depuis trois ans, Fabiola Rojas, ma belle-sœur se battait avec véhémence contre un cancer encore mal connu. Le cancer de l’ovaire. Elle avait une joie de vivre peu commune. Elle avait immigré de la Bolivie pour vivre des jours meilleurs ici au Québec. Elle tomba en amour avec mon frère Pierre Leblanc et son plus grand rêve était d’avoir des enfants. Elle les aimait tellement qu’après avoir travaillé un certain nombre d’années dans les minoteries de St-Léonard elle retourna aux études pour devenir technicienne d’éducation à l’enfance et durant quelques mois, elle put finalement travailler dans un CPE. Elle en était folle de joie.

Malheureusement peu de temps après ses fiers débuts avec les enfants, le cancer vint la frapper. Elle est décédé cette nuit et laisse dans le deuil mon frère Pierre Leblanc, toute sa famille en Bolivie et Nemo, son petit chien adoré. Il y a une semaine, je l’aidais à rédiger ses dernières volontés. Pour me taquiner, elle me demanda de danser le flamenco à son enterrement. Je m’exécuterai certainement avec quelques pas de danse et ses castagnettes qu’elle gardait si fièrement.

Elle m’a aussi demandé d’être sa porte-parole et de faire la promotion de l’organisme Ovaire Espoir qui l’a accompagné tout au long de son périlleux voyage. Je vous incite donc à donner généreusement à Ovaire Espoir afin qu’un jour, ce cancer si virulent, soit terrassé par la recherche.

Je garde en souvenir sa joie de vivre, son sourire, son écoute, sa grande gentillesse et son fort caractère. Elle a touché tous les gens qui étaient sur son passage et m’avait accueillie à bras ouverts comme peu de gens l’ont fait lors de mon propre calvaire.

Tu vas me manquer Fabiola. Tu me manques déjà…

En hommage à Fabiola qui malgré son cancer avancé, avait toujours cette fougue de vivre. Adieu Fabiola 🙁

MAJ

Ayant exprimé mon désarroi à voir ma douce Fabiola être si défaite en phase terminale :

Gros choc de voir ma belle-sœur spaced-out et amaigri tels les rescapés des camps nazis :-(((( mais elle ne souffre + de son criss de cancer

On me fit parvenir un bout de poème de Ronsard

Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé ;
Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble.

Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,
Ne me sauraient guérir, leur métier m’a trompé.
Adieu, plaisant soleil, mon œil est étoupé,
Mon corps s’en va descendre où tout se désassemble.

Quel ami me voyant en ce point dépouillé
Ne remporte au logis un œil triste et mouillé,
Me consolant au lit et me baisant la face,

En essuyant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu, chers compagnons, adieu, mes chers amis,
Je m’en vais le premier vous préparer la place.

Pierre de Ronsard – Derniers Vers – 1586

Ce matin on m’a aussi partagé cette maxime du grand poète Khalil Gibran

« Un enterrement parmi les hommes est peut-être une noce parmi les anges. »

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Economie des affaires électroniques politique et internet

Amir Khadir à propos de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source

Hier j’ai rencontré Amir Khadir chef de Québec Solidaire au Laika Montréal pour discuter de médias sociaux et d’économie numérique, au Laika Montréal (mon 2e bureau). Ce fut un agréable échange et je vous demande d’excuser l’impair de monsieur Khadir à la fin de l’entrevue. Je lui ai moi-même pardonné alors ne lui en tenez pas rigueur. Même si de toute évidence le numérique n’est pas la tasse de thé de Québec Solidaire, j’ai apprécié la certaine ouverture de monsieur Khadir à ce sujet. Ses réponses me faisaient étrangement penser à un Gabriel Nadeau-Dubois qui n’était qu’un porte-parole 🙂

D’ailleurs sur Facebook on trouvait drôle qu’une capitaliste dans l’âme comme moi rencontre un extrême gauchiste comme monsieur Khadir. Un cosmopolitain bien placé arrange souvent les choses (d’ailleurs ils devraient peut-être en servir à la Chanbre des communes pour relaxer les députés durant la période de questions! Encore une autre suggestion de bibi 🙂 ).


Amir Khadir co-chef du Parti Québec Solidaire en… par MichelleBlanc

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Economie des affaires électroniques politique et internet

Pourquoi est-il important de se questionner sur l’économie numérique?

Je suis interpellée par Marie-Claude Ducas dans son billet La campagne 2012 et le mirage de « l’élection 2.0 ». Elle y dit :

consultante et blogueuse bien connue Michelle Blanc (d’abord avec le chef libéral Jean Charest, ensuite celui de la CAQ François Legault, puis avec Jean-Martin Aussant d’Option Nationale ) je veux bien. Et c’est sûr que, comme plusieurs le soulignent, comme l’a fait, dans ce billet, le spécialiste René Barsalo , il faut s’intéresser à autre chose qu’aux routes et aux ressources naturelles quand on parle de développement économique. Mais… pourquoi serait-ce tellement plus pertinent que si les patrons d’agence de pub allaient demander aux candidats « ce qu’ils comptent faire à propos de l’économie de la publicité »? Ou les comptables, s’enquérir de leur opinion « à propos de l’industrie des firmes de comptabilité et de consultation »? Pourtant, ce sont des enjeux économiques au moins aussi valables : il y a eu bien des fusions et des rachats, récemment, dans ces deux domaines; idem parmi les bureaux d’avocats, d’ailleurs.

Ma réponse

Se questionner sur l’économie numérique est plus pertinent que se questionner sur l’économie de la publicité ou de celle de la consultation strictement parce que le numérique touche toutes les sphères de l’activité humaine, que ça représente 25 milliards de revenus pour le Québec (à l’heure actuelle et avec 40 000 emplois), que ça participe de l’économie du savoir et que comme pour l’électricité qui a permis un gain de productivité énorme pour toutes les industries, le numérique engendre les emplois et la « valeur économique » du XXIe siècle. Déjà en 1994 Nuela Beck parlait de la nouvelle économie et de comment la « valeur » avait transité des biens matériels aux biens immatériels. On a qu’à penser à la valeur de Facebook, d’Apple, d’Amazon et autres pour s’en convaincre. Malheureusement ce ne sont pas les banques qui capitalisent sur ces « valeurs intangibles » mais plutôt les fonds collectifs de placement. Ils sont ceux qui désormais (et depuis le tournant des années 2000) ont l’avoir collectif du capital…

La nouvelle économie de Nuela Beck (1994), Résumé

L’économie nord-américaine subit depuis nombre d’années une transformation radicale. Nuala Beck indique le sens de ces bouleversements et montre les chemins de l’avenir. Affirmant que les statistiques sous-estiment les forces motrices qui animent les industries nouvelles, l’auteure distingue trois cycles: celui des matières premières a dominé la révolution industrielle, celui de la production de masse a alimenté l’ère de la consommation et de l’automobile et la technologie domine le cycle actuel.

Dans La nouvelle économie, Nuala Beck présente le prochain cycle qui nous entraînera dans l’ère de l’intelligence artificielle, du génie génétique, de l’espace et des matières premières nouvelle génération.

M. Barsalo qui est aussi cité par madame Ducas dit avec raison dans un billet du Journal de Montréal, Notre avenir… numérique? :

La triste réalité est, qu’au tournant historique de notre civilisation vers le numérique, aucun des partis présents ne prends cette opportunité au sérieux. Les routes, les ressources naturelles et l’administration des services publics sont pour eux les seuls « vrai » enjeux. Pourtant, les deux sont inter-reliés. En termes d’infrastructures, l’accès au code via un réseau qui relie adéquatement l’ensemble du territoire, ses institutions, ses entreprises et ses citoyens est aussi important que l’eau courante et l’électricité dans la société qu’y émerge. En termes de réduction des coûts, l’utilisation du numérique en matière de planification, de suivi ou de réalisation permet d’assurer une meilleure gestion des ressources et des budgets tout en augmentant la qualité des biens et services.

En abordant de front la question de l’informatisation et de l’ingénierie en réseau des services publics, en partenariat avec le citoyen et l’entreprise privée, nous pourrions initier un chantier numérique dont le Québec entier sera le premier bénéficiaire. Mais avant de dépenser, il faut réviser le processus d’appels d’offres de projets informatiques. Tout comme celui de la construction, on y remarque depuis quelques années des dépassements de coûts vertigineux.

Le meilleur moyen d’assurer ce changement est de mettre de l’avant l’ouverture et la transparence, si chère à la génération des natifs du numérique qui n’attends que ce signal pour s’impliquer. Patenteux comme nous le sommes, avec la mise en place d’un tel chantier, nous pourrons non seulement améliorer notre société et réduire les coûts de l’État, augmenter le niveau de transparence et l’implication citoyenne, mais aussi créer au passage une avalanche de nouvelles entreprises technologiques, équipées pour affronter l’avenir plutôt que de creuser des trous. Dans toutes les régions, unis par le réseau, celles-ci profiteront du succès collectif et exporteront leur savoir faire au reste de la planète, tout en participant à notre croissance économique.

MAJ

En commentaire, Martin me dit ceci :

Vos statistiques reliées à l’économie numérique parlent d’eux mêmes… mais pouvez vous mentionner vos sources car des chiffres sans références peuvent perdre de leur crédibilité… malgré le fait qu’ils proviennent d’une plumes aussi respectée que la votre.
Merci et continuer de vous faire entendre!

Il a raison, mais ça fait TELLEMENT de fois que je montre ces statistiques que je tiens pour acquis qu’elles sont connues et il semble que ce ne soit pas le cas. Donc ces statistiques sont colligées dans mon billet Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans le bon panier?

je citais Paul Journet dans l’article Le tourisme québécois sévèrement critiqué qui disait aussi ceci :

L’industrie touristique représente 2,5% du PIB du Québec. L’année dernière, elle a rapporté des revenus de 10,4 milliards et fourni 134 600 emplois directs.

Or, je me suis amusé à comparer l’industrie du tourisme à celle des Technologies de l’information avec les chiffres que donnent Affaires étrangères et Commerce international Canada

Le secteur des TIC est un moteur de l’économie du Québec, puisqu’il génère des ventes de plus de 25 milliards de dollars. Ce secteur, qui compte quelque 5 000 entreprises dans la province, emploie approximativement 140 000 personnes. La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.

Si je récapitule ces chiffres, l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois

La triste réalité est, qu’au tournant historique de notre civilisation vers le numérique, aucun des partis présents ne prends cette opportunité au sérieux. Les routes, les ressources naturelles et l’administration des services publics sont pour eux les seuls « vrai » enjeux. Pourtant, les deux sont inter-reliés. En termes d’infrastructures, l’accès au code via un réseau qui relie adéquatement l’ensemble du territoire, ses institutions, ses entreprises et ses citoyens est aussi important que l’eau courante et l’électricité dans la société qu’y émerge. En termes de réduction des coûts, l’utilisation du numérique en matière de planification, de suivi ou de réalisation permet d’assurer une meilleure gestion des ressources et des budgets tout en augmentant la qualité des biens et services.

En abordant de front la question de l’informatisation et de l’ingénierie en réseau des services publics, en partenariat avec le citoyen et l’entreprise privée, nous pourrions initier un chantier numérique dont le Québec entier sera le premier bénéficiaire. Mais avant de dépenser, il faut réviser le processus d’appels d’offres de projets informatiques. Tout comme celui de la construction, on y remarque depuis quelques années des dépassements de coûts vertigineux.

Le meilleur moyen d’assurer ce changement est de mettre de l’avant l’ouverture et la transparence, si chère à la génération des natifs du numérique qui n’attends que ce signal pour s’impliquer. Patenteux comme nous le sommes, avec la mise en place d’un tel chantier, nous pourrons non seulement améliorer notre société et réduire les coûts de l’État, augmenter le niveau de transparence et l’implication citoyenne, mais aussi créer au passage une avalanche de nouvelles entreprises technologiques, équipées pour affronter l’avenir plutôt que de creuser des trous. Dans toutes les régions, unis par le réseau, celles-ci profiteront du succès collectif et exporteront leur savoir faire au reste de la planète, tout en participant à notre croissance économique.

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Economie des affaires électroniques politique et internet

Jean-Martin Aussant à propos de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source

Jean-Martin Aussant chef du parti Option Nationale est plus geek que la moyenne des politiciens. Il a eu l’avantage de déjà écouter mes entrevues avec François Legault et Jean Charest mais néanmoins, voici sans artifices ou montage particulier, mon souper spaghetti et notre cordial échange virtuel, via la technologie de vidéoconférence internet Skype et mon éternel iPhone3GS.


Jean-Martin Aussant chef du Parti Option… par MichelleBlanc

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Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique politique et internet

François Legault et Jean Charest à propos de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source

C’est comme suite à une invitation générale de François Legault (chef du parti Coalition Avenir Québec) de rencontrer des citoyens ordinaires pour prendre un café, que je l’ai mis au défi sur Twitter et qu’il a gracieusement accepté de me voir dans son autobus de campagne il y a déjà deux semaines. Par la suite, j’ai invité sur les médias sociaux, les autres chefs à me rencontrer aussi. Les libéraux m’ont contacté une semaine plus tard, mais j’étais déjà en vacance. J’ai donc discuté avec Jean Charest (chef du Parti Libéral du Québec) hier soir.

Comme vous pourrez le remarquer, ces discussions se sont faite « à la bonne franquette » avec des chefs d’une grande affabilité. Comme cette invitation était sur Twitter et que tous les partis me suivent, ils ont tous eu l’opportunité d’y répondre ou pas. Ce n’est qu’hier que Québec Solidaire et le Parti Québécois ont répondu à mon invitation quant à l’Option Nationale, ils avaient laissé un message vocal sur mon répondeur. Il est très possible que je rencontre les autres chefs avant le scrutin de la semaine prochaine. Si tel est le cas, ils auront eu l’avantage d’entendre les réponses de messieurs Legault et Charest et de s’ajuster en conséquence. Leur « à-propos » risque donc d’être un peu moins naturel.

Mes buts dans ces échanges étaient d’abord de sensibiliser les chefs à l’importance de l’économie numérique et à la nécessité de développer « un plan numérique pour le Québec ». Vous remarquerez qu’ils y répondent sans vraiment avoir cerné l’importance de cet enjeu économique et sociétal majeur. Par contre, ils ont répondu à mes questions avec l’approche qui leur est propre. Je vais donc vous laissez vous faire votre propre opinion quant à ce que chacun a à offrir ou pas, en matière de numérique pour le Québec.

Je m’excuse aussi de la piètre qualité audio de ces enregistrements, qui ont été fait avec mon iPhone 3GS sans micro, éclairage ou technologie additionnelle. Par contre, vous apprécierez sans doute les réponses et la bonhommie des échanges. C’est ça aussi la techno …


François Legault chef de la Coalition Avenir… par MichelleBlanc


Jean Charest chef du Parti Libéral du Québec en… par MichelleBlanc

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On me fait remarquer que sur les photos des vidéos des chefs, ils ont l’air de chevreuils qui attendent d’être frappés la nuit. 🙂 C’est strictement dû au hasard de la sélection des cadres de Dailymotion. Ce n’est pas un choix éditorial, quoique c’est plutôt frappant! hehehe …

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Médias sociaux politique et internet

Je suis heureuse d’avoir manqué la campagne électorale

J’arrive de deux semaines de vacances extraordinaires. Durant celle-ci, les citoyens se déchiraient sur les médias sociaux. Les partis et les candidats n’y étaient pratiquement pas, mais les citoyens s’y entredéchiraient à qui mieux mieux. Avant de partir en vacance, j’ai vu un twitt de François Legault qui soulignait qu’il voulait prendre un café avec des citoyens ordinaires pour discuter de politique. Je le pris au mot et je réplique qu’il me ferait grand plaisir de le rencontrer, ce qui fut fait, juste avant mon avion pour Rome (ça se place bien dans une conversation). J’en ai aussi profité pour lancer une invitation sur les médias sociaux aux autres chefs de partis. Les Libéraux ont rapidement accepté l’offre et hier soir je rencontrais Jean Charest. L’Option Nationale et Québec Solidaire m’ont aussi signifié leur intérêt à me rencontrer et le Parti Québécois me parle d’une ouverture.

Toujours est-il que lors de ces rencontres et de celles qui viendront peut-être je parle de l’utilisation des médias sociaux par les chefs, d’open source et d’économie numérique. J’aurais bien aimé jaser de proportionnelle et de plusieurs autres sujets, mais ma spécialité étant ce qu’elle est, j’ai préféré resté campé dans celle-ci et faire un petit topo de cinq minutes, tourné avec mon iPhone, sans micro additionnel. Ce qui fait que la qualité audio n’est pas extraordinaire, qu’il n’y a pas de montage, mais qui donne un compte-rendu fidèle de ma rencontre avec les chefs.

Là où le bât blesse est que suite à ses rencontres, j’ai émis quelques commentaires « humains » à propos des chefs que j’ai rencontrés. Ces commentaires ont été reçus dans les médias sociaux comme on dit « avec une brique et un fanal ». Je suis une vendue caquiste, une vendu libéral, je ferais de la compétition déloyale à Arcand (qu’il semble que les chefs ne veulent pas rencontré), je suis d’une insignifiance politique crasse, j’ai la tête enflée parce que je rencontre les chefs et j’en passe.

D’ailleurs, les questions et les réponses que j’ai déjà posées à deux des chefs ne sont même pas encore en ligne. Elles ne le seront qu’une fois que je les aurai rencontrés tous afin de ne pas donner la réponse des compétiteurs à ceux non encore rencontrés.

J’ai écrit hier

Observation: je fais un commentaire « humain » à propos d’un politicien et on juge que c’est de la politique = la partisanerie rend con…

Sur Facebook, Diane Demers répond :

? »L’extrémisme » se présente parfois sous des formes plus subtiles! Ainsi, au Québec, depuis six mois, on doit se trouver du « bon côté »… Le « J’ai raison, donc tu as tort » me rappelle les échanges enfantins entendus dans les parcs! « Tu es pour les carrés rouges? » ou « Tu es contre les carrés rouges? » Ou encore: « Tu vas voter PQ? Ou la CAQ? Ou T’es pas pour QS? »… suivi la plupart du temps par un méprisant: « Ah ben? C’est sérieux? » Bref, tout propos humain émis avec intelligence et sans arrière-pensée est préjugé comme étant partisan! Hâte au 4 septembre! Pour que le Québec assume le choix qu’il fera…ou pas! Bon retour au travail! J’attends le prochain blogue! Et le livre de Lanctôt!

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Economie des affaires électroniques Edito sans question Gouvernement électronique politique et internet

La « pochitude » sites des partis québécois et le manque de vision numérique

Pour vérifier quels partis avaient la main haute en termes de visiteurs, j’ai utilisé Alexa et GoogleTrends pour site Web. Malheureusement, leur trafic est si pitoyable qu’aucune donnée n’apparaît. Seulement Graphbuzz arrive à enregistrer une minime parcelle d’un petit peu de trafic et au moment d’écrire ces lignes, c’est le parti Libéral qui l’emporte.

C’est même d’une tristesse de constater que seulement François Legault n’ose exprimer librement sa pensée sur Twitter sous les railleries de Jean Charest. Ces railleries en disent plus long sur l’incompréhension, voire la distanciation que monsieur Charest a du peuple, que des possibles bourdes de monsieur Legault sur Twitter. D’ailleurs, je le trouve rigolo monsieur Legault, lorsqu’il disait hier qu’il se doit de gérer les gros égos (en parlant de Duchesneau).

Je suis habitué de gérer de gros égos. J’ai déjà géré des pilotes. 😉 #qc2012

Pour en revenir aux sites des partis qui ne sont pratiquement pas visités, même par les fans hardcore de leur électorat, si on observe le contenu et qu’on est capable de rester éveillé plus de 30 secondes, on comprend facilement le peu d’intérêt. Communiqué de presse, cassette politique prévisible, vidéos qui partent tout seul et autres âneries. Les sites des partis sont sur le respirateur artificiel entre les élections et deviennent soudainement vivants (un euphémisme ici) quelques jours avant les élections. Tout comme la présence des candidats sur les différents sites sociaux. Entre les élections les partis (hormis Québec Solidaire), n’ont aucun intérêt à communiquer avec les citoyens et durant la campagne électorale, cette communication n’est qu’unidirectionnelle (sauf pour certains cas isolés comme monsieur Legault, Drainville, Kadir et autres).

Par ailleurs, à ce que je sache, aucun parti n’a encore parlé d’économie numérique, du scandale des TI (qui à mon point de vue est encore plus grave que celui de la construction), du cout exorbitant des branchements internet et cellulaire et du développement de la « société du savoir » qui je le rappelle, se transmet via des infrastructures numériques. Lors de la dernière élection, une demande spécifique avait été faire à tous les chefs via une lettre demandant « un plan numérique pour le Québec ». À ce jour, encore aucune réponse formelle d’aucun des partis.

Je rappelle ce que je disais dans mon billet Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans la bon panier?

l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois. Or, au gouvernement du Québec, on a un ministère du tourisme, des assises du tourisme, de nombreux ATR qui sont financés à même nos taxes et divers groupes de pression. Quelques groupes d’intérêts des industries numériques réclament une politique du numérique, un plan numérique pour le Québec (j’ai moi-même été un élément catalyseur d’un tel projet) et nous n’osons même pas espérer un jour voir apparaître un ministère du numérique .

En terminant vous serez sans doute surpris d’apprendre que c’est le nouveau parti Option Nationale qui trend sur Google Trends. Est-ce le prélude à une poussée d’Option Nationale dans les intentions de vote? Au moment d’écrire ces lignes, je ne le sais pas encore.

Je suis donc blasée de nos politiciens et de leurs partis en ligne et de leur manque de vision de l’importance de l’économie numérique. C’est en gros ce que je disais hier à l’émission Retour sur le monde de la radio de Radio-Canada Québec

Si certains n’hésitent pas à parler d’élections « deux point zéro » pour désigner la champagne électorale en cours au Québec, il se trouve au moins une spécialiste des médias sociaux pour trouver que les politiciens québécois sont encore loin d’avoir apprivoisé les manières nouvelles de communiquer avec les électeurs. (14:24 min.)

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Blogues d'affaires Marketing 2.0 Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique

La viralité, ses causes et la puissance d’attraction d’un fait divers

La semaine dernière mes stats ont littéralement explosées. J’ai battu un record de lectorat de tous les temps. Mon billet Un couple de Canadiennes sauvagement battu à Paris parce que l’une d’elles est trans est devenu viral et il a attiré plus de 40 000 visiteurs uniques en quelques jours. C’est environ 20 fois le trafic moyen d’un billet.

J’ai mis ce billet en ligne par amitié et solidarité avec les victimes de cet acte odieux parce que je les aime bien. JAMAIS je n’avais pu prévoir un tel engouement pour ce contenu. C’est bien là le « mystère » de la viralité. Il est évident que beaucoup de mes contenus sont spécialisés, qu’ils n’attirent pas monsieur et madame tout le monde et que l’important pour un blogue (comme je le dis toujours à mes clients) n’est pas de parler à la terre entière, mais de parler à ceux qui ont de l’intérêt pour votre sujet. Mais je leur dis aussi qu’il est primordial d’avoir une catégorie « parce que ça me tente », « hors sujet » ou autre, afin d’humaniser le blogueur et de démontrer qu’il n’est pas exclusivement focalisé sur une seule ligne éditoriale. Cela a en outre la possibilité d’ouvrir l’intérêt du blogue à d’autres types de clientèle qui pourront, par accident, s’intéresser aussi à la niche éditoriale que vous développez. Il est aussi excellent pour le référencement puisque la visibilité d’un blogue dans les résultats de recherche de Google est entre autres calculée par le trafic qu’il génère pour l’ensemble du site, même si un billet n’est pas strictement dans la niche éditoriale principale. Ainsi, parce que bien des gens sont venus voir ce billet, mes billets beaucoup plus intimistes et des requêtes beaucoup plus « payantes pour moi » sortiront mieux parce que des gens sont venu voir un autre contenu sans rapport.

Mais qu’est-ce qui fait qu’un contenu devient si viral?

Selon Problogger un contenu devient viral s’il est

• Hilarant
• Incroyable
• Très touchant
• Corrobore votre vision du monde
• Permets une profonde réflexion sur le monde
• N’est pas couvert par les médias traditionnels
• Fais sourire
• Dramatique
• Embarrassant
• Provocant

On peut certainement remarquer que le contenu de mon billet avait plusieurs des points énumérés ici. Mais on ne peut vraiment jamais prévoir qu’un contenu sera viral. La viralité c’est la cerise sur le sundae. C’est un peu comme un oscar. On ne peut certainement pas le prévoir et encore moins l’exiger. La seule chose qu’on puisse faire c’est l’espérer. Tout ça pour dire que l’un des aspects positifs de cette triste histoire d’agression relatée dans mon billet est qu’elle aura permis à des dizaines de milliers de gens de constater que la transphobie, l’homophobie et la xénophobie existent toujours et qu’il faut continuer de la dénoncer vivement afin qu’un jour, on puisse vivre en harmonie avec les différences des autres, quelles qu’elles soient.

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Technologies Internet

La tristesse de devoir mettre les points sur les « i » à un entrepreneur

Cette semaine je rencontre un entrepreneur et son équipe de gestion pour discuter de leur présence Web. Juste à regarder son site, ça me donne des boutons (figure de style évidemment). Son entreprise est l’un des fleurons d’exportation de nos PME Québécoise et il est déjà dans plusieurs pays, son produit est innovant au point d’attirer plusieurs multinationales comme client et celles-ci, lui font une visibilité incroyable, en terme de backlink et de promo additionnelle. Le hic, son site est de la merde et cette merde lui a déjà coûté $200 000. Avec des technologies à code source ouvert il aurait 10 fois mieux pour $10 000. C’est d’une tristesse…

Son trafic ne vient en fait que des backlinks de plusieurs multinationales. Il ne génère AUCUN trafic naturel et pour ce qui est de la conversion des visiteurs, aussi bien ne pas en parler.

Je lui fais donc l’état de la situation et pour lui remonter le moral, je lui souligne que la beauté d’être en affaire est que nos conneries (lire ici son site de $200 000) sont déductibles d’impôt dans la colonne des pertes 🙂

J’aurai certainement l’occasion de vous reparler de cette entreprise puisque même Harvard Business School la harcèle pour en faire un business case. Une histoire à la fois heureuse et malheureuse à suivre…

MAJ
$200 000 pour un site informationnel mal foutu de 40 pages, sans transactionnel et/ou d’applications, de design et de base de données client ou CRM, c’est du vol, pur et simple…

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