Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Blogue Blogues d'affaires Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégie d'affaires Stratégies de commerce électronique Twitter ou le microblogging

Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500

C’est via l’article d’eMarketer Correlating Social Media Success with Marketer Usage que j’ai pris connaissance du plus récent rapport de the University of Massachusetts Dartmouth Center for Marketing Research, The 2011 Inc. 500 Social Media Update: Blogging Declines As Newer Tools Rule (PDF). Ironiquement, on y constate que le blogue est de moins en moins utilisé par les entreprises fortunes 500 mais que paradoxalement, c’est le deuxième outil le plus efficace de tous les médias sociaux.

When asked if the use of social media has been successful for their business, the overwhelming response for almost every tool is that it has been. More than 80% of companies rated tools as successful with the exception of Foursquare (68%) and MySpace (0%). The tools rated most successful are message boards/bulletin boards. Ironically, blogging is rated as successful by 92% of those who utilize this tool at the same time we see a decline in the adoption of blogging by 13%.

L’explication qu’en donne eMarketer est intéressante :

The research could suggest that marketers are abandoning techniques that work. However, it could also be a sign that marketers who have mastered these techniques are sticking with them, while those that have seen less success in these areas are pulling back from their efforts. Those marketers who continue to blog are likely the ones who have seen the most blogging success, for example, while those who found blogging’s return on investment too low have likely moved on.

In addition, the overwhelming popularity of Facebook among marketers means that those with less social media marketing experience or sophistication are likely using it, perhaps pushing success rates down.

En effet, bloguer est difficile et faire un concours bidon sur Facebook est très facile. Cliquez j’aime sur une cochonnerie et invitez 10 de vos amis pour la gagner, est une tactique courante sur Facebook. Cette tactique donne l’impression que vous êtes efficace, car vous pouvez ainsi vous faire croire que vous avez « un gros bassin de clients loyaux ». D’ailleurs dans un autre article d’eMarketer, Does ‘Liking’ a Brand Drive User Loyalty? on peut lire :

According to a study from the Ehrenberg-Bass Institute, an Australia-based marketing think tank, just 1% of fans of the biggest brands on Facebook engage with the brands on the site. The Ehrenberg-Bass Institute study looked at Facebook metrics for the top 200 brands, and through an examination of activities such as “likes,” comments, posts and shares, the research group found nothing substantial to link a brand’s Facebook presence with loyalty.

Limited consumer engagement with brands on Facebook suggests there may be a disconnect between the reasons why consumers actually “like” a brand and the reasons brands think consumers are “liking” their page.

L’explication de ce 1% se trouve peut-être au point 8 d’un autre article de TheBrandBuilder: 10 things you still need to know about social media / social business.

8. Social media should not be managed by Marketing anymore than your phones should be managed by Sales. 41% of social media directors are marketing professionals while only 1% are customer service professionals. Would you care to guess as to why it is that only 1% of social media programs seem to be yielding actual results (and I mean business measurables, not just web measurables) while the rest are just making noise and turning anecdotal BS into “case studies?”

MAJ

Petit rappel à tous ces « spécialistes des médias sociaux » qui font de beaux p »tits concours pour gagner une cochonerie en cliquant « j’aime » et en invitant leurs copains à faire de même sur Facebook (tiré de Règles applicables aux promotions de Facebook)

3-Vous ne devez pas utiliser les fonctionnalités de Facebook en tant que mécanisme d’inscription ou de participation. Par exemple, le fait d’aimer une Page ou d’indiquer se trouver dans un lieu ne saurait constituer une inscription ou une participation automatique à une promotion.
4-Vous ne devez pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur à toute action à l’aide d’une fonctionnalité Facebook autre qu’aimer une Page, indiquer se trouver dans un lieu ou se connecter à votre application. Par exemple, vous ne pouvez pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur au fait qu’il aime une publication sur un mur, ou commente ou télécharge une photo sur un mur.
5-Vous ne pouvez pas utiliser les fonctions Facebook telles que le bouton J’aime en tant que mécanisme de vote pour une promotion.

et ha oui, sur votre blogue vous pouvez faire ce qui vous chante… Vous êtes chez vous.

Le paradoxe des blogues d’affaires chez les fortunes 500 Lire la suite »

Les médias sociaux 101 et 201 Médias qui sollicitent mes avis

Deux entrevues particulièrement pertinentes à propos de Les médias sociaux 201

J’ai eu la chance d’accorder des entrevues à la grandeur du Québec à propos de mon dernier livre Les médias sociaux 201. J’ai noté avoir été beaucoup plus en demande en région qu’à Montréal à ce sujet. Je m’explique cela par la sans doute trop grande diversité de sujets qu’il est possible et qui se doivent d’être couvert dans la région métropolitaine. Mais aussi sans doute parce que j’ai froissé quelques égos par de trop nombreuses sortis publics sur les médias d’ici (menace de fermeture de La Presse, Lock-out du Journal de Montréal par exemple, pour ne nommer que ceux-là) et aussi sans doute à cause de mon chapitre Le journalisme et les médias de mon livre Les médias sociaux 101, qui fait sans doute mal au bon endroit.

Quoi qu’il en soit, ces diverses considérations de clochers locaux ne sont pas pertinentes pour ce que certains nomment avec un air hautain comme étant « les régions ». Et j’en suis fort aise. D’ailleurs il me fait plaisir de vous partager les deux entrevues qui m’ont touchée le plus lors de cette tournée du Québec, tout d’abord à cause de la grande pertinence des questions, mais aussi parce que j’y sentais tout le laborieux travail de recherche qui avait été fait au préalable de nos discussions. Je remercie aussi chaleureusement tous les autres journalistes avec qui j’ai eu grand plaisir à jaser de médias sociaux et je regrette que plusieurs de ces entrevues ne soient pas numérisées.

Mon entrevue avec Claude Bernatchez de la Radio de Radio-Canada (ville de Québec) lors de son émission matinale Première Heure (15 minutes).

Mon entrevue en quatre parties avec la journaliste Thérèse Martin du Journal L’Avantage de Rimouski, qui a été filmé dans leur studio (parce qu’ils ont compris que le multimédia et le Web ça aide aussi le papier). L’article : [Vidéo] Michelle Blanc : « Les journaux et le Web peuvent cohabiter »

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Deux entrevues particulièrement pertinentes à propos de Les médias sociaux 201 Lire la suite »

Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique politique et internet

Ce que New York nous apprend d’un plan numérique gagnant

Bon je viens de vous faire mon billet dans lequel j’avoue freaker un peu, mais « ayant lavé mes petites culottes » Je reprends le collier pour vous parler du prochain rapport Gautrin et de l’exemple probant de New York. Mais juste avant, je vous parlerai de ma soirée d’hier. J’étais au lancement du 2-22 avec tout le gratin politico-culturel de Montréal. Le 2-22 sera la vitrine de tout ce qui se fait de mieux en matière de culture à Montréal et plusieurs fois dans les discours, on mentionnait qu’il abrite aussi de nombreuse organisations communautaires vouées à la démocratisation de la culture. Et c’est bien vrai, c’est fondamental et j’avais une fierté d’y être et de voir comment le quartier « dit des spectacles » sera extraordinaire pour l’essor économique de tout ce pan précieux de notre économie.

Mais en même temps, j’avais le blues. Pas le blues de la businesswoman qui aurait voulu être une artiste, mais celui de la businesswoman qui se demande « mais que fait-on des technos? » Oui bien certainement il y a eu la cité du multimédia et celle du commerce électronique qui ont été de mégas projets de bétons, qui ont servi à faire vivre les entrepreneurs en construction et qui logent nos multinationales des technos qui n’avaient vraiment pas besoin de ça pour prospérer. Oui il y a eu la politique favorisant l’arrivée massive des gros joueurs mondiaux du jeu permettant de faire de Montréal une des plaques tournantes de cette sous-division du secteur des TI (mais quelle sous-division tout de même). Mais pour les TI, le Web, l’accès citoyen, les start-up, le gouvernement en ligne, les données ouvertes, nous attendons encore. Le prochain Rapport Gautrin saura sans aucun doute répondre à ces questions (j’ai d’ailleurs hâte de vous en reparler et surtout d’observer s’il va être utilisé ou dormir sur les tablettes).

Mais entre-temps, New York, elle ne dort pas au gaz. Nous aurons d’ailleurs du retard à combler, puisque New York a déjà tout ça. C’est Mashable qui en parle encore ce matin dans l’article How New York City Went Digital in 2011. On y prend entre autres connaissance du site Road map for the digital city, achiving New York city’s digital future (ce qui ressemble pas mal à ce que plusieurs réclament comme un plan numérique pour le Québec). Ils y ont d’ailleurs noté 4 enjeux majeurs :

1. Access
The City of New York ensures that all New Yorkers can access the Internet and take advantage of public training sessions to use it effectively. It will support more vendor choices to New Yorkers, and introduce Wi-Fi in more public areas.
2. Open Government
By unlocking important public information and supporting policies of Open Government, New York City will further expand access to services, enable innovation that improves the lives of New Yorkers, and increase transparency and efficiency.
3. Engagement
The City will improve digital tools including NYC.gov and 311 online to streamline service and enable citizen-centric, collaborative government. It will expand social media engagement, implement new internal coordination measures, and continue to solicit community input
4. Industry
New York City government, led by the New York City Economic Development Corporation, will continue to support a vibrant digital media sector through a wide array of programs, including workforce development, the establishment of a new engineering institution, and a more streamlined path to do business.

Expand workforce development programs to support growth and diversity in the digital sector
Support technology startup infrastructure needs
Continue to recruit more engineering talent and teams to New York City
Promote and celebrate NYC’s digital sector through events and awards
Pursue a new .NYC top-level domain, led by DOITT

Il nous reste donc à attendre le rapport Gautrin, le benchmarker avec ce qu’a déjà mis sur pied New York ou encore avec ce que font déjà aussi les Français, puis on pourra se demander si nous dormons encore au gaz, si le monde s’est réellement fait en 7 jours (comme notre ancien ministre fédéral de la technologie) ou si les technos finalement ce n’est qu’une perte de temps et d’énergie…

Ce que New York nous apprend d’un plan numérique gagnant Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Je freak un peu ce matin

Il y a quelques années, le copain intellectuel du Web, Jon Husband, alors que nous prenions un scotch m’avait dit :

Michelle, plus le temps va avancer, plus ta voix va être importante pour le progrès de ta société. Tu es un personnage plus important pour le Québec et les technos que tu ne le réalises.

Ce même argument m’a été servi récemment par Jean Baril, directeur des communications de mon éditeur Groupe Librex. Dans les deux cas, ça m’a fait sourire et je répondis que c’était peut-être vrai mais que je ne voulais certainement pas songer à ça au risque d’y perdre ma spontanéité, ma liberté de jaser de ce qui me fait envie et que le poids de cette pseudo-aura risquerait au contraire de me castrer (notez ici l’ironie du choix de mot 🙂 ) de ma liberté d’expression. J’ai d’ailleurs réalisé un peu plus hier soir et ce matin, qu’ils ont un peu raison et ça me donne « les boules » comme disent les potes Français ou plutôt « ça me fait freaker » comme on dit ici.

C’est qu’hier, j’ai partagé deux réflexions sur les médias sociaux :

-Si j’étais indépendante de fortune, je ferais de la politique, entre autres pour me (nous) débarrasser d’Harper
– En politique, l’indépendance de fortune permet de faire avancer ses idées sans devoir être à la solde d’un parti ou d’une ligne de parti…

Les réponses que me firent mes abonnés, connaissances et contacts médias sociaux furent stupéfiantes. Par ailleurs, ce matin, le respecté journaliste économique René Vézina, reprend le discours (à partir de la 3,15 minute) de Sylvain Carle et moi-même à propos d’un plan nerd. Ça me met de la pression, mettons. Je vais donc faire ce que la très grande chanteuse Ginette Reno fait dans ces cas-là. Je vais aller laver moi-même mes petites bobettes, faire un peu de ménage et sortir les poubelles, question de revenir sur terre et me dire que dans le fond je ne suis qu’une personne ordinaire comme tout le monde. Voilà…

À propos de la politique, je vous rappelle que j’ai fait une mineure en science politique, que j’aime beaucoup les débats et que l’avancement de notre société me tient à cœur. Cependant, je ne me vois pas (encore) faire de la politique puisque je serai incapable de suivre une ligne de parti et de me fermer la gueule si celui-ci proposait des lois imbéciles. Je ne me reconnais dans aucun de nos partis puisque je suis de droite à certains égards, et à gauche pour certaines idées. Il me faudrait donc être candidate indépendante et pour ça, ça prend beaucoup de fric avec malheureusement peu d’impact sur les décisions qui seront prises. Ce blogue et mes présences médias sociaux sont donc « les outils politiques » les plus efficaces (dans mon cas) pour changer un peu les choses…

Je freak un peu ce matin Lire la suite »

Blogues d'affaires Facebook géolocalisation Google + Google Plus Marketing 2.0 Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégie d'affaires Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Veille stratégique et Internet Web 2.0

Ces activités médias sociaux qui ne sont pas sous votre brand et les efforts invisibles

Il est important d’avoir une présence Web forte (comme je le dis souvent idéalement avec au moins un blogue) et diversifiée sur plusieurs plates-formes telles que Facebook, Twitter, YouTube et autre. Mais il est aussi important d’être de ces autres plateformes dans lequel notre « brand » est dilué, mais qui font figure d’autorité dans notre marché, et surtout, d’y observer ce qu’on dit de notre brand. Ce sont des activités médias sociaux qui sont difficilement « justifiables » devant un conseil de direction, pour lesquels il est très difficile de mesurer un retour sur l’investissement et qui prend énormément de temps.

Je vais vous illustrer ceci en vous donnant l’exemple d’une association touristique régionale (j’en ai quelques-unes dans mes clients). Idéalement, les ATR auront une présence forte et diversifiée sur plusieurs médias sociaux. L’an dernier je m’étais d’ailleurs mis à la tâche de mesurer leurs efforts respectifs dans mon billet Classement comparatif de la présence médias sociaux des Associations touristiques régionales . Par contre ce classement ne prenait aucunement en considération la présence de ces ATR et de leurs membres sur certains des plus importants médias sociaux touristique que sont TripAdvisor, GoogleMap ou Wikipedia. Sans y faire une autopromotion qui n’est vraiment pas bien vue des internautes et des sites, est-ce que les informations de nature encyclopédiques de votre destination y sont? Est-ce que les points d’intérêts y sont géolocalisés avec un bref descriptif? Est-ce que les ressources pouvant aider positivement le voyageur y sont répertoriées?

C’est le genre de questions, d’effort et de mise à jour qui est certainement bénéfique pour une instance et les membres d’une ATR. Cela doit aussi être fait selon les règles, pratiques et coutumes de chacun des outils et très souvent, cela sera fait bénévolement par des internautes bienveillants qui aiment votre destination. Mais cela peut aussi être fait par vos organisations. Malheureusement, ça prend des gens pour le faire, ils sont payés et il est difficile de justifier qu’on a mis des ressources là-dessus. Il en va de même pour tout type d’organisations qui ont tous, dans leurs secteurs respectifs, des sites « d’autorités » qui se doivent d’être mis à jour ou pour lesquels vous pouvez suggérer des contenus, sans que ce ne soit chez vous que ça se passe. Des fois c’est ce genre « d’efforts qui semblent invisibles » qui fera la différence entre le succès (ou non) d’une destination, qu’elle soit touristique, organisationnelle ou web…

Ces activités médias sociaux qui ne sont pas sous votre brand et les efforts invisibles Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Facebook Google + Médias sociaux statistiques des affaires électroniques Twitter ou le microblogging

Les médias sociaux toujours en croissance malgré que Facebook décline et twitter plafonne

C’est en lisant Facebook fatigue is spreading but social media is on the rise, says Internet study de TheNextWeb, qu’on prend connaissance de certains éléments du GlobalWebIndex ($3500 si vous avez les moyens de l’acheter), qui est sans doute l’une des plus importantes études longitudinales du comportement des internautes au niveau planétaire. On y apprend que Facebook poursuit sa saturation et même sa décroissance dans les marché qui l’ont d’abord mis sur la map.

More importantly across the three waves of research in 2011, Facebook users globally have reduced the frequency of key Facebook activities including sending digital presents, searching for new contacts or sending message to friends.
The latest data shows Facebook Fatigue is spreading in the US from the early adopters who it identified as “disengaging” in the GWI.5 report. Declines in social networking activity such as messaging friends fell 12% over the six waves of research, searching for new contacts fell 17% and joining a group 19% among all Facebook users in the US.

Déjà cet été, dans l’article Facebook Sees Big Traffic Drops in US and Canada as It Nears 700 Million Users Worldwide, on avait observé cette tendance à la baisse chez les plus jeunes adeptes de Facebook. À ce moment, on disait que ce n’était que la fin des classes qui avait fait se désengager les jeunes de Facebook. Un peu plus tard, on a plus justement observé que les jeunes n’aiment pas être sur le même média social que celui de leur maman et grand-maman. Par contre, Facebook semble toujours en expansion dans ses nouveaux marchés que sont le Brésil, la Chine, L’Inde et l’Indonésie.

Malheureusement l’article ne donne aucune donnée spécifique à Twitter autre que de mentionner :

The GWI data also shows the massive growth of Google+, indicating that a massive 22% of social network users now have active profiles – peaking in India at 49%. However, it also points to fatigue in Facebook usage and stalling Twitter growth.

Dans lequel nous pouvons noter que la croissance de Google+ ne fait que commencer. L’auteur souligne aussi la dominance de Google comme intersection du contrôle de l’information sur le Web

The GlobalWeb Index reports shows that Google has cemented its position as the “world’s biggest controller of information” and is starting to dominate all access points to the internet.

Its core search product reaches more than 85% of global Internet users every month (up from 76.1% in GWI.1). Even in countries where local search competitors are strong, Google has still gained traction. In Russia, it now has 82% monthly reach compared to more than 90% for local competitor Yandex.

Finalement, les médias sociaux continuent leur croissance d’usage même si le blogue aussi semble avoir atteint un point de limite :

The latest fieldwork took place in November 2011, and it has revealed that social networking is still the fastest-growing active social media behaviour online, increasing from 36% of global Internet users in GWI.1, to 59% managing their profile on a monthly basis by the end of 2011. This is followed by updating a microblog (e.g. Twitter), which increased from 13% to 24%, and uploading video which increased from 21% to 27%. Monthly ‘forum’ contribution declined significantly from 38% to 32%, between GWI.5 and GWI.6 while blog-writing stagnated at 27%.

La conclusion de l’article illustre que contrairement à l’adage populaire, le Web ne devient pas une plate-forme globale, mais il devient plutôt plusieurs centres culturels spécifiques

“This creates a more localised Internet, where each market has a different behaviour type, relationship with brands and attitudes towards the role of the Internet,” he continues. “The concept that the Internet would drive a singular global culture is false. Brands and content producers will need ever more localised strategies.”

Les médias sociaux toujours en croissance malgré que Facebook décline et twitter plafonne Lire la suite »

À titre de conférencière Personnel et peut-être même hors sujet

Ma conférence à TEDxMontpellier : Devenir une Femme … 2.0

C’est avec plaisir que je vous partage finalement la conférence que j’ai donnée la semaine dernière à TEDxMontpellier, Devenir une femme… 2.0. J’y parle de beaucoup de choses et les hyperliens de ce que j’y dit se retrouvent dans mon précédent billet Les notes de mon allocution à TEDxMonpellier la semaine prochaine

Bonne écoute

Découvrez un Talk tout en émotion avec Michelle Blanc conférencière et auteure spécialiste des stratégies digital media qui a fait le choix de se livrer à un exercice humain ; expliquer sa transformation en femme 2.0. Où comment nos vies numériques peuvent transformer nos vies réelles.

P.-S.

Encore heureux que je sois allée à Montpellier il y a une semaine puisque cette semaine LaPresse titrait Les transsexuels et transgenres ne pourraient plus prendre l’avion . Merci aux Conservateurs de nous faire des lois si transphobes et de ramener le pays encore une fois en arrière…

Ma conférence à TEDxMontpellier : Devenir une Femme … 2.0 Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Vive la diversité, même celles qui ne font pas notre affaire

Je viens de recevoir un appel de Monsieur Donald Jean, PDG de LysDiversité et de médiamosaïque.com. Il me demande de participer à sa soirée de gala des grands prix de la diversité. Je ne sais pas encore comment et si j’y participerai. Je sais cependant que j’appuie monsieur Jean et que je salue son courage à tenter, contre vents et marées, d’inclure dans cette « diversité » autre chose que ce que nous appelons communément les « communautés ethniques ».

Je lui rappelais d’ailleurs que cet été, il m’avait fait grand plaisir d’intervenir gratuitement lors de son événement des « Assises de la Diversité » sur la place du Web dans la sphère médiatique. J’avais cependant remarqué, qu’étrangement (nous étions au début de la journée), la moitié de la salle « ethnique » c’était étrangement vidé lorsqu’une « trans » comme moi était apparue sur la scène. En effet il est malheureux de constater que plusieurs tenants de la lutte contre le racisme, soient mal à l’aide(quel lapsus hehehe) l’aise avec d’autres types de différences qui ne sont pas de la catégorie « ethnique ». Pourtant, le racisme, l’homophobie, la transphobie, le sexisme ou toute autre forme de discrimination exigent le même combat contre l’exclusion, le jugement basé sur l’ignorance ou les stéréotypes négatifs. J’applaudit donc les efforts de monsieur Jean d’aller à contre-courant et de tenter comme il le peut, de rallier les GLBT, les handicapés et tous les exclus à sa cause et je vous incite vous aussi à le rallier et à l’aider. Je vous incite aussi à voir dans la différence, quelle qu’elle soit, une source de richesse et d’apprentissage, plutôt qu’une source de crainte, de moquerie ou pire de mépris…

Vive la diversité, même celles qui ne font pas notre affaire Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Devoir dire non, pas facile sur les médias sociaux

Encore ce matin je reçois un téléphone, puis un message Facebook, puis un deuxième. (les noms ont été enlevés pour respecter la confidentialité des personnes) pour supporter publiquement une cause très touchante :

Une soirée mémorable est organisée en l’honneur de notre amie (XXX) qui se bat pour son quatrième CANCER, le (XXX) prochain au (XXX). Le but de cette soirée est de ramasser des fonds pour que (XXX) puisse avoir une qualité de vie et des bons soins et aussi permettre a ses enfants de profiter du bon temps a venir. De plus, cette soirée célèbrera son (XXX) e anniversaire de naissance. Un geste d’amour TOUS ENSEMBLE pour (XXX)!!! Amis, collègues, familles, connaissances, vous êtes tous invités a cette soirée bénéfice. Cette soirée permettra d’amasser de l’argent pour que (XXX) puisse aller se faire traiter aux États Unis. Le cout d’entrée de 20$ ira entièrement a (XXX). De plus, vos dons seront très appréciés durant la soirée. Également, un encan silencieux pemettra d’amasser encore plus de fonds pour (XXX). Plusieurs personnilités du monde artistique (XXX) et sportif (XXX) seront présent durant l’événement.

Ma réponse

bonne chance pour l’événement, mais si je commence avec ça mon mur va devenir une infopub d’événements tous plus touchants les uns que les autres. Je suis déjà débordée de ce genre de demande. Désolée…

La sienne

Michelle…. Elle en est a sont 4iem Cancer… je pense que c’est pas énorme comme effort. Je ne gagne rien a ceci et ca bat bien des petites niaiseries qu’on share mutuellement.

At the end of the day… c’est toi qui decide et je respecterai ta decision.

Ma nouvelle réponse

ma belle-soeur aussi. Elle est en phase terminale au moment d’écrire ces lignes

Ma conclusion

Je reçois aussi plein de demandes beaucoup moins touchantes que celle-ci. Partager le projet de quelqu’un qu’on doit « liker » sur Facebook pour qu’il puisse gagner une maison, partager le travail de jeunes qui font un vidéo de lipdub « poche » pour qu’ils amassent des fonds pour faire une classe verte, partager la pub d’une organisation caritative qui vient en aide aux plus démunis, aux prostitués, aux handicapés, aux minorités visibles et invisibles (lorsque je parle des minorités invisibles je blague à peine). Tout cela est sans compter les nombreux appels que je reçois pour aider la présence Web d’une OSBL qui fait vraiment pitié et qui a vraiment besoin de mon aide. Ma présence Web n’est donc pas un panneau réclame de toutes vos bonnes œuvres. D’ailleurs, pour aider les autres avec un grand coup, j’ai plutôt songé à mettre sur pied la Guignoléeduweb.org, le webothon Haïti et une foule d’autres efforts que j’ai finalement décidé de mettre en ligne sous l’onglet Implication sociale de ma page Bio et profil professionnel.

J’en profite aussi pour remercier les nombreux collaborateurs avec qui j’ai eu l’honneur de travailler lors de ces différents efforts et pour souligner la participation de plusieurs médias numériques qui ont offert gracieusement des bannières pour la Guignoleeduweb.org cette année. Nommément Infopresse, L’itinéraire, Canoë, TCMedia, Mediative et LesPac ont permis de diffuser près de 2 millions de bannières Web pour aider les plus démunis. Je trouve donc qu’il est plus opportun d’aider un groupe d’organismes gratuitement que d’aider tout un chacun à la pièce. Ainsi, ma présence web ne deviendra pas une grosse infopub caritative et j’aiderai plus de gens sans avoir à en gérer les entrées et sortis d’argent et sans pouvoir me vanter que les différents collaborateurs (dont plusieurs lecteurs qui ont aussi mis les bannières Guignoleeduweb.org sur leur site et donner généreusement) et moi-même avons amasser X centaines de milliers de dollars. L’altruisme c’est aussi d’aider sans attendre de remerciements et des fois de passer pour une sans-cœur parce qu’on ne peut pas être de toutes les causes…

Devoir dire non, pas facile sur les médias sociaux Lire la suite »

Blogues d'affaires Droit et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet

Le clou final aux paranos des enjeux de relations publiques sur les médias sociaux

La semaine dernière, en jasant avec des collègues « consultants médias sociaux » en France, la critique facile des délicats enjeux de relations publiques sur les médias sociaux dans un contexte réglementaire refit surface. C’est le genre d’argument qu’on me présente sporadiquement et pour lequel « mes collègues » juste un peu moins expérimentés restent souvent bouche bée. C’est d’ailleurs aussi l’argument « marteau » dont aiment se servir les tenants du statu quo.

On ne peut être sur les médias sociaux parce que « patati et patata » !

Remplacer ici « patati et patata » par
-nous sommes dans une industrie très réglementée,
-nous sommes dans un environnement gouvernemental légiféré,
-nous avons des secrets industriels, de production, d’affaires très importants,
-on ne peut faire confiance à nos employés
-nos compétiteurs nous surveillent
-1001 autres excuses prouvant hors de tous doutes qu’on ne peut et ne devrait rien faire sur les médias sociaux.

C’est alors que je raconte mon petit laïus aux potes Français qui n’en revenait tout simplement pas à tel point qu’ils me demandent de l’emprunter à leur tour pour clouer le bec à leurs propres emmerdeurs anti médias sociaux.

Tout d’abord je leur dis qu’il est parfois important de faire dire ces choses par un consultant externe puisque souvent les patrons préfèrent se faire clouer le bec par quelqu’un de l’externe que par quelqu’un de l’interne (notez ici que je prêche pour ma paroisse et que si toutefois vous utilisez ma phrase-choc et qu’elle fonctionne, il ne vous est pas interdit de m’envoyer un chèque de remerciement hehehe).

Ma réponse béton

Imaginez une organisation qui fonctionne dans un contexte réglementaire et dont certains règlements peuvent même inclure « la peine de mort ». Cette organisation met aussi le feu par accident à des hôpitaux bondés de gens qui y meurent dans d’atroces souffrances. Cette organisation fait aussi exploser par mégarde des écoles avec des centaines d’enfants. La tête des membres de cette organisation est mise à prix, elle est détestée à la grandeur de la planète et elle blesse, tue et handicape souvent ses propres partenaires. Croyez-vous que vos enjeux de relations publiques ou que votre contexte réglementaire peuvent être pire que ça ?

La réponse est de toute évidence non.

Alors (comme j’en ai déjà parlé ici) sachez que cette organisation est la US Air Force et que ses membres, je dis bien tous ses membres allant du simple soldat au général, ont été formé et habilité à prendre tous part et être actifs sur les médias sociaux.

Oui il y aura toujours des contextes réglementaires et des choses dont on ne peut parler. D’ailleurs, à ce propos, un excellent document du CEFRIO rédigé par le sympathique prof de droit Pierre Trudel Gérer les enjeux et risques juridiques du Web 2.0. (PDF) vient d’être mis en ligne. Il faut donc être toujours conscient des limites de ce qu’on peut ou ne peut pas dire en ligne. Mais il ne faut surtout pas se servir des enjeux et des risques comme d’un bouclier pour le statu quo. Il y a toujours des choses qui se doivent de ne pas être partagé, mais il y en a souvent beaucoup plus qui peuvent l’être. D’ailleurs ce document se découpe judicieusement via cette démarche

Situer les responsabilités : Identifier qui fait quoi et qui répond de ce qui se passe lors d’une activité se déroulant sur internet.

Identifier les risques : pour cela, il faut partir des activités se déroulant sur internet sous les auspices de l’organisme ou de l’organisation.

Évaluer les risques : Une telle évaluation tiens compte aussi bien des caractéristiques de l’activité que du fonctionnement ou de la configuration des outils internet utilisés

Identifier et mettre en place les mesures et politiques qui permettent une prise en charge appropriée des risques

Comme l’a observé la US Air Force, le réel risque des médias sociaux est de ne pas y être et de laisser toute la place à la propagande adverse ?

Le clou final aux paranos des enjeux de relations publiques sur les médias sociaux Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut