Edito sans question

Certaines montées de lait qu’il peut m’arriver de faire!

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Le P2P, Bit Torrent et la polémique

Avant que je ne jase de P2P faisons une petite mise au point. Je n’ai pas de problèmes avec les sujets qui soulèvent la polémique, mais dans les commentaires, vous avez le droit de ne pas être d’accord, mais votre désaccord doit se manifester dans les limites de ma politique éditoriale de blogue sinon ils seront coupés. Pourquoi je vous parle de ça? C’est que ce week-end, j’ai mis un statut dans ma page Facebook qui a enflammé un débat. Celui de « pour ou contre l’échange de fichiers ayant des droits d’auteur » :

Vais devoir apprendre Bit Torrent pour télécharger la saison 5 de Lost

Puis le feu s’est mis aux poudres.
Petite mise en contexte.
Je suis une grande admiratrice de Lost. J’ai payé la location des DVD des 4 premières saisons en entier. Nous sommes maintenant à la cinquième saison qui est visible à la télévision gratuitement chaque semaine. D’ailleurs, le télédifuseur local, CTV, rend disponible gratuitement les épisodes 505 à 508, mais les épisodes 501 à 504 ne sont pas disponibles en ligne au Canada. Tous les épisodes de cette saison seront de nouveaux disponibles en DVD l’automne prochain. Donc qu’elles sont mes options pour écouter les épisodes manquants :

1. Je peux me trouver un copain qui a enregistré tous les épisodes de cette année et qui est assez gentil pour me prêter ses copies DVD personnelles. Ce geste est tout à fait légal.
2. Je peux aller sur un site d’échange P2P et télécharger les épisodes manquant en HD et les écouter dès maintenant. Ce geste est illégal.
3. Je peux déjouer le système de sécurité du site de la chaîne ABC et faire croire que mon PC regarde les épisodes depuis le territoire américain alors qu’il est en fait en territoire canadien. Ce stratagème masque mon adresse IP et me permet de naviguer de manière anonyme. Ce geste entre dans une zone grise réglementaire.
4. Je peux attendre plusieurs mois afin que les épisodes soient de nouveau disponibles à mon centre de location DVD local. Ce geste est tout à fait légal, mais je devrai attendre plusieurs mois avant de poursuivre cette série pour laquelle j’ai déjà payé le gros prix et pour laquelle j’ai déjà fait amplement de promo gratuite dans mes statuts Facebook et Twitter.

Je dois aussi mentionner que dans mon statut je dis que je dois apprendre le mécanisme de téléchargement Bit Torrent. Je ne sous-entends pas que je suis une dinosaure, juste que par principe, je préfère payer pour mes contenus que de les télécharger gratuitement via le Web. Je n’utilise plus de réseaux POSTE-À-POSTE depuis l’époque glorieuse de Napster. Pourquoi je préfère payer? Tout simplement parce que ces réseaux d’échanges contiennent beaucoup de virus, que les fichiers échangés sont souvent de piètre qualité audio et vidéo, qu’ils coûtent un bras et une jambe en bande passante et prennent une éternité à se télécharger. Ma réflexion est aussi celle que se fait une grande majorité de consommateurs. Bref, ce week-end, j’ai peut-être commis un acte qu’on dit illégal. J’ai peut-être téléchargé et écouté les séries 501 à 504 et ai peut-être déjà effacé ces fichiers de mon ordi. Ai-je peut-être eu de la difficulté à dormir? Non peut-être pas du tout. Je ne me sens peut-être pas plus coupable que si un pote m’avait prêté son enregistrement DVD de l’émission depuis sa télévision. Aurais-je préféré avoir l’opportunité de payer pour voir ces épisodes? Ho que oui. Ai-je nui à l’industrie? Non puisqu’à partir de maintenant je vais écouter le reste des émissions à partir du site de CTV et de la télévision et que je vais me farcir leur pub avec grand plaisir (Ok comme j’ai un enregistreur numérique personnel, je vais faire « fast foward » lors des publicités). Donc cette petite situation qui m’est personnelle illustre un grand dilemme et un manque d’adaptation de l’industrie de la télévision en ligne. Cette industrie devrait être plus à l’écoute des consommateurs et rendre disponibles les émissions selon leurs besoins. D’ailleurs, l’un de mes nouveaux clients est un producteur de série télévision qui est déjà largement disponible sur YouTube contre son gré. Mon conseil est de demander à YouTube de retirer toutes les vidéos de son entreprise qui s’y trouvent et de lui-même, se faire une page YouTube et d’y télécharger l’entièreté de son corpus, en basse résolution, de rediriger les auditeurs vers le site de son entreprise ou sont disponibles, moyennant paiement, les mêmes vidéos an HD et avec une qualité audio irréprochable. Je suis certaine que ça va faire un tabac.
Avant de me tirer des pierres, de me traiter de voleuse ou de manque d’éthique, sachez que plusieurs études démontrent hors de tout doute que le partage de fichiers, au lieu de nuire aux industries du disque, ou de la TV, a dans les faits un impact sur la croissance des ventes :
The Effect of File Sharing on Record Sales An Empirical Analysis Felix Oberholzer-Gee et Koleman Strumpf, Harvard Business School, UNC Chapel
Impatient TV viewers turn to BitTorrent
Dutch government study finds file sharing positive
The Impact of Music Downloads and P2P File-Sharing on the Purchase of Music: A Study for Industry Canada

The report, prepared by University of London researchers, Birgitte Andersen and Marion Frenz, found that music downloads have a positive effect on music purchases among Canadian downloaders but that there is no effect taken over the entire population aged 15 and over.

Merci aux potes Facebook de m’avoir indiqué ces études.

MAJ
La situation du P2P est semblable au mythe de l’Hydre de Lerne et la question qui se pose, laquelle de ses têtes est celle qui est immortelle?

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Caroline Allard, aka mère indigne, me les pompe

C’en est trop! Je suis verte de jalousie. C’est que Caroline Allard, cette foutue trop pleine de talent, vient de confirmer la rumeur qui avait déjà été publiée dans mon billet Le classement de mes 25 célébrités Web du Québec :

en primeur (que j’ai entendu à travers les branches) une série Web télé sera adaptée à partir de son premier livre

Elle a le culot de nous révéler dans son billet Mère indigue en Web-o-scope que :

L’automne dernier, Myriam Bouchard de Milagro Films m’a demandé si ça me plairait de voir mes Chroniques adaptées pour la WebTV. Je suis allée sur leur site, j’ai vu qu’ils avaient de l’expérience dans les films d’horreur, faque, comme dirait l’autre, j’ai dit oui! Le projet a été rondement mené, et les capsules sont tournées. J’ai même vu ce que ça donnait. (…)
Parce que tout ça va être diffusé sur le site Web de Radio-Canada, et comme Radio-Canada est une grande et belle chose, ils vont faire un lancement. Et ça va être chouette.

J’ai pété une coche (comme on dit ici) et dans mon mur Facebook je lui ai répondu :

tu es ma mentore à SCANDALE mais je suis tout de même jalouse de tous tes talents. En plus d’être drôle, experte en scandale, cérébrale, littéraire et brillante, tu es en plus « cute ». C’est vraiment trop pour une seule femme qui en plus est une mère modèle, une épouse aimante et une professionnelle à succès. Trop c’est trop et avec encore une autre initiative qui se fera bientôt ramasser par Hollywood? Une chance que tu es ma chum…

Question de me venger, je vous remet d’actualité ce vieux SCANDALE Mère indigne porte bien son nom…

MAJ
Comble de l’ironie, on la liche dans Branchez-vous! On ose même titrer l’article La mère indigne devient une vedette ! Grrrrrrrrrrrrr

MAJ2
Pour ceux qui ne s’en seraient pas rendu compte, j’ironise dans ce billet puisque je suis l’une des plus grandes admiratrices de Caroline, que j’aime beaucoup être en sa compagnie et que je salue ses succès bien bas et que j’angoisse vraiment à l’idée qu’elle déménage à Hollywood ou à Paris parce qu’avec du talent comme ça, c’est ce qui arrive souvent 🙁 …

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La crise appréhendée des journaux au Québec

Voici mon point de vue très biaisé de la crise appréhendée des journaux au Québec. Tout d’abord, une disclosure.

Je pense que la FPJQ est un groupe de retardataires réactionnaires. J’ai travaillé pour différentes composantes de l’Empire Quebecor comme on s’amuse à l’appeler. J’ai des entrées et des amitiés avec tous les grands groupes médias du Québec, j’ai écrit pour Branchez-vous, LesAffaires.com et été experte invitée régulière lors de la première année du canal Argent. Je connais aussi personnellement la plupart (pour ne pas dire tous) des journalistes technos du Québec et plusieurs de la France et de la Belgique. J’ai donc ce qu’on pourrait appeler une vision périphérique qui de plus est biaisée.

Je crois que la situation des médias écrits, nommément les journaux, n’est pas dramatique au Québec parce que comme pour le reste des phénomènes Web, nous sommes souvent deux ans en retard. Même nos chicanes blogueurs/journalistes se font avec un décalage du reste du monde. Ça nous offre l’avantage d’apprendre des erreurs des autres, mais disons que pour l’innovation, on repassera. La situation ici n’est pas dramatique non plus parce qu’ici, il y a une concentration de la presse et que de ce fait, les grands groupes retrouvent un peu de ce qu’ils perdent d’un média, dans une autre de leur propriété médiatique. Aussi, même les annonceurs sont en retard ici et ne songent pas encore à exploiter le plein potentiel que leur offre le Web et croient encore aux balivernes que leur racontent les grandes boîtes de création de pubs du Québec. Finalement, notre microcosme linguistique nous protège aussi et certains des médias locaux ont des revenus qui feraient rougir de jalousie bien des voisins américains.
Cela étant dit, il ne faut pas non plus être dupe et croire que les bouleversements majeurs qui affectent la presse mondiale nous épargneront de son grand nettoyage. Disons simplement que si la moitié des médias écrits américains risquent de disparaître cette année, l’hécatombe ne sera pas aussi dévastatrice de ce côté-ci de la frontière. N’empêche que la pression est forte et qu’elle le sera de plus en plus. J’écrivais que même ici, pour la première fois, les journaux ont perdu la place de la pénétration au profit du Web et que seules la radio et la télévision jouissent encore de la primauté sur ceux-ci. Mais les jeunes vieillissent et ils ne commenceront pas à faire ce qu’ils ne font pratiquement pas, c’est-à-dire lire les journaux. Et les vieux, vont éventuellement prendre leur retraite et c’est triste à dire, mais ils vont mourir et j’ai comme un gros doute que leurs ayants droit ne demanderont pas à ce qu’on paye un abonnement au journal préféré de son aïeul pour lui faire un plaisir d’outre-tombe. À moyen terme, ça ne regarde donc pas trop bien. En outre, les petites annonces classées qui ont longtemps été la vache à lait des quotidiens, ne s’en peuvent plus de mourir à petit feu devant les kijiji et craigslist de ce monde, et qui sont gratuits. C’est d’autant plus loufoque de savoir ça et de réaliser que la grève du Journal de Montréal et que les journalistes de l’un des journaux encore très rentables de nos médias, se battent pour sauver les jobs perdues d’avance de cette classe d’employés. Anyway, TOUT LES JOURNAUX NE MOURRONT PAS, ni les grandes marques d’ailleurs. Mais les pratiques journalistiques risquent de changer dramatiquement. J’ai d’ailleurs écrit un billet sur ce sujet précis. Tout comme la radio n’est pas morte avec l’arrivée de la TV, le journal ne va pas mourir avec l’arrivée du Web. Il va cependant se transformer de fond en comble et sa version papier risque de devenir de moins en moins pertinente et elle est déjà peu écologique et nous coûte une fortune en frais d’enfouissement et de récupération.
Mais les journalistes ont peur! Ils ont raison! Leur emploi va changer et qu’ils le veuillent ou non, ils se devront de baiser la main de cette maudite convergence qu’ils conspuent depuis si longtemps. Ici, nous n’avons qu’une simili convergence. Il y a bien certainement celle de Star Academie qui fait couler tellement d’encre, mais outre cette épisodique convergence, Quebecor ne converge pas encore. Je l’avais d’ailleurs noté et applaudi lors du seul exemple réel de convergence de l’EMPIRE qui avait eu lieu lors du fameux scandale des piscines contaminées à Montréal. Outre, ce fait et star ac, mais de quelle convergence parlons-nous? Il y a aussi cette convergence tacite, mais très efficace qui unit Gesca et Radio-Canada. Là on peut parler de convergence efficace et ils ne sont même pas du même groupe. Nous pourrions parler dans ce cas d’une convergence protectionniste et je ne me souviens pas d’avoir entendu aucun des journalistes qui y participent chialer là-dessus. Mais il m’en manque peut-être des bouts.
Mais c’est quoi notre problème avec la convergence?
Il y a bien celles de GE – NBC Universal, FOX – News Corporation, Walt Disney – ABC – ESPN, VIACOM – CBS – Paramount, AOL-Time Warner et les nombreuses tentacules de Sony. Mais ici il faut qu’on diabolise la convergence conglomératique? Imaginez que je n’ai même pas encore parlé de la convergence journaliste/média citoyen. Celle-là est la convergence d’entre toutes et ce sera celle qui sauvera notamment les petits. D’ailleurs, Pisani dit à ce propos (mais il dit peut-être n’importe quoi puisque c’est un journaliste/blogueur de Le Monde):

Si le journalisme de toujours se caractérise par la production d’informations, il semble clair qu’il ne trouve pas (encore) de modèle économique sur le web.
Mais si le journalisme organisé autour du web implique d’autres pratiques (l’essentiel étant l’expérience, les conversations) alors le modèle économique qu’il faut trouver est différent. C’est celui d’un journalisme dans lequel la production n’est qu’en partie assurée par les professionnels et qui se structure largement autour des liens, du partage, de la participation. Les modes d’opération incluent les algorithmes et l’ex-audience.
En même temps que nous nous interrogeons sur son rôle et ses fonctions sociales, c’est l’économie de ce journalisme là qu’il faudrait modéliser.

Mais si nous revenons à la convergence médiatique classique, il y a cet exemple réussi (dans Nieman.harvard.edu) du Nordjyske newspaper fondé en 1767 au Danemark. L’initiative est venue de la base et a été supportée par l’un des syndicats reconnu comme étant l’un des plus difficiles et hargneux de ce pays. Comme le dit le rédacteur en chef (l’initiateur du projet et on était en 2002) :

« The problem is that everybody wants progress but nobody wants change, » I told them. « If we want to keep our jobs, we have to develop ourselves and the way we work with journalism. But the consequence of progress is change; we have to do something else than we are used to doing and that brings with it insecurity. We get through it together, if we dare. » I then told them that in 10 months our regional newspaper, now slipping into a deep crisis, would become the most ambitious media house in Europe. « It will be tough, » I reminded them, « but when we’ve made it, we’ll have a future in which it will be fun going to work every morning and a newspaper in which we will make good stories. »
(…) The goal is to do better stories. Making sharper priorities and using different media platforms to tell that part of the story at which that medium is best. And by sitting closely together in a newsroom without walls with colleagues with the same beats and interests, we can share ideas, sources, research and thereby produce more and improve the total quality of our work. »
(…)Ten months later nearly the entire staff had changed jobs, offices, deadlines, editors, tools and colleagues. As we launched a new, more focused newspaper and added a free commuter paper aimed at younger readers in the big cities, in our community we introduced a regional version of CNN « Headline News. » These instant updates as part of local TV-news became an instant success. Within six months from our launch, we had more paid subscribers to 24Nordjyske, our cable TV station that broadcasts regional new s 24 hours a day, than we had on our newspaper, which dates back to 1767.

Our 250 reporters—no, we didn’t fire anyone—are no longer organized into groups with the task to fill certain pages or sections in a newspaper. They work together in a matrix organization, all under the same editor in chief, and each with the same basic task of telling good stories to people in Northern Jutland using the media best suited to the telling.

Mettons que c’est un maudit bel exemple de ce que pourrait être la convergence d’hier, ailleurs, appliquée à demain, ici.
Entre-temps, on peut toujours continuer à conspuer les conglomérats, à bitcher sur les blogueurs, à ne pas citer ses sources et à vomir sur l’apport citoyen comme cela s’est fait tant de fois et avec tant d’éclat comme avec cette récente escarmouche entre Marissal et Lagacé rapportée par Canoe :

Dans sa chronique à Bazzo.tv, Vincent Marissal a aussi laissé entendre que plusieurs journalistes dans Internet -pas tous -font du «flash», des «sparages», du «tape-à-l’oeil» et qu’ils ont «le droit de fonctionner sous un autre registre», «à un niveau de qualité diluée».

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À propos des classements et des listes

Les concours et les classements c’est toujours de la merde. C’est ce que je dis souvent, à moins de gagner évidemment. Souvent, dans les concours ou classements, il faut s’inscrire pour gagner. Je trouve que ça handicape les résultats qui sont présentés. Moi j’aime mieux les concours que l’on gagne sans savoir qu’on était dans la course. Comme ce concours de profectio qui a fait de moi la 3e femme la plus influente des médias sociaux canadiens et pour lequel je ne me suis jamais inscrite ou encore de recevoir cet honneur d’être personnalité Big idea Chair de Yahoo, que je n’ai jamais demandé.

Par ailleurs, on me parle beaucoup de ToutleMondeenBlogue qui est une mesure d’affluence tout comme Twingly, pas d’influence. Pour mesurer l’influence, on peut utiliser Technorati, wikio ou regarder le nombre d’hyperliens externes menant vers un blogue. L’influence c’est les autres qui vous la donnent en vous hyperliant ou en parlant de vous dans les médias. Maintenant, pour faire le point sur mon billet : Le classement de mes 25 célébrités Web du Québec il s’agit plus en fait d’une liste, qui m’est personnelle et dont je me suis inspirée de celle de Forbes qui avait des critères bien précis dont celui de l’influence. Dans mon billet je disais aussi spécifiquement:

Cette liste est plus nominative que par décroissance et je me suis inspirée librement de l’esprit de la liste de Forbes.

C’est bien d’une liste qu’il s’agit. Néanmoins, cette liste est basée sur des critères objectifs et subjectifs et ça en fait donc un classement. Ce qu’elle a de particulier est que personne ne s’est inscrit pour en faire partie et que j’ai librement choisi ceux qui sont mes lauréats, en me basant sur mes perceptions de leur influence, dans diverses sphères d’activités touchant le Web. Oui, cette liste ne contient pas de blogues politiques, ils sont encore très peu influents hors des quelques rares tripeux de politique. Elle ne contient pas non plus d’autres catégories qui ont échappé à mon radar qui est pas mal large par ailleurs. J’estime donc que ceux qui en font partie ont de quoi être fiers puisqu’ils ne m’ont rien demandé et que certains ne savent même pas encore qu’ils en font partie.

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Très gros casse-tête

J’ai un méchant gros casse-tête avec cette histoire d’une liste des 25 stars du Web québécois. Tout d’abord je connais pratiquement tout le monde et j’ai plusieurs clients, donc il est inévitable que je fasse de la peipeine à ceux qui ne seront pas dans la liste. De plus, dans vos suggestions, il arrive que vous me parliez de pionniers, qui ont fait, mais qui ne font pas grand-chose depuis. Aussi, mon critère numéro un sera l’influence et non pas la popularité, concept qui est bin différent, mais que je prendrai aussi en considération. Je vais aussi m’efforcer de discriminer dans plusieurs sphères touchant le Web comme la business, la littérature, le communautaire, les podcast, la webtv, la pub, l’éducation, le divertissement, etc. Je vais évidemment m’exclure ainsi que Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti puisque nous sommes tous très influents (j’ose le croire) mais que nous sommes en conflit d’intérêts de nous auto-licher (même si ce serait très méritoire). Je songe plus en terme de personnalité qu’en terme de star comme pour plusieurs journalistes qui ont un blogue. Trop souvent, leurs chroniques sont les mêmes que ce qu’ils auraient pu imprimer dans le journal ou dire à la télévision. Ils se coupent des commentaires, n’ont pas de blogroll ou ont un blogroll de journalistes et ne s’inscrivent pas dans la communauté Web si ce n’est que pour avaliser le fait QU’EUX ont de l’éthique. Je pourrais inclure un nombre incroyable de gestionnaires Internet comme Bruno Leclaire de Canoë, Nathalie Larivière de Transcontinental ou Patrick Pierra de Branchez-vous. Mais ce sont des gestionnaires qui ne sont même pas eux-mêmes sur le Web et il me semble que dans l’esprit de Forbes, il faut que vous y soyez. Finalement, je n’ai pas le temps d’utiliser une méthodologie telle que celle utilisée par Forbes. Ma méthodologie sera donc mon pif (qui est bien plus jolie depuis mon opération de l’été dernier). C’est donc un gros défi et je m’excuse à l’avance pour tous ceux qui seront exclus et qui se sentiront lésés. That’s life…

Voici d’ailleurs la méthodologie de Forbes

To generate the Web Celebs ranking, we first defined a « Web celebrity » as a person famous primarily for creating or appearing in Internet-based content and for being highly recognizable to a Web-based audience. That definition excludes people who were significantly famous before they hit the Web–like author and pundit Arianna Huffington–and leaves us with a pool of people whose fame depends on the Internet.

Next, we created a candidate list of over 250 Internet personalities. Each candidate was ranked in five areas: Web references as calculated by Google; traffic ranking of their homepages as calculated by Alexa; Technorati rank of their primary Web sites or blogs, TV and radio mentions and press clips compiled from Factiva; and number of followers on microblogging site Twitter. We gave extra weight to results from Alexa, Google and Factiva. All five categories were totaled to produce a final score, and sorted to arrive at our rankings.

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À titre de conférencière Economie des affaires électroniques Edito sans question Etudes en commerce électroniques Gouvernement électronique Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet politique et internet Technologies Internet

Techno et innovations, les gestionnaires ne voient pas le lien

Pour quelqu’un comme moi, qui baigne dans la techno et l’innovation à cœur d’année, il m’apparaît inconcevable de savoir que la grande majorité des gestionnaires ne voient pas le rapport entre les deux. C’est ce qu’on peut apprendre d’une étude de PriceWaterHouseCoopers, An executive view of IT governance, via l’Atelier.fr. D’ailleurs selon l’Atelier :

Plus d’un tiers des cadres aborde régulièrement des questions des nouvelles technologies en réunion. Pourtant, une grande majorité ne discerne pas encore l’impact réel de ces dernières sur l’innovation et la compétitivité de leur entreprise. Près de neuf cadres sur dix apprécient l’usage de nouvelles technologies dans leur entreprise. Mais plus de la moitié estime que ces mêmes solutions ne peuvent pas être considérées comme des moteurs de l’innovation. (…)
« Dans le climat économique actuel, les entreprises devraient rechercher des utilisations innovantes des technologies de l’information susceptibles d’accroître la valeur », explique John Thorp, du comité de gouvernance des technologies à l’ITGI. L’une des raisons invoquées est que selon les personnes interrogées, plus de 40 % des entreprises ne mesurent pas la valeur des investissements TIC.

Si nous remplaçons TIC par le Web, le problème est le même. D’ailleurs souvent les PME innovent plus et sont plus efficaces sur Internet parce qu’ils peuvent justement ne pas avoir à se démêler avec tout le « red tape » des grosses organisations et les guerres de clochers des différentes fonctions de gestion des organisations. Je dis souvent que les entreprises auront le Web de la fonction d’affaires qui le contrôle. OK, j’admets que ça va être gros ce que je vais dire là, mais si ce sont les communications qui gèrent le Web, il va y avoir bien du bla-bla et pas de résultats, si ce sont les TI, il va y avoir une grosse infrastructure qui restera vide, ce c’est le marketing, ça risque d’être un site Flash avec un concept « flyé » qui ne vend rien et ainsi de suite. Mon point de vue est que le Web devrait être une fonction séparée des autres et qui devrait jouir de l’apport de toutes les fonctions de l’entreprise puisque que le Web peut très bien aider les ressources humaines, les ventes, la production, la finance ou l’approvisionnement. De plus, le web devrait avoir un siège à la haute direction et prendre part aux orientations stratégiques de l’entreprise. Vous pourriez remplacer le Web par les TIC et ce serait un peu semblable ou gestionnaire par politiciens et vous auriez sensiblement le même constat. C’est pourquoi les petits partis politiques qui n’ont pas les moyens de se faire fourrer par les grosses agences sont plus efficaces sur le Web que les gros partis politiques et que bien des PME engrangent plus de profits Web que des multinationales qui sont pourtant dans le même secteur qu’eux. Donc, allez-y, vous pouvez maintenant me tirer des tomates, mais juste avant, prenez la peine de lire les recommandations de PriceWaterHouseCoopers…

The key messages to be taken away from this survey by executive management:
• Take ownership of IT governance and assume overall accountability over IT
• Make the CIO reporting line as direct as possible to the top executive decision body
• Pay more attention to the potential for innovation IT can offer
• Start measuring the value IT brings (or does not bring) to the enterprise
• Use external advisors as the most effective source of knowledge and guidance in relation to IT governance

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Savoir déconner

La vie est courte, les journées sont longues et en général on travaille ardemment pour notre fric. C’est pourquoi je trouve que la capacité de savoir déconner, dans le sens de rigoler franchement, d’avoir un sens de l’humour, de ne pas être coincé, est si relaxant et que ça devient un atout stratégique d’affaires. En tout cas, c’est ce que je mets en pratique et ça me fait tellement de bien de déconner avec les potes dans Twitter, Facebook et même ici dans mon blogue. Je suis même de plus en plus convaincue que mon humour grinçant est l’un de points qui me différencie positivement et qui a contribué au succès de mon blogue. De toute façon, les gens ennuyeux ont une caractéristique que tout le monde s’entend pour reconnaître. Ils ennuient…

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Mes 20 billets coups de cœur de cette année

Comme dans les prochains jours je risque fortement d’être moins active sur mon blogue (sinon Bibitte va me tuer), je vous propose mes 20 billets coup de cœur (par ordre antéchronologique) de ce que j’ai écrit cette année. Vous remarquerez que ce sont presque tous des billets d’humeur et de réflexion et que mes billets plus techniques et statistiques n’y sont pas. C’est que je m’implique émotionnellement plus dans mes billets d’humeur. J’aime bien les autres, mais on ne peut pas tellement être personnel avec une statistique, quoique…

  • Mélancolie du Grand Antonio
  • La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat
  • À propos « des vrais métiers »
  • La perte de contrôle salutaire
  • Le Président Barack Obama
  • Chier dans ses culottes
  • De la communication unidirectionnelle dogmatique à la communication multidirectionnelle égalitaire
  • La crise financière américaine pourrait aider le Web
  • Les partis politiques canadiens et les médias sociaux. Un concours de kékette
  • Culture en péril et démocratie périlleuse
  • Réponse à un expatrié qui renie ses origines
  • De l’utilité du blogue comme outil de catharsis
  • Le leurre du référencement des sites Flash
  • Pourquoi accepter des gens qu’on ne connaît pas sur Facebook? Prise 2
  • Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques
  • Minuit
  • Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques
  • Du blogue et de la patate
  • La destruction virtuelle, une forme d’art … ou de besoin?
  • Je n’irai pas par quatre chemins.
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    Edito sans question Gouvernement électronique Médias qui sollicitent mes avis politique et internet

    Pourquoi, au Québec, le web est-il en quasi-absence de nos élections?

    Ce week-end, j’ai reçu une demande du rédacteur en chef du journal Voir, pour pondre en 125 mots, une réponse à la question Pourquoi, au Québec, le web est-il en quasi-absence de nos élections? Ça fera partie de la rétrospective de fin d’année du prestigieux journal. Voici ma réponse :

    Tous les secteurs de la vie québécoise sont en retard sur le Web. Ça commence par nos élus et ça continue avec l’économie, la culture, l’éducation, et cetera. Nos élus Baby-boomers sont des freaks du contrôle et pour que le Web fonctionne, il faut accepter une certaine perte de contrôle et ils en sont incapables. Les soupers spaghetti sont une recette connue, la sauce Web 2.0 fait peur puisque « les citoyens pourraient dire leur mécontentement ». Même la FPJQ s’inquiète de la montée du Web. Le Web est perçu comme une menace à la stabilité du « pareil au même ». Les élites communicationnelles qui conseillent nos partis, croient encore aux vertus de l’affichage sur le bord de l’autoroute. Le Web c’est donc une affiche compliquée à gérer qui est moins payante que le placement TV à pourcentage.

    MAJ
    L’article Revue 2008Sans rancune 2008 du journal Voir est ici

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    Blogue Blogues d'affaires Economie des affaires électroniques Edito sans question Medias et Internet Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging Yulbiz

    Tout le monde en parle, mes impressions d’après l’émission

    [caption id="" align="alignnone" width="624" caption="Source: Radio-Canada Télévision"]Source: Radio-Canada Télévision[/caption]

    Tout le monde en parle hier. Je suis vraiment heureuse de ma performance qui fera des vagues, à n’en pas douter, et triste à la fois de ne pas avoir pu passer tout le contenu dont je voulais parler. Mais il est désormais clair qu’une brèche a été ouverte de façon non équivoque sur l’inefficacité de nos partis politiques en ligne. Madame Marois (qui avait le malheur de se trouver là) a su à quel point son site est poche et surtout pourquoi en terme technique, mais surtout philosophique. Mais elle sait aussi qu’elle n’est pas la seule dans ce marasme. Mes regrets sont que je n’ai pas discuté de la lettre au premier ministre et du plan numérique pour le Québec, de Yulbiz et que bien qu’il a été plogué en fin d’émission et que je l’ai mentionné lors d’une escarmouche avec Daniel Bélanger, le livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires n’a pas été discuté. Par contre, je suis vraiment fière d’avoir dit en pleine face à madame Marois à quel point la communication Web des partis est médiocre et que leur attitude de n’être en ligne que lors des élections est inacceptable et que la communication unidirectionnelle dépassée. Je suis surtout ravie d’avoir pu expliquer en terme clair ce qu’est la dysphorie d’identité de genre, de briser les tabous qui l’entourent et de positionner l’association des Transsexuels et transsexuelles du Québec et d’exprimer à quel point le gouvernement du Québec ne fait absolument rien pour aider les gens aux prises avec cette condition.

    Je suis aussi extrêmement touchée de la carte de Dany que vous pourrez connaître dimanche et de l’extrême gentillesse et du professionnalisme de l’équipe de Tout le monde en parle. J’ai aussi pu manger après le show avec certains des invités et Guy A. et je comprends finalement pourquoi il est si réfractaire aux blogues. En fait, il est surtout réfractaire aux commentaires qu’il reçoit sur le site de l’émission dont plusieurs menaces sérieuses sont souvent arrivées jusqu’à lui. Dans ces conditions, il est clair que l’expression citoyenne peut laisser un mauvais goût dans la bouche et ce problème de modération des commentaires de sites médiatiques et d’une politique éditoriale de ces commentaires, dont j’ai déjà mainte fois parlé, est un problème qui peut se résoudre en affectant des ressources humaines pour gérer ça, ce qui n’est de toute évidence pas le cas.

    J’ai aussi grandement apprécié la chaleur humaine (entre les séquences) de certains invités et suis pantoise de la froideur de certains autres dont je ne nommerai pas les noms. Je sais d’ores et déjà que lundi, mon site va « tilter » comme jamais et ce week-end, je travaillerai sur un billet positionnant tous les sujets qui me tiennent à cœur. J’imagine aussi qu’une certaine frénésie médiatique se fera sentir la semaine prochaine et que la lettre au premier ministre rebondira dans l’actualité. Sur ce, pour ceux qui ne sont pas encore sur Twitter (et je remercie les potes puisque que grâce à eux et à la pétition twiteresque j’ai eu mon scotch), voici quelques-uns de mes twits de ce matin pour votre titillement….

    Afin d’aider Mme Marois et les autres chefs de partis, je suggère de relire le billet : Signets pour une gentille candidate aux élections et pour un fonctionnaire de bonne volonté

    Tout le monde en parle, mes impressions d’après l’émission Lire la suite »

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