Technologies Internet

Commentaires ou articles sur différents aspects des technologies Internet du commerce électronique.

Technologies Internet Twitter ou le microblogging

Twitter, pour ceux qui sont contre ou qui se questionnent

Seuls les fous ne changent pas d’idée et moi-même, je me suis déjà inscrite en faux contre Twitter. C’était en mars 2007 dans mon billet Twitter, c’est pour les Twitt. Ça me fait donc rigoler de lire les commentaires de certains journalistes et observateurs qui se posent aujourd’hui la même question et se font les mêmes remarques… deux ans plus tard. Feront-ils comme moi le chemin inverse pour enfin comprendre les réelles utilités de Twitter ? Eux seuls peuvent répondre. Entre-temps, je vous invite à visiter mes archives de ma catégorie Twitter ou le microblogging et à remonter dans le temps pour comprendre mon changement de perception. Ça me fait sourire de lire ce que je lis ces jours-ci dans la presse et ça me confirme que nous sommes (lire ici le Québec) deux ans en retard sur ce qui se passe sur le Web et sur nos questionnements par rapport à lui…

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Blogue Blogues d'affaires Code-source libre Commerce électronique: mythes Marketing 2.0 Marketing Internet Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Web 2.0

Ces fournisseurs Web qui font de l’arnaque

Ceci est un petit billet d’humeur qui reflète une certaine réalité que vivent mes clients ainsi que plusieurs entrepreneurs qui ne sont malheureusement pas au fait de ce qu’est réellement le Web.
Ma philosophie d’affaires
Cette philosophie est assez simple. J’aime bien que mes clients soient indépendants de mes services et qu’ils ne soient pas attachés à ceux-ci. S’ils reviennent me voir, c’est que je leur ai déjà prouvé que je pouvais les aider et qu’ils sont contents de me donner des heures de consultation de nouveau. Dans ce cas, je suppose aussi qu’ils seront très enclins à référer mes services à leurs amis et connaissances d’affaires et ça semble être le cas. J’aime aussi que mes clients aient la même liberté face à leurs autres fournisseurs Web et c’est pour ça que j’ai un fort penchant pour les CMS (Content Management System – Système de gestion des contenus) à code source ouvert, plutôt qu’une solution propriétaire. Ainsi, ils ne seront pas prisonniers d’un petit fournisseur qui pourrait décider le jour où ils ne travailleront plus ensemble (parce que le client décide de changer de fournisseur, parce que le fournisseur fait faillite, ferme ses portes ou quoi que ce soit) que la propriété de la techno lui appartient, laissant ainsi le client, sur le carreau avec son contenu, sans technologie de mise en ligne et sans les URL qui en découlent.
Ça arrive malheureusement très souvent ce genre de situation. Le hic avec ça est que le client peut perdre du jour au lendemain ses actifs Web qu’il a mis du temps et de l’argent à accumuler, c’est-à-dire ses hyperliens externes. Si on change de technologie sans avoir la collaboration du fournisseur précédent, il est très possible de perdre tous ses hyperliens. Aussi, si jamais le fournisseur précédent vous laissait l’accès au code source de son CMS propriétaire, vous devrez trouver quelqu’un qui aura le goût d’apprendre et de fouiller puis de travailler avec la cochonnerie d’un autre (ce qui n’est pas une mince affaire) puis vous devrez le payer juste pour le temps qu’il va prendre à apprendre ce logiciel généralement non documenté. À côté de ça, vous avez des Cadillac de CMS Open Source, qui sont très bien documentés, avec des fournisseurs potentiels aux quatre coins de la planète, une communauté de développeurs qui alimente continuellement les développements de ces outils et surtout « LA PROPRIÉTÉ » de ce que vous mettez en ligne via une licence GNU GPL.
Le pire avec les CMS propriétaires
Ce qui est réellement scandaleux avec plusieurs petits logiciels propriétaires est qu’ils sont en fait des logiciels à code source ouvert qui ont été trafiqués afin de faire croire qu’ils avaient été développés par une firme. C’est la plupart du temps un collage de code source libre qu’on maquille, puis qu’on vend ou qu’on loue (en directe contravention de la licence GNUGPL), en gardant la propriété du code source qui ne nous appartient pas, à des entreprises peu connaissantes, qu’on attache ainsi, comme des clients éternels. C’est le genre de situation dont j’informe systématiquement mes clients et que je tente le plus possible d’éviter.
Triste anecdote
L’un de mes clients qui a un gros brand et qui paye depuis 7 ans l’un de ces arnaqueurs décide d’opter pour une solution à code source ouvert. Nommément Drupal pour ne pas la nommer. Lorsqu’il va voir son fournisseur actuel pour l’aviser de ce changement, celui-ci lui dit
« Mais pourquoi changer de technologie? »
Le client de répondre :
« Mais c’est parce que je veux la propriété de mon code, je veux être libre de travailler avec qui je veux et je veux commencer à faire du Web 2.0 »
le fournisseur de répondre :
« Ha, mais le Web 2 y a rien là, nous sommes maintenant au Web 3 »
Sur ce, le client est bouche bée parce qu’il ne sait pas que le Web 3 est encore en discussion et qu’aucun spécialiste ne s’entend encore pour le définir concrètement. Tandis que le Web 2.0, même le néophyte commence déjà à avoir une bonne idée de ce que c’est. Quel crosseur! Mais il y a pire. Ce fournisseur facture le nom de domaine du brand de mon client depuis 7 ans. Lorsque le client demande d’avoir le contrôle de celui-ci et de faire les changements au registraire et lui donner l’accès du DNS, le fournisseur lui fait du chantage. « Laisse-moi contrôler les bannières sur ton site et vendre la pub durant 3 ans puis je te redonne ton nom de domaine»
. C’est le comble. Évidemment, le dossier légal de mon client est on ne peut plus clair, il va très certainement gagner devant l’ICANN le changement de gestionnaire du nom de domaine et reprendre le contrôle de son URL. Mais ce sont des procédures qui sont longues et entre-temps, le client risque de perdre tous ses hyperliens (son actif internet) qu’il a montés à coups de millions de dollars de pubs, durant toutes ces années (pour une question de $15 dollars d’enregistrement de nom de domaine par an). C’est évidemment entre les mains des avocats et la poursuite en dommages et intérêts qui pourrait s’ensuivre risque d’être plutôt salée. Ce ci est une (ou plusieurs) histoire(s) vraie (s) dont la morale est :

  • Assurez-vous d’être LE propriétaire de vos noms de domaines au registraire
  • Utilisez des technologies de mises en ligne dont vous êtres propriétaire et idéalement à code source ouvert
  • Travaillez avec des fournisseurs qui sont assez sûrs d’eux pour ne pas vous attacher à la gorge indûment
  • Trouvez un hébergeur vous-même et ayez l’hébergement à VOTRE nom.

MAJ
Autre argument bidon des fournisseurs de solutions propriétaires souvent avancé : « Mais vous ne pouvez pas prendre de logiciel à code source ouvert parce que ce n’est pas sécuritaire! »
À ce propos sachez que la gendarmerie Française est en code source ouvert et qu’elle déclare elle-même avoir fait des économies grâce à ça. Vous serez aussi sans doute curieux d’apprendre que la CIA et la NSA américaines sont aussi avec des logiciels à code source ouvert. Alors, l’argument de la sécurité a peut-être besoin d’un ti peu plus de travail…

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Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question Marketing Internet Medias et Internet Technologies Internet

Le P2P, Bit Torrent et la polémique

Avant que je ne jase de P2P faisons une petite mise au point. Je n’ai pas de problèmes avec les sujets qui soulèvent la polémique, mais dans les commentaires, vous avez le droit de ne pas être d’accord, mais votre désaccord doit se manifester dans les limites de ma politique éditoriale de blogue sinon ils seront coupés. Pourquoi je vous parle de ça? C’est que ce week-end, j’ai mis un statut dans ma page Facebook qui a enflammé un débat. Celui de « pour ou contre l’échange de fichiers ayant des droits d’auteur » :

Vais devoir apprendre Bit Torrent pour télécharger la saison 5 de Lost

Puis le feu s’est mis aux poudres.
Petite mise en contexte.
Je suis une grande admiratrice de Lost. J’ai payé la location des DVD des 4 premières saisons en entier. Nous sommes maintenant à la cinquième saison qui est visible à la télévision gratuitement chaque semaine. D’ailleurs, le télédifuseur local, CTV, rend disponible gratuitement les épisodes 505 à 508, mais les épisodes 501 à 504 ne sont pas disponibles en ligne au Canada. Tous les épisodes de cette saison seront de nouveaux disponibles en DVD l’automne prochain. Donc qu’elles sont mes options pour écouter les épisodes manquants :

1. Je peux me trouver un copain qui a enregistré tous les épisodes de cette année et qui est assez gentil pour me prêter ses copies DVD personnelles. Ce geste est tout à fait légal.
2. Je peux aller sur un site d’échange P2P et télécharger les épisodes manquant en HD et les écouter dès maintenant. Ce geste est illégal.
3. Je peux déjouer le système de sécurité du site de la chaîne ABC et faire croire que mon PC regarde les épisodes depuis le territoire américain alors qu’il est en fait en territoire canadien. Ce stratagème masque mon adresse IP et me permet de naviguer de manière anonyme. Ce geste entre dans une zone grise réglementaire.
4. Je peux attendre plusieurs mois afin que les épisodes soient de nouveau disponibles à mon centre de location DVD local. Ce geste est tout à fait légal, mais je devrai attendre plusieurs mois avant de poursuivre cette série pour laquelle j’ai déjà payé le gros prix et pour laquelle j’ai déjà fait amplement de promo gratuite dans mes statuts Facebook et Twitter.

Je dois aussi mentionner que dans mon statut je dis que je dois apprendre le mécanisme de téléchargement Bit Torrent. Je ne sous-entends pas que je suis une dinosaure, juste que par principe, je préfère payer pour mes contenus que de les télécharger gratuitement via le Web. Je n’utilise plus de réseaux POSTE-À-POSTE depuis l’époque glorieuse de Napster. Pourquoi je préfère payer? Tout simplement parce que ces réseaux d’échanges contiennent beaucoup de virus, que les fichiers échangés sont souvent de piètre qualité audio et vidéo, qu’ils coûtent un bras et une jambe en bande passante et prennent une éternité à se télécharger. Ma réflexion est aussi celle que se fait une grande majorité de consommateurs. Bref, ce week-end, j’ai peut-être commis un acte qu’on dit illégal. J’ai peut-être téléchargé et écouté les séries 501 à 504 et ai peut-être déjà effacé ces fichiers de mon ordi. Ai-je peut-être eu de la difficulté à dormir? Non peut-être pas du tout. Je ne me sens peut-être pas plus coupable que si un pote m’avait prêté son enregistrement DVD de l’émission depuis sa télévision. Aurais-je préféré avoir l’opportunité de payer pour voir ces épisodes? Ho que oui. Ai-je nui à l’industrie? Non puisqu’à partir de maintenant je vais écouter le reste des émissions à partir du site de CTV et de la télévision et que je vais me farcir leur pub avec grand plaisir (Ok comme j’ai un enregistreur numérique personnel, je vais faire « fast foward » lors des publicités). Donc cette petite situation qui m’est personnelle illustre un grand dilemme et un manque d’adaptation de l’industrie de la télévision en ligne. Cette industrie devrait être plus à l’écoute des consommateurs et rendre disponibles les émissions selon leurs besoins. D’ailleurs, l’un de mes nouveaux clients est un producteur de série télévision qui est déjà largement disponible sur YouTube contre son gré. Mon conseil est de demander à YouTube de retirer toutes les vidéos de son entreprise qui s’y trouvent et de lui-même, se faire une page YouTube et d’y télécharger l’entièreté de son corpus, en basse résolution, de rediriger les auditeurs vers le site de son entreprise ou sont disponibles, moyennant paiement, les mêmes vidéos an HD et avec une qualité audio irréprochable. Je suis certaine que ça va faire un tabac.
Avant de me tirer des pierres, de me traiter de voleuse ou de manque d’éthique, sachez que plusieurs études démontrent hors de tout doute que le partage de fichiers, au lieu de nuire aux industries du disque, ou de la TV, a dans les faits un impact sur la croissance des ventes :
The Effect of File Sharing on Record Sales An Empirical Analysis Felix Oberholzer-Gee et Koleman Strumpf, Harvard Business School, UNC Chapel
Impatient TV viewers turn to BitTorrent
Dutch government study finds file sharing positive
The Impact of Music Downloads and P2P File-Sharing on the Purchase of Music: A Study for Industry Canada

The report, prepared by University of London researchers, Birgitte Andersen and Marion Frenz, found that music downloads have a positive effect on music purchases among Canadian downloaders but that there is no effect taken over the entire population aged 15 and over.

Merci aux potes Facebook de m’avoir indiqué ces études.

MAJ
La situation du P2P est semblable au mythe de l’Hydre de Lerne et la question qui se pose, laquelle de ses têtes est celle qui est immortelle?

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Moteurs de recherche et référencement de sites Web Stratégies de commerce électronique Technologies Internet

Google et son talon d’Achille

Hier, j’étais conférencière à Communautique pour parler d’économie numérique (ce billet résume mon propos). Avant ma conférence, quelqu’un me demandait hypothétiquement « et si Google se faisait pirater, et si les États-Unis qui hébergent la plupart des serveurs Web ne fonctionnaient plus et si le Web n’était finalement pas aussi fiable qu’on le croyait? ». Évidemment, j’avais un petit sourire en coin et je me disais « et si un météorite frappait la terre, et si le soleil s’éteignait et patati et patata », jusqu’à ce matin. C’est qu’il y a quelques instants, Google, semble avoir complètement perdu les pédales pour quelques heures. Google présentait en effet un message pour tous les résultats d’une recherche à l’effet que l’accès aux sites pouvait endommager votre ordinateur. J’ai pu vérifier que ce problème était généralisé via les nombreux twits des copains venant des quatre coins de la planète. Google vient donc de prouver pour la première fois qu’il est faillible et qu’il est possible que le problème qui ne dura que quelques heures soit plus grave ou prolongé lors de la prochaine défaillance. Il est clair que ça ferait bin l’affaire de Yahoo MSN ou la panoplie d’engins de recherches qui sont dans son ombre, mais disons qu’en même temps, ça nous allume des lumières à propos du cloud computing et des risques de laisser nos données stratégiques « traîner dans le nuage ». Il est désormais maintenant envisageable que Google « se plante » et la perception de la gestion des risques Web ne sera plus jamais la même…

MAJ
L’explication de Google dans le billet : « This site may harm your computer » on every search result?!?! »

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À titre de conférencière Economie des affaires électroniques Edito sans question Etudes en commerce électroniques Gouvernement électronique Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet politique et internet Technologies Internet

Techno et innovations, les gestionnaires ne voient pas le lien

Pour quelqu’un comme moi, qui baigne dans la techno et l’innovation à cœur d’année, il m’apparaît inconcevable de savoir que la grande majorité des gestionnaires ne voient pas le rapport entre les deux. C’est ce qu’on peut apprendre d’une étude de PriceWaterHouseCoopers, An executive view of IT governance, via l’Atelier.fr. D’ailleurs selon l’Atelier :

Plus d’un tiers des cadres aborde régulièrement des questions des nouvelles technologies en réunion. Pourtant, une grande majorité ne discerne pas encore l’impact réel de ces dernières sur l’innovation et la compétitivité de leur entreprise. Près de neuf cadres sur dix apprécient l’usage de nouvelles technologies dans leur entreprise. Mais plus de la moitié estime que ces mêmes solutions ne peuvent pas être considérées comme des moteurs de l’innovation. (…)
« Dans le climat économique actuel, les entreprises devraient rechercher des utilisations innovantes des technologies de l’information susceptibles d’accroître la valeur », explique John Thorp, du comité de gouvernance des technologies à l’ITGI. L’une des raisons invoquées est que selon les personnes interrogées, plus de 40 % des entreprises ne mesurent pas la valeur des investissements TIC.

Si nous remplaçons TIC par le Web, le problème est le même. D’ailleurs souvent les PME innovent plus et sont plus efficaces sur Internet parce qu’ils peuvent justement ne pas avoir à se démêler avec tout le « red tape » des grosses organisations et les guerres de clochers des différentes fonctions de gestion des organisations. Je dis souvent que les entreprises auront le Web de la fonction d’affaires qui le contrôle. OK, j’admets que ça va être gros ce que je vais dire là, mais si ce sont les communications qui gèrent le Web, il va y avoir bien du bla-bla et pas de résultats, si ce sont les TI, il va y avoir une grosse infrastructure qui restera vide, ce c’est le marketing, ça risque d’être un site Flash avec un concept « flyé » qui ne vend rien et ainsi de suite. Mon point de vue est que le Web devrait être une fonction séparée des autres et qui devrait jouir de l’apport de toutes les fonctions de l’entreprise puisque que le Web peut très bien aider les ressources humaines, les ventes, la production, la finance ou l’approvisionnement. De plus, le web devrait avoir un siège à la haute direction et prendre part aux orientations stratégiques de l’entreprise. Vous pourriez remplacer le Web par les TIC et ce serait un peu semblable ou gestionnaire par politiciens et vous auriez sensiblement le même constat. C’est pourquoi les petits partis politiques qui n’ont pas les moyens de se faire fourrer par les grosses agences sont plus efficaces sur le Web que les gros partis politiques et que bien des PME engrangent plus de profits Web que des multinationales qui sont pourtant dans le même secteur qu’eux. Donc, allez-y, vous pouvez maintenant me tirer des tomates, mais juste avant, prenez la peine de lire les recommandations de PriceWaterHouseCoopers…

The key messages to be taken away from this survey by executive management:
• Take ownership of IT governance and assume overall accountability over IT
• Make the CIO reporting line as direct as possible to the top executive decision body
• Pay more attention to the potential for innovation IT can offer
• Start measuring the value IT brings (or does not bring) to the enterprise
• Use external advisors as the most effective source of knowledge and guidance in relation to IT governance

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Facebook Innovation Medias et Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

À propos de l’expérience CNN/Facebook

Comme suite à mon billet Obama, le Web 2.0 par la grande porte, en commentaire, Martine Lizotte me pose la question suivante :

Michelle,

Avec du ’social event micro-blogging’ comme on a vu hier avec CNN/FB, crois-tu que c’est la fin de Twitter? Du moins du Twitter que l’on connait présentement?

Personnellement, je trouve Twitter sympa et utile dans certains cas mais de ce que j’en observe, Twitter répond à 2 besoins qui sont (et seront) assouvis par d’autres outils technologiques de l’information et des communication (TIC). Dans le premier cas, un outil existant et dans le 2e cas, un outil qu’on a découvert (du moins pour la ‘masse’ — disons ‘adoptants précoces’ dont je fais partie — par opposition aux ‘innovateur’ comme toi qui connaissaient l’existance de l’expérience du RTBF) hier avec #ObamaCNN/FB:

Permier besoin des utilisateurs de Twitter:
Partage d’informations, de liens, d’idées sur un sujet/thème. Et à ce niveau, les groupes de discussions répondaient déjà à ce besoin. Cependant, je crois que ces derniers n’ont pas évolués à leur point d’efficacité à cause de nouveaux joueurs entrants qui ont pris la place grâce, entre autres, à l’effet de nouveauté qu’ils ont apporté… Mais, par exemple, s’il y avait (peut-être il y a déjà) une centrale efficace gestion/recherche de goupes de discussion (un ‘Google discussion’) par sujet avec comme lecteurs/générateurs d’information, des ‘amis’ ou ‘contacts’ et l’ajout de Fils RSS, rendrait les groupes de discussions (micro-blogging) plus attrayants. Je crois que FB perd peut-être une opportunité de ce côté, les ‘groupes’ que l’on y forme pourraient être porteurs de discussion plus dynamiques et efficaces…Enfin…. Et pourquoi pas du micro-blogging en plus du ’statut’ ?

Deuxième besoin des utilisateurs de Twitter:
Échanger en direct sur un événement…#Mumbai, #Élections, #crash Hudson (quoi que les premières images de l’événement proviennent d’un Twit)… et dans ce cas, le concept de CNN/FB a répondu à ce besoin. Il serait par contre encore plus sympa, pour ‘ralentir’ le rythme des updates de statuts ‘d’étrangers’, de pouvoir sélectionner ces ‘étrangers’ selon leur provenance ou profil socio-démographiques question de lire ceux qui sont comme nous, ou au contraire, ceux qui ne le sont pas…

Qu’en penses-tu???

Est-ce la fin de Twitter? À moins que Twitter s’associe à certains médias trad. pour concurrencer le partenariat CNN/FB qui semble lancé? En fait, ma question devrait être : Est-ce la fin du Twitter ‘traditionnel’? Qu’elle est la valeur ajouté de Twitter par rapport à ce qu’on a déjà comme outil TIC?

Aussi, tant qu’à y être et à te poser des questions… crois-tu que le mariage entre les deux joueurs (CNN/FB) est pour la vie où les concubins seront ‘fidèle’ ou est-ce une union ‘libre’ où FB pourra (et voudra) s’associer à d’autres médias?

Un peu compliqué (et long!) comme question/réflexion…désolée! Ce qui explique probablement pourquoi je ne suis pas bonne au micro-blogging (ni même au blogging)!!! Merci!

Martine

Voici ma réponse :

Chère Martine, merci pour ton long commentaire qui comporte de nombreuses questions. Il est en effet clair que le conglomérat d’occasion, CNN/FB a ouvert une brèche dans ce que pourrait être la télévision interactive et communautaire de demain. Il est aussi évident que comme les médias sociaux sont souvent nichés et qu’ils sous-tendent des profils sociaux démographiques différents, il en est et en sera de même des outils de mocroblogging comme Twitter ou comme ce qu’offre la fonctionnalité des statuts de Facebook. Cependant, en Amérique du Sud, dans certaines régions d’Europe, en Afrique ou en Asie, Facebook n’a qu’une très faible pénétration. Il y a donc beaucoup de place pour des joueurs régionaux. Les forums comme lieu d’échanges ont aussi perdu beaucoup de plumes au cours des dernières années. Finalement, Twitter tire son intérêt principalement à cause de l’influence de ses utilisateurs qui sont les super geeks/blogueurs, soit le 2e groupe le plus influent du Web après les médias traditionnels. Twitter reste donc encore, un lieu très pertinent pour savoir ce qui se trame sur le Web et pour influer sur les influenceurs de premiers plans. Comme c’est le cas depuis un certain nombre d’années déjà, les joueurs Web 2.0 continueront de nous surprendre, d’insuffler de plus en plus d’interaction entre les usagers et de créer des mash-ups (que moi j’aime bien appeler pâté chinois) qui vont encore repousser plus loin nos perceptions des médias traditionnels, des médias sociaux et de l’interaction humaine sur le Web…
C’est donc une réponse plus philosophique que pratique finalement…

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Facebook Gouvernement électronique Innovation Medias et Internet Médias sociaux Technologies Internet Web 2.0

Obama, le Web 2.0 par la grande porte

J’étais extatique d’observer la mise en ligne Web 2.0 du site Whitehouse.gov tout comme le père de l’expression 2.0 Tim O’Reilley qui disait dans son billet change.gov Becomes whitehouse.gov:

In all the excitement of the inauguration today, I wanted to call out one amazing success story. Today, change.gov became WhiteHouse.gov. For those of us in tech, this is an amazing affirmation. Not only did the Web 2.0 principles of user-engagement, viral outreach, rapid development, and real-time intelligence help Obama to win the presidency, he’s bringing the same principles and the same team to manage his outreach during his time in office.
This is an amazing moment for anyone involved with Web 2.0. There’s a long road ahead, but it’s clear that many of the lessons that were learned first on the consumer internet are now being applied to much harder, more serious problems.

(…)

One of the things that excites me the most is the way that the new administration is reaching out to small companies rather than to the normal behemoths who bid on government contracts. Among other things, in an environment where we all need to do more with less, it’s fabulous to see how the latest web technology can be deployed by small teams. I think that there will be many opportunities in the coming year for technologists to make a difference in helping our new administration achieve its ambitious goals.

Le Web 2.0 modifiera la télévision telle qu’on la connaît
Lors de la soirée électorale d’Obama, la RTBF avait fait une expérience de clavardage en direct, avec les journalistes de la RTBF et la rediffusion de l’émission électorale en continu sur le Web. C’était déjà vraiment bien de clavarder avec des gens des quatre coins du monde. Il y avait aussi eu l’expérience Twitlife, qui réunissait des twittereur francophones des 4 coins du globe et qui diffusait leurs impressions de la soirée électorale, qui étaient ensuite reprises par de grands médias européens. Mais hier, l’application composite CNN/Facebook nous a donné réellement une vision de ce que sera la télévision de demain puisque nous avions la possibilité de choisir le streaming de plusieurs points de vue et de clavarder et réagir en direct, via les statuts Facebook de nos amis ou de l’ensemble des usagers Facebook. C’est ce qu’on appelle l’interactivité sociale en direct à son meilleur. Le seul bémol à ce genre d’application est la bande passante qui est encore malheureusement déficiente pour permettre la pleine utilisation de ce genre d’utilisation et le load balancing des serveurs de Facebook/CNN qui ont été plus que sollicité durant ce moment historique de l’investiture américaine. Mais pour ce qui est de la bande passante, du côté américain du moins, le NYTimes pose la judicieuse question Does Broadband Need a Stimulus?

MAJ
Avis aux politiciens et aux fonctionnaires, si vous voulez être efficaces en ligne, faites comme Obama et foutez les mafias des gros intégrateurs et des firmes de communications relations publiques majeures, dehors à coup de pied au cul et commencez à travailler avec les petites boîtes Web et avec les consultants de pointes qui savent ce qu’ils font (OK je parle pour ma paroisse ici). Ça va vous coûter pas mal moins cher et ça va fonctionner. Mais N’INSISTEZ PAS POUR QU’ILS SOIENT ISO ou qu’ils AIENT DÉJÀ GÉRÉ DES SITES WEB DE PLUSIEUIRS MILLIONS DE DOLLARS. Si le président américain, l’homme le plus puissant de la planète, prend cette tangente, il me semble que vous pourriez vous en inspirer. Mais ces mafias vous font-elles trop peur pour agir???

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Stratégies de commerce électronique Technologies Internet

Nortel, la triste histoire de mauvais choix stratégiques

Dans une ancienne vie, je travaillais aux ventes chez Bell Canada et je vendais des équipements Norstar. Je me souviens encore du tournant soi-disant dramatique de l’an 2000 et à quel point nous avions capitalisé sur la vente d’équipement qui devaient permettre de passer ce cap fatidique sans heurts. Je me souviens aussi que la suite d’équipement Norstar de Nortel était la suite téléphonique la plus vendue de la planète. Or, à l’époque, débutaient les premiers balbutiements de la téléphonie IP qu’on disait plus que prometteuse. Les dirigeants de Nortel décidèrent de tout miser sur cette nouvelle technologie et passèrent le mot aux vendeurs et à leur marché qu’ils cesseraient de supporter les mises à niveau des équipements Norstar puisqu’ils pousseraient désormais la téléphonie IP. Or, à l’époque, Nortel se mit à faire des achats de compagnies de transfert de données, ils voulaient compétitionner CISCO et ils mirent sur le marché le produit BCM Business Communication Manager dont personne n’était encore formé pour entretenir et encore moins pour vendre. Ils disaient donc à leur marché, le produit le plus populaire de la planète, ne sera plus entretenu par nous et nous vous proposons à la place une technologie non encore stable, non encore éprouvée et nos employés ne savent pas encore comment vous installer ça, le vendre et l’entretenir. Quelques mois plus tard, je perdais mon emploi, Nortel commençait sa descente aux enfers et c’est ainsi que j’entrepris mes études de maîtrise pour changer ma carrière.
La conclusion de cette triste histoire
Si vous êtes un leader dans votre secteur et que vous avez une base de clientèle forte et fidèle, même si vous croyez à un avenir prometteur pour une nouvelle technologie, continuez tout de même à entretenir vos clients actuels pour les produits que vous leur avez vendus, songez à un plan de migration qui permet à vos clients de capitaliser sur leurs investissements actuels et assurez-vous que vos employés sont formés sur vos nouveaux produits et surtout, assurez-vous qu’ils fonctionnent…

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Marketing Internet Médias sociaux Technologies Internet

Note de service IAB, CRIM, HEC Montréal

Petite pause pub pour vous faire connaître des événements et un nouveau service que je vous recommande. Tout d’abord, IAB Canada (Bureau de la publicité interactive) tient une série d’événements et de formations que je vous conseille fortement. Ces événements sont vraiment pertinents, la preuve, j’étais conférencière d’honneur lors du dernier Mixx-Canada. C’est tout dire…
Puis, le CRIM tiendra sa Boule de cristal annuelle les 31 mars et 1er avril.

Les thèmes principaux de cette édition :
• Le développement durable, l’énergie, et les TI.
• L’intelligence distribuée en TI, la gestion des connaissances et leur potentiel.
• Les tendances et les défis de l’innovation en TI.
• L’impact des TI sur la sécurité des personnes, des biens et des données.

Enfin, HEC Montréal, via l’un de mes mentors (que je ne vois plus assez souvent puisqu’il est secrétaire général de HEC et a un horaire plus que chargé), Jacques Nantel, vient de mettre en ligne le site de communauté de pratique Club Marketing, à l’attention des anciens de l’institution.

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Sex, drug and Rock & Roll, les innovateurs du Web

Sex, drug and Rock & Roll, la trilogie maléfique qui contrôle une partie de la culture pop américaine, est aussi la trilogie qui a influencé la technologie et le Web. C’est un sujet dont je vous ai déjà parlé et qui revient en force dans l’article Sex, Drugs, and Rock & Roll du très sérieux Baseline Magazine.

Sex, drugs, and rock & roll have all found their place in the digital world, and helped make the internet the encompassing cultural force that it has become.
Yes, this is somehow relevant to your business. The sad fact is that your company blogs and social networks probably aren’t very good, and that’s because they don’t feel organic and plugged into the way people actually communicate with each other.
I’m not suggesting that you add sex and drugs to the corporate website, although a little music might be nice.
The point is that people bring their real lives online with them. Companies that communicate with their customers in something like the vernacular have a better chance of building relationships with those customers than companies that stick to impersonal corporate-speak.

C’est tellement vrai que ces industries innovent sur le Web que je dis souvent à la blague lors de mes conférences marketing, qu’on se doit de suivre l’évolution en ligne de ces industries et que si votre conjoint ou patron a des problèmes avec le fait que vous surfiez “porn” vous pourrez toujours justifier que vous faites de la recherche et développement…

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