Edito sans question

Certaines montées de lait qu’il peut m’arriver de faire!

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La réponse du rédacteur de Direction Informatique

Direction Informatique n’écrivent pas souvent positivement sur les blogues mais ils sont vites à commenter et c’est apprécié. Ce matin, je mettais en ligne mon billet Certains médias spécialisés Québécois reconnaissent l’impact des blogues d’affaires. L’un des premiers à commenter est monsieur Patrice-Guy Martin (ce qui prouve entre autres choses que les blogues non journalistiques n’ont peut-être pas de problèmes criants avec la qualité des commentaires) dont voici le contenu

Direction informatique n’est pas contre les blogues. Quand le temps me le permet, je blogue, je «facebooke» et je «twitterise», pour le plaisir ou pour les affaires, c’est selon. Le collègue Dumais en fait de même sur Technaute.
Ce qui ne nous empêche certainement pas des remises en question et récemment, ce que Nelson a voulu souligner dans une chronique c’est le débordement et les excès, côté commentaires. Selon lui, et d’après ce que lui ont confié des lecteurs, la floppée de commentaires souvent haineux finit par décourager les lecteurs sérieux qui risquent de décrocher. Les solutions ne sont pas toujours évidentes et bannir les commentateurs excessifs semble être un exercice à résultats très variables.
Je vous invite à venir partager avec nous votre point de vue sur la question ici (http://blogues.directioninformatique.com/patrice/2008/08/08/des-commentaires-et-des-blogues/111).
C’est d’ailleurs un sujet que j’aurais aimé soumettre pour discussion à la communauté des blogueurs en me rendant au prochain Yulbiz. En espérant que les obligations familiales me le permettront!
Cordialement,
PGM

Et voici ma réponse politiquement incorrecte (comme c’est souvent le cas, que voulez-vous, on a peut-être sorti l’homme en moi mais il a été remplacé par une « bitch »).

Ce qui est triste dans cette histoire est qu’effectivement, l’article de monsieur Dumais, traitait particulièrement du problème des commentaires sur les blogues de journalistes et que le titre lui était « le phénomène blogue tire à sa fin » et qu’on transpose un problème réel, mais pourtant isolé des blogues journalistiques et qu’on en fait un problème de la blogosphère, ce qui n’est vraiment pas le cas. Faites-vous dans le journalisme de sensations maintenant? Et que dire de « le bogue avec les blogues » ou « Des dérives dans la pratique des blogues » ? À quand un article qui fait le tour de ce qui se fait de bien dans les blogues d’affaires au Québec? Nous sommes en retard en ce domaine et votre lectorat qui doit être principalement composé de gestionnaires TI, s’ils s’adonnent à ne lire que les titres de votre revue, auront-ils l’impression que les blogues peuvent être bons pour leurs entreprises? J’en doute. C’est un milieu avec malheureusement trop de conservatisme qui ralentit l’innovation. Dernièrement, le trio SOM, CEFRIO, VDL2 révélait que 56% des dépenses des Québécois en ligne (en mai), se faisait hors de nos frontières. Disons que ce qui pourrait être un organe d’information de gestion des TI offrant des exemples positifs permettant aux gestionnaires TI d’expérimenter avec le Web 2.0, semble plutôt être un épouvantail à con. C’est très très dommage et votre revue perd beaucoup de plumes à mes yeux quant à la qualité de son traitement. Si vous dites des conneries sur un sujet que je connais très bien, puis-je porter crédit à votre traitement d’autres sujets que je connais moins? Ça reste encore, malheureusement à démontrer.

De vous voir à Yulbiz serait très intéressant et vous serez surpris de voir la vitalité de cette blogosphère québécoise. Pour ce qui est de votre question, les convives présents se feront un plaisir d’y répondre lorsque vous leur poserez la question. Vous pouvez aussi devenir commanditaire d’un événement et écrire la question du mois qui sera publiée sur le site de Montreal.Yulbiz.org. Le coût de cette opération est de $5000 et ça pourrait certainement redorer votre blason qui commence à être sérieusement terni par les articles loufoques que vous écrivez à propos des blogues.
Très cordialement, malgré ma franchise décapante…

MAJ

La réponse de monsieur Martin

Je sais que vous n’avez pas aimé ces articles, et vous l’avez mentionné à plusieurs reprises. Mais ça ne fait pas de nous un journal à sensations. D’ailleurs, nous avons aussi publié d’autres articles sur le sujet du Web 2.0 en général, y compris sur le sujet des blogues. En voici quelques-uns que je vous invite à lire.
Les entreprises n’échappent pas à l’irrésistible percée des blogues et de la MI publié en 2006, ou encore L’émergence des carnets/blogues corporatifs, Le blogue, un nouveau levier pour la prospection commerciale, L’Aéroport de Québec donne la parole à ses clients, IBM ne veut pas être le cordonnier mal chaussé ou en 2007, ceci Faible intérêt des PME québécoises pour le Web 2.0, Webcom Montréal 2007 en mode participatif , Le droit du Web 2.0, Le Web, pour maintenir l’attention et susciter l’interaction, et plus récemment MCETECH 2008 : gros plan sur le Web 2.0, HEC : tableau noir, forums de discussion et wiki et Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise.

Par ailleurs, si Yulbiz ou ses membres ont une proposition commerciale à nous faire, on peut me rejoindre directement au 514.876.9964 poste 223 ou par courriel. Et nous ne le ferons certainement pas pour redorer un blason que je ne crois pas si terni au demeurant. Mais bien parce que depuis 20 ans nous avons toujours crû et soutenu autant que nous le pouvions l’industrie des TI d’ici.

et ma réponse

Merci de ces infos qui mettent en perspective la perception peut-être erronée que j’ai eue de votre ligne éditoriale et merci d’avoir pris le temps de répondre. Je vais me faire un devoir d’aller lire ces articles et je commencerais certainement par Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise, puisque le titre suggère une réalité que je m’efforce e changer…

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Le futur possible des journaux en lignes

Comme suite à mon billet Le phénomène blogue tirerait à sa fin?, le copain et client Jeff Mignon de Mignon Média fait un commentaire très pertinent sur ce qu’il croit être le journal en ligne du futur. Mais avant de le lire (ou le relire si vous êtes un habitué de la lecture des commentaires de ce blogue, qui sont parfois plus pertinents que mes propres billets), vous devez savoir que Jeff est l’un des consultants médias journalistiques les plus importants de la planète. Ses clients sont le Who’s who des journaux et groupes médias les plus influents. Ainsi, il a dans ses clients :

Associated Press (The)
Info Presse
McGraw-Hill
Miami Herald (The)
New York Times (The)
Quebecor
Sun Media Corporation
Transcontinental
Washington Post
Agoravox (France)
Aula (Spain)
Bonnier Group (Sweden)
Business.hr (Croatia)
Corriere Della Sera (Italy)
Groupe Express Expansion (France)
Hachette Filipacchi (France)
Le Monde (France)
Paris Match (France)
Rizzoli (Italy)
Science et Vie (France)

Pour n’en nommer que quelques-uns et faire un peu de « name dropping » pour sa boîte. Tout ça pour vous dire que s’il y a quelqu’un dont le point de vue sur cette question peut être pertinent, c’est bien celui de Jeff. Le revoici donc :

Blog ou pas blog, ce qui ne va pas s’arrêter c’est l’édition rendue simple, l’analyse, la réflexion et la conversation.

C’est drôle cette histoire de disparition des blogs, parce que réfléchissant avec mon équipe à “A quoi pourrait ressembler un journal en ligne”, une idée n’arrête pas de remonter à la surface. Idée que nous essayons de chasser à chaque fois. Pourquoi ? Je ne sais pas. Conservatisme ?

Cette idée c’est : et si un journal en ligne était en fait une agrégation de blogs (ceux de la rédac et ceux de la communauté) pour la partie analyse et perspective + des infos brutes sous forme de dépêches + des archives (les articles de la version papiers) + une communauté qui produit de l’info pratique et la conversation.

Il nous semble que le ton blog — spontanéité + liens + réflexion + analyse + conversation — est beaucoup plus adapté à l’écriture pour le web que la pyramide inversée classique de l’écriture journalistique.

Et quand nous analysons les blogs qui fonctionnent dans les médias et ceux qui ne fonctionnent pas, nous constatons que, en général, plus l’écriture est journalistiquement traditionnelle moins ça fonctionne.

Je ne crois pas que les blogs de presse ont un manque de moyen. Je pense qu’ils ont un problème d’attitude… ou, pour certains, qu’ils sont écrits par des journalistes qui n’ont rien à dire. Et quand je dis “rien à dire”, je précise tout de suite “dans le format blog”.

La presse se pose peu — et plus souvent PAS — la question de l’écriture en ligne. Elle reproduit sur le web ce qu’elle sait faire (article + video + audio).

Le web est un nouveau territoire qui appelle des nouvelles façons de communiquer. Le blog est une première forme. Sans aucun doute pas la dernière. D’autres formes sont à inventer. On n’écrit pas pour la radio et la télé comme on écrit pour le papier.

Si le blog disparaît, c’est qu’on aura inventer des formes d’écriture encore plus adaptées au numérique.

En attendant, ce sont les journaux, les radios et les télévisions qui souffrent. Pas les blogs.

Et dire qu’il y a des journalistes pour se plaindre de la qualité de leurs commentaires! Peut-être que la merde attire la merde et la qualité attire la qualité? C’est juste une hypothèse que développe Michael Carpentier de manière beaucoup plus politiquement correcte et élaborée …

Il faut donc croire que 2 facteurs frappent de plein fouet les blogueurs des grands médias : leur popularité, et le fait de traiter de sujets généralistes (ou de voir son blogue exposé à côté de sujets d’intérêt général).

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Comment déjouer les chinois lors des Jeux Olympiques

Pour les reporters et les blogueurs qui ont la chance d’aller à Pékin, humer le smog, prendre un bain de foule et apprécier les performances d’athlètes dont on se demande encore quelle nouvelle dope ils utilisent pour être si performant, il existe quelques solutions pour « traverser la muraille de la censure gouvernementale chinoise ». Ainsi, on m’informe que :

Pour passer les murailles – Spécial JO

Internet Sans Frontières, Street Reporters et PSIPHON s’associent pour mettre à la disposition des journalistes et blogueurs français qui couvrent les Jeux Olympiques de Pékin une solution gratuite et efficace de transfert anonyme et sécurisé des données.
Street Reporters est un site d’information généraliste et un média participatif. www.streetreporters.net où vous pourrez retrouver tous les détails de l’action “Pour passer les murailles” .

Psiphon est un projet logiciel mis au point dans le laboratoire du Munk Centre for International Studies de l’université de Toronto. Il permet notamment aux serveurs et aux ordinateurs personnels situés sur le territoire des pays où internet n’est pas censuré d’être mis à la disposition des personnes vivants dans les pays où la navigation sur le réseau est restreinte. http://psiphon.civisec.org

Pour bénéficier de la mise à disposition de cette solution sur votre ordinateur portable avant de partir couvrir les Jeux Olympiques contactez :
pekin@streetreporters.net

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Le phénomène blogue tirerait à sa fin?

C’est du moins la prédiction du journaliste Nelson Dumais, que par ailleurs, je respecte beaucoup. Dans son article Le phénomène blogue tire à sa fin, il proclame que le blogue n’en a plus que pour un an ou deux.

Or, je suis parfaitement conscient que la chronique-blogue, telle que je l’exerce présentement, est un phénomène qui tire à sa fin. Je sais, je sens, je petit-doigtise, que bientôt, possiblement en 2009, au plus tard en 2010, il me faudra changer de moyen, il me faudra passer à autre chose pour continuer de prendre mon pied à écrire des articles technos. Pourquoi? Parce que les gens commencent à en avoir assez. Pas tous les gens, bien sûr. Parlons plutôt des utilisateurs précoces, ces « early adopters » qui achèvent de quitter et des « fidèles » de la deuxième vague qui commencent à manifester de la grogne.

Ha bon? Vraiment? Humm, je me demande qui sont ces utilisateurs précoces qui décrochent? Il y a sans doute son copain Michel Dumais qui lui en rajoute :

Tough shit pour les consultants et les vendeux de «bloyes».

Mouais, les vendeux de « bloyes ».
Moi je me questionne plutôt sur « les vendeux de journalisme ». Je crois plutôt que c’est le « phénomène journalisme classique » qui tire à sa fin. D’ailleurs, plus loin, dans l’article de Nelson Dumais, c’est plutôt le manque de contrôle des commentaires des blogues de journalistes qui semble être l’épine du problème et le sujet de l’article.

Si les blogues favorisent l’interactivité entre les auteurs et les lecteurs, il arrive que certains échanges de commentaires tournent au vinaigre, poussant des fidèles à quitter la barque. À terme, assistera-t-on à une implosion de la blogosphère?

C’est que les journalistes sont devenus blogueurs. C’est aussi que plusieurs ont eu des technologies blogues rudimentaires et souvent « inventés de toutes pièces » et fournis par leur corporation pour qu’ils pratiquent le nouvel art du blogueur journaliste. Je me souviens encore de ce journaliste de l’Actualité qui me demandait conseil sur son blogue. Après lui avoir dit à quel point sa techno était « poche » et qu’elle ne lui permettrait pas de bloguer dans les règles de l’art, il ne pouvait qu’acquiescer et me répondre que c’était les technos de Toronto qui décidaient tout et qu’il ne pouvait rien y faire. Ce qui est triste de cette histoire est que de prendre un épiphénomène et de le projeter sur l’ensemble des blogues, est un peu , ma foi, réducteur et non approprié. Les journalistes se plaignent des commentaires anonymes? Simple à résoudre, vous n’avez qu’à demander une inscription obligatoire et confirmation du courriel par le système tel que le fournit Wordpress par exemple. Vous n’aurez plus aucun anonyme, mais quelques pseudonymes. Vous n’avez pas le temps de modérer vos commentaires et n’y participerez pas? C’est évident que ça deviendra le bordel. La solution à ça est d’exiger des patrons qu’ils fournissent les moyens de leurs ambitions. S’ils veulent des blogues journalistiques, qu’ils paient les ressources humaines pour s’en occuper! À part ça, que les blogues meurent un jour? Non je ne le crois pas. Ils vont se transformer certes, les technos vont évoluer, mais le blogue qui représente « la parole citoyenne » est là pour rester et même pour s’amplifier. Les journalistes eux-mêmes participent à cet essor. Les blogues sont de l’opinion et les journalistes vedettes, ceux qui font encore vendre les journaux pour une couple d’années (je petit-doigtise ici) sont les chroniqueurs et éditorialistes, qui font de l’opinion. Humm, c’est étrange non? Et ce sont souvent les mêmes auxquels ont demandent de bloguer! Pour le journalisme « dit classique », ça devient tellement « standardisé » que ça n’intéresse plus personne…
Les nouvelles de LaPresse, du New York Times, de Radio-Canada ou du Journal de Montréal? Who cares?
Encore quelques Baby-boomers qui incidemment, enseignent l’art journalistique…

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De la connerie de 3wmarketing.ca

La nouvelle entreprise 3wmarketing.ca a fait une grosse connerie hier. C’est qu’ils ont mis en ligne un blogue et ont décidé de pomper les fils RSS de plusieurs bonzes du Web dont celui de votre un peu moins humble servante, Adviso Conseil (la boîte que j’ai jadis cofondée), le blogue de l’AMM, CanoëKlik, celui de Guillaume Brunet (mon ancien associé), Éric Baillargeon, Kaufman et bien d’autres encore.

Mais quelle était leur connerie?

Vous n’avez besoin de la permission de personne pour republier le fil RSS de quelqu’un. Cependant, si le fil RSS contient l’entièreté du contenu du billet (versus un fil tronqué qui ne contient que les premières lignes) et que vous mettez ça en ligne, vous devenez de facto, une personne qui contrevient aux droits d’auteurs. Contrevenir aux droits d’auteurs est passible de poursuites criminelles dans tous les pays. En tant qu’éditeur, vous avez un droit de citation, mais ce droit n’inclut pas l’entièreté d’un billet (à moins évidemment que l’auteur ne vous ai cédé par écrit ses droits au préalable). De plus (ceci n’est pas un avis juridique) le droit de citation doit inclure un contexte. Vous devez donc expliquer avant ou après, les circonstances qui vous inclinent à citer un passage. Pour contourner ce genre de situation, plusieurs éditeurs prennent le fil RSS d’un autre éditeur, mais ne gardent que les deux ou trois premières lignes de leurs billets et s’assurent de conserver les redirections et de citer convenablement les auteurs. De plus, il y a une différence entre être un blogueur personnel (comme le blogue que vous lisez présentement) et être un blogue associé à une corporation. Dans ce cas, vous faites une utilisation dite « commerciale » des contenus et vous devriez parler à votre avocat afin de comprendre comment la licence Creative Common qui stipule « pas d’utilisation commerciale » s’applique à vous.

Mon fil RSS est repris à la grandeur de la planète et j’en suis fort aise. Cependant, si les éditeurs qui le reprennent commettent le moindre des impairs et bafouent mon droit d’auteur, je deviens très très très maligne. Tellement, qu’hier, je me suis amusée à envoyer mes copains Twitter et Facebook, défigurer leur site de merde à la tronçonneuse avec l’aide de l’application Netdisaster.

Moins d’une heure après avoir pété ma coche, tous les contenus externes de ce nouveau blogue étaient retirés. Ce sont peut-être des imbéciles, mais au moins ils réagissent vite. Ce qui est inquiétant est qu’ils se présentent comme des experts du Web et que des entreprises qui n’y connaissent rien pourraient les engager et se mettre dans « le caca mou » avec des gens qui s’improvisent « experts ». C’est d’ailleurs un des gros problèmes du Web puisque quelqu’un qui a un cours de programmation HTML au CEGEP ou quelqu’un qui s’est tapé une Maîtrise Scientifique en commerce électronique sont tous deux des experts! Par contre, comme la M.Sc. commerce électronique est chapeautée par la faculté de droit de l’UdeM, par la Faculté des arts et des sciences, Département d’informatique et de recherche opérationnelle et par HEC Montréal, si vous employez l’un de ses finissants, vous serez assurés que celui-ci aura reçu une formation juridique appliquée aux affaires électroniques, qui sans en faire un avocat, l’éclairera sur des pratiques d’affaires respectant le droit. D’accord, je prêche là pour ma paroisse, mais néanmoins, ça fait une méchante différence!

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Magazine Dernière Heure, quiproquo

Je viens de recevoir le téléphone d’une dame qui veut parler à un journaliste du magazine Dernière Heure. C’est qu’elle a cherché « Magazine Dernière Heure » dans Google et qu’elle est tombée sur le seul billet que j’ai déjà fait sur eux Magazine Dernière Heure Bienvenue aux lecteurs. Ce billet se classe au 2e rang des résultats de Google, après la page qui incite les gens à s’abonner. Ce quiproquo devrait allumer des lumières aux gens de Canoë et aux autres entreprises et les inciter à rendre plus d’informations disponibles que le strict service d’abonnement. La revue n’est pas Web et c’est un choix de modèle d’affaires qui se défend. Par contre qu’il soit difficile de localiser et de rejoindre la rédaction de la revue, ça se défend un peu moins bien…

Les gens de Canoë (qui ont déjà été mes clients) s’cusez la…

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Avanquest Software, comment polluposter et être con en même temps

Les lecteurs réguliers de mon blogue savent à quel point j’abhorre les opérations de relations publiques aux blogueurs, qui ne respectent pas leur vie privée, qui sont hors contexte et pire, qui sont connes. Avanquest Software en est un exemple éloquent d’incompétence, de planification déficiente et de mise en contact irrespectueuse et hors la loi.

Je ne me suis jamais inscrite à leur liste de diffusion et le courriel qu’ils envoient ne contient pas de formulaires automatisés pour me retirer de leur liste de merde, sur laquelle je ne me suis jamais inscrite (ce qu’on appelle opt-out).

Lisez donc cette connerie trop personnelle à mon goût (mais certainement pas dans le sens de personnalisé).

Bonjour,

Un petit mot pour t’informer de l’opé. que lance Avanquest France du 12 au 20 juin 2008. Il y a plein de jeux ou de logiciels bestsellers gratuits & à prix préférentiel ; ça vaut le détour.

Si tu as besoin d’une idée pour la fête des pères, si tu as un cadeau à offrir ou encore si tu souhaites tout simplement te faire plaisir, clique sur (retiré parce qu’ils ne méritent pas d’hyperliens de mon blogue de PR6)  à partir de demain pour accéder au site de la campagne.

Pour info, je posterai un article plus détaillé sur Facebook.

Sur ce, je te souhaite une excellente journée [il y a du soleil c’est déjà un bon début :o)]

A +,

Tûba

Tûba Kocaefe
PR Manager
Responsable Relations Presse

Aie mon (ma) Tûba, a-t-on gardé les cochons ensemble ? Pourquoi ce « tu » ? On se connaît déjà ? Tu veux m’informer de  « l’opé » ? Tant qu’à être dans l’argot, je te répondrais en joual. Dekecé ? Mais le pire de ta connerie est que lorsqu’on va sur ton site de merde, il n’y a rien comme en fait foie la capture d’écran plus bas. Je n’aime vraiment pas me faire entuber Tûba (OK elle était facile celle-là) et qu’on me prenne pour une conne ou pour ton amie. Quelle perte de temps et d’énergie…

Avanquest Software, capture d'écran de la connerie marketing

Vais-je y aller demain pour voir leur promotion qui devrait débuter ? Humm, ai-je autre chose à faire de plus productif ?

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Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question statistiques des affaires électroniques

L’épouvantail de la sécurité des données et des renseignements personnels

On est encore partie pour une ronde de promotion de la peur du Web et de la désinformation quant à la sécurité des renseignements personnels sur le Web, avec une nouvelle étude commanditée par CA Canada, qui incidemment, vend de la sécurité informatique. Quel hasard?

Ainsi, on apprend dans le communiqué de presse, que :

Seuls sept pour cent des Canadiens estiment avoir une grande confiance envers les détaillants, les banques et les gouvernements canadiens pour la protection de leurs renseignements personnels, révèle un nouveau sondage réalisé à l'échelle nationale de CA Canada, principale société de logiciels d'entreprises.
    Parmi ces trois types d'organisations, les détaillants canadiens obtiennent le plus bas taux de confiance, alors que moins d'un pour cent (0,5 %) des consommateurs affichent une grande confiance quant à la capacité des détaillants à protéger leurs renseignements confidentiels en ligne.
    L'image des grandes banques canadiennes à cet égard est aussi peu reluisante alors que seuls 9 % des Canadiens sont convaincus que les grandes institutions financières peuvent protéger leurs données confidentielles en ligne.
    Loin d'obtenir un appui de taille, les gouvernements fédéral et provinciaux n'en demeurent pas moins les meilleurs dans l'opinion des Canadiens. Parmi les répondants, 12 % manifestent une grande confiance quant à la capacité des gouvernements canadiens à protéger leurs données confidentielles en ligne.

On nous informe aussi que :

Comme le volume des renseignements personnels se retrouvant en ligne augmente, un nombre accru de Canadiens ont été victimes de vol de renseignements personnels, notamment leur numéro d'assurance social ou des données sur leur carte de crédit. Parmi les répondants, 14 % ont indiqué avoir été victimes d'un vol de leurs renseignements personnels et près de la moitié (44 %) ont affirmé connaître quelqu'un qui a été victime de vol de ses renseignements personnels.

Paradoxalement, selon le FTC américain (PDF)

Prevalence. The 2003 survey found that 4.6% of the survey population had experienced ID theft during the one year period before the survey was conducted. The 2006 survey found that 3.7% of the survey population had experienced ID theft during 2005. The difference between the rates is not statistically significant.6 Given the sample sizes and the variances within the samples, one cannot conclude that the apparent difference between the two figures is the result of a real decrease in ID theft rather than a result of random variation.

Average amount obtained by the thief. Both the 2003 and 2006 surveys asked victims for their best recollection of the amount of money obtained by the thief. In the 2006 survey, the average amount obtained by the thief was $1,882, whereas the average was $4,789 in the 2003 survey.

Donc le vol d’identité n’a pas réellement augmenté aux É.-U. et il semble même que les montants associés à ces vols aient diminués (quoique Syvovate est assez transparente pour admettre que cela peut simplement être dû aux changements dans son questionnaire). Donc pas de quoi fouetter un chat.  Pour le Canada, selon Phonebusters.com (site de la Gendarmerie Royale du Canda, de Ontario Provincial Police et du Couvernement du Canada), le nombre de victimes de vols d’identités est plus bas que ce qu’il était en 2002 pour un montant supérieur à celui de 2002, mais inférieur à ceux de 2003 ou 2004. Regardez d’ailleurs mon tableau colligé selon les chiffres « officiels » de l’organisme.

Les fraudes informatiques par rapport aux autres types de fraudes

Dans le tableau suivant, tiré de A Feasibility Report on Improving the Measurement of Fraud in Canada (PDF) de statistiques Canada, on apprend que les fraudes informatiques (computer fraud) ne représentent qu’un pour cent de tous les types de fraudes au Canada.


De plus, dans un mémoire du 8 mai 2007 Mémoire présenté au Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique sur le site du Commisariat à la protection de la vie privée du Canada, à la note de bas de page 3, on apprend que :

selon le Rapport de 2006 sur l’étude sur la fraude identitaire, basé sur 5 000 entrevues téléphoniques, 47 p. 100 des vols d’identité sont perpétrés par des membres de la famille, des collègues, des voisins ou d’autres personnes connues des victimes. Une étude diffusée à grande échelle par le professeur Judith Collins de l’Université d’État du Michigan indique qu’environ 70 p. 100 des vols d’identité résultent du vol de renseignements personnels faits par des employés au sein de leur entreprise.

Mais encore, selon le FBI, dans le rapport Internet Crime Report 2007 (PDF), de tous les crimes Internet reportés, le vol d’identité ne représente que 2.9% de tous les crimes internet répertoriés.

Ma conclusion

L’épouvantail du vol d’identité nuit au commerce électronique et à la perception des consommateurs quant à la sécurité des transactions en lignes. Il fait vendre de la sécurité informatique (ce qui n’est pas une mauvaise chose, on n’est jamais assez prudent) et créant un paranoïa artificielle qui répond à une branche de l’industrie des TI et nuit énormément aux autres portions de cette même industrie. L’industrie des TI est schizophrène en continuant de faire la promotion d’un problème qui n’est pas relié à son industrie et se tire continuellement dans le pied.

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L’internet n’est pas virtuel, synthétique peut-être?

Le copain Sylvain Carle pète une belle colère documentée que j’aurais aimé écrire moi-même. Il se fâche contre tous ceux qui disent qu’internet c’est virtuel.

(…) vlan, le coup fatal : “En fait une sorte d’internet qui n’est pas virtuel”.

TABARNAK!

Je suis tanné de cette (fausse) conception de ce qu’est l’internet. Un livre, est-ce que c’est virtuel parce que l’histoire n’existe pas pour “de vrai”? Un téléphone, est-ce que c’est virtuel, parce que la personne à qui on parle n’est pas “vraiment” à côté de nous? La télévision est-elle virtuelle quand elle permet d’amener dans notre salon Marie-France Bazzo qui discute (sans trop comprendre de quoi elle parle) de Facebook avec des présumés experts sur le sujet? L’internet n’a rien de virtuel. Même les représentation tridimensionelles qu’on peut retrouver dans certains jeux/univers en ligne sont sommes toutes réelles puisque de “vraies” personnes s’y retrouvent.

Tant que les “élites intellectuelles” vont continuer de persévérer dans le mythe de “l’internet c’est virtuel donc pas important”, ils vont complètement manquer le bateau et leur analyse de la société sera de plus en plus décalée de la réalité.

Il a bien raison. Moi aussi je suis fatiguée de ces conceptions que le Web ce n’est pas sérieux puisque c’est virtuel. Ça me rappelle lorsque les gens disaient Second Life, mais les gens n’ont pas une première vie? Si on a un amateur de lecture qui dévore plusieurs bouquins par semaine c’est socialement respectable. Si cette même personne lit ses bouquins sur le Web, elle souffre de dépendance et est probablement asociale. Il est peut-être temps qu’on arrête de parler du Web comme de quelque chose de virtuel, on pourrait peut-être parler de synthétique, déjà, ce serait moins chargé émotionnellement…

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Mon dernier billet sur le blogue de l’AMM

Depuis ses débuts, j’ai supporté le blogue de l’Association Marketing de Montréal. J’y ai publié des « billets dupliqués » qui je prenais ici. Je choisissais parmi mes meilleurs billets d’ici, pour les exposer là-bas, à un auditoire différent. J’ai été parmi les plus prolifiques contributrices de ce blogue collaboratif. En passant, il est de pratique courante, sur des blogues collaboratifs, de dupliquer du contenu sans se pénaliser soit même. Mais voilà que des jaloux et qu’une nouvelle cuvée de jeunes loups en mal de visibilité, s’offusque de cette pratique. Alors, allez-y les jeunes et amusez-vous avec cette plate-forme, moi j’ai bien d’autres chats à fouetter et d’autres polémiques à soulever. Bonne continuation au blogue de l’Association Marketing de Montréal (ce sera sans doute mon dernier hyperlien vers eux et soi-dit en passant, j’ai longtemps été leur plus grand référant), et Simon Lamarche me fait bien rire avec son commentaire mesquin et cheap. Surtout qu’il était bien heureux de dupliquer ses contenus du temps de l’entente avec LesAffaires.com. Maintenant avec le blogue de Branchez-vous (qui est un contrat que j’ai été cherché et lui ai vendu lors du shot-gun de la dissolution du partenariat initial d’Adviso Conseil dans lequel j’étais cofondatrice avec Guillaume Brunet) je suis certaine qu'il aime profiter des nombreux back-links (et de la rémunération $$ pour création de contenu original) vers le site de son entreprise.

MAJ

Tant qu’à brasser de la marde et se faire chier dessus par des gens qui ont la mémoire courte, voici le commentaire que j’ai laissé sur le blogue de Revolver3 qui avait été payé pour monter le blogue de l’AMM, à l’époque ou ils ne connaissaient vraiment rien des blogues.

Ton billet me fait vraiment rire. Si le blogue de l’AMM a une certaine crédibilité et lectorat aujourd’hui, c’est parce que des gens comme Guillaume Brunet, François Laroche et moi-même y avons contribué de nos billets dupliqués et des nombreux hyperliens sur nos blogues respectifs. Il y a eu bien certainement d’autres contributeurs positifs qui ne bloguaient que sur cette plate-forme. Mais le trafic, il n’est pas apparu par miracle. C’est nous qui avons permis à cette plate-forme d’émerger. Je trouve ça drôle d’ailleurs que ce billet se retrouve sur le blogue de Revolver 3. Ça me fait drôle de me rappeler les ajustements back-ends que j’ai faits dans la plate-forme à ses débuts et de me rappeler les blagues que nous faisions à ton patron qui était à la fois contributeur et commanditaire d’un blogue pour lequel il avait été payé et pour lequel il n’avait pas le temps de faire des billets. Mais comme nous l’aimons bien. Nous laissions son nom même s’il n’avait écrit que 2 billets en deux ans. Ironique je dis. Vraiment ironique…

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Dans les commentaires du blogue de Steph Guérin

@ Steph et @Michael. J’aime pas qu’on me fasse un procès et la morale en plus. Comme tu le dis Michael, je suis fière de mes contenus et j’ai même réussi à faire fermer BonWeb (quoi qu’involontairement et avec culpabilité) pour avoir repris mes contenus sans redirection. Si je les donne gratis et qu’en plus je fasse de nombreux hyperliens unidirectionnels vers eux et que je sois celle qui bourlingue le back-end, la moindre des choses est qu’onme dise merci. Pas qu’on me fasse chier.

Mon dernier billet sur le blogue de l’AMM Lire la suite »

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