M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Marketing 2.0 Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Web 2.0

Les prédictions médias sociaux en entreprise 2011 de Jeremiah Owyang – LeWeb

Parmi les nombreuses présentations de haut calibre de l’édition 2010 de la conférence LeWeb de Loïc Le Meur, l’une de celle que j’attendais avec impatience était celle de Jeremiah Owyang de Altimeter Group. L’élément de la présentation qui a le plus attiré mon attention est la pyramide du ROI. Il est en effet évident qu’il faut parler de ROI, avec le langage et les mesures qui conviennent au niveau hiérarchique auquel on s’adresse.

The ROI Pyramid: All Roles, Metrics, and Data Types

Le hic de cette approche, est que pour ce faire, les médias sociaux, leurs objectifs et l’atteinte de ceux-ci via les mesures de rendements, se doivent d’être présents. Ce qui est encore trop rare dans nos marchés. Par exemple, si on veut mesurer l’impact des médias sociaux sur les ventes (comme le suggère le graphique) il faut déjà que les outils de mesure de la conversion soient installés, que la présence médias sociaux soit suffisamment importante, en terme de volume et de durée dans le temps et que la maturité de tous ces éléments soit effective. Ce dont je rêve, mais que je n’ai malheureusement pas encore rencontré dans ma pratique. J’ attire aussi votre attention sur la diapo qui illustre les différents modèles de mise en œuvre des médias sociaux en entreprise.

The Five Ways Companies Organize for Social Business
De même que sur celle qui explique les moyens que les entreprises sondées par Altimeter Group, mettent à la disposition de leurs ambitions d’atteindre la maturité d’une présence sur les médias sociaux.

Corporate Social Business Maturity: Breakdown by Budget, Team Size, and Formational Modal


http://www.youtube.com/watch?v=LElO5BcuvcY

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Gouvernement électronique politique et internet

Stephen Harper n’est pas suivi par les chefs d’État sur Twitter LeWeb10

Le compte twitter de Stephen Harper n’est suivi par pratiquement aucun chef d’État (dont le président américain qui est supposé être son grand allié???) tandis que Nicolas Sarkozy, lui ne suit personne, pas même ses propres ministres. C’est le triste constat que fit Matthias Lufken lors de sa présentation Twitter Diplomacy au congrès international LeWeb10 à Paris, d’où j’arrive (vous pouvez voir la présentation plus bas). Monsieur Lufken fit remarquer que ce n’est pas Barrack Obama qui twitt lui-même sur son compte, mais que cet accès citoyen est lu par ses aide de camp et qu’ainsi, le président américain a le pouls en direct du peuple. Il fit aussi remarquer qu’étant donné que M. Obama, le premier ministre du Royaume-Uni et de la Russie se suivent mutuellement, qu’ils peuvent certainement communiquer via la fonction de messagerie directe, avec une sécurité et une rapidité plus accrue que les câbles diplomatiques américains (une blague qui a un fond de vérité dans l’affaire Wikileaks). Il note aussi que Cristina Fernandez de l’Argentine est particulièrement influente, que Sarkozy ne suit personne, que Schwarzeneger se sert de twitter comme d’un outil pour se rapprocher de ses électeurs et Hugo Chavez est probablement le chef d’état le plus prolifique sur Twitter.
Ces différents constats nous permettent certainement de conclure que le Canada est encore très loin d’une utilisation efficiente des médias sociaux pour sa politique étrangère ou tout simplement, à des fins électorales intérieures…

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Marketing 2.0 Marketing Internet Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique

La valeur des concepts sur le Web

Un de mes clients est l’une des succursales d’une grosse chaîne américaine. Évidemment, les décisions majeures se prennent aux É.-U.. Mais étant donné le « fait français » de sa succursale québécoise, mon client a plus de latitude que ses collègues américains pour faire les choses différemment ici. Je lui offre mes conseils de gestion du Web et cette semaine il me demande ce que je pense d’un « concept » américain pour lequel ils vont faire un focus group ici, afin de l’adapter à notre réalité. Supposons que ce client est un club de golf (ce qui n’est pas le cas). Supposons aussi que la franchise américaine de ce club de golf s’appelle Myway Golf resort. L’agence américaine a songé à un beau slogan pour la présence en ligne avec le jeu de mots « your way ». Mon client me demande ce que j’en pense. Je vous indique aussi que l’objectif premier de sa présence en ligne est de faire de l’acquisition de clients. Je lui réponds donc :

Je pense que vous avez beaucoup d’argent à perdre en la tirant ainsi par la fenêtre. Sur le Web, et en marketing en général, on peut soit se positionner sur ce que les gens cherchent vraiment ou encore dépenser une fortune pour faire connaître un concept que les gens ne connaissent pas et ne cherchent pas. C’est un peu comme si ton objectif est de faire le trajet Montréal Québec et que tu demandes à tes clients de choisir la couleur et le modèle de la voiture que vous utiliserez pour vous y rendre et que vous payez par la suite une fortune pour faire connaître la couleur de la voiture que vous avez choisie pour y aller. Moi je me concentrerai sans doute plus sur le fait d’aller à Québec. De plus, qui va réellement chercher « your way » sur le Web? Je crois plutôt que les gens chercheront Golf, Golf resort et autres combinaisons de mots-clés reliés directement à votre domaine. Appelez ça yourway-golf.com si ça vous chante, mais la valeur ajoutée de ce concept m’échappe certainement et je ne suis pas une conseillère publicitaire, mais bien une conseillère stratégie web et conseil de gestion du Web…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Michelle Blanc aux enchères, pour une 2e année

Pour une 2e année, je me mets aux enchères au profit de l’un des organismes de la http://www.guignoleeduweb.org.
Cette enchère inclut:

  • Une période de deux heures avec moi au Laika Montréal. Je paye les Cosmo et vous pourrez en outre, faire de la consultation gratuite avec moi durant cette période. Mon tarif horaire (pour l’instant) est de $300 + tx. Donc pour deux heures de discussion avec un ou une couple de Cosmo et le sentiment d’avoir fait une bonne action, ça vaut sans doute une couple de piastres.
  • Pour augmenter le valeur de l’enchère, je m’engage à faire billet spécial sur le vainqueur, ainsi que 2 twitts. Au moment d’écrire ces lignes, un seul twitt commandité de ma part vaut 500€ Euros et un billet promo vaut certainement aussi plusieurs dollars.
  • Mes détracteurs peuvent aussi miser sur les enchères et choisir de me faire fermer la gueule (incluant le Web) durant 2hrs. Est-ce que mes détracteurs sont des cheaps? La réponse deviendra évidente le 23 décembre prochain

Cette enchère se terminera le 23 décembre à midi et les « bids » se doivent d’être dans les commentaires de ce blogue. Ainsi, vous pourrez juger de l’évolution de la cagnotte. Je suggère aussi aux autres potes qui ont déjà mis les bannières de http://www.guignoleeduweb.org/bannieres.html , de faire eux aussi une enchère ou d’inciter leurs copains à installer aussi une bannière sur leur propriété Web.
Le vainqueur de l’enchère de l’an dernier était Orangium qui a versé $ 1123.48 à Moisson Montréal.

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Marketing 2.0 Medias et Internet Relations publiques Internet

Mes trucs pour attirer l’attention des médias traditionnels

Ça fait des années que les médias traditionnels me font une place de choix et je le dois à mon blogue, mais aussi à une compréhension des mécanismes de création de la nouvelle et de relations publiques. Pour avoir des résultats, voici donc quelques trucs

  • J’écris souvent sur l’actualité en prenant la lorgnette de ma spécialité pour analyser celle-ci. Les journalistes sont souvent à la recherche d’avis d’experts pour analyser l’actualité et si vous vous êtes déjà prononcé sur un sujet chaud et que les journalistes vous trouvent, ils vous téléphoneront. Si vous êtes collaboratif et avez un point de vue intéressant, ils vous mettront de facto dans la base de données des experts de leur média.
  • La longueur standard journalistique papier est de 750 mots. J’ai souvent fait des billets étoffés que j’offrais gracieusement par la suite à un média. Ainsi, durant des années j’étais experte invitée au Journal LesAffaires, à Branchez-vous ou au Canal Argent.
  • Je n’ai jamais eu peur de prendre position. Les journalistes de même que les lecteurs ou auditeurs ou spectateurs aiment bien les gens qui ont des positions claires.
  • Je n’ai pas non plus peur des polémiques. Les médias ont souvent besoin d’avoir les deux côtés d’une médaille. Si vous naviguez continuellement entre le pour et le contre, vous ne serez que de peu d’intérêts.
  • Je documente mes avis, de recherches locales et internationales et de faits et de statistiques. Ces outils permettent d’avoir un point de vue qui n’est pas strictement basé que sur des impressions.
  • J’essaie de toujours être gentille avec les gens qui gravitent autour des médias. Que ce soit une maquilleuse, un preneur de son, une réceptionniste, recherchiste ou un caméraman, vous ne savez jamais l’influence qu’ils ont sur les journalistes et en général, les gens aiment bien travailler avec les gens sympathiques qui de surcroit, ont des choses à dire.
  • Je suis passionnée de mon sujet et de mon travail. La passion ça fait bien des miracles pour les médias, mais aussi pour les affaires…

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Edito sans question

Wikileaks, la valorisation du couillon

Deep Throat a fait tomber Nixon, oui la dénonciation peut être bénéfique. La Stasi, l’Iran et plusieurs régimes totalitaires fonctionnent ou fonctionnaient aussi à la dénonciation. Les collabos durant l’occupation française lors de la 2e guerre mondiale, étaient aussi des dénonciateurs. Wikileaks et plusieurs médias partout dans le monde, fonctionnent à la dénonciation. Même ici au Québec, nous sommes à une époque ou tout le monde dénonce « la magouille » qui se trouve aux échelons politiques et économiques. Si l’information, pour des raisons historiques, fait notre affaire, le dénonciateur est un héros. Si l’histoire n’est pas de notre côté, c’est un couillon. Oui la ligne est souvent bien mince et oui les fraudeurs, crosseurs, usurpateurs et autres vicieux méritent de tomber, mais oui les moyens utilisés pour les faire tomber me donnent souvent mal au cœur.

Wikileaks n’est en fait qu’un autre instrument de valorisation du dénonciateur… Sera-t-il un héros ou un couillon? Ça dépendra toujours du vainqueur de l’histoire qui va s’écrire plus tard, mais ça reste à mes yeux, d’abord et avant tout un couillon…

Le triste de ces histoires est que le couillon entraîne dans les sociétés un sentiment de suspicion généralisé et que cette suspicion généralisée peut freiner les individus de s’impliquer de peur d’être un jour victime (à tord) du couillon héroïque…

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Edito sans question

Pour une éthique des praticiens du web

La semaine dernière j’étais invitée à donner un cours dans le cadre de la Maîtrise ès Sciences (M.Sc.) en commerce électronique. Je devais y parler de médias sociaux. Mais la discussion avec les étudiants a vite débouché sur des questions plutôt éthiques et philosophiques du praticien web. C’est qu’un étudiant me demandait ce que je pensais de l’idée de créer un script spécialisé ayant pour but de créer de multiples faux avis utilisateurs, favorisant un marchand sur eBay. Il me dit que c’est le genre de travail qu’on lui demande de faire souvent et il voulait savoir ce que j’en pensais. Il justifia sa question par le fait que les temps sont difficiles pour un étudiant et que ça permet d’arrondir les fins de mois.

Je lui répondis que je trouvais ça non éthique et que c’est justement dans les moments difficiles qu’on évalue les qualités morales d’un individu. C’est facile de refuser du travail et de choisir lorsqu’on est très demandées. C’est plus difficile de refuser un mandat lorsqu’on cherche à arrondir les fins de mois. Je demandais aussi à l’étudiant s’il accepterait de briser une vitre et de voler ce qui est dans la façade d’un marchand parce qu’il est en besoin? Il me répondit qu’il n’y avait pas de dommages à ce qu’il proposait de faire. Comme nous étions dans un cours de droit des affaires électroniques, je lui fit remarquer que les compétiteurs du marchand qu’il se proposait d’aider en manipulant le système auraient des pertes, que ces pertes pouvaient être mesurables et que j’y voyais là un motif à poursuite pour concurrence déloyale. De plus, sur eBay, il y a des politiques qui interdisent ce genre de pratiques et dans tous les cas, il m’apparaît clair que dans le sens d’une éthique des affaires, ce n’est certainement pas la chose à faire.

Ça me rappelle aussi certains épisodes dont celui de Bixi et de Morrow Communications, Autres problèmes de PR et de journalisme identifiés grâce aux blogues, Ces fournisseurs Web qui font de l’arnaque et de biens d’autres situations que j’ai vues durant mes 10 ans de pratiques. L’éthique n’est certainement pas une chose de coulée dans le béton. Son interprétation est très subjective. Cependant, je suis convaincue que les choix que font les professionnels du Web et les entrepreneurs en termes d’éthique les suivront pour longtemps et que plus une industrie est éthique, plus elle inspire confiance aux clients potentiels.
En conclusion, je vous invite à relire mon billet Pourquoi l’industrie des médias sociaux a un problème de crédibilité, qu’on peut aisément remplacer par « industrie du Web ».

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Marketing Internet Moteurs de recherche et référencement de sites Web Outils et références Relations publiques Internet Veille stratégique et Internet

Sur Google, ce que les gens cherchent le plus versus vos pages ou sections les plus fréquentées

Si vous voulez savoir ce que les gens cherchent le plus sur Google en lien à votre marque, faites une recherche avec celle-ci sur Google et regardez bien les suggestions que Google vous fera apparaître sous la boîte de recherche. Ainsi, pour une recherche avec Michelle Blanc, vous verrez apparaître les suggestions :

Ce sera les recherches les plus fréquentes que les internautes font dans le fameux moteur de recherche, en fonction de la localisation de la recherche. Par exemple, l’image que vous voyez plus bas, a été faite ce matin dans Google Canada, francophone. Si vous faites cette même recherche à partir de la France, les résultats seront différents.

Vous remarquerez aussi qu’en dessous des résultats qu’on propose, si vous êtes bien référencé, l’URL de votre propriété, apparaît avec plusieurs pages ou catégories qui sont proposées. Ces propositions sont en fait les éléments d’un site, qui sont les plus visités selon Google. Ces deux constats peuvent être d’une grande utilité afin de déterminer et d’ajuster une politique éditoriale, de déterminer les pages ou section les plus importante d’un site, mais aussi de faire prendre conscience de quels éléments on ajoute à votre brand lors d’une recherche. Si vous utilisez ça pour faire une analyse comparative des marques de la compétition ou dans un processus de veille de votre marque, des fois vous pourriez avoir d’étranges surprises…

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Commerce de détail en ligne Marketing 2.0 marketing mobile Médias sociaux

Qu’est-ce que le marketing viral?

Qu’est-ce que le marketing viral? Comment faire du marketing viral? Je veux une vidéo virale! C’est une question qu’on vient de me poser au téléphone et qui est très courante chez certains entrepreneurs. On veut faire du viral. Avant de vous faire un portrait de ce qu’est le marketing viral, je vous dirais ceci. Demander du « viral » c’est comme d’aller voir un réalisateur de film et lui dire : je veux un oscar. Le viral est donc le résultat escompté d’une foule de tactiques marketings possibles. Mais il est présomptueux de demander ou de vendre du viral. On peut toutefois l’espérer.
Quelles sont les techniques utilisées pour obtenir un effet viral? Les méthodes sont nombreuses et font souvent appels au marketing internet tel que (dans Wikipedia) :

  • Internet Search Engines & Blogs
  • Target Marketing Web Services
  • Social Media Interconnectivity
  • Industry specific organization contributions
  • Television & Radio
  • Multiple forms of Print and Direct Marketing
  • SEO Web Development
  • Customer Participation & Polling services
  • Outbound/Inbound Call Center Services
  • Mobile SmartPhone Integration

VMS target marketing is based on three important principals:
1. Social Profile Gathering
2. Proximity Market Analysis
3. Real-Time Key word Density Analysis
By applying these three important disciplines to an advertising model, a VMS company is able to match a client with their targeted customers at a cost effective advantage.

Mais à la base de toutes campagnes qui aura peut-être un effet monstre, c’est LA bonne idée ou LE bon concept qui se rependra comme une trainée de poudre. Si vous manquez d’imagination, vous pouvez certainement vous inspirer des autres et adapter ici ce qui a fonctionné ailleurs. Par exemple, l’agence Pheromone a adapté avec succès la campagne d’abord générée utilisateur de Madmen sur Twitter (sept. 2008), pour la rendre générer agence pour le Théatre du Nouveau monde avec Molière sur Twitter (décembre 2009). Par contre, si cela a déjà été fait ailleurs ad nauseam comme les fameux Lip dub par exemple, je ne suis pas certaine que ça va avoir un impact positif. Ça pourrait même être tout le contraire.

En guise de lecture additionnelle :

Quatre raisons pourquoi votre marketing médias sociaux est poche

Old Spice, le culte marketing et les retombées d’affaires

Certaines entreprises culturelles peuvent en montrer en matière de marketing 2.0

Le marketing viral, de buzz, de bouche à oreille et le média librement généré par le consommateur

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Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux Relations publiques Internet

Médisance et règlements de comptes sur les médias sociaux

De plus en plus, des organisations viennent me consulter pour savoir comment gérer la médisance sur les médias sociaux. C’est une zone grise difficile à gérer pour les entreprises de même que pour les individus. Pour nous aider dans cette tâche il y a bien entendu le tableau des processus de réponses de la US Air Force dont j’ai parlé dans le billet US Air Force, Vos enjeux de relations publiques 2.0 peuvent difficilement être pires que les leurs, il y a les différents outils de monitorage et d’évaluation de l’influence dont j’ai parlé maintes fois dans ce blogue, de même que les poursuites possibles si la médisance traversait la subjective ligne de la diffamation. Mais il y a aussi les répercussions de l’inaction ou de l’action à soupeser dans la balance.

Il y a quelques semaines, une organisation nationale me consultait afin de savoir comment elle devait réagir à un ancien fournisseur qui les accusait de tous les maux sur twitter et Facebook, parce que l’organisation n’avait pas renouvelé son contrat. Après une analyse minutieuse de la situation, je suggérais de rencontrer le fournisseur et de ne pas réagir sur les médias sociaux. C’est que des fois, s’il y a un problème de déceler sur ceux-ci, de réagir d’une manière ou d’une autre sur les médias sociaux, risque de faire aggraver le problème et de le signaler à une foule d’autres intervenants qui ne sont pas du tout au courant du problème. Pour votre info, je viens tout juste de discuter avec cette organisation. Ils ont rencontré le fournisseur, celui-ci a admis avoir dépassé les bornes et l’affaire est classée.
Observation :

  • Ce fournisseur en lavant son linge sale en public ne s’est certainement pas attiré de nouveaux clients. Des clients qui pouvaient trouver ses produits ou services intéressants seront désormais sur leur garde, de peur qu’une fois le mandat complété, il se mette à leur faire aussi un procès d’intention.
  • Tous les gens qui sont entrés dans la discussion sans avoir eu les deux côtés de la médaille ont aussi été identifiés par l’organisation comme étant de potentiels adversaires de relations publiques. Il sera très difficile pour eux dans le futur, d’avoir la confiance de cette organisation et faire affaire avec elle.
  • C’est toujours « cool » de médire sur le perron de l’église. C’est humain, ça défoule, on se sent fort et courageux. Mais sur le web, nos écrits restent et le dommage pourrait être des fois plus grand pour celui qui fait de la médisance que pour celui qui en est victime.
  • La ligne est mince parfois entre de la médisance et de la diffamation. Vous pourriez être victime de poursuites ou perdre votre emploi si vous dites n’importe quoi à propos d’une organisation ou d’une personne sur le Web. Le délai de prescription pour une poursuite légale en diffamation est beaucoup plus long que le délai de réaction (ou non) aux conneries que vous pourriez dire.
  • Je crois fermement à la loi du karma et lorsque tu fais du mal, ça te revient toujours et pas nécessairement de celui à qui tu a fait du tord.

Observation personnelle. Je suis moi-même une marque et c’est encore plus difficile à gérer étant donné que les émotions sont fortes et que lorsque je suis témoin de médisance envers ma marque, c’est de moi aussi qu’il s’agit. Avec la sortie de Les médias sociaux 101, j’ai été témoin de nombreux coups bas et à cause d’une promesse de ne pas réagir que j’ai faite au directeur communication de l’éditeur, je n’ai nullement réagi à ces nombreux coups bas dont j’ai été victime. Ça aura sans doute été l’une des grandes leçons d’humilité et de relations publiques que j’ai faites durant la dernière année…

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