Edito sans question

Certaines montées de lait qu’il peut m’arriver de faire!

Edito sans question Marketing Internet Tourisme en ligne

De l’importance de savoir à qui on parle

Je termine une discussion avec une gestionnaire d’une association touristique régionale (dont je vais taire le nom pour ne pas la mettre dans l’embarras). Il y a quelques années de ça je lui avais dit que sa pub était merdique et que sa pub ne parlait qu’à ses membres touristiques et pas à aux touristes qu’elle voulait attirer chez eux. Sa pub a fait un tabac dans sa région et tous les membres de son ATR en étaient ravis. Le problème est que l’image qu’elle envoyait à l’extérieur de sa région me semblait plutôt négative pour qui ne connaît pas déjà le contexte spécifique, les personnalités ou attraits populaires de la région. Pour faire une image, je prendrais, disons, l’idée de ma propre personne. Je suis maintenant très connue au Québec et je commence à l’être dans la francophonie. Cependant, si Tourisme Montréal me demandait d’être la personnalité qu’ils utilisent pour vendre Montréal aux Américains, je crois que Tourisme Montréal ferait une grave erreur. Je ne suis vraiment pas représentative de Montréal, les Américains n’ont aucune idée de qui je suis et l’image que se ferait de Montréal les Américains en me voyant sur un panneau géant le long d’une autoroute, ne serait sans doute pas des plus productives. J’ai pourtant été reconnue par de nombreuses organisations et honorée de divers prix. Mais ce n’est pas aux Montréalais que Tourisme Montréal doit parler et ce n’est pas non plus aux membres de Tourisme Montréal. C’est aux touristes de l’extérieur qu’il faut s’adresser. Pour être efficace à titre de gestionnaire touristique ou même comme gestionnaire marketing, des fois il faut brasser la cage de ses actionnaires ou membre et leur révéler que notre nombril n’intéresse peut-être que nous…

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Edito sans question Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Technologies Internet Twitter ou le microblogging Veille stratégique et Internet Web 2.0

Deloitte : leur prédictions TMT 2010 et les miennes

Cette semaine j’étais assise sur la banquette des Twittereurs blogueurs, pour le dévoilement des prédictions TMT 2010 de Deloitte. Avant de vous les présenter et de vous faire mes propres prédictions, je vous ferais remarquer que les prédictions de Deloitte ont une importance capitale, pas tant du fait de leur justesse, de leur vision avant-gardiste ou de leur spécificité, mais surtout parce qu’elles s’adressent à un public de décideurs et que lorsque Deloitte parle, les CEO, CFO, CTO et COO du Canada écoute, et peuvent prendre acte des recommandations que la grande firme comptable fait. Dans ce sens, ces prévisions conservatrices peuvent ouvrir une porte à l’innovation (relative) et piquer la curiosité des chefs d’entreprises suffisamment pour qu’une brèche soit faite dans leur vision souvent réfractaire, aux bienfaits des technos pour eux.
Cela étant dit, il y a tout de même des choses importantes dans la liste des dix points que soulève Deloitte.
Le fichier des Prédictions (PDF)
Le communiqué de presse

Les grands points :

Les Prédictions TMT canadiennes mettent en évidence que les consommateurs et les entreprises désirent avoir accès aux données partout, en tout temps et sur n’importe quel écran — sans avoir à payer plus. Tandis que le monde sort de la récession, les particuliers comme les entreprises veulent avoir un accès à des données illimitées et à la mobilité, mais leurs budgets sont limités. « C’est cette situation qui pousse le secteur des TMT à opter pour des solutions qui peuvent sembler imparfaites mais qui suffiront », souligne Duncan Stewart, directeur de la recherche de Deloitte Canada. (…)
Les liseuses (eReaders) comblent un créneau, mais on s’arrache (virtuellement) les livres électroniques (eBooks)
Plus petites qu’un netbook (miniportatif), et plus grandes qu’un téléphone intelligent : les ordinateurs tablettes (la question qui a été postée sur Twitter est de savoir s’ils vont entrer dans une poche???)
Le secteur de l’édition réagit : abonnements en ligne (pay walls) et micropaiements
Le retour des technologies propres. Mais le solaire reste dans l’ombre
C’est le monde à l’envers pour les services des achats des TI
Les neuf ne règnent plus en maître : la fiabilité est redéfinie et réévaluée
Le cloud computing : plus qu’une mode mais sans exagération
Payer pour ce que l’on consomme : les exploitants changent de position sur la tarification des données pour le plus grand bonheur des organismes de réglementation
Dégager l’étranglement : la technologie des télécommunications aide à décongestionner le réseau mobile
La mutation vers la publicité en ligne : plus sélective mais la tendance se poursuit

Voici donc maintenant mes propres prévisions 2010

Cet enregistrement a été fait sur la plateforme Ustream et je vous invite à vous abonner à mon canal Ustream, étant donné que je vais maintenant commencer à diffuser et à interagir avec les gens qui y sont présents, à différents moments dans le mois. J’aviserais de ma présence « live » sur Ustream via mes comptes Twitter et Facebook. Je m’excuse aussi si cet enregistrement s’estg terminé abruptement étant donné que mon branchement internet est devenu erratique. C’était d’ailleurs l’une des prédictions de Deloitte: la fiabilité est redéfinie et réévaluée.

MAJ

Voici une entrevue que j’ai donné à Katheline Jean-Pierre de chez Deloitte, tout de suite après la conférence de monsieur Duncan Stewart.

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S’acheter une bonne conscience avec le Web

L’an dernier, j’ai lancé l’idée d’une GuignoléeDuWeb.org dans mon billet Pour une guignolée des blogueurs. Cette idée a soulevé tellement d’enthousiasme qu’elle est de retour pour une 2e fois cette année. Or, monsieur Pierre Fraser, qui a pris l’habitude de m’envoyer des messages twitter pour que je parle de ses contenus (il a un peu le sens du marketing, mais n’imitez pas son geste, ça me ferais trop chier de devenir une twitter à spam) le refait encore ce matin avec son Twitt

Guignolée de la conscience, le Web, @MichelleBlanc et bien d’autres http://ow.ly/HaTn

Or, dans son billet, Guignolée de la conscience, le Web, @MichelleBlanc et bien d’autres, il n’a pas tout à fait tord.

Dès que le mois de décembre se pointe, notre conscience nous souffle à l’oreille qu’il faut bien l’entretenir. À l’heure de l’egocasting où nous n’en finissons plus de nous faire plaisir en consommant tous les contenus que nous voulons, sans compter que nous diffusons tout ce que nous voulons sur nos blogues, Facebook, Youtube et Twitter afin de gratifier encore plus notre ego pour fin de reconnaissance personnelle, voilà que les laissés pour compte de la société, ceux qui n’ont pas accès à tous nos bonheurs et plaisirs, viennent rappeler à l’ordre notre conscience.

Donc la GuignoléeDuWeb serait un mécanisme de soulagement de la conscience? Mais il a raison. C’est même tout à fait ça. Et puis après?
Je lisais dernièrement que l’invention du Walkman est arrivée parce que le grand patron de SONY, étant amateur de musique et de course, voulait pouvoir faire son jogging sans avoir à traîner un ghetto-blaster, qui était la seule alternative à ce moment. Il ordonna à ses ingénieurs de lui trouver une solution et ainsi est né le Walkman qui est en fait l’ancêtre du iPod et du iPhone actuel. Comme quoi, la nécessité est parfois source d’inspiration et d’innovation et qu’un besoin egotistique peut aider la masse.

Pour revenir à la GuignooléeDuWeb, elle est en fait une réponse à un problème que j’ai vécu l’an dernier, résultant de mon passage à Tout Le Monde En Parle et que j’ai exprimé dans un premier billet : Aider les autres grâce au Web

Depuis dimanche, je ne vous apprends rien, mais ma vie a changé. Je suis entre autres sollicitée par de nombreuses organisations caritatives qui veulent du conseil Web gratuit. Ça me crève le cœur de leur dire non parce que je suis déjà très impliquée dans (…)
Mais voulant faire profiter celles-ci de ma visibilité croissante et de permette un jumelage entre les organisations dans le besoin et des ressources stratégiques Web ayant le temps et le cœur d’aider des initiatives caritatives, je vous fais ce billet spécial pour vous et vous invite dans les commentaires à dire vos besoins ou à offrir vos services. Je me sentirais ainsi moins coupable de ne pas pouvoir me donner à tous et de ne pas encore être capable de me couper en quatre…

J’étais donc submergée de demandes d’organismes de charités et je ne pouvais même pas réussir à répondre aux milliers de courriels et centaines de téléphones que mon passage à cette émission suscita. Ce fut un tel raz-de-marée que plusieurs mois plus tard, j’écrivais le billet L’authenticité et la transparence c’est de l’admettre aussi quand on se plante

Les deux semaines qui ont suivi ont été catastrophiques pour ma business. J’ai en effet reçu une avalanche de courriels, commentaires, Twitt, messages Facebook et téléphones qui n’avaient rien à faire avec « la business » mais que je me devais de traiter.(…)
Tout ça pour vous dire que j’ai accumulé un retard énorme et que deux de mes très bons clients furent victimes de ce concours de circonstances. J’avais déjà livré la moitié des livrables à ces clients. J’ai donc décidé de rembourser leur dépôt et de leur faire cadeau des livrables déjà donnés en m’excusant de ne pas pouvoir terminer leur mandat. C’est la seule fois de mon histoire de consultante qu’une telle chose m’arriva. J’en étais rendue à avoir de la difficulté à dormir. Mais, une situation « incontrôlable » peut arriver, mes clients n’avaient pas à en payer le prix et c’est pourquoi je leur fis cadeau de mes livrables déjà faits, avec mes excuses. Je me devais aussi de ne pas leur faire payer pour des frasques qui les atteignirent et pour lesquels ils n’ont aucun contrôle (…)

De ces circonstances extraordinaires et de la pression de faire quelque chose alors que j’étais si sollicitée par des organismes de charité, est née LaGuignoléeDuWeb.org. J’en suis vraiment ravie, ça répond à un dilemme egotistique et je m’en fou. Je sais que ça fait du bien parce que l’une des intervenantes qui travaillaient dans l’un des organismes de charité que nous aidons m’a confirmé qu’ils avaient eu une croissance de leurs dons en ligne de décembre dernier, de 390%. De plus, comme c’est une œuvre altruiste, nous redirigeons les visiteurs directement sur les pages de dons des organismes concernés sans toucher un sou et sans même les avoir avisés que nous les aidions. Ne vous gênez donc pas non plus d’être egotistique à votre tour et d’aider des gens sans qu’ils ne le sachent. Ça vous fera du bien à votre égo, ça ne réglera pas tous les problèmes de la planète et il se peut même qu’on vous bitch parce que vous soulagez votre conscience. N’empêche que ça aidera certainement un paquet de gens et que ça pourrait peut-être faire une boule de neige qui grossira hors de votre contrôle…

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Commerce électronique: mythes Edito sans question Facebook Medias et Internet Médias sociaux politique et internet

Janine Krieber (alias Mme Dion) et Nathalie Blanchard Traitement médiatique de fait divers

Les grosses nouvelles de la fin de semaine sont toutes deux liées à Facebook. Il y a cette sortie de madame Janine Krieber (l’épouse de l’ancien chef du Parti Libéral du Canada, Stéphane Dion) qui sur son mur Facebook, parlait négativement du chef actuel, Michael Igniatief, de même que cette dame, Nathalie Blanchard, qui s’est vue retiré son indemnités d’assurance à cause de photos d’elle sur Facebook. Jusque-là, rien de bien extraordinaire à mon point de vue. Mais aux yeux des médias, c’est une grosse histoire. Hier j’ai reçu l’appel d’un journaliste de la presse écrite et aujourd’hui, c’est une recherchiste d’un média électronique d’importance qui voulait avoir mon point de vue sur la chose. Le journaliste d’hier a fait son topo sans mentionner mon point de vue et la recherchiste d’aujourd’hui m’a envoyé le message suivant :

Bonjour madame Blanc,

L’équipe (XXX) vient de sortir de réunion….
Ils cherchent à aborder l’aspect légal de la question et la recherchiste a demandé à un prof de droit.
Merci quand même pour votre disponibilité.
Ce sera pour une prochaine fois.

Cordialement,

Vous aurez donc mon point de vue. Auparavant, il y avait les discussions dans les toilettes qui pouvaient être écoutées par une personne qui était dans la toilette d’à côté et être répétée à un journaliste qui en faisait un papier. Il y avait aussi ces gens, qui victime d’un mal de dos, assuré, se faisaient photographiés à leur issue par des enquêteurs d’assurance et qui perdaient leurs indemnités une fois qu’il était démontré qu’ils étaient encore capables de pelleter la neige de leur entrée malgré le mal de dos. Le rapport dans tout ça? Aucun. Justement. Nous ne faisions pas le procès de la toilette ou de l’enquêteur. Mais ces infos ont été colligées sur le Web. Ça change donc tout aux yeux des journalistes. Oui il faut être prudent. Oui les cas de Mme Krieber et de Mme Blanchard viennent de Facebook et elles avaient des profils protégés qui ne permettaient qu’aux « amis » de les voir. Mais comme je le disais au journaliste hier, il y a un monsieur qui s’appelait dans le temps « Jules César » et à ce qu’on en dit, c’est justement « ses amis » qui l’auraient poignardé. Et Facebook n’existait pas à cette époque. Peut-être devrions-nous nous inquiéter de la sécurité des dits couteaux? Peut-être aussi que les médias devraient s’intéresser aux experts qui ne vont pas à la course répéter les âneries et l’angle « objectif » que les médias veulent bien donner à « l’histoire »?

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Si La Presse n’existait pas? Gros rire gras

Je viens tout juste de recevoir ce courriel :

Si La Presse n’existait pas…
Chers blogueurs,

Dans le cadre de la négociation en cours à La Presse, nous vous envoyons la vidéo suivante. N’hésitez pas à la diffuser!

http://www.youtube.com/watch?v=XWNIryDCMBE

—
Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP)
Affilié à la FNC / CSN
Tél.: 514-840-4705
ou 514-285-7378
www.lestip.org

C’est comme plus fort que moi. Je pouffe de rire. Pourquoi je me fends en quatre? Je ne suis certes pas insensible aux angoisses des journalistes. Mais leur tactique est d’une « pochitude ». Tout d’abord, Le Lip dub Si La Presse n’existait pas… sans lip dub, n’est pas des plus original. C’est déjà « has been ». Deuxio, mais quel courriel désespérant! Pas de personnalisation, pas de mise en situation, pas de contexte. Le syndicat des journalistes prend-il les blogueurs pour des courroies de transmission? Eux-mêmes, s’ils recevaient ce genre de courriel (en en étant pas l’émetteur) le prendraient-ils en considération? Sommes-nous si obnubilés par leur sort que nous partirons à la course pour les sauver? Combien de journalistes de LaPresse sont déjà allés rencontrer les blogueurs (outre Patrick Lagacé et Tristan Péloquin), lisent leurs blogues, les commentent ou les suivent sur Twitter? Combien d’autres journalistes ont vomi sur la plèbe des blogeurs? Répondre à ces questions est déjà un début de réflexion. En outre, je ne suis pas reconnue pour être la plus ardente défenseure de positions syndicales ou journalistiques et j’ai maintes fois « pogné les nerfs » pour des relations publiques aux blogueurs, médiocres. J’ai déjà écrit des billets comme :
Communiqués de presse optimisés

Le dilemme des gestionnaires en marketing

Les 10 mythes des médias sociaux

Avanquest Software, comment polluposter et être con en même temps

Réflexion sur la nature échangiste blogue journalisme groupe médias relationnistes

Ou encore,
Pôvre boîte de relation publique

Faut croire qu’ils ne lisent pas les blogues qu’ils pollupostent indûment avec leur mièvre message? Mais si jamais ils lisent ce billet (puisque je vais l’optimiser pour Google, et encore un autre Si LaPresse n’existait pas?), je vais les inviter à lire aussi L’information ne s’est jamais mieux portée dans LeDevoir :

La crise? Quelle crise? demande de très loin le grand reporter Andreas Kluth, qui travaille pour l’excellent magazine The Economist depuis 1997. «Il n’y a pas de crise médias, dit le fauteur de trouble, joint par téléphone en Californie. Évidemment qu’une part de l’industrie de l’information se meurt. En ce sens, il y a effectivement une grande crise pour les propriétaires des médias qui voient fondre leurs profits. Il y a aussi une crise pour les journalistes qui voient disparaître leurs emplois. Mais pour le reste de la société, est-ce une crise pour autant? Non, non et non.»

(…)«Personnellement, je n’ai jamais été aussi bien informé par des sources de plus en plus diversifiées, confie-t-il. Mieux encore: je consomme maintenant une information de très grande qualité qui n’est plus seulement produite par des journalistes.»
(…)«Ce sont les journalistes eux-mêmes qui parlent de la crise des médias et en font tout un plat, poursuit le pourfendeur des clichés. Je le redis: du point de vue de tous les autres citoyens, cette crise n’existe pas. Ce n’est même pas vrai que certains sujets ne sont plus bien couverts. Au contraire. Pensez à tous ces blogues et ces sites tenus par les universitaires, les politiciens, les groupes de pression. Ils fourmillent d’informations qui ne demandent qu’à être prises.»

Ou encore dans le très récent billet Context is king du blogue AFP MediaWatch :

(…) De plus en plus de journalistes développent, de gré ou de force, (la nécessité) de développer leur propre marque, de travailler sous leurs propres couleurs, seuls ou en petits groupes. Le journalisme de qualité n’est plus l’apanage de grands groupes de médias. De nouveaux acteurs inventent, avec facilité et jubilation, la grammaire des médias, des échanges, de la circulation de l’information de demain. Ils le font gratuitement, car le média est excitant et qu’il y a des places à prendre ! La révolution de l’information est terminée : chacun est devenu un média !

Les médias traditionnels se retrouvent donc coincés entre les concurrences de millions d’acteurs individuels, et des géants aux ressources mille fois plus importantes qu’eux, qui entendent bien profiter de l’appétit du public pour l’information : après Google, Microsoft, Yahoo, Orange, AOL veulent être des mass media sociaux. Médias, informatique et telcos convergent.
Et au lieu de travailler ensemble, ils restent « la tête dans le guidon », obsédés par l’urgence de leurs revenus à court terme, voire désormais, leur survie.

En conclusion
Je dis souvent qu’il faut se monter une communauté avant d’en avoir besoin. Lorsqu’on en a besoin, elle est là. Le contraire ne marche que très, très rarement. Bonne chance tout de même dans vos négos et dans vos rêves d’un paradis journalistique peut-être perdu… Entre-temps, changez de relationnistes syndicaux…

MAJ
C’est aussi totalement subjectif, mais Joe Dassin, n’est-ce pas aussi « has been »? Veulent-ils lancer la serviette et nous faire savoir qu’ils sont déjà définitivement morts? Veulent-ils que ce soit les « matantes qui ne bloguent pas » qui les sauvent?
Finalement, mon titre devrait peut-être changer. Ce n’est plus un gros rire gras, mais un désespoir profond qui m’habite après avoir écouté ça. Un ennui insoutenable même… Je n’ai même pas été capable de l’écouter au complet, même après trois essais. C’est tout dire. S’ils voulaient remettre du pep dans leur négociation, c’est complètement raté…

MAJ 2
La question qui tue : Quels sont les journalistes (le comité syndical) de La Presse qui ont concocté cette connerie?

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Edito sans question Personnel et peut-être même hors sujet

Bixi ou l’art de scraper une bonne idée

Je vous ai déjà parlé de Bixi via la gaffe d’astroturfing de Morrow Communication, sa firme de relations publiques. Foglia nous a parlé de la fixation du prix de cette idée géniale dans son article La leçon de Bixi.

(…)Cher?
Les avis sont partagés. D’abord, l’abonnement obligatoire: 78$ pour l’année. Ou 28$ pour la semaine. Ou 5$ pour la journée. Dans tous les cas de figure, beaucoup plus cher qu’à Paris. Beaucoup, beaucoup plus cher qu’à Lyon ou Barcelone.
S’ajoutent à cela des frais d’utilisation chaque fois qu’on garde le Bixi plus d’une demi-heure. Moins de 30 minutes: gratuit. Soixante minutes: 1,50$. Une heure et demie: 6$. Passé une heure et demie, chaque demi-heure supplémentaire d’utilisation: 6$. Vous criez? C’est parce que vous n’avez pas compris le concept. Le Bixi, c’est pas pour aller pique-niquer avec sa blonde au lac aux Castors.
(…) Franchement, je ne vois pas très bien ce que le Bixi va ajouter à cette révolution déjà accomplie. Je ne suis pas contre. C’est seulement que je me demande à qui il s’adresse au juste. Je n’arrive pas à me faire une idée du client type du Bixi. Celui qui va travailler en vélo sur une base régulière? Me semble que celui-là va finir par s’en acheter un, un vélo de ville, non? Le touriste? Ne vient-on pas de dire que ce n’était pas un vélo pour se promener?
Alors?
Alors je suis perplexe, mon vieux. Et même un peu dubitatif.

Puis aujourd’hui, on apprend via l’article Mise en demeure pour une application de Bixi sur iPhone de Nadielle Kutlu, que :

Le créateur de l’application Bixi sur iPhone a reçu une mise en demeure de Stationnement de Montréal pour avoir exploité la marque de commerce Bixi sans autorisation (…)
Grâce à ce service pour iPhone seulement, il était possible de voir la disponibilité des vélos dans les stations. Car à partir du iPhone, la carte du site officielle est trop lourde pour être téléchargée.
En quelques heures, le service offert par Sparko a connu une grande popularité. « En quelques jours, des centaines de personnes ont ajouté cette application à leur iPhone», indique David Grégoire, un des dirigeants de Sparko.

Conclusion
Mais que fait Stationnement Montréal? On dirait qu’ils mettent tout en œuvre pour torpiller l’une des meilleures idées venues de la ville de Montréal depuis longtemps. D’avoir une bonne idée qu’on copie ailleurs c’est une chose. De l’implanter convenablement en est une autre. Finalement, les clowns que l’on croyait destinés aux résidences pour personnes âgées se retrouvent peut-être déjà chez Stationnement Montréal?

MAJ
Une équation mathématique pas particulièrement gagnante
Bixi = le prix d’un taxi – la centrale de réservation (puisque l’appli IPhone est flushé)+ la bullshit du faux blogue + il faut pédaler.

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Edito sans question Marketing Internet Personnel et peut-être même hors sujet Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique

L’authenticité et la transparence c’est de l’admettre aussi quand on se plante

Je ne vous en ai jamais parlé. Je ne suis pas fière de ça, mais oui, je me suis déjà plantée avec deux clients. C’était à cause de circonstances hors de mon contrôle. En décembre dernier, j’ai passé à l’émission la plus écoutée au Québec, Tout le monde en parle. Les deux semaines qui ont suivi ont été catastrophiques pour ma business. J’ai en effet reçu une avalanche de courriels, commentaires, Twitt, messages Facebook et téléphones qui n’avaient rien à faire avec « la business » mais que je me devais de traiter. Par la suite, j’ai eu la mauvaise bonne idée de proposer « la guignolée du Web » qu’on trouvait une très bonne idée et que je pris sur moi de mettre en place avec l’aide de très gentils partenaires. Tout ça pour vous dire que j’ai accumulé un retard énorme et que deux de mes très bons clients furent victimes de ce concours de circonstances. J’avais déjà livré la moitié des livrables à ces clients. J’ai donc décidé de rembourser leur dépôt et de leur faire cadeau des livrables déjà donnés en m’excusant de ne pas pouvoir terminer leur mandat. C’est la seule fois de mon histoire de consultante qu’une telle chose m’arriva. J’en étais rendue à avoir de la difficulté à dormir. Mais, une situation « incontrôlable » peut arriver, mes clients n’avaient pas à en payer le prix et c’est pourquoi je leur fis cadeau de mes livrables déjà faits, avec mes excuses. Je me devais aussi de ne pas leur faire payer pour des frasques qui les atteignirent et pour lesquels ils n’ont aucun contrôle. J’aurais pu conserver le dépôt et justifier que la moitié de la job avait déjà été faite. Mais je croyais que ce n’était pas la chose honorable à faire.
Lors du Webcom, j’ai rencontré à nouveau l’un de ces deux clients et nous recommencerons à travailler ensemble. Depuis cet incident, j’ai augmenté mes tarifs sur toute la ligne et cette visibilité a été très bonne pour mes affaires. Tout est revenu à la normale et je suis très heureuse d’avoir lavé mon nom et d’avoir accepté ce premier échec de ma vie d’entreprise.

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Morrow Communications, communications de morons

Ça fait plusieurs fois que je dis que le Québec est en retard avec l’adoption des technologies de l’information, mon estimation est d’environ 2 ans. Je le disais pour nos obstinations journalistes/blogueurs, je le dis maintenant pour les conneries que certaines firmes de communications font en ligne. C’est que ce matin, Patrick Lagacé, met à jour une arnaque 2.0, dans son article Bixi, blogue et bullshit :

C’est l’histoire d’un blogue sur le vélo. Créé quelque part en 2008 par trois Montréalais: Mélanie Gomez, Jean-Michel Simoneau et Pénélope Riopelle. Nom du blogue: «À vélo citoyens».(…)
Il n’y a qu’un petit pépin dans l’histoire que je vous raconte ci-haut.
Tout est faux.
Le blogue n’est pas une idée née «spontanément». La rencontre des trois cyclistes-blogueurs n’est pas «fortuite». Pour une raison bien simple: ils n’existent pas!
Gomez, Simoneau et Riopelle ont été créés au 1434, rue Sainte-Catherine Ouest, l’adresse de Morrow Communications, propriété d’André Morrow, qui assure le marketing, les communications stratégiques ou publicitaires de nombreux clients privés et publics.

Là où le bât blesse, c’st que cette histoire s’est déjà passée en France il y a 2ans, pratiquement jour pour jour, avec ce qu’il est maintenant convenu d’appeler le cas Vichy. Déjà que Stationnement Montréal est perçu, par la population en général, comme étant une institution qui arnaque les citoyens avec les nouveaux parcomètres qui n’enregistrent pas le temps investit dans une place précise (si vous payez pour 2 heures et que vous partez au bout de 10 minutes, la place déjà payée le sera de nouveau par le prochain qui prend votre place), cette nouvelle frasque ne fera pas grand-chose pour redorer leur image. D’ailleurs, l’argument de Stationnement Montréal pour valider la pratique communicationnelle plus que douteuse de Morrow Communications (dans l’article de monsieur Lagacé) :

– Si on avait fait un blogue hébergé par Stationnement de Montréal, personne n’aurait été intéressé. Et puis, ça se fait ailleurs…

C’est vrai que de faire un blogue avec une firme qui ne s’y connait pas (Morrow Communications a un site en Flash avec une splash screen en accueil, c’est tout dire), ce n’est peut-être pas la stratégie de blogue d’affaires la plus optimale qui soit. Pourtant, il pleut des exemples positifs de blogues d’affaires sur des sujets beaucoup moins sexy que le produit Bixi que tout le monde a réellement hâte de voir arriver en ville…
Mais bon, on est sans doute né pour être en retard et ce retard, même dans nos conneries, se confirme encore (gros soupir)…

MAJ
Le faux blogue http://www.avelocitoyens.com/

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Questionnement sur le code déontologique des journalistes membres de la FPJQ

Dans le code de déontologie des journalistes membres de la FPJQ (Fédération professionnelle des journalistes du Québec) on peut lire :

2. Valeurs fondamentales du journalisme
Les journalistes basent leur travail sur des valeurs fondamentales telles que l’esprit critique qui leur impose de douter méthodiquement de tout, l’impartialité qui leur fait rechercher et exposer les divers aspects d’une situation, l’équité qui les amène à considérer tous les citoyens comme égaux devant la presse comme ils le sont devant la loi, l’indépendance qui les maintient à distance des pouvoirs et des groupes de pression, le respect du public et la compassion qui leur font observer des normes de sobriété, l’honnêteté qui leur impose de respecter scrupuleusement les faits, et l’ouverture d’esprit qui suppose chez eux la capacité d’être réceptifs aux réalités qui leur sont étrangères et d’en rendre compte sans préjugés.

Mais que ce sont de beaux principes! Ce sont des valeurs que je partage aussi. Bon, peut-être que je manque de compassion parfois, mais je ne suis pas parfaite et moi je ne prétends pas l’être.

c) Les titres et présentations des articles et reportages ne doivent pas exagérer ni induire en erreur.

Bon j’aime bien faire des titres « punch » comme on dit. Mais la presse écrite, et les infos télévisées? Non, eux comme ce sont des pros de l’info ils sont certainement au-dessus de ça. (humm)

3 e) Une rumeur ne peut être publiée sauf si elle émane d’une source crédible, et si elle est significative et utile pour comprendre un événement. Elle doit toujours être identifiée comme une rumeur. Dans le domaine judiciaire, la publication de rumeurs est à proscrire.

Si je comprends bien ce point, une rumeur qui vient de quelqu’un de confiance, c’est OK mais il faut dire que c’est une rumeur. On continue :

3 h) Les journalistes ne doivent pas se livrer au plagiat. S’ils reprennent une nouvelle exclusive qui vient d’être publiée ou diffusée par un autre média, ils doivent en identifier la source.

Ça, c’est carrément ce que fait tout blogueur qui se respecte. Mais c’est drôle, j’ai comme l’impression que ce ne sont que les blogueurs qui citent les sources médiatiques de ce dont ils parlent? De mémoire, je vois rarement un journaliste qui parle de Google, par exemple, citer que ça vient de ZDnet, de Techcrunh ou d’ailleurs. C’est comme s’ils avaient rêvé çà durant la nuit et qu’au matin, ils savaient ce qu’avait dit Eric Schmidt le matin même en Californie, à partir de Montréal. Mais bon, ils ont sans doute des sources très bien informées qu’ils ne nomment tout simplement pas. On ne va pas couper les cheveux en quatre pour ça…

9. Conflits d’intérêts
Les journalistes doivent éviter les situations de conflits d’intérêts et d’apparence de conflits d’intérêts, que ceux-ci soient de type monétaire ou non. Ils doivent éviter tout comportement, engagement ou fonction qui pourraient les détourner de leur devoir d’indépendance, ou semer le doute dans le public.

Il y a conflit d’intérêts lorsque les journalistes, par divers contrats, faveurs et engagements personnels, servent ou peuvent sembler servir des intérêts particuliers, les leurs ou ceux d’autres individus, groupes, syndicats, entreprises, partis politiques, etc. plutôt que ceux de leur public. Le choix des informations rendues publiques par les journalistes doit être guidé par le seul principe de l’intérêt public. Ils ne doivent pas taire une partie de la réalité aux seules fins de préserver ou de rehausser l’image de tel individu ou de tel groupe. Les conflits d’intérêts faussent ou semblent fausser ce choix en venant briser l’indispensable lien de confiance entre les journalistes et leur public.

Les conflits d’intérêts ne deviennent pas acceptables parce que les journalistes sont convaincus, au fond d’eux-mêmes, d’être honnêtes et impartiaux. L’apparence de conflit d’intérêts est aussi dommageable que le conflit réel.

Sur ce point, « Il y a conflit d’intérêts lorsque les journalistes, par divers contrats, faveurs et engagements personnels, servent ou peuvent sembler servir des intérêts particuliers, les leurs ou ceux d’autres individus, groupes, syndicats, entreprises, partis politiques » je me demande si de faire partie de la FPJQ constitue un conflit d’intérêts? Si les journalistes en lock-out au Journal de Montréal et qui montent Rue Frontenac sont aussi en conflit d’intérêts? Si les journalistes fédéralistes qui écrivent pour un journal fédéraliste sont en conflit d’intérêts? Si les journalistes qui sont « embedé » avec l’armée en Irak et en Afghanistan sont en conflit d’intérêts? Si les journalistes qui deviennent politiciens ou les politiciens qui deviennent journalistes sont en conflit d’intérêts? Bref, il me semble que je vois pleuvoir des conflits d’intérêts? Mais c’est sans doute juste moi et mon esprit tordu? Quoi qu’il en soit, un blogueur qui se respecte déclare toujours en ouverture de billet ses conflits d’intérêts. Je le fais systématiquement et je suis consciente qu’il y en a souvent. Je ne me souviens cependant pas d’avoir lu ou entendu un journaliste déclarer les siens. Mais encore là, ce n’est probablement que juste moi. Ha oui, comme le dit la FPJQ:


Le respect des règles de déontologie journalistiques est la seule chose qui distingue les journalistes professionnels des autres communicateurs publics, entreprises ou journalistes citoyens.

Pour votre info, cette citation est commanditée sur le site de la FPJQ par Radio-Canada, Gesca, Astral Media, Séletion du Reader’s Digest et Rogers…

Questionnement sur le code déontologique des journalistes membres de la FPJQ Lire la suite »

Edito sans question Gouvernement électronique politique et internet

Au gouvernement du Québec, on est écolo ou on ne l’est pas?

Voici un billet qui va faire plaisir à la copine journaliste écolo Cecile Gladel puisque je la taquine, comme je taquine mes copains écolos, gogochistes, roses, yogistes et environnementalistes et sur la gâchette du sauvons la planète via l’écologie, la politique, la pensée religieuse, philosophique ou autre (autre clin d’œil à mon copain Christian Aubry). Mais c’est via un statut Facebook d’un pote (dont je conserve l’anonymat pour ne pas le mettre dans l’embarras avant la décision de l’appel d’offres auquel il répond) que ça ma refrappé de nouveau. Comme vous vous en doutez, bien que je récupère et fais mon gros possible pour être politiquement écolo, je me fous un peu de toutes ces histoires. Sauf que je me rappelle il y a quelques années, d’avoir reçu une demande de soumission du Ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec. On y demandait d’envoyer la soumission imprimée en 3 copies sur du papier recyclé à 65%. Or je fis le tour de 6 papeteries ou librairies pour trouver du fameux papier recyclé à 65%. Ça me faisait vraiment chier parce que je n’y trouvais que du papier recyclé à 25%. Puis je me dis,

« mais c’est quoi leur problème? Pourquoi ne demandent-ils pas tout simplement des soumissions en PDF barrés avec l’horodateur du service de courriels du Ministère comme tampon officiel? »

Ne s’agit-il pas du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec après tout? Mais comme depuis belle lurette je ne remplis plus de demandes d’appels d’offres (puisqu’humblement vous voulez travailler avec moi ou pas et que je n’ai plus le goût de remplir des formulaires jusqu’à la fin des temps), je ne peux vous confirmer si cette pratique du siècle dernier est encore en vogue. Mais j’ai comme une grosse intuition que oui. D’ailleurs, mon copain en question me répond sur facebook :

Mieux que ça, Recyc-Québec demandait sa soumission de 40 pages en 4 copies papier l’autre jour… (à la question: pouvons-nous la faire parvenir en PDF, la réponse a été « oui, mais seulement si vous l’envoyez papier également! »

Hey les Boyz de la forêt et de la conservation, peut-être qu’il serait temps de réellement mettre en pratique le concept de réduction du papier dans vos organismes?

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