Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

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Dans le Derniere Heure Belge

Il n’y a pas qu’au Québec qu’il y a un Dernière Heure. Il y en a un en Belgique aussi et c’est un peu l’équivalent de notre journal de Montréal. Je vous parle de ça parce que le copain Twitter et journaliste Mateusz Kukulka y fait un gentil topo de mon blogue que vous trouverez ici (PDF). Bienvenue aux lecteurs Belges et j’espère bien que vous apprécierez autant mon blogue que l’ami Kukulka que je remercie chaudement…

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Blogue

Mère indigne porte bien son nom

Aujourd’hui j’étais au salon du livre de Montréal pour une séance de signature avec les potes Philippe Martin et Claude Malaison, pour le livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires. Nous avons eu la surprise de voir arriver Caroline Allard, l’auteure du blogue Les chroniques d’une mère indigne, qui est devenu un livre à succès (à tel point qu’elle gagna le prix littéraire Archambault 2008). Mais voilà que Caroline qui est une bonne copine est aussi vraiment, vraiment indigne, tel qu’en témoigne mon visage scandalisé dans les photos plus bas. Je suis encore sous le choc OH my god!

Salon du livre on TwitPic
Scoop on TwitPic
Lipstick on TwitPic

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Personnel et peut-être même hors sujet

Mon billet énigmatique de l’an dernier

À cette date, l’an dernier, je prenais mes premières hormones, ce qui mettait par le fait même fin à ma dysphorie d’identité de genre (grave dépression). Déjà le lendemain, je recommençais à dormir et la guerre incessante dans mon cerveau se terminait aussi. Voici le billet énigmatique de l’an dernier qui exprimait ce jalon important de ma vie :

Le premier jour
Aujourd’hui, est le premier jour du reste de ma vie. Y-a des jours comme ça où on sent que les choses vont changer de manière importante, subtilement, mais tout de même dans une direction qui balaiera bien des recoins jusqu’alors, non fréquentés. Aujourd’hui sera l’une de ces journées. Ce sera très positif.
Ne vous posez pas (et ne me posez pas) trop de questions à ce sujet. Disons que je me sens différent et que je me sentirais différent dorénavant. La vie nous offre des fois de ces moments …

Ceux qui me connaissent bien vous diront que depuis, je suis beaucoup plus calme et accessible. Ils vous diront aussi que j’ai l’air vraiment mieux dans ma peau (et je le suis) et que bien que ma personnalité fondamentale soit la même, bien de petites choses subtiles se sont transformées. D’autres finalement me trouvent plus « cute » en femme que je n’étais beau en homme (quoique c’est bien subjectif). Pour ma part, ce chemin que je traverse est particulièrement fascinant et il a fait de moi une meilleure personne. Beaucoup de mes « a priori » sont tombés, je suis beaucoup plus conciliante sur un paquet d’affaires, je suis heureuse de découvrir et d’exprimer ma féminité et je vois finalement la vie en rose.

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Tout le monde en parle, mes impressions d’après l’émission

[caption id="" align="alignnone" width="624" caption="Source: Radio-Canada Télévision"]Source: Radio-Canada Télévision[/caption]

Tout le monde en parle hier. Je suis vraiment heureuse de ma performance qui fera des vagues, à n’en pas douter, et triste à la fois de ne pas avoir pu passer tout le contenu dont je voulais parler. Mais il est désormais clair qu’une brèche a été ouverte de façon non équivoque sur l’inefficacité de nos partis politiques en ligne. Madame Marois (qui avait le malheur de se trouver là) a su à quel point son site est poche et surtout pourquoi en terme technique, mais surtout philosophique. Mais elle sait aussi qu’elle n’est pas la seule dans ce marasme. Mes regrets sont que je n’ai pas discuté de la lettre au premier ministre et du plan numérique pour le Québec, de Yulbiz et que bien qu’il a été plogué en fin d’émission et que je l’ai mentionné lors d’une escarmouche avec Daniel Bélanger, le livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires n’a pas été discuté. Par contre, je suis vraiment fière d’avoir dit en pleine face à madame Marois à quel point la communication Web des partis est médiocre et que leur attitude de n’être en ligne que lors des élections est inacceptable et que la communication unidirectionnelle dépassée. Je suis surtout ravie d’avoir pu expliquer en terme clair ce qu’est la dysphorie d’identité de genre, de briser les tabous qui l’entourent et de positionner l’association des Transsexuels et transsexuelles du Québec et d’exprimer à quel point le gouvernement du Québec ne fait absolument rien pour aider les gens aux prises avec cette condition.

Je suis aussi extrêmement touchée de la carte de Dany que vous pourrez connaître dimanche et de l’extrême gentillesse et du professionnalisme de l’équipe de Tout le monde en parle. J’ai aussi pu manger après le show avec certains des invités et Guy A. et je comprends finalement pourquoi il est si réfractaire aux blogues. En fait, il est surtout réfractaire aux commentaires qu’il reçoit sur le site de l’émission dont plusieurs menaces sérieuses sont souvent arrivées jusqu’à lui. Dans ces conditions, il est clair que l’expression citoyenne peut laisser un mauvais goût dans la bouche et ce problème de modération des commentaires de sites médiatiques et d’une politique éditoriale de ces commentaires, dont j’ai déjà mainte fois parlé, est un problème qui peut se résoudre en affectant des ressources humaines pour gérer ça, ce qui n’est de toute évidence pas le cas.

J’ai aussi grandement apprécié la chaleur humaine (entre les séquences) de certains invités et suis pantoise de la froideur de certains autres dont je ne nommerai pas les noms. Je sais d’ores et déjà que lundi, mon site va « tilter » comme jamais et ce week-end, je travaillerai sur un billet positionnant tous les sujets qui me tiennent à cœur. J’imagine aussi qu’une certaine frénésie médiatique se fera sentir la semaine prochaine et que la lettre au premier ministre rebondira dans l’actualité. Sur ce, pour ceux qui ne sont pas encore sur Twitter (et je remercie les potes puisque que grâce à eux et à la pétition twiteresque j’ai eu mon scotch), voici quelques-uns de mes twits de ce matin pour votre titillement….

Afin d’aider Mme Marois et les autres chefs de partis, je suggère de relire le billet : Signets pour une gentille candidate aux élections et pour un fonctionnaire de bonne volonté

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Pourquoi on est en retard?

Il est arrivé à quelques reprises que je reprenne les commentaires de mon blogue pour en faire des billets parce que je jugeais que leur contenu méritait d’être mis en valeur tellement ils étaient bons. Avant-hier je vous présentais la conversation Twitter avec QuebecSolidaire qui m’avait touchée et hier c’est dans Facebook qu’une conversation s’est embrasée. Voici le statut Facebook en question :

Pourquoi on est en retard? Nous on a les Boomerangs et les Français ont ça http://snurl.com/5tj3y

Je suis toujours surprise d’observer comment certains statuts enflamment mes amis dans un réseau social plutôt que dans un autre. Le statut qui a mis le feu aux poudres dans Facebook avait pourtant aussi été mis dans Twitter avec peu de réactions. Il est vrai que je publie plus dans Twitter que dans Facebook et que la restriction de 140 caractères de Twitter réduit probablement la profondeur des commentaires. Quoi qu’avec l’exemple QuebecSolidaire d’hier j’aie, pu démontrer que malgré les 140 caractères, on peut arriver à avoir une discussion assez longue et étoffer…

Sylvain Grand’Maison
Les boomerangs c’est surtout un concours d’esthétisme, pas d’efficacité. Tu devrais démarrer un concours où les prix s’appelleraient des Michelle… Ben quoi, y’a bien les Félix pour la musique?! ;0)

Michelle Blanc
ce serait une bonne idée mais je suis dans tellement de patentes en même temps… Mais je changerais le nom…

Michelle Blanc
Regarde aussi les chiffres en début d’article. Ça fait r^ver

Sylvain Grand’Maison
J’avoue que ça fait rêver. Malheureusement pour nous, cet argent est dépensé ailleurs faute d’articles/de magasins disponibles ici. J’achète souvent sur le web et je pense ne jamais avoir acheté au QC: ce que je veux se vends pas sur le web ici…

Pierre Cote
Le Québec arrivera toujours deuxième derrière la France…Le retard est insurmontable. La fin approche. Too little too late.

Matyas Gabor
en tous cas Michelle, si tu veux de l’appui… w.illi.am/ sera présent! nous devons absolument bousculer le marché.. notre retard sur l’Europe commence à peser très lourd, trop lourd. Les missions commerciales étrangères commencent même à toutes s’entendre sur ce point.

Matyas Gabor
@Pierre, il y a 10 nous avions une avance de 10ans sur la France.. il y a bcp de raisons identifiable, mais comme quoi nous sommes capable, il faudrait par contre voir plus loin et arrêter d’avoir peur.

Pierre Cote
@Matyas…il y a 10 ans j’étais au front. La seule raison de l’avance de l’époque était la proximité culturelle et géographique avec les Etats-Unis. Le Québec n’est pas capable car il a peur et aura toujours peur. Traumastisme de conquis dans une collectivité démographiquement trop faible…Aujourd’hui, en 2008, je fais face aux mêmes peurs et incompréhensions qu’en 1995…Tu vois, il ne reste qu’une solution, faison plus que bousculer le marché, join The Quebec Digital Army !!!

Pierre Cote
@Matyas…si tu y crois vraiment, peux-tu me booker une rencontre avec Paul ou André Desmarais de Power Corporation ??? Il me fera plaisir de lui expliquer ce qu’il devra faire pour sauver la société québécoise d’une mort clinique assurée.

Michelle Blanc
@Matyas, ce serait bien que W,illi,am supporte la lettre au premier ministre sur montreal.ylbiz.org et la reprenne sur votre site ou blogue

Pierre Cote
@Michelle
Moi je pense que W.illi.am peut faire beaucoup plus que simplement supporter une passive lettre au premier ministre. Son principal actionnaire possède le levier financier pour faire réellement bouger les choses économiquement… Aura-t-il le courage social de le faire ? I don’t think so…then, the Empire will die like all Empire, Quebecor included.

Alain Boudreault
(1) Les révolutions sont toujours initiées … Lire la suiteà la base (la masse). Elles le sont par une nouvelle idéologie (2a) ou un ensemble (rarement un seul) de nouveaux paradigmes, ou (2b) d’une incompatibilité entre l’idéologie en place (au pouvoir) et la masse qui se retrouvera en (2a) par nécessité – (2a) et (2b) vont historiquement de pair. Une révolution ne se réussit (planifie) jamais (bien que le bonheur vient toujours d’y croire..), elle n’arrivent que parce qu’une idéologie (le message) (3) a été transmis au bon moment, de la bonne manière, par des révolutionnaires (les transmetteurs) (4) habiles. Alors Pierre et les autres: réfléchissons à 1, 2a et 2b, 3 et 4, et tentons de saisir le bon moment et comment à cet instant les 4 seront le mieux enlignés…

Alain Boudreault
Si je résumais : Montréal (et le Québec) sortira de sa « bulle » quand la « sphère » se fondra dans la masse. Malheureusement, c’est pas près de tourner plus « rond », tant que la masse ne se branchement pas sur du moins « plate » qu’actuellement. Sans prétention: gang de Copernic, ne lâchons pas prise.
Luc Gendron à 20:33 18 novembre
@Pierre L’ignorance stimule la peur. Est-ce que les français sont mieux éduqués ou que le Minitel avait préparé le terrain? Le problème au Québec est « l’analphabétisme » des dirigeants sur les bases et la dynamique de communication et de transaction dans l’Internet. La révolution passe inévitablement par l’éducation de fond. Ce qui importe, ce n’est pas tant les prix à gagner que les profits à générer.

Matyas Gabor
« Right! w.illi.am/ a sa part de responsabilité tout autant que chacune des institutions de l’industrie.. Je peux vous assurer que w.illi.am/ travaille très fort à apporter une nouvelle vision auprès de ses partenaires et clients en démontrant le ROI.
Dans un contexte où le Web est un véritable business center de l’entreprise, nous avons désormais un retard des plus grave au Qc. Ceux qui résistent encore au changement auront beaucoup de difficultés à se dresser face aux géants Américains, Européens et Asiatiques.
Nous n’avons que les limites que nous nous imposons. Les enfants du Qc sont doués, intelligents, ouverts et entrepreneurs. Mais nous devons arrêter de croire que l’aide viendra d’ailleurs car nos gouvernements n’ont plus les moyens de soutenir des assistés. C’est à nous qu’il incombe d’être plus créatif, de développer de meilleurs outils, d’investir en R&D, de mieux comprendre, ou plutôt, mieux répondre aux besoins d’affaires de nos clients mais surtout, d’aller vendre, vendre plus et à l’étranger! »
La force de notre industrie ne résidera pas dans notre autosatisfaction mais uniquement dans le regard du monde des affaires international sur nous. »

Ces statuts ont été repris avec la permission des auteurs et mon propre profil Facebook est « barré » et ce ne sont que les gens que j’autorise qui peuvent voir mes statuts. C’est pourquoi il n’y a pas d’hyperliens menant vers leurs très intéressantes opinions…

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Tout le monde en parle, je serai invitée

Vous n’imaginez pas à quel point je peux être énervée. C’est que demain, je vais au tournage de l’émission la plus écoutée au Québec, Tout le monde en parle. Mais que vais-je me mettre? Je ne le sais pas encore. Je le répète, je suis encore sous le choc. J’y parlerais de l’initiative de la Lettre au Premier Ministre, du livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires et de ma condition de transsexuelle. J’ai été jusqu’à présent très parcimonieuse dans mes entrevues médiatiques sur cette dernière question et je sais que c’est celle qui m’apporte le plus de risque. D’être une experte qui sait de quoi elle parle est payant, mais être la trans de service des médias, très peu pour moi. De plus, bien que j’ai une reconnaissance internationale, je ne me fais que très rarement déranger lorsque je fais mon épicerie. Je sais que ça va changer après mon passage à cette émission. Je sais aussi que le dernier tabou qu’est le transsexualisme est un sujet qui mérite vraiment d’être vulgarisé et que je suis une personne très apte à faire ça, avec dignité et aplomb. J’ai aussi regardé avec mon psy les retombées psychologiques négatives possibles qu’une telle exposition médiatique peut engendrer et je pense être capable de vivre avec ça. C’est un sujet qui est très délicat pour moi de même que pour toutes les personnes vivant avec la dysphorie d’identité de genre, mais la chance exceptionnelle qui m’est offerte de démystifier cette condition à un large public, l’assurance que TLMEP traitera ça avec respect et le bien possible que ça peut faire, en vaut largement la chandelle (que je vais perdre anyway). Pour ce qui est des autres sujets, je n’ai absolument aucune inquiétude puisque c’est mon pain et mon beurre quotidien, que c’est ma passion et que je parle de ces sujets les doigts dans le nez (mais ne faudra pas faire ça à la télévision tout de même).

MAJ
Aux gens de TLMEP, si vous lisez ces lignes et que vous voulez me faire très très plaisir, je bois du scotch avec 2 glaces. Un Balvenie Double Wood fera très bien l’affaire. Si vos budgets le permettent évidemment…

MAJ2
PierreBellerose de Tourisme Montréal lance une pétition Twitter :

Pierrebellerose On lance une pétition Twitter?? en même temps un test ; Avis au personnel de TLMEP : On veut un scotch pour @MichelleBlanc

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Quebec Solidaire me touche dans Twitter

J’ai grandement déploré l’attitude des partis politiques québécois et canadiens sur les médias sociaux dont l’un des plus importants pour rejoindre le 2e groupe le plus influent du Web (après les médias généralistes) Twitter. Or, hier, j’ai été grandement touchée par une série de communications dans Twitter avec QuebecSolidaire. On pourra dire que la twittereuse de QuebecSolidaire est une opportuniste et qu’elle savait à qui elle parlait et qu’elle a capitalisé sur l’un des sujets majeurs de ma vie présente, le transsexualisme avec lequel j’apprends à composer. Si tel est le cas, c’est drôlement efficace et pertinent dans une optique de communication bidirectionnelle réelle. On pourra dire qu’elle sait que je suis une twittereuse et blogueuse influente et qu’elle tente stratégiquement de me faire pencher du bord de QuébecSolidaire. Encore là, c’est le genre de tactique qui est disponible à tous les partis, mais faut-il d’abord qu’ils comprennent ce qu’est l’influence en ligne et qui peut être les pions influents et quels sont leurs points faibles particuliers. Encore là, c’est une preuve d’écoute et d’analyse peu commune au sein des partis provinciaux ou même fédéraux. Pour ma part, je préfère croire que cette jeune femme s’investit réellement dans son activité twiteresque et que contrairement à ce que dit le copain Tristan Péloquin qui cite Dumont, elle sait très bien que les blogueurs ont une influence et que les tops blogueurs sont sur Twitter.

Selon Tristan Péloquin

Les médias sont moins excités par la campagne en ligne. Pour un parti politique, investir des heures et des heures dans un blogue lu par, au mieux, 5000 électeurs pour la plupart déjà acquis, n’est donc pas un calcul intéressant. Mario Dumont l’a d’ailleurs dit à plusieurs reprises: les blogues, il n’y croit pas. Les poignées de mains dans les centres commerciaux et les annonces formatées pour la télé restent à ses yeux la clé du succès.

Or il est peut-être bon de rappeler que si on ne prend que les 20 blogueurs d’affaires les plus influents du Québec, ils tirent plus de lectorat collectivement que la page d’accueil de LesAffaires.com. On peut dire que ça commence à fesser. De plus, ces mêmes blogueurs sont repris par les médias généralistes sur une base régulière. Leurs opinions ont donc des répercussions plus qu’insignifiantes.
Mais avant de retourner aux twits de QuebecSolidaire, je tiens à mentionner que je n’ai jamais voté pour eux, que je suis de centres droits et résolument proaffaires et antisyndicaliste, mais que rien n’étant coulé dans le béton, ça pourrait changer.

Voici quelques extraits de nos discussions :

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Une journaliste enfin d’accord avec la communauté de geeks

Enfin, une journaliste écrit sur le vide techno des partis politiques durant cette campagne. Ça fait des semaines que les geeks expriment leur désarroi devant le peu de compréhension et d’utilisation du Web. Mais hier j’ai eu le bonheur de lire Nathalie Collard dans l’éditorial Où est la techno? De LaPresse.

Les téléphones cellulaires sont silencieux, les télé-avertisseurs ne vibrent pas, les écrans d’ordinateur restent étrangement vides. Quelques pancartes électorales ont fait leur apparition sur les poteaux, et des messages publicitaires font leurs débuts à la télévision. On se croirait dans une campagne électorale des années 80, au siècle dernier…
D’accord, les chefs des partis politiques n’ont pas tous la fibre techno, on ne peut pas leur reprocher. Mais leurs stratèges, eux? Comment se fait-il que les partis politiques n’ont pas embauché une équipe de petits génies de l’informatique pour concocter une campagne électorale virtuelle? C’est la meilleure façon de rejoindre les moins de 30 ans qui ne regardent plus beaucoup la télévision, qui lisent moins les journaux et qui n’écoutent pas souvent la radio. Comment se fait-il qu’un parti comme Québec solidaire, qui a beaucoup moins de moyens que les grands partis, ne mise pas davantage sur internet et le marketing viral? Voilà une façon moderne, et économique, de se distinguer des vieux partis traditionnels.

On n’est plus les seuls à le dire. Mais ce n’est peut-être pas diplomate de le remarquer? Bah, au diable la diplomatie, au point où sont rendus les partis…

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Pourquoi il faut un plan numérique pour le Québec

On peut discourir longtemps sur les raisons de notre retard en économie numérique et noter les statistiques qui ne sont malheureusement pas à notre avantage, comme je le fais sur une base régulière dans ce blogue. Mais pourquoi devrions-nous nous inquiéter de ce retard flagrant. Qu’est-ce que cela changera pour nous? Nous avons des ressources premières, on a un beau train de vie, alors pourquoi se casser la tête avec l’économie numérique?

La réponse à ces questions est particulièrement claire dans ce vidéo déniché via Éric Baillargeon.

Après l’avoir vu, vous serez peut-être enclin à pousser dans l’cul de nos élus qui disent vouloir parler d’économie durant l’élection présente, mais qui ne parlent strictement pas (encore) de cette économie qui fera vivre nos enfants…

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Un plan numérique pour le Québec, l’entrevue à Radio-Canada

J’ai eu beaucoup de plaisir à répondre aux questions très pertinentes du journaliste de Radio-Canada Bruno Guglielminetti à propos du retard du Québec en ce qui a trait à l’économie numérique et aux correctifs que l’on peut y apporter. Comme par hasard, hier j’écrivais le billet Signets pour une gentille candidate aux élections et pour un fonctionnaire de bonne volonté ou vous trouverez tout les hyperliens se rapportant à cette discussion.
Le billet : Le cyber retard du Québec
L’entrevue avec Bruno Guglielminetti 13 :24 min.

MAJ
Je n’aime pas ma voix qui est encore trop grave. D’un autre côté, c’est un sujet grave…

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