M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

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Web 2.0 Bashing

Ce matin mon coeur saigne…

C’est que l’un de mes mentors et amis fait un billet critique à l’encontre du Web 2.0. Vincent Gautrais pour qui j’aie beaucoup de respect et avec qui j’entrerai en confrontation lors d’un débat sur l’utilité des blogues pour les professionnels du corps légal, met en lumière trois sources qui illustrent le côté noir du web 2.0. Ce faisant, il me fait découvrir l’excellente revue First Monday. D’ailleurs, le numéro de ce mois-ci est consacré entièrement à analyser et décortiquer les effets négatifs qu’engendre ce nouveau Web. Le pire (ce qui fait saigner mon petit cœur) c’est qu’ils ont raison. Tout comme le couteau peut servir à faire une tartine au beurre d’arachide, il peut aussi servir à éventrer son voisin. Il faut en être conscient et tenir la lame loin de toute chair, encore vivante…

Voici la préface de ce numéro spécial

Web 2.0 represents a blurring of the boundaries between Web users and producers, consumption and participation, authority and amateurism, play and work, data and the network, reality and virtuality. The rhetoric surrounding Web 2.0 infrastructures presents certain cultural claims about media, identity, and technology. It suggests that everyone can and should use new Internet technologies to organize and share information, to interact within communities, and to express oneself. It promises to empower creativity, to democratize media production, and to celebrate the individual while also relishing the power of collaboration and social networks.
But Web 2.0 also embodies a set of unintended consequences, including the increased flow of personal information across networks, the diffusion of one’s identity across fractured spaces, the emergence of powerful tools for peer surveillance, the exploitation of free labor for commercial gain, and the fear of increased corporatization of online social and collaborative spaces and outputs.
In Technopoly, Neil Postman warned that we tend to be “surrounded by the wondrous effects of machines and are encouraged to ignore the ideas embedded in them. Which means we become blind to the ideological meaning of our technologies” [1]. As the power and ubiquity of Web 2.0 rises, it becomes increasingly difficult for users to recognize its externalities, and easier to take the design of such tools simply “at interface value” [2]. Heeding Postman and Turkle’s warnings, this collection of articles will work to remove the blinders of the unintended consequences of Web 2.0’s blurring of boundaries and critically explore the social, political, and ethical dimensions of Web 2.0.

Et l’extrait de l’un des papiers dont le titre m’est sauté à la face…

Loser Generated Content: From Participation to Exploitation

What we have witnessed, however, is that the Internet functions as a double-edged sword; the infrastructure does foster democracy, participation, joy, creativity and sometimes creates zones of piracy. But, at the same time, it has become evident how this same infrastructure also enables companies easily to piggyback on user generated content. Different historical and contemporary examples are provided to map how the architecture of participation sometimes turns into an architecture of exploitation.

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Blogue Relations publiques Internet Technologies Internet

« Flash bashing »

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Innovation Marketing 2.0 Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

Web Services, mon mémoire de maîtrise est de nouveau d’actualités

Cinq ans après sa publication, le document scientifique Les Web Services et leur impact sur le commerce B2B (PDF) que j’aie corédigé avec le Dr. Gilbert Babin dans la série Rapport Bourgogne du CIRANO, reviens au-devant de l’actualité (c’est l’un des points négatifs de l’innovation. Ça devient « hot » beaucoup plus tard.). Ainsi, ce matin, sur le site du  gourou Steve Rubel de Micropersuasion, on peut lire le billet The Future is Web Services, Not Web Sites.

The leading players on the web all see the train coming. They are wisely creating APIs and turning themselves into plug-and-play services, not just big destinations. YouTube is just the latest to do so today. Amazon has S3. Google has OpenSocial and an extensive library of APIs. As does Microsoft. Facebook is allowing its applications to live outside the site. Twitter is an API first and (eventually) a business model second. Finally, the booming widget economy shows the promise of small content that can go anywhere.
These are the leaders. But everyone – including marketers – will need to think of their online brands not as sites but as portable services that can go anywhere and everywhere the consumer wants. Without such appendages, no brand will ever be able to break through the online clutter such unlimited choice offers.

Humm, disons que cinq ans plus tard, ça me fait tout drôle de lire ces deux paragraphes. Lisez ceux qui suivent et qui sont tirés de ma publication :

Slywotsky et. Morisson font bien ressortir l’importance pour le succès d’une entreprise de l’innovation technologique et de son incorporation à sa propre chaîne de valeur et son modèle d’affaire. Les Web Services devraient être un élément technologique primordial à ce chapitre, facilitant la découverte de nouvelles chaînes de valeurs encore insoupçonnées. Ainsi, nous croyons que les Web Services permettront de développer plus rapidement et à meilleur coûts quelques une des innovations suivantes :

• les tableaux de sélection (choiceboard), tel que chez Dell;
• liens électroniques entre l’entreprise, ses clients et fournisseurs;
• la formation en ligne;
• l’embauche en ligne;
• la création de communautés de clients et fournisseurs en ligne tel que chez
Cisco;
• la multiplication des canaux de distributions;
• la personnalisation des différentes interfaces (client, employé, gestionnaire,
fournisseur);
• les outils de diagnostic à distance, tel que chez GE.

Les Web Services devraient supporter les processus d’affaires légèrement couplés. En utilisant ce genre de processus, une entreprise peut, selon les besoins, établir dynamiquement des liens avec divers partenaires. La figure 8 montre comment ces processus d’affaires légèrement couplés diffèrent de l’approche traditionnelle de gestion des processus d’affaires fortement couplés. Il en ressort que les processus d’affaires légèrement couplés permettront de créer des réseaux étendus de processus d’affaires qui seront hautement spécialisés, dynamiques et hautement profitables. Bien qu’il soit concevable d’opérationnaliser cette approche sans l’aide des Web Services, cela s’avérera difficile pour les entreprises ayant des processus d’affaires complexes. Cette approche illustre de manière éloquente les liens qui existent entre le potentiel technologique et les perceptions que l’on se fait des modèles d’affaires. L’innovation en gestion n’a pas besoin de technologies pour exister. Cependant, il existe un lien entre la capacité de livrer ou d’opérationnaliser l’innovation en gestion et les contraintes technologiques des TI auxquelles ces innovations devront s’adapter. Les Web Services permettent de repousser la limite de ces contraintes technologiques; ils permettront à de nouvelles approches, tels que celle des processus d’affaires légèrement couplés, de voir le jour.

Lossely coupled business process

Source:Hagel III et. al., Orchestrating Loosely Coupled Business Processes: The Secret to Successful Collaboration, 2002, p. 4.

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Tourisme en ligne

Le voyage en ligne au féminin

De plus en plus de femmes voyagent entre elles (c’est d’ailleurs ce qui risque de m’arriver prochainement). C’est le sujet d’un article de Le Soleil, Virées organisées entre copines. Les dames aiment bien la plage, les spas et le magasinage (ça me surprend pas vraiment puisque c’est exactement le type de voyage que je me promets). Mais ce qui est vraiment intéressant pour moi dans cet article, outre d’apprendre qu’il existe une niche «girlfriend getaways», est de découvrir l’existence de sites spécialisés pour les voyages au féminin tel que :

J’y apprends aussi des stats intéressantes sur le sujet :

Une récente étude de l'American Automobile Association (AAA) indique, qu'aux États-Unis, 24% des femmes ont participé à une évasion entre amies pendant les trois dernières années et 39% planifient une telle expérience au cours des trois prochaines.

MAJ

L’article de Le Soleil est inspiré et tiré lui-même de l’article « Les copines d’abord » du réseau de veille en tourisme. On y apprend l’existence d'autres sites spécifiques à cette clientèle tel que :

Merci à Paul Arseneault, le directeur de l’institution, lecteur de ce blogue et client, de m’avoir pointé vers la source primaire des infos. Je voyais bien dans l’article que la journaliste citait Claude Péloquin, mais elle ne citait pas l’article qui l’avait inspiré. Sera-t-elle aussi rapide pour faire la correction dans son journal papier et en ligne ? Disons que j’aie quelques doutes là dessus…

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statistiques des affaires électroniques

Statistiques et enjeux Internet

C’est via Martin Lessard que je prends connaissance de la mise en ligne de deux ouvrages de référence statistiques internet. Tout d’abord le document The 2007 Digital Economy Fact Book (PDF), fais le tour des statistiques mondiales d’utilisation Internet et des technologies connexes (P2P. VoIP, etc.). Comme le fait remarquer Martin, cette brique est commanditée par de grands groupes médias et est publié par The Progress and Freedom Foundation, qui a aussi des point de vue à faire valoir. il faut donc prendre ces statistiques et ces observations (comme pour toutes statistiques d’ailleurs) avec l’optique qu’ils ont un biais possible.

Il ne faut pas s'étonner qu'il y ait quelques biais, surtout dans les interprétations, qui vont dans le sens du respect des règles traditionnelles qui protègent ces mêmes grands intérêts (non au piratage, le P2P est mauvais, conservons le copyright, et prenons plus le contrôle d'Internet)…

Le deuxième document que relève Martin est le 7e rapport DigiWorld d’IDATE (PDF) qui lui est produit par le monde francophone. Ce sont donc deux documents à lire en parallèle afin de nous permettre de balancer les biais que l’on trouve des deux côtés de l’atlantique. Merci Martin d’avoir fait ces mises en garde pour nous…

MAJ
Comme on l’as vu dans l’un de mes récents billets, on peut faire dire n’importe quoi aux statistiques. Surtout quand nos statistiques, c’est n’importe quoi! Alors prudence avec les conclusions et dans les interprétations…

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Facebook Médias qui sollicitent mes avis

Facebook, une nouvelle catégorie dans mon blogue

Étant donné le nombre croissant de billets que j’écris à propos de ce phénomène incontournable qu’est Facebook, j’ai créé une nouvelle catégorie à ce blogue, qui se nomme judicieusement Facebook. Elle contient déjà quelques dizaines de billets… D’ailleurs, ce mois-ci dans le Québec-Micro, j’accorde une entrevue au journaliste Julien Brault, pour son article Sociabiliser pour faire de l’argent, qui est justement à propos de Facebook…

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Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux Tourisme en ligne Web 2.0

Stratégies médias sociaux

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Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux Web 2.0

Facebook en Français, avec beaucoup de québécois et des fôtes

Je ne suis certainement pas le meilleur exemple d'acuité grammaticale en ville. C'est pourquoi je me repose sur l’avis de firmes comme 90degrées, dont la fonction première est de faire de la rédaction web. Or, ils ont noté dans leur blogue que Facebook faisait passablement de fautes dans sa nouvelle interface francophone. Je suis heureuse que ce soit quelqu’un d’autre qui l’ai dit, car on aurait pu m’accuser encore une fois de faire du « bisbille marketing ».

Hormis ces nombreux impairs grammaticaux, Facebook attirerait un québécois sur quatre (selon Branchez-vous techno et un sur sept selon Éric Baillargeon).

Qui sont les abonnés ?
Sur la vague de Facebook, Montréal est nettement en avance sur le reste du Québec. 37 % des Montréalais francophones disent être membres de Facebook contre 21% des Québécois francophones à l'extérieur de Montréal.
Comme on pouvait s'y attendre, les jeunes sont les plus présents sur le site social. 54 % des 18 à 24 ans sont membres de Facebook. Presque autant chez les 25-34 ans : 47 %. Ce qui contraste avec la tranche des 45 à 64 ans qui ne sont représentés que par 18,5 % des leurs sur le site de réseautage.

MAJ

Eric Baillargeon explique ses calculs Facebook. On attend encore ceux d'Ipsos…

MAJ2

Michael Carpentier se met de la partie et met aussi en doute la méthodologie d'Ipsos qui conclut qu'un québécois sur quatre est sur Facebook.

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Marketing Internet Medias et Internet statistiques des affaires électroniques

Après le zappage, c’est la navigation Web qui nuit à la télévision…

Les propriétaires de canaux de télévision ne sont pas au bout de leurs peines. Après le zappage (acte de changer de canal durant les pauses publicitaires) qui a énormément réduit le temps passé à écouter leur publicité et avec lequel ils devaient composer, c’est maintenant avec le surf (navigation Web) qu’ils auront des problèmes. Selon eMarketer qui cite une étude d’Harris Interactive commandité par Blinkx, les internautes américains font de multiples tâches lorsqu’ils écoutent la télévision. Leur attention à ce média est donc lourdement affaiblie, historiquement par le zappage, mais maintenant aussi pour la navigation internet concomitante. Ils naviguent et écoutent la télévision simultanément! Disons que ça ne va plus très bien pour la TV…

Ainsi, cette étude nous apprend que :

Media Multitasking

Many of the early concerns about online video revolved around the Web stealing away television viewers. Today’s survey results point to the fact that when it comes to TV vs. the Web, it’s not an either/or proposition – it’s both.

When it comes to television viewing, the survey showed that more than three in four adults are doing the two-screen tango. Viewers aren’t necessarily abandoning their TV in favor of the Web; many are using the Web as an accompaniment to their TV viewing. In fact, 78% U.S. adults go online while watching TV, and more than a third of them do so always or often.

Double Dippers

“Double-dippers” are comprised of adults who enjoy surfing the Internet while watching television. Fully 62% of double-dippers surf the web while watching television for content that is not related to what they’re watching. And 25% of double-dippers go online for information specific to the programming they are currently viewing. Most commonly, double-dippers who surf the web for related content are looking for more information or color about what they’re watching, be it profiles of the actors (51%), products/services that appeared in or were advertised during the program (40%), or related upcoming events (39%).

Une autre étude cite par eMarketer, nous apprend qu’une multiplicité de raisons font que les gens ne regardent plus la TV. Ils n’ont plus le temps, leurs horaires ont changé, ils vont plus sur le web et ils n’aiment pas la programmation télévisuelle offerte.

 

Pour les entreprises, c’est peut-être le signal d’être en ligne plus efficacement, de faire plus de pub en ligne et de débuter des conversations Web. Mais vous pouvez aussi continuer de dépenser de gros sous pour faire de la pub TV et peut-être que ces statistiques disent n’importe quoi. Le connu est tellement plus rassurant…

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