Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Marketing 2.0 Marketing Internet Moteurs de recherche et référencement de sites Web

Les spécialistes du référencement (SEO) se font calomnier par des gourous

p>Dans ClickZ, l’article Chicken Soup for the SEO Soul, récapitule de récentes controverses à l’encontre des spécialistes du référencement.

The SEO (define) industry recently suffered yet another online media drubbing. When we're not being compared to bovine excrement by Jason Calacanis or to used car salesmen by Jeremy Schoemaker, reputable publications such as "Business Week" publish blogs posts that greatly oversimplify offerings from our diverse industry.

If you aren't familiar with this particular storyline, here's a brief recap to help you connect the dot-coms:
Calacanis has been feuding with the SEO industry for quite some time. It began during a public discussion when Calacanis declared all SEO to be "bullsh*t" and all SEO professionals to be "snake-oil salesmen." Highly reputable SEO expert Neil Patel, author of "ProNet Advertising," offered to increase Calcanis's blog traffic 10-20 percent in under 30 days using completely ethical practices to prove no snakes were oiled to produce results. The upshot: a 21 percent increase in search engine referrals, with implementation of a mere 10 percent of Patel's recommendations.

Schoemaker delineated why 95 percent of SEO experts are lower than the lowest life forms. He did, however, go on to provided solid advice about what to look for in a reputable SEO expert.

C’est vrai que dans cette industrie il y a plusieurs vendeurs de cochonneries qui peuvent, dans certains cas, rendre votre positionnement dans les moteurs de recherches, pire que ce que vous aviez avant de travailler avec eux. J’ai déjà vu plusieurs histoires d’horreurs et ce n’est pas facile pour un client de savoir qui dit vrai de qui dit n’importe quoi. Je répète encore ici l’idée de l’une des personnes qui assistaient à une récente conférence, de mettre sur pied un système de classement des boîtes Web et d’y inclure une catégorie spécifique RÉFÉRENCEMENT.

Mais entre-temps, vous pouvez toujours relire mes billets :

Comment ne pas se faire avoir par certains spécialistes du référencement
RÉFÉRENCEMENT : Le coût de se tromper !

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Blogue Blogues d'affaires Démocratie en ligne Medias et Internet Médias sociaux

De la perte de pouvoir des intellectuels et de la doxocratie

Monsieur Jean-Jacques Streliski (le monde est petit, c’est mon voisin encore pour quelques jours, mais on ne se connaît pas), parle de la menace de la doxocratie (mot qui n’est pas dans le Petit Robert (1977) ou Wikipédia, mais dont une définition peut être extraite d’Agoravox*, outil doxocratique par excellence) dans l’article d’opinion Questions d'image – Pouvoirs de sous-sol du journal LeDevoir (via CFD).

C’est vrai que les médias journalistiques traditionnels n’ont plus la cote, que les sondages dopent l’opinion publique, que les politiciens jouent les funambules et que la pensée intellectuelle n’est pas l’épitome de ce qui est à la mode. Mais l’a-t-elle déjà été ?

Il est fréquent d'entendre dire que les intellectuels n'ont plus voix au chapitre et que, par conséquent, leurs influences ne se font plus adéquatement sentir. Pourtant, il fut un temps où l'on enseignait que l'évolution de la pensée passe par la connaissance et la compréhension non empirique de tout ce qui la compose, mais aussi du débat qu'elle suscite entre les intellectuels, les étudiants, les écrivains, les professeurs, les journalistes d'enquête et d'opinion… bref, avec la présence active et visible de tous ces acteurs-clés.

Au Québec, comme partout ailleurs dans le monde occidental, on semble craindre l'élite intellectuelle.

Dieu merci, la qualité de certains blogues, généralement dirigés par des journalistes très compétents, est tout à fait impressionnante. Un monde à l'envers, puisque ceux-là mêmes qui s'exprimaient, il n'y a pas si longtemps encore, sur les ondes publiques ou dans les pages de grands journaux et magazines d'actualités, ont désormais choisi de le faire, dans l'ombre, sur les sujets les plus importants. Et ils le font sérieusement, démocratiquement en ouvrant les colonnes de leurs blogues à des internautes qui y débattent de façon fort savante et articulée.

Les vrais débats d'idées se jouent désormais ailleurs: en sous-sol.

J’ai déjà parlé du paradoxe de la collaboration populaire qui nous offre des merveilles telles que Wikipédia qui est plus justes qu’Encyclopedia Britanica et de la merde telle cette vidéo qui fut numéro un sur GoogleVidéo durant de nombreux mois, a girl caught cheating on the Web. Je me souviens aussi de cet autre cours d’anthropologie (encore) qui présentait le système démocratique d’une tribu africaine (dont je ne me souviens plus du nom) dont le chef était chef, aussi longtemps qu’il était généreux avec sa tribu. Dès l’instant où il n’était pas le plus généreux (économiquement) il perdait sa place au profit de celui dont la générosité était encore plus grande. Appliqué à nos démocraties, ce serait amusant d’observer les candidats aux présidentielles répandre le fric au profit des populaces plutôt qu’à celui des firmes d’images !

Pour revenir à la question de perte de voix des intellectuels, ça me fait songer à cette autre critique que les jeunes sont de plus en plus mal élevés. On retrouve ce genre de discours du temps de Socrate. Plus ça change, plus c’est pareil. De dire qu’une chance qu’il y a des journalistes blogueurs pour sauver l’honneur des gens qui pensent, c’est un peu disons… charrier!

*Doxocratie, une définition

Jacques Julliard, avec pertinence, a parlé de doxocratie à propos du règne des sondages, de la « loi de la rue », des modes médiatiques, des doxa (ces pensées dominantes d’un moment), des snobismes quotidiens engendrés par le « système politico-médiatico-publicitéro-marketing », des élans contradictoires des « zappeurs-consommateurs », (des « zappanthropes » disait Cornélius Castoriadis)

Cette doxocratie peut-elle contribuer à sauver la démocratie d’elle-même ? Non. Parce que cette « démocratie » reste un idéal, un but à atteindre, un idéat, comme disait Spinoza, non une réalité accomplie. Parce que ce qui est contesté, c’est moins la « démocratie proclamée que « l’oligarchie » effective que les institutions (dites « républicaines » mais en fait césaro-maonarchistes) contribuent à perpétuer.

La doxocratie conduit au triomphe des populismes (de droite et de gauche) et de la médiocratie. Qui en a vraiment conscience ? Qui surtout s’en préoccupe, en ces temps où les crises s’additionnent (et se nourrissent mutuellement), économique, sociale, sociétale, politique, culturelle… ? Comment faire pour que cette campagne présidentielle se centre ou se concentre sur cette question-clef ?

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Edito sans question

La destruction virtuelle, une forme d’art … ou de besoin?

Dans le Wired, l’éditorial Is Virtual Destruction an Art Form? pose la question de l’esthétique dans la destruction virtuelle qu’il est possible d’expérimenter avec les jeux vidéos. J’ai tout de suite l’image de mon petit neveu qui une fois qu’il avait complété toutes les étapes de Halo, aimait rejouer le jeu et faire exprès pour « suicider » son avatar juste pour le plaisir de le voir mourir au ralenti. Moi-même, ce que j’aime comme sport à la télévision, ce sont ces montages d’accident de ski, de voiture, ces mises en échec spectaculaire au hockey, etc. L’auteur Clive Thompson quant à lui, aime bien les accidents de voitures virtuelles.

I plowed into the intersection at about 140 miles an hour and boom — slammed headfirst into an oncoming four-door sedan. Ouch.

And: Wow. The scene immediately shifted into John Woo-style slow motion. The cars reared upward, groaning, like two fighting antelopes; my hood crumpled into an origami flower, the metal bending like tin foil. The windshield became a fistful of glittering ice, hurled into the air. A tire pirouetted away like an escaping planet.

Let me tell you: It was beautiful.

Heart-stoppingly beautiful.

La beauté du virtuel est qu’il nous permet d’expérimenter cette beauté sans souffrance, sans avoir à payer le coût des éléments physique impliqué et que ça défoule vraiment.

Je me souviens aussi d’un cours d’anthropologie ou l’on voyait un documentaire sur les Dani de la Nouvelle-Guinée se faire des guerres à la lance. Curieusement, les expressions corporelles et faciales des guerriers qui lançaient leur lance ou attendaient de recevoir celles de leur adversaire étaient les mêmes expressions que celles d’un autre documentaire sur les spectateurs de la Lutte Grand Prix au Québec, dans les années soixante. Une théorie a aussi été développée à l’effet que de vivre par procuration de l’agressivité, réduit notre agressivité dans le monde réel. César ne disait-il pas « du pain et des jeux », afin de calmer sa population? Lors d’un combat durant un match de hockey, l’assistance ne se lève-t-elle pas d’un bloc? Alors oui l’expérimentation de la destruction semble être un besoin vital et oui il comporte une bonne dose d’art…

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Blogues d'affaires Technologies Internet Web 2.0

Croissance de 42% par année des applications Web 2.0

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Marketing Internet Médias qui sollicitent mes avis Personnel et peut-être même hors sujet

Honoré par Yahoo-Canada et Marketing Mag

Vendredi dernier, j’étais à Toronto. Je peux maintenant vous en parler et vous dire à quel point je suis honoré de faire parti du club sélect des gens qui se sont assis dans la Big Idea Chair de Yahoo.

Qu’est-ce que c’est que cet honneur?

Yahoo! Canada and the editors of Marketing Magazine are showcasing the visions of some of our nation’s most accomplished marketing leaders.  We are getting their takes on how the art of marketing is changing, as well as how they are experimenting on leading edge of Canada’s marketing and advertising landscape.

The Yahoo! Big Idea Chair symbolizes our ongoing commitment to recognize the pioneers of digital media. They might be enterprising clients or daring agency strategists, mercurial media gurus or someone whose role defies all traditional molds, and through a blend of thorough leadership, innovation and real-world accomplishment, they’ve gained our attention.  So to them, we yield the chair.

Ce n’est pas peu dire! Je ne touche plus à terre! La pub nationale qui fera une pleine page dans MarketingMag, est pour l’automne prochain. Vendredi dernier j’ai donc été en studio pour être photographié par un pro et son équipe (ils étaient une demi-douzaine à fourmilier autour de moi. C’était très impressionnant. Par la suite, entrevue vidéo avec un journaliste, sur ma vision du Web, du marketing, des médias sociaux, etc. Vraiment extraordinaire comme expérience et les gens de Yahoo-Canada, sont vraiment fabuleux. Mille mercis pour le vote de confiance, pour l’honneur que vous me faites (merci à Katheline qui a moussé ma candidature), pour la pub (qui vaut son pesant d’or) et la caution de Yahoo (surtout à ce moment-ci de ma vie) et pour l’expérience qui sera à jamais inoubliable…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Ouverture des commentaires, pour une période de test

Bon, je ne sais pas quelle mouche me pique ce matin, mais je viens de décider d’ouvrir les commentaires à tous. Vous n’avez plus besoin de vous inscrire pour commenter ce blogue. Cette nouveauté est à des fins expérimentales et sera en vigueur pour une semaine. Le fait d’avoir eu l’obligation de s’inscrire pour pouvoir faire un commentaire a certainement réduit de beaucoup le nombre de ceux-ci, mais en a augmenté la qualité de manière certaine. Je suis d’ailleurs particulièrement fier de la qualité des commentaires de mes chers lecteurs jusqu’à présent. Je verrai donc si cette qualité se maintient une fois que les commentaires sont ouverts ou plutôt si la qualité est affectée négativement… On s’en reparlera…

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Blogue Blogues d'affaires

Quelle sorte de blogueur êtes-vous?

La semaine dernière, j’ai eu le grand plaisir de déjeuner avec Richard Menneveux, un entrepreneur Web français, qui est au Québec pour tâter le terrain et analyser la possibilité d’exporter ici l’une de ses nombreuses start-ups. Ce fut un déjeuner enthousiasmant parce que Richard est un personnage vraiment allumé, qu’il sait transmettre sa passion du Web et qu’il a une très intelligente curiosité…

Mais je digresse ici.

Pourquoi je vous parle de ça? Parce que ce déjeuner m’as fait plaisir, parce que je veux faire de la promo pour Richard et que je sais qu’il rencontre d’autres acteurs Web cette semaine et parce que je reviens de son blogue (il est blogueur en plus) et que j’y ai déniché l’excellente présentation The 25 basic styles of blogging … and when to use each one.

À lire ça, je me rends compte que mon blogue se retrouve dans plusieurs catégories. À vous de découvrir lesquelles…

[slideshare the-25-basic-styles-of-blogging-and-when-to-use-each-one-14243]

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Facebook Innovation Médias sociaux Recrutement et ressources humaines Internet Technologies Internet Web 2.0

Les réseaux sociaux suivent une route similaire à celle de la messagerie instantanée

Beaucoup d’entreprises sont réticentes à permettre à leurs employés de naviguer sur les réseaux sociaux sur les heures de travail. Ces réseaux sont considérés comme une perte de temps. Encore peu d’entreprises considèrent qu’ils peuvent apporter une contribution significative à l’entreprise. Un papier blanc de MessageLabs, Social Networking: Brave New World or Revolution from Hell? (gratuit sur inscription), fait l’analogie entre les résistances envers les médias sociaux et ce qui s’est aussi produit envers la messagerie instantanée il y a quelques années. Les entreprises ont donc peur de ces Facebook, Orkut et. al.

Results of an exclusive MessageLabs survey conducted in September 2007, reveal that approximately 75% of companies said the number of visits their employees were making to social networking sites had increased over the previous six months. About 60% thought this had damaged productivity; while over 75% believed corporate reputation could be seriously threatened if staff posted negative comments about their organization online. No wonder over 70% of respondents said they were thinking of restricting employee access to social networking sites

En contrepartie, elles ne voient pas encore le positif que ces sites peuvent apporter à l’entreprise

Recent research by Emedia revealed that over 10% of social networkers visit social networking sites for business reasons. This growing trend is refl ected in the appearance of an increasing number of business-oriented sites, such as LinkedIn, Viadeo, Huddle and BT Tradespace, designed to help companies initiate and strengthen relationships with colleagues, clients, suppliers and partners, wherever they are in the world. Moreover, this is a medium that not only promotes exchange of knowledge, ideas and information, but can also make it an unusually energizing and rewarding experience.

Supporters point out, too, the role that social networking can play in forging team spirit among staff and improving morale, motivation and job satisfaction. Big brands are also getting in on the act as they recognize the benefi ts of building a presence in the social networking environment – research by Microsoft has shown that almost three-quarters of UK social networkers have already visited profi les set up by companies specifically to
promote particular brands.

Pour ceux qui ont encore des doutes sur la légitimité de ces réseaux dans un contexte d’affaires, il est certainement bon de rappeler que parmi les entreprises qui se servent de Facebook à des fins de ressources humaines internes on compte :
• CIA
• CNN (NYSE:TWX)
• Ernst & Young
• IBM (NYSE:IBM)
• IRS
• Macy's (NYSE:FD)
• McDonald's (NYSE:MCD)
• MySpace (NYSE:NWS)
• Time Inc.
• Toyota (NYSE:TM)

Mais peut-être sont-elles dans le champ?

Voir aussi :
Les sept découvertes sur les médias sociaux
Balladodiffusion à propos de Facebook

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Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques Edito sans question

L’ADISQ poursuit sa campagne de perte de temps

Encore une autre nouvelle qui est de la vieille histoire et qui ne donne rien. Dans LaPresse de ce matin, on titre, L'ADISQ poursuit sa campagne contre le piratage. Quelle connerie! Retournons dans mes archives de février de l’an dernier. On remarquera que c’est à la même période. Probablement que leur année financière achève et qu’ils doivent dépenser leur fric promo avant de fermer les livres? Toujours est-il que dans mon billet Le mauvais cheval de bataille de l’ADISQ je soulignais déjà l’imbécilité de leur campagne RIDICULE. Un an auparavant, j’expliquais dans cet autre billet Une autre façon d’augmenter les ventes de musique et de contenus en ligne comment changer la situation précaire de l’ADISQ :

À mon avis, ce n’est pas tant le P2P qui est l’obstacle majeur à l’achat de musique en ligne. Ce serait plutôt les modes de paiements non appropriés. En effet, combien de jeunes de 14 ans ont une carte de crédit active à leur nom? Combien d’autres ont une carte de débit? Répondre à ces questions est la clé de l’explosion des ventes de musique et de contenus en ligne (ceux-ci représentent la clientèle cible de plusieurs types de contenus en ligne).

Mais bon, quand on a la tête dans le sable et que nos membres nous poussent dans le cul pour l’enfoncer davantage, on n’est pas prêt à voir la lumière. Alors l’an prochain, à peu près à la même date, je ferais encore un autre billet pour dire à quel point ils sont imbéciles. Mais à la vitesse où ça va, je ne leur dirais probablement plus pour bien des années encore…

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