M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Relations publiques Internet statistiques des affaires électroniques Twitter ou le microblogging Web 2.0

Encore une nouvelle carte mondiale des médias sociaux

La cartographie des médias sociaux est en constante évolution et des joueurs deviennent majeurs et d’autres perdent des plumes. On peut d’ailleurs observer cette évolution en relisant mes billets Cartographie des réseaux sociaux dans le monde et Nouvelle cartographie des médias sociaux dans le monde et en les comparant à la nouvelle donne (dans le graphique plus bas) tiré du billet World Map of Social Networks (via un twitt de Karine Miron).
Le 2e tableau qui présente les 2e et 3e médias sociaux en importance par pays, permet en outre de raffiner et de Planifier une stratégie médias sociaux. On y note notamment la montée spectaculaire de Facebook et la baisse de popularité de MySpace.

[caption id="" align="alignnone" width="717" caption="Cartographie des médias sociaux de juin 2009"]Cartographie des médias sociaux de juin 2009[/caption] [caption id="" align="alignnone" width="354" caption="Le top 3 des médias sociaux par pays"]Le top 3 des médias sociaux par pays[/caption]

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À titre de conférencière

Retour d’outre-Atlantique

Je viens de passer un quatre jours extraordinaire à Lille, puis à Paris. J’y allais d’abord pour une conférence à Lille sur le thème médias sociaux et l’entreprise. Puis de retour à Paris, Claude Malaison, Vincent Berthelot et moi-même participions au tournage d’un épisode de Techtoc.tv. Que dire de l’hospitalité de Jérome Moles d’Awak’it et des Chtis de Lille? Tellement de choses que je regrette d’être avec le BlackBerry World Edition (de Bell Canada) et que rien de ce que je pouvais twitter ne sorte de celui-ci. Disons que j’avais un « world Edition » plutôt local. De plus, la différence électrique Europe/Amérique a fait sauter le chargeur des batteries de mon appareil photo. Finalement, je ne suis pas encore très bien équipée pour documenter un tel périple.
le jeudi 4 juin, nous arrivons à Paris puis Philippe Martin et moi prenons le TGV de l’aéroport Charles-de-Gaule en direction de Lille. Notre première surprise est d’apprendre que nos billets de train se doivent d’être « compostés », expression qui signifie là-bas « validés ». En arrivant à Lille nous sommes accueillis par Jéromes Molles qui se fait un plaisir de nous faire découvrir les charmes architecturaux du nouveau Lille et de la vieille ville avec sa place centrale si pittoresque. Je fus immédiatement conquise par l’audace innovante des architectes et des urbanistes de Lille. Les édifices ultramodernes y sont tout simplement ÉPOUSTOUFLANTS. Puis nous découvrons le complexe Euratechnologie, la salle qui nous servira d’auditorium le lendemain et les bureaux d’Awak’it. En soirée avec les copains Éric Delcroix, Yann Kervarec et Claude Malaison que Jérôme ira chercher plus tard, nous découvrons les spécialités culinaires locales dont le fameux fromage maroille qui est l’ingrédient indispensable de plusieurs recettes locales. Je le pris donc en entrée, fris, puis comme sauce d’accompagnement de mon steak. En blague, je demanderais si je pourrais en avoir pour mon café. On m’apprend qu’eux ont des cafés gourmands (qui est en fait un café accompagné de différents desserts) et moi je les instruits de ce qu’est un café cochon (café avec alcool).
Le vendredi, c’est la journée qui sera baptisée sur Twitter, #cousins2.0, par Éric Blot, le président d’Awak’it (voir aussi #ParisLille). À lire les commentaires et d’après les feedbacks que nous firent les participants lors du cocktail qui suivit, il semble, humblement, que nous fîmes un tabac monumental. S’en suivirent une autre bouffe gargantuesque puis le Yulbiz-Lille puis un autre repas dans un resto de tartine/crêpes sucrées/salées suivies d’un drink avec les copains.
Samedi c’est le retour vers Paris, pour un enregistrement pour la WebTV avec Vincent Berthelot, Fred Buscana, Claude Malaison et moi-même. Nous partons donc de la gare du nord de Paris pour nous rendre dans les studios de techtoctv situés dans l’arrondissement de St-Ouen. Disons que c’est un arrondissement plutôt pittoresque avec ses fameuses « puces » du samedi, qui font en sorte que nous devons stationner la voiture à plusieurs coins de rue de notre destination. Claude et moi avons eu grand plaisir à retrouver Vincent Berthelot et à le taquiner comme j’aime bien le faire. Je crois que cette bonhommie se retrouvera dans l’épisode qui devrait être en ligne bientôt. Cependant, le tournage fut si long, que nous ne pouvions plus rencontrer nos copains à La Cantine tel que nous l’avions prévu (je m’en excuse entre autres à Fred Cavazza qui y passa une partie de l’après-midi). En fin d’après-midi, nous arrivâmes à notre hôtel, dans le 1er arrondissement et à deux pas du Jardin des Tuileries et de l’avenue Vendôme avec ses boutiques hors prix et son luxe excessif. Moi qui voulais acheter un souvenir à ma Bibitte d’amour, je n’avais certes pas le budget pour lui offrir les colliers à 78 000 euros que j’y ai vus. Je me suis plutôt contentée de chocolat et Terrines de chez Fauchon et de notre cognac de chez Nicolas, le cognac Grande Champagne Peuchet, Fine réserve de l’empereur XO.
Durant la soirée, nous allons au fameux Harry’s New York Bar rencontrer Bertrand Duperrin et son collègue Frédéric de Villamil. Harry’s est une institution mondiale où on a inventé le Bloody Mary, qui était le lieu de prédilection d’Hemingway, de Sinatra et de Gershwin à Paris et c’est le baromètre officiel des élections présidentielles américaines puisque depuis plusieurs décennies, le choix du président qu’y font les électeurs américains à Paris, a toujours été celui du résultat définitif d’une élection. Je sais toutes ces choses puisque Bertrand Duperrin c’est fait un plaisir de m’initier à ce lieu mythique et de passer le reste de la soirée avec moi, une fois que nous avons tous bouffé dans un resto de la Place du Marché et que les autres potes allèrent se coucher pour cause d’intoxication alimentaire (comprendre ici que Claude a mangé un poisson et que pour Philippe c’était une tartine Chti qui leur resta sur l’estomac). Je remercie donc Bertrand de sa passion du Harry’s qu’il sut me communiquer, à tel point, que le lendemain, lors de notre retour, c’est moi qui avais la grosse tête…
En résumé, ce fut un voyage plus que mémorable et mes angoisses d’acceptation de la société française à l’égard de ma condition de transsexuelle, furent démenties à plate couture. Tout le monde a été vraiment charmant et courtois avec moi et j’en suis très, très touchée.

Pour en savoir plus:

Hashtag Twitter de nos conférences #Cousins2.0, #ParisLille
Photos de notre périple de Philippe Martin
Billet d’Éric Blot, le président d’Awak’it : Le Web2.0, l’innovation participative, la mémoire d’entreprise, et le marketing nouvelle génération
Les Z’Ed : Trois canadiens à Lille sous le signe du Web 2.0 et de Twitter
Emillie Ogez : Retour de Lille où j’ai rencontré des québécois
Freeman59.fr : Apéro Yulbiz : le compte rendu
Net&Co 3 : experts du Québec à Lille…
B-r-ent : France-Quebec une même vision de l’entreprise 2.0 ?

MAJ
Les photos d’Émilie Ogez
Les photos de Vincent Bataglia
Les photos d’Éric Blot
(récupéré sur le blogue d’Éric Delcroix)

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Conférence : Médias sociaux et l’entreprise

C’est avec grand plaisir que ce soir je m’envole pour Paris et que je vais prendre le TGV pour la première fois, en direction de Lille, afin d’y donner une conférence Médias sociaux et l’entreprise sous l’égide d’Euratchenologies organisée par Awak’it. Ma présentation Médias sociaux et l’entreprise (PDF) est comme à l’habitude, dispo. à l’avance.

Le pote Claude Malaison, qui y est déjà, a aimablement mis en ligne notre horaire très chargé. Ainsi, en plus de cette conférence, nous participerons à un Yulbiz-Lille/blog en nord, puis nous nous retrouverons sur le plateau de Techtoc.TV (à Paris) pour une entrevue sur le sujet : Entreprise et marketing 2.0 état des lieux entre le Québec et la France. Gros programme en perspective qui sera pimenté de plusieurs autres rencontres avec des passionnés du Web 2.0 et des affaires français.

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Sur le Web, la magie et les miracles, ça n’existe pas

Ça me fait toujours rire d’un gros rire gras lorsque j’entends parler de ces services qui, pour une poignée de dollars, vous permettent de faire vous-même votre site Web et de récolter, comme par miracle, des retombées d’affaires mirobolantes. Bien certainement que vous pouvez vous ouvrir un espace eBay et vraiment très bien vivre des retombées que cela peut engendrer. Mais, même sur eBay, vous devrez trouver une niche et compétitionner farouchement avec les autres centaines de milliers de vendeurs qui y sont. En clair, il va falloir que là aussi vous travailliez fort ou que vous payiez quelqu’un pour le faire à votre place. Comprenez bien qu’il est possible d’être sur le Web efficacement sans nécessairement dépenser plusieurs dizaines voire centaines de milliers de dollars mais la contrepartie à tout ça est que l’argent que vous ne mettrez pas sera remplacé par un travail constant de création de contenus, de mise à jour et de création d’hyperliens externes. Il n’y a pas de magie sur le Web. Ou bien on investit de son temps et de sa passion ou bien on met du cash. C’est le propos que j’ai tenu au journaliste Roberto Rocha de TheGazette, pour son article Web is more do-it-yourself, Crop of new online services allow you to cheaply create a website in minutes.

But not everyone agrees with the do-it-yourself model. Michelle Blanc, an Internet marketing consultant in Montreal, says it’s better to pony up the full cost of a professional Web designer.
« Having a website is like having a shack in the middle of the woods, » she said. « You’ll still need roads to get there and signs pointing to it. Otherwise no one will find it. »
Specifically, websites need to do search engine marketing so Google and its pals know they exist. Static webpages, Blanc said, are usually ignored.
« If you want to make money you have to spend money, » she said. « And if you don’t have money, make a blog, which is free. »

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Planifier une stratégie médias sociaux

Le roi des médias sociaux est, et reste toujours, le blogue. Une présence média social requiert cependant que vous soyez aussi sur ces autres faire valoir et créateurs de conversations et de trafic que sont Facebook, Twitter, YouTube (ou Dailymotion pour les copains français), Flickr, LinkedIn (ou Viadeo), MySpace et les nombreux autres médias sociaux qui correspondent à vos publics cibles (au niveau technologique, géographique ou socio-démographique). Mais comment planifier votre entrée dans cet univers aux multiples facettes et en constante évolution? C’est le propos d’un intéressant billet de Jacop Morgan, Rolling Out a Social Media Strategy (que j’adapte ici librement pour vous).

Phase 1 : Écoute et monitorage
Dressez un portrait de votre situation statistique Web actuelle (afin de mesurer votre progression par la suite) et créez-vous un lecteur de fils RSS afin de monitorer les conversations qui se font à propos de vous et dans votre champ d’activité.

Phase 2 : Création de ses profils et de son image de marque
Sécurisez vos marques sur les différentes plates-formes média social (afin de ne pas être victime de cybersquattage) et garnissez vos profils des informations pertinentes vous concernant.

Phase 3 : Création de contenus
Débutez la création et la dissémination de vos contenus sur les différentes plates-formes et prenez en considération que plusieurs de celles-ci sont des lieux de conversation. Ayez une valeur ajoutée et discutez réellement. Ne faites pas que parler de vous ou ne faire que de l’auto-promotion, ça emmerde les gens. Développez une ligne éditoriale des contenus, des commentaires et des réactions et partagez celle-ci avec votre équipe afin que chacun soit sur la même ligne de pensée.

Phase 4 : Distribution des contenus et promotion de ceux-ci
La récupération intelligente des contenus est une chose légitime et la promotion de ceux-ci entre les différentes plates-formes, souhaitable. Vous pouvez, par exemple, écrire sur un sujet dans votre blogue, mettre les photos qui s’y rattachent sur Flickr, faire une allocution filmée distribuée sur YouTube et inciter les gens à voir ces contenus sur Facebook et Twitter (il va de soi que plusieurs types de combinaisons sont possibles).

Phase 5 : Création d’une communauté
Cette activité doit évidemment se faire tout au long du processus. J’ai déjà d’ailleurs écrit que pour chaque billet publié sur un blogue, vous devriez aller faire au moins 2 commentaires ailleurs. Mais maintenant que vous commencez à avoir une certaine autorité et qu’un début de communauté se crée, vous pouvez interagir plus directement avec elle en la questionnant, en faisant un concours, en l’invitant à venir vous rejoindre dans le monde physique lors d’un événement que vous organisez, etc.

Phase 6 : Mesurez, analysez et ajustez le tir
C’est maintenant le moment de regarder en arrière et d’évaluer si vos objectifs d’affaires initiaux ont été réalisés et d’évaluer ce que vous pourriez modifier et faire encore mieux. Vous devriez aussi comprendre quels types de contenus et, ou, de médias sociaux suscitent de fortes réactions et lesquels ont le moins d’impact.

Vous devez aussi comprendre que les médias sociaux sont d’abord et avant tout des lieux d’échanges basés sur la valeur de vos contenus et le respect. Une stratégie média social ne se met pas en place et ne s’exécute pas en quelques semaines ou quelques mois. C’est un investissement sur plusieurs mois qui donnera aussi des résultats sur plusieurs mois. Les retombées d’affaires ne peuvent pas être instantanées mais elles seront durables et pourraient très certainement vous surprendre et accroître plusieurs bénéfices d’affaires dont celui de l’augmentation de vos ventes.

Je vous invite aussi à relire mon billet : Médias sociaux et paramètres d’affaires

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À titre de conférencière Blogue Commerce électronique: mythes Innovation Médias sociaux Personnel et peut-être même hors sujet Second Life Web 2.0

Ma conférence Using blogs as support tools : Santé mentale et Internet

Il y a quelques semaines de ça, on m’a demandé d’agir comme conférencier d’ouverture (lire ici conférencière, mais ce n’est pas mauvais que j’écrive conférencier puisque c’est le mot-clé que les gens cherchent dans Google. L’un des désavantages d’être femme) pour la International Conference on the Use of the Internet in Mental Health, qui avait lieu à L’Institut universitaire en santé mentale Douglas (affilié à l’Université McGill). Ma conférence Using blogs as support tools est disponible en Web vidéo. J’y parle de comment mes diverses présences Web m’ont aidée durant l’épreuve de ma dysphorie d’identité de genre et de comment ça aide aussi les autres. Par la suite, j’ai participé à une période de questions qui est particulièrement intéressante pour moi, parce que j’y parle plus de Web que de mon expérience et que j’aime de toute évidence pas mal plus faire ça. La période de question est en ligne en Web vidéo ici.

Si le sujet vous intéresse voici la page avec tous les conférenciers qui sont tous plus intéressants les uns que les autres.

En outre, j’ai déjà aussi parlé de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas dans mon billet Le budget ou le courage?

MAJ

Je regarde les vidéos de ce billet et je mesure tout le chemin qu’il reste encore à faire dans ma transition: la voix, la démarche, etc. Ça me donne le blues…

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7 raisons pour lesquelles les gestionnaires de produits se doivent d’être sur Twitter

C’est sur Webproductblog que l’article 7 Reasons Why Good Product Managers Must Be On Twitter, fait état des 7 raisons pour lesquelles les gestionnaires de produits se doivent d’être sur Twitter. Je partage cet enthousiasme et vous les traduit librement ici.

• Entrer en relation avec d’autres gestionnaires de produits
• Entrer en relation avec des clients potentiels
• Recueillir les commentaires et suggestions de la clientèle
• Localiser les experts de votre domaine
• Partager de l’information pertinente
• Augmenter votre réputation en ligne
• Faire connaître vos produits

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À titre de conférencière Blogue Blogues d'affaires Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Twitter ou le microblogging Web 2.0

Michelle chez les Chtis et considérations culturelles des médias sociaux

Hé oui, je me prépare à traverser l’Atlantique pour aller donner une conférence à l’invitation d’Awak’it , Euratechnologies et de Digiport en territoire Chti. J’ai bien sûr regardé le film Bienvenue chez les Chtis et, l’image qu’on en fait est franchement rigolote. Ça me donne donc très envie de rencontrer ces gens qu’on présente de façon si charmante. Mais comme les lecteurs assidus de ce blogue, de mon autre blogue plus spécialisé sur ma condition, de mes twits et de mes statuts Facebook le savent, je parle souvent de Bibitte, qui est la femme de ma vie et qui est devenue, au fil du temps, un personnage virtuel dont plusieurs d’entre vous me parlez souvent. Il appert, qu’en France, le mot Bibitte soit l’équivalent de « bite molle » plutôt que celui « d’un gentil insecte ». Or, des copains Français me font la remarque que je parle peut-être trop de Bibitte et que comme chez eux ça a une signification particulière, peut-être que je vais nuire à l’avancement de ma carrière là-bas. À cet effet, je rappellerai que le mot « gosse » signifie là-bas « un gamin », tandis qu’ici, ce sont plutôt « des testicules ». La matière à quiproquo est donc abondante d’un côté de l’Atlantique comme de l’autre. Cependant, les copains français sont beaucoup plus « axés business » que moi (je généralise ici, il va sans dire). Ils ne parlent presque jamais de leur épouse/époux ou de leurs enfants. Ils font des billets/statuts/twits très proprets et orientés « résultats d’affaires » et « informations pertinentes ». Or, pour moi, les médias sociaux sont des conversations qui se doivent d’être « business » mais qui doivent aussi inclure ce qui existerait dans une conversation normale, c’est-à-dire des choses anodines, des humeurs, des partages, des conneries, des réponses, des informations de premier ordre et de la promotion ou de l’autopromotion que j’appelle affectueusement « des liches ou de l’autoliche » (terme qui fait aussi hausser les épaules là-bas). De plus, je tiens à marquer mon territoire linguistique québécois et je n’hésite jamais à inclure dans mes textes nos expressions pittoresques. Ça fait partie de ma nature et de mon giron culturel dont je suis fière. D’ailleurs, les potes français qui viennent ici sont toujours contents de nous pousser « un tabarnak » qu’ils ont pris le soin d’apprendre avant d’atterrir ici. Dans les médias sociaux, ça devrait donc être la même chose quant à moi.

À titre expérimental et comme je vais parler de médias sociaux là-bas ce matin, sur Twitter et Facebook, j’ai fait la demande qu’on m’envoie des liens à propos de sites expliquant le lexique Chti. La réponse a été extraordinaire. Elle venait de gens d’ici bien certainement, mais aussi de Chtis qui semblaient très fiers que je m’intéresse à leur sphère culturelle. Voici donc ces hyperliens.

Le dictionnaire Ch’timi
Tiot diqchionnaire Chti, à l’usage des chtis du monde entier (PDF)
Le Picard (Wikipedia)
Dictionnaire picard
(collection de liens)
Le blog Chti
Chti.org
Le Chtimi de Poche ; Guide de conversation
(Chez Amazon)
La cerise sur le sundea, vous pouvez même lire mon blogue en Chti en cliquant sur ce lien

Conclusion
Je vais continuer fièrement de parler de Bibitte lorsque cela me plait et j’ose croire que les potes français s’adapteront. Sinon, ce sera tout simplement dommage. Bibitte est très fière de son sobriquet d’amour et que je parle d’elle avec tant de passion. J’encourage les francophones de la diaspora mondiale à, eux aussi, nous faire partager leurs colorées expressions et à nous faire grandir de ces richesses linguistiques. J’encourage aussi les francophones à ne pas avoir honte de twitter en français et à se décoincer un peu et, j’anticipe le plaisir d’être parmi les Chtis et de franchement rigoler avec eux…

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Edito sans question Personnel et peut-être même hors sujet

Bixi ou l’art de scraper une bonne idée

Je vous ai déjà parlé de Bixi via la gaffe d’astroturfing de Morrow Communication, sa firme de relations publiques. Foglia nous a parlé de la fixation du prix de cette idée géniale dans son article La leçon de Bixi.

(…)Cher?
Les avis sont partagés. D’abord, l’abonnement obligatoire: 78$ pour l’année. Ou 28$ pour la semaine. Ou 5$ pour la journée. Dans tous les cas de figure, beaucoup plus cher qu’à Paris. Beaucoup, beaucoup plus cher qu’à Lyon ou Barcelone.
S’ajoutent à cela des frais d’utilisation chaque fois qu’on garde le Bixi plus d’une demi-heure. Moins de 30 minutes: gratuit. Soixante minutes: 1,50$. Une heure et demie: 6$. Passé une heure et demie, chaque demi-heure supplémentaire d’utilisation: 6$. Vous criez? C’est parce que vous n’avez pas compris le concept. Le Bixi, c’est pas pour aller pique-niquer avec sa blonde au lac aux Castors.
(…) Franchement, je ne vois pas très bien ce que le Bixi va ajouter à cette révolution déjà accomplie. Je ne suis pas contre. C’est seulement que je me demande à qui il s’adresse au juste. Je n’arrive pas à me faire une idée du client type du Bixi. Celui qui va travailler en vélo sur une base régulière? Me semble que celui-là va finir par s’en acheter un, un vélo de ville, non? Le touriste? Ne vient-on pas de dire que ce n’était pas un vélo pour se promener?
Alors?
Alors je suis perplexe, mon vieux. Et même un peu dubitatif.

Puis aujourd’hui, on apprend via l’article Mise en demeure pour une application de Bixi sur iPhone de Nadielle Kutlu, que :

Le créateur de l’application Bixi sur iPhone a reçu une mise en demeure de Stationnement de Montréal pour avoir exploité la marque de commerce Bixi sans autorisation (…)
Grâce à ce service pour iPhone seulement, il était possible de voir la disponibilité des vélos dans les stations. Car à partir du iPhone, la carte du site officielle est trop lourde pour être téléchargée.
En quelques heures, le service offert par Sparko a connu une grande popularité. « En quelques jours, des centaines de personnes ont ajouté cette application à leur iPhone», indique David Grégoire, un des dirigeants de Sparko.

Conclusion
Mais que fait Stationnement Montréal? On dirait qu’ils mettent tout en œuvre pour torpiller l’une des meilleures idées venues de la ville de Montréal depuis longtemps. D’avoir une bonne idée qu’on copie ailleurs c’est une chose. De l’implanter convenablement en est une autre. Finalement, les clowns que l’on croyait destinés aux résidences pour personnes âgées se retrouvent peut-être déjà chez Stationnement Montréal?

MAJ
Une équation mathématique pas particulièrement gagnante
Bixi = le prix d’un taxi – la centrale de réservation (puisque l’appli IPhone est flushé)+ la bullshit du faux blogue + il faut pédaler.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Autoliche

La semaine dernière je rencontrais des employés de Les éditions Protégez-vous. Voici des extraits (avec permission de publier) d’un courriel reçu de Madame Manon Lacourse. Disons que ça fait grandement plaisir…

Bonjour Mme Blanc,

Suite à votre passage chez nous jeudi dernier, j’ai reçu de nombreux commentaires forts positifs dont les principaux qualitatifs sont les suivants : colorée, dynamique, pertinente, experte, etc. Une chose est sûre, vous n’avez laissé personne indifférent et votre propos a été très bien reçu par les membres de notre équipe.

Voici quelques-uns des commentaires reçus :
Excellente conférence!
J’ai beaucoup apprécié la conférence de Mme Blanc. Très intéressant le brassage d’idées qu’elle a suscité!
Rencontre colorée
Merci de nous avoir permis cette échange avec Michelle Blanc.
Son expertise et ses commentaires sur les médias sociaux nous laisse une bonne piste pour la réflexion.
Brassage
C’est toujours intéressant de se faire brasser un peu. Elle sait de quoi elle parle et elle est tout, sauf endormante.

Manon Lacourse
Directrice des communications
Les Éditions Protégez-Vous

MAJ
Dans le à propos de Protégez-vous on peut lire :

Les Éditions Protégez-Vous sont une organisation sans but lucratif (OSBL) autofinancée et entièrement indépendante depuis 2001 dont la mission est d’aider les citoyens à se faire une opinion éclairée sur les biens, les services et les enjeux liés à la consommation.

Quoique l’évaluation de mes services par les employés de cette institution ne fasse pas partie des analyses exhaustives et comparatives qu’ils font habituellement, leur appréciation me ravit…

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BLOGROLL

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