Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

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Éthique des blogueurs, un jeune s’insurge de belle manière

Tout ça a commencé par un billet plus que polémiste (que d’aucuns qualifient de billet troll) de 90 degrés s’intitulant sulfureusement Pas de déontologie pour les blogueurs? Il y a des gens qui ont le don de la polémique et d’autres, comme dans ce cas-ci, l’ont un peu moins. Toujours est-il que la pluie de commentaires qui a suivi le billet était unanime pour dire à quel point le point de vue qui y est exprimé n’a pas de bon sens. C’est ça aussi le blogue. Un outil ou chaque billet peut allumer le feu aux poudres des lecteurs et susciter des réactions instantanées d’approbation ou de désapprobation. L’arène bloguesque est sans pitié et vous devrez vivre avec les conséquences de vos écrits. Tout ça pour dire qu’un jeune étudiant est venue clore l’opprobre de belle manière. Il s’agit du jeune Felix Genest qui exprime son désarroi et ses arguments et sa plume me réjouissent et me font espérer un avenir plus que joyeux pour notre relève. Voici donc son commentaire :

J’ai été brûlé par plusieurs, je voulais parler de ce billet qui ne mène à rien comme étant écrit d’une manière ô combien trollesque.
Personnellement, même si ma blogosphère est limitée, je n’ai jamais entendu parlé d’un blogueur voulant être membre de la FPJQ… Je suis un journaliste-blogueur et un journaliste étudiant, rien d’autre!
Vous niez l’importance des blogues? C’est du grand n’importe-quoi : SRC s’est servi de blogues pour prendre le pouls de la population, blogues qui ont eux-même rediffusé globalement ce que la blogosphère québécoise pensait. Et les blogueurs, c’est tout le monde : un BS, un expert en communication, un étudiant de 14 ans, un fonctionnaire, un enseignant, un journaliste, un retraité…
Finalement, je veux vous dire stop! Savez-vous de quoi vous parlez quand vous parlez de blogues? À ce que je vois, la web-attitude (qui ne se limite aucunement à ce dont vous avez présenté d’elle), vous ne l’avez pas. Vous n’êtes pas un blogueur d’âme, ça parait… À l’école secondaire De Rochebelle, là où j’étudie présentement, on a notre portails de blogues. Les carnets de De Rochebelle c’est au moins mille pages toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Et devinez quoi? On a tous un code de déontologie! [0-1-2-3-4-5-6-7-…] Je vais être baveux : bang, dans les dents! Là vous allez m’écrire «mouais mais c’est qui qui vous surveille, qui vérifie que vous appliquez le code?»… Tout le monde, monsieur. Il y a bien sûr François Guité, un enseignant, qui garde la fenêtre ouverte en cas d’urgence d’agir, mais pas une fois dans l’année il a dû user de son autorité. Pourquoi cela? C’est tout simple : la communauté s’automodère. Je vois que mon ami Étienne a écrit quelque chose qui n’a pas de sens? Je le lui dit et il s’arrange. Je vois que Yuan a plagié Radio-Canada (en passant c’est le seul qui l’a fait, et cela juste une fois…)? Je vais le voir et le résonne. C’est tout simple…
So, je vous le demande, la prochaine fois que vous écrirez une note coup de gueule (comme j’aime les appeler), tâchez d’être moins agressif. Je me suis senti visé par cette note anti-blogue et je n’ai pas aimé ça.

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Médias sociaux Relations publiques Internet

Comment ‘réseautent’ les femmes?

Comment ‘réseautent’ les femmes? (PDF) est une étude commanditée par le European Professional Woman’s Network et déniché via un Twitt de Vanina Delobelle. Le résumé de ce sondage révèle que :

L’étude montre qu’une femme cadre d’envergure internationale crée principalement son propre réseau pour des raisons sociales/personnelles (pour rencontrer de nouvelles personnes, pour son développement personnel), et dans un deuxième temps pour des raisons professionnelles (pour développer ses activités, rencontrer des nouveaux clients ou des clients potentiels). Toutefois, ‘faire évoluer ma carrière’, ‘trouver un emploi” et ‘m’intégrer au travail’ sont les principaux motifs professionnels évoqués pour réseauter.
(…)
Notre femme type est plus réactive que proactive. Elle répond positivement aux demandes diverses et aime aiguiller les gens vers les personnes compétentes. De temps en temps, elle contacte sa famille ou ses amis pour des raisons professionnelles.

(…)
Voici les conseils de notre femme type :
A faire

  • Etre ouverte et coopérative
  • Donner
  • Etre proactive
  • Rencontrer des gens
  • Ecouter
  • Se donner du temps (années)
  • Recommander des personnes
  • Etre soi-même
  • Assurer le suivi
  • Etre pragmatique
  • Garder le contact
  • Etre déterminée et concentrée
  • Tenir ses promesses
  • Etre discrète

A ne pas faire

  • Faire perdre du temps aux gens
  • Penser seulement à ses propres avantages
  • Avoir des mauvaises manières
  • Utiliser des méthodes agressives
  • Avoir une attitude passive
  • S’attendre à recevoir immédiatement
  • Devenir une collectionneuse de contacts
  • Limiter son réseau
  • Demander des services déraisonnables
  • Faire des promesses imprudentes
  • Partager trop librement les informations des contacts personnels
  • Donner une image erronée de soi
  • Négliger le suivi

On y apprend aussi que LinkedIn et EuropeanPWN sont les réseaux privilégiés des Européennes (exit Viadeo Aouch). Je ne connaissais pas EuropanPWN, mais ici aussi LinkedIn est particulièrement fort pour le réseautage. À la lecture des « à faire et ne pas faire » il appert que ces conseils sont judicieux pour tous ceux voulant accroître l’efficacité de leur réseau. Qu’ils soient hommes, femmes, Européens ou Américains…

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Twingly, Classement des blogues franco les plus populaires de la planète

Encore un coup dur pour mon égo! Un autre classement, Twingly.com, classe mon blogue comme étant le 70e blogue le plus populaire de la francophonie mondiale, toutes catégories confondues. Comme c’est désormais mon habitude, je vais aller faire un lavage afin de m’aider à rester un ti-peu humble. Aujourd’hui ce sera les couleurs foncées au cycle « permanent press ».

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Marketing 2.0 Marketing Internet statistiques des affaires électroniques

Les étudiants américains utilisent peu le courriel

Il y a quelques mois, je prédisais la disparition progressive du courriel au profit de la messagerie instantanée. Évidemment, dans les commentaires, certaines entreprises de marketing par courriel n’étaient pas de mon avis. Malheureusement pour eux, des chiffres d’eMarketer viennent corroborer mes élucubrations visionnaires. Ainsi, 6 étudiants sur 10 ne lisent jamais ou presque jamais les courriels publicitaires qu’ils reçoivent.

More than six out of 10 US high school and college students surveyed ‘never’ or ‘hardly ever’ read marketing e-mails, according to an October 2008 survey by eROI. The majority of respondents said companies were not effectively speaking to them personally through e-mail.
But e-mailing is hardly dead among students. Although texting was named as the favorite way to communicate by the largest percentage of respondents, e-mail was second, cited by 26% of students.
(…) Together, the studies point out that students have no problem with e-mail per se, but have no interest at all in irrelevant marketing messages.


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Télévision versus le Web et paradoxe perçu

Sur le blogue de Lichen communication, le billet je blogue mais je dois passer à la télévision si…m’interpelle directement.

Michelle Blanc vient de passer en deux semaines de consultantes à vedette. Pourquoi ? Tout simplement en passant à l’émission de télévision la plus vue au Québec, Tout le monde en parle.
Donc, dans cet univers numérique, pour faire du bruit, faut passer par la bonne vieille télévision que tout le monde annonce moribonde. Dichotomie dans le processus de communication entre la réalité et la propagande numérique. La télévision et la radio restent encore l’outil de communication qui rejoint le plus grand nombre de personnes.
C’est direct et cela parle directement au cœur. Internet ne possède pas encore cette puissance. Le web est une conversation, la télévision est une agora. Michelle Blanc peut parler autant qu’elle le souhaite, elle n’aurait jamais pu avoir autant d’impact en si peu de temps sans passer par la télévision.
(…)
Le numérique contre le trad, le web contre la télévision, des groupes Facebook contre …., l’ensemble des poncifs entendus reviennent.
Michelle Blanc fait du marketing numériques mais sa plus belle réalisation reste sa présence à la télévision et à la radio.
Paradoxe.

Ma réponse :
Paradoxe, oui et non.
Tout d’abord, on compare le médium TV à celui du Web et on présume que l’émotion ne passe pas sur le Web. Je ne suis pas d’accord avec ça et j’ai même déjà écrit De l’utilité du blogue comme outil de catharsis. Puis vient cette question de mon statut de vedette. Il est très vrai que comme suite à mon passage à Tout le monde en parle ma vie a soudainement basculé et qu’on me reconnait maintenant partout. Mais avais-je besoin de ça? Pour ma vie professionnelle, certainement pas (quoi que j’admette que ça aide beaucoup), mais pour faire la vulgarisation de la condition de transsexuelles et briser les tabous qui l’entourent, ça aura été le plus formidable forum qui soit. Mais encore là de quoi parlons-nous dans notre comparaison? De la TV comme diffuseur de pub ou de la TV comme diffuseur de contenus? Pour ce qui est de la diffusion de contenus, une émission comme TLMEP qui va chercher 1.5 million d’auditeurs dans un petit marché, jamais le Web ne rivalisera avec ça. Le numérique contre le trad? Dans une perspective publicitaire et marketing, Le Web peut certainement bien se défendre. Dans une perspective de compétition, mais pourquoi donc ne pas entrevoir l’un et l’autre au lieu de l’un ou l’autre? Chacun des médiums a ses forces et il est certainement très sain de capitaliser sur celles-ci. Jamais je n’ai personnellement sous-entendu que la TV allait disparaître. J’observe cependant que la génération Y n’est pas celle qui m’interpelle le plus dans la rue et qui a regardé l’émission. Même que la caissière du dépanneur derrière chez ma blonde me dit : « est-ce vrai que vous avez passé à la télévision? » Je lui demande pourquoi elle me demande ça et elle me répond « c’est qu’il y a des clients qui m’ont dit qu’ils vous ont vu ».

Finalement, j’étais amplement connue et médiatisée avant TLMEP et j’ai toujours su capitaliser sur les relations publiques traditionnelles puisque ce que je vends est de la crédibilité et que ce sont les autres qui me la donnent, incluant très certainement, les médias traditionnels. Mais cette crédibilité et cette visibilité médiatique dont je jouis depuis plusieurs années sont tributaires directement de mon blogue. Même mon passage à tout le monde en parle est aussi tributaire d’un ensemble de facteurs incluant, mon blogue. Il est cependant clair et évident qu’une émission comme TLMEP frappe l’imaginaire des téléspectateurs, à un niveau inégalé, comme le Web ne peut encore que difficilement atteindre.
Que mes plus belles réalisations restent mes participations à TLMEP et Christiane Charrette? Dans l’esprit de vulgarisation aux masses de ma condition, certainement. Au niveau professionnel, j’ose croire que non et que ce sont plutôt mes divers écrits scientifiques, professionnels, didactiques, mes conférences et mon blogue qui marquent l’esprit des gestionnaires Web…
By the way, on m’écrit de France et même de Pologne à propos de TLMEP et c’est parce que le vid de l’émission est sur Dailymotion…

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Prix Elle-Wikio, gros rire gras

Les catégories du prix Elle-Wikio me font rire. Ces catégories sont :

  • Blogs Mode
  • Blogs Cuisine
  • Blogs creations
  • Blogs mamans bébés
  • Blogs beauté
  • Blogs créatrices
  • Blogs chroniqueuses
  • Blogs sexe love

Pourquoi ces prix me font rire? C’est parce qu’ils classent la légèreté qui est bien nécessaire et que j’aime beaucoup, surtout en ces temps d’austérité économique, mais qu’ils oublient totalement la profondeur et la réflexion intellectuelle (je ne dis pas que les blogues gagnants n’en ont pas). Où sont les catégories blogues politiques, économiques, sociales, psychologiques et autres catégories ayant de la viande autour de l’os? Il est clair que la politique éditoriale de Elle n’est pas de participer à l’élévation intellectuelle des masses féminines et qu’ils font dans le léger. Mais ils ont manqué une belle opportunité de démontrer que les femmes sont aussi capables que les hommes d’avoir de la réflexion (dans le sens cérébral) plutôt que de la réflexion (dans le sens de l’image que projette un miroir). C’est finalement un bel exercice d’alimentation des clichés traditionnels de la femme. Quel dommage…

MAJ
Une liste alternative de blogues féminins est en train de se constituer ici. Ajouter le vôtre s’il n’y est pas déjà…

MAJ2
Il appert que je suis un ti-peu en retard sur le sujet et que bien d’autres copines et copains ont parlé de celui-ci bien avant moi, sans que je ne m’en aperçoive, par exemple Natacha, Cécile, Renart, des réseaux pro ou bien d’autres encore. Que voulez-vous, j’ai fait la connerie d’avoir une bonne idée (la guignolée des blogueurs), à un moment de ma vie ou j’ai déjà bin de la difficulté à gérer les diverses demandes d’aides de toutes sortes, reliées à ma nouvelle célébrité, à une période drôlement achalandée sur le plan professionnel. Je suis donc dans l’jus comme jamais auparavant. De plus, je suis plus une blogueuse (lire ici que je suis non journaliste et que jamais je ne payerai pour faire parti de la FPJQ et que même s’ils m’offraient gracieusement de faire partie de leur gang (comme d’autres l’ont fait) jamais je n’accepterais) que lectrice et mes inspirations me viennent selon le papillonnage du moment, qui peut des fois être en retard. Voilà…

Ne m’en veuillez donc pas si jamais je n’avais pas le temps de vous lire chez vous…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Le modèle d’affaires du Père Noël est déficient

Récemment, je vous parlais du retour en force du modèle d’affaires. He bien, le Père Noël est dans le trouble et il appert qu’il va demander à la banque centrale de refinancer ses opérations qui prennent l’eau. Entre autres, c’est à cause du réchauffement climatique, la neige fond et ses installations ne sont plus stables. Il est aussi de moins en moins lucratif de donner des cadeaux gratuitement. La solution serait peut-être de proroger Noël pour cette année?
GeekandPoke

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Edito sans question Gouvernement électronique Médias qui sollicitent mes avis politique et internet

Pourquoi, au Québec, le web est-il en quasi-absence de nos élections?

Ce week-end, j’ai reçu une demande du rédacteur en chef du journal Voir, pour pondre en 125 mots, une réponse à la question Pourquoi, au Québec, le web est-il en quasi-absence de nos élections? Ça fera partie de la rétrospective de fin d’année du prestigieux journal. Voici ma réponse :

Tous les secteurs de la vie québécoise sont en retard sur le Web. Ça commence par nos élus et ça continue avec l’économie, la culture, l’éducation, et cetera. Nos élus Baby-boomers sont des freaks du contrôle et pour que le Web fonctionne, il faut accepter une certaine perte de contrôle et ils en sont incapables. Les soupers spaghetti sont une recette connue, la sauce Web 2.0 fait peur puisque « les citoyens pourraient dire leur mécontentement ». Même la FPJQ s’inquiète de la montée du Web. Le Web est perçu comme une menace à la stabilité du « pareil au même ». Les élites communicationnelles qui conseillent nos partis, croient encore aux vertus de l’affichage sur le bord de l’autoroute. Le Web c’est donc une affiche compliquée à gérer qui est moins payante que le placement TV à pourcentage.

MAJ
L’article Revue 2008Sans rancune 2008 du journal Voir est ici

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Palmarès des blogues : Classement selon la pertinence des commentaires

Je ne le fais vraiment pas exprès de me retrouver encore dans un autre classement des blogues francophones mondial. Cette fois, il s’agit d’un classement des blogues selon la pertinence des commentaires. On décrit l’algorithme de recherche ainsi :

L’algorithme utilisé tient compte du nombre de commentaires, mais aussi, et surtout de leur pertinence (longueur des commentaires, diversité des auteurs, nombre de liens, etc.). Une note est ainsi attribuée à chaque commentaire, selon ces critères. La somme de toutes ces notes m’a ensuite permis d’établir ce classement.

Selon cet algorithme, mon blogue se classe au 27e rang francophone mondial. Comme ce sont vous, mes lecteurs, qui faites les commentaires, je vous félicite et vous remercie de votre pertinence. Bon, vais encore aller faire un lavage de bobettes afin de conserver mon humilité légendaire, tout comme l’une de mes idoles, madame Ginette Reno.

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La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat

C’est dans un livre sur la nouvelle économie de Nuela Beck que durant les années 90 je pris conscience que notre économie était en mutation et que ce changement affecterait bien des secteurs de l’économie du moment. Dans son livre, madame Beck donnait l’exemple des marchands de fouets du début du siècle. Toute une industrie reposait sur LE moyen de transport du 19e siècle, la carriole. Mais voilà que l’automobile venait d’être inventée et que des bien-pensants (ou plutôt des industriels ou leurs mercenaires idéologiques qui chiaient dans leur culotte), faisaient tout pour discréditer cette invention du diable et sauver les manufacturiers de fouets. C’est tellement romantique de fouetter gentiment son cheval et de rouler à une vitesse décente.
Tout ça pour vous dire que la Fédération professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ) (j’ai comme un gros motton de quelque chose dans la gorge) vient de se doter d’une nouvelle résolution (gros roulement de tambour et clairon de trompettes) :

Résolution du conseil d’administration pour l’assemblée générale du 7 décembre 2008

Attendu:
? que les nouveaux moyens de communication comme Internet permettent aux citoyens, entreprises et groupes de pression d’avoir un accès facile à la place publique
? qu’il devient de plus en plus difficile pour le public de distinguer les journalistes professionnels des autres communicateurs
? que le respect des règles de déontologie est la seule chose qui distingue les journalistes professionnels des citoyens et autres communicateurs
? que l’information produite dans le respect des règles de déontologie des journalistes a davantage de valeur et de crédibilité
? que la FPJQ a intérêt à s’afficher comme un exemple et un leader des meilleures pratiques professionnelles
? que la FPJQ a intérêt à définir elle-même les balises de la pratique du journalisme professionnel plutôt que d’attendre que les pouvoirs publics ou d’autres instances le fassent à sa place
? que les règlements généraux de la FPJQ reconnaissent que «la fonction de journaliste repose sur la vérification des faits, la rigueur du traitement et le respect de l’éthique et de la déontologie».
Il est proposé d’ajouter aux articles 2.01, 2.02 et 2.04 des Règlements généraux de la FPJQ un nouveau critère d’adhésion pour les membres:
? Pour devenir membre de la FPJQ, un journaliste, ou une entreprise de presse, doit prendre un engagement moral à respecter le Guide de déontologie de la FPJQ. Cet engagement sera requis au moment de l’adhésion et/ou de son renouvellement.

Bon, comme il arrive que je sois trop polémiste lorsque je me prononce sur ces questions je préfère encore laisser discourir d’autres personnes qui sont peut-être plus nuancées que moi. Comme par exemple, le journaliste/blogueur Narvic :

Finissons-en : un blog est un format, pas un contenu ni un métier.
Mais c’est un format interactif, qui permet au lecteur d’interpeller l’auteur. C’est un format libre, grâce au foisonnement des blogs : si on n’aime pas, on ne revient pas, il y a tant d’autres choses intéressantes ailleurs ! Si les lecteurs reviennent, c’est qu’on les a convaincus. Par ce qu’on met en rayon et dont ils sont seuls juges, et c’est un combat de tous les jours, car le lecteur est sans états d’âme avec les états d’âme des blogueurs.
Et c’est une position autrement moins douillette que de se retrancher derrière une marque de médias qui s’impose à grand renfort de publicité, quand on est un journaliste de média bien protégé, qui ne sera jamais considéré comme pleinement responsable de ses écrits, contrairement aux blogueurs, qui sont leurs propres éditeurs, et qui en assument – pénalement – bien plus que les journalistes des médias… Et en plus, nos charmants législateurs veulent encore charger la barque au détriment des blogueurs, en veillant à ne surtout pas alourdir celle des journalistes traditionnels.
Si la garantie déontologique, c’est d’assumer pleinement ce que l’on écrit, jusque devant le tribunal, alors les journalistes des médias pourront bien me dire tout ce qu’ils veulent : ma responsabilité ici, dans ce blog, est bien plus grande, que celle qu’ils ont jamais assumée dans leurs médias. Et en plus, il sont payés pour ça.

Ou le journaliste/blogueur Bruno Boutot

Juste pour préciser le contexte: je suis moi-même journaliste et je pense qu’être journaliste salarié n’est pas un défaut. 🙂 Ce n’est pas un défaut non plus d’être conscient de la tempête du Web qui s’abat sur l’industrie de la presse. Ce n’est pas un défaut d’avoir des craintes sur le futur de la profession: c’est une tempête. Je pense seulement que l’exclusion, ce réflexe de protection des acquis, n’est pas un remède approprié pour sortir de la tempête. Je crois que les regroupements, les interconnections, les intérêts communs sont plus efficaces dans ce cas-ci que l’isolement. 🙂

(…)

Le titre de « journaliste » n’est pas une passe magique qui permet d’avoir accès aux conférences de presse. Dans la plupart des cas, il ne suffit pas d’être journaliste pour entrer: il faut être invité. Les gens qui font des conférences de presse ont un message à transmettre. Ils n’invitent pas des gens qui ont « de l’éthique » mais des gens qui vont « transmettre leur message à leur public ». Les journalistes qui sont invités sont ceux dont le média a la possibilité de transmettre le message au bon public.
(…)
C’est tout. Ça suffit. C’est fini. Vous avez les clefs: un historique, des références, des chiffres et de la politesse. Encore une fois, si vous rejoignez un public que veut rejoindre les organisateurs de conférences de presse (y compris politiques) vous allez être invités partout. Pas de secret, pas de mystère, pas d’organisme qui vous donne une bénédiction magique. C’est simple: c’est de la mécanique de communications.
Je ne pense pas que des gens comme Mario Asselin, Michelle Blanc, Philippe Martin et tant d’autres, même s’ils et elles écrivent dans des blogs, aient la moindre difficulté à se faire inviter à des conférences de presse: ils ont un historique, des références, des chiffres de fréquentation (et de multiplication si on peut montrer qu’on est lu et repris par des sites et des médias).
Tout ça est une tempête dans un verre d’eau.

Marchands de fouets et FPJQ même combat. Reste que des marchands de fouets se sont recyclés dans l’industrie des produits dérivés sado-maso. Ma grande question est de savoir en quoi la FPJQ va-t-elle se recycler ?

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