politique et internet

Commentaires, articles ou analyse sur la politique et l’utilisation d’Internet. Ces sujets sont aussi connus par les acronymes e-politique ou encore de net-politique.

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Pétition demandant l’utilisation du logiciel libre au gouvernement du Québec

Je vous ai déjà parlé de Cyrille Béraud, ce Donquichotte du logiciel libre et de sa poursuite contre le gouvernement du Québec qu’il accuse d’être une succursale de Microsoft. Vous pouvez, à votre manière, supporter sa cause en signant une pétition en ligne via le site Mesopinions.com dont voici le texte :

A l’attention de : Monique Jérôme-Forget, ministre des finances et présidente du conseil du trésor du Québec

Le gouvernement du Québec fait face à deux poursuites entamées par des organismes liés aux logiciels libres. En mars 2008, Cyrille Béraud, de Savoir-Faire Linux, une société informatique de Montréal, a fait parvenir à la Cour supérieure une poursuite contre la Régie des rentes du Québec. En effet, la Régie annonçait qu’elle comptait effectuer, sans appel d’offres, le renouvellement des licences de ses systèmes d’opération.

Voilà maintenant que l’organisme FACIL, une association à but non lucratif qui fait la promotion de l’informatique libre au Québec, affirme que le gouvernement du Québec octroie aussi des contrats sans appel d’offres, violant ainsi ses propres règles. Le Québec aurait déjà versé plus de 80 millions de dollars à Microsoft pour l’achat de licences du système d’exploitation Windows Vista et aurait octroyé des contrats d’achats de logiciels pour plus de 25 millions de dollars durant la période de février à juin 2008.

Alors que la plupart des pays industrialisés ont commencé, depuis plusieurs années, la migration de leurs infrastructures technologiques en utilisant des logiciels libres, l’administration publique québécoise accuse déjà un retard prononcé. En France, des centaines de milliers de postes de travail de fonctionnaires migrent vers des logiciels libres et, au Pays-Bas, l’administration publique, l’une des plus modernes du monde, a rendu obligatoire l’utilisation de formats libres, en plus de mesures obligeant le secteur public à évaluer et opter pour des logiciels libres.

Une politique d’utilisation de logiciels libres dans l’Administration publique permettrait la création d’emplois durables, ainsi que des économies substantielles. Le gouvernement du Québec refuse, pour l’instant, d’évaluer et même d’envisager l’option du logiciel libre.

Nous demandons donc, à la ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor du Québec de favoriser le développement et l’utilisation des logiciels libres dans l’administration publique, et ce, pour le bien-être économique du Québec.

Donc, si vous êtes en faveur de cette requête (que je trouve très légitime), n’hésitez pas à signer ici

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Les partis politiques canadiens et les médias sociaux. Un concours de kékette

C’est en lisant le blogue d’Ogilvy Public Relation Worldwide que je me suis rappelé à quel point le site électoral de Nicolas Sarkozy était innovateur et efficace à encourager la participation des électeurs dans le débat politique. Comme le dit d’ailleurs John Stauffer (dans la langue de Shakespeare) à propos du site de monsieur Sarkozy :

The video Q&A seems to be one of the most notable features that really touches on OneWebDay’s ‘participation’ theme. Here’s the somewhat rough translation from a visitor who asked Sarkozy about the role of the Internet in campaigns.

(Link to clip, I wish the site provided the embed code)
12-01-07
Question: For the first time Internet should play an important role in your campaign, are you prepared?
Nicolas Sarkozy:
Yes, I am. The Internet is not simply a technique is a new concept of society. All information will be available on all the territory for everyone at the same time. It is a formidable instrument of democratization.
I want to convince, I want to seek voters one by one, get in contact with France and passion for a new debate. With the Internet, I can reach more people is a way for me to engage in dialogue.

Traversons l’océan et regardons maintenant ce que fait Obama. Dans le billet How Barack Obama Is Using Web 2.0 to Run for President d’About.com on peut lire :

Obama and Social Networking
If we were to look for the ace up Obama’s sleeve, we would find Chris Hughes. As one of the founders of Facebook, Chris Hughes knows a thing or two about social networking. Obama’s wooing of the social networking whiz may not have made headlines at the time, but it’s been a major factor in Obama’s success.

Barack Obama isn’t the first to utilize social networking in a bid for the presidency — Howard Dean used Meetup.com to become a serious contender for his party’s nomination in 2004 — but he may have perfected it. The rule of thumb for any great application is to pack a powerful punch while being as simple to use as possible. And that’s what My.BarackObama.Com delivers.

A full-fledged social network, My.BarackObama allows users to create their own profile complete with a customized description, friends list and personal blog. They can also join groups, participate in fund raising, and arrange events all from an interface that is both easy-to-use and familiar to any Facebook or MySpace user.

Revenons maintenant à nos partis canadiens


Il est vraiment décourageant de remarquer à quel point nos partis politiques (hormis le Bloc Québécois et dans une petite mesure le Parti vert) ne comprennent pas la philosophie et les avantages de la conversation À l’ère du Web 2. Ils sont dans les médias sociaux, mais ce n’est que pour y faire un concours de kékette. Dans Facebook, nos chefs ont une page, mais ils n’ont pas de profils (excepté la chef du Parti vert qui semble avoir compris quelque chose). Facebook est un outil de réseautage social et pour pouvoir réseauter et réellement dialoguer, il faut à tout le moins y être convenablement.
Les chefs sont désormais tous sur Twitter et j’ai déjà expliqué les grands avantages d’y être convenablement. Mais comme pour Facebook, la communication est unidirectionnelle sauf pour Gilles Duceppe et madame May qui daignent quelquefois, répondre aux conversations que des Twittereurs entament avec eux. Pour les autres chefs de partis, c’est encore un outil qui vise à prouver, qui pisse le plus loin. Vous pouvez facilement vérifier mon assertion Twitter en visitant l’agrégateur de twitts des chefs de partis electopinion.ca et vérifier le nombre de réponses (avec un @ qui sont faite à d’autres twittereurs).

Les autres outils sociaux tels que YouTube, Flickr et autre, servent encore une fois de faire-valoir des chefs. Aucune conversation n’y a lieu.

En terminant, sur les sites des partis, nous retrouvons encore le « moi, moi, moi » sauf pour le site du Bloc Québécois qui a l’intelligence d’inciter au dialogue, via le blogue, à partir du widget « Venez discuter ». Je lui donne une très bonne note pour ça et on peut effectivement vérifier que sur leur blogue, la discussion s’engage vraiment.

Pour ce qui est d’outiller les citoyens pour qu’il sortent les débats du web et les continuent dans des assemblés de cuisines, comme l’avait initié Howard Dean avec l’outil meetup, aucun de nos stratèges politiques, ne semble encore avoir été ébloui par cette lumière.

En conclusion, je suggèrerais aux partis politiques d’arrêter de se regarder le nombril (ou la kékette) et d’entrevoir qu’il est possible d’avoir un dialogue constructif avec l’électorat. Mais je rêve encore sans doute. Entretemps, je continuerais d’apprécier ce qui se fait ailleurs (snif, snif, snif).

Pour continuer la réflexion, relisez mes précédents billets :
De la réactivité Twitter des chefs de partis politiques
La campagne électorale en ligne me désespère déjà
Quelques conseils aux partis politiques
Twitter, le nouveau fil de presse?

Les conneries du DGE, le Web et les technologies
Denis Coderre, un politicien qui comprend les médias sociaux
De l’importance d’Internet en campagne électorale

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Les programmes des partis politiques canadiens et Internet

C’est via un billet Facebook de Gilles Dauphin que je prends connaissance de sa collection d’énoncés politiques de nos grands partis et reliés à l’internet.

Plan d’action pour le XXIè siècle du Parti libéral
http://www.liberal.ca/story_14804_f.aspx
– Terminer l’extension du réseau Internet à haute vitesse à toutes les collectivités rurales.
– … un nouveau gouvernement libéral élaborera une Stratégie canadienne des médias numériques. Cette stratégie consistera à garantir que les créateurs canadiens puissent devenir
des chefs de file dans ce secteur …
– Aider les provinces à se servir d’Internet pour offrir des services de santé dans les deux langues officielles, …
– Un gouvernement libéral restaurera le site Internet du populaire Réseau canadien
de la santé afin de fournir des informations exactes et à jour sur les modes de vie
sains et sur la prévention des maladies.
– un gouvernement libéral fera rapidement adopter un projet de loi qui prévoira :
• Des dispositions plus sévères pour réprimer les tentatives d’usage illicite d’Internet, notamment les conversations en ligne initiées par des adultes pour leurrer les enfants.
• Des dispositions visant à régler le problème croissant du cyber-harcèlement, qui peut être tout aussi effrayant et menaçant pour les enfants d’aujourd’hui que l’intimidation et la violence dans les cours d’école.

Énoncé politique du Bloc québécois
http://www.presentpourlequebec.org/dossiers/Enjeux/
– L’économie québécoise, qui est axée sur les industries manufacturière et forestière, la recherche, la culture et les industries de haute technologie, requiert des politiques spécifiques et un soutien de l’État. … En coupant brutalement les fonds aux organismes au centre de cette activité, le gouvernement Harper n’a pas hésité à piétiner les intérêts économiques et sociaux de la nation québécoise.
– Le rétablissement des programmes de soutien à la culture

Les dossiers clés du Parti conservateur
http://www.conservative.ca/FR/4739/
– un investissement de 400 millions de dollars dans l’Inforoute Santé du Canada afin de créer des dossiers de santé électroniques qui permettront de diminuer les risques d’erreur médicale.

Le programme du Nouveau Parti Démocratique
http://www.npd.ca/workingfamiliesfirst
– A dévoilé et dénoncé les compressions de Stephen Harper dans des programmes importants d’art et de culture, et a défendu les artistes et les consommateurs en s’opposant à la tentative de Harper d’importer des lois américaines en matière de droit d’auteur qui donnent plus de pouvoir aux conglomérats médiatiques.
– A demandé au gouvernement d’habiliter les agences de réglementation pour qu’elles puissent protéger les usagers des téléphones sans fil contre les contrats abusifs et les frais injustes comme les nouveaux frais pour les messages textes entrants.
– A lutté pour vos droits numériques en dévoilant les pratiques de ralentissement de la circulation de l’information sur Internet et a opposé le projet de loi de Stephen Harper sur les droits d’auteur qui nuit aux consommateurs.

La plate-forme du Parti Vert du Canada
http://www.partivert.ca/fr/plate-forme
– Consacreront des ressources aux experts de la criminalité informatique qui luttent contre
l’exploitation sexuelle en ligne des enfants, qu’il s’agisse de pornographie ou de leurre par
Internet; la GRC doit disposer des ressources et des outils adéquats pour mener une lutte
nationale contre ce fléau. (Vision verte)
– Proposeront des projets de loi pour accorder à Internet le statut spécial de transporteur public interdisant ainsi aux fournisseurs d’accès Internet de faire de la discrimination en raison du contenu, tout en les libérant de toute responsabilité pour le contenu transmis par l’entremise de leurs systèmes. (Vision verte)

Ce qui est vraiment triste avec ça est qu’il n’y a strictement rien pour l’économie numérique, pour la commercialisation en ligne ou pour aider les entreprises à finalement utiliser le Web à bon escient… Surtout si on sait, comme je le disais dans mon billet, que Les dépenses numériques canadiennes foutent le camp à l’extérieur du pays.

D’une tristesse…

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Le vagin de Sarah Palin ou l’humour politique scabreux des zaméricains

Je m’offusque de Culture en péril mais je me délecte de l’humour politique scabreux des zaméricains. C’est que j’ai reçu une invitation à suivre les twits du vagin de la candidate vice-présidentielle américaine, Sarah Palin, qui mène au site du même vagin. Évidemment, les gestionnaires de Twitter ont été assez rapides pour mettre hors circuit le Twitt officiel du vagin de la madame, mais le site lui, est toujours en opération. Étant donné les positions d’extrême droite religieuse de la dame, disons que ce type d’humour risque très fortement de la choquer. Notez aussi que je me fou un peu de ce que font les zaméricains lors de leurs campagnes politiques en lignes. Ce ne sont pas mes compatriotes et l’aspect « non éthique » de la chose ne m’affecte pas de la même manière que si ce genre de stratagème se retrouvait ici. J’ai des paradoxes comme ça…

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Culture en péril et démocratie périlleuse

Concernant mon billet Dadaïsme 2.0, en période électorale, voici certaines mises au point que j’aimerais faire.

Tout d’abord, le viral fait par le groupe de pression artistique encore inconnu est d’une efficacité exemplaire. Il est évident qu’en mettant ensemble sur le même plateau de tournage, Stéphane Rousseau, Michel Rivard et Benoît Brière et de ne diffuser une production vidéo commune que sur le Web, ça obtiendra une « viralité » hors du commun.

Je suis aussi très consciente des difficultés jurisprudentielles énormes que peut avoir n’importe quelle loi, lorsqu’appliquée sur le Web. Ce tournage aurait pu être fait entièrement à l’étranger et mis en ligne via n’importe quelle partie de la planète et nos lois, pourraient ne pas s’y appliquer du tout et pourtant, la vidéo virale aurait eu exactement le même effet.

Je fais aussi une différence entre l’expression citoyenne de gens qui mettent des contenus textuels, vidéos, photographique ou autre à saveur politique (et du non-sens pour Élection Canada de tenter de sévir on de réguler cet espace numérique) et la vidéo de Culture en Péril, qui peut difficilement se faire passer pour une expression citoyenne. Ne serait-ce que par la qualité du rendue, des équipements sophistiqués (éclairages, sono, caméras, montages, décors etc.), de l’équipe de création, de production, de maquillage de post-production, du scénario, etcetera, cette production est une production professionnelle. De plus, il s’agit de toute évidence d’un collectif plus grand que celui des trois vedettes millionnaires qui jouent dans le clip. C’est donc ce qu’on pourrait appeler un groupe de pression. Or, les groupes de pression, lors d’élection générale, sont aussi sujet à la loi et leur vidéo peut être très certainement considérée comme une publicité électorale faite par des tiers. Je vous suggère d’ailleurs de revoir le TABLEAU DES INFRACTIONS LOI ÉLECTORALE DU CANADA et d’y remarquer le nombre impressionnant d’infractions que ce groupe de pression peur avoir commis, et les peines criminelles qui peuvent y être associé. Je comprends que les « artistes » ayant participés à cette « crosse » ne veulent pas se nommer. Ils sont peut-être couillons, mais ce ne sont pas des imbéciles. De plus, le bénévolat est permis dans les publicités électorales faites par des tiers. Cependant :

349. Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.
« dépenses »
(…)
• c) la valeur commerciale des produits et services donnés ou fournis, à l’exception du travail bénévole;
• d) les sommes égales à la différence entre les sommes payées et les dépenses engagées au titre des produits et services – exception faite du travail bénévole – d’une part et leur valeur commerciale d’autre part, lorsqu’ils sont fournis à un prix inférieur à cette valeur.

Les équipements, les services et tout ce qui entre dans la production de ce vidéo (hormis le « bénévolat ») doivent être comptabilisés et fournis au Directeur des élections. Ce qui n’est clairement pas le cas. Ça évite entre autres, les magouilles telles que celles qu’on a déjà connues lors du scandale des commandites…

En conclusion, ce n’est pas parce qu’il est difficile, voire impossible de réguler convenablement ce qui se fait sur le Web que je suis obligée de cautionner les conneries qui peuvent s’y faire. Il est clair que les partis eux-mêmes devraient s’inspirer de la viralité que « le groupe de pression artistique » a démontré dans cet exercice. Je suis POUR la culture et POUR son financement. Je suis cependant CONTRE les tactiques politiques déloyales, illégales, anonymes et clairement antidémocratiques. Lors du scandale des commandites, les firmes de communication marketing et de relations publiques faisaient aussi du bénévolat…

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Dadaïsme 2.0, en période électorale

Ce matin, dans twitter, c’est l’effervescence à propos du vidéo mis sur YouTube d’une source inconnue, Cultureneperil, que voici.

C’est du dadaïsme 2.0!

Le dadaïsme c’est, selon Wikipedia :

Ce mouvement a mis en avant l’esprit d’enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l’extravagance, la dérision et l’humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les « vieilleries » du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils cherchaient aussi cette liberté particulièrement dans le langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite.

Nous assistons donc à une nouvelle forme d’expression artistique qui exploite, à des fins politiques partisanes, le Web 2.0 pour faire passer son message. Qui plus est, on écorche de manière « irrespectueuse, extravagante » l’autre solitude canadienne, celle qui est anglophone. Mais ce qui me dérange avec ça (comme ce qui devait déranger les biens pensants du début du 20e siècle, quoique ça me fait drôle de me mettre dans le camp des bien pensants) est qu’en période électorale, que des artistes éminents, pamphletisent à des fins électoralistes (il y a ce passage : Votez contre Harper et ses coupures dans la …) sans respect pour la loi qui demande de comptabiliser les dépenses électorales. Qui a payé pour ça? Ce vidéo peut difficilement entrer dans la catégorie de l’expression libre du simple citoyen. Je me souviens d’ailleurs à quel point j’avais été outrée de voir les déclarations d’amour du Canada anglais la veille du dernier référendum. Je trouve que « cette expression artistique 2.0 » entre dans la même catégorie de tactiques électoralistes déloyales. Ce n’est pas parce que je suis contre les coupures dans la culture que j’approuve les moyens douteux qui sont utilisés pour faire valoir le point de vue des artistes…

Voilà, vous pouvez contester mon point de vue maintenant…

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De la réactivité Twitter des chefs de partis politiques

C’est bien le Web 2 dans l’esprit de la communication multidirectionnelle. C’est inutile et contre-productif dans le sens de la communication unidirectionnelle. Ça fait bien de dire qu’on est dans les médias sociaux, mais faut-il aussi y participer activement. Au moment d’écrire ces lignes, l’un des médias sociaux les plus importants en terme de relation publique est certainement Twitter. J’ai déjà expliqué dans mon billet Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques que Twitter n’est pas encore « grand public » mais que les gens qui s’y trouvent « les supergeeks », sont après les médias traditionnels, le deuxième groupe le plus influent du web. C’est que les blogueurs influents y dénichent des infos qu’ils bloguent, puis qui peuvent être reprises par les médias traditionnels. J’ai donc décidé de tester la réactivité des chefs de partis qui sont sur Twitter.

Des quatre chefs, il n’y a que Stéphane Dion qui n’y est pas. Je me suis donc inscrite au Twitt de Stephen Harper, de Jack Layton et de Gilles Duceppe. Comme suite à l’un de leurs commentaires, j’ai posé une question à chacun des chefs et seul Gilles Duceppe a daigné répondre. Puis je me suis souvenu que lorsque l’on va sur la page principale de quelqu’un qui est sur Twitter, il suffit de voir si elle contient des @, qui est le symbole utilisé pour répondre à quelqu’un, pour vérifier si les chefs ont déjà daigné avoir une réelle réactivité sur Twitter. Encore une fois, seul Gilles Duceppe se sert convenablement de cet outil. Bravo à vous monsieur Duceppe, vous marquez des points numériques dans mon cœur de geekette…

Et vous vous méritez aussi ce billet qui reconnaît votre acuité média social.

P.-S. Il est très possible que ce ne soit pas Gilles Duceppe lui-même qui twitt ses conversations. Il a peut-être un « ghost writer » qui fait ça pour lui. N’empêche que les autres chefs aussi peuvent avoir une équipe qui soit efficace en ligne et que ce n’est apparemment pas le cas…

MAJ
Ce billet est repris sur le blogue du journaliste de Technaute/Cyberpresse Tristan Péloquin.

MAJ2
Ce billet me vaut l’insigne honneur d’être citée à la première page de TheGazette dans l’article de Roberto Rocha, Parties fall short online.

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La campagne électorale en ligne me désespère déjà

Je n’ai écrit encore qu’un billet sur la présence des partis politiques en ligne pour la campagne électorale et déjà, je suis submergée d’appels de journalistes qui veulent savoir mon point de vue. J’en suis vraiment ravie et ça démontre à quel point les médias réalisent maintenant l’importance possible du Web, en campagne électorale. Ce sont malheureusement les partis politiques eux-mêmes qui sont encore dans la négation de cette réalité. Je les invite notamment à relire mon billet Quelques conseils aux partis politiques, qui pourraient sans doute éclairer leurs lanternes embuées.

Je trouve qu’il est encore tôt dans la campagne pour faire un tour éclairée de ce qui se passe en ligne avec les partis, mais déjà, ils me désespèrent. Tout d’abord, il y a ce « cyber-bullying » que se font les partis principaux avec Notaleader.ca, site des conservateurs qui ridiculisent Stéphane Dion et Scandalpedia, site des libéraux qui s’amusent à recenser des scandales conservateurs.

Selon Wikipedia :

Cyber-bullying involves the use of information and communication technologies to support deliberate, repeated, and hostile behaviour by an individual or group, that is intended to harm others

Disons que ça part déjà mal.

Puis, il y a cette bourde immense du Bloc Québécois qui change complètement d’URL en début de campagne, sans avoir l’intelligence de conserver les actifs Web (hyperliens externes notamment) de leur ancien site lors du changement. Cette erreur stratégique Web est bien expliquée par le copain Éric Baillargeon.

Le positif?
Il y a ce blogue du Bloc Québécois, blogue.presentpourlequebec.org qui est déjà un début d’ouverture au dialogue et les chefs des partis qui sont désormais en train d’expérimenter Twitter. J’ai hâte que la campagne avance pour vérifier si les partis, au lieu de faire de la publicité négative à leur opposant, sauront enfin, dialoguer réellement avec les électeurs et débattre d’idées, plutôt que d’images…

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Explicatif politique

Pour les lecteurs assidus de ce blogue, vous avez sans doute remarqué un billet s’intitulant Parti Conservateur, un nouveau site “poche” puis un autre Mon blogue censuré par le gouvernement fédéral. Ces deux contenus méritent quelques explications.

Concernant le premier billet, il est à noter :
• Que ce n’est pas un billet de nature politique. Il s’agit plutôt d’une critique sévère, mais « politiquement neutre » qui a été inspirée d’une conversation avec le journaliste Tristan Péloquin. Les sites des autres partis politiques seront aussi critiqués, lorsque le temps me le permettra et comme je l’ai toujours fait durant les périodes électorales. Vous pouvez consulter ma rubrique Gouvernement électronique pour vous rendre compte que je critique de manière égale, tous les partis. Je critique d’ailleurs de manière objective tous les sites d’organisations gouvernementales ou non, lorsque je juge que cela est approprié.

Concernant le deuxième billet :
• La censure n’est pas encore confirmée par une tierce partie.
• La censure est peut-être l’œuvre d’un gestionnaire réseau zélé qui a décidé par lui-même de « protéger » l’image de son gouvernement. Le lien entre le Parti Conservateur et cet acte possible de censure, n’est pas encore fait.
• Si effectivement il est possible de prouver une ingérence du bureau du premier ministre dans la ligne éditoriale des contenus que peuvent consulter les employés fédéraux, c’est inacceptable, ignoble et antidémocratique.
• Il appert, selon les commentaires qui sont sur le site de Branchez-vous!, que ce sont des contenus spécifiques qui sont hors d’accès des employés gouvernementaux, d’où l’apparence de censure.

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Démocratie en ligne Edito sans question Gouvernement électronique Personnel et peut-être même hors sujet politique et internet Statistiques de ce blogue

Mon blogue censuré par le gouvernement fédéral

Il appert que les fonctionnaires du gouvernement fédéral ne peuvent visiter certaines portions de mon blogue à partir de leur lieu de travail. Mon site serait à l’index de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, le ministère qui gère les accès internet de l’ensemble des ministères canadiens. J’apprends cette nouvelle étonnante via les commentaires du billet de branchez-vous! Qui parle de ma critique du nouveau site du Parti conservateur, Élections automnales : un gaspillage?

Ben a dit le 5 septembre 2008
Intéressant, j’essaye d’aller sur le site de Michelle Leblanc et l’accès est bloqué. Je peux me rendre sur https://www.michelleblanc.com mais pas sur l’article mentionné par Madame Gladel.

On dirait que quelqu’un « s’amuse » à TPSGC à filtrer les sites avant les élections.

Cecile Gladel a dit le 5 septembre 2008
Ben : c’est votre accès internet qui doit bloquer car je n’ai aucun problème pour y accéder….

Ben a dit le 5 septembre 2008
@Cecile Gladel
C’est ce que je disais, c’est mon Ministère qui bloque l’accès aux sites. En fait, 2 des trois sites qui critiquent le gouvernement dans votre article ne sont pas accessibles à partir du bureau. On obtient notre beau message qu’on essait d’accèder un site non-autorisé. Le même message, exemple, que si on essait d’aller sur youtube. Vive la censure 🙂

Quelle nouvelle! Je serais censurée par mon propre gouvernement? Je savais que je dérangeais, mais à ce point là, ça me surprend…

MAJ

Le plus ironique de l’histoire est qu’un autre ministère a déjà sélectionné un autre de mes blogues, Côté givré, comme l’un des meilleurs exemples de la culture en ligne canadienne. Ma foi, ils ne se parlent pas entre eux?

MAJ2

Selon un courriel que je viens de recevoir d’un fonctionnaire fédéral, il semble que ce soit maintenant tout mon site qui est censuré pour les fonctionnaires. Quelle tristesse et en plus comme ça, on peut noyer le poisson…

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