Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Edito sans question

Ces conneries qui révèlent le piètre service-client

Hier ce n’était pas ma journée. Ça arrive comme on dit. Tout d’abord, par étourderie, j’ai oublié mon portefeuille en changeant de sacoche. J’étais l’invitée de SAS Canada à prendre place à leur table pour la conférence de Chriss Hughes de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain qui avait lieu au Palais des Congrès de Montréal. Toujours est-il qu’une fois l’événement terminé (avec une sonorisation qui ne me permis pas d’entendre les ¾ de cette allocution qu’on dit très intéressante) je retourne au stationnement chercher ma voiture. Je me rends rapidement compte que je n’ai pas mon portefeuille. J’arrive à la guérite de péage et j’explique calmement que par étourderie j’ai oublié mon portefeuille mais que je me propose de retourner chez-moi et de revenir payer mon dû en fin de journée. Le préposée me dit qu’en 20 ans de service ce n’est jamais arrivé, que je suis une imbécile et que je dois me tasser et attendre que tous les gens sortent avant qu’il ne se penche sur mon problème. Je recule ma voiture et patiente 15 minutes. Je sais que Monsieur Hughes est en train de répondre aux questions et que dans trente minutes ce sera le capharnaüm pour sortir du stationnement. Je reprends donc ma place dans la file pour arriver à la station de péage. Le préposé est toujours aussi air-bête, m’invective et je lu fais remarquer qu’il n’a qu’à prendre mon numéro de plaque et que je reviendrai à la fin de la journée pour payer. Il me fait valoir qu’il sera coupé de sa paie du montant de $18 (ce qui est faux et qui m’a été confirmé par l’autre préposé à qui j’ai payé ma place à 17h15), que je suis une imbécile, que si lui fait une gaffe qu’il assume. Hors il se décide de venir prendre mon numéro de plaque en bardassant tout sur son passage et en refermant la porte de son guichet derrière lui. Il est maintenant embarré hors de son bureau. Son superviseur arrive, débarre son guichet et ouvre la guérite.

Puis hier soir, après le Yulbiz, je suggère qu’on aille souper sur une terrasse de la rue Duluth. J’y arrive accompagnée de ma chienne Charlotte qui a passé la soirée au yulbiz (sur la terrasse du Laika et elle a un blogue après tout). En entrant dans le restaurant, je me fais apostropher par le proprio

« mais qu’est-ce que vous faites ici, il n’y a pas de chien admis, c’est un restaurant vous savez »

« Je rétorque, oui je suis désolée, je comprends mais nous allons sur la terrasse »

« Non c’est un restaurant ici, pas de chien sont admis »

Je ressors donc avec Charlotte, la laisse en compagnie d’autres personnes et entre saluer mes amis de Yulbiz et m’excuse de ne pas pouvoir être avec eux.

Aparté

L’avant-veille, j’étais à la terrasse avant du chic et trendy restaurant Burgundy Lion. Le gérant discute avec des gens sur la rue qui se demandent s’ils doivent venir y souper, mais ils sont avec leur gros molosse de 100 livres. Le gérant les rassure en disant pas de problèmes avec les chiens, tant qu’ils ne mangent pas le monde et fait des blagues à propos des chiens. Il suggère même au client de traverser le restaurant pour aller sur l’autre terrasse qui est à l’arrière du restaurant.

Conclusion

Dans le cas du parking du Palais des congrès de Montréal, je suis revenue payer, ils ont des caméras de surveillance qui de toute manière avait déjà saisi ma plaque d’immatriculation et il eut été plus rapide et efficace de me demander mon numéro de plaque, mon téléphone et mon nom et me permettre de revenir quelques heures plus tard sans en faire une affaire catastrophique.

Pour ce qui est du resto, le proprio aurait pu simplement me signifier que les chiens ne sont pas admis dans son établissement sans me faire passer pour une sauvage qui ne réalise pas qu’elle est dans un resto et qui ne sait pas vivre.

Dans les 2 cas, je ferai désormais des détours pour éviter ses lieux et je ne conseillerai certainement plus jamais à mes clients ou à mes convives de Yulbiz de retourner en ces lieux.

Des gaffes, des erreurs et des conneries ça arrive. C’est dans la manière de les gérer qu’on évalue réellement la qualité du service-client…

MAJ

Je reçois à l’instant une lettre de réaction du chef de service de Palais des Congrès de Montréal avec un ton qui me satisfait pleinement. Si cette lettre avait été numérisée je vous en ferais part avec plaisir. Elle était accompagné d’un cadeau, un stylo de bois de l’artiste Richard Dupuis. Une attention qui sait charmer la cliente et mettre un baume sur une expérience négative. BRAVO et merci

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Médias sociaux Technologies Internet

Les professeurs sont en retard avec la technologie

Les nouvelles technologies et les médias sociaux en particulier sont des outils puissants que les jeunes comprennent d’instinct. Ils sont nés avec et les utilisent massivement. Le hic est que dans un contexte scolaire, elles ne sont presque pas utilisées et pire encore, dans bien des écoles, elles sont carrément interdites. Imaginez une école qui interdirait les livres ? He bien le web d’aujourd’hui équivaut au livre d’hier.

Ce constat je le fais depuis de nombreuses années. D’ailleurs, dernièrement dans mon billet Les médias sociaux ont un impact positif sur le recrutement des étudiants au CEGEP, je mentionnais la résistance au changement du corps professoral face aux technologies. Ces observations terrains que je fais maintenant depuis plusieurs années, sont entérinées par une enquête de La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants. Le rapport enquête nationale sur l’impact des technologies sur la construction de l’identité francophone des jeunes qui fréquentent les écoles de langue française dans les milieux minoritaires au Canada (PDF) souligne à juste titre dans ses conclusions :

Il semble tout d’abord essentiel que les écoles de langue française se dotent d’un mécanisme d’expérimentation de nouvelles stratégies d’enseignement qui intègrent les technologies.
(…)
si nous voulons accorder une plus grande place aux technologies dans le cadre de l’apprentissage et faire en sorte que les élèves soient des citoyens et citoyennes numériques responsables, il est clair qu’il faut sensibiliser les jeunes aux aspects légaux de l’utilisation des technologies (…)
une stratégie de littératie numérique à l’école de langue française devrait en découler.
(…)
Il est clair que l’équipement d’une salle de classe sera plus ou moins utilisé selon les compétences et le niveau d’aisance de l’enseignant ou de l’enseignante. Cependant, il est permis de penser qu’un équipement de base pourrait comprendre une connexion Internet, un ordinateur à l’usage de tous, une webcam et un projecteur. Un minimum de formation permettrait au personnel enseignant de faire un usage ef?cace de ces technologies simples à partir d’un investissement de base peu coûteux (…)
Le développement du vocabulaire propre à la technologie semble dif?cile à concevoir sans qu’il y ait utilisation des appareils et des moyens de communication électroniques actuels (…)
L’annexe B fournit une liste de logiciels et d’applications Web en français que l’école de langue française doit intégrer aux activités d’apprentissage dans le but de faire connaître ces moyens de divertissement et de communication en français aux élèves. Bien entendu, avant de songer à faire connaître ces outils aux élèves, le personnel enseignant doit lui-même en découvrir le potentiel et apprendre à les intégrer à son enseignement.

L’enquête a également révélé que les élèves connaissent peu de sigles et de raccourcis langagiers en français qui sont courants dans le langage de la messagerie texte. L’école devra tenir compte de cette nouvelle façon de communiquer et encourager ainsi non seulement l’utilisation de sigles et de raccourcis langagiers, mais aussi la création de ces derniers (…)
Les données fournies par les élèves révèlent qu’un grand nombre d’entre eux connaissent peu le concept de wiki. La création d’informations sur le Web doit être expliquée par des stratégies qui amèneront les élèves à évaluer la pertinence des contenus qu’ils trouvent.

Il apparaît maintenant clair aux professeurs de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) que les technologies, au lieu d’être démonisées, doivent être intégrées aux salles de classe le plus rapidement possible. Il est à souhaiter que notre ministère de l’éducation loisir et sports de même que les institutions scolaires et les professeurs du Québec, en prennent aussi conscience et passent à l’action le plus rapidement possible

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Facebook Google + Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Mais pourquoi les gens s’abonnent-ils à mon profil Facebook ?

La réponse facile est que c’est sans doute parce qu’ils sont convaincus que j’y partage des contenus extraordinaires (hehehe). La réponse plus complexe est que sans doute les gens ne savent pas que j’ai une page Facebook (parce que comme le mentionne à juste titre Gina Desjardins sur mon Facebook, lorsque les gens cherchent mon nom dans Facebook, c’est mon profil qui apparaît en premier). C’est sans doute aussi parce que je suis maintenant connue. Mais c’est une question qui me turlupine depuis que Facebook a ouvert la possibilité de s’abonner à un profil, sans que le détenteur du profil ne doive pratiquer la réciprocité. Ça fait un bon bout déjà que mon profil Facebook est complet (un profil ne peut pas avoir plus de 5000 amis) et que j’ai dû ouvrir une page Facebook. Malgré cela, j’ai encore plusieurs centaines de gens qui sont en attentes d’une confirmation d’amitié que je ne pourrais donner et voilà que maintenant ce sont « les abonnés à mon profil qui s’empilent ». Pourtant, que ce soit sur mon profil, sur ma page Facebook, sur Twitter ou sur Google+, ce sont pratiquement les mêmes contenus que je partage. En outre, s’ils étaient sur n’importe quelle plate-forme autre que l’abonnement à mon profil, ils pourraient en outre me donner leurs points de vue. Mais bon, il y a des gens qui ne sont que des voyeurs et il y a des gens qui ne comprennent pas nécessairement la technologie.

D’ailleurs, de partager les mêmes contenus sur différents profils a l’avantage de soulever des réactions qui sont souvent très différentes. Ça me permet entre autres de remarquer que par exemple mes statuts de bouffe ou de #Charlotte font un tabac sur ma page Facebook et ne sont pratiquement pas relevés dans Google + ou Twitter. Que mes statuts d’affaires ont plus d’impacts sur Twitter et que mes états d’âme pognent plus sur mon profil Facebook.

Et vous vous en comprenez quoi ?

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Google +

Google + est mort, est plus vivant que jamais ou s’en fou

Le pote Martin Lessard sur le blogue de Radio-Canada, dans son billet Un déclin pour G+? note à juste titre que Google + vit une certaine diminution :

Malgré les 25 millions d’adeptes qui se sont joints au réseau en un mois, il semble que le rythme s’essouffle après un trimestre : il y aurait 41 % moins de commentaires publiés publiquement sur G+ qu’au début, selon la firme 89n. Comme toujours, il faut prendre avec des pincettes les chiffres. Ici, ils ne prennent pas en compte les commentaires privés. Mais on se pose tout de même la question : où est allé tout ce monde qui avait quelque chose à raconter?

Puis le blogueur techno du réputé PBS, Dan Reimold, trash Google + avec un titre sans équivoque Google+: Social Media Upstart ‘Worse Than a Ghost Town’ :

I am writing to second Tassi’s declaration: Google+ is dead. At worst, in the coming months, it will literally fade away to nothing or exist as Internet plankton. At best, it will be to social networking what Microsoft’s Bing is to online search: perfectly adequate; fun to stumble onto once in awhile; and completely irrelevant to the mainstream web.
To be clear, I do not buy the beta argument anymore. G+ still being in beta is like Broadway’s « Spiderman: Turn Off the Dark » still being in previews. It has premiered. Months have passed. Audiences have tried it. Critics have weighed in. It is a show — just not a very entertaining one.

Puis, Loïc Le Meur remet les pendules à l’heure dans son billet The Influencers Verdict: the Google+ example

-if the influencers still pay attention (unlikely) like they’re doing for Google+ because it’s Google, they will trash you has Dan Reimold just did. And many others did the last two weeks. It’s like becoming fashionable to trash Google+ these days, just to be different, just because it will get eye balls, just because it’s cool to say Google will fail, again, on social.

That’s the “influencers verdict” moment. When the influencers start either not paying attention or trashing you. That’s when you are really testing your service against normal users because you have just completely reached 99.99% of the influencers and they wrote everything they could possibly write about Google+ so all there is left to them is to trash it.

(…)It’s a great reminder on how to launch a new service: it’s not about the tech bloggers and writers, it’s about normal people and wether they will adopt it or not. Forget the influencers, the history is packed with services that succeeded when the influencers said it would fail and vice-versa.

No, Dan, your opinion doesn’t matter. It’s the other millions of users that matter, you might be right, but only time will tell. You’re trashing Google+ just because it will get you some attention today. update: it looks like you don’t even use Google+.

Apparté : Loïc Le Meur dit sur son mur Facebook can you guys kick my butt when I don’t blog anymore? I enjoy it but I get lazy. I’m trying to get back to a daily post. Serait-il en train de réaliser ce que je disais dans mon billet Le blogue, retour aux sources ???)

Incidemment, c’était hier que Google + ouvrait les vannes pour le grand public. Nous verrons donc dans les prochaines semaines si Google + relève le défi de la croissance et de l’adoption massive des « usagers ordinaires ». Pour ma part, j’ai confiance que Google + deviendra un joueur majeur de la sphère des médias sociaux, mais pas nécessairement parce que c’est un média social. Ce sera plutôt parce que c’est une plate-forme centralisatrice qui fédère sous un même point, tous les services de Google et que c’est la porte d’entrée de ce que nous nommons aussi l’informatique dans les nuages, tel que je l’expliquais déjà dans mon autre billet Google + n’est peut-être pas un média social ?

MAJ
Question de jouer les trouble-fêtes de ceux qui prédisent la mort de Google +, il connaît une croissance exponentielle depuis qu’il a ouvert les vannes. Chez plusheadlines.com :

Here is a quick look at the estimated total users on Google+ at the specific dates below, using Paul Allen’ssurname model:
• July 4th – 1.7 million users
• July 9th – 4.5 million users
• July 12 – 10 million users
• September 9th – 28.7 million users
• September 22nd – 43.4 million users
Allen has also indicated that in the past 2 days alone, since the beta launch of Google+, the user base has increased a dramatic 30%.

P.-S. Vous êtes de toute évidence invitez à me suivre aussi sur Google+ 🙂

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Blogues d'affaires Médias sociaux

Les médias sociaux dans l’entreprise c’est « devenir soi-même un média »

J’arrive d’une réunion avec un client dont le client, une grosse organisation sectorielle nationale, veut être sur YouTube pour rejoindre les jeunes et a comme pour objectif d’atteindre 2 000 000 de vues en quelques semaines. Ils ont entre autres l’habitude d’investir 100 000 $ dans un encart publicitaire, à 2 000 000 d’exemplaires et pourquoi ne pas mettre cet argent sur YouTube pour atteindre le même public (et idéalement plus jeune).

Le hic avec ça est que oui, l’encart est imprimé à 2 000 000 d’exemplaires et est inséré dans des journaux à la grandeur du pays. Cependant, combien de gens lisent réellement cet encart?? On n’en a pas la moindre idée. Il n’y a pas de « call to action » de mesures de conversion ou quoi que ce soit. Cependant, on sait qu’on en imprime 2 000 000 pour 100 000 $.

C’est là que mon rôle de « briseur de rêves » débute. Je fais valoir que sur YouTube ou sur les autres médias sociaux, on sait réellement si quelqu’un fait une action, contrairement à l’imprimée. J’explique aussi que les médias sociaux c’est du moyen et long terme et qu’il faut « produire du contenu intéressant » sur une base régulière et qu’il faut dialoguer, monitorer, mesurer, recruter et former des gens pour ça et que les retombés, si on fait les bonnes affaires et avec un contenu pertinent, ne se feront pas connaître avant au moins 6 mois. Aouch ! Réveil brutal.

Le client me dit, comme ça il faut que l’on dise à mon client que nous devons devenir nous-mêmes un média??

EURÊKA !

Mon client comprend les implications d’investissements de temps, d’argent et de ressources et il comprend aussi que ce type « d’activités communicationnelles » a une pérennité dans le temps que l’encart n’aura jamais. Il comprend de surcroit que ça a des implications même sur la mission et le mandat que son client lui donne et que ça aura même un impact sur la mission de son propre client. C’est le fun de travailler avec des gens intelligents qui comprennent vite, mais de faire bouger toute une organisation dans la direction des médias sociaux, c’est un peu plus que le souhait pieux (j’oserai même dire le rêve érotique ) de faire un clip qui sera viral au point d’obtenir 2 000 000 de vues sur YouTube…

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Les médias sociaux 101 et 201

Remerciements pour Les médias sociaux 201

On ne remercie jamais assez et souvent et malheureusement, la page de remerciements est la portion d’un livre que personne ne lit. C’est pourtant une page CAPITALE d’un bouquin. Un livre ça s’écrit peut-être seul, mais cela est fait avec l’aide d’une très grosse équipe et grâce à l’apport de nombreuses personnes. Afin de les honorer, pour la postérité, voici donc la page de remerciements de mon prochain livre, Les médias sociaux 201.

Remerciements

Ce livre est issu de mes expériences avec d’innombrables clients, amis, followers, contacts, abonnés, lecteurs, admirateurs et détracteurs. Je vous remercie tous du fond du cœur. Sans vous, je ne serais pas grand-chose. Avec vous, j’ai appris et j’ai partagé mes connaissances et ça me permet de vivre très convenablement. Je n’apprends pas en vase clos, j’apprends en vases communicants et vous faites tous partie de cette vase (petits jeux de mots, même dans mes remerciements, c’est plus fort que moi hehehe).

Je remercie chaleureusement mes prés et postfaciers Dominic Arpin, Denis Coderre, MC Gilles et Mitch Joel qui sont tous, à leur manière, des étoiles des médias sociaux dans leurs sphères respectives. Ils sont aussi tous des inspirations et des exemples pour moi. Je suis profondément touchée de leurs biais trop favorables à mon égard, mais ils savent aussi que ce biais tendancieux est réciproque.

J’ai aussi grandement apprécié le travail de recherche de Christian Liboiron, le travail de direction littéraire (et la patience) de Nadine Lauzon, la franche camaraderie des gens de Groupe Librex, dont Johanne Guay, Jean Baril, Véronique Déry, Aurélie Pinceloup, Carole Boutin, Madeleine Berthelet et tous les autres. Je suis fière des succès de tous mes clients et suis honorée que certains en partagent les fruits publiquement dont entre autres André Nollet et Yves Carignan et je remercie tous les blogueurs et journalistes qui me remettent en question et me permettent ainsi de faire évoluer et préciser ma pensée. Finalement, je remercie la providence de m’avoir tracé un chemin des plus palpitants…

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À titre de conférencière

La patience est une vertu

Je ne suis pas particulièrement patiente. Mon sang fait un tour rapidement et souvent je me suis mise dans le trouble par manque de patience. Mais voilà que l’arrivée de Charlotte dans ma vie (Charlotte est ma petite chienne GoldenDoodle qui a son blogue et une page Facebook), change les choses. Ha ce que l’amour peut faire ! Ce matin, Charlotte était tout énervée de retrouver son petit bébé et dans sa course, elle ramasse le fil électrique de mon laptop, qui lui ramasse mon café, qui se vide sur « les bleus » de mon prochain livre et atterrit sur le plancher en faisant un beau dégât.

Je riais toujours de l’excuse étudiante «  mais monsieur le professeur, c’est mon chien qui a bouffé mon travail de session ». Aujourd’hui je sais que c’est très possible et que lorsque notre petit amour à quatre pattes fait une gaffe, ce n’est pas de sa faute, c’est la nôtre. J’apprends donc à respirer de plus en plus par le nez, à me recentrer, à relativiser et à me détendre dans les circonstances difficiles. Pour ajouter au stress, c’est arrivé alors que j’attendais une conférence téléphonique importante.

On peut certainement apprendre de situations difficiles et je suis ravie de devenir plus patiente. D’ailleurs, demain soir, je serai conférencière au premier FailCamp à Montréal. Cette conférence c’est :

FailCamp est une célébration de l’échec. Il s’agit de partager vos récits d’epic fail et les leçons que vous en avez tirées. Il s’agit aussi de ne pas visualiser l’échec comme une défaite, mais comme une occasion d’apprendre et de s’en servir pour aller de l’avant. Il s’agit de mettre de côté la peur de l’échec et d’apprendre à prendre une chance, à voir gros et réaliser ce que vous pensiez ne pas pouvoir faire.
L’idée d’avoir un FailCamp à Montréal vient de Frédéric Harper. Vous pouvez en lire plus sur le billet qu’il a fait à ce sujet (en anglais).

J’y parlerai entre autres de Charlotte, mais aussi de mes péripéties qui sont racontées dans mon billet Sans doute ma plus grosse connerie

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Personnel et peut-être même hors sujet

De la peur de la compétition

Ce matin, une cliente m’écrit en panique parce qu’un site web propose de faire de l’argent facilement à la maison, en faisant exactement ce que ma cliente propose. Cette cliente est reconnue pour son expertise, son talent et la qualité de ses produits. Ses prix sont au-dessus de la moyenne et elle travaille fort pour maintenir son créneau depuis plusieurs années. Mais elle « panique » parce que pour certains mots-clés, sa compétition déloyale score plus fort qu’elle.

J’ai aussi le même problème. Il pleut des spécialistes des médias sociaux et comme je le mentionnais dans mon billet Enflure et désenflure des médias sociaux, bientôt, avec un cours de 330 heures de niveau secondaire 5 (Diplôme d’études professionnel) vous pourrez prétendre être un « animateur de communauté ». Je vous fais remarquer que moi-même, je n’écris pas être une spécialiste des médias sociaux (même si mon 2e livre sur le sujet va paraître dans quelques semaines) et je laisse plutôt le soin aux autres de m’affubler d’un tel titre. De tous les temps, il y a eu des raccourcis pour devenir psy (par exemple les psychothérapeutes qui peuvent être extrêmement compétents sans études ou peuvent aussi être des fumistes), pour devenir mécanicien, auteur, journaliste, coiffeur, designer d’intérieur ou même politicien. Le designer d’intérieur qui a un cours par correspondance acheté sur le Web ne rivalisera certainement pas avec quelqu’un qui a un baccalauréat en design d’une université reconnue.

Il y aura toujours du bas de gamme, du moyen de gamme et du haut de gamme. Il y aura aussi des gens qui s’inventent, qui ont la passion et qui apprennent sur le tas et des gens qui vont au bout d’une formation spécialisée et qui ont en plus la « passion » qui fait une différence. Les raccourcis existent et existeront toujours et les clients, lecteurs ou électeurs finiront bien par séparer le grain de l’ivraie.

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Blogues d'affaires Code-source libre Facebook géolocalisation Google + Innovation Les médias sociaux 101 et 201 Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

Du média social aux affaires sociables, l’expérience d’IBM

Ça fait déjà un bon bout que se discute le fait que chaque entreprise peut finalement devenir son propre média, et ne plus avoir à passer par le filtre des médias traditionnels, pour interagir avec ses publics. Le blogue en particulier, est depuis un bon moment déjà, l’outil de prédilection pour s’adresser aux publics internes, externes et aux collaborateurs de l’organisation. Le « web » en tant que fonction potentielle de l’entreprise, trouve sa perspicacité maximale, si elle est en fait une « fonction de l’entreprise », au même titre que les ressources humaines, les relations publiques, le marketing, la production, les TI ou les finances. Malheureusement, trop souvent encore on handicape la pertinence du web en en faisant une sous-fonction de l’une des fonctions traditionnelle de l’entreprise, par exemple le marketing ou les TI. Dans ce cas, il est difficile d’avoir l’input des autres fonctions et de leur offrir des retombées d’affaires en conséquence.

C’est un peu le propos de l’article Move Over Social Media; Here Comes Social Business, qui traite du virage « social business d’IBM » tel qu’expliqué par Ethan McCarty, Senior Manager of Digital and Social Strategy at IBM.

Il dénote 7 observations (traduction et adaptation libre)

Les médias sociaux seront minimisés par l’impact des « affaires sociables »
(notez ici que je préfère le terme « affaires sociables » plutôt «qu’affaires sociales » qui serait sans doute la meilleure traduction de Social business, mais qui a une tout autre connotation ici). Bien que les médias sociaux aident déjà bien des entreprises à être plus centrées vers le client, ils ne sont utilisés modestement que par la fonction marketing. Les médias sociaux sont à la fois média, et société (les gens). Ils ont la potentialité de permettre la compréhension des interactions entre les différents publics (interne et externe) d’une organisation et d’en tirer des leçons qui modifieront tous les processus d’affaires de l’organisation.

Les gens font affaire avec des gens, pas des entreprises
L’une des notions fondamentales des « affaires sociables » est que les employés doivent être au cœur des stratégies numériques. Comme IBM ne vend plus de produits de consommation, l’expérience client avec IBM est d’abord et avant tout une expérience de relation avec un ou des employés. Cette expérience se passe de plus en plus en ligne et IBM a commencé à associer l’un de ses experts à , plusieurs des pages de contenus de leur site et cette initiative a révélé dans des focus groups, que ça augmentait sensiblement la confiance des clients face à IBM.
Vos employés doivent être des citoyens numériques aussi
Pour devenir une entreprise sociable, il faut reconnaître le besoin de formation et de coaching visant à rendre les employés de bons citoyens numériques eux-mêmes, à gérer leur propre réputation. IBM fournit même à ses employés des tableaux de gestion de leur réputation personnalisés, afin qu’ils visualisent l’impact de leurs propres interactions avec les autres différents acteurs. De bonnes conversations génèrent de bonnes affaires qui apportent de la valeur autant pour l’individu que pour l’organisation. (À ce propos, vous me permettrez une auto-promo pour vous rappeler que c’est l’un des sujets majeurs de mon prochain livre Les médias sociaux 201  )
Vous n’avez pas à bouffer tout l’éléphant des affaires sociables d’une seule bouchée.
IBM y est allé avec la stratégie des petits pas. Tout d’abord ils ont mis en place un wiki, servant à documenter les principes de l’organisation pour les affaires sociables. Puis, a développer un cours visant à outiller les employés pour qu’ils comprennent bien les médias sociaux et deviennent des citoyens numériques efficaces. L’initiative finale et majeure a été de mettre sur pied un « localisateur d’expertise » qui rejoint 3000 experts d’IBM à travers le monde.
Les affaires sociables sont aussi bonnes pour les affaires
Les mêmes outils et processus qui ont servi à mettre sur pied l’initiative « affaires sociables » d’IBM, sont maintenant mis à la disposition de la communauté. En vue d’honorer le 100e anniversaire d’IBM, l’entreprise a mandaté chacun des employés à fournir une journée complète de l’entreprise pour partager ses connaissances et expériences sur le site IBM100.com. Cette initiative permet aux employés de concrétiser l’expérimentation « des affaires sociables ».
Nous en avons assez des chaînes de courriels inutiles
La plupart des entreprises se fient aux courriels pour partager de l’information entre les employés, malgré les nombreuses embûches (et les coûts associés) qu’ils soulèvent. Ce sont des outils complètement antisociaux. IBM valorise plutôt l’utilisation des outils collaboratifs qui sont asynchrones, géographiquement dispersé et facilitant le travail d’équipe (songez aux blogues, wiki, Twitter, Google + (avec la téléconférence à plusieurs qu’ils nomment le hudle)).
C’est correct d’échouer, mais il faut le faire rapidement
Comme plusieurs initiatives affaires sociables risquent de ne pas fonctionner, il est important d’expérimenter plusieurs approches différentes simultanément et d’éliminer les échecs lorsqu’ils se présentent. C’est d’ailleurs l’un des nouveaux concepts de développement logiciel qu’on appelle la méthode agile. Ça ne sert à rien de planifier su 10 mois et de lancer une initiative, il est mieux de lancer rapidement et d’améliorer au fur et à mesure. Le localisateur d’expert n’a pris que 4 semaines à mettre en place puis les améliorations sont venues s’ajouter par la suite.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Sans doute ma plus grosse connerie

Il y a plusieurs années de ça, j’avais un logement dans une tour d’habitation au 11e étage. Un soir, vers 3 h du matin, l’alarme d’incendie retentit. J’ouvre la porte et je confirme qu’il y a de la fumée dans le couloir et que oui, ça sent le feu. Je reviens à l’intérieur, humecte 2 débarbouillettes pour moi et ma maîtresse du moment (afin de nous aider à respirer à travers la fumée, j’ai été dans les scouts et l’armée, j’y ai appris quelques trucs).

Puis j’entrepris de descendre les onze étages. Rendue au 7e, la fumée était vraiment très dense et noire. Puis au 6e, la fumée redevenait éparse. Je fus donc convaincue que le feu se trouvait au 7e. En descendant, à chaque étage, je faisais un pas de côté dans chaque corridor pour crier « au feu, au feu, fire, fire it’s not a joke get out ».

Rendu en bas de l’édifice, pas de pompiers, pas de polices, mais encore de la fumée et des gens qui descendent de l’édifice. Je suggérai à ma copine d’aller m’attendre de l’autre côté de la rue, il y avait des vieillards, et encore bien des gens dans l’édifice il fallait que je fasse quelque chose. Je remonte donc jusqu’au 14e, en criant à chaque étage. Puis je me résolu d’investiguer le 7e. Je touchais à chaque porte de chaque logement pour voir si l’une des portes était chaude (indice que le feu s’y trouvait probablement). Aucune ne l’était. Je décidai donc de briser la vitre de l’extincteur et du boyau d’arrosage. J’utilisai donc l’extincteur sur chacune des portes du 7e, mais rendu à la moitié de l’étage, il était déjà vide. Aux grands maux, les grands moyens. Je pris le boyau d’arrosage du 7e puis je l’ouvre. Pas une goutte d’eau. Il ne fonctionne pas. Misère ! Je monte au 8e, casse la vitre de la station de prévention d’incendie, ouvre l’eau du boyau au 8e, eurêka, il fonctionne !

Je redescends au 7e, puis ouvre le jet à puissance maximale. Laissez-moi vous dire qu’un boyau d’arrosage, ça arrose en titi. La puissance du jet est vraiment surprenante. J’arrose donc chacune des portes, le plafond, le couloir, les murs. Il y a bientôt une couple de pouces d’eau sur le plancher. Puis cette fumée intense qui est toujours là et pas de trace des flammes. Puis je songe à ces gens qui continuent de descendre par l’escalier de secours. Mais si le feu était dans le plancher ? Pas de chances à prendre. J’arrose les autres habitants de l’immeuble qui continuent de descendre en faisant un parapluie d’eau avec le boyau d’arrosage. Je me dis qu’au moins, si les flammes jaillissent, ils seront protégés par leurs vêtements maintenant mouillés. Puis j’attends, j’attends. Soudain un policier qui monte en courant et arrive près de moi

« Bin voyons tabarnak, qu’est-ce que tu fais là ? Le feu est dans le sous-sol ? »

Ce à quoi je répondis

« bin il est certainement ici aussi, regardez l’épaisse fumée qu’il y a à l’étage. »

Je lui donne le boyau et lui souhaite bonne chance et le remercie de son courage et je descends à mon tour.

Morale de cette histoire

La fumée était dense au 7e parce que les portes-pare-feu de cet étage étaient restées ouvertes. La fumée s’y engouffrait donc très facilement. Ce n’est pas parce qu’il y a le feu qu’on sait nécessairement ce qui brule. À trop vouloir aider, des fois on nuit plus qu’autre chose…

Sans doute ma plus grosse connerie Lire la suite »

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