M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Edito sans question

Lettre ouverte à Gabriel Nadeau-Dubois

Voici une lettre ouverte qui a été précédemment publiée sur le mur de ma page Facebook par madame Claudine Baldo (avec permission de publier) et qui est rédigée par monsieur Alexandre Thibault.

Lettre ouverte à Gabriel Nadeau-Dubois

Je suis écœuré de la grève, Monsieur Nadeau-Dubois. Nous sommes écœurés de la grève. Nous sommes écœurés des manifestations, de la violence, de l’hypocrisie, de la lâcheté dont fait preuve la CLASSÉ. Je crois que vos revendications sont mal fondées. La cause pour laquelle vous militez n’est plus claire, à quoi donc servent les dépenses de millions de dollars engendrées par cette grève? Est-ce la brutalité policière? L’injustice de la loi 78? La stupidité de Jean Charest? L’énorme hausse des frais?

Tout d’abord, vous prétendez être victimes des policiers. Je tiens à vous rappeler la charte des droits et libertés du Canada. Je cite: « Le droit à la réunion pacifique ». Je doute fortement que lancer des objets sur des policiers, sauter sur des pare-brises ou fracasser des vitrines de magasins peut être considéré comme pacifique. L’intervention policière est nécessaire pour contrôler les étudiants déchaînés. Si vous ne leur dites pas de se contrôler, les agents de la paix se doivent de le faire.
C’est pourquoi je crois que vos revendications ne sont pas fondées.

Ensuite, vous dites clairement que la loi 78 va à l’encontre de vos 4 droits fondamentaux. Laissez moi vous expliquer quelques alinéas. Obligation de présenter votre itinéraire de manifestation 8 heures à l’avance. Je ne vois pas pourquoi ceci empêcherait quiconque de se réunir pacifiquement. Pas le droit de porter un masque? Simple précaution pour identifier les malfaiteurs. De toute façon, pourquoi un manifestant devrait t-il avoir honte de se réunir pacifiquement? C’est pourquoi je crois que vos revendications ne sont pas fondées.

Ensuite, vous déclarez que Monsieur Charest et le parti libéral prend des décisions non démocratiques. Pensez ce que vous voulez, mais ce gouvernement a été élu en majorité à l’Assemblée Nationale. De plus, la majorité des Québécois appuient le parti Libéral dans ce conflit. Si vous désapprouvez de ses décisions, il revient à vous de voter contre lui au prochaines élections. Je tiens à vous rappeler que le vote est toujours et encore la façon de choisir un gouvernement, et non la désobéissance civile et la violence. C’est pourquoi je crois que vos revendications ne sont pas fondées.

Enfin, vous vous opposez à la hausse des frais de scolarité de 325$ pendant 5 ans au Québec. Vous avez entièrement le droit à votre opinion. Laissez-moi vous poser une question: n’est-ce pas juste que les étudiants paient un mince 17% de leurs études? Mes impôts servent à payer 83% de vos études. Je concède que nous sommes la province la plus imposée mais les frais de scolarité dans 5 ans seront toujours les plus faibles en Amérique du Nord. De plus, il est prouvé que l’augmentation des frais de scolarité n’affecte pas nécessairement l’accessibilité aux études pour la classe moyenne et pauvre. Il existe des prêts et bourses qui sont accessibles à ceux qui en ont besoin. Si vous jugez que votre éducation ne vaut pas la peine d’être payée à son juste prix, personne ne vous oblige d’étudier. C’est pourquoi je crois que vos revendications ne sont pas fondées.

Comme l’a dit Platon dans La République: ‹‹Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.››

Cessez s’il vous plaît de vous prendre pour Che Guevara. Vous luttez pour des droits qui sont respectés. Vous résistez contre ceux qui veulent vous protéger. Vous bataillez contre la démocratie en disant la défendre. Comprenez que vous ne vous combattez pas contre un dictateur, mais contre vous-même.

Respectueusement,
Alexandre Thibault

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Edito sans question

Pourquoi y a-t-il de la violence tout les soirs dans les rues de Montréal ou l’instrumentalisation de la crise étudiante

Préambule

Je suis inquiète pour Montréal, pour le Québec et pour notre démocratie. Je me demande sérieusement comment cette crise va se finir. Quels en seront les coûts sociaux, émotifs et financiers et si la population en général est consciente que ce qui se trame est sans doute plus large que strictement une crise d’étudiants qui se promènent dans la rue? Je me demande si les étudiants eux-mêmes sont conscients des divers jeux politiques, syndicaux et radicaux qui sont à l’œuvre ?

Pourquoi y a-t-il de la violence tout les soirs dans les rues de Montréal ?

C’est sans doute parce que le gouvernement Charest est l’un des plus détestés de l’histoire du Québec et que notre force policière est l’une des plus coercitives de la planète (une pointe d’ironie ici, et non je ne suis pas Libérale)! C’est peut-être aussi parce que nous vivons une « révolution » orchestrée, qu’elle profite de la grogne populaire légitime et qu’elle coïncide avec des actions concertées de la gauche modérée et radicale du Québec (j’ironise à peine ici et non je ne suis pas fasciste ou d’extrême droite. Je n’aime d’ailleurs vraiment pas l’extrême droite).

Qu’est-ce qu’une révolution ?

Selon Wikipédia :

La difficulté à définir le terme vient d’un usage répandu qui tend à le confondre avec celui de révolte, lequel désigne la contestation par des groupes sociaux de mesures prises par les autorités en place, sans que cette contestation s’accompagne nécessairement d’une volonté de prendre le pouvoir et de se substituer à ces autorités. On parle donc habituellement de révolution a posteriori, une fois que le soulèvement a débouché sur une prise de pouvoir, laquelle s’exprime ensuite par d’importants changements institutionnels. À la différence de la révolte, qui est un mouvement de rébellion spontané se manifestant très tôt dans l’histoire (ex. la révolte de Spartacus), la révolution est généralement considérée comme un phénomène moderne et, sinon prémédité, du moins précédé de signes annonciateurs. Le mot désigne alors une succession d’événements résultant d’un programme (ou projet), voire d’une idéologie. Ce qui distingue donc la révolution de la simple révolte, c’est qu’il est possible de la théoriser .

Vivons-nous une révolution ou une révolte ?

Nous pouvons certainement affirmer que nous vivons une révolte populaire. Mais pouvons-nous identifier ces signes annonciateurs que sont « une succession d’événements résultant d’un programme (ou projet), voire d’une idéologie», qui en ferait plutôt une révolution?

Voici quelques faits

L’union communiste libertaire offre des ateliers de « diversité des tactiques ».

Afin d’appuyer les organisations étudiantes et les organisations communautaires dans leurs luttes, des membres de l’Union communiste libertaire offrent une formation sur la diversité des tactiques. Cette formation comporte un volet théorique et un volet pratique, et sera adaptée aux besoins exprimés par les organisations.

Qu’est-ce que la «diversité des tactiques»? L’expression désigne plusieurs réflexions constantes qu’ont à se poser les personnes en lutte : quelles actions sont à privilégier selon les ressources et les contextes? comment bien préparer une occupation? quels sont les types de violence et quelles sont les positions sur la question de la violence? quels sont des exemples concrets d’utilisation de diversité des tactiques?

Or, déjà en septembre, dans son rapport interne (Cahier préliminaire de préparation aux délégués) de l’ASSÉ évoquait justement cette « diversité des tactiques ». On y notait aussi :

Il est aussi intéressant de souligner que ce document a été retrouvé grâce à la cache de Google et grâce à la faction radicale Force étudiante Critique (ceux –là même d’où vient les poseurs de bombes fumigènes du métro de Montréal qui s’est dissocié de l’ASSÉ parce qu’ils ne sont pas encore assez radicaux (sic)) qui en parle dans certains de leurs documents. Notez aussi que l’ASSÉ est la fondatrice de la CLASSE et que tous les hyperliens et les documents de l’ancien site de l’ASSÉ ont disparu et le site d’origine asse-solidarite.qc.ca pointe maintenant vers bloquonslahausse.com. C’est Gabriel Nadeau-Dubois qui au registre des entreprises du Québec, en est le secrétaire aux statuts juridiques de l’organisation. Mais oui, il n’est que le porte-parole, il n’est que « la personne choisie par ses pairs pour les représenter », sauf que légalement du moins, il est aussi secrétaire de l’ASSÉ.

La moto de Force étudiante Critique est :

« Si vis pacem, para bellum » ; si tu veux la paix, prépare la guerre. Vous tenez entre vos mains le journal de grève de Force étudiante critique. Il se veut une contribution à cette lutte étudiante qui n’est qu’un moment de la lutte totale contre la société capitaliste et ses structures patriarcales et racistes les plus arriérées.

 

 Copinage associations étudiantes / partis politiques 101

Force étudiante Critique nous offre un excellent cours de copinage associations étudiantes / partis politiques 101 (lire ici Parti Québécois et Québec Solidaire et FTQ), dans le lumineux billet Sur les traces de la collaboration. On peut y lire :

La gauche institutionnelle est divisée entre deux tendances, chacune luttant pour son hégémonie sur le mouvement social. Il y a le PQ et, depuis peu, QS. Québec Solidaire est l’assemblage de plusieurs organisations politiques qui, prises séparément, n’avaient aucun avenir. Il est né de la fusion entre l’Union des forces progressistes (UFP) et Option citoyenne, tandis que l’UFP est elle-même le résultat de l’union du Rassemblement pour l’alternative progressiste (RAP), du Parti de la démocratie socialiste (PDS) et du Parti communiste du Québec (PCQ). Le programme de QS est un bricolage entre toutes ces tendances et à chaque alliance équivaut un nouveau nivellement. (…)

Le PQ, comme QS, mise sur les prochaines élections pour changer les choses. En ce moment même, les stratèges de ces deux organisations essaient de se manger l’un l’autre. Le froment de leur union symbolique est le nationalisme, précisément là où la lutte de classes s’estompe au profit des intérêts nationaux. Les plus jeunes sont plus souvent qu’autrement inconscients des dynamiques de pouvoir et c’est pourquoi ils et elles constituent pour ces deux partis un électorat potentiel. QS vise à rallier la gauche radicale, mais aussi la gauche sociale-démocrate déçue du PQ, tandis que le PQ travaille plus au centre de l’échiquier politique. La guerre de ligne en vue de la prochaine grande grève générale étudiante est un levier de recrutement, car les grèves renouvellent les bassins de militant-e-s de gauche. La même logique de recrutement s’applique, selon les fluctuations du marché des associations étudiantes, entre l’ASSÉ et les fédérations. Les techniques de séduction, elles, se ressemblent de plus en plus. Le discours médiatique structure la stratégie et les rapport entre organisations nationales restent figés à ce niveau-là car elles n’ont pas de bases en lutte, pas encore.

L’analyse du discours de QS qui se présente comme un parti populaire, le parti des urnes et de la rue, voire le parti des travailleurs et travailleuses lui-même est révélatrice. QS n’est à peu près jamais dans la rue, QS n’obtient qu’une petite proportion des votes et QS n’est pas socialiste. Tous ces slogans hallucinés agissent essentiellement comme des messages publicitaires dans l’espace médiatique. C’est de la persuasion, qui a le mérite de nous indiquer qui est le public cible de QS[25], à savoir les mouvements sociaux. Un parti politique comme QS ne peut remporter la bataille des élections sans conquérir toute la gauche réformiste et l’opposer aux objectifs révolutionnaires, ou radicaux, partout. Comme QS nie qu’il s’occupe de luttes sociales mais recueille ses protagonistes dans divers regroupement de mouvements sociaux comme la Coalition et la Marche Mondiale des femmes, puisqu’il entretient le doute sur ses membres et leur stratégie, le risque patent est que l’ASSÉ devienne de plus en plus pilotée en coulisse par QS en servant ses intérêts électoraux.

Ainsi donc, l’idée de collaborer avec les fédérations a présentement pour origine un cercle de jeunes militant-e-s intégré-e-s à cette nouvelle tendance, leur stratégie se présentant d’abord sous l’appellation de trêve médiatique. Mais la situation actuelle est encore pire, car la jeunesse en voie de remplacer ces spécialistes a beaucoup moins de connaissances historiques, elle qui se fait en plus des illusions sur la collaboration au point de jouer la game dans les médias, côte-à-côte avec les chefs des fédérations.

 

Légitimité de la CLASSE

Dans leur journal Parabellum(PDF), Force étudiante Critique nous expliquent pourquoi la CLASSE n’aurait pas de légitimité de sa base:

(…)
L’encadrement étroit des assemblées et des congrès par des conseils exécutifs, qui servent essentiellement à légitimer les plans élaborés en vase clos, est aussi chose courante à l’ASSÉ et à la CLASSE. L’adoption de principes combatifs et de structures de démocratie directe n’offre aucune garantie de les faire vivre en pratique tant qu’ils ne sont pas réappropriés par une base en lutte: seules des pratiques de lutte autonome au quotidien et une culture militante leurs donnant sens peuvent le permettre. Ces pratiques doivent aller à l’encontre de la centralisation du pouvoir qui demeure un risque permanent même dans les organisations à prétention combative. La division de la société en classes se prolonge à l’intérieur même du mouvement
(…)

 

La hausse des frais de scolarité est-elle un enjeu et l’a t’elle toujours été ?

La hausse des frais de scolarité est certes un enjeu. Mais cet enjeu ne semble plus être celui qui fait sortir les gens dans la rue. Il y a manifestement le rejet de la loi 78, l’écoeurantite aigüe d’un peuple, mais peut-être aussi l’action de plusieurs organisations dont le but inavoué est de renverser le gouvernement pour atteindre finalement le grand jour égalitaire. Voici donc certains autres extraits de diverses organisations se réclamant d’être parti prenante et d’infiltrer ce grand rassemblement contre les frais de scolarité et la loi 78 et toutes les autres manifestations.

Manifeste du CARRÉ NOIR (communément appelé les Black Bloc)

De la récupération et de l’infiltration
Nous sommes étudiant-e-s. Nous sommes travailleuses et travailleurs. Nous sommes chômeur-e-s. Nous sommes en colère. Nous ne récupérons pas une grève. Nous sommes dans le mouvement depuis le début. Une de ses formes au même titre qu’une autre. Nous ne sommes pas des extrémistes, nous avons une critique radicale de cette société qui est la nôtre. Nous n’infiltrons pas les manifestations, nous aidons à les organiser, nous les rendons vivantes. Nous ne sabotons pas la grève, nous en sommes partie intégrante, nous aidons à l’organiser, nous faisons battre son cœur.
Nous sommes organisé-e-s pour lutter contre ce système violent et oppressif. Nous croyons que la violence du système qui attaque des classes économiques et des populations entières justifie l’usage de la violence qui cible du matériel et des agents politiques que sont les flics. Nous nous drapons de noir pour tenter d’échapper à la répression d’un système qui a fait ses preuves d’intolérance à l’égard de la contestation (Toronto 2012, Montebello 2007, Québec 2001, 15 mars de tous temps, 7 mars 2012, etc). Nos drapeaux noirs s’opposent au fleurdelisée dont les symboles – le roi et l’église – nous horrifient. Le black block n’est pas un groupe. C’est une tactique, une tactique qui oppose obéissance docile aux normes et aux lois, à la désobéissance civile et à l’action directe.
De l’opinion publique et du mythe de l’unité
Les radicaux-ales s’opposent dans la grève présente aux «imagistes» qui se revendiquent du pacifisme. L’opinion publique, qui oriente la façon dont ces derniers agissent, est une chimère. Notre champ de bataille se situe dans la rue, dans les A.G., dans les bureaux occupés, dans les milieux libérés, pas dans les médias. Nous dénonçons l’illusion que les choses peuvent être changées sans perturbation.
Nous opposons le principe de la solidarité au mythe de l’unité qui sévit dans l’imaginaire de nos contemporain-e-s – les intérêts des québécois-e-s ne sont pas uniques et homogènes. L’unité d’un mouvement est-elle vraiment souhaitable? Ne prend-il pas sa force justement dans le fait qu’il soit diversifié, que certains soient prêts et prêtes à prendre plus de risques et se protéger en conséquence?

De la violence et de la non-violence
Nous croyons qu’il y a une gigantesque différence qualitative entre la violence envers des objets et celle envers des êtres humains. Au risque de nous répéter, nous nous attaquons à des objets. C’est un geste politique et symbolique. Ce faisant, nous nous exposons à une violence beaucoup plus grave: le matraquage, le gazage, la judiciarisation, le fichage par GAMMA et maintenant la répression interne. Nous considérons qu’un individu armuré, qui est prêt à frapper violemment d’autres individus simplement parce qu’il en a reçu l’ordre, perd momentanément l’exception qui prévaut quant à l’utilisation de la violence.
Si on regarde un peu dans les livres d’histoire, il est plus que facile de voir que le vandalisme a toujours été une arme légitime utilisée par les mouvements sociaux, suffragettes, syndicats, minorités racisées, peuples autochtones, etc. Aucun gain social n’a été acquis sans perturbation. Malgré la part décroissante de l’économie réelle dans le total de «l’argent créé», la propriété privée est encore la base sur laquelle est érigée le château de carte du capitalisme et du néolibéralisme qui attaquent présentement l’accessibilité aux études et notre vie au quotidien. C’est à elle que nous nous attaquons.
16 mars 2012, Montréal.

DES ANARCHISTES PARMI TANT D’AUTRES!

 

L’Union Communiste Libertaire (Lutte de classe)

Toutefois, nombreux sont les obstacles à la réalisation d’une initiative visant à regrouper la classe ouvrière et les étudiant-e-s. Mais ce qui est clair, c’est qu’une grève sociale qui dépasse les revendications étudiantes est nécessaire pour faire reculer le gouvernement sur ses politiques antisociales et réactionnaires. Qui plus est, elle pourrait devenir le fer de lance d’une prise de conscience politique dont les aspirations dépasseraient le cadre de la démocratie libérale et du capitalisme, tout en canalisant les forces populaires vers un projet de société alternatif.

L’Union Communiste Libertaire tient à remercier et saluer les quelque 150 personnes qui ont participé au contingent anarchiste appelé par celle-ci lors de la manifestation étudiante nationale du 22 mars à Montréal. Bien qu’il serait facile de relativiser l’importance de la présence d’un tel contingent dans une manifestation-monstre de 200 000 personnes, nous tenons à souligner la nécessité pour les militantes et militants anarchistes de combiner leur participation dans les mouvements sociaux, dans une perspective de radicalisation, à leur organisation « spécifique », en tant que courant politique véhiculant des idées et des projets pour transformer la société. Cette même nécessité a amené, en 2008, des militants et militantes communistes libertaires de six villes du Québec à fonder notre organisation et nous poursuivons aujourd’hui le même but, notamment à travers notre journal, Cause Commune, et les multiples activités de nos collectifs locaux de Montréal, Québec et Saguenay.

La CSN prône la grève sociale auprès de ses membres

Pressegauche pour la grève sociale

le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ)

MAJ Lecture additionnelle suggérée
Michel Hébert À conflit spécial, loi spéciale

Mathieu Bock-Côté La gauche utopiste est de retour

Marcel Boyer Conflit étudiant – Ou comment oublier les vrais problèmes

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Edito sans question

L’anarcho-syndicalisme et la bourgeoisie syndicale

Je me suis faite haranguée sur mon mur Facebook par le VP d’une centrale syndicale pour avoir publié ce statut.

MERCI Isabelle Maréchal pour ce texte pertinemment juste: Le carré de la honte http://www.journaldemontreal.com/2012/05/20/le-carre-de-la-honte #GGI #Manifencours

Voici donc une portion des échanges :

L’interlocuteur :

Quel texte insignifiant, sans argument et qui conforte les petits bourgeois prétentieux et ignorants. A-t-on vu un seul argument en faveur de la hausse? Jamais! Par contre, nos jeunes nous proposent la justice sociale. Mais, ça dérange le confort de ceux qui font passer les affaires avant les droits de la personne.

Isabelle Maréchal n’a visiblement pas lu la loi 78. Pérorer sans savoir, ça n’aide pas la crédibilité.

Que dit madame Maréchal de l’article 17 de la loi 78 qui oblige toute personne participant à une manif à se substituer à la police!

Les élans émotifs de Michelle Blanc souffrent d’un manque d’analyse flagrant. J’ai déjà dû la rappeler à l’ordre sur la désobéissance civile qui, grâce par exemple à Stonewall en 1969, a permis au mouvement LGBT de prendre son essor. Sans la désobéissance civile, aujourd’hui Michelle Blanc serait soit à l’asile, soit en prison, soit morte. Elle devrait lire la loi 78, étudier l’historique du conflit et sortir de ses pantoufles avant de porter des jugements à l’emporte-pièce et extrêmement superficiels.

Ma réponse

à XXX hey le syndicaleux qui travaille pour monter son futur chèque de paye avec des étudiants tout en faisant des clauses orpheline lorsque ça arrange la gang qui est déjà là, je ne crois pas avoir besoin de cours d’histoire du mouvement gai. Suis à gauche pour certaines bonnes raisons et à droite contre la connerie

L’interlocuteur

Alors, le chat est sorti du sac, la petite bourgeoise au service des affaires est dérangée. Elle crache sur le syndicalisme qui lui a fourni tant d’occasions de progresser. Des cours d’histoire sur tous les sujets, il faut, mais aussi des cours d’humanisme.

Quelle ignorance de croire que nos revenus augmentent selon le nombre de syndiqués ou d’adhérents! Ouf, ça vole pas haut!

Ma réponse

by the way, oui j’ai fait une mineure en relations industrielles et je connais l’histoire des syndicats qui ont fait de grands biens mais qui aujourd’hui ne sont plus là que pour leurs acquis et foutre la merde. La bourgeoisie et le corporatisme syndical sont des sangsues qui ne travaillent plus pour leurs bases, mais pour leur apparatchik dont tu fais partie… By the way, je ne vais jamais foutre la merde sur ton mur. Mais toi tu sembles aimer ça faire chier les autres chez eux. Est-ce symptomatique du mouvement que tu défends? Aussi, n’est-ce pas la FTQ qui finance Accurso?

Fin de la discussion

L’anarcho-syndicalisme

La CLASSE est financée et appuyée par les centrales syndicales. Les étudiants ne connaissent sans doute pas les célèbres clauses orphelins de ces mêmes syndicats. Ils ne savent sans doute pas non plus que si le gouvernement est corrompu, les syndicats le sont tout autant. Entretemps, on romantise la désobéissance civile et on pratique le clivage du discours et démonise ceux qui sont “contre”.

Anarcho-syndicalisme

L’anarcho-syndicalisme, anarchosyndicalisme, ou syndicalisme anarchiste est un syndicalisme basé sur les principes de fonctionnement de l’anarchisme(autogestion, libre fédéralisme, démocratie directe, mandatés élus temporairement et révocables, etc).
En d’autres termes, le militant anarchosyndicaliste pose le syndicat comme forme d’organisation des travailleurs, et refuse le principe de parti, d’association ou de regroupement corporatiste. Le syndicat est alors la structure qui permet aux classes opprimées de s’organiser à la base et de mener la lutte selon les choix des individus regroupés en collectifs et non selon des directives hiérarchiques données par un bureau politique (en d’autre termes, du bas vers le haut et non du haut vers le bas).

Pratiques et idéologie de l’anarcho-syndicalisme
Les militants anarchosyndicalistes ont théorisé nombre de pratiques syndicales. S’ils ont beaucoup réfléchi sur la grève générale comme moyen pour la classe ouvrière de seréapproprier ses outils de production, ils ont aussi popularisé l’action directe (occupations, piquets de grève), le sabotage3 (refus de produire des marchandises de qualité, et boycott par les prolétaires des produits en question) comme moyens d’action, ainsi que, dans certains cas, la réappropriation directe des richesses produites.

Morale de l’histoire
Ils sont tout de même brillants les syndicats d’instrumentaliser une certaine CLASSE d’étudiants et de leur faire expérimenter le romantisme de l’idéologie anarcho-syndicaliste. Si ça fonctionne pour les étudiants (et à ce jour ça marche plutôt bien), peut-être que ça fonctionnera aussi pour les syndicats? Mais ha, c’est vrai, les syndicats fonctionnent aussi de manière très corporatiste. Ça ne servira donc qu’à régler d’autres vieux comptes avec les libéraux et peut-être même faire oublier leur prope magouille et corruption syndicale…

Vive la solidarité pour une solidarité syndicale étudiante! (Notez ici que comme pour la dénomination de la Classe, le syndicat passé en premier…)

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Personnel et peut-être même hors sujet

Le psychodrame collectif de la crise étudiante et son chantage affectif

Psychodrame

Forme de thérapie utilisant la théâtralisation dramatique au moyen de scénarios improvisés, et permettant la mise en scène de névroses.

La loi 78 promulguée par le gouvernement du Québec, que l’on dit être antidémocratique, contre la liberté d’association, d’expression ou de manifestation s’avère être moins coercitive que plusieurs autres lois en vigueur dans de nombreuses autres juridictions dont la France, les États-Unis ou la Suisse (pays réputé antidémocratique, j’ironise) comme le révèle Radio-Canada. Les associations étudiantes en grève ne représentent qu’une fraction de la population étudiante elle-même et ont tente de nous faire croire que c’est maintenant la population du Québec qui se lève pour manifester son raz le bol contre la magouille, la corruption et le gouvernement. On vivrait un « printemps érable » !

J’ai pourtant partagé mes connaissances ces dernières semaines dans plusieurs universités, devant des étudiants ravis d’être là et qui n’étaient de toute évidence pas en grève.

Oui il y a magouille, oui il y a corruption et oui il y a raz le bol, mais il y a aussi plusieurs avenues pour changer ça. Il y a la dénonciation judiciaire, il y a la loi et il y a la démocratie qui s’exerce entre autres par la manifestation et par les campagnes électorales. Hier soir il y avait cette « grande manifestation » contre la loi 78 qui rassemblait quelques milliers de personnes sur une population de 8 millions. Probablement que le 22 ils seront 100 000. Mais sur les médias sociaux et dans les médias on hyperbole. Certains de nos élus appellent à la désobéissance civile, d’autres parlent de « l’inévitable » violence qui devrait arriver tout en accusant les Libéraux d’électoralisme. Je ne suis pas libérale, mais à entendre certains députés, je me questionne sérieusement sur leur habilité à nous représenter. Si Charest est un crosseur (ce qui est tout à fait possible), qu’on le prouve, qu’on l’arrête et qu’il soit jugé. Il y a un climat malsain de suspicion au Québec, mais je persiste à croire que la grande majorité des élus sont des gens honnêtes qui exercent un métier difficile. D’ailleurs ce sont souvent les sous-ministres qui ont les mains dans les dossiers, qui ont accès aux entrepreneurs véreux et qui une fois le contrat faramineux accordé, changent de camp. Pourtant, jamais un sous-ministre ne passe aux nouvelles et n’est tenu responsable des mauvaises décisions ou de la mauvaise gestion dont ils sont pourtant responsables.

Chantage affectif

Le chantage affectif est une manœuvre destinée à profiter des faiblesses ou de la sensibilité. Cela consiste habituellement à inspirer à cette personne un sentiment de culpabilité et/ou de responsabilité morale.
Le chantage peut provenir de la jalousie, de la dépendance excessive, ou du désir d’obtenir plus d’attention ou de modifier le comportement de la personne victime de ce type de chantage.

Par ailleurs, le chantage affectif est maintenant de mise dans le débat pour ou contre (ou devrais-je dire dans le dialogue de sourd). Si on est pour la hausse des frais de scolarité on serait contre la jeunesse, un sale libéral, un vendu, quelqu’un qui soudainement perd l’intelligence ou soi-même un crosseur. J’ose prétendre qu’il y a des péquistes, des souverainistes, des fédéralistes et même des jeunes qui sont pour la hausse des frais de scolarités et qui ne sont vraiment pas contre la jeunesse ou pour la magouille. D’ailleurs on entend crier ceux qui sont contre la hausse des frais de scolarité, mais d’être pour publiquement semble maintenant devenir dangereux. Personne n’aime être la cible de vilipendes et cette vilipende semble particulièrement virulente d’un côté du débat. J’ose ici, parce que c’est chez moi, exprimer mon point de vue de manière posée. J’espère que vous y réagirez avec la même retenue.

Exemple de conversation usant de « chantage affectif » sur Twitter

Moi

Les étudiants québécois devraient être reconnaissants, selon le milliardaire Jarislowsky http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/05/19/001-jarislowsky-droits-scolarite.shtml via @RadioCanadaInfo

Interlocuteur sur Twitter (je protège son identité pour ne pas qu’elle soit la cible de conards)

@MichelleBlanc @RadioCanadaInfo c’est de la désinformation…ce qui se passe réellement dans les manifs n’est pas montréa à r-c

@MichelleBlanc @RadioCanadaInfo on va dire ça aux 2 gars qui ont perdu un oeil et aux milliers qui ont passé la nuit en prison…

Moi

et aux commerçants et aux travailleurs et aux passagers du metro pris en otage et aux habitants du centre-ville

Interlocuteur

désolée que votre coeur ne soit pas capable de voir au-delà…

Moi

une autre chose qui me fatigue de ce psychodrame collectif, le chantage émotif …

Interlocuteur

Vs manquez l’bateau, on en reparlera lorsque le gouv. aura repris son bon sens, à l’heure de la récupération.

moi qui croyait que vous étiez informé, sur la touche…eh bien…

Dévoilement, aucun des protagonistes ou acteurs du psychodrame collectif de la crise étudiante n’est client et l’opinion exprimée ici est la mienne.

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Edito sans question

Une chance que nos extrémistes ne sont que de petits cons

Je regarde les récents événements liés au conflit étudiants gouvernement et j’ai certaines inquiétudes. Je ne connais pas la gestion de la sécurité publique mais lors de ma formation d’officier d’infanterie, j’ai eu des cours de contrôle de foule, de psychologie des foules, de stratégie militaire et lors de ma M.Sc., de cours de gestion du risque et de la sécurité informatique. Par ailleurs, je suis l’actualité internationale et j’observe beaucoup.

Je remarque le chaos dans lequel se retrouve Montréal comme suite à divers événements et je me dis « Une chance que nos extrémistes ne sont que de petits cons ». S’ils étaient de vrais terroristes, nous serions dans le « caca mou ». Ce qui me frappe particulièrement est que Montréal est une île. En cas de crise majeure, nos accès routiers pour entrer ou sortir de l’île sont rapidement congestionnés. C’est déjà un risque majeur. Je me souviens du gaz sarin dans le métro au Japon et je me dis que si au lieu de simple fumigène ça avait été de tels types de gaz, les ambulances n’auraient pas été en mesure de se rendre sur les lieux. Ils ne pouvait même pas circuler à Montréal cette semaine lors de simple fumigène.

Un pote français me parlait des troubles étudiants en France et que lors de ceux-ci, dans la côte longeant la Sorbone, les étudiants sortaient les automobiles du côté de la rue, les enflammaient et les poussaient vers les policiers en bas de la rue. Il est donc rassurant que nos émeutiers ne soient que de petits cons et ne tirent que des boules de billard et des marteaux. S’ils projetaient des voitures en flammes, nos services policiers pourraient-ils réagir convenablement ? Ils sont déjà débordés avec de simples conards.

Certains souhaitent que l’armée canadienne intervienne pour faire cesser la crise. Ils ne connaissent de toute évidence pas les techniques de contrôle de foule militaire. À l’époque de ma formation d’officier, ces techniques étaient déjà particulièrement spectaculaires. J’imagine qu’en trente ans, elles se soient passablement sophistiquées et que l’aspect coercitif est encore plus répressif. Déjà, il y a trente ans, les bâtons de contrôle de foule militaire avaient des encoches à leur extrémité qui servaient à ouvrir la peau des manifestants lorsqu’ils se faisaient frapper et je ne parle ici que des bâtons. Ceux qui rêvent de voir débarquer l’armée pour mâter les étudiants ne réalisent sans doute pas que la répression militaire est un degré de réponse largement plus sérieux , dangereux et violent que celle que la police de Montréal peut mettre en exécution. On n’est certes pas rendu là. De plus, je ne pense pas qu’on veuille vivre dans un état policier (ou pire militaire) et qu’au nom de notre sécurité, nous soyons victimes de mesures si draconiennes.

Par contre je me questionne sur la réponse que j’ai pu constater jusqu’à présent. Si nous avions des manifestants ou des « wanabe terroristes économiques » plus déterminés, il m’apparaît que de déstabiliser une ville comme Montréal, serait un jeu d’enfant. Montréal l’est déjà depuis plusieurs semaines avec des manifestants d’un amateurisme rassurant. Nous sommes vraiment chanceux que nos extrémistes ne soient que de petits cons…

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À titre de conférencière Commerce de détail en ligne Commerce électronique : articles Economie des affaires électroniques Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Web 2.0

ACFAS: Panel Les médias sociaux et la perspective consommateur

En fin d’après-midi, je participerai à une table ronde du 80e Congrès de l’ACFAS (Association canadienne-française pour l’avancement des sciences ), Les médias sociaux et la perspective consommateur : un point de vue multidisciplinaire. On me demande de préparer une courte allocution devant couvrir les questions qui suivent, puis de participer aux discussions subséquentes avec la salle.

1. Les médias sociaux ont-ils vraiment généré de nouveaux modes de consommation ou ont-ils simplement modifié la manière de procéder de modes existants?
2. Quels sont les avantages de ces modes de consommation : 1) pour le consommateur? 2) pour l’entreprise? Comment chacun y trouve-t- il son compte?
3. Les consommateurs utilisent les médias sociaux parce qu’ils y ont trouvé entre autres une voix pour faire face aux entreprises : leurs manquements, leur mauvais service ou encore leurs exagérations. Maintenant, en réaction aux blogues tenus par des consommateurs ou encore, pour devancer leurs concurrents, les entreprises sont elles-mêmes présentes sur les médias sociaux et deviennent de plus en plus actives. Plusieurs d’entre elles effectuent de la veille et on remarque davantage leur présence. Les entreprises sont également soupçonnées d’infiltrer les groupes de discussions. Dans ce contexte, les consommateurs auront-ils encore bien longtemps le droit de parole ? Pourra-t-on encore longtemps croire que les « appréciations » des commentaires proviennent de véritables clients ? Comment distinguer le vrai du faux ?
4. Peut-on dire qu’il y a une distinction entre la réponse des consommateurs selon leur provenance, c.-à-d. Europe, Canada, États-Unis et Québec ? Plus précisément, les consommateurs québécois sont-ils aussi actifs sur ces réseaux que les autres? Ne sont-ils pas trop individualistes pour persévérer dans ce genre de consommation ?
5. La consommation groupée, la consommation collaborative, les entreprises sur Facebook : est-ce une mode qui va s’éteindre? Quelles sont les perspectives d’avenir de ces nouveaux modes de consommation?

Voici donc l’ébauche de mes réponses.

1- Ils ont modifié la méthode de consommer en ce sens que l’opinion d’autres consommateurs est un élément déterminant dans le processus de prise de décision. Par exemple avec l’aide d’outils tel que Tripadvisor ou Foursquare, ces opinions consommateurs sont maintenant mobiles. (vous pouvez lire TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence, et Almost half – 48 percent – of consumers use their mobile devices to research or browse products and services, according to Oracle’s “Mobile Trends: Consumer Views of Mobile Shopping and Mobile Service Providers” report. puis ce tableau de Altimetergroup)

2-Les avantages pour le consommateur sont nombreux. Ils profitent d’informations difficilement disponibles sur les moteurs de recherches, bénéficient de l’expérience des usagers précédents, More consumers are finding positive benefits from their experiences with social media and taking away positive suggestions from their online activities. In fact, two in five Americans have received a good suggestion for something to try as a result of social media use, according to a recent Harris Interactive poll. Businesses and brands with social media presence can be among those who provide positive suggestions and experiences to consumers online. et exemple de l’achat de Charlotte Comment les médias sociaux m’ont aidée à trouver mon chien et sa bouffe, pour le reste de ses jours…

Les avantages pour les entreprises sont d’apprendre des consommateurs, d’encombrer les résultats de recherches de son propre brand, de réduire le coût marketing traditionnel, d’augmenter le trafic sur le site transactionnel, d’améliorer le service client, de réduire le « time to market » des inovations.

 

3- Les entreprises québécoises sont très en retard sur le commerce en ligne et sur le commerce social en particulier. La vente de produits et services en ligne ne s’est pas encore popularisée chez les PME, car à ce jour, une minorité seulement des PME canadiennes (17,9%) utilisent Internet pour vendre leurs produits et services . L’utilisation des applications du Web 2 .0 dans les stratégies de communication et de marketing n’est pas très populaire chez les PME canadiennes branchées, puisque seulement 15,2% d’entre elles en font un tel usage . Paradoxalement, Un adulte québécois sur 2 achète sur Internet. Le commerce électronique (PDF) CEFRIO
et les services bancaires en ligne (PDF) CEFRIO
4- Les consommateurs québécois sont très actifs sur les médias sociaux, mais la mobilité est quasi inexistante dans certains coins du Québec.
5- Je ne crois pas aux achats groupés, d’ailleurs Groupon est sur une pente descendante et souffre de nombreux copycat. Par contre la consommation collaborative est un phénomène à observer. À ce propos, une start-up québécoise Buyosphere est à surveiller. Le Facebook commerce est aussi sur une pente plus que glissante. (à lire: Gamestop to J.C. Penney Shut Facebook Stores, Nouveaux arguments sur pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires)

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Twitter ou le microblogging

Analyse du conflit étudiants gouvernement sur Twitter, et le gagnant est ?

On parle plus en plus souvent de l’impact de twitter sur la couverture médiatique d’enjeux majeurs, de faits de sociétés, de scandales ou de bévue organisationnelle. C’est que Twitter est l’outil privilégié du web en temps réel, mais aussi que malgré sa faible pénétration auprès de la population en général, il est très utilisé parmi les recherchistes, journalistes, blogueurs, communicateurs et influenceurs. Les gens qui sont sur Twitter sont ceux aussi qui créent des contenus à la grandeur du Web et des médias traditionnels. Son impact est donc majeur.

Je me suis donc posé la question à savoir qui des étudiants ou du gouvernement avait gagné la bataille de twitter durant le conflit ? C’est avec l’inestimable aide de la technologie et des spécialistes de Nexalogy Environics, que je vous présente une analyse de ce conflit, sur Twitter

Nexalogy a analysé 127 336 twitts de 11971 profils qui ont partagé en moyenne 11 twitts.

Le top 5 des comptes les plus retwittés (sur 127 336 twitts)

2277 @ASSEsolidarite
1509 @duchp
1170 @danielthibault
1120 @JoseeLegault
1094 @GNadeauDubois

Le top 20 des URLs’ les plus partagées

 

Le top 11 des usagers les plus engagés (overall)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le top 10 des usagers les plus engagés (sur les derniers 10 000 twitts)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le top 11 des usagers les plus actifs (overall)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le top 8 des usagers les plus actifs (sur les derniers 10 000 twitts)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les hashtags les plus utilisés (overall)

 

 

Les hashtags les plus utilisés (sur les derniers 10 000 twitts)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Top 25 des mots les plus utilisés (du plus utilisé au moins utilisé):

charest
classe
beauchamp
gouvernement
hausse
manif
soir
jean
ministre
offre
manifestants
violence
presse
bon
voir
policiers
police
entente
manifestation
jour
dire
conflit
gouv
plq
frais

Le tableau de la timeline des événements

 

 

 

 

 

 

Conclusion

Ce sont clairement les médias et les usagers qui ont fait passer leurs messages sur Twitter. Pas les étudiants ou le gouvernement. Comme ils sont les partis impliqués dans ce conflit, il est naturel que les figures de proue en soient mises en évidence. Ainsi, même s’il apparaît que @ASSEsolidarite et @GNadeauDubois sont parmi les comptes les plus retwittés, les URLs les plus partagées sont par contre celles de LaPresse et des autres médias. Pas celles des parties en présence. D’ailleurs le seul URL de l’un des belligérants (La classe) arrive en 20e place des URL’s partagées. Par ailleurs, ce conflit a atteint son apogée twitter lors des émeutes de Montréal le 25 avril, et le 26 avril, le lendemain des événements, on atteignait le plateau de fréquence des discussions. Cette grève est (selon moi) et a été un autre épisode de “discussion de fontaine d’eau virtuelle” passablement mouvementé plutôt qu’un réel affrontement virtuel entre les étudiants et le gouvernement.

Les grands gagnants Twitter de cette crise sont les médias traditionnels qui se sont fait du beau trafic…

MAJ

Vous pouvez maintenant vous-même observer et analyser les données du conflit étudiants gouvernement sur Twiter grâce à un microsite de Nexalogy. Voici l’URL (http://hausse-fr.nexalive.com/).

Difficile le débat frais de scolarité. Si on est pour la hausse on est des vendus libéraux, si on est contre, des anarchistes… #GGI

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Medias et Internet

RIP Branchez-vous, Les archives nationales du Québec devraient intervenir

C’est avec tristesse que j’apprenais hier la disparition de l’un des plus importants monuments numérique québécois, Branchez-vous. C’est d’ailleurs dans ses pages que j’ai commencé à bloguer en 2004. À l’époque j’étais cofondatrice d’Adviso et j’avais négocié avec Patrick Pierra une chronique journalière dans sa section Bénéfice net. Mon premier billet Les WEB SERVICES bouleversent l’intégration des applications d’affaires.

C’est d’ailleurs l’un des remarquables accomplissements de Branchez-vous. Ses VOLUMINEUSES ARCHIVES. J’ai aussi écrit des chroniques dans LesAffaires.com, mais ne me demandez pas de les retrouver, car c’est une tâche IMPOSSIBLE. Branchez-vous contrairement à plusieurs autres médias numériques, gardait absolument tout. Oui son interface était affreuse, oui c’était souvent une pizza indigeste, mais les contenus eux étaient d’une grande pertinence et Patrick avait compris le principe de la longue traîne. Il savait que les archives étaient un élément fondamental de son trafic. Il comprenait aussi la richesse documentaire qu’elles contenaient. Peu d’autres médias en ligne québécois ont été si efficaces à ce chapitre.

C’est aussi malheureusement un pan de l’histoire numérique québécoise qui sera débranchée. Je trouve même que ce pan de notre histoire numérique est si important que Les archives nationales du Québec devraient exiger de Rogers un accès à ces contenus et les archiver elles-mêmes pour la postérité…

MAJ

MERCI au moins aux Américains de protéger en partie notre patrimoine numérique. Grâce à l’apport de the Library of Congress et de the Smithsonian, une petite portion des archives de Branchez-vous sera répertoriée dans leur Wayback Machine.

Juste triste de constater que nos propres institutions « archivistiques » n’ont pas encore réalisé la richesse de notre patrimoine numérique qui n’est pas encore archivé. Entretemps, on peut au moins relire les journaux papier des différents siècles de notre histoire … 🙁

MAJ2

mon twitt

Branchez-vous, un courriel a été envoyé au PDG Guy Berthiaume pdg@banq.qc.ca des archives nationales du Qc. N’hésitez pas à faire de même

et un autre twitt

@RogersBuzz It would be a nice marketing and PR gesture if you gave @Branchezvous archives to @BanQ (svp RT)

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Blogues d'affaires Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique Twitter ou le microblogging Web 2.0

Ma conférence Comment saisir les possibilités offertes par les médias sociaux pour les courtiers d’assurance

C’est dans le cadre du Forum Solareh (Forum d’échange et de perfectionnement pour les conseillers en assurance et rentes collectives) le 16 mai 2012 à Mont-Tremblant que je serai conférencière avec l’allocution Comment saisir les possibilités offertes par les médias sociaux pour les courtiers d’assurance. Un merci tout spécial à au courtier d’assurance de dommage Dany Paquin (qui est aussi mon courtier d’assurance automobile), qui a été une grande source d’inspiration pour cette présentation et qui représente ce qu’on peut faire de « hot » en ligne, dans le domaine de l’assurance. Voici donc pour le bénéfice de tous, les diapos que j’y présenterai.

Merci à Desjardins Sécurité Financière de commanditer cette conférence

[slideshare id=12776909&doc=les-mdias-sociaux-solareh-120502145149-phpapp01]

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