Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Blogue Blogues d'affaires Marketing 2.0 Marketing des univers virtuels Marketing Internet Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Personnel et peut-être même hors sujet Second Life Web 2.0

Dans le Direction informatique d’aujourd’hui

C’est sous la plume d’Alain Beaulieu, adjoint rédacteur en chef de Direction Informatique, que je me retrouve dans son article MCETECH 2008 : gros plan sur le Web 2.0. C’est vraiment un gentleman puisque dans ma présentation Marketing et RP à l’ère du web 2.0 (PDF), je n’ai pas été particulièrement tendre envers les journalistes (à la page 18 par exemple). D’ailleurs, dès le début de ma présentation j’ai demandé à chacun de se présenter et de me dire ce qu’ils attendaient de ma présentation. Ainsi donc, dans la salle il y avait l’un de mes anciens professeurs et co-directeur de ma Maîtrise, Peter Kropf, de même que monsieur Beaulieu. Je les ai donc constamment agacé et pris pour cible de blagues diverses. Je suis donc agréablement surpris de la teneur très professionnelle de son article. Il ne me tient visiblement pas rigueur. Merci à vous monsieur Beaulieu.

(…)C'est dans cette perspective que le blogueur Michel Leblanc, d'Analyweb.com, s'est appliqué à démontrer les avantages supérieurs que présente l'utilisation du Web 2.0, et plus particulièrement du blogue, dans un contexte de marketing et de relations publiques.

Il estime que cette forme de communication permet de rejoindre plus efficacement et de façon plus décisive la clientèle que les médias classiques, en raison de l'importance qu'accordent les internautes aux commentaires des autres utilisateurs, dont ceux des blogueurs. « Dans le Web 2.0, l'impact du bouche-à-oreille est considérable », de dire M. Leblanc qui enjoint les entreprises à utiliser davantage les blogues dans un contexte de relations publiques, après avoir établi une stratégie de communication appropriée. « Il faut avoir des objectifs d'affaires et des moyens de mesurer l'atteinte de ces objectifs, précise-t-il. Une stratégie de communication Web 2.0, ça se planifie. »

Il considère, en outre, que le phénomène Second Life, qui permet à l'internaute de se créer une deuxième vie dans un univers virtuel, donne un avant-goût de ce que sera le Web de demain. « Second Life, qui est entièrement basé sur les technologies du Web, est le terreau d'expérimentation du Web 3D, pas du Web 3.0 ou 4.0, mais du Web 3D », soutient-il.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Chez Paul Arcand lundi matin

C’est à 09:00 hr. que je serai l’invité de Paul Arcand au FM 98.5. J’aurais aimé discuter avec lui de marketing internet, d’économie numérique, des tendances Web ou même de mondes virtuels. Ce sera plutôt de dysphorie d’identité de genre que je parlerai avec lui durant une demi-heure. Pourquoi je fais ça? Tout d’abord parce que monsieur Arcand est un journaliste humain, qu’il cherche à comprendre les situations complexes, qu’il ne fait pas dans le sensationnalisme de bas étage et que c’est quelqu’un que je respecte énormément. Puis, la maladie dont je souffre a grand besoin d’être vulgarisée, d’être banalisée et d’être expliquée afin de dissiper les mythes et les tabous qui l’entourent. Finalement, j’ai moi-même évité de me suicider à cause d’une émission radio de Christiane Charrette, j’ai grandement profité des sites Web des transsexuels qui ont partagé leur expérience et explicité les différents écueils qu’ils ont traversés et les succès qu’ils ont obtenus et que je me dois à mon tour de redonner ce que j’ai reçu. C’est une question de karma, d’éthique et d’être conséquent avec la philosophie communicationnelle (tyrannie de la transparence) dont je suis l’un des promoteurs lors de mes conférences. On ne peut être transparent que lorsque ça fait notre affaire. Aussi, tout comme pour l’article de Pat Lagacé, à la radio il n’y a pas d’images. Je pourrais donc continuer de faire mon épicerie sans être pointé du doigt comme « le gars qu’on a vu à la télé et qui va changer de sexe ». Mais vous me direz « tu en parles bien dans ton blogue »? C’est vrai et j’ai la chance d’avoir un public cible instruit, cultivé, ouvert et compréhensif. Vous m’avez d’ailleurs déjà donné tellement d’encouragement et de support que j’en suis encore sous le choc. De plus, je sais déjà que mes clients de consultations vont me rester fidèles, mais je m’inquiétais pour mes services de conférencier. À ma grande surprise, cette semaine seulement j’ai déjà eu quatre demandes de conférence. Je suis donc pas mal moins inquiet. Finalement, j’en parle aussi maintenant parce que je commence à changer à la vitesse grand V et que je n’ai pas le goût de mentir sur ces transformations, fournir des explications douteuses et ou avoir à me cacher et ne plus participer aux nombreux cocktails et présentations d’affaires auxquels je suis régulièrement convié. Je pourrai continuer de marcher la tête haute avec la fierté de savoir que j’ai fait ce que je pouvais pour moi-même et pour les autres. Voilà…

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Innovation Marketing 2.0 Marketing des univers virtuels Marketing Internet Second Life Web 2.0

La grosse entreprise et les mondes virtuels

Présence des multinationales dans les univers virtuels 

C’est à Kzero que l’on doit le tableau comparatif de la présence des multinationales dans les mondes virtuels. Ainsi, on se rend compte que Second Life est toujours une plate-forme de choix pour expérimenter le Web 3D et ses possibilités marketing internet. ¨Pourquoi les entreprises sont-elles dans différents univers? Tout d’abord parce qu’ils offrent des potentialités et des contextes différents, mais surtout parce qu’ils touchent des publics distincts. Pour comprendre les domaines d’applications auxquels se réfèrent ces univers, revisitez l’excellent billet de l’ami Fred Cavazza Cartographie des univers virtuels.

Who’s the most adventurous marketer? Toyota, with projects involving Second Life (Scion City), There, Gaia, Whyville (Financial Services) and they’ve even used a MMOG, World of Warcraft, in some TV advertising.
From a metaverse perspective, the number of brands in There is increasing, with initiatives from CosmoGIRL, Coca-Cola and others (…). Kaneva is also seeing activity.
What’s most interesting here is the activity in younger worlds such as Gaia and Whyville as well as the entrance of brands into worlds currently in beta – brands are realising there’s multiple options when it comes to virtual worlds. Vidal Sassoon and Intel have already announced plans to enter HiPiHi. Expect this trend to continue, particularly for tactical (sometimes fixed-length) marketing campaigns. The recent WWE campaign in Gaia is a good example of this.

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Economie des affaires électroniques Web 2.0

L’anatomie de la longue traîne

Hier j’étais conférencier à MCETECH Montreal Conference on eTechnologies. Lorsque viens le temps de parler de Web 2.0, évidemment je parle du concept de la longue traîne, que nous appelons affectueusement la longue queue au Québec (expression dont je ne pourrais m’affubler encore très longtemps). Pour exprimer ce concept, je donne toujours l’exemple d’Amazon dont 50% des ventes ne viennent pas des 130.000 titres les plus vendus de la planète et de Netflix dont 80% des ventes ne proviennent pas des 3000 titres que l’on retrouve chez Blockbuster et autres vidéos du coin. C’est donc dire qu’il y a une très importante économie dans les petits éléments disparates qui semblent insignifiants s’ils sont pris séparément, mais que lorsqu’ils sont additionnés, donnent un impact remarquable. Les observations de cette courbe se retrouve dans plusieurs autres facteurs associés au web. Un autre exemple, les hyperliens qui mènent à ce blogue (31.100 dans Yahoo). Ils envoient du trafic de manière très aléatoire, mais l’addition de ce trafic fait de ce blogue un blogue très visité.

Mais voilà le hic, on me demande quelles sont mes sources pour affirmer l’exemple d’Amazon et de Netflix? Ça fait tellement longtemps que j’en parle que je ne m’en souvenais plus. Je suis donc retourné dans les archives de ce blogue (l’un des avantages indéniables de tenir un blogue). J’ai ressorti mon billet Qu’est-ce que le Web 2.0 et retrouvé l’article initial de Chris Anderson, The long Tail, dans Wired.

What's really amazing about the Long Tail is the sheer size of it. Combine enough nonhits on the Long Tail and you've got a market bigger than the hits. Take books: The average Barnes & Noble carries 130,000 titles. Yet more than half of Amazon's book sales come from outside its top 130,000 titles. Consider the implication: If the Amazon statistics are any guide, the market for books that are not even sold in the average bookstore is larger than the market for those that are (see "Anatomy of the Long Tail"). In other words, the potential book market may be twice as big as it appears to be, if only we can get over the economics of scarcity. Venture capitalist and former music industry consultant Kevin Laws puts it this way: "The biggest money is in the smallest sales."
The same is true for all other aspects of the entertainment business, to one degree or another. Just compare online and offline businesses: The average Blockbuster carries fewer than 3,000 DVDs. Yet a fifth of Netflix rentals are outside its top 3,000 titles. Rhapsody streams more songs each month beyond its top 10,000 than it does its top 10,000. In each case, the market that lies outside the reach of the physical retailer is big and getting bigger.
When you think about it, most successful businesses on the Internet are about aggregating the Long Tail in one way or another. Google, for instance, makes most of its money off small advertisers (the long tail of advertising), and eBay is mostly tail as well – niche and one-off products. By overcoming the limitations of geography and scale, just as Rhapsody and Amazon have, Google and eBay have discovered new markets and expanded existing ones.

La longue traîne de Chris Anderson

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Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques statistiques des affaires électroniques

Les achats en ligne ont encore augmenté en novembre dernier

Les achats en ligne des Québécois ont encore augmenté en novembre dernier. C’est ce que révèle l’indice du commerce électronique au Québec, de VDL2, SOM, CEFRIO, que je viens de recevoir par voie de communiqué.

En novembre 2007, 16 % des adultes québécois ont acheté pour 401 millions de dollars de produits et services sur Internet. L'Indice du commerce électronique réalisé par le CEFRIO, VDL2 et SOM, a donc augmenté de 18 % par rapport aux 340 millions de dollars dépensés en octobre 2007. « Cela représente une croissance de 50 % comparativement à la moyenne mensuelle de 266 millions de dollars mesurée entre juin et octobre 2007 », souligne Éric Lacroix, directeur de projet, SOM Recherches et Sondages.
« Toutefois, si le montant des achats a fortement augmenté, le nombre de Québécois qui achètent sur Internet est resté, quant à lui, stable, précise Najoua Kooli, directrice de projet au CEFRIO, la progression du chiffre d'affaires serait donc uniquement due à une augmentation de la valeur des achats effectués sur le Web ».
« Cette croissance importante coïncide avec le moment où le dollar canadien se retrouvait à parité avec le dollar étasunien, explique Philippe Le Roux, président de VDL2, cela pourrait s'expliquer par le fait que les Québécois ont utilisé Internet pour profiter de la parité du dollar avant que les détaillants canadiens ajustent leurs prix ».
En outre, l'Indice révèle que les Québécois issus de la classe moyenne et les plus fortunés sont plus susceptibles que les autres d'acheter sur Internet. En effet, 24 % des adultes dont le revenu familial annuel se situe entre 55 000 $ et 75 000 $ et 31 % de ceux qui gagnent 75 000 $ et plus par année ont effectué des achats en ligne en novembre dernier.

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Blogue Blogues d'affaires Commerce de détail en ligne Marketing Internet Médias qui sollicitent mes avis

La vente de voitures et le Web

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Personnel et peut-être même hors sujet

Tellement de positif, c’est déstabilisant

Je regarde les commentaires relies à mon billet, je regarde ceux du billet de Pat Lagacé et je trouve ça déstabilisant. Un seul commentaire « neutre » sur le blogue de Patrick et que du positif. Est-ce le portrait fidèle de la réalité ou est-ce que ceux qui croient que je suis un « fêllé » n’osent pas le dire franchement? C’est vrai que ça ferait drôle de venir écrire sur l’un des blogues des choses vraiment négatives, mais la société québécoise est-elle réellement rendue si ouverte? Je l’espère vraiment et si c’est le cas j’en suis vraiment ravi. Mais le silence des négatifs me surprend.

La semaine dernière je dinais avec l’un de mes clients. Il m’a donné un beau contrat après que je lui ai révélé mon problème. On peut donc dire que c’est un gars passablement ouvert et compréhensif. Après notre avant-midi de travail, nous sommes allé à la brasserie chic où il est l’un des bons habitués de la place. Durant le repas il me dit, tu sais Michel, le vrai test sera de voir si j’ai encore le courage de t’emmener diner avec moi dans le restaurant que je fréquente souvent, une fois que tu seras une femme. Ça va vraiment être ça le test. Si après notre avant-midi de travail je déguerpis, ne m’en veut pas…

C’était vrai, c’était honnête et c’est inquiétant. C’est vrai que le test ce n’est pas de dire le support virtuel maintenant. Le test sera de voir qui de mes relations aura le courage de marcher à côté de moi sur le trottoir, de prendre un café sur une terrasse bondée ou de me dire bonjour lorsqu’avec des connaissance, une fois que je serai en femme. C’est entre autres pour ça que la chirurgie de féminisation faciale (j’avais d’abord écris féminisation sociale, quel acte manqué), sera si importante à mes yeux. Entre-temps, je me réjouis de l’apparente unanimité des commentaires et des courriels reçus et lorsque ça ira vraiment mal, je retournerai les lire pour me monter le moral. Imaginez, j’ai même reçu le courriel de quelqu’un qui ne m’aime vraiment pas et elle m’écrit

(…) malgré tous les commentaires que vous avez reçu, je tenais à vous écrire personnellement. Pour quelle raison? Parce que je ne suis pas votre amie, je ne vous connais pas et que le seul contact (virtuel) que j'ai eu avec vous fut une prise de bec. Je me suis dis alors que peut-être que de savoir que même ceux qui ne sont pas dans votre entourage, vous encouragent dans cette démarche. Il n'y a rien de tel que d'être bien avec soi-même. Le bonheur passe inévitablement par là. Ça vous prendra encore beaucoup de courage, d'après ce que je connais, mais s'il y a une chose que je sais c'est que votre honnêteté à ce sujet saura rehausser votre crédibilité à mes yeux.

Tous ces élans d’amours m’inquiètent et j’ai peur que le rêve se termine… Ça fait sans doute aussi parti de ces angoisses…

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Personnel et peut-être même hors sujet

À propos de courage

Dans la dernière semaine, on a fait grand cas de mon changement de garde-robe que l’on a associé à du courage. Quant à moi, c’est plutôt de la survie. Un cancéreux à qui l’on présente le choix de la chimiothérapie ou de pas de chimiothérapie, s’il choisit la chimio, est-ce du courage? Non je ne crois pas. C’est la même chose pour moi. Le choix est une transition ou pas de transition? Pas de transition, égale dépression sévère pouvant mener au suicide et cette dépression est sans traitement possible. Le choix n’est pas réellement long à faire. Il y a aussi le suicide, auquel j’ai songé sérieusement. Donc suis-je réellement brave et courageux de choisir de vivre? Pas vraiment. Il reste la question d’être courageux d’avoir parlé de ma situation. Encore là, je me devais d’en parler un jour ou l’autre de toute façon. Si j’en parle maintenant, je peux marcher la tête haute en sachant que je n’ai plus à mentir sur mes changements physiques qui commencent à apparaître, je sais que je vais aider les gens qui vivent la même chose que moi et que je vais peut-être sauver la vie de quelqu’un qui considère le suicide comme je l’ai moi-même contemplé. À ce propos, c’est une émission de Christiane Charrette qui recevait l’épouse et documentariste, du gars qui s’est suicidé à leur retour du tour du monde, qui m’a détourné de mon plan de foncer à 200 km/h sur un viaduc entre Montréal et Drummondville. Mon billet peut avoir le même effet sur quelqu’un d’autre. Maintenant, j’avais aussi l’alternative de ne jamais en parler, de changer de métier, de ville, de nom et d’identité. Beaucoup des personnes qui vivent ce que je vis, choisissent cette voie que l’on nomme le stealth. Mais j’adore mon métier, mon blogue, ma ville, mes amis et ma vie et il était impossible pour moi de faire un trait sur tout cela. Mon gagne-pain est aussi associé à mon brand qui est aussi mon nom. Je n’avais pas réellement d’autres choix que d’assumer ma condition et de la vivre ouvertement. On ne peut que difficilement cacher une chose aussi frappante qu’un changement de sexe! J’ai donc certainement de la détermination, de la facilité à expliquer des choses difficilement compréhensible et l’intelligence de faire confiance à la vie et aux gens, mais pour ce qui est du courage, j’ai de gros doutes. Je suis même particulièrement angoissé de traverser toutes les épreuves qu’il me reste à affronter, de trouver les fonds nécessaires à toutes ces opérations et d’affronter la douleur physique que tout cela occasionne (l’épilation laser en dessous du nez je peux vous certifier que ça fait mal en titi). Alors pour le courage, on repassera…

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