M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Personnel et peut-être même hors sujet

Ce que j’ai détesté en 2011

C’est Murphy Cooper (aka Le Détesteur) qui pour une deuxième fois, me demande ce que j’ai détesté en 2011. Cette diatribe sera publiée dans le magazine Nithlife de fin d’année. Lisez à vos risques et périls puisque je n’étais vraiment pas de bonne humeur lorsque je me suis mise à détester de la sorte. Mais maudit que ça fait du bien de sortir le méchant 🙂

Merci Murphy d’exorciser mes démons…

Qui suis-je ?

Sur mon profil Google+ il est écrit : Web strategist (and sometimes bitch) with a purpose

Mon projet du moment

Triper avec ma blonde, mon petit-fils, ma microfamille, ma chienne, mes amis et mes clients, dans l’ordre. Faire tout ce qui est possible pour finalement m’acheter mon chalet et travailler divers projets, dont ma biographie qui devrait sortir à l’automne prochain.
Ce que j’ai détesté le plus en 2011

– La justice : j’ai été victime de plusieurs actes criminels et le processus policier et judiciaire est extrêmement long et pénible. J’ai aussi poursuivi un pseudojournaliste au civil pour diffamation et le jugement rendu permet d’aller en appel et en cour suprême. Mais après 12 000 $ d’avocat, je n’ai plus les moyens de faire respecter mes droits et ça fait royalement chier (lui c’est l’assurance de son boss qui paie la facture).

– Le retard que le Québec et le Canada continus de prendre sur le web et en techno parce qu’on se fait fourrer par les fournisseurs internet et cellulaires qui nous vendent à des prix exorbitants des produits de moyen et bas de gamme et des vitesses et disponibilités de transmission RIDICULES.

– Que ça prenne plus de temps traverser l’île de Montréal que de se rendre à Québec, à cause des travaux routiers.

– Ces gens qui disent sur Facebook on ne trouve que des niaiseries. Pourtant ce sont tes amis qui y sont. Alors cesse d’avoir des imbéciles pour amis hey ducon…

– Me faire traiter de papesse du web. Avec tous les scandales de pédophilie du clergé, ce n’est vraiment pas flatteur.

– Me faire dire par la bande qu’un gros producteur télévision au Québec n’aimait pas la « confusion des genres » de ma personne après un passage à une de leurs émissions. Je t’encule avec un godemichet salopard. C’est avec des tarés comme toi que l’homophobie continue…

– L’énergie qui m’a été pompée par tous ces connards qui n’acceptent pas ma différence et contre qui je dois me battre. C’est pourquoi j’ai hâte d’avoir mon chalet dans le bois pour respirer un peu.

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Médias sociaux

Le web, les médias sociaux et la grande entreprise, de quelle fonction d’affaires s’agit-il ?

Dans un récent billet À propos des médias sociaux et des petits, je disais :

Étonnamment, les petits (pour petites entreprises, voire micro-entreprises) et les moyennes entreprises réussissent souvent mieux en ligne que les grosses organisations. C’est qu’ils n’ont pas à gérer le « red tape » les guerres de budget, d’égo et de politicaillerie interne qui existent inévitable chez les grands.

Le « red tape » est certainement l’un des écueils majeurs d’implantation des médias sociaux dans la grande entreprise, mais il y a aussi beaucoup plus que ça. En fait, le web est=il une sous-fonction de l’une des fonctions traditionnelles de l’entreprise (production, Ressources humaines, finance, communication, marketing, etc.) ou est-il une fonction en soi ? Répondre à cette question est déjà un indice du succès et des retombés d’affaires du Web, ou pas. Le Web comme fonction d’entreprise a la potentialité d’engendrer des retombés d’affaires à chacune des fonctions traditionnelles, mais pour ça, il a besoin de l’input de chacune d’entre-elles. Justement, à cause des guerres intestinales inhérentes à la grande organisation, si on place le web sous une fonction, les retombées de celui-ci seront souvent très limitées, même s’il existe une bonne entente entre les chefs des différents départements. Qui plus est, les médias sociaux sont au cœur des communications avec les publics internes et externes de l’entreprise et illustrent très rapidement la potentielle inefficacité communicationnelle de l’organisation.

À titre d’exemple, supposons un gestionnaire des médias sociaux qui soit issu de la fonction relation publique. On lui pose une question de ressources humaines. Il doit alors s’enquérir de la réponse auprès des gens de cet autre département et attendre la réponse avant de la communiquer à son tour à la personne qui avait posé la question sur les médias sociaux. Combien de temps ces échanges communicationnels prendront-ils ? On s’entend pour dire qu’il n’est pas nécessaire de répondre à une question sur les médias sociaux dans les minutes qui suivent, mais après 24 heures, le délai de réponse est sans doute trop long.

Il y a quelques semaines, je rencontrai différents gestionnaires d’une organisation internationale dans le secteur de la finance. Il y avait des gens de marketing, base de données, ressources humaines et TI. En fait, le bureau chef européen avait donné le feu vert à l’organisation pour « tester » les médias sociaux. Ils ont des problèmes de recrutement en TI. Alors c’est la fonction ressource humaine qui a pour mandat de tester les médias sociaux pour l’organisation. Le boss du marketing souhaite vraiment que ça fonctionne parce que lui est d’avis que ce serait très utile pour son marketing, la personne de base de données aimerait bien améliorer le champ d’expérimentation avec les médias sociaux, mais c’est la fonction Relations publiques qui fait déjà du monitorage Web, avec le budget qui vient avec et sans être présent à la table de discussion. De plus, le monitorage Web des relations publiques est donné en mandat à une firme externe (à gros coûts et ils ne donnent que les résultats) alors que les gens de base de données, de TI et d’intelligence client aimeraient bien eux aussi expérimenter et avoir des retombées d’affaires d’un monitorage web pour l’organisation. Ce micmac d’enjeux, de pouvoir, de compétence et d’objectifs variés exprime assez bien pourquoi toutes les parties prenantes d’une organisation peuvent avoir envie de participer à un effort médias sociaux et la tristesse du constat que bien souvent la main droite d’une organisation ne sait pas ou n’a pas de prise sur ce que la main gauche fait.

Je vous mentionne aussi qu’une récente étude de McKinsey How social technologies are extending the organization (disponible gratuitement en échange de données personnelles) démontre bien (voir graphique plus bas) comment les technologies sociales peuvent générer des retombés d’affaires pour une multitude d’initiatives internes et externes. La seule question qui est toujours en suspens est de savoir comment les grandes entreprises s’y prendront pour finalement en bénéficier ?

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Blogues d'affaires Marketing Internet Médias sociaux

À propos des médias sociaux et des petits

Souvent, les gens semblent croire qu’étant rendus à me faire appeler « gourou, papesse, experte et autres sobriquets que les journalistes aiment bien », je ne travaille qu’avec les gros. C’est à demi vrai (ou à demi faux). Il est vrai que dans ma liste de clients il y a plusieurs fleurons de l’industrie québécoise, mais il y a aussi plusieurs illustres inconnus. D’ailleurs, il le sont beaucoup moins après qu’on ai travaillé ensemble.

Étonnamment, les petits (pour petites entreprises, voire micro-entreprises) et les moyennes entreprises réussissent souvent mieux en ligne que les grosses organisations. C’est qu’ils n’ont pas à gérer le « red tape » les guerres de budget, d’égo et de politicaillerie interne qui existent inévitable chez les grands. L’entrepreneur individuel ou le président d’une boîte de grosseur moyenne, lorsqu’ils décident d’aller dans une direction, généralement ils y vont. Je dis souvent que les médias sociaux ce n’est pas une question de budget ou de technologie, mais que c’est une question de philosophie communicationnelle (c’est d’ailleurs pourquoi même les petits peuvent se payer mes services).

Mais souvent, les gens sont incrédules et ils veulent des exemples. Je suis moi-même une micro-entreprise d’un seul individu, mais mon exemple ne parle pas parce que je suis une « veudette ». Pourtant, les gens oublient que c’est justement mon blogue et les médias sociaux qui ont fait de moi une personne connue. Même mes petits clients ont des réticences à raconter leur succès. C’est qu‘ils ne veulent pas eux non plus réveiller la concurrence qui dort encore au gaz. Ils ne veulent pas dans leur marché qui est quelquefois très compétitif, se retrouver à devoir travailler encore plus fort en positionnement web parce que tout d’un coup, quelqu’un s’aperçoit de la niche qu’ils occupent et du fric qu’ils font avec. Heureusement, quelques-uns osent écrire et dire haut et fort que ça a marché pour eux. Par exemple, mon client Allan Sutton, qui est accordeur de piano, partage certains aspects de son succès sur son blogue :

À la suite de mes rencontres avec Michelle Blanc, consultante en réseaux sociaux, j’ai choisi la formule Blog comme principale présence web de Piano Technique Montréal. Vous pouvez y lire des articles, vous y trouvez des photos, des extraits vidéos, des extraits sonores, et vous pouvez intervenir en commentant les articles ou en posant des questions. Ce que que vous y apprenez fait de vous un client plus avisé, et l’intérêt que vous y portez contribue au fait que le positionnement de l’entreprise soit excellent dans les résultats de recherche.

Je partage volontiers mon enthousiasme pour les réseaux sociaux, vecteur important de la prospérité de mon entreprise et de mes relations sociales. C’est donc grâce à mon blog que plusieurs de mes clients me trouvent. Grâce aux réseaux sociaux, je suis activement en lien avec des amis, des collègues, des fournisseurs, des inspirateurs, comme jamais auparavant, et j’aime ça ! La culture de générosité et de transparence qui y règne me plaît

Mais même lui, ne dis pas tout. Nous nous sommes rencontrés cet été par hasard sur une terrasse et il était extrêmement volubile quant à ses retombées d’affaires. Mais en ligne, il a une certaine réserve (très compréhensive) à partager des chiffres, des faits indubitables et des résultats concrets. Mais je pense que vous comprenez tout de même l’idée que les médias sociaux, c’est aussi pour les petits et que pour qui sait y faire, les retombés sonnantes et trébuchantes seront au rendez-vous,,,

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Blogues d'affaires Edito sans question Facebook Google + Marketing Internet Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Avis à mes détracteurs, La conversation, c’est de jaser…

Cette fin de semaine j’étais à l’émission de la radio de Radio-Canada, La Sphère, animée par Mathieu Dugal et il me posa la question qui tue (de mes détracteurs, les tabarnaks de jaloux). De parler de votre première vaginite, de vos recettes, de votre chien, ça dépasse l’information pertinente ? (l’entrevue est à partir de la 27e minute)

Bin oui justement, de parler d’autres choses ça fait parti d’une saine conversation. D’ailleurs on revient toujours avec quelques statuts Twitter choc, comme celui de ma vaginite, de ma blague d’un jeudi confession (sans mentionner que c’était une blague du 1ier avril), de mes recettes ou de mon chien. C’est gens là n’ont pas compris que comme dans la conversation hors web, celle du web se doit aussi d’être variée, diversifiée, venant de vos tripes et vivante. J’ai déjà expliqué qu‘à cause de la loi des grands nombres, je suis maintenant plus en mode broadcast que de réelle discussion, mais ça ne m’empêche pas de répondre à ceux qui m’interpellent (dans la mesure du possible) et surtout, d’être spontanée et diversifiée dans mes partages de contenus. D’ailleurs la question de mon blogue de Charlotte, fait maintenant partie du contenu de mes conférences et est une analyse de cas médias sociaux fascinante (elle a eu 13 000 pages vues lors du premier mois en ligne et oui, ce n’est qu’un chien). J’ai en outre valorisé les avantages stratégiques de savoir déconner, parler De l’importance du pâté chinois dans une stratégie médias sociaux, de l’importance de garder sa saveur linguistique régionale, d’aborder des sujets aussi sérieux que celui de la mort, De la transparence, de la mise en scène et de la perte de contrôle, et du narcissisme et de ma vaginite.

Mais la démagogie est forte et quelques twits sur 37 463 (au moment d’écrire ces lignes) serviront sans doute encore longtemps d’exemples à mes détracteurs, pour prouver que mes contenus, ce n’est pas de l’information pertinente…

Conclusion

Chers détracteurs

24 714 abonnés Twitter
5 000 abonnés à mon profil Facebook (dont 598 demandes en attentes et 404 abonnés)
3 186 fans de ma page Facebook
5 385 abonnés Google+
et des dizaines de milliers de lecteurs de mes blogues et de mes livres trouvent sans doute que ma diversité éditoriale est rafraichissante et que votre opinion sur la non-pertinence des mes propos, ils s’en « tabarnakent » aussi …

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Les médias sociaux 101 et 201

Les médias sociaux 201, l’avis de Jacques Nantel, un de mes mentors

Depuis plusieurs années déjà, Jacques Nantel est l’un de mes mentors. Pour ceux qui ne le connaissent pas:

In 2000, he received the prestigious «Leaders in Management Education» an award bestowed by the Financial Post to the best professors of the Canadian Business Schools. In 2002, the American Marketing Association (Montréal Chapter) granted him the title of «Personality of the year » for his contribution to the advancement of the marketing profession.

En outre, il a été titulaire de nombreuses Chaires de recherches dont la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier (à laquelle j’ai déjà collaboré) et est maintenant secrétaire général de HEC Montréal. Tout ça pour vous dire que son opinion m’est et m’a toujours été précieuse, qu’elle soit positive ou négative (c’est d’ailleurs pourquoi c’est l’un de mes mentors). Or cette semaine, il m’envoie ce court message (avec permission de publier) :

Michelle

Je viens de terminer la lecture de ton 201. Bravo tres intéressant, largement contributif et terriblement bien écrit.

Bravo et merci

Jacques Nantel

Comme je le dis quelquefois, j’me peux pu et je suis FOLLE comme d’la marde  = MERCI Jacques

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Médias sociaux

Quelle grande entreprise canadienne ou québécoise est réellement « hot » sur les médias sociaux?

Hier soir je soupais avec une bonne copine qui est titulaire d’une M.Sc. Commerce électronique et passionnée de médias sociaux comme moi. Elle travaille dans une très grande entreprise et doit se battre continuellement pour faire avancer quelques initiatives médias sociaux que ce soit. Puis elle me demande «Michelle, quelles sont les grandes entreprises réellement hot sur les médias sociaux au Canada ? »

À mon grand regret, je n’ai pas de réponses. Bien sur il y a la police de Vancouver qui est depuis longtemps l’une des entreprises les plus innovantes sur les médias sociaux au Canada, il y a Lululemon que je donne souvent en exemple, il y a plein de PME et d’organisations de moyenne taille que je connais qui se tire très bien d’affaire (comme Tourisme Mauricie, Tourisme Montréal, Dessins Drummond et plusieurs autres) mais de grandes entreprises qui sont reconnus ici et ailleurs pour être à l’avant-garde des médias sociaux, je n’en connais pas ou il faut croire que j’ai un grand blanc. Et vous , vous avez des noms, des suggestions, des études de cas de grandes entreprises canadiennes ou québécoises qui innovent à ce chapitre ?

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Stratégie d'affaires Stratégies de commerce électronique

Vouloir se battre pour des miettes

Il y a quelques semaines je recevais un jeune entrepreneur qui venait me parler du modèle d’affaire de sa nouvelle startup. Je l’écoute me présenter ses arguments, sa technologie, ses objectifs et son modèle d’affaires pour lequel il songe à une stratégie marketing. Puis la discussion avance puis je lui parle de ses motivations d’affaires. Il m’explique que depuis plusieurs années, il a un très gros client qui lui génère un chiffre d’affaires mensuel important. Depuis peu, il a un deuxième client d’importance, dans cette même niche, qui commence à être très rentable aussi. Mais voilà que si ses deux clients décidaient pour quelques raisons que ce soit, de ne plus travailler avec son entreprise, il se retrouverait le bec à l’eau. C’est pourquoi il aimerait bien avoir quelque chose d’autre de récurrents et qu’il a songé à ce nouveau service pour TPE et PME.

Je lui demande comment il a eu ses deux gros clients. Il me répond que c’est un concours de circonstances qu’il n’avait pas planifié. Je lui demande si son client est satisfait de ses services. Il m’explique qu’il travaille avec lui depuis dix ans, que grâce à sa technologie son client a augmenté très sensiblement son chiffre de vente et qu’il est même prêt à faire une étude de cas très éloquente en sa faveur. Je lui demande alors pourquoi il ne cherche pas plutôt à développer ce créneau plutôt que de tenter de vendre des miettes à des TPE et PME dans un créneau qui est déjà engorgé, pour lequel la planète entière se bat, qui va requérir un investissement marketing majeur pour des retombées financières extrêmement faibles ?

Étrangement, il n’avait pas pensé à ça. Ou plutôt si, il est jeune et il a peur de ne pas être pris au sérieux par les gros VP des multinationales. Je lui fais valoir qu’il a déjà comme client 2 des plus grosses multinationales québécoises, que leur VP le prenne déjà au sérieux, que dans ce créneau, on ne trouve personne de spécialisé avec une feuille de route probante comme celle qu’il a déjà et que dans la sphère techno dans laquelle il évolue, il n’y a certainement pas de gens avec 20 ans d’expérience et que 10 ans d’expérience probante, c’est déjà remarquable. En outre, tenter de convaincre des milliers de TPE PME risque d’être une tâche encore plus ardue que de tenter de convaincre quelques centaines de gros VP.

Morale de l’histoire

Il a compris qu’il était déjà dans un créneau porteur, que s’il ne trouve que trois à cinq clients de plus, il ferait plus d’argent et règlerait son problème de dépendance à un seul très gros client, que s’il dépensait des centaines de milliers de dollars pour tenter de convaincre (et gérer) des milliers de PME pour une facturation minime avec ceux-ci. Il est reparti troublé et ravi de voir que l’expertise qu’il a déjà est sans doute son plus gros actif et il va capitaliser sur celle-ci.

Des fois, de discuter avec un(e) consultant(e) externe, ça permet de voir ses enjeux sous un autre angle. Ce n’est pas de la « rocket science » c’est juste que lorsqu’on n’est pas dans le problème, on cerne les opportunités, les forces et les enjeux d’un autre angle et que cette perspective différente peut recentrer les décisions d’affaires comme aucun entrepreneur ne peut le faire de lui-même. Je lui ai aussi suggéré fortement de se faire un conseil consultatif d’administration avec de vieux routiers d’entreprises de divers domaines, de bien les payer et de faire un meeting de brainstorm avec eux deux fois par année…

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Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging

La Faecum sur Twitter avec le hashtag #TLMEP ou comment se tirer dans le pied

La semaine dernière j’ai reçu un message de l’un des organisateurs d’une manifestation étudiante de la FAECUM qui projetait de tenir en otage le hashtag #TLMEP, de la populaire émission Tout le monde en parle sur Twitter. Je lui ai signifié que c’était une très mauvaise idée et l’ai dirigé vers mon billet Ambush marketing, guérilla marketing et marketing d’opportunité. De toute évidence, il n’a pas pris mon conseil (et comme je le dis souvent, un conseil gratuit est un conseil qui ne vaut rien, j’aurai dû le facturer). Je dois admettre que je ne suis plus très chaude à suivre les débats relatifs aux émissions de télévision sur Twitter, que l’on nomme le twivage. Je trouve qu’au début c’était « cute et divertissant », mais c’est maintenant rendu un phénomène trop « populaire » et envahissant. Alors, ça fait déjà un bout que j’ai décroché.

Ce matin, sur le mur de ma page Facebook, j’apprends que les étudiants y sont allés tout de même. On me parle du billet Le fil #TLMEP assiégé par les étudiants de l’UdeM! Dans lequel on note :

Est-ce réellement le début d’une vague de manifestations 2.0 ? Qui sait… Mais bien que cette méthode ingénieuse ait une portée médiatique difficilement mesurable, mais considérable (le quotidien Le Devoir a aussi repris la nouvelle), il va sans dire que plusieurs acteurs du milieu médiatique et surtout des habitués du fil Twitter de TLMEP se sont indignés contre la méthode invasive des étudiants pour attirer l’attention sur leur cause. Plusieurs ont livré l’argument que cette méthode s’apparentant à un SPAM puisse simplement importuner les utilisateurs de Twitter au lieu de réellement les rallier à la cause étudiante.

Les contre-arguments des universitaires se sont vite pointés, vous vous en douterez. Il est toujours mieux d’importuner des gens sur les réseaux sociaux pour se faire entendre que de casser des fenêtres au Centre-Ville… Reste à voir si les répercussions de cette « manifestation 2.0 » se feront sentir dans les prochaines semaines. Dossier à suivre!!

Quant à lui, le pote Dominic Arpin y va d’un questionnement dans son billet La FAECUM s’invite à TLMEP sur Twitter : Brillant ou déplacé ? Il y mentionne :

Sur Twitter, ce genre de « manifestation » orchestrée est probablement une première au Québec. Elle dénote une très bonne compréhension du fonctionnement du site et des influenceurs québécois qui s’y trouvent. Aussi ingénieuse soit-elle, elle a toutefois soulevé l’ire de plusieurs abonnés qui se sont sentis « spammés » par la horde d’étudiants. À vrai dire, c’est un peu comme si la FAECUM avait débarqué au milieu d’un party où elle n’était pas invité. Quelqu’un a même utilisé le terme « prise d’otage » pour définir la démarche des étudiants.
Alors, coup de génie pour passer un message ou détournement agressant d’un mot-clic populaire sur Twitter? Le débat est lancé.

Alors cher Dominic, mon point de vue est que c’est d’une « pochitude » extrême. Oui, le message est parvenu au 2e groupe le plus influent du web après les médias traditionnels que sont les usagers de Twitter. Mais ce message en est un d’arnaque, d’opportunisme éhonté et de manque de classe. Si comme le mentionnent les étudiants « . Il est toujours mieux d’importuner des gens sur les réseaux sociaux pour se faire entendre que de casser des fenêtres au Centre-Ville » l’un est sans doute l’équivalent de l’autre dans le virtuel. L’un des objectifs d’une campagne sociétale, quelle qu’elle soit, en plus de faire passer son message, est d’obtenir l’adhésion. Dans ce cas-ci, le message est certainement passé, mais au lieu de l’adhésion, j’ai comme l’impression que c’est plutôt un rejet massif que les étudiants vont récolter.

Qui plus est, c’est la deuxième fois qu’en un court laps de temps, que j’entends parler de ces jeunes qui ont la bonne idée d’arnaquer des usagers Twitter (ambush marketing). J’espère que ce n’est pas représentatif de cette nouvelle génération pour qui la fin justifie les moyens…

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Les médias sociaux 101 et 201 Personnel et peut-être même hors sujet

Clips promo Les médias sociaux 201 et recette et entrevue avec MC Gilles

C’est avec plaisir que je vous présente les clips promotionnels qui ont été tournés chez moi pour présenter mon livre Les médias sociaux 201. Tout d’abord il y a une petite intro qui présente le livre.

Puis, j’ai fait quelques recettes avec le pote MC Gilles. J’ai d’abord fait ma recette de marinade à steak BBQ web 2.0, puis ma salade aux patates de la mort et enfin, ma salade de tomates au p’tits jus qui fait tomber su’l cul. (vous remarquerez d’ailleurs qu’à la fin je me suis royalement trompé en parlant de basilique au lieu de balsamique).

Finalement, MC Gilles m’a déjà interviewé pour le magazine Urbania. C’était donc à mon tour de le griller le temps d’une discussion à propos des médias sociaux.

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Démocratie en ligne Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique Les médias sociaux 101 et 201 politique et internet Web 2.0

Henri-François Gautrin, faudrait peut-être l’écouter cette fois-ci

[caption id="" align="aligncenter" width="604" caption="Henri-François Gautrin et Michelle Blanc au Party de Les médias sociaux 201"]Henri-François Gautrin et Michelle Blanc au Party de Les médias sociaux 201[/caption]

Mardi, lors de mon party pour mon livre Les médias sociaux 201, j’ai eu la surprise de revoir monsieur Henri-François Gautrin. Puis une suite de souvenirs heureux et malheureux me sont revenus en tête. Je me rappelle l’excellent livre vert qu’il avait rédigé et déposé à l’Assemblée nationale Vers un Québec Branché. Il a malheureusement été tabletté si rapidement qu’il n’est plus disponible qu’aux archives de l’Université du Québec à Chicoutimi (PDF). Le lien qui menait vers lui sur le site de Services Gouvernementaux Québec, est inopérant. On appelle ça une tablette réelle et virtuelle profonde.

Pourtant, ses conclusions et recommandations étaient lumineuses pour l’époque et elles le sont toujours aujourd’hui. Mais la mafia des TI et des fonctionnaires « vieille école » veillait au grain. J’ai d’ailleurs déjà parlé de ces mafias dans mon billet Les scandales TI aux gouvernements du Québec et du Canada, tentative d’explication.

Entre-temps, le Canada se vante d’avoir branché 80% des foyers canadiens à la haute vitesse. On oublie cependant de dire que cette haute vitesse est de 1,5 mbps, ce qui est juste un peu plus rapide que le ADSL. On ne note pas non plus qu’aux USA, le standard de ce qu’on nomme haute vitesse est de 4mbps et qu’en Corée du Sud, c’est 92mbps. À ce propos, je vous invite à relire mon billet Réponse à Le Canada et la Gaspésie sont le tiers-monde des technos usagers. Entre-temps aussi, j’ai noté dans mon billet Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans le bon panier? Que :

l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois.
(…)La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.
(…)Qu’attend le gouvernement pour se réveiller et réaliser qu’ici, au Québec, en plus des beaux décors qu’on veut vendre sur la scène internationale, il y a peut-être aussi cette industrie numérique qui a besoin de son appui?

J’ai aussi dans mon billet Les TI sont le fer de lance de la prospérité économique, noté que de nombreux rapports confirment l’apport extraordinaire pour une économie nationale, de ces gugus issus des geeks de toute sortes.

La lumière au bout du tunnel ?

Or malgré le salmigondis que je me suis efforcée de vous proposer plus haut, il me reste un espoir. Cet espoir est justement Henri-François Gautrin. Il a repris le bâton de pèlerin et frappe à la porte de plusieurs intervenants majeurs de l’entreprise privée, d’organismes sans but lucratif et de ministères (oui que oui, il doit même se battre avec ceux qui devraient l’appuyer), afin de tenter une ultime quête de l’efficacité gouvernementale technologique. Sa quête est une Consultation publique Web 2.0 qui vise à comprendre:

Comment le gouvernement du Québec peut-il exploiter le Web 2.0 – réseautage social, sites wiki, applications composites (mashups), blogues – pour améliorer la qualité des services aux citoyens et son efficacité interne?

Conclusion
Je ne suis pas pratiquante, mais j’ai comme le goût de prier que cette fois-ci, ce soit la bonne et qu’elle débouche sur un chantier encore plus large et encore plus important qui est celui d’une politique numérique pour le Québec !

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