Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

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De la transparence, de l’authenticité et de fermer sa gueule

Dans WikiInfocom de L’université Paris Ouest on définit la transparence en système d’information comme suit :

(…) La transparence en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC) veut signifier le caractère non privé de l’information, elle sous-entend que le public y a accès très facilement.
Le terme qui s’oppose à la transparence est celui de l’opacité : ici, au contraire, l’information est privée et reste comme imperceptible du public.
Cette idée renvoit à la perception de la couleur pour la transparence et de matière pour l’opacité. L’individu parvient aisément à comprendre la signification de l’expression. Le dictionnaire Larousse ajoute cette définition : Parfaite accessibilité de l’information dans les domaines qui regardent l’opinion publique

Dans l’encyclopédie de l’Agora on parle de l’authenticité en ces termes

Nous nous arrêterons ici à l’un des sens du mot authenticité, le plus récent celui que Le petit Robert résume ainsi: «Qui exprime une vérité profonde de l’individu et non des habitudes superficielles, des conventions.» (…)
L’authenticité, c’est l’accomplissement antérieur à toute prise en charge consciente et rationnelle de soi-même. Un simple geste, unique et sûr de lui-même, peut être un signe d’authenticité. (…)
L’authenticité, c’est aussi la consonance intérieure. On dit parfois: j’ai senti qu’en posant tel ou tel geste, j’aurais forcé ma nature, rompu ma consonnance avec moi-même. La racine de l’authenticité est dans ce sentiment par lequel, le plus souvent sans le savoir, nous empêchons le geste faux de prendre forme.
C’est par un sens de la consonance analogue que l’artiste élimine les traits incompatibles avec son idéal encore implicite. Nous sommes inspirés de nous-mêmes comme l’artiste est inspiré par son idée. C’est la même faculté, flair ou sens de la musique intérieure, qui s’exerce dans chaque cas. Cette faculté est nourrie par la nature et par les oeuvres d’art dont on s’imprègne, dans la mesure ou ces dernières sont elles-mêmes authentiques. (…)

La transparence est donc une information à caractère « non privée ». En tant qu’employé, collaborateur, client ou fournisseur, il y a donc une multitude « d’informations privées », que nous ne pouvons pas communiquer librement tout en étant totalement transparents. Toute chose ne peut pas et ne doit pas être dite. Pour ce qui est de l’authenticité, on parle de « vérité profonde », de « consonance intérieure », d’idéal même. L’authenticité semble donc être le fruit du « vrai ». On peut donc être transparent, encore une fois, en ne disant pas tout et en ne réagissant pas sur tout. Je dirais même que l’authenticité et la transparence sont intimement liées au respect de soi, et de l’autre. Qu’il soit patron, collaborateur, client ou fournisseur. Tout n’est pas bon à dire et on ne peut « bitcher » impunément en se réclamant de la sacro-sainte authenticité. Je devrais dire plutôt qu’on peut, mais qu’il y a des risques à cela. Si votre entreprise vous fait signer un contrat d’embauche stipulant ce que vous pouvez ou ne pouvez pas dire et que vous enfreignez ce contrat, vous aurez beau vous vanter d’être « authentique et transparent », il y a de fortes chances que votre auditoire soit celui du bureau de chômage. De même pour les entreprises sur les médias sociaux, il y a un contrat « tacite » entre les abonnées, lecteurs, membres ou autre et celle-ci. C’en est une d’authenticité et de transparence, dans les limites permises par les lois civiles, criminelles et par les ententes contractuelles qui lient les employés à leurs entreprises. En somme, authenticité et transparence peuvent aussi être synonymes de respect…

épilogue :
J’ai de nombreux clients qui ne veulent pas nécessairement que leurs actions stratégiques se sachent, je suis sous contrat pour mon livre, il y a des sensibilités tout autour de moi dans ma vie personnelle et professionnelle que je me dois de respecter. À titre d’exemple, ma conjointe a toujours insisté pour que dans mes contenus, on ne puisse l’identifier. J’ai toujours respecté ça. Pourtant, je suis authentique et vraie comme je ne l’ai probablement jamais été dans ma vie. Mais des fois, il faut savoir fermer sa gueule. Même si ça nous démange. Même si ça fait du bien de gueuler à tous ces connards que le destin mets sur notre chemin, de répondre aux critiques, de faire la leçon publiquement à quelqu’un qui le mérite, de se vanter d’une réussite stratégique qui apporte plein de fric à un client. Des fois, par souci d’authenticité il faut prendre sa pilule et fermer sa gueule…

MAJ

On dit souvent que je suis prompte sur la gâchette. Que je ne présente que rarement l’autre joue lorsqu’on me gifle. On peut même avoir la fausse impression que je dis tout. Voici d’ailleurs une question de MC Gilles à laquelle j’ai déjà répondu :

Près de dix mille personnes te suivent sur Twitter. C’est quand même incroyable quand on sait que la majorité de tes commentaires portent sur ta vie privée. Est-ce que tu es la même personne en ligne que dans la vraie vie?

Oui et non… Je suis toujours authentique. Les gens me disent: «Michelle, t’es tellement transparente, tu dis tout». C’est faux! Sur Twitter, j’ai une transparence relative, c’est moi qui décide de ce que je mets en ligne.

Je vois quantité d’informations à mon propos et je ne réagis probablement qu’au dixième de ce que je vois. Je vois énormément de choses à propos de mes clients et partenaires. Je n’en dis rien. J’ai d’ailleurs développé un profond respect des gens qui ont une vie publique. Je les comprends mieux maintenant. Ce n’est pas facile d’être une cible… De plus, vous ne savez que très peu de choses de ma pratique finalement. Comme je suis dans le conseil stratégique, je ne dis que ce que je peux dire et ce sont souvent plus les PME que les multinationales avec qui je travaille, qui me permettent d’en dire un peu. D’un autre côté, ça laisse aussi libres court à l’imagination débordante et débridée de certains. Des fois j’ai hâte d’être vieille pour écrire mes mémoires,  juste avant de crever…

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À titre de conférencière Les médias sociaux 101 et 201 Médias sociaux

Conférencière Les médias sociaux 101 à l’UQO (Le PowerPoint de ma présentation)

[caption id="" align="alignnone" width="640" caption="Jean Boileau et Michelle Blanc à l'UQO"]Jean Boileau et Michelle Blanc à lUQO[/caption]

Hier j’ai passé une journée mémorable à Gatineau en Outaouais. J’ai eu l’honneur et le plaisir de rencontrer Jean Boileau et Gilles Mailloux de la direction des communications du l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et de faire la tournée des médias locaux pour promouvoir mon livre Les médias sociaux 101 et leur journée du Savoir. Cette journée se terminait par une conférence à guichet fermée sur Les médias sociaux 101 (vous trouverez d’ailleurs ma présentation plus bas). Je devais faire une conférence d’une heure suivie d’une courte période de questions. Mais j’étais TELLEMENT bien avec cette foule réceptive et enjouée que ma conférence dura finalement deux heures et la période de questions une grosse demi-heure supplémentaire. D’ailleurs, le point cocasse de la période de questions était de voir une gestionnaire des communications de l’Université d’Ottawa (l’Université compétitrice de l’autre côté de la rivière) m’interpeller à propos de leur stratégie médias sociaux. Ce matin je relis les commentaires Twitter qui ont utilisé le hashtag Twitter #UQO et j’en suis émue. Merci à tous de m’avoir fait passer une si belle journée…

MAJ

La critique de la Revue Savoir de l’Université du Québec en Outaouais

Les 10 premières minutes de ma conférence


MICHELLE BLANC UQO 10 MINUTES (1)
envoyé par MichelleBlanc. – Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

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Commerce électronique: mythes Facebook Médias sociaux

Sur Facebook on ne trouve que des niaiseries!

C’est ma bonne copine Josée Hébert qui me raconte que lors d’un souper de filles, une dame fit l’affirmation suivante :

-Moi je ne suis plus sur Facebook parce que l’on y trouve que des niaiseries!
Josée : -Alors tu étais sur Facebook?
-oui
Josée : Mais sur Facebook, ce sont tes amis qui y sont?
-oui
Josée : Donc tes amis ne disent que des niaiseries?
-(silence)

En effet sur Facebook, twitter, les blogues et autres médias sociaux conversationnels, il se dit des niaiseries, mais il se dit aussi des choses fascinantes. On pourrait même dire que la pertinence de ce qu’on y trouve est proportionnelle à la pertinence et à l’étendue de notre propre réseau…

et vlan dans les dents (comme d’aucuns disent)

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Les médias sociaux 101 et 201

Lancement de Les médias sociaux 101 (behind the scene)

Vidéo tourné lors du lancement du livre Les médias sociaux 101 de Michelle Blanc et Nadia Seraiocco et entretien avec différentes personnes qui y étaient.


Lancement de Les médias sociaux 101 (behind the scene)
envoyé par MichelleBlanc. – Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

Cette vidéo est une production flabergastante de Mémoart. Un gros merci à Melitza Charest et son équipe.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Aider un étudiant, des fois ça fait des petits

Voici un courriel que j’ai reçu hier (et j’ai demandé la permission de publier) :

Que d’admiration !
Chère dame,

Comme je vous admire pour tout ce que vous êtes ! Et comme je vous guette dans tout ce que vous faites !

Bien lointainement, mon fils Xavier Blais, m’avait parlé de l’admiration professionnelle qu’il avait pour vous. Il avait été honoré de vous interviewer pour un travail académique. Vous aviez respecté, admiré et publicisé ces jeunes sur votre blogue.
www.michelleblanc.com/images/RAPPORT-FINAL-WEB-2-0.pdf

Toujours est-il que grâce à vous (et à son propre cheminement… Bien certainement…), il vient de sortir, comme étudiant finissant, une pub assez impressionnante.
Impressionnante par sa conception globale, son côté artistique et sa qualité mais surtout par l’utilisation positive des médias sociaux. Ces trois jeunes ont su utiliser les médias sociaux comme levier et comme outil principal. Wow !! Comme la démarche globale m’impressionne !

J’entends souvent les questions à connotation négative à l’égard des médias sociaux quand on vous interviewe. Vous devez constamment nuancer et apaiser.

Ben voilà… Votre belle et bonne influence sur des jeunes très talentueux sachant utiliser positivement les outils actuels:

http://marketingqc.ca/nouvelle.php?newsno=26703

http://www2.infopresse.com/blogs/actualites/archive/2010/10/14/article-35845.aspx?s=newsletter

http://www.grenier.qc.ca/nouvelles/416/des-etudiants-de-l-uqam-realisent-la-nouvelle-campagne-du-musee-d-art-contemporain

Merci madame !

Sylvie Breton

P.S… Ah oui…!!! Si vous deviez un jour parler à mon fils… Le monde est petit… Ne lui dites jamais que je vous ai écrit… Il me tuerait de ses commentaires du type «T’avais pas d’affaires, c’est ma vie» !! Mais bon… Vous savez que le slogan de la campagne 2010 de Grafika est Votre maman sera fière !

Quel dommage que vous ne vouliez pas que j’en parle 🙁 j’aurais aime
faire un billet de mon blogue de votre courriel…

Bonjour madame Blanc,
À bien y réfléchir, pourquoi pas…

Je vous autorise à faire un billet de mon courriel précédent. Vous méritez d’être félicité publiquement et lui aussi !
Je me ferai pardonner par mon fils…

P.-S. Aux étudiants qui lisent ce billet, avant de me contacter je vous invite à lire mon billet Avis à ces chers étudiants

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Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Web 2.0

Et si le web 2.0 faisait faillite? Et si la pub chiait dans son froc?

Ma vie est un feu roulant et bien souvent, je n’ai pas le temps de répondre à des pièces d’anthologie que je vois passer sur le Web. Les lumineux billets Et si le web 2.0 faisait faillite? et Et si le bazar web 2.0 finnissait par se dégonfler de François Roque (@imposture sur twitter et grand blogueur devant l’éternel depuis décembre 2009 avec la réclame : Si vous êtes fan de Web 2.o, twitter, Facebook et tous ces machins bidules, passez votre chemin… Bienvenue chez imposture – Rock – Réclame- Ciné- Rien…)) sur le blogue de Nicolas Borduas, grand patron de l’agence de pub TBWA/France en sont un exemple éloquent. Voici d’ailleurs quelques morceaux choisis :

Du billet Et si le web 2.0 faisait faillite?

Et si le Web 2.0 finissait par s’arrêter ? Fini, plus rien, pouf !…
Tous nos comptes Facebook, Twitter, Flickr & Co disparaissent, la majorité des blogs ferme, les «influents» perdent leur fond de commerce, les «amis» virtuels ne peuvent plus se RT, se poker, se DM…fini le tour du monde en moins de 30 secondes pour un scoop ou la vidéo d’un chat qui boit au robinet ! Bref, 200, 300, 400, 500 millions (?) de personnes morales et physiques privées de leurs joujoux ? Entre nous, ça nous reposerait un peu, non ? On prendrait le temps de lire, des livres avec des vraies pages qu’on tourne, d’écrire un peu plus de 140 signes, des phrases avec sujet verbe complément, de se voir plus souvent en vrai (IRL). Tout simplement, se retrouver dans un mode de communication «normal» entre animaux que nous sommes, essentiellement par regards, gestes, sourires…
(…)

Ces apprentis sorciers, et les financiers qui les accompagnent semblent oublier une règle basique du commerce : quand un service est gratuit, le «consommateur» n’a aucun scrupule à partir du jour au lendemain dès qu’il voit l’herbe plus verte ailleurs. C’est ce qui se passe avec Twitter, la nouvelle blague Interneto-financière du moment. Quel est le modèle financier de ce service où il n’y pas un gramme de pub visible ? Là aussi, mystère et boule de gomme… Alors est-ce qu’une bulle Web 2.0 peut exploser ?

(…)
L’illisibilité des modèles économiques de ces mastodontes de plâtre que sont Facebook, le moribond Myspace ou le gadget planétaire Twitter, ne serait-elle pas dans le fond causée par des symptômes similaires au financement impossible des retraites ? Trop d’utilisateurs et pas assez de cotisants. Les cotisants ? Le marché de la pub, tout simplement. Non seulement les investissements publicitaires globaux (tous médias confondus) ne sont pas extensibles à perte de vues (au mieux, quand il n’y a pas de crise, ils ne croissent que de quelques % par an), mais en plus il faudrait que les annonceurs procèdent à des transferts incroyables de la TV, la radio ou la presse vers l’Internet pour que ces sites puissent espérer équilibrer des services aux consommations et besoins exponentiels. Et imaginer que dans les années à venir autant de milliards seront investis dans les services actuels Web 2.0 tout en préservant les mêmes sommes dans la TV est une utopie totale. Un des deux médias sera forcément perdant. Or pour l’instant la TV offre aux annonceurs un cadre “cohérent” pour la pub, des audiences mesurées de façon précises et massives à un instant donné. La TV reste encore un grand lieu de rassemblement et de spectacle et à ce jour il n’y a rien de véritablement équivalent sur l’Internet.

Ça devient réellement loufoque surtout si on lit son dernier billet sur son propre blogue (écris presqu’un an plus tard), Rien. 51 #2 :

Monsieur Montebourg, vous avez raison, la programmation de TF1 est sans grand intérêt. Mais votre analyse aurait été également plus juste si dans votre panorama de l’abaissement intellectuel de et par la télévision vous aviez pris soin d’intégrer certaines inepties de M6 ou W9 et surtout les wagons de shows de telé-réalité stupides que nous déversent les chaînes du câble.

et dans son billet Rien. 51 #1 :

Je ne regarde quasiment plus la télé.

Et toc comme qui diraient les potes Français…

Dans le tome II de sa démonstration il est plus méthodique.

J’ai pensé à 4 facteurs de «contraction» et de «normalisation» du Web 2.0 :
1/ Le manque de temps
(…)une prolifération accrue des flux générés par encore plus de comptes Facebook ou Twitter, plus de sites communautaires intégrant les outils actuels (et à venir) de propagation, démultiplication et finalement de pollution. Malheureusement le temps consacré à la «consommation» de tous ces «flux» ne sera pas extensible. (…)
2/ La technologie.
Pas la technologie du Web 2.0. Non, le hardware. (…)Car, comme pour le iPhone, il y aura des protocoles et applications dédiées. Ces tablettes, Apple ou autres, vont introduire une capture supplémentaire de l’espace temps mais pour de la consommation de flux «formatés» et dérivés (payants…) des vieux médias et industries de la culture. Et moins pour consommer des flux d’informations plus sommaires (140 signes…), des vidéos médiocres, ou des blogs (vous êtes toujours là ?)…
3/ La dilution.
(…)Autrement dit sur les 300 millions de comptes Facebook combien sont des sources de qualités ou fiables ? Sur les 50 millions d’émetteurs Twitter combien postent des tweets intéressants, «originaux» ? Google commence à remonter les tweets dans ses réponses et il semblerait que les statuts Facebook apparaitront aussi. Comment alors savoir ce qui va être fiable, intéressant ou instructif dans tout ce bazar à croissance exponentielle ?
4/ L’argent.
Le quatrième facteur, fatal, lui, effet de l’enchainement des 3 précédents : trop de flux, manque de temps biologique et humain pour les traiter, émergence de solutions alternatives de qualité, report par petites touches vers d’autres émetteurs plus «formatés», manque de temps pour suivre les autres flux libres. Conséquence ? La faillite. Je l’ai exposée dans une autre note ici. Pour résumer, l’absence de modèle économique des poumons du web 2.0,(…)

En résumé, monsieur Roque croit que ça ne va pas bien pour le Web 2.0. C’est drôle et tout à fait opportun pour moi, mais je pense exactement le contraire. J’admets volontiers que si j’avais écrit ce billet réponse au moment de la mise en ligne du premier billet (en janvier 2010) je n’aurais pas l’avantage du temps qui a passé, mais j’aurais très probablement le même sourire intérieur en lisant ça.

Mes arguments. Oui il y a eu enflure boursière des stars du Web 2.0. Oui il y a spéculation sur certaines « veudettes» du web 2.0, mais la spéculation a toujours existé et elle se fait aussi sur le dos de bien d’autres industries. Aussi, si on revient à la première bulle internet, on se gargarise de la déconfiture de plusieurs, mais c’est bien un de mes mentors Jacques Nantel qui rappelait à juste titre en 2001, que malgré la spéculation et le gros rire gras de ceux qui cassaient du sucre sur le dos des technos, que les prévisions de ventes en ligne exagérée de 1995, avaient toutes été largement dépassées en 2000 et 2001. Je rappelle aussi qu’on a déjà traité d’imbécile Rupert Murdoch d’avoir acheté MySpace pour $580M et qui dans l’année suivante s’entendit avec Google pour un petit contrat de pub de $900M…

Pour ce qui est des arguments suivants :

la question du manque de temps est vieille comme le monde. Voici d’ailleurs une couple de citations :

« Le manque de temps est le déguisement favori de la paresse. » (Grégoire Lacroix)
C’est le temps qui met au jour la vérité. » Citation de Ménandre ; Pensées morales, XXXI – IVe s. av. J.-C.

Mais plus sérieusement, il est vrai que les médias sociaux grugent du temps. Mais si on connaît les outils et les agrégateurs d’informations, on peut aisément trouver l’essentiel de l’information dont on a besoin. Comme je l’ai dit souvent (et c’est de plus en plus vrai) le web social est une rivière d’information. Il ne faut pas tenter de la boire on va s’y noyer. Il faut plutôt boire de celle-ci

La question de la technologie est intéressante. Oui il y a des guerres de standards et oui chacun des joueurs tente de se positionner et mon point de vue là-dessus est que justement comme Apple est très « contrôlant » dans ses stratégies, il risque de perdre au change.

Le problème de la dilution de l’information sur les nombreux flux a été expliqué de nombreuses fois plus intelligemment que moi par Martin Lessard, notamment dans son billet Johnny Haliday le cheval de Troie de Twitter

Percolation de la qualité
Bien sûr, il reste à trier le bon grain de l’ivraie. Dans ce cas, les RT (« ReTweet », retransmission), autre convention, avant le nom d’un usager, qui indique que l’on a tout simplement retransmis (recopié) ce que la personne a écrit précédemment, est une façon de repérer les informations « importantes » (une forme d’éditorialisation a posteriori).

Un RT acquiert souvent l’aura d’une information « validée » (non pas au sens de vérité, mais au sens d’approuvé par son réseau) –tout le travail restant consiste à se monter un réseau fiable, on s’en reparler une autre fois — d’ici là, relisez le chapitre 3, Comment le carnet Web stimule la qualité, du célèbre billet de Sébastien Paquet…

Finalement, le problème de l’argent semble aujourd’hui beaucoup plus en être un des agences traditionnelles dont fait parti monsieur Roque et le gentil blogueur Nicolas Borduas (boss de TBWA/France) qui héberge ses billets, que ceux de l’industrie du web 2.0. Pour s’en convaincre, voici une collection d’extraits, particulièrement éloquents, de la crise que traverse « les grandes agences de pub ».

Agency Report 2010: Sharpest revenue decline in 66 years
The Agency Report 2010, provides an annual industry overview. This years report ranks 883 U.S. advertising, marketing services, media and public relations agencies. Ad Age’s Bradley Johnson provides his analysis of this years report: Agency Report: Revenue Slumps 7.5%, Jobs at 16-Year Low
Some Report highlights:
• U.S. advertising/marketing-services firms in 2009 slashed 58,400 jobs, or 7.9% of positions, according to Ad Age Data Center’s analysis of Bureau of Labor Statistics data. Since the recession began in December 2007, these firms have cut 107,700 positions — one in seven jobs.
• Economists believe the recession ended late last summer. But it’s been a jobless recovery for agencies. U.S. ad agency employment in January 2010 slumped to its lowest level since 1994.
• The Big Four agency companies in 2009 collectively cut 23,229 jobs worldwide, or 8.6% of staff.
• Agency tumult in 2009 is immediately apparent in one score: jobs.
• 2009 revenue fall, worst drop on record for Agency Report. The sharpest revenue decline in the 66 years Ad Age has produced the Agency Report.

Advertising agency of record will pass in 2010. Because consumers have changed.
Ming Chan introduces his background as a silicon valley programmer who went into advertising. Gives a quick introduction video.
A difference since the days of the .COM crash. Prior to .COM crash, companies made things and hoped consumers would like it, and after the .COM crash companies make things they know that consumers want. They are able to listen in to consumers.
A look at the Pepsi Brand. adspend decreased. $142 million spend in 2006 dropped to $60 million in 2008. BBDO kicked out in 2008 (after 40+ years) and replaced with TBWA\Chiat. Pepsi Digital kicked out TBWA\Chiat.
Instead individual brands went to new agencies.
Pepsi Digital –> Huge (agency)
Gatorade –> VML
Sobe –> Firstborn
No more superbowl ads, instead a social media campaign.

When an economic sea-change descends on an industry, a successful response includes a heckuva lot more than adjusting the product line or adding a specialist in a vertical marketing function such as social networking. When prices decline, the successful competitor adjusts the entire business model to recognize and profit from the change. It would seem that a critical adjustment for agencies is to understand that the supply of « big ideas » is soaring and that clients may no longer be willing to pay tens or hundreds of thousands dollars for « Eureka! ». Further, perhaps those clients have decided to hire only those marketing agencies who are willing to get down in the dirt with them and contribute hugely to the sales and conversion processes.
My guess is that agencies will start to give away the creativity in order to sell the execution and measurement. To make this model profitable agencies will adjust overhead sharply downward and focus every ounce of executive brainpower on creating profits for the agency by creating new and better value for the client, focused on what the client is telling you it needs…better recognition and use of marketing technology and lower marketing labor costs.
When agencies stop peddling dinosaurs that’s when we’ll see the client/agency relationship improve.

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Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux statistiques des affaires électroniques Twitter ou le microblogging Web 2.0

Usage des médias sociaux par industries, emplois, villes et entreprises américaines

C’est la firme américaine Netprospex qui rend disponible l’intéressante étude Fall 2010 Social Business Report, A comprehensive look at the use of social media by business people across the US (PDF) et qui me fait être jalousie qu’une analyse semblable ne soit pas disponible de ce côté de la frontière. J’ai tout de même l’intuition que quoique nous soyons grandement en retard sur les zaméricains quant à la rapidité d’adoption des médias sociaux dans nos industries, les proportions que nous trouvons chez eux, sont probablement semblables aux nôtres. Voici donc le classement des différents joueurs industriels par l’utilisation de leurs employés, des médias sociaux (ce qu’ils appellent le Net Prospex Social Index (NPSI)).

SOCIAL INDUSTRY RANKING
We first grouped employees into industry categories based on the industry of the company they work for, then took the average NPSI of the overall industry. Over 2 million contacts were analyzed out of the NetProspex business contact database.

Rank Industry NPSI
1 Search Engines – Online Portals 98.74
2 Advertising & Marketing 63.93
3 Banking 63.44
4 Traditional Media (TV, Radio, Newspapers, Magazines) 55.11
5 Toys & Games 52.83
6 HR and Recruiting 52.66
7 IT 51.71
8 Software 47.07
9 Consumer Electronics 46.14
10 Retail Apparel 39.56
11 Credit Cards & Transaction Processing 39.27
12 Flowers 37.02
13 Telecommunications 36.73
14 Travel & Tourism 36.18
15 Cleaning Products 32.60
16 Department Stores & Superstores 32.52
17 Gambling & Gaming 30.78
18 Home Appliances 28.77
19 Biotechnology 27.10
20 Music 27.04
21 Airlines & Aviation 27.01
22 Beauty Care 25.68
23 Jewelry 23.36
24 Pet Products 23.05
25 Pharmaceuticals 22.83
26 Food & Beverage Brands 22.55
27 Amusement Parks & Attractions 22.36
28 Real Estate 21.83
29 Sporting & Recreational Equipment 21.23
30 Translation & Linguistic Services 20.61
31 Fitness & Dance Facilities 20.24
32 Medical Devices & Equipment 19.95
33 Photographic & Optical Equipment 19.43
34 Tobacco 17.50
35 Energy & Power 17.41
36 Auctions 17.35
37 Law Firms & Legal Services 17.30
38 Restaurants 17.26
39 Security Products & Services 17.25
40 Sports Teams & Leagues 15.67
41 Automobile 15.52
42 Insurance 15.30
43 Debt Collection 15.21
44 Hair Salons 15.19
45 Architecture, Engineering & Design 14.31
46 Museums & Art Galleries 14.27
47 Zoos & National Parks 13.96
48 Trucking, Moving & Storage 13.60
49 Laundry & Dry Cleaning Services 12.78
50 Funeral Homes & Funeral-Related Services 12.09

Quelques observations de NetProspex (traduction libre):

  • Les engins de recherches et les portails sont les plus actifs
  • Le secteur bancaire est plus actif sur les médias sociaux que les médias traditionnels
  • Le seul secteur « cols bleus » à faire la liste est l’industrie du déménagement et de l’entreposage
  • Les fabricants de tabac sont ceux qui ont le moins d’employés qui sont sur Twitter
  • Étrangement le secteur des jeux et jouets est plus actif sur les médias sociaux que celui des produits électroniques (#9), des détaillants mode (#10) et des bijouteries (#23)
  • Les parcs d’amusements (#28sont plus efficaces que les musés, les galeries (#47 et les zoos et parcs nationaux (#48)
  • Les technologies de l’information (#8) devancent l’industrie logicielle (#9)
  • Les maisons mortuaires ne twittent pas et ont le plus bas score de toutes les industries
  • L’industrie du voyage a près du double de fans Facebook que celle de la restauration
  • Le secteur médical est absent du classement et avait moins de la moitié du score du top 50

Notes personnelle

Cette étude est très intéressante puisqu’elle dresse un portrait sectoriel de l’utilisation du Web 2.0. Elle est aussi lumineuse lorsqu’on la met en relation avec l’autre indice du WebAward qui lui classe les sites Web 1.0 de ces mêmes secteurs industriels. L’étude de NetProspex offre aussi un classement par ville, par entreprise et par type d’emploi (voir le tableau plus bas).

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Les médias sociaux 101 et 201 Marketing Internet

L’incroyable pouvoir marketing des erreurs

Faire une erreur est humain. Nous en faisons tous. Personne n’est parfait. Mais de reconnaître ses erreurs peut devenir un atout marketing indéniable et même engendrer des innovations. Vous connaissez tous le « post-it » qui est un succès marketing incontestable. Vous savez aussi sans doute qu’en fait le post-it est issu d’une erreur. C’est le fruit d’une colle qui ne colle pas et de la perspicacité de son inventeur qui persista à le commercialiser. Pire encore, le lancement fut un échec. Ce n’est qu’après que 3M distribua gratuitement des échantillons à Wall Street puis à la City de Londres que le succès commercial débuta.
J’ai déjà expliqué que dans les deux premiers chapitres du livre Les médias sociaux 101, il y avait des erreurs :

(…) par un mystère qui n’est pas encore résolu, après que nous ayons finalement approuvé ce qu’on nomme dans le jargon « les bleus », plusieurs erreurs se sont introduites dans le bouquin, après notre approbation collective. L’hypothèse qu’il reste à vérifier est que ce serait probablement chez l’imprimeur que dans les chapitres un et deux, les mots Web, Google etWiFi ont été remplacés par « zeb », « goglu » et « wiki » (pour l’édition papier seulement. L’édition numérique en est exempte.). Ça ne change pas réellement la nature du livre mais une réimpression massive de celui-ci a été commandée par l’éditeur qui ajoute aussi sur la page de Les médias sociaux 101 la note :
Des erreurs ont été constatées dans les chapitres 1 et 2. Nous nous en excusons. Elles seront corrigées lors de la réimpression. Pour lire la version corrigée de ces chapitres, cliquez sur l’icone “Lire un extrait”. L’éditeur
Nous avons donc décidé de mettre en ligne les deux premiers chapitres du livre afin de faciliter la lecture de ceux qui l’ont déjà acquis. Les voici donc :
Les médias sociaux 101, deux premiers chapitres et table des matières (PDF)

Conclusion :
Plusieurs personnes me disent que moi ou l’éditeur avons probablement fait exprès d’inclure des erreurs dans le livre afin de donner deux chapitres gratuits de celui-ci, de créer un « buzz » et d’ainsi en augmenter les ventes. C’est fou les retombées étranges que l’honnêteté et la transparence peuvent créer …

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Economie des affaires électroniques marketing mobile Technologies Internet Web mobile

iPhone vs Android, la bataille des « app stores » des téléphones intelligents

C’est en mai dernier que je disais que nous étions en plein dans une guerre de tranchées entre les app stores et les navigateurs mobiles de Google Androïd et du iPhone de Apple (cette note technique de parler de l’app store et du navigateur plutôt que du système d’exploitation est une gracieuseté de Sylvain Carle, dans les commentaires de ce blogue :

Petite note, techniquement Apple et Google partagent le même code source (libre) pour leur navigateur web, soit WebKit.
S’il y a une bataille, c’est celle des “app stores” pas des “browsers” (cette fois).
Mais c’est ce que tu mentionnes en conclusion, donc je pense que c’est juste une erreur de mise en phrase dans ton début de billet… Le mot clef pour moi dans tout ça (et le plus galvaudé par tout le monde): “Open Web”.  :

).

(…) une guerre de tranchées se dessine afin de savoir quel sera le prochain logiciel de navigation du nouveau web qui sera décidément mobile. Est-ce que ce sera celui d’Apple (iPhone) ou celui de Google (Androïd)? Cette dernière confrontation en est une de taille parce qu’elle déterminera qui aura la propriété de la nouvelle passerelle que sera le Web mobile. Pour différentes raisons (dont celle que je n’aime pas Apple), je pense qu’à moyen terme, ça risque d’être Androïd qui l’emporte. Ça me rappelle d’ailleurs une ancienne confrontation, celle de Betacam versus VHS. Bétacam était de beaucoup supérieur au format VHS. Mais tout comme iPhone, c’était un standard fermé (appartenant à Sony), il n’était pas possible pour les autres manufacturiers de l’utiliser et à court terme, Sony fit un paquet de fric avec son innovation. Mais à moyen et à long terme, le standard VHS qui était partagé par tous les autres joueurs, même s’il était moins performant (comme pour l’Androïd qui au moment d’écrire ces lignes ne jouit pas des milliers d’applications qui sont présentement disponibles dans l’App store), conquit la planète parce que c’était un standard ouvert et que l’ensemble des autres fabricants l’adopta et rendirent disponibles des appareils qui étaient moins dispendieux que ceux en Bétacam. Vous connaissez la suite de l’histoire…

Cette confrontation vient juste d’avoir un tournant notable aujourd’hui. C’est chez Gigaom qu’une étude de Nielsen confirme la tendance lourde que Androïd est en pleine ascension :

Nielsen is adding its voice to the chorus of research firms confirming the ascension of Android. Nielsen said among recent acquirers of smartphones in the last six months through August, Android was the top platform in the U.S. with 32 percent of new purchases, followed by the iPhone and Research In Motion’s Blackberry platform, tied at about 25 percent.
When looking at overall market share, RIM remains on top with 31 percent, trailed by the iPhone at 28 percent and Android at 19 percent. But the race continues to tighten with RIM maintaining a slide from 37 percent in February. The iPhone has remained largely stable during that period, while Android market share is up from 8 percent in February.

À la lumière de ce constat, ma théorie Beta vs VHS, semble de plus en plus se concrétiser…

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Commerce électronique: mythes Facebook

The Social Network, le film et la réalité

Lorsqu’on va au cinéma, on sait de prime abord qu’on va nous faire du cinéma. À moins que ce ne soit un documentaire, ou une biographie, on sait que les coins seront tournés rond, que ce « sera arrangé avec le gars des vues », bref, que ce sera de la fiction. J’aime bien la fiction. La fin de semaine dernière je suis allée voir « The social network », pas parce que j’en avais réellement le goût, mais parce que deux médias voulaient avoir mon avis là-dessus. Le premier média voulait que j’aille à un visionnement de presse avec ses journalistes, et que je réserve mon opinion strictement pour leur chaîne. À cause d’un conflit d’horaire, je n’ai pu y aller et en discutant avec la répartitrice, elle me dit que finalement ils avaient décidé d’y envoyer plutôt un avocat, afin d’avoir une opinion juridique sur les poursuites contre Zuckerberg dont il est question dans le film. Le deuxième média, veut avoir mon opinion pour une une chronique à venir. J’y suis donc allée voir ce « phénomène » qui se présente avec les tags Line « You don’t get 500 million friends without making a few ennemies » et « A story about the founders of the social-networking website, Facebook ». On se croit donc dans une bio de ce qui s’est produit lors de la naissance de Facebook et l’on comprend que Zuckerberg s’est fait quelques ennemis.

WRONG

Vous êtes ici dans la fiction. De la pure fiction. Oui il y a bien un Mark Zuckerberg qui a fondé Facebook. Il est bien allé à Harvard et a eu effectivement des démêlés légaux avec ses coactionnaires. Mais ça s’arrête là. Le reste est une pure invention. C’est ce que confirme TheNewRepublic dans l’article Sorkin vs. Zuckerberg, Jeff Jarvis (qui connaît personnellement les personnages principaux) dans son billet The antisocial movie de même que BusinessInsider dans une série d’articles.

The Facebook Movie Is An Act Of Cold-Blooded Revenge – New, Unpublished IMs Tell The Real Story

At Last — The Full Story Of How Facebook Was Founded

The 10 Most Glaring Lies In « The Social Network »

et

Reminder: « The Social Network » Victim Eduardo Saverin Is A Billionaire

Je suis tout à fait d’accord avec Jarvis lorsqu’il dit :

The movie violates privacy, smears reputations, makes shit up—just what the internet is accused of doing, right? Oh, it’s entertaining, in a dark way, as much as watching the pillorying of witches used to be, I suppose. For The Social Network, geeks and entrepreneurs are as mysterious and frightening as witches.

(…)

The Social Network is the anti-social movie. It distrusts and makes no effort to understand the phenomenon right in front of its nose. It disapproves—as media people, old and neonew, do—of rabblerous (or drunk or drugged-up or oversexed) masses doing what they do. Ah, but its fans will say, it’s really just a drama about a man. But that’s where it fails most. It can’t begin to explain this man because it doesn’t grok what he made—what he’s still making (“We don’t even know what it is yet,” Zuckerberg says in the movie, “It’s never finished”).

The Social Network is the anti-geek movie. It is the story that those who resist the change society is undergoing want to see. It says the internet is not a revolution but only the creation of a few odd, machine-men, the boys we didn’t like in college. The Social Network is the revenge on the revenge of the nerds.

D’ailleurs, il semble que son point de vue soit aussi partagé par les jeunes. Dans The New York Times, on peut lire Film Version of Zuckerberg Divides Generations :

Many older people will watch the movie, which was No. 1 at the box office last weekend, and see a cautionary tale about a callous young man who betrays friends, partners and principles as he hacks his way to lucre and fame. But many in the generation who grew up in a world that Mr. Zuckerberg helped invent will applaud someone who saw his chance and seized it with both hands, mostly by placing them on the keyboard and coding something that no one else had.

C’est  l’un de mes problèmes avec ce film. Les gens se font une idée des médias sociaux et cette vision est clivée au niveau générationnel, tout comme dans la vraie vie. Sauf qu’ici, les bases sont complètement et artificiellement fabriquées. Comprenez bien que je me fou de comment les gens peuvent percevoir Zuckerberg, mais je suis vraiment triste de réaliser que ce film va permettre de cristalliser des « mythes » qui sont déjà dans la tête de bien des gens à propos des médias sociaux, et que je m’efforce de détruire depuis bientôt 10 ans. M’enfin… ainsi va la vie… La vraie, pas celle d’Hollywood…

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