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Analyses, veille et commentaires sur les blogues et ce que certains appellent aussi les carnets

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Les sept découvertes sur les médias sociaux

Le copain Shel Israel dévoile les grandes découvertes sur les médias sociaux qu’il prépare pour le SAP Global Report. En voici une traduction libre :

  1. Bien qu’ils évoluent à un rythme inégal, les médias sociaux vont engendrer bien des changements. Il y a une accélération de ces changements qui seront permanents et influeront la plupart des organisations médiatiques, gouvernementales, éducationnelles et d’affaires de toutes tailles.
  2. L’inévitabilité de la révolution des médias sociaux repose sur l’adoption de ceux-ci par la génération net. Cette génération n’est plus influencée par le marketing traditionnel, mais plutôt par les pairs. Ils ne seront pas recrutés par les annonces classées traditionnelles et risque de ne pas travailler pour une entreprise qui ne leur permet pas d’utiliser les outils sociaux de leur choix. Les conversations en ligne auront une grande répercussion sur ce qu’ils achètent, regardent, écoutent, où ils voyagent, et où ils habitent. Ce phénomène débute présentement et se fera sentir pour les 50 prochaines années.
  3. Il y a seulement deux ans, les blogues textuels étaient les seuls outils des médias sociaux. Aujourd’hui il y a un coffre d’outils médiatique social en expansion constante. Les blogues eux-mêmes se transforment en choses multimédias. Le microblogage (comme twitter par exemple) indique que les médias sociaux seront prochainement mobiles.
  4. De tous les outils de médias sociaux, les outils de réseautage social sont les plus populaires. Facebook est le champion de ceux-ci et l’anglais est prédominant. Mais de plus en plus d’utilisateurs préfèrent leurs langues maternelles ce qui est démontré par la croissance de Hi5 (outil multilinguistique) qui fait maintenant parti des cinq sites de médias sociaux les plus populaires de la planète.
  5. Étant donné que la géographie est de moins en moins une barrière à la communication pair-à-pair, les différences culturelles s’amoindrissent. Il y a de plus en plus d’indications de l’émergence d’un creuset culturel mondial à long terme. Cependant, à court terme, la langue et la culture d’origine demeureront importantes et devront s’inscrire dans toutes stratégies communicationnelles.
  6. La rapidité d’adoption des technologies par les masses et les entreprises s’amenuise. Il a fallu 12 ans pour que les entreprises adoptent la programmation de type PC. Il n’a fallu que 2 ans pour que les entreprises adoptent les blogues (c’est vrai pour les É.-U.). Selon Blogworld, 89% des entreprises (US) croient que les blogues sont importants pour eux, comparativement à 2% (selon Polaris) en 2005.
  7. Présentement, peu d’entreprises s’intéressent vraiment aux outils de réseautage social ou à la vidéo en ligne. Il est très probable que cette situation évolue plus rapidement que l’adoption des blogues par les entreprises (aux É.-U. toujours).

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À propos de la putasserie des blogueurs

Embruns, alias Laurent Gloaguen, sort les gros mots dans son billet  Les putes du blogue… …version Québec (puisqu’il y a aussi une version française). Il reprend certains éléments du blogue Noisettesociale qui s’insurge dans son billet Le blogue comme nouvel outil de prostitution industrielle :

Des compagnies, dont la compagnie du fameux aspirateur aux vertus incroyables dont je vous parle depuis tantôt, paient ou donnent gracieusement de leurs produits à des auteurs de blogues avec un lectorat assez intéressant en échange que les auteurs en question en fassent l’éloge dans leurs écrits.
Moi, j’ai rien contre des pubs sur une page de blogue, je le sais que c’est une pub. J’ai rien contre une critique de produit. Même que j’aurais rien dit si l’auteure (en particulier dans ce cas-ci) avait fait un billet sur le fait qu’une compagnie d’aspirateur lui a offert un aspirateur gratuit afin qu’elle l’essaie et donne ses impressions sur sa satisfaction du produit, aussi exagérée soit-elle.
Il n’y a pas qu’elle qui a raconté des anecdotes époustouflantes autour de son aspirateur de marque X.
Une illustration de ce genre de trucs insipides est sans contredit les fameuses infopubs.
SAUF QUE CRISS, TU LE SAIS QUE C’EST UNE INFOPUB. La compagnie, aussi malhonnête soit-elle, a au moins la décence de dire qu’elle a payé pour ce qui nous est montré. Libre à nous ensuite de croire si oui ou non, un couteau quelconque a vraiment le pouvoir de changer notre vie.
Ce genre de publicité hypocrite et même pas assumée dans ces blogues m’a vraiment déçue. Pour moi, c’est carrément de la prostitution. Au lieu de juste mettre une bannière, ou whatever de ce qu’on peut mettre comme pub sur une page web pour se faire un peu de sous, on a préféré nous inventer des histoires insipides dans le but de faire de la pub pour une compagnie quelconque.
Décidément, la prostitution saura toujours s’adapter à l’époque dans laquelle elle est.

Puis la relationniste de Massy-Forget, Johanna Raynaud donne son avis (en passant leur blogue est tellement mal foutu qu’il est vraiment difficile de leur faire un hyperlien):

J’ai respecté les règles, je respecte les blogueurs (en étant une moi-même) et je respecte leur éthique au même titre que celle d’un journaliste.

Ce sont des personnes qui écrivent gratuitement sur un espace qui leur appartient à 100 %. Ils ne sont pas payés pour faire cela, ils ont juste accepté de recevoir le produit pour un test. C’est une revue de consommateur au même titre qu’un focus group. La différence c’est qu’effectivement je ne les paie pas et qu’ils sont libres d’écrire ou non à ce sujet. Les 6 blogueurs ont publié un ou plusieurs billets mais c’est leur décision personnelle, car ils se sont apparemment amusés à le faire. C’est un produit intéressant, beau et drôle comme peuvent le montrer certains textes.

Puis, l’ombre qui a travaillé entre les blogueurs et l’agence de RP, Carl Charest, justifie la chose dans un commentaire chez Noisettesociale :

Bonjour mademoiselle …
Je suis triste que tu me dises qu’il faille prendre du monde pour des épais, surtout après le gentil commentaire que tu m’as laissé.
Vois-tu, je suis l’épais en chef. C’est moi qui a voulu faire cette expérience, cette figure de style.
Car c’était ça le but,
1 – Prouver aux relationnistes que les blogueurs avaient une forme de pouvoir et d’influence, j’assume. Le but étant que les blogueurs comme les journalistes soient maintenant solicités par les firmes de RP. Malheureusement les réactions négatives font que je dois constater que le Québec n’est pas à emboîter le pas aux américains.
2 – Une figure de style, un variation sur un même thème … les expériences étaient magnifiques, les textes aussi … je suis triste de constater autant de jalousie face à vos collègues blogueurs.
Alors voilà, le con en chef montre sa culpabilité. J’espère que tu auras l’audace d’assumer tes idées et de t’excuser si tu constates que tu es dans l’erreur.
Car oui, l’erreur est humaine.

Mon avis dans tout ça?

Je connais personnellement Laurent Gloaguen, madame Raynaud,  ainsi que Carl Charest. D’ailleurs sous les recommandations de Carl, madame Raynaud est venue me proposer d’offrir ses balayeuses Dyson aux blogueurs d’affaires de Yulbiz cet été. J’ai refusé puisque que comme premier commanditaire de Yulbiz, je trouvais qu’une balayeuse était un type de produit qui aurait soulevé le ridicule parmi les autres blogueurs. Cependant, je reconnais volontiers que l’histoire de cette balayeuse et de son fondateur est un sujet d’affaire et d’innovation particulièrement éloquent et j’aurais été ravi d’en parler.

De plus, je suis moi-même en train d’aider à monter une campagne similaire pour l’un de mes clients. Cela étant dit, je suis d’accord avec Laurent Gloaguen que les blogueurs pris en flagrant délit de vanter un produit sans avoir fait de mise en contexte, sont « dans le caca mou ». Je parle souvent de mes clients ici et chaque fois, je me fais un point d’honneur de le dire. J’accepterais aussi de recevoir un produit gratuitement et d’en parler, mais je soulignerais que ce produit m’a été donné et qu’un billet biais (quel lapsus) favorable est toujours possible. Donc, tout le monde as raison dans cette histoire sauf les blogueurs qui ont été trop imbéciles pour aviser leurs lecteurs qu’ils avaient reçu le produit gratuitement. J’espère même que ce genre de pratique se répandra et qu’il permettra aux blogueurs d’être considérés comme des influenceurs à juste titre.

By the way, il me semble que si on me prêtait une Porsche pour six mois, j’en ferais une critique honnête, mais  j’aviserais aussi mes lecteurs que je suis maintenant rendu quelqu’un qui se déplace avec classe grâce à ce manufacturier. J’espère que les gens de Porsche lisent ce billet…

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Yulbiz spécial Debbie Weil, réponse à la question

Lors du Yulbiz spécial Debbie Weil, certains des gens présents ont répondu à la question que Debbie leur a posée, et en français SVP. C’est qu’elle parle très bien le français la madame…

Quel est le futur de la vie privée?
ou What is the future of privacy?

Debbie Weil
www.blogwriteforceos.com

D’abord, merci de m’avoir invité!
et ma réponse… Il va y avoir deux groupes de gens. Ceux qui veulent la vie privée et qui préfèrent ne pas participer à la sphère web. Et tous les autres qui seront beaucoup plus nombreux.

Mitch Joel
www.twistimage.com/blog

Real simple: resign your privacy. We can’t hide so live out loud, live in authenticity and celebrate the social graph.

Katheline Jean-Pierre

http://kathelinejeanpierre.com/

La vie privée devant un concept presque de philosophie, car avec l’explosion et la prolifération des réseaux sociaux dont le but premier est « de rester en contact » avec des gens, lorsque mal géré, devient une intrusion pure et simple de la vie publique « privée ». Car selon moi, une personnalité publique peut gérer un certain niveau de « vie privée » dans le sens du monsieur et madame tout le monde, mais avec un niveau possible de jardin secret.

Il faut désormais faire une veille active de sa réputation sur le Web et tenter, tant bien que mal, sans s’épuiser, gérer tout ce blabla qui se fait sur son soi, soit toute l’activité de relations publiques.

Claude Malaison
emergenceweb.com/blog

La vie privée sera de moins en moins privée. Avec les sites de mise en relation sociale et des profils. Avec les blogues, les wikis et autres plates-formes, nous sommes en train de recréer les communautés humaines. Fin de l’individualisme! Retour du communisme capitaliste sur fond d’univers virtuels et de carnets de vie hébergés par Google dans des méga-entrepôts de données. La matrice? Big Brother? Tout dépend de nous!

Julie Jutras

juliej(a)videotron.ca

Étant nouvelle dans le monde du blog, facebook, je crois que nous n’avons plus vraiment de vie privée. Je crois que nous sommes des personnes bien nous n’avons pas vraiment à avoir peur. Par contre, en même temps que j’écris ces lignes je me dis qu’une personne qui veut te faire du mal elle a un gros pouvoir. Un pouvoir qui peut faire peur. Mais Michel Leblanc m’a convaincu jusqu’à présent de ne pas avoir peur. Et je dirais que jusqu’à maintenant je retire plus davantage à me dévoiler (à sortir de l’ombre). Ça reste à voir… l’avenir nous le dira…

Kim Vallée
blog.kimvallee.com

C’est certain que si l’on est actif sur facebook dans les blogs et autres réseaux sociaux, notre vie privée devient de moins en moins privée. Mais on accepte ce fait parce que l’on y trouve nos avantages au niveau des liens que l’on tisse avec les autres. Les humains vivent en société. On vit une évolution des communications et la notion de vie privée va évoluer au cours des prochaines années.

Vincent Barberger
multiple-media.com

Version cynique et désabusée : il n’y a aucune vie privée possible face à des gens déterminés à tout connaître et dotés de moyens technologiques déployés plus sophistiqués, légaux ou non. On en est conscient et on fait preuve de prudence. Version un peu plus positive : il y a tout à fait moyen de préserver sa vie privée pour autant que l’on ne laisse pas la porte ouverte à n’importe qui. On est responsable de l’information que l’on donne ou rend disponible…

Non identifié

Tout dépend des utilisateurs. Est-ce que le pourcentage des utilisateurs de réseaux sociaux correspond vraiment à une masse critique permettant de déclarer que la vie privée disparaîtra? Je ne crois pas, du moins pour l’instant.

Laurent Maisonnave
ca.intruders.com

Me, I & myself!
Le futur de l’internet sera à mon image, à notre image. Il s’ouvrira pour nous présenter nos infos, notre météo, nos amis… il deviendra ce que je veux, donnera le résultat de mes recherches avant même d’arriver sur Google. Cet internet organisera ma vie et celle de mes enfants. Je ne pourrais me passer de lui… un peu comme aujourd'hui, mais en pire!

Josh Nursing
www.yashlabs.com/wp

C’est un tiraillement
D’un côté, pour les communicateurs, il y a le besoin de s’exposer, se rendre visible pour converseravec l’autre au-delà des frontières réelles.

De l’autre côté, on se rend vulnérables aux mêmes travers de la société non virtuelle, c'est-à-dire, des gens peu scrupuleux qui pourraient utiliser les informations accessibles en ligne à mauvais escient.
Que faire? C’est un environnement embryonnaire… Toue est à faire, à revoir. Alors, il faut maximiser les opportunités, mais en étant prudent : gardons le privé en privé et partageons ce que l’on peut pour faire de nouvelles rencontres, de nouvelles conversations avec des gens du même esprit et des autres coins du monde afin de construire de nouveaux projets.

Jérôme Paradis
blog.jeromeparadis.com

« La vie privée est un mythe »

Qu’on le veuille ou non, notre vie privée n’a jamais été privée, du moins depuis les 20-30 dernières années. Nous sommes déjà dans de multiples bases de données. La question est de savoir comment ces données peuvent être utilisées. Un des gros problèmes est le vol d’identité. Si nos informations sur notre vie sont trop publiques sur le web, ça peut devenir dangereux. Par contre, l’accès par des entreprises ou des services à nos données privées peut amener, comme on l’a vu avec Facebook, une valeur ajoutée. Pour l’avenir, le défi, c’est l’équilibre entre ce qui est public et ce qui est accessible des services et qui devrait demeurer non public.

Votre serviteur

La perception de ce qui est public ou privé varie grandement en fonction de l’âge. C’était l’argument principal de don Tapscot lors d’une conférence récente. Il expliquait que la « génération net » met sa vie en ligne d’une manière qui est jugée impudique par les générations plus âgées. Cette frontière publique/privée est donc amenée à se délacer dans les années à venir. Si on prend l’exemple de fascebook vs LinkedIn, des gens d’affaires me disent qu’ils n’aiment pas mêler leur vie personnelle à leur vie professionnelle. Pour ma part, j’aime savoir que tel contact d’affaires est un fervent amateur de pêche, de Bob Dylan, qu’il se déguise en chauve-souris à l’Haloween et qu’il supporte équiterre par exemple. Ça fera des contacts humains plus vrais et chaleureux lorsque je le verrais dans la vie réelle et quant à moi ce sont des infos plus pertinentes que de ne savoir que son CV. Il y aura cependant toujours des limites aux informations privées que l’on se devra de partager. C’est juste que cette limite ne sera plus la même…

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Une question de droits d’auteurs ou de cash

Le copain Mario m’apostrophe par courriel à propos des changements à mon fil RSS (j’ai déjà écrit un billet « Le RSS pour les nuls »). C’est que grâce à une fonctionnalité de Feedburner, je les ai réduits à seulement 200 caractères par billet.

(publié avec la permission de Mario Asselin)

Bonjour,

Un simple mot pour te dire que je n'aime pas les changements que tu as fait dans ton fils de nouvelles.

Moi, les clics de trop pour accéder au contenu… c'est pas pour moi.

Il y a bien des chances que je lise moins de tes trucs de génie!

Je ne vais peut-être pas bloguer ça sur mon blogue, mais je tenais à ce que tu saches.

Pas impossible que j'aille l'écrire dans un de tes commentaires d'ailleurs, si jamais tu expliques pourquoi tu as fait ce changement…

Bonne journée cher ami 😉

À+

La réponse?

 « politically correct »

C’est pour limiter les voleurs de contenus qui utilisent mon fil intégral pour se faire du contenu en contravention de mes droits d’auteurs. Ça leur rend donc la vie plus difficile. J’en ai d’ailleurs déjà parlé dans le billet « La bataille des fils RSS, Des fils complets ou des fils partiels? ».

« politically incorrect »

Elle est un peu « poche » (pour les copains Français ça veut dire "c'est pas fort") et pas à mon honneur. Que voulez-vous, j’aime le cash et avec l’entente que j’ai avec la régie des blogues de transcontinental, je suis payé au CPM. Or, j’ai plus ou mois 450 visiteurs/jours qui viennent sur mon blogue et plus ou moins 1500 lecteurs de fils RSS. J’essaie donc de maximiser mes revenus. C’est donc en période expérimentale…

MAJ

 Comme suite à un commentaire, les billets de mon fil sont désormais de 600 caractères

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La transparence synthétique et autres considérations

Hier, le copain Étienne Denis a foutu la merde dans le blogue de l’AMM avec son billet Faire écrire son blogue par quelqu’un d’autre. Avant-hier, lors d’un yulbiz spécial avec Debbie Weils, lors d’une conversation entre elle, Mitch Joel et moi-même, on parlait d’un sujet assez semblable.

Ici je fais juste un petit intermède pour dire à Mitch à quel point je suis jaloux de sa renommée désormais internationale. C’est qu’il est maintenant un top. Après avoir déjà partagé la scène en tant que conférencier avec Bill Clinton, il a aussi été invité par le Dieu Google à aller faire une conférence dans leur temple. J’ai encore des croutes à manger…

Pour revenir au sujet de ce billet, Mitch disait que jamais il ne parlait en mal de qui que ce soit dans son blogue. Il disait que si on parle en mal d’une entreprise ou de quelqu’un, on ne sait jamais quand cette personne changera de poste et pourrait aboutir comme décisionnel chez l’un de nos clients actuels. Évidemment, ça pourrait devenir dramatique si jamais il n’avait pas aimé un billet ou commentaire à son sujet. Debbie avoua qu’elle avait déjà usé de son blogue, une fois, pour donner une leçon à une entreprise qui l’avait mal traité. Pour ma part, d’innombrables fois, j’ai « sauté une coche » à propos de situations ou d’entreprises qui me font chier. J’ai cependant toujours documenté mes griefs qui étaient selon moi justifiés. De plus, je suis un petit peu polémiste et je ne suis pas aussi pondéré, calme et gentil que Mitch ou Debbie. Finalement, contrairement à Mitch, je n’ai pas à faire vivre une armée d’employer qui pourraient subit les contrecoups de mes positions parfois dangereuses. Ce que je dis n’implique que moi.

À ce propos, Mitch rétorqua que ce n’était pas la pression de ne pas affecter sa business qui le faisait être de la sorte. C’est plutôt l’un de ses traits de caractère. Ainsi, lorsqu’il était journaliste musical, ses critiques étaient toujours positives. Si un artiste était vraiment pourri, il n’en parlait tout simplement pas. Ainsi, ses fidèles lecteurs savaient d’office que si le disque de Bon Jovi venait de sortir et que Mitch n’en parlait pas, c’était probablement parce qu’il le trouvait pourri. Ainsi, ne pas parler d’une récente sortie de disque avait le même effet que s’il lui avait donné une note de 2 sur 10 (j’espère qu’il parlera de Pourquoi bloguer un de ces jours).

Puis, j’introduis le concept de tyrannie de la transparence et du fait que désormais le consommateur s’exprime positivement ou négativement à propos de tout et de rien et que les entreprises doivent désormais apprendre de ces critiques et s’ajuster en conséquence. Debbie introduit le concept de transparence synthétique qui fut développé par un penseur américain dont je ne me souviens plus du nom. En gros, c’est l’idée que certaines entreprises « jouent le jeu » de la transparence sans vraiment l’être. Ainsi, Google qui a de multiples blogues ne dévoile jamais les dessous de sa stratégie et nous ne connaissons toujours pas son algorithme. Donc, ils usent d’une transparence limitée. Si nous pensons au blogue de McDonald, dont j’ai déjà parlé dans ce blogue, sont-ils réellement transparent ou est-ce d’une simili transparence qu’ils usent afin d’amadouer le consommateur?

Tout ce long détour pour revenir à Étienne et à sa question à savoir s’il est possible que le blogue d’un P.D.G. soit écrit pas une autre personne. J’acquiesce avec lui qu’il est possible qu’un blogue fonctionne et qu’il représente un P.D.G. bien que celui-ci n’en écrive pas les billets. Cependant, s’il les signe, c’est qu’il se doit de les avoir lus, autorisés et qu’il les fait siens. Ainsi, pour continuer les exemples qu’il donne, j’ai entendu Nicolas Sarkozy à Le Web3 l’an dernier et j’ai été estomaqué de la prestance, de l’aplomb, de la verve et du charisme de ce monsieur durant son discours. Je sais cependant que ce n’est probablement pas lui qui a écrit son discours. Mais il l’a fait sien (et dans les faits c’était certainement ses idées) avec une telle force que je suis tombé sous le charme. Il peut donc en être ainsi d’un blogue, mais disons que la symbiose entre le P.D.G. et son auteur fantôme doit être telle, que ce que celui-ci dit, est ce que dit le PDG. De plus, la journée où le fantôme écrira quelque chose de contraire à l’esprit du P.D.G., que celui-ci n’aura pas lu le billet et que le billet explosera à la figure du P.D.G., ce sera probablement la fin et le début de la descente aux enfers bloguesque du PDG. Donc, oui c’est possible d’avoir un blogue de P.D.G. écrit par un autre, oui c’est possible de ne pas être transparent, mais à toute manipulation et stratagème il y a des risques. La transparence elle-même a aussi ses risques. La question est donc de savoir quel risque on est prêt à prendre et d’assumer les conséquences de ses actes.

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Une stratégie Web qui fonctionne

Quelle journée hier. J’avais le plaisir d’aller manger avec l’un de mes anciens clients Peter Mazoff de CFC. Il y a un peu plus d’un an, j’entreprenais un mandat de stratégie web pour lui. À cette époque, il avait une présence Web anémique, pour ne pas dire inexistante. J’ai donc entrepris de lui dessiner le portrait de ce qu’il devrait faire sur le Web. Ça lui prenait un site web perméable aux engins de recherche, ça lui prenait du mod-rewrite (réécriture d’URL) pour que ces URL contiennent des mots –clés pertinent que j’avais validés pour lui à l’aide d’une étude de mots clés. Ça lui prenait beaucoup de contenus textuels, un CMS open source lui permettant d’être autonome (et un fournisseur qui pourrait le mettre en place pour lui et que j’ai déniché pour lui) et un blogue pour aller chercher des hyperliens externes et pour mettre des contenus à jour de manière régulière. Les résultats de tout ce remue-ménage et de l’investissement qu’il fit dans mes services-conseils et pour la firme de production Web qui mit tout cela en place?

Il est passé de 0 vente en ligne à 20% de ces ventes qui viennent du web. Lorsqu’il me confia cela hier, je suis tombé sur le cul. Je savais que mes conseils valaient leur pesant d'or, mais disons que j’étais très agréablement surpris des résultats. Ce pourcentage représente plusieurs dizaines de milliers de dollars par mois.

Autre résultat, il me dit que comme suite à nos différentes discussions, il commença à parler de ses compétiteurs. Le plus surprenant résultat de ceci est que pour une recherche avec le nom de ceux-ci, il apparaît maintenant dans les résultats de Google et que lui permet d’aller chercher plusieurs revendeurs! Wow, ça a fait ma journée et ça me donne un nouvel argument pour ne pas avoir peur de parler de sa compétition. L’ouverture, la transparence et le « fair-play » donnent des retombés d’affaires que je n’avais pas encore entrevues.

Merci Peter de m’avoir partagé ce témoignage et permis d’en parler dans mon blogue…

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Blogueurs à vendre, pour pas cher

C’est le copain Laurent Gloaguen qui sauté une coche à propos de blogueurs qui se prostituent pour de la pub. En fait, plusieurs blogueurs se sont fait payer pour parler d’eBay mais sans le mentionner à leurs lecteurs. C’était beaucoup d’argent pour un billet (250 euros) mais très peu d’argent pour perdre sa crédibilité. Fred Cavazza aussi n’est pas d’accord et il pense « que toute dérive doit être montrée du doigt pour éviter que cette “tendance” ne se propage. »

Pour ce qui est de moi, je ne suis pas contre la pub dans les blogues. J’ai même été instrumental à l’instauration de la régie des blogues de Transcontinental. D’ailleurs, lundi, je discutais avec un client de la meilleure manière d’intéresser les blogueurs aux produits que cette entreprise vend. Je crois cependant qu’il se doit d’y avoir un équilibre entre ce qu’on paye les blogueurs, ce qu’ils présentent en retour et le contenu potentiel qui peut-être issue ou tributaire des transactions entre les deux partis. Je devrais d’ailleurs dire trois parties puisque le lecteur, quoique souvent passif, est la cible ultime de ces tractations. En d’autres mots, oui je suis pour la pub, oui je suis pour le « publireportage » éventuel, mais je suis carrément contre la fausse représentation. Dit autrement, si vous êtes payé pour tester un produit, dites-le à vos lecteurs. C’est la moindre des décences. Je ne me gêne jamais pour vanter mes clients (les licher comme on dit ici parfois), mais à chaque fois, je stipule qu’ils sont mes clients et qu’ils me payent et que donc je pourrais être biaisé. En cas contraire, dénoncez-moi, traitez-moi de tous les noms, je l’aurais mérité…

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Webcom 2007 la semaine prochaine

Une petite pub pour parler de l’événement Webcom 2007 de la semaine prochaine. Le copain Claude Malaison a récolté une belle brochette de conférencier pour cette année (la dernière fois c'était Fred Cavazza et moi-même qui étions les headliners. Il se devait de faire mieux…). Ainsi, Debbie Weil, la grande dame du blogue d’affaires américaine et auteure de « the corporate blogging book », ouvrira la journée. Elle sera suivie de Thomas Vander Wal, le «père» du Tagging, Robyn Tippins, la «reine» des communautés, Louis Gagnon «l'innovateur»de Monster.com et de cet autre copain Mitch Joel de Twist Image. Plusieurs autres conférenciers discuteront de web 2.0 et de communications,  marketing, solutions interactives, blogues, tagging, médias sociaux, communautés, contenus, référencement et publicité !

J’y serai et pour qu’on prenne un café ensemble, vous pouvez aller vous inscrire en cliquant ici…

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Yulbiz, réponses à la question du mois

La question du mois d’octobre est une gracieuseté de Martin Ouellette de Provokat. Elle est d’autant plus prophétique qu’elle répond à la nouvelle de la mise sur place du nouveau service publicitaire de Branchez-Vous!, une semaine avant ladite annonce…

Les bannières dans les blogues d’affaires : Cool ou pas?

Yannick Manuri
www.espresso-interactif.com

Cool, bien entendu si c’est payant! Bien entendu, tant et aussi longtemps que cette publicité n’influence pas l’éditorial. Les revenus publicitaires peuvent devenir une motivation à écrire et à garder en vie un blogue et ainsi démentir les stats qui disent que la majorité des blogues ferment après moins de 3 mois ou tout simplement par manque de temps.

Gabriel Goldenberg
seoroi.com

Très d’accord avec Yannick! Je lisais une revue sur un site de jeux vidéo et la revue donnait un 7.8 à un jeu. Je l’ai loué et il était d’une pourriture et nullité crasse. Comme par hasard, ils avaient beaucoup de pub pour ce jeu sur leur site.

Robert Crecco
r.crecco(à)videotron.ca

It helps a blogger if there is advertising. A blogger can get revenue for his blogs. This ideas blogging is like an art. It’s a creation of ones thoughts.

Mitch Joel
www.twistimage.com/blog

Banners? Bleh! I’m more interested in the blog content driving action than banners clutting the content. Granted, if it pulls in the $ and they work… go for it.

Geoffroi Garon
http://blogue.biotope.ca

Oui s’il y a une entente qui satisfait les 2 parties, avec soit une liberté éditoriale ou des lignes directrices. Chaque blogueur doit faire un choix selon ses intérêts professionnels et pécuniés.

Jacques Warren

non, pas de bannières

Pascal Veilleux
www.nsisolution.com

Pas certain. Il ne faut pas que ça bloque la liberté d’expression. Je ne crois pas que la plupart des blogueurs d’affaires veulent vivre de leur blogue.

JP Wauthier
centpapiers.com
jpwauthier.com

Je pense qu’il faut demeurer réaliste. Il faut générer des revenus et restant libre de pouvoir s’exprimer. Le milieu est certainement possible et cela vaut le risque.

Julien Niquet
Colektivo.com

Cool si ça aide vraiment les entreprises… Pour les lecteurs c’est autre chose.

Marc Snyder
emm-ess.blogspot.com

Cool pour le blogueur. Pas pour le lecteur.

Olivier Niquet
blog.iweb8.com

La question devrait être « utile ou pas » parce que si l’objectif est de faire de l’argent, ça risque d’être utile. Si c’est de faire des liens, c’est une autre histoire…

Sébastien Provencher
www.praized.com/blog

Ultimement, un blogue est un média. Il s’agit donc d’une décision d’affaires pour le blogueur.

Martin Lessard
zeroseconde.com

On ne va pas faire le procès de la publicité! Sinon je refais le monde!

Muriel Ide
www.bloguemarketinginteractif.ca
sitewebhec.wordpress.com
murielide.wordpress.com/

Et pourquoi pas? Si c’est une question d’éthique, c’est une question de choix. Si c’est une question de $, c’est aussi une question de choix. Pour le reste, c’est le lecteur/internaute qui décidera!

Guillaume Brunet
www.bloguemarketinginteractif.com
www.guillaumebrunet.com

Bien entendu surtout avec la régie des blogueurs d’affaires de Transcontinental, ma j’ai peut-être un biais.

Pierre Bellerose
ancienetmoderne.blogspot.com/

Cool, si c’est bien fait sur un fond stratégique. La longue traîne doit bien se concrétiser quelques parts…

Martin Ouellette
blog.provokat.ca

Oui, seulement si elles sont faites par une agence smart et sexy.

Patrice Tanguay
I.never.nu

Un mal nécessaire

Éric Baillargeon
intercommunication.blogspot.com

Avec modération cella passe mieux, surtout avec le prochain update de Google que fera surface bientôt

Philippe Martin
www.nayezpaspeur.ca/blog

Le blogue est un média. Ceux qui le pratiquent travaillent fort et essayent régulièrement de publier un contenu pertinent différent des médias traditionnels. Les revenus publicitaires mêmes s’ils ne sont pas énormes apportent quand même une motivation et une reconnaissance appréciable.

Laurent
ca.intruder.tv

Les bannières sur les blogues d’affaires ne me choquent pas en général. Il faut évidemment qu’elles soient en rapport avec la ligne éditoriale du site et qu’elles ne soient pas trop intrusives. Personnellement, je ne pense pas mettre des bannières sur mon blogue d’entreprises, car je ne mise pas sur ces revenus pour gagner ma vie. Par contre, je n’hésiterais pas à afficher fièrement mes partenaires d’affaires sur mon blogue.

Kim Auclair
www.kimauclair.ca

Les bannières permettent de récompenser ces blogueurs d’affaires qui prennent le temps pour nous faire découvrir les passions, opinions… etc. Ce qui peut déranger c’est qu’elles soient à caractère sexuel. Ça ne donne pas une image professionnelle.

Claude Malaison
www.emergenceweb.com

Question amplement débattue et réglée lors de l’intégration de l’offre de Transcon sur nos blogues. Cool dans la mesure où les bannières sont complémentaires au sujet traité et que le blogueur conserve son autonomie éditoriale.

Benoît Descary
Descary.ca

Oui bannières si elles ne sont pas trop intrusive. Elles permettent bien évidemment aux blogueurs de faire une partie des coûts d’opération de son blogue et surtout du temps que celui-ci passe devant son écran à rédiger ses billets 🙂

Inconnu

Ces bannières ne dérangent pas mon expérience de navigation

Nicolas Cossette
www.montrealsocialmedia.com

Jaime rarement la bannière. Je vois difficilement l’intérêt de la bannière du point de vue lecteur,

Curtis Laurie
claurie(à)codevibes.com

Great event. Hope to attend many more

Pierre-Antoine Fradet
www.atedra.com

Je suis un fan de la publicité contextuelle, autant dans la forme que dans le contenu. Je pense donc que bien qu’une publicité imagée puisse avoir un impact visuel et attirer l’œil. Je crois que la publicité de format texte pourrait obtenir un plus grand impact, compte tenu de la crédibilité qu’une pub texte peut obtenir en fondant ses couleurs. Mais bon, faudra voir les nouvelles offres.

M-C Turgeon
www.mcturgeon.com/blog

Dans les blogues d’affaires oui, si et bien si c’est du S.A.M. (socially acceptable marketing) Qu’est-ce que le S.A.M.? Lisez mon blogue pour le savoir!

Christian Aubry
ca.intruders.tv

Il y a dix ans on posait la même question pour les sites web 1.0. Certains « puristes » étaient scandalisés de voir de la pub sur la Toile du Québec. Aujourd’hui, qui se pose encore la question?

Jérome Paradis
blog.jeromeparadis.com

C’est cool! Faut bien gagner sa vie. L’information demeure gratuite. Tant que l’information reste disponible gratuitement, c’est cool.

Mathieu Bélanger
www.k3blogue.com

Je ne peux dire que du bien puisqu’on a créé cette bannière. Conflit d’intérêts…

Kim Vallée
blog.kimvallee.com

J’ai ajouté des annonces sur mon blogue et cela n’a pas affecté négativement mes visites. Cela paie (façon de dire) mon travail dans mon blogue.

Votre de moins en moins humble serviteur

Oui c’est cool si c’est de la pub + plus d’image que de produit et si c’est dans des formats qui respectent le contexte blogue. Je vois ça un peu comme la pub pour le réseau PBS. Pas de 30 secondes qui n’en finissent plus à chaque 12 minutes, mais des commanditaires au début et à la fin des émissions. Pour les blogues ce devrait être la même chose. Des dimensions respectables pour les lecteurs, pas de pop-up, pop-under ou de pubs qui bougent et que l’on ne peut arrêter. Pas de gros machins qui donnent l’envie de vomir. Juste des petites pubs, proprettes, de bon goût et avec des annonceurs qui comprennent le lectorat assidu des blogues et qui sont prêts à s’adapter à eux avec classe et retenue. Je crois que ce type de pub paiera d’autant plus…

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