politique et internet

Commentaires, articles ou analyse sur la politique et l’utilisation d’Internet. Ces sujets sont aussi connus par les acronymes e-politique ou encore de net-politique.

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Aider nos partis à acquérir une vision d’un sain marketing politique internet

Ce n’est plus une nouveauté d’observer à quel point le Québec est en retard sur bien des indicateurs d’activités numériques. Hier je critiquais (encore) l’apparente inefficacité des stratégies en lignes de nos partis (tant fédéral que provincial). Afin de les aider à se réveiller, je les invite à lire les excellentes réflexions de Techpresident.com What Happens to the Obama Network After the Election? partie un et partie 2 (Via énormément de sources Twiteresque et bloguosphérique)
On peut y lire :

On the strategic side, the question is to what extent does the apparatus continue to evolve to allow grassroots involvement, and to what extent does stuff flow up as well as down? In the long run, the only way that there will be some stickiness to the structure is if the people who have been involved can mobilize for local action, can connect to each other, and feel that their voices matter. At this current time, there is some limited functionality built into the system to allow for these things, but the architecture is built to optimize for the short run coordination of efforts and extraction of resources. Grassroots functionality, as I have discussed before, is a double-edged sword, because sometimes those roots turn against you. But it is a necessary next step, if the network is to be institutionalized (excuse the apparent oxymoron).

The potential impact on our democracy is both thrilling and troubling. On the thrilling side is the potential for a long standing increase in the engagement of people in politics– most notably, among the youngest voters, who have always been the least engaged. On the troubling side is the potential disintermediation of our (small r) republican institutions.

This may be a realigning election – not (necessarily) in the usual terms that political scientists mean, but in terms of the re-organizing of American politics. Whatever choices are made are sure to be studied by allies and opponents of Obama alike, and serve as a starting point for emulation. This will be a tall order–win or lose– the success of the Obama campaign has been the product of a unlikely marriage of man, message, medium, and moment. And while the campaign has been historic, the decisions that are made after the campaign, I think, may fundamentally restructure American politics for the 21st century.

Et

The hope is to sit down after the election with other interest groups and form a network of networks aimed at empowering local grassroots efforts for systemic change, based on the unique issues facing our geographic region, but with insight into, and feedback from the greater national and global issues debates. »

(Ning, by the way, was built by Marc Andreesen, who had a long, in-depth conversation with Obama about the power of the social web about 18 months ago. He reported that « the Senator was personally interested in the rise of social networking, Facebook, Youtube, and user-generated content, and casually but persistently grilled us on what we thought the next generation of social media would be and how social networking might affect politics — with no staff present, no prepared materials, no notes. He already knew a fair amount about the topic but was very curious to actually learn more. » Isn’t it interesting how the worm turns?)

Mon rêve est que finalement, nos partis réalisent que les citoyens ne sont pas que de pôvres moutons qui ne sont nécessaires que pour faire un x sur un bulletin de vote. Ils peuvent partager les enjeux politiques et les faires évoluer par leurs réflexions, ils peuvent certainement générer du fric avant, pendant et après la période électorale et surtout, ils peuvent participer à l’éclosion du concept de démocratie numérique et contribuer à développer une discussion politique multidirectionnelle permettant de trouver plus de solutions à plus de problèmes et permettant de harnacher la puissance de l’intelligence collective pour le bien de la société en général comme cela est admirablement démontrer par les divers exemples de Wikinomics (et ici)…
J’ai bien le droit d’être une rêveuse…

MAJ
Billet cité sur Radio-Canada

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Pourquoi nos partis politiques me désespèrent sur le Web

Hier soir, nous avons vécu un moment historique. C’était l’élection de Barack Obama. Cette élection a entre autres été remportée par la longue et efficace stratégie de marketing politique en ligne du nouveau président. Il a profité de l’innovation de son prédécesseur Howard Dean et a poussé le concept de marketing politique en ligne à son paroxysme. En comparaison, ici, lors de la dernière élection fédérale et dans l’élection provinciale qui a débuté ce matin (j’espère sincèrement que les choses changeront) tout n’est qu’improvisation. À preuve, le Twittereur fantôme du parti Québécois QuébecGagnant (C’est déjà une avancée qu’ils y soit et qu’ils répondent), à mon commentaire

@QuebecGagnant c’est l’un de vos problèmes aux partis du Québec. Réagir au lieu d’agir. Faire une comm sporadique au lieu de continuel

Réponds

@MichelleBlanc Nous défions qui que ce soit de mettre en branle une campagne en aussi peu de temps sans improviser quelque part

.

C’est bien là le problème. On ne communique avec le citoyen, et la plupart du temps de manière unidirectionnelle, que lorsqu’on juge qu’il faut « lui dire les choses » genre durant les élections. À ce que je sache, le Parti Libéral est minoritaire depuis un bon bout déjà, ça fait plus de deux semaines qu’on sait que les élections seront déclenchées et ce n’est que cette nuit que les valeureux stratèges politiques se sont dit qu’ils devraient être en ligne? Quelle connerie. D’ailleurs, au lendemain des élections, leurs sites respectifs tomberont dans l’oubli pour les prochains quatre ans? Tout comme ça a été le cas à chaque élection précédente? Quel sens de la continuité! Quelle compréhension de ce que la communication Web pour apporter à un parti! Pour les ignares de pseudo stratèges politiques, sachez que la première version du site de Barack Obama date du 15 avril 2004 et qu’il n’a cessé d’être alimenter depuis, qu’il est de venu interactif et que mon petit doigt me dit qu’il ne tombera pas en désuétude parce que monsieur Obama est maintenant président. Vous pouvez d’ailleurs suivre l’évolution du site BarackObama.com sur Archives.org.

À quand des politiciens, des partis et leurs stratèges qui ne jugeront pas qu’il ne faut parler réellement aux citoyens que le jour que les élections sont déclenchées et tirer la plogue lorsque l’élection est terminée?

MAJ
Billet cité par Breanchez-vous! et Radio-Canada

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Élection américaine, Internet dépasse les journaux chez les jeunes

La peur de certains journalistes de voir débarquer les blogueurs dans leurs pattes n’est pas que virtuelle. Ils ont bien raison d’avoir peur et quoiqu’il soit très possible que certains partis politiques préfèrent accréditer des blogueurs favorables à leurs causes que d’avoir à gérer ces méchants journalistes aux dents longues et à la plume déontologiquement acérée (comme certains le supposent), la dernière campagne électorale américaine est suivie d’abord sur Internet avant de l’être dans les journaux papier. C’est ce qu’on apprend d’un récent rapport de PewInternet Research. Ironiquement, ce rapport m’est apparu via un Twitt du copain journaliste/blogueur Damien Van Achter qui le tire du réseau de veille et de réflexion journalistique Mediachronique fondée par l’autre copain journaliste/blogueur/consultant spécialisé pour le média écrit, Jeff Mignon. Les journalistes ne sont donc pas tous si réfractaires au Web, à ses intervenants et aux changements qu’ils apportent. Cependant, pour l’instant, nos politiciens, partis politiques et journalistes traditionnels peuvent encore bayer aux corneilles puisque nous avons du retard sur nos questionnements et nos pratiques d’intégrations des blogueurs sur la scène politique, que nos internautes sont moins actifs en ligne que le reste du Canada et que lorsqu’ils sont actifs en lignes, ils aiment bien aller voir ailleurs qu’ici…
Dans Pew Internet :

While use of the web has seen considerable growth, the percentage of Americans relying on TV and newspapers for campaign news has remained relatively flat since 2004. The internet now rivals newspapers as a main source for campaign news. And with so much interest in the election next week, the public’s use of the internet as a campaign news source is up even since the primaries earlier this year. In March, 26% cited the internet as a main source for election news, while the percentages citing television and newspapers remain largely unchanged.

Not surprisingly, the internet is a considerably more popular source for campaign news among younger Americans than among older ones. Nearly three times as many people ages 18 to 29 mention the internet as mention newspapers as a main source of election news (49% vs. 17%). Nearly the opposite is true among those over age 50: some 22% rely on the internet for election news while 39% look to newspapers. Compared with 2004, use of the internet for election news has increased across all age groups. Among the youngest cohort (age 18-29), TV has lost significant ground to the internet.

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Twitlife, pour suivre les élections US

C’est sous l’auspice de la famille Quester-Séméon qu’est né le projet Twitlife. C’est un agrégateur de flux Twitter de twittereurs francophones choisis, que vous pourrez suivre sur us08.twitlife.com. Si des éditorialistes s’offusquent déjà que des blogueurs puissent avoir accès et un droit de parole équivalent à eux lors d’événements politiques, ils s’étoufferont sans doute de savoir que ce seront maintenant de vils twits qui serviront d’éléments journalistiques. Cette page de flux se retrouvera même en première page du journal en ligne Lepost.fr, dans la nuit de mardi à mercredi. Mais c’est un journal en ligne donc le conseil de presse du Québec pourra dire que ce n’est pas sérieux, que ce ne sont pas des analyses faites dans un cadre déontologique et que ce ne sont pas des analyses puisque ce seront de courtes impressions de moins de 140 caractères. Mais moi je participerai à l’expérience et je suis ravie de me retrouver à côté de personnages internet que je respecte et qui sont :

Pour comprendre de quoi il s’agit, vous pouvez voir la vidéo explicative de Sacha Quester-Séméon


Twitlife.com from Sacha QS on Vimeo

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Chier dans ses culottes

Hier, dans mon billet La peur du changement (qui est aussi un synonyme de chier dans ses culottes, j’aime ça le titres provocateurs, que voulez-vous…), je m’en prenais à l’éditorialiste de Le Devoir, Marie-André Chouinard pour l’article Médias – Le poids du blogue. Voici la réponse qu’elle me fit en commentaire :

Madame,
LA MADAME en majuscules prend quelques lignes pour vous répondre.
J’ai lu votre billet, de même que les commentaires qui s’y rattachent. Vous ne me voyez nullement étonnée de ce type de réactions : l’éditorial du Devoir de ce matin visait en plein coeur la communauté des blogueurs, et il était écrit par une journaliste! Bien sûr, les blogueurs qui se sont sentis attaqués ont décodé ce texte en imaginant une guerre blogeurs contre journalistes.
Et pourtant… Je relis attentivement le texte de ce matin, et je crois qu’il faut le prendre pour ce qu’il est: une mise en garde imposante sur la confusion des genres, d’abord et avant tout un glissement dont est coupable la communauté journalistique, blogueurs exclus.
Malgré le peu d’espace dont je disposais, je pense avoir pris soin de mentionner que divers types de blogueurs se commettaient dans l’espace public. Je ne suis pas moi-même une de celles-là, mais cependant une consommatrice assidue et discrète de nombre de blogues de tous genres. Je suis à même de constater la diversité des genres. Cela est fort bien. On y retrouve des chroniqueurs, des journalistes-blogueurs, qui utilisent cet espace comme d’autres une colonne dans un journal, des blogueurs engagés et affichés, d’autres militants mais discrets sur leur affiliation. Je dis: sur la blogosphère, ce débat est sain, nécessaire.
Je ne vois évidemment non plus aucun problème à ce que les blogueurs aient accès à des congrès politiques, au même titre que quiconque en fait la demande. Mais de là à leur ouvrir la porte de la section de la presse, les inviter à participer aux points de presse, leur permettre l’accès aux «scrums» menés par des journalistes, je dis «holà!».
Le blogueur peut très bien se prononcer sur son espace sur l’événement du jour, en l’occurrence le congrès. Il peut aussi rapporter la nouvelle à sa manière. Le visiteur de son blogue saura décoder son message pour ce qu’il est. Mais qu’on n’en fasse pas un «journaliste», car son intérêt, sa formation, son intention, n’ont rien à voir peut-être avec ceux du journaliste, qui demeure une vigie et un chien de garde, une courroie de transmission entre l’espace politique et social et la population. Sa manière de rapporter les faits ou de les commenter est d’ailleurs régie par des codes d’éthique et de déontologie qui, s’ils sont respectés, évitent les dérapages.
Voilà simplement ce que j’ai tenté d’exposer, sans pour autant vouloir museler les blogueurs ni non plus mépriser leur rôle. Il s’agissait justement de remettre les pendules à l’heure quant au rôle respectif de chacun. Je m’accuse toutefois d’être, dans cette histoire, une… journaliste.
LA MADAME
Marie-Andrée Chouinard
Éditorialiste au Devoir

Voici donc ma réponse:
Ma-da-me Chouinard
J’ai aussi mis en majuscules le mot ENFIN, mais ne le prenez pas personnel. La petite guéguerre que vous réfutez avoir parti, ne date pas d’hier. Vous êtes donc un peu en retard sur vos collègues éditorialistes Patrice-Guy Martin, Le Bogue avec les blogues ou encore ceux de Franco Nuovo du Journal de Montréal Un blogue, quossa donne? et Blogueur, va! De l’autre côté de l’Atlantique aussi, ça fait déjà un bout que ce même débat a eu lieu (dans le contexte politique de l’accréditation de blogueurs pour l’UMP en 2006, chez Embruns) et aux USA aussi avec le fameux Attack of the Blogs en 2005 . Votre éditorial n’a donc pas grand-chose d’original ou de nouveau, si ce n’est le profond mépris envers les blogueurs qu’il démontre. En qualifiant les blogueurs
• De porte-voix partisans
• D’emberlificoteur blogueur
• qui s’adonne à l’impressionnisme partisan

Versus les journalistes
La presse, cette vigie sociale, ce contrepoids politique, cette raisonneuse des événements qui tente d’offrir sa compréhension des affaires publiques
Bon, vous parliez peut-être à vos collègues journalistes mais remplaçons vos épithètes accordées aux blogueurs et ceux des journalistes et j’ai comme la petite impression qu’un blogueur, qui aurait écrit cet éditorial à l’envers, serait au pilori des journalistes pour un méchant moment.
Vous parlez de la formation des journalistes? Mais de quelle formation parlez-vous? Un certificat? Dans mon jeune-temps, j’avais débuté un certificat en journalisme (à l’Université Laval) et les cours étaient tellement poches qu’à la mi-session, j’ai changé pour un bloc complémentaire. M’enfin… Je connais nombre de journalistes accrédités qui n’ont jamais suivi ces cours « accrédités » et qui travaillent dans de grands médias. Ils ont une bonne tête sur les épaules, savent écrire et sont capables de comprendre les limites éditoriales que leur patron leur impose. Le travail de journaliste (comme celui de professeur) peut certes profiter d’un encadrement, de paliers de formation mais la réalité fait que souvent ce sont plutôt des gens ayant des formations supérieures, mais n’ayant aucun rapport avec le journalisme, qui font du journalisme. Ils sont souvent, par contre, formés dans la discipline du sujet qu’ils couvrent (genre un bac en politique pour être journaliste politique). Faites donc le tour de vos collègues et revenez me dire le pourcentage de ceux qui ont réellement été sur les bancs d’école faire un bac en journalisme. Ce n’est donc pas vraiment différent de ce qu’un blogueur pour le moins sérieux pourrait avoir comme formation. Et même des fois, les journalistes ont des formations qui sont en deçà de ce qu’on peut trouver pour certains blogueurs.
De la déontologie et de l’éthique.
L’éthique (ou plutôt son manque) est un problème de société que l’on retrouve à la grandeur des professions. Journalistes inclus. On ne règlera donc pas ça ici…
Du rôle de chacun
Vous voulez tracer une ligne entre les journalistes et les blogueurs et déterminer le rôle de chacun soit, c’est votre droit de vous accrocher à un sectarisme dépassé qui témoigne d’une « peur légitime ». Moi je préfère de loin la collaboration comme je la pratique depuis plusieurs années déjà avec nombre de vos collègues. Je suis certes une blogueuse, mais je suis aussi ce qu’on pourrait appeler une « experte » (qualificatif que souvent vos collègues utilisent à mon propos) qui aime grandement répondre aux questions d’autres journalistes. Je reprendrais aussi les propos d’un prof de journalisme (qui n’a peut-être pas fait de cours de pédagogie) de l’université de NY, Rosen, et dont le code de déontologie n’est pas clair, mais moi je l’estime tout de même :

Typically, the debate about blogs today is framed as a duel to the death between old and new journalism. Many bloggers see themselves as a Web-borne vanguard, striking blows for truth-telling authenticity against the media-monopoly empire. Many newsroom journalists see bloggers as wannabe amateurs badly in need of some skills and some editors.

This debate is stupidly reductive — an inevitable byproduct of (I’ll don my blogger-sympathizer hat here) the traditional media’s insistent habit of framing all change in terms of a “who wins and who loses?” calculus. The rise of blogs does not equal the death of professional journalism. The media world is not a zero-sum game. Increasingly, in fact, the Internet is turning it into a symbiotic ecosystem — in which the different parts feed off one another and the whole thing grows.

En guise de conclusion, je vous remercie de remettre à l’ordre du jour ce très vieux débat et de le placer dans le contexte politique puisqu’il est grandement temps qu’ici, au Canada, la voix indépendante des citoyens soit considérée lors des grands débats démocratiques. Elle l’est déjà par la population mais votre éditorial pourrait l’ouvrir aussi aux sphères politiques qui en ont grandement besoin. Comme le disait le collègue blogueur/journaliste Vallier Lapièrre dans les commentaires ici:

Que le média québécois le plus respecté pour son indépendance se permette un tel questionnement démontre aussi par ailleurs la faiblesse de la blogosphère québécoise. Lorsque les blogueurs américains ont été acceuillis de façon toute spéciale, dans une tente de presse affrétée par Google, à la convention démocrate de Denver après avoir été traités aux petits oignons à la Web 2.0 Expo du printemps à San Francisco, il ne s’est pas trouvé vraiment, à ce que je sache, de journaliste officiel pour se plaindre de ce changement. S’il y a eu quelque grondement, c’est pour protester que les services offerts aux blogueurs à San Francisco étaient supérieurs à ceux dévolus à la presse officielle.

On est vraiment dans deux mondes. Et vite un plan numérique pour dépoussiérer toute la société québécoise.

Finalement, vous dites « En cette ère où l’humeur côtoie parfois sans nuance l’information factuelle, les citoyens peinent déjà à pointer la nouvelle brute, retransmise sans le filtre de l’impression et de l’opinion. Valsant autour des faits, le journaliste, roucoulant, flirte avec le statut de vedette. »
J’ai comme l’impression que votre éditorial tombe en plein dans la catégorie de ces contenus d’humeur qui sont empreints d’impressions et d’opinions. Vous avez certainement un code d’éthique mais vos arguments souffrent de cette peur du changement qui pointe à l’horizon et qui risque de balayer bien des dogmes sur son passage. Ça ne m’empêche tout de même pas de vous considérer comme une journaliste qui fait son boulot consciencieusement…

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La peur du changement

Finalement, après avoir fait une campagne électorale fédérale en ligne de type « push », c’est-à-dire strictement en mode communication unidirectionnelle, un premier parti politique fédéral se décide enfin à inviter des blogueurs à son congrès politique. Il s’agit du Parti Conservateur et comme le rapportait hier Le Devoir :

La droite et la gauche politique au Canada se livrent un duel de tous les instants dans la blogosphère. Ces agents d’information — et de propagande — auront un nouveau champ de bataille dans deux semaines: le congrès du Parti conservateur. La formation de Stephen Harper a choisi d’accréditer formellement les blogueurs, au même titre que les journalistes.

Moi je dis ENFIN. Mais des journalistes s’offusquent de cette ouverture tardive de nos partis politiques. Ainsi, dans ce même Le Devoir, Marie-André Chouinard, dans l’article Médias – Le poids du blogue, s’indigne :

Mais attention! Cette proximité des blogueurs avec les journalistes ouvre la porte à une nouvelle confusion des genres dans une profession qui, déjà, pratique le croisement des styles. En cette ère où l’humeur côtoie parfois sans nuance l’information factuelle, les citoyens peinent déjà à pointer la nouvelle brute, retransmise sans le filtre de l’impression et de l’opinion. Valsant autour des faits, le journaliste, roucoulant, flirte avec le statut de vedette.

Ce jeu n’est pas sans effets. Après une tournée du Québec, le Conseil de presse du Québec rappelle que la population a exprimé de grandes réserves face à la qualité des nouvelles qu’on lui transmet. Et c’est sans compter la concentration des médias, qui a eu pour effet de limiter la diversité de l’information et d’éroder sa qualité au passage.

Je rapellerais simplement à MADAME la journaliste, mon récent billet De la communication unidirectionnelle dogmatique à la communication multidirectionnelle égalitaire :

la société qui était basée sur la sacro-sainte communication unidirectionnelle dogmatique se transforme maintenant en communication multidirectionnelle égalitaire.

La période ou seuls le patron, le médecin, le professeur, le politicien ou l’entreprise sait la vérité et a raison, est terminée. Maintenant, tous peuvent être évalués, critiqués ou encensés. Le message est maintenant disponible et généré par tous et l’opinion du beau-frère planétaire est maintenant décisive dans la prise de décision de l’étudiant, patient, client, employé, citoyen. C’est d’ailleurs la conclusion sans équivoque qui est présentée dans une récente étude d’Universal McCann, When did we start trusting strangers? How the internet turned us all into influencers

C’est bien triste pour le Conseil de presse du Québec, Le collège des médecins, les différents syndicats et ordres professionnels de tout acabit, mais ils n’ont plus la sacro-sainte vérité et ils devront s’y faire et s’adapter…

MAJ

Je vous invite aussi à relire mon billet Réflexion sur la nature échangiste blogue journalisme groupe médias relationnistes

MAJ2

Faut absolument lire le billet de Mario Asselin Lettre à Marie-Andrée Chouinard qui répond à LA MADAME. L’une des très belle leçon de comment percevoir le blogueurs (pour les partis politiques et les médias) qe vous pourrez lire…

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Blogue Blogues d'affaires Economie des affaires électroniques Edito sans question Gouvernement électronique politique et internet Yulbiz

Lettre ouverte au Premier ministre du Québec

Depuis plusieurs mois, les membres de l’organisation Yulbiz.org, (et en particulier ceux du chapitre de Montréal ) se rencontrent et se questionnent sur le blogue d’affaires. Plusieurs d’entre eux se désolent du peu d’intérêts que semble démontrer notre gouvernement provincial en regard d’une politique claire et efficace, visant à permettre l’éclosion d’une saine économie numérique au Québec. Dans le but avoué d’inciter notre gouvernement à agir, la collègue blogueuse d’affaires Patricia Tessier, comme suite à un commentaire de ce blogue pour le billet Le Québec en retard sur le Canada sur le plan des acheteurs en lignes, a rédigé une lettre que je reproduis ici, qui sera aussi sur le site de Yulbiz Montréal et que je vous invite à reprendre sur vos blogues respectifs et à signer ce soir, lors du Yulbiz d’octobre.

Monsieur Jean Charest
Premier ministre
Conseil exécutif
Édifice Honoré-Mercier
835, boulevard René-Lévesque Est, 3e étage
Québec (Québec) G1A1B4
Télécopieur : 418 646-1854
Monsieur le Premier Ministre,
Tout récemment, l’Indice du commerce électronique au Québec et Recherche Internet Canada (RIC) publiaient respectivement un rapport sur l’état de l’utilisation d’Internet au Québec et au Canada. Suite à la publication de ces rapports, force est de constater que le Québec est nettement en retard par rapport au reste du Canada. Par exemple, avec 64% d’internautes à l’été 2007, le Québec était 19 points derrière l’Alberta qui revendiquait la première place avec un taux de pénétration de 83%. Le rapport nous démontre aussi que l’on retrouve un écart de 15% dans les niveaux d’adoption entre les Canadiens anglophones et francophones (82% contre 67%).
Par ailleurs, l’Indice du commerce électronique au Québec rapporte qu’il y a eu pour 3,5 milliards de dollars d’achats en ligne sur un an au Québec (septembre 2007 – août 2008). Toutefois, au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger.
• 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou de particuliers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux),
• 146 millions de dollars en mai (58 %),
• 103 millions de dollars en juillet (33 %).

Une des raisons principales est qu’il y a peu d’offres québécoises. Uniquement 52% des PME disent avoir leur propre site internet. Et de celles-ci seulement:

• 30% y proposent du service après vente,
• 26% acceptent des commandes en ligne,
• 7% reçoivent des paiements en ligne.

Nous sommes d’avis que les investissements dans l’économie numérique accroissent la compétitivité de l’ensemble des autres secteurs de l’économie et que la préparation d’un plan de développement de l’économie numérique est un impératif pour le gouvernement québécois.

Nous avons identifié quatre priorités :

1) Permettre à tous les Québécois d’accéder aux réseaux et aux services numériques et éliminer les barrières liées à la sécurité des transactions en ligne.
2) Accroître l’adoption et diversifier les usages d’Internet dans les entreprises, en particulier les PME.
3) Garantir la formation aux usages des technologies de l’information dès le plus jeune âge.
4) Implanter une gouvernance numérique.

Citoyens

Le gouvernement québécois doit garantir l’accès à tous les Québécois à Internet haut débit partout dans la province. L’Internet haut débit constitue aujourd’hui, comme l’eau, le téléphone ou l’électricité, une commodité essentielle.

Parallèlement, il est critique de renforcer la confiance numérique. Uniquement 47% des adultes québécois considèrent les transactions effectuées par carte de crédit sur Internet très ou assez sécuritaire alors que les problèmes réels de sécurité sont plus rares que dans le cas des transactions hors Internet.

Finalement, des mesures doivent être développées pour assurer la protection de la liberté d’expression des citoyens. Un individu confiant participera activement aux débats politiques et à l’activité économique et contribuera ainsi à la santé de notre société.
PME
Alors que le développement des PME est l’une des clés de notre avenir économique, celles-ci ne disposent souvent pas des ressources ou des connaissances nécessaires pour évaluer les bénéfices qu’elles pourraient retirer des investissements en TIC et non pas, non plus, l’expertise requise pour définir une stratégie cohérente avec leur stratégie d’affaires.

Le faible taux de participation des entreprises québécoises à l’économie numérique et l’exode des dollars d’achat des Québécois sont inquiétants pour l’avenir de notre économie. Il apparaît primordial que l’offre de services numériques doit être renforcée au Québec. Pour atteindre cet objectif, les entreprises doivent trouver un environnement favorable au développement des outils numériques notamment par une sensibilisation accrue des PME et une aide financière à l’investissement.

Éducation

L’introduction d’une formation, dès le plus jeune âge, répond à la nécessité de donner, à chaque enfant, des compétences qui sont devenues aujourd’hui indispensables pour réussir tant au niveau professionnel que social.
À cet égard, il est pertinent de garantir la disponibilité d’un accès à Internet haut débit et WiFi dans chaque école et université, d’améliorer les synergies des universités avec les entreprises en général et les entreprises de haute technologie en particulier et de créer des incubateurs d’entreprises.
Finalement, la numérisation accrue et la disponibilité en ligne des contenus académiques et leur libre accès sont des incontournables.

Gouvernement

L’efficacité des actions « numériques » du gouvernement passera par une mise en œuvre concertée et non par un écartèlement des efforts et des budgets entre différents ministères. Il nous appert critique que ce rôle soit regroupé sous un seul ministre avec une capacité d’agir de façon transversale.

L’administration publique doit moderniser l’accès au travail parlementaire en implantant des outils additionnels d’information, de transaction et d’échange. La transparence doit être à l’ordre du jour et le gouvernement doit ainsi démontrer qu’il a confiance au fait que les citoyens sont d’importants contributeurs à notre système démocratique.

Il est aussi impératif que le gouvernement québécois soit un porte-parole de la neutralité du net et s’assure qu’Internet demeure ouvert et accessible à tous.

Finalement, il est important que le gouvernement provincial supporte et guide les gouvernements municipaux en matière de politiques numériques. En effet, ces derniers sont des acteurs importants du développement de l’économie numérique locale.

En conclusion, sans actions claires du gouvernement, nous croyons que le Québec court le risque de maintenir son retard et d’être laissé pour compte dans l’économie de demain. Nous vous demandons de planifier, au plus tôt, un exercice de réflexions et un plan de mise en œuvre pour stimuler l’économie numérique au Québec afin que nous puissions, non seulement rattraper le retard, mais devenir une nation qui prendra sa place et se distinguera dans la nouvelle économie.

Veuillez agréer, Monsieur Charest, nos salutations les plus distinguées.

Regroupement YulBiz Montréal

N’hésitez pas à ajouter vos noms en commentaires et en signant ce document ce soir…

MAJ

Un groupe Facebook viens d’être créé. N’hésitez pas à le joindre Monsieur Charest – Le Québec a besoin d’un plan numérique

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Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Edito sans question politique et internet

ISIQ débute sa campagne, on fait peur au monde

Pour la deuxième année consécutive, l’ISIQ (L’institut de la sécurité de l’information du Québec), fait sa campagne d’information (que moi je qualifierais de désinformation) Moi je protège mon identité et lance le site Monidentité.isiq.ca (ça risque donc de devenir un cheval de bataille annuel puisque déjà, l’an dernier j’écrivai Sécurité informatique et entretien de fausse peur). Je suis tout à fait d’accord avec l’information et avec la sécurité informatique. Je suis cependant très amère qu’on continue de parler de vol d’identité en l’associant au Web alors que ce n’est clairement pas un problème internet puisque 90% des vols d’identités se font hors du Web. Alors, on continue de médiatiser le vool d’identité, de l’associé au Web, d’handicapper sérieusement notre commerce électronique qui n’est déjà pas fort et d’omettre de dire que pour se protéger du vol d’identité, il faut s’acheter une déchiqueteuse. Mais ça fait vivre LES FOURNISSEURS de services de sécurité informatique. YÉ

Entretemps, plus de 60% des achats internet effectués par les Québécois en mai, se font hors de nos frontières et le Québec a la moitié moins d’acheteurs en ligne que le reste du Canada. Donc bravo l’ISIQ, continuez vos campagnes d’épouvantes et bientôt, il n’y aura plus à s’inquiéter des très rares occasions de vols d’identités en ligne puisque nous n’aurons tout simplement plus personne qui osera s’y aventurer…

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Démocratie en ligne Facebook Gouvernement électronique Marketing 2.0 Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux politique et internet Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique Twitter ou le microblogging

La campagne électorale fédérale était-elle Web 2.0?

La campagne électorale fédérale que nous venons de vivre était-elle Web 2.0? Je ne le pense certainement pas. Je l’ai d’ailleurs dit vertement à la journaliste Patricia Cloutier, du Soleil de Québec, qui en a tiré l’article Une campagne électorale «je, me, moi». Ça ne semble pas non plus être l’avis des Yulbizeurs (participants de Yulbiz-Montréal) qui ont répondu à la question du mois de septembre Campagne électorale 2.0 : Quel serait le modèle idéal?

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Edito sans question politique et internet

Le gilet idéal pour aller voter

L’hiver dernier, j’ai eu la chance d’aller à un party chez Briac Guibert, Cédric Houin (mes excuses Cédric, suis nounounne parfois) designer flyé, de son état. Comme nous avons eu du plaisir dans les diverses conversations, il m’a offert un gilet de sa création. C’est le gilet idéal pour cette journée électorale et je vais le porter fièrement…

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