Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Stratégie d'affaires

Les 2 versions de la même histoire et fermer sa gueule

La vie est ainsi faite, que le monde est petit. Vraiment petit. Je dirais même minuscule. J’ai un client qui est dans un secteur d’activité X et qui vient me consulter. J’ai un autre contact d’affaires avec qui je travaille pour un mandat Y. comme je respecte la confidentialité de mes clients, je ne parle que très rarement et avec la permission de mes clients, de mes mandats. Mais les deux contacts en question me parlent d’une histoire qu’ils ont eue avec un ancien partenaire d’affaires. Ils me racontent la même histoire, mais chacun de leur point de vue. Ils ne savent pas que je suis en contact avec « l’ancien partenaire d’affaires » dont ils me parlent. L’histoire est triste d’un point de vue ou de l’autre. Les deux sont tout à fait aigris de cette histoire et haïsse pour mourir l’autre « qui a fait une crosse ».

Il y a plusieurs années, au début de ma pratique de consultation j’avais demandé à l’un de mes mentors, ce qu’il pensait de travailler pour des entreprises compétitrices. Il m’avait répondu, tu sais, il n’y a que 19 secteurs économiques au Canada (11 au Québec si ma mémoire est bonne), si tu ne veux pas travailler pour des compétiteurs, tu ne pourras avoir plus de 19 clients. C’est même un avantage de travailler pour plusieurs joueurs d’un même secteur et au niveau de la consultation bien des consultants se sont fait une niche dans un secteur particulier, mais ce qui est primordial pour survivre, est de savoir fermer sa gueule et de ne pas parler de ce que tu sais de l’un, à l’autre. Il est important de respecter la confidentialité des mandats, des secrets des clients et des confidences, parce que ce que tu vends c’est d’abord ton cerveau, mais aussi « la confiance ».

Le monde est petit. Vraiment petit, je dirais même minuscule…

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Commerce de détail en ligne Droit et Internet Innovation Marketing Internet Médias sociaux pinterest Technologies Internet Tourisme en ligne

Le talon d’Achille de Pinterest

Depuis quelques mois Pinterest est la nouvelle « darling » des médias sociaux.

Wikipedia

Pinterest is a pinboard-styled social photo sharing website. The service allows users to create and manage theme-based image collections. The site’s mission statement is to « connect everyone in the world through the ‘things’ they find interesting. » Pinterest is managed by Cold Brew Labs, a team based in Palo Alto, California. It is speculated that Pinterest is used more by women than men. The simplicity to share interest such as fashion and food caters to the demographic of women. Its current usage has made Pinterest a useful and rising tool for e-commerce. The continuation of its growth and reach partly depends on the help it gets from major social players

Le site est clairement intéressant pour les usagers et pour les organisations à plusieurs égards. Mais il comporte aussi « un gros risque » à son modèle d’affaires. Mais avant de vous l’illustrer, je soulique que Pinterest est avantageux dans un contexte d’affaires et de vente au détail (comme en discute Benoît Descary dans son billet Utiliser Pinterest dans un contexte d’affaires : 9 astuces ou copyblogger 56 Ways to Market Your Business on Pinterest), dans un contexte culturel puisque déjà les acteurs de cinéma, de théâtre, les sculpteurs, les architectes, peintres, grand chef cuisinier (et marmitons), écrivains et autres industries culturelles ayant des images associées à leur art (photos ou vidéo) sont déjà des vedettes de ce réseau et pour l’industrie touristique puisque les photos des lieux touristiques sont déjà très prisées par les usagers (plus de détails dans l’article Pinterest for tourism: the best thing since vanilla?).

Mais il s’avère que le point fort de Pinterest, le partage de photos et de vidéos que l’on « pin » à partir de sites Web divers, est aussi son talon d’Achile. Je m’explique. Si vous êtes une organisation qui utilise Pinterest pour vous faire du trafic, c’est intéressant et ça peut certainement être rentable. Par contre, si vous êtes le titulaire de droits d’auteurs sur une œuvre, que vous la partagiez sur votre site web, mais que vous en conserviez tous les droits d’utilisation, il n’est pas évident que vous voyez d’un bon œil qu’un usager partage cette œuvre sur Pinterest en la « pinant ». Qui plus est, pour faire circuler les photos sur Pinterest, qui sont hébergé sur le serveur du propriétaire de la photo ou du vidéo qui circule ainsi, Pinterest gruge des ressources (trafic, bande passante, ressources serveur et autre) qui ne lui appartient pas et qu’il n’est pas certain qu’elle en a eu les droits. Ce sera donc des enjeux d’affaires, légaux et technologiques qui risquent de faire les manchettes dans les prochains mois… (voir l’article de PaidContent : Pinterest: Is It A Facebook Or A Grokster?)

MAJ

Comme quoi je n’étais pas dans le champ tant que ça, ce matin je lis la nouvelle Flickr disables Pinterest pins on copyrighted images (exclusive) sur VentureBeat. Outre la nouvelle que Flickr rend indisponible le « pinnage » des photos protégées par droit d’auteurs de son site, on peut y lire entre autres comment Pinterest à son tour tente de minimiser les dégâts et poursuites éventuelles :

To protect itself from copyright lawsuits, and appease disgruntled photographers and publishers, the young social media company introduced a snippet of code Monday that website owners can now add to their sites to prevent unwanted pinning. If a person on Pinterest attempts to share something from a site with that code in place, she will see a message that reads: “This site doesn’t allow pinning to Pinterest. Please contact the owner with any questions. Thanks for visiting!”

Le problème avec ça est que Pinterest offre aux éditeurs de sites de rendre Pinterest inactif sur leur propriété, mais en réalité le « fardeau » de la protection des droits (mon avis non juridique) revient en fait aux usagers et à Pinterest lui-même. C’est un peu comme MegaUpload qui soulignait l’importance de ne pas partager des œuvres protégées, mais dont le proprio est maintenant en taule…

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Médias sociaux

Retombées d’affaires des médias sociaux pour une artiste

Le week-end dernier j’étais à Ottawa, à la galerie SAW pour parler de médias sociaux aux artistes des quatre coins du Canada francophone qui y étaient (je vous en parlais d’ailleurs dans mon r.cebt billet La culture et le choc des cultures numériques). Ils seront sans doute heureux de lire le témoignage suivant, d’une photographe, qui vient de m’écrire dans LinkedIn. Je crois que l’étude de cas est assez « parlante » ?

Chantal Fournier has sent you a message.
Date: 2/23/2012
Subject: Vive la REINE du marketing et du réseautage web!

—————————————
Ma très chère Michelle …..

Je prends sérieusement le temps de t’écrire mon histoire pour te dire que ce que tu écris, c’est loin d’être de la merde et qu’après avoir longuement lu divers articles que tu as publiés, je peux t’assurer que TU L’AS L’AFFAIRE … !!

To make a long story short …

Depuis les 6 derniers mois, je bosse comme une malade pour me faire connaître en tant que photographe pas très populaire mais tout de même bonne – du moins je crois, sans que mon égo éclate. Bref, je ne peux désormais compter le nombre d’heures que j’ai passé et que je passe encore aujourd’hui sur le web à tenter de me faire connaître et reconnaître mon travail : retouche de mes photos exclusives, téléchargements interminables un peu partout, activation de e-réseaux, liens entre les réseaux pour augmenter ma visibilité, recherche de concours de photographies, pubs-marketing…. et j’en passe.

Après avoir lu et ri sur « Facebook c’est de la merde » (drôle mais ô combien véridique), j’ai vite réalisé que j’ai tellement bien fait d’agrandir mon réseau ailleurs justement à défaut de ne m’en tenir qu’à ma page FAN Facebook qui m’a pris 6 mois avant d’atteindre 85 fans – quel exploit! (rire jaune). Et tout cela, sans parler de ma page perso qui ne mène professionnellement parlant nulle part, surtout quand ton groupe « d’amis » parle constamment, entre autre, de foutues tartes aux pommes et de leur odeur délectable dans la maison. (Who cares!!! J’suis pas là pour faire des critiques d’art culinaire). J’ai ainsi rapidement apprivoisé d’autres réseaux tels que LinkedIn, Twitter, Flickr, 500 px, Google+, Zenfolio et Cie. Ces derniers sont considérablement plus professionnels, gratuits – ou pratiquement – d’autant plus que les fans et suiveux abondent… de vrais intéressés quoi!

Tout cela pour te dire que … BANG! … c’est le 22 février (chiffre maître en passant) que le premier miracle s’est produit juste après le Mardi Gras et le début du Carême. (C’est assuré qu’ici, je ne carêmerai pas professionnellement).

En gros, ce matin-là, 8h00, un proprio de stock de photos me contacte pour me dire qu’il a découvert mon travail via Flickr et me demande gentiment, par le biais d’un courriel personnalisé qui prouve qu’il a bien vus mes « bests shots », de contribuer avec de sérieux droits de photographies et un pourcentage des recettes dépassant très largement mes attentes, directement dans mes poches, pour les ventes en ligne. De plus, après lui avoir fait une proposition à propos d’un contexte de vente unique de stockage de photos, il a trouvé mon idée tellement géniale qu’il l’a mise en application sur son site! SUPER … next …

Et ça continue … Même soir, 20h30, je reçois un courriel d’un magazine en ligne « Musée Magazine » établi à New York qui mise sur la visibilité des photographes émergents ayant un potentiel en art photographique. Et bien, l’une de mes 5 photos envoyées a été retenue sur plus de 5000 reçues au total. Tout cela, après avoir activement fait de la recherche via Twitter et les liens mentionnés en ligne. C’est payant finalement tout cela! NOT BAD AT ALL! … next …

Un peu plus tard ce soir-là, vers 21h30, je reçois un autre courriel cette fois-ci du magazine en ligne « Seven by Five Mag » me disant avoir vu mon travail sur Flickr (Oui bien sûr … mais ils connaissaient certes d’autres magazines aussi … ça aide le e-réseautage). Bref, ils m’ont offert de faire … tiens-toi bien … de petites chroniques sur l’art photographique et de publier quelques photos par mois! J’en reviens toujours pas! Tout cela parce qu’ils sont TOMBÉS également sur 2 de mes tweets sur le traitement de photos que je préconisais et ainsi de suite. L’histoire est plus longue mais je m’arrête ici en insistant sur le fait que ce succès est arrivé quelque temps après tes recommandations. ;o)

En bout de ligne … ce fut l’une de mes meilleures journées depuis le début 2012. Merci infiniment Michelle de m’avoir lue … Vive tes livres, tes tweets et ton blog!
Oui, sérieusement, tu es la Reine du Marketing | réseautage sur le web, une auteure qui sait exactement de quoi elle parle! Et j’attends le premier qui ose écrire le contraire dans le détour! Il ne faut juste pas oublier que expertise + recommandations riment avec réaction + action… les cadeaux ne tombent pas du Ciel.

J’t’adore! Bisouxx

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Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis

Embrasser le changement, l’article de l’itinéraire

[caption id="" align="alignnone" width="225" caption="© ANNE-MARIE PIETTE photographe"]© ANNE-MARIE PIETTE photographe[/caption]

J’ai la chance d’être amplement médiatisée. Cependant rares sont les portraits qu’on fait de moi qui me touche vraiment. C’est que je n’aime pas vraiment qu’on fasse mon portrait. Je préfère être interviewée pour mon expertise. Je n’aime pas tellement « parler de moi ». J’ai toujours peur du jugement, du biais journalistique et j’haïs le sensationalisme qu’on fait trop souvent avec le fait que « j’ai beaucoup changé ». Mais il y a certains articles qui m’ont émue. Il y a entre autres celui de Josée Blanchette, celui que ma copine à SCANDALE (que je ne vois plus que trop rarement) la mère indigne elle-même Caroline Allard, qui avait écrit pour le spécial Châtelaine 100 Femmes qui marquent le Québec, Michelle Blanc (PDF), puis il y a celui du plus récent numéro de l’Itinéraire, Embrasser le changement de la rédactrice en chef, Catherine Girouard. Je vous laisse le soin de le lire et je vous remercie Catherine pour ce touchant article.

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Facebook

Nouveaux arguments sur pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires

J’ai déjà largement discuté de pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte organisationnel. Je donne ce titre-choc non pas pour que les organisations oublient complètement Facebook, mais plutôt pour qu’elles y voient l’outil qu’il est, avec ses nombreux travers et surtout les dangers pour la pérennité des investissements qui y sont associés. L’idée est certainement d’y être, mais de n’y mettre que quelques œufs dans un panier qui se doit d’être beaucoup plus large. Mais juste avant d’arriver aux nouveaux arguments, en voici d’autres dont j’ai déjà parlé dans mes billets :

Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires

Des précisions sur Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires

Pourquoi Facebook me fait tant réagir et que j’ai mentionné que c’était de la merde?

Nouveaux arguments

C’est en lisant l’article de Fabrice Frossard, Fails La Redoute, Orangina : quand les marques confondent buzz et business sur Facebook du Nouvelobs, que je me suis surprise à ne pas en avoir traité avant. J’y avais songé, j’ai vu passer ces études, mais je n’avais pas eu le temps de les mettre en ligne. Monsieur Frossard a donc écrit un article que j’aurai bien aimé écrire moi-même (quoiqu’avec beaucoup moins d’anglicismes qui plaisent tant aux potes de Paris).

Tout d’abord monsieur Frossard met en exergue les tableaux d’IBM qui présente l’inadéquation entre la perspective consommateurs et celle des entreprises quant à la perception de pourquoi les consommateurs aiment une page Facebook.

Puis il présente le tableau d’eMarketer tiré de l’étude de l’University of Massachusetts Dartmouth Center for Marketing Research (dont j’avais parlé dans mon billet Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500) qui illustre que les grandes entreprises réalisent plus de bénéfices concrets avec les blogues et les forums, qu’ils abandonnent au profit de Facebook, Twitter et autres, sans en tirer d’avantages aussi significatifs.

D’ailleurs, j’expliquais ce paradoxe en ces termes

En effet, bloguer est difficile et faire un concours bidon sur Facebook est très facile. Cliquez j’aime sur une cochonnerie et invitez 10 de vos amis pour la gagner, est une tactique courante sur Facebook. Cette tactique donne l’impression que vous êtes efficace, car vous pouvez ainsi vous faire croire que vous avez « un gros bassin de clients loyaux ».

(…)Petit rappel à tous ces “spécialistes des médias sociaux” qui font de beaux p”tits concours pour gagner une cochonerie en cliquant “j’aime” et en invitant leurs copains à faire de même sur Facebook (tiré de Règles applicables aux promotions de Facebook)

3-Vous ne devez pas utiliser les fonctionnalités de Facebook en tant que mécanisme d’inscription ou de participation. Par exemple, le fait d’aimer une Page ou d’indiquer se trouver dans un lieu ne saurait constituer une inscription ou une participation automatique à une promotion.
4-Vous ne devez pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur à toute action à l’aide d’une fonctionnalité Facebook autre qu’aimer une Page, indiquer se trouver dans un lieu ou se connecter à votre application. Par exemple, vous ne pouvez pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur au fait qu’il aime une publication sur un mur, ou commente ou télécharge une photo sur un mur.
5-Vous ne pouvez pas utiliser les fonctions Facebook telles que le bouton J’aime en tant que mécanisme de vote pour une promotion.

Par ailleurs, Frossart souligne que

Malheureusement pour les marques, le comportement des utilisateurs sur Facebook est très volatil. Certaines études démontrent que 90% des fans ne retournent jamais sur la page dont ils sont « fans ». Logique. Pourquoi aller sur une page d’un soda, d’un produit cosmétique ou autre dans un espace d’hypersollicitation ? D’autant plus que nombre de marques obligent l’internaute à cliquer sur le « like » pour accéder à des services ou information sur leur site ou leur page à l’exemple de SFR qui a ainsi connu la plus forte croissance du nombre de fans sur la fin 2011. Une « bad practice » s’il en est.

Mais c’est payant pour les faiseurs de pages Facebook et gratifiant pour les gestionnaires marketing de se vanter d’avoir une croissance de X dizaines de milliers de fans d’une page Facebook. L’argument béton sera «pourquoi payer pour encarter des coupons-rabais dans une circulaire puisque vous pourrez l’encarter gratuitement sur Facebook et avoir un retour en magasin qu’il est facile de comptabiliser?»C’est un argument de poids et si vous êtes dans la business d’acheter des consommateurs et d’être en solde perpétuelle. Par contre, si vous voulez réellement tirer profit des médias sociaux et créer une réelle interaction avec vos clients, qui dure dans le temps, qui génère de nombreux bénéfices tangibles et intangibles (comme de faire sonner le téléphone et la caisse enregistreuse sans coupons-rabais), ce n’est peut-être pas la chose à faire. Vous pourriez plutôt faire, comme le suggère Frossard (et comme j’en parle largement dans mon blogue).

– La plus pérenne est de réaliser un storytelling au long cours et créer des pseudos évènements via des vidéos, jeux concours, etc. Mais cette pratique demande du temps et des moyens. Deux variables que de nombreuses marques ont encore du mal à maîtriser dans une double logique d’efficacité rapide et d’immaturité digitale. D’autre part, passer d’une logique de communication de masse à une logique d’engagement avec chacun exige une révolution dont nombre d’entreprise n’ont pas encore conscience, ni l’organisation pour ce faire.

Monsieur Frosard conclura donc que

les internautes sont clairement en quête d’interaction, mais dans une optique majoritairement consumériste, que ce soit des réductions, des renseignements sur les produits, ou encore pour du service après-vente. Sur la vente proprement dite, le fameux F-Commerce (le commerce via Facebook) commence déjà à montrer des signes de faiblesse comme le montre un récent rapport de Bloomberg, relayé par Mashable, et qui évoque, me rejoignant dans l’analyse, l’immaturité des pratiques de la part des entreprises.
(…)l’abandon avéré des forums et autres blogs au profit des réseaux sociaux pour les actions marketing est peut-être hâtif, et la transition mal négociée. Quitter des points de contacts documentés et efficaces pour de nouveaux lieux où il y a encore une courbe d’apprentissage revient à jeter le bébé avec l’eau du bain.

(…)les internautes ne sont pas dupes, et sont prêts à détecter et amplifier sur la toile le moindre mensonge.
(…)Enfin, croire que les internautes sont des fans inconditionnels et prêts à liker le moindre billet posté par une marque est une hypothèse très haute. La confusion entre le buzz et le « biz » (business) gagne aussi visiblement les services marketing. Mais il doit y avoir bon nombre d’autres conclusions…

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Personnel et peut-être même hors sujet

La vérité, la responsabilité et les « cheaps shots »

La vie est faite entre autres de recherche de vérité, de saine confrontation d’idées et de « cheaps shots » qui arrivent de nulle part. Prenez par exemple les politiciens. Encore mieux, prenez les ministres. Ils sont souvent la cible de « cheap shot ». On va fouiller dans leurs vies personnelles pour dénoncer des points de vue idéologiques qui n’ont absolument rien à voir avec les débats idéologiques. Vous me direz, mais oui, ils ont choisi en connaissance de cause de devenir politiciens, qu’on fouille dans leurs poubelles et qu’on y trouve des détritus qui servira à démontrer qu’ils ne sont pas intègres, qu’ils ont des agendas cachés, qu’ils magouillent. Souvent ils sont parachutés à des ministères et doivent supporter l’odieux de décisions qui sont prises par d’autres.

Il n’y a pas longtemps je discutais avec un pote fonctionnaire. Comme tous, je parlais de la magouille gouvernementale, du scandale de la construction, de celui des TI dont on ne parle que très peu encore et il eut une réflexion que je trouvai vraiment très juste. Il me dit, tu sais Michelle, il y a certainement de la magouille. Il y a aussi certainement des gens qui sont bien et qui s’efforcent vraiment de faire leur travail avec éthique. Prenons les sous-ministres par exemple. Ils ne sont jamais scrutés par personne. Ils sont ceux qui prennent réellement les décisions. Ils sont ceux aussi qui donnent des contrats faramineux et qui quelques mois plus tard, traversent travailler pour les entreprises qu’ils ont rendues riches. Le vrai scandale il est là. La sclérose du gouvernement est là aussi. Entretemps on s’amuse aux dépens des politiciens qui dans le fond ne mènent pas vraiment les dossiers. Pire encore, souvent ce sont les propres fonctionnaires d’un ministre qui coulent l’information aux journalistes pour planter le ministre et qu’il décrisse. J’ai souvent vu des hauts fonctionnaires se tordre de rire de voir leur ministre se faire plomber par les journalistes. Pourtant eux savent être intouchables. Ils peuvent faire les conneries qu’ils veulent, jamais ils ne passent à la télévision. Jamais on ne va fouiller dans leurs poubelles, dans leurs vies privées.

Plus récemment encore, j’étais avec un compétiteur à avoir une discussion professionnelle devant un auditoire. J’ai exprimé un point de vue stratégique web très spécifique. J’en ai parlé sans nommer de clients ou de fournisseurs. Ce point de vue ne faisait pas l’affaire de mon compétiteur parce qu’il a une boîte à faire vivre. Parce qu’il a un pay-roll. Parce que mon point de vue dérange « son modèle d’affaires ». Plutôt que d’en débattre avec des arguments convenables, il est allé dire devant tout le monde « le vrai problème est que Michelle a perdu son client, la compagnie X. Ce client est maintenant avec moi et j’ai augmenté tel aspect financier de Y. Ce n’est pas Michelle qui aurait fait ça “gros rire gras”. La réalité que mon compétiteur savait très bien est que oui j’ai perdu ce client, simplement parce que le V-P marketing avec qui je transigeais a changé de job, qu’un nouveau V-P est arrivé et qu’il a décidé de travailler avec mon compétiteur. Ce sont des aléas d’affaires qui n’ont strictement rien à voir avec la compétence ou les résultats. C’est un changement de garde, voilà tout. De plus il sait très bien que je n’ai pas travaillé sur l’aspect stratégique qu’il se vante d’avoir gonflé tout simplement parce que c’est le genre de pratique d’affaires Web que je trouve inacceptable. Pire encore, je crois qu’il a fait ce stratagème Web qu’il sait être contre les pratiques “kosher” de la plate-forme pour laquelle il l’a fait et qu’il risque de mettre en péril la présence web de son nouveau client si jamais la plate-forme s’en rend compte, et faire disparaître les propriétés de son client, probablement parce que ça donne des résultats rapides et surtout que ça entre de la business pour les salaires qu’il doit payer à la fin du mois.

Mais il a usé d’une “cheap shot” pour faire passer son point. La galerie l’a trouvé intéressant. Moi je n’ai pas relevé en public sa mesquinerie et ai continué le débat, irrité, mais sans le coincer à son tour comme j’aurai pu le faire, en sortant à mon tour des “cheap shot” (réelle cette fois-ci) que je connais sur lui et sur son entreprise.

Dans les débats qui vont s’ouvrir avec la commission Charboneau, dans les débats politiques qui s’engageront lors des prochaines élections, dans les débats d’idées qui ne cessent d’alimenter les discussions entre passionnés du web ou de tout autre sujet, il est important de faire la différence entre un argument, un contreargument et une “cheap shot” qui n’y est que pour faire dévier le débat ou marquer un point. Des fois, les vrais responsables s’en sortent, d’autre fois nous payons collectivement ou individuellement pour les conneries de responsables que nous ne trouverons jamais et des fois nous serons la cible ou l’instigateur de petites mesquineries faciles. Mais dans tous les cas, la recherche de la vérité et l’intégrité personnelle peuvent certainement aider à garder la tête haute.

Je me sens de plus en plus comme une politicienne étant donné mon statut de “gourou”, “papesse” et/ou grande gueule notoire. J’ai certainement moi-même envoyé des “cheaps shots” inconscientes plusieurs fois. Mais lorsqu’on est la cible de tels procédés, ça illumine. Ça fait prendre un recul. Ça fait prendre conscience que personne n’est parfait et surtout, ça aide en criss à relativiser et à saisir des subtilités “des discours” qu’on ne saisissait peut-être pas avant…

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Médias sociaux

Les réseaux sociaux c’est vieux comme le monde, les médias sociaux juste un peu plus récents

C’est une discussion Twitter de ce matin, qui m’inspire ce billet

MichelleBlanc
En prenant un scotch avec un vieux de la vieille de la pub québécoise hier, il me dit : Tu es la « consigliori des médias sociaux » = cute https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171946451679707136

bouchardmichel

@MichelleBlanc Ce qui m’intrigue: comment on devient experte en médias sociaux. C’est un phénomène récent. Faut quasiment être voyant non? https://twitter.com/#!/bouchardmichel/status/171948235169071106

MichelleBlanc
@bouchardmichel je ne me présente pas comme experte des médias sociaux. Je préfère que ce soit les autres qui le disent
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171951304158085120

MichelleBlanc
Mais après+ de 2250 billets dont 3 livres publiés et 10 ans de consultation, humblement je commence à connaître un peu ça
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171951976983166976

MichelleBlanc

@bouchardmichel d’ailleurs pour t’aider à comprendre l’histoire des médias sociaux, il y a 15 ans on appelait ça les e-communautés 🙂
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171953106182078464

@bouchardmichel les médias sociaux sont donc un phénomène récent pour certain, et de l’histoire ancienne pour d’autre…
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171953369651486720

@bouchardmichel de mes archives, un billet de 2005: Les e-communautés pour répondre à des objectifs d’affaires https://www.michelleblanc.com/2005/08/30/les-e-communautes-pour-repondre-a-des-objectifs-daffaires/
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171953923219931136

BouchardMichel
@MichelleBlanc Wow, on confond souvent à tort médias sociaux avec Facebook et Twitter, c’est en effet pas mal plus vieux comme truc merci!
https://twitter.com/#!/bouchardmichel/status/171954874244808705

@MichelleBlanc Oh, je ne remettais ABSOLUMENT pas vos compétences en doute. C’est le comment qui m’intrigue c’est tout ;o)
https://twitter.com/#!/bouchardmichel/status/171953560697843712

MichelleBlanc

@bouchardmichel en 2000 suis retourné sur le banc d’école faire une M.Sc. commerce électronique, lisez mon blogue tout y est
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171954950887317504

@bouchardmichel vous avez le gros de mon parcours ici https://www.michelleblanc.com/bio-et-profil-professionnel/
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171955417923076097

BouchardMichel

@MichelleBlanc Génial que quelqu’un de chez-nous soit précurseur dans un domaine qui se veut un point névralgique de l’avenir de notre monde
https://twitter.com/#!/bouchardmichel/status/171956630051749888

MichelleBlanc

@bouchardmichel c’est gentil de le croire et triste de constater que bien des organisations n’y voient encore qu’un phénomène de mode
https://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/171960490875035649

Les réseaux sociaux sont donc aussi vieux que le monde. Les différentes églises par exemple sont de bons exemples de réseaux sociaux qui ont traversé les époques. Mais les médias sociaux eux sont plus récents. Ils sont arrivés avec le Web. À l’époque on appelait ça les e-communautés ou encore les communautés virtuelles (termes apparus pour la première fois sous la plume de Howard Rheingold (source Wikipedia):

The term virtual community is attributed to the book of the same title by Howard Rheingold, published in 1993. The book, which could be considered a social enquiry, putting the research in the social sciences, discussed his adventures on The WELL and onward into a range of computer-mediated communication and social groups, broadening it to information science. The technologies included Usenet, MUDs (Multi-User Dungeon) and their derivatives MUSHes and MOOs, Internet Relay Chat (IRC), chat rooms andelectronic mailing lists; the World Wide Web as we know it today was not yet used by many people. Rheingold pointed out the potential benefits for personal psychological well-being, as well as for society at large, of belonging to such a group.
These virtual communities all encourage interaction, sometimes focusing around a particular interest, or sometimes just to communicate. Some virtual communities do both. They allow users to interact over a shared passion, whether it be through message boards, chat rooms, social networking sites, or virtual worlds.

Les médias sociaux (le nouveau terme pour communautés virtuelles) ne sont donc pas si nouveaux que ça…

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Droit et Internet politique et internet

C-30, la Loi sur l’accès légal et pourquoi je suis contre

Je reçois un courriel de Charmaine Borg, Députée NPD de Terrebonne-Blainville à propos de la loi C-30, Loi sur l’accès légal, que se propose de faire passer le gouvernement conservateur. Je vous met en copie une portion du courriel de madame Borg mais juste avant, je vous exprime pourquoi je suis contre cette loi et que je suis tout à fait d’accord avec madame Borg.

Pourquoi je suis contre C-30, Loi sur l’accès légal

Les policiers n’ont pas besoin de plus de loi pour espionner dans nos courriels et sur le Web. Ce dont ils ont besoin est plus de moyens et de la formation pour utiliser adéquatement les outils et techniques de monitorage dans l’encadrement législatif actuel. Les plupart des corps policiers, des enquêteurs et des policiers n’ont même pas accès aux médias sociaux de leurs postes de travail. Pire encore, les procureurs de la couronne n’ont pas non plus accès à ces outils de base. Je sais de quoi je parle puisque juste cette année, je suis témoin à charge et victime de deux suspects de harcèlement et de menaces de mort Internet (dont un a déjà plaidé coupable et a été condamné et un autre toujours en attente de son procès criminel). J’ai donc eu à gérer ces situations avec les forces de l’ordre et la couronne et à monter les preuves pour qu’ils puissent faire leur travail, preuves qu’ils devaient consulter, de cafés internet ou de leur poste de travail personnel à la maison. Le SCANDALE IL EST LÀ, point à la ligne.

Le courriel de madame Borg :

Madame Blanc,

Il me fait plaisir de vous envoyer aujourd’hui ce courriel afin de faire le suivi concernant le dépôt du projet de loi C-30, soit la Loi sur l’accès légal.

Suite au dépôt du projet de loi par le gouvernement conservateur, trois députés du NPD – Jasbir Sandhu, porte-parole en matière de sécurité publique, Charlie Angus, porte-parole sur les enjeux numériques, et moi-même, en tant que députée québécoise qui siège sur le Comité de la justice et des droits de la personne – ont tenu une conférence de presse pour dénoncer ce projet de loi intrusif et coûteux.

Vous trouverez ci-joint le lien de la conférence de presse (malheureusement, la version anglaise de CBC est la seule disponible pour l’instant) : http://www.youtube.com/watch?v=UwXSGSLNBis

À cet effet, ma position est la suivante :

· Je suis en accord avec un renforcement des outils légaux permettant aux policiers de mieux combattre la cybercriminalité, Mais cela ne doit pas se faire au dépend des droits de la personne et doit respecter la vie privée des Canadiens;

· L’enquête des données personnelles doit être faite à l’appui de preuves incriminantes et sous mandat légal, comme c’est le cas présentement;

· Je propose en ce sens l’instauration d’une entité de supervision judiciaire indépendante et obligatoire, qui n’est pas inclue dans le projet de loi actuel;

· Le NPD se positionne également contre les mesures qui entraîneraient l’augmentation des frais de service internet aux citoyens.

Devant l’importance de cet enjeu, je vous encourage à suivre l’évolution de ce projet de loi et de mettre en branle votre propre campagne de sensibilisation afin de sensibiliser les Québécoises et les Québécois. Malgré les efforts très importants de plusieurs acteurs, il y a actuellement un manque crucial d’information publique à ce sujet au Québec. Dans la poursuite de nos intérêts communs, nous devons tous s’unir pour diffuser l’information sur ce projet de loi afin de sensibiliser les Québécoises et Québécois à cet enjeu.

C’est dans cette optique que je vous propose entre autres actions de signer la pétition suivante :
http://openmedia.ca/fr/ArretezLEspionnage

Et de rédiger une lettre au Ministre suivant :
http://sendvictoewsavalentine.ca/sites/sendvictoewsavalentine.ca/files/NON-valentine.pdf

(…)
Je vous remercie de votre collaboration, et n’hésitez pas à communiquer avec mon bureau parlementaire pour plus d’informations ou pour toute question. J’espère sincèrement que nous travaillerons ensemble pour la protection et le respect des droits des Canadiennes et Canadiens contre l’intrusion dans leurs vies privées.

Au plaisir,

Charmaine

Charmaine Borg

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Médias sociaux

Les dangers de la porno sur Facebook, Hotmail et les chats

De plus en plus on m’interpelle pour discuter des dangers de la porno sur le web et sur les médias sociaux. Tout d’abord, il y a ma conjointe Bibitte qui me parle d’une connaissance commune qui ne cesse « d’aimer » des profils de filles à moitié nue sur Facebook. Le problème avec ça est que ce monsieur est un monsieur somme toute ordinaire. Qu’il a un certain côté cochon (comme nous en avons tous), mais qu’il ne se rend pas compte que s’il clique j’aime à un profil « soft porn » sur Facebook, afin d’être capable de voir plus de photos de la demoiselle « qu’il aime », cette information se retrouve dans la page d’accueil. Le problème avec ça est que ses petites nièces préadolescentes de même que ces amis Facebook voient passer ses nombreux intérêts et qu’il donne l’impression d’être un pervers de la pire espèce. Si vous voulez consulter de la porno sur le web, ayez au moins la délicatesse de ne pas faire ça sur Facebook. Comme ça vous ne scandaliserez pas vos amis et surtout, vous ne perdrez pas l’estime de vos petites nièces qui risquent fortement de ne plus jamais vous voir d’un bon œil.

Dans un autre ordre d’idée, un homme me contacte pour que je monte un dossier de preuves pour contrer le cyberchantage dont il est victime sur Facebook. C’est que le monsieur chat sur MSN. Il est marié et père d’un enfant. Il a une position enviable dans la société et est « quelqu’un qui a réussi ». Malheureusement, il aime « clavarder avec des inconnus » et se filmer nu avec sa caméra Web. L’une des personnes avec qui il a clavarder a réussi à détourner son courriel et sa page Facebook et à mettre en ligne ces photos compromettantes sur son profil Facebook. Cette personne le fait maintenant chanter et moyennant une certaine somme d’argent, fera disparaître son nouveau profil Facebook scandaleux. Mais il est malheureusement déjà trop tard. Tous ses amis l’ont déjà aperçu dans sa tenue « de week-end ». C’est de toute évidence un dossier de nature criminelle. Il a déjà porté plainte, mais l’enquêteur à qui il a parlé, n’a pas accès à Facebook de son lieu de travail, ne connaît pas Facebook et ne semble pas vraiment outillé pour aider « la victime ». Je vais donc tenter de monter un dossier de preuves qu’il pourra par la suite transférer aux policiers pour qu’ils fassent leur travail.

Morale de l’histoire

Si vous êtes vraiment en manque de porn, louez-vous un film XXX, allez dans un bar topless ou payez pour une péripatéticienne (un mot plus politiquement correct pour prostituée). Comme ça vos goûts et préférences sexuelles risquent moins d’être étalés au grand jour…

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Innovation Technologies Internet

Étienne Mineur : Mettre du numérique dans le papier et transformer l’édition

Il y a quelques semaines j’étais conférencière à TEDxMontpellier et l’une des présentations des autres conférenciers m’a complètement séduite. Il s’agit de la présentation d’Étienne Mineur, Entre papier et numérique !, qui est professeur à l’École Nationale Supérieure des arts décoratifs de Paris et cofondateur des Éditions Volumique. La mission des Éditions Volumique :

Les éditions volumiques sont une maison d’édition dédiée au livre en papier considéré comme une nouvelle plateforme informatique, ainsi qu’un laboratoire de recherche sur le livre, le papier et leurs rapports avec les nouvelles technologies.
Comment envisager le livre et sa lecture au 21e siècle, après la grande révolution des médias liée au numérique et aux réseaux?? L’interactivité, le jeu vidéo en particulier, conduit à une conception nouvelle de la narration et du rôle du lecteur.
Comment introduire les usages et l’expérience utilisateur des médias numériques dans le livre papier afin de l’actualiser, étendre son champ et engager le lecteur d’une nouvelle manière?
Il ne s’agit plus d’opposer le livre numérique au livre papier, mais d’enrichir le rapport tactile, émotionnel et intime au savoir qu’offre le livre papier, avec les dimensions nouvelles qu’apporte le numérique.? Chacun de nos projets explore une facette de cette union du papier et de l’ordinateur.

Il a réussi à mettre de l’intelligence numérique dans le papier qui ainsi peut interagir avec le lecteur. Je ne parle pas ici de code QR, mais bien d’intelligence du papier. Mais regarder plutôt sa conférence et vous risquez, comme moi, d’être flabbergastée par ses nombreuses innovations…

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