M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Commerce de détail en ligne Innovation Marketing 2.0 Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Web 2.0

Le génie de Don Tapscot

J’ai eu le plaisir d’écouter Don Tapscot il y a deux semaines, lors de la journée La refonte extrême du commerce de détail. Cette journée était organisée par Sylvain Sénécal titulaire de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe financier en collaboration avec la firme Montréalaise Mon Mannequin virtuel. À cette occasion, j’ai appris, lors d’une présentation de leur aimable présidente, Louise Guay, que Mon mannequin virtuel introduira au début de 2008, la possibilité d’incorporer l’image de votre tête, au corps 3D des avatars qu’ils développent pour l’industrie du commerce de détail. Disons que ça fera une grande différence lorsque vous essaierez des morceaux de linges chez de grands détaillants en ligne comme H&M ou Sears & Roebuck. C’est une innovation que j’ai hâte d’expérimenter.

Pour revenir à Don Tapscot, je me suis rendu compte que comme conférencier, j’ai encore des croûtes à manger avant d’être à la hauteur de celui que je considère comme un très grand maître en la matière. Ce n’est vraiment pas mauvais d’écouter beaucoup meilleur que soit. Ça donne une dose d’humilité et ça permet de s’apercevoir de tout le chemin qui reste encore à parcourir. Toujours est-il que monsieur Tapscot parlait du marketing 2.0 en relation avec le Web 2.0. Entre autres choses, il a parlé des Web services (mon sujet de maîtrise PDF). Il a aussi longuement parlé de la génération Net. Ce sont ces jeunes qui sont nés avec le web. Il nous faisait remarquer qu’au Canada, ces jeunes sont désormais plus nombreux que les baby-boomers et que ce sont eux qui dicteront les pratiques marketing du futur (et même du présent dans certains cas). À titre de comparaison, ils sont 8 millions au Canada contre 7.3 millions de baby-boomers. C’est tout dire. De ce groupe qui dictera le commerce de détail de demain, on peut dire :

• qu’ils sont très multitâches,
• qu’ils écoutent la télévision différemment,
• qu’ils aiment :
       o la liberté de choix et la mobilité,
       o qu’ils aiment la personnalisation (ils veulent modifier vos produits et les faire sien),
       o l’observation minutieuse dans le sens de « scrutinizer » (lorsqu’ils regardent une photo ils se demandent instinctivement qu’est-ce qui a été modifié par Photoshop),
       o l’intégrité,
       o la collaboration (dans le sens de participation comme dans Wikipedia),
       o divertissement (pour eux le travail, la collaboration et le divertissement sont toute la même chose qui devrait normalement coexisté simultanément tout le temps),
       o vitesse,
       o et l’innovation.

La montée de cette communauté collaborative est responsable du transfert de pouvoir de

• Kodak à Flickr
• MTV à YouTube
• Match.com à Facebook
• Britanica à Wikipedia
• CNN à Blogger

Disons qu’ils sont désormais LE GROUPE-CIBLE à observer, comprendre, charmer et vendre.

Quelle présentation inspirante…

Le génie de Don Tapscot Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

L’Homme de Calder, du nouveau

Homme de Calder

Le copain Mathieu Bélanger m’informe de cette nouvelle qui met en péril l’idée de déplacer la sculpture l’Homme de Calder au coin des avenues Du Parc et Des Pins. Dans l’article L'ONU dans la mire de Montréal, de Sébastien Rodrigue de La Presse on peut lire :

Le gouvernement fédéral a récemment proposé à l’ONU de quitter New York pour le Vieux-Port de Montréal, où un groupe de promoteurs des secteurs public et privé ont imaginé un ambitieux projet, a constaté La Presse dans des documents inédits.

Le silo no 5 laisserait ainsi sa place au siège des Nations unies. Le siège de l’ONU prendrait place entre les quai Windmill et Bickerdike, à l’avant du complexe. La sculpture L’homme d’Alexandre Calder serait déplacée au cœur de l’îlot, dans un parc. Le prolongement de la rue McGill deviendrait l’une des quatre entrées de la «Cité globale», adossée à l’autoroute Bonaventure, en face d’Habitat 67.

Bon, bon, bon…

D’accord pour le siège social de l’ONU. C’est vrai que l’Homme serait méchamment mis en valeur devant le siège social du plus important organisme de la planète, s’il déménage à Montréal évidemment. Je serai beau joueur et j’appuie désormais cette idée, mais je garde l’autre (Du Parc / Des Pins) en option. Au cas où ça ne fonctionnerait pas.

Pour en savoir plus:

Charles Lapointe appuie officiellement le Mouvement pour le déplacement de l’homme de Calder.

  

À propos de Calder (encore)

 

The Gazette parle du Mouvement pour déplacer l’Homme de Calder

 

Mouvement pour le déménagement de la sculpture L’Homme de Calder

 

Une transparence lumineuse

 

L’Homme de Calder, du nouveau Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Edito sans question Innovation Marketing 2.0 Marketing des univers virtuels Marketing Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Relations publiques Internet Second Life

L’aveuglement des grosses agences

p>MAJ

Ceci est un cas un peu fictif et exagéré aux fins de la démonstration…

Hier soir, j’étais au rendez-vous qu’avait donné le copain Yannick Manuri pour le lancement de sa nouvelle entreprise Espresso. Après le cocktail, plusieurs copains dont Guillaume Brunet et moi-même somment allé souper dans un petit resto. L’un des convives est un bonze marketing Internet de l’une des grandes agences de pub (je ne dévoilerais pas son nom pour protéger son identité). Guillaume et moi le haranguions à l’effet que sa grosse agence était extrêmement bien placée pour positionner convenablement le commerce électronique, le marketing internet, le web 2 et toutes ces innovations « user generated content » pour ses gros clients. Il nous répondit que nous, les petits consultants qui travaillent avec de petits budgets pour de petites boîtes nous ne serions pas capables avec nos blogues de dépenser les sommes colossales que ses clients dépensent pour afficher leurs produits de masse (il parlait de $X dizaines de millions par ans).

Guillaume lui disait que de faire des sites en Flash, qui s’excluent de 60% de trafic naturel, pour ensuite faire de la bannière et pas de SEM était une solution facile pour générer des revenus pour sa boîte, mais que c’était de la merde et qu’ils ne donnaient pas les bons signaux aux marchés. Alors, le débat devint vite très animé et il nous disait que feriez-vous pour untel afin de dépenser les $X dizaines de millions qu’ils nous donnent?

Le débat était si vif que jamais je n’ai pu vraiment lui dire le fond de ma pensée. La voici donc!

– La firme $X dizaines de millions dont il parle a déjà lancé son blogue corporatif (au niveau international) et ce blogue a permis d’arrêter (à tout le moins de ralentir) la baisse de vente constante que connaît cette entreprise. Faites la même chose au niveau national.
– Un de ses compétiteurs a ouvert un blogue extranet sécurisé pour gérer les interactions avec les journalistes mondiaux qui s’intéressent à leur produit. Ça pourrait aussi se faire pour cette entreprise.
– Ses compétiteurs ont eu le flair d’aller dans Second life et de jouir de retombés PR et marketing gigantesque à moindres coûts. De plus, ils font de la R&D avec le Web 3D et ces apprentissages seront très rentables à moyen terme (il voulait savoir comment dépenser le fric du client. Me semble que ce serait une manière intelligente et instructive pour l’agence et son client, de le faire).
– Faite un site en HTML avec du Flash intégré, travaillez le positionnement naturel (oui je sais c’est long, ardu et les marges bénéficiaires de l’agence ne sont pas si bonne pour quelqu’un qui travaille  vraiment. Alors, augmentez celles-ci et expliquer au client pourquoi ça coûte plus cher à court terme et comment ça rapportera plus à long terme) et faites des campagnes de SEM. Le taux de clics et de conversion est plus fort que la bannière.
– Annoncez dans les blogues avec de la pub d’image. Le CTR est plus fort que dans les portails et le lectorat plus assidu.
– Faite des wikis explicatifs et évolutifs au lieu de l’abondante littérature papier qui accompagne ce produit. Rendez ces wikis accessibles sans fil.
– Développez du viral intelligent et de l’advergame.
– Permettez aux clients finaux d’exprimer leurs besoins et les spécifications techniques qu’ils aimeraient voir ajouter au produit, en temps réel, au lieu de faire des focus groups à ne plus finir et qui ne donnent souvent que très peu de suggestions innovantes de toute façon.
– Faites du blog seeding et invitez les blogueurs à essayer le produit gratuitement, sans demander d’éloge, mais en exigeant leur critique objective en retour.
– Embrassez le web 2.0 et expliquez en profondeur à votre client pourquoi il devrait faire de même.

Il est trop facile de se cacher derrière le mur du « mon client veut faire de la télé et on lui dit que le Web est bon, mais il ne nous croit pas ». Le ROI se mesure et c’est vrai que le ROI du panneau routier est difficilement mesurable, que le P.D.G. aime se voir sur ce panneau et que si on compare un média très mesurable (comme le web) à un média qui ne l’est pas, comme le panneau routier, le média mesurable peut souffrir de la comparaison.

Finalement, au début de ma carrière de consultant marketing internet, l’un des anciens patrons de cette agence, avait demandé à Guillaume et moi, comment faire pour attirer les clients finaux dans les points de vente de son client, mais sans impliquer le marchandisage, les RP, la pub traditionnelle, la promo et toutes les autres divisions de l’agence. Il m’explique qu’il était plus facile de gérer un budget seul que de travailler avec ses confrères des autres divisions et qu’il cherchait un stratagème pour faire tout cela strictement avec le web. Il nous dit que si nous avions une réponse à cette question, qu’il aurait des mandats pour nous. Je retournais donc au bureau et durant une semaine nous avons fait des recherches sur le sujet et avons tourné cette question dans tous les sens. Après avoir trouvé la seule réponse possible, nous avons rappelé le patron en question. Après plusieurs appels restés sans réponses, j’ai conclu que ce patron était un trou de cul, qu’il nous avait fait travaillé inutilement pendant une semaine pour trouver « la réponse » à sa question et qu’il aurait été plus honnête de nous dire simplement que jamais il ne travaillerait avec notre petite boîte de débutant. Voici donc notre réponse :

–De se dire une agence intégrée est une chose. De l’être vraiment en est une autre! La voie du succès marketing internet est de réellement travailler en collaboration avec tous les départements intégré d’une agence et de l’input de chacune de ses divisions jailliras l’activité publicitaire géniale qui aura réellement de l’impact. Le plus bel exemple de ceci est l’initiative "Miller Lite Virtual Racing League" (VRL)

solution
The Miller Lite Virtual Racing League, a fantasy game that allows consumers to run their own fantasy stock car racing team, complete with a stock car, a garage and a bank account with sponsorship money. By making decisions about their race team, like hiring a crew chief, recruiting and training a driver, and buying new tires, participants got to simulate the thrills of real racing. The game was designed to be the foundation of a cross-medium strategy where consumers could collect promotion codes in print and online ads, in Miller Lite packaging, and by watching Miller-sponsored broadcasts of actual stock car racing events. Back in the game, these codes could be redeemed to add funds to their sponsorship account.

results
In 2002, the site attracted nearly 305,000 registrants, a 290 percent increase over the previous year. In addition, Miller Lite Virtual Racing League was named Best In Show across all media categories from the International Food and Beverage Awards, and awarded a Gold medal in the New Media category.

L’aveuglement des grosses agences Lire la suite »

Innovation Technologies Internet Web 2.0

Morgan Stanley sur le Web 2.0 et les tendances TI

Voici une excellente présentation de la firme Morgan Stanley (via Techcrunch) sur les tendances technos montantes à l’ère du Web 2.0. Les grandes lignes de celle-ci :
• L’excellente performance des titres technologiques reflète les attentes futures
• La demande des consommateurs pour les produits/services adaptés internet est forte
• L’innovation pour les produits sans fil s’accélère
• Les besoins de mémoire continue de croitre
• La croissance des centres de données est robuste
• Les marchés émergents dictent la prochaine vague d’adoption des technologies
• Les entreprises pourraient sortir de leur trouille relative d’acheter de la technologie
• La récession = défi potentiel grave

Morgan Stanley sur le Web 2.0 et les tendances TI Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Innovation Médias sociaux Outils et références statistiques des affaires électroniques Technologies Internet Web 2.0 Yulbiz

Steph Guérin

Pour la première fois hier, j’ai rencontré en personne Steph Guérin. Depuis plusieurs mois déjà, on se parle au téléphone et par blogue interposé. C’est un blogueur que je respecte et c’est aussi un partenaire puisqu’il est celui qui a entrepris le Yulbiz Québec. Depuis plusieurs mois déjà, il me talonne pour que je m’inscrive à son répertoire de blogue Toutlemondeenblogue et que j’essaie son outil inMinr qui est un outil de statistiques de fréquentation, doublé d’outils de datamining (forage des données à des fins marketings). On a beau dire que le Web est un outil de communication qui traverse les frontières et qui permet de dialoguer avec des gens à des kilomètres à la ronde (je donnais une conférence via Skype à des étudiants de l’Université St-Paul à Ottawa et aux convives de Yulbiz-Varsovie au début du mois), mais de prendre un verre ensemble, de se serrer la main et de discuter en personne, peut aussi faire débloquer des choses qui étaient autrefois laissées pour contre. Ainsi, je viens de m’inscrire à son fameux répertoire et d’installer son témoin InMinr. Le fait que j’aime bien « sa drive », qu’il est très sympathique, qu’il sait de quoi il parle, qu’il croit (probablement à tord) que je suis l’un de ses gourous et que l’élève dépassera le maître sou peu (ça me fait chier un peu, mon amour propre en souffre) et que je me dois de connaître ses produits, sont autant d’éléments qui motivent ma décision. Bonne continuation cher Steph…

MAJ

Tant qu’à jouer avec ma sidebar (barre latérale) j’ai aussi mis le bouton des Favoris de stratégies, dont je fais partie déjà depuis plusieurs mois. Ils ont encore d’ailleurs l’ancienne interface de mon blogue…

Pour ceux qui ne connaissent pas Stratégies ici, disons que c’est notre équivalent d’Infopresse en Europe francophone. Mais contrairement à Infopresse, eux ils sont toujours copains avec moi! Je ne les ai pas encore malmenés…

Steph Guérin Lire la suite »

Innovation Veille stratégique et Internet Web 2.0

Révolution de l’information

En décembre je serais conférencier à l’Université de Montréal pour une journée organisée par la direction des bibliothèques de l’institution. Les bibliothécaires des écoles affiliés et de l’université discuteront de l’avenir de leur profession et j’ouvrirais la journée en présentant ce qu’est le Web 2.0. Disons que le petit vidéo Information R/volution déniché par le copain Mitch Joel, pourrait certainement être un électrochoc de taille pour les convives qui seront présents. Je proposerais donc ce document en ouverture de ma propre présentation.

 

Le métier de bibliothécaire (comme celui d’agent de voyage d’ailleurs) risque de changer énormément dans les prochaines années. Selon moi, ils devraient rapidement devenir des experts de la recherche d’informations numérique que simplement des experts de l’information papier. Mais là, je devance les sages délibérations qu’ils devront faire eux-mêmes de toute façon…

Révolution de l’information Lire la suite »

statistiques des affaires électroniques Technologies Internet

Primeur : Vstat, un nouvel outil de mesure statistique du vidéo streaming

Le bon copain Loïc Guillard vient de lancer une nouvelle entreprise et un nouveau produit. Il s’agit de Streametrics et de Vstat, qui est un spin-off de son excellent outil statistique D-Stat. Je n’ai pas encore essayé son produit, mais je peux déjà dire que le besoin de mesure statistique indépendante du vidéo streaming est une idée innovante qui ne semble pas encore avoir de compétition dans ce domaine. Mais voici donc une portion du communiqué qui sera envoyé aux médias :

Streametrics lance Vstat; le premier logiciel de mesure vidéo en ligne et en temps réel, destiné aux diffuseurs et producteurs de contenu vidéo Web, ainsi qu’aux agences et annonceurs.

Vstat produit des statistiques complètes sur la provenance, l’affluence et le comportement des visiteurs. Les nombreux indicateurs de performance, (KPI) permettent de quantifier précisément tous les flux des contenus vidéo et leur consommation afin de pouvoir analyser leurs performances respectives et justifier le retour sur investissement (RSI).

La consommation vidéo augmente à une vitesse fulgurante et le modèle publicitaire suit cette tendance. Il offre de nouvelles perspectives aux annonceurs qui veulent prendre le virage. Selon la firme de recherche eMarketer, 72% des internautes américains auront consommé de la vidéo sur le Web au moins une fois par mois en 2007 pour atteindre 80% en 2008. Toujours selon eMarketer, les revenus de la publicité vidéo sur le Web aux USA, atteindront 650 millions en 2007 et 1,1 milliard en 2008.

La méthode traditionnelle de mesure d’audience de la télévision à partir d’échantillons ne colle pas au modèle d’audience de la vidéo sur Internet. De plus, la croissance exponentielle de sites vidéo et la diffusion sur diverses plateformes requiert désormais de nouvelles métriques.

Streametrics répond à un besoin immédiat en offrant une nouvelle génération d’outils de mesure qui aide désormais diffuseurs et annonceurs à monétiser leur contenu vidéo.

Primeur : Vstat, un nouvel outil de mesure statistique du vidéo streaming Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires

Bloguer pour vendre, suite et fin de pourquoi bloguer

 Le livre collaboratif Pourquoi Bloguer (dans un contexte d’affaires), auquel j’ai collaboré, est en prévente et vous pouvez toujours bénéficier d’une dédicace et d’un rabais de $4.95 si vous achetez maintenant.

Voici maintenant la suite et la fin de mon chapitre.

Quelles peuvent être ces autres retombées d’affaires?

Charlene Li de Forrester s’est posé cette question . La réponse qu’elle a fournit dans son document The ROI of Bloging est assez éloquente. Ayant moi-même bénéficié des nombreuses retombées qu’elle énumère dans le tableau plus bas, je suis porté à donner beaucoup de crédits à sa réflexion. Ainsi, le blogue augmentera sensiblement la visibilité de la marque, permettra de récolter des idées fraîches et lucratives venant des lecteurs, diminuera l’impact de critiques pouvant exister à votre endroit sur le Web et diminuera les coûts associés aux ventes. Je vous mentionnerais que pour ma part, ce chapitre est issu principalement de nombreux billets qui sont déjà écrits dans mon blogue. Celui-ci me permet donc de retrouver et de diversifier les impacts de mes contenus et idées sous forme de chapitre dans ce présent livre, sous forme d’articles que j’envoie à de nombreux médias, qui ne manquent pas de citer la source originale et de m’envoyer des lecteurs/clients potentiels additionnels, sous forme de contenus pour mes conférences ou sous forme de contenus pour mes mandats de consultations. Le blogue ne sert donc pas strictement qu’à vendre et peut être un outil qui engendre de nombreuses autres retombées.

Vous avez encore peut de bloguer?

Vous êtes probablement victime de ces nombreux mythes qui entourent les blogues d’affaires. Lorsque j’explique le phénomène blogue dans un contexte d’affaires, invariablement, je sens que mes interlocuteurs saisissent la portée marketing indéniable du médium tout en craignant l’ouverture et les possibles retombées négatives que ce genre de communication bidirectionnelle peut engendrer.

Commençons par les deux craintes majeures qui surgissent le plus fréquemment. Aurais-je dû contenue à livrer à mes lecteurs potentiels et comment pourrais-je répondre à tous ces commentaires que me ferons les lecteurs? Tout d’abord, si vous êtes passionné par votre travail vous pouvez certainement en parler des heures durant avec vos confrères, clients et partenaires d’affaires. Pourquoi ne pourriez-vous en faire autant sur un blogue? Si la crainte de la page blanche est la réelle source de vos angoisses, choisissez un pseudonyme, parlez de pêche, de golf ou de tout autre sujet qui vous accapare vraiment et essayez de bloguer anonymement sur une plate-forme gratuite telle que Blogger pour quelques mois. Vous vous habituerez à la technologie, vous développerez un style, vous décontracterez et lorsque vous sentez que vous êtes prêt, débutez votre blogue d’affaires (idéalement avec une autre technologie que Blogger qui est trop restrictive). Pour ce qui est de répondre aux nombreux commentaires, commencez par en recevoir quelques-uns avant de paniquer avec ça. Vous trouverez d’ailleurs, que lorsque l’on débute, ou encore en fonction de votre sujet, les commentaires ne sont pas si nombreux que ça. De plus, si vous avez une abondance de commentaire, sachez que vous n’êtes pas obligé de répondre à tous personnellement. Vous pourriez par exemple, ne répondre qu’à ceux que vous jugez représentatifs de l’ensemble. Ce qui représente une charge de travail beaucoup moins lourde.

Mythe 1 instaurez une politique éditoriale pour limiter les risques de poursuites judiciaires. * 

L’instauration d’une politique éditoriale n’est certes pas une mauvaise chose. Cependant, vos employés sont déjà sujets aux diverses clauses de confidentialités ou encore à un code de conduite, que vous devriez déjà avoir mis en place pour les communications courantes de votre société. Les blogues font donc intégralement parti de ces ententes.

Réalité 1 Afin de réduire les risques, les entreprises devraient mettre en place des mesures de contrôles éditoriales.

Si vos employés bloguent pour vous, il va de soi qu’un responsable de l’entreprise lit et approuve les contenus avant de les mettre en ligne. Les technologies blogues permettent ce genre de contrôle administratif et il serait certes plus judicieux de prévenir les contenus à éviter avant qu’ils ne soient en ligne que de réagir par la suite. De plus, il est beaucoup plus aisé d’expliquer en quoi un contenu peut déroger de l’aspect confidentiel ou contrevenir à certaines règles juridiques avec l’employé rédacteur que de le menacer de sanction.

L’esprit des blogues réside dans une communication ouverte plutôt que dans une confrontation.

Mythe 2 Pour réussir un blogue d’affaires, les entreprises doivent sélectionner les bonnes personnes pour bloguer

Dans certaines entreprises, les blogueurs sont soigneusement sélectionnés afin de devenir les évangélistes officiels de l’entreprise. Cependant, les employés qui ont la connaissance du terrain sont souvent laissés pour contre.

Dans certaines entreprises, les blogueurs sont soigneusement sélectionnés afin de devenir les évangélistes officiels de l’entreprise. Cependant, les employés qui ont la connaissance du terrain sont souvent laissés pour contre.

Réalité 2 Les blogues devraient être largement disséminés dans l’entreprise comme lieu de partage du savoir et elles devraient de surcroît, établir des règles permettant aux meilleurs de ces contenus d’être rendu disponible aux bonnes personnes, aux bons moments.

Ne sélectionner que quelques membres de son personnel pour bloguer est un appel à la catastrophe et au burn-out du blogueur. Vous devriez plutôt instituer des blogues intranet sécurisé et accessible à tous afin d’y recueillir les meilleurs contenus qui seront alors exposés sur votre blogue d’entreprise. Vous avez une mine de passion et d’informations très pertinentes qui réside en chacun des employés. De plus, ils sont au fait des informations à valeur ajoutées qu’ils peuvent partager aux autres employés et éventuellement aux clients.

Mythe 3 Les blogues d’entreprises sont surtout intéressants en termes de marketing et de PR.

Certes les blogues sont efficaces en terme marketing. Ils dépassent même les sites traditionnels à cet effet.

Certes les blogues sont efficaces en terme marketing. Ils dépassent même les sites traditionnels à cet effet.

Réalité 3 Les blogues devraient aussi être utilisé afin d’augmenter le capital informationnel de toutes les fonctions de l’entreprise.

Plusieurs entreprises ont dépassé la vision strictement marketing ou PR des blogues pour harnacher son pouvoir dans diverses fonctions traditionnelles de l’entreprise. Ainsi, il est possible d’utiliser les blogues pour entretenir une conversation avec les partenaires externes dans une optique de recherche et développement, de vente, de ressources humaines ou encore de service clientèle. Par exemple, Stillwater National Bank, utilise les blogues comme un extranet pour ses partenaires hypothécaires, afin de les tenir informés des opportunités qui se présentent sur une base régulière. Ils ont de plus, intégré ce blogue à leur logiciel CRM afin de suivre l’évolution des besoins des clients. Aux fins de ressources humaines, les blogues, dans une configuration intranet sécurisé, pourrait aussi servir de lieu de dissémination de l’information pertinente aux employés et émanant du service des ressources humaines. Ces informations pourraient contenir des détails sur les politiques de l’entreprise, la rémunération, les photos et vidéo du dernier party de l’entreprise et pourquoi pas, les photos du dernier né de l’employé qui est en congé de maternité. Ils souderaient ainsi l’esprit de corps, qui pourrait s’exprimer en ce lieu privé.

Mythe 4 Avoir des blogueurs célèbres est la clé du succès.

Robert Scoble et Jonathan Schwartz (de Microsoft et Sun) sont les blogueurs d’entreprises les plus connues de la planète américaine. Chez les Français, Loïc Lemeur (Six Apart) est sans doute leur équivalent. Ces personnages nous donnent l’impression qu’il faut être une célébrité pour devenir blogueur d’affaires. Notez cependant que ce sont les blogues qui ont grandement forgé leur célébrité.

Réalité 4 Les entreprises devraient harnacher et mettre en ligne le contenu le plus approprié en fonction des initiatives qu’ils veulent mettre en marche.

Les lecteurs de blogues et les engins de recherches ne s’intéressent pas qu’aux célébrités. Ils s’intéressent plutôt à la pertinence et à la qualité des contenus qu’ils peuvent consulter. Si vous développez des contenus pertinents, vous aurez des lecteurs qui reviendront et qui adopteront peut-être votre entreprise, au point de devenir les évangélistes de votre marque. Vous serez alors des célébrités.

Copyblogger.com  fait une leçon intéressante sur les manières de capturer l’attention des lecteurs de votre blogue, dès les premières lignes. Voici un résumé traduit librement de ses 5 conseils.

1-Poser une question rhétorique.
2-partager une anecdote ou une citation savoureuse.
3-Stimulez une vision de l’esprit par l’utilisation de mots tels qu’imaginez, vous souvenez-vous, voyez comment, etc.
4-Utilisez une analogie, une métaphore ou une similitude qui facilite l’imagerie mentale.
5-Citez une statistique ou une donné inusité et même choquante.

Don’t be famous: be Usefull

Selon Steve Rubel du célèbre blogue américain  de Micropersuasion.com , il existerait les 4 P du marketing de blogue. Évidemment, il se réfère aux 4 P du marketing traditionnel, soit le Prix, le produit, la Place (distribution) et la Promotion. Selon Rubel les 4 P du marketing d’un blogue sont :

Passion : écrivez sur un sujet qui vous passionne
Purposeful (buts visés) : Sachez pour quoi et pour qui vous écrivez, gardez votre objectif d’affaires en tête

Present (présentement) : écrivez à propos des sujets qui sont de l’heure, j’ajouterais même, écrivez à propos des sujets qui le seront bientôt. À ce propos, une série d’analyses que j’avais faites à propos de la présence Web des partis politiques durant des élections, sont devenus d’actualités le lendemain de celles-ci. j’ai donc jouit d’une couverture médiatique imprimée et télévisuelle gratuite et non sollicitée.

Positional (prenez position) : Prenez position sur les enjeux dont vous parlez. Il n’y a rien de plus banal que de visiter un blogue qui ne fait que répéter bêtement des idées et des trouvailles faites par d’autres, sans ajouter une valeur quelconque. Ce genre de blogue nous permet de découvrir la source que nous consulterons dorénavant. Mettez-y donc votre grain de sel!

*Ces mythes et réalités des blogues d’affaires sont issus et traduits librement du document Blogging in the enterprise (PDF), a Guidewire Group survey, iUpload sponsor, oct. 2005 et se retrouvent aussi dans le billet : https://www.michelleblanc.com/2006/06/06/blogues-entreprises-mythes-realites/

Bloguer pour vendre, suite et fin de pourquoi bloguer Lire la suite »

Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Second Life

De choses et d’autres

Le marketing de Facebook chez Martin Lessard

IBM et Linden Lab (propriétaires de Second Life) s’unissent pour développer une interopérabilité des mondes virtuels (quelle bonne nouvelle), dans Techcrunch.

Google investit de plus en plus dans les technologies mobiles. Est-ce une nouvelle direction d’affaires majeures du géant? Ajoutez à ça son brevet pour la publicité WiFi et allez voir le reste chez Fred Cavazza.

Les 10 tendances de l’industrie du marketing interactif selon Google, chez Minnesota Interactive Marketing Association.

Google et Groupe Pages Jaunes s’associent. C’est une bonne nouvelle que j’avais prédis il y a plusieurs mois de ça. Je ne trouve plus le billet en question, mais j’avais déjà soulevé le fait qu’au niveau local, Google n’a pas de force de vente et que les entreprises de bottins téléphoniques n’ont pas le trafic de Google, mais ont la force de vente locale et qu’un jour ou l’autre, Google aurait avantage à s’associer à ce genre d’entreprise et vice-versa.

De choses et d’autres Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut