M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Les médias sociaux 101 et 201

Lancement de Les médias sociaux 101 (behind the scene)

Vidéo tourné lors du lancement du livre Les médias sociaux 101 de Michelle Blanc et Nadia Seraiocco et entretien avec différentes personnes qui y étaient.


Lancement de Les médias sociaux 101 (behind the scene)
envoyé par MichelleBlanc. – Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

Cette vidéo est une production flabergastante de Mémoart. Un gros merci à Melitza Charest et son équipe.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Aider un étudiant, des fois ça fait des petits

Voici un courriel que j’ai reçu hier (et j’ai demandé la permission de publier) :

Que d’admiration !
Chère dame,

Comme je vous admire pour tout ce que vous êtes ! Et comme je vous guette dans tout ce que vous faites !

Bien lointainement, mon fils Xavier Blais, m’avait parlé de l’admiration professionnelle qu’il avait pour vous. Il avait été honoré de vous interviewer pour un travail académique. Vous aviez respecté, admiré et publicisé ces jeunes sur votre blogue.
www.michelleblanc.com/images/RAPPORT-FINAL-WEB-2-0.pdf

Toujours est-il que grâce à vous (et à son propre cheminement… Bien certainement…), il vient de sortir, comme étudiant finissant, une pub assez impressionnante.
Impressionnante par sa conception globale, son côté artistique et sa qualité mais surtout par l’utilisation positive des médias sociaux. Ces trois jeunes ont su utiliser les médias sociaux comme levier et comme outil principal. Wow !! Comme la démarche globale m’impressionne !

J’entends souvent les questions à connotation négative à l’égard des médias sociaux quand on vous interviewe. Vous devez constamment nuancer et apaiser.

Ben voilà… Votre belle et bonne influence sur des jeunes très talentueux sachant utiliser positivement les outils actuels:

http://marketingqc.ca/nouvelle.php?newsno=26703

http://www2.infopresse.com/blogs/actualites/archive/2010/10/14/article-35845.aspx?s=newsletter

http://www.grenier.qc.ca/nouvelles/416/des-etudiants-de-l-uqam-realisent-la-nouvelle-campagne-du-musee-d-art-contemporain

Merci madame !

Sylvie Breton

P.S… Ah oui…!!! Si vous deviez un jour parler à mon fils… Le monde est petit… Ne lui dites jamais que je vous ai écrit… Il me tuerait de ses commentaires du type «T’avais pas d’affaires, c’est ma vie» !! Mais bon… Vous savez que le slogan de la campagne 2010 de Grafika est Votre maman sera fière !

Quel dommage que vous ne vouliez pas que j’en parle 🙁 j’aurais aime
faire un billet de mon blogue de votre courriel…

Bonjour madame Blanc,
À bien y réfléchir, pourquoi pas…

Je vous autorise à faire un billet de mon courriel précédent. Vous méritez d’être félicité publiquement et lui aussi !
Je me ferai pardonner par mon fils…

P.-S. Aux étudiants qui lisent ce billet, avant de me contacter je vous invite à lire mon billet Avis à ces chers étudiants

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Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Web 2.0

Et si le web 2.0 faisait faillite? Et si la pub chiait dans son froc?

Ma vie est un feu roulant et bien souvent, je n’ai pas le temps de répondre à des pièces d’anthologie que je vois passer sur le Web. Les lumineux billets Et si le web 2.0 faisait faillite? et Et si le bazar web 2.0 finnissait par se dégonfler de François Roque (@imposture sur twitter et grand blogueur devant l’éternel depuis décembre 2009 avec la réclame : Si vous êtes fan de Web 2.o, twitter, Facebook et tous ces machins bidules, passez votre chemin… Bienvenue chez imposture – Rock – Réclame- Ciné- Rien…)) sur le blogue de Nicolas Borduas, grand patron de l’agence de pub TBWA/France en sont un exemple éloquent. Voici d’ailleurs quelques morceaux choisis :

Du billet Et si le web 2.0 faisait faillite?

Et si le Web 2.0 finissait par s’arrêter ? Fini, plus rien, pouf !…
Tous nos comptes Facebook, Twitter, Flickr & Co disparaissent, la majorité des blogs ferme, les «influents» perdent leur fond de commerce, les «amis» virtuels ne peuvent plus se RT, se poker, se DM…fini le tour du monde en moins de 30 secondes pour un scoop ou la vidéo d’un chat qui boit au robinet ! Bref, 200, 300, 400, 500 millions (?) de personnes morales et physiques privées de leurs joujoux ? Entre nous, ça nous reposerait un peu, non ? On prendrait le temps de lire, des livres avec des vraies pages qu’on tourne, d’écrire un peu plus de 140 signes, des phrases avec sujet verbe complément, de se voir plus souvent en vrai (IRL). Tout simplement, se retrouver dans un mode de communication «normal» entre animaux que nous sommes, essentiellement par regards, gestes, sourires…
(…)

Ces apprentis sorciers, et les financiers qui les accompagnent semblent oublier une règle basique du commerce : quand un service est gratuit, le «consommateur» n’a aucun scrupule à partir du jour au lendemain dès qu’il voit l’herbe plus verte ailleurs. C’est ce qui se passe avec Twitter, la nouvelle blague Interneto-financière du moment. Quel est le modèle financier de ce service où il n’y pas un gramme de pub visible ? Là aussi, mystère et boule de gomme… Alors est-ce qu’une bulle Web 2.0 peut exploser ?

(…)
L’illisibilité des modèles économiques de ces mastodontes de plâtre que sont Facebook, le moribond Myspace ou le gadget planétaire Twitter, ne serait-elle pas dans le fond causée par des symptômes similaires au financement impossible des retraites ? Trop d’utilisateurs et pas assez de cotisants. Les cotisants ? Le marché de la pub, tout simplement. Non seulement les investissements publicitaires globaux (tous médias confondus) ne sont pas extensibles à perte de vues (au mieux, quand il n’y a pas de crise, ils ne croissent que de quelques % par an), mais en plus il faudrait que les annonceurs procèdent à des transferts incroyables de la TV, la radio ou la presse vers l’Internet pour que ces sites puissent espérer équilibrer des services aux consommations et besoins exponentiels. Et imaginer que dans les années à venir autant de milliards seront investis dans les services actuels Web 2.0 tout en préservant les mêmes sommes dans la TV est une utopie totale. Un des deux médias sera forcément perdant. Or pour l’instant la TV offre aux annonceurs un cadre “cohérent” pour la pub, des audiences mesurées de façon précises et massives à un instant donné. La TV reste encore un grand lieu de rassemblement et de spectacle et à ce jour il n’y a rien de véritablement équivalent sur l’Internet.

Ça devient réellement loufoque surtout si on lit son dernier billet sur son propre blogue (écris presqu’un an plus tard), Rien. 51 #2 :

Monsieur Montebourg, vous avez raison, la programmation de TF1 est sans grand intérêt. Mais votre analyse aurait été également plus juste si dans votre panorama de l’abaissement intellectuel de et par la télévision vous aviez pris soin d’intégrer certaines inepties de M6 ou W9 et surtout les wagons de shows de telé-réalité stupides que nous déversent les chaînes du câble.

et dans son billet Rien. 51 #1 :

Je ne regarde quasiment plus la télé.

Et toc comme qui diraient les potes Français…

Dans le tome II de sa démonstration il est plus méthodique.

J’ai pensé à 4 facteurs de «contraction» et de «normalisation» du Web 2.0 :
1/ Le manque de temps
(…)une prolifération accrue des flux générés par encore plus de comptes Facebook ou Twitter, plus de sites communautaires intégrant les outils actuels (et à venir) de propagation, démultiplication et finalement de pollution. Malheureusement le temps consacré à la «consommation» de tous ces «flux» ne sera pas extensible. (…)
2/ La technologie.
Pas la technologie du Web 2.0. Non, le hardware. (…)Car, comme pour le iPhone, il y aura des protocoles et applications dédiées. Ces tablettes, Apple ou autres, vont introduire une capture supplémentaire de l’espace temps mais pour de la consommation de flux «formatés» et dérivés (payants…) des vieux médias et industries de la culture. Et moins pour consommer des flux d’informations plus sommaires (140 signes…), des vidéos médiocres, ou des blogs (vous êtes toujours là ?)…
3/ La dilution.
(…)Autrement dit sur les 300 millions de comptes Facebook combien sont des sources de qualités ou fiables ? Sur les 50 millions d’émetteurs Twitter combien postent des tweets intéressants, «originaux» ? Google commence à remonter les tweets dans ses réponses et il semblerait que les statuts Facebook apparaitront aussi. Comment alors savoir ce qui va être fiable, intéressant ou instructif dans tout ce bazar à croissance exponentielle ?
4/ L’argent.
Le quatrième facteur, fatal, lui, effet de l’enchainement des 3 précédents : trop de flux, manque de temps biologique et humain pour les traiter, émergence de solutions alternatives de qualité, report par petites touches vers d’autres émetteurs plus «formatés», manque de temps pour suivre les autres flux libres. Conséquence ? La faillite. Je l’ai exposée dans une autre note ici. Pour résumer, l’absence de modèle économique des poumons du web 2.0,(…)

En résumé, monsieur Roque croit que ça ne va pas bien pour le Web 2.0. C’est drôle et tout à fait opportun pour moi, mais je pense exactement le contraire. J’admets volontiers que si j’avais écrit ce billet réponse au moment de la mise en ligne du premier billet (en janvier 2010) je n’aurais pas l’avantage du temps qui a passé, mais j’aurais très probablement le même sourire intérieur en lisant ça.

Mes arguments. Oui il y a eu enflure boursière des stars du Web 2.0. Oui il y a spéculation sur certaines « veudettes» du web 2.0, mais la spéculation a toujours existé et elle se fait aussi sur le dos de bien d’autres industries. Aussi, si on revient à la première bulle internet, on se gargarise de la déconfiture de plusieurs, mais c’est bien un de mes mentors Jacques Nantel qui rappelait à juste titre en 2001, que malgré la spéculation et le gros rire gras de ceux qui cassaient du sucre sur le dos des technos, que les prévisions de ventes en ligne exagérée de 1995, avaient toutes été largement dépassées en 2000 et 2001. Je rappelle aussi qu’on a déjà traité d’imbécile Rupert Murdoch d’avoir acheté MySpace pour $580M et qui dans l’année suivante s’entendit avec Google pour un petit contrat de pub de $900M…

Pour ce qui est des arguments suivants :

la question du manque de temps est vieille comme le monde. Voici d’ailleurs une couple de citations :

« Le manque de temps est le déguisement favori de la paresse. » (Grégoire Lacroix)
C’est le temps qui met au jour la vérité. » Citation de Ménandre ; Pensées morales, XXXI – IVe s. av. J.-C.

Mais plus sérieusement, il est vrai que les médias sociaux grugent du temps. Mais si on connaît les outils et les agrégateurs d’informations, on peut aisément trouver l’essentiel de l’information dont on a besoin. Comme je l’ai dit souvent (et c’est de plus en plus vrai) le web social est une rivière d’information. Il ne faut pas tenter de la boire on va s’y noyer. Il faut plutôt boire de celle-ci

La question de la technologie est intéressante. Oui il y a des guerres de standards et oui chacun des joueurs tente de se positionner et mon point de vue là-dessus est que justement comme Apple est très « contrôlant » dans ses stratégies, il risque de perdre au change.

Le problème de la dilution de l’information sur les nombreux flux a été expliqué de nombreuses fois plus intelligemment que moi par Martin Lessard, notamment dans son billet Johnny Haliday le cheval de Troie de Twitter

Percolation de la qualité
Bien sûr, il reste à trier le bon grain de l’ivraie. Dans ce cas, les RT (« ReTweet », retransmission), autre convention, avant le nom d’un usager, qui indique que l’on a tout simplement retransmis (recopié) ce que la personne a écrit précédemment, est une façon de repérer les informations « importantes » (une forme d’éditorialisation a posteriori).

Un RT acquiert souvent l’aura d’une information « validée » (non pas au sens de vérité, mais au sens d’approuvé par son réseau) –tout le travail restant consiste à se monter un réseau fiable, on s’en reparler une autre fois — d’ici là, relisez le chapitre 3, Comment le carnet Web stimule la qualité, du célèbre billet de Sébastien Paquet…

Finalement, le problème de l’argent semble aujourd’hui beaucoup plus en être un des agences traditionnelles dont fait parti monsieur Roque et le gentil blogueur Nicolas Borduas (boss de TBWA/France) qui héberge ses billets, que ceux de l’industrie du web 2.0. Pour s’en convaincre, voici une collection d’extraits, particulièrement éloquents, de la crise que traverse « les grandes agences de pub ».

Agency Report 2010: Sharpest revenue decline in 66 years
The Agency Report 2010, provides an annual industry overview. This years report ranks 883 U.S. advertising, marketing services, media and public relations agencies. Ad Age’s Bradley Johnson provides his analysis of this years report: Agency Report: Revenue Slumps 7.5%, Jobs at 16-Year Low
Some Report highlights:
• U.S. advertising/marketing-services firms in 2009 slashed 58,400 jobs, or 7.9% of positions, according to Ad Age Data Center’s analysis of Bureau of Labor Statistics data. Since the recession began in December 2007, these firms have cut 107,700 positions — one in seven jobs.
• Economists believe the recession ended late last summer. But it’s been a jobless recovery for agencies. U.S. ad agency employment in January 2010 slumped to its lowest level since 1994.
• The Big Four agency companies in 2009 collectively cut 23,229 jobs worldwide, or 8.6% of staff.
• Agency tumult in 2009 is immediately apparent in one score: jobs.
• 2009 revenue fall, worst drop on record for Agency Report. The sharpest revenue decline in the 66 years Ad Age has produced the Agency Report.

Advertising agency of record will pass in 2010. Because consumers have changed.
Ming Chan introduces his background as a silicon valley programmer who went into advertising. Gives a quick introduction video.
A difference since the days of the .COM crash. Prior to .COM crash, companies made things and hoped consumers would like it, and after the .COM crash companies make things they know that consumers want. They are able to listen in to consumers.
A look at the Pepsi Brand. adspend decreased. $142 million spend in 2006 dropped to $60 million in 2008. BBDO kicked out in 2008 (after 40+ years) and replaced with TBWA\Chiat. Pepsi Digital kicked out TBWA\Chiat.
Instead individual brands went to new agencies.
Pepsi Digital –> Huge (agency)
Gatorade –> VML
Sobe –> Firstborn
No more superbowl ads, instead a social media campaign.

When an economic sea-change descends on an industry, a successful response includes a heckuva lot more than adjusting the product line or adding a specialist in a vertical marketing function such as social networking. When prices decline, the successful competitor adjusts the entire business model to recognize and profit from the change. It would seem that a critical adjustment for agencies is to understand that the supply of « big ideas » is soaring and that clients may no longer be willing to pay tens or hundreds of thousands dollars for « Eureka! ». Further, perhaps those clients have decided to hire only those marketing agencies who are willing to get down in the dirt with them and contribute hugely to the sales and conversion processes.
My guess is that agencies will start to give away the creativity in order to sell the execution and measurement. To make this model profitable agencies will adjust overhead sharply downward and focus every ounce of executive brainpower on creating profits for the agency by creating new and better value for the client, focused on what the client is telling you it needs…better recognition and use of marketing technology and lower marketing labor costs.
When agencies stop peddling dinosaurs that’s when we’ll see the client/agency relationship improve.

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Usage des médias sociaux par industries, emplois, villes et entreprises américaines

C’est la firme américaine Netprospex qui rend disponible l’intéressante étude Fall 2010 Social Business Report, A comprehensive look at the use of social media by business people across the US (PDF) et qui me fait être jalousie qu’une analyse semblable ne soit pas disponible de ce côté de la frontière. J’ai tout de même l’intuition que quoique nous soyons grandement en retard sur les zaméricains quant à la rapidité d’adoption des médias sociaux dans nos industries, les proportions que nous trouvons chez eux, sont probablement semblables aux nôtres. Voici donc le classement des différents joueurs industriels par l’utilisation de leurs employés, des médias sociaux (ce qu’ils appellent le Net Prospex Social Index (NPSI)).

SOCIAL INDUSTRY RANKING
We first grouped employees into industry categories based on the industry of the company they work for, then took the average NPSI of the overall industry. Over 2 million contacts were analyzed out of the NetProspex business contact database.

Rank Industry NPSI
1 Search Engines – Online Portals 98.74
2 Advertising & Marketing 63.93
3 Banking 63.44
4 Traditional Media (TV, Radio, Newspapers, Magazines) 55.11
5 Toys & Games 52.83
6 HR and Recruiting 52.66
7 IT 51.71
8 Software 47.07
9 Consumer Electronics 46.14
10 Retail Apparel 39.56
11 Credit Cards & Transaction Processing 39.27
12 Flowers 37.02
13 Telecommunications 36.73
14 Travel & Tourism 36.18
15 Cleaning Products 32.60
16 Department Stores & Superstores 32.52
17 Gambling & Gaming 30.78
18 Home Appliances 28.77
19 Biotechnology 27.10
20 Music 27.04
21 Airlines & Aviation 27.01
22 Beauty Care 25.68
23 Jewelry 23.36
24 Pet Products 23.05
25 Pharmaceuticals 22.83
26 Food & Beverage Brands 22.55
27 Amusement Parks & Attractions 22.36
28 Real Estate 21.83
29 Sporting & Recreational Equipment 21.23
30 Translation & Linguistic Services 20.61
31 Fitness & Dance Facilities 20.24
32 Medical Devices & Equipment 19.95
33 Photographic & Optical Equipment 19.43
34 Tobacco 17.50
35 Energy & Power 17.41
36 Auctions 17.35
37 Law Firms & Legal Services 17.30
38 Restaurants 17.26
39 Security Products & Services 17.25
40 Sports Teams & Leagues 15.67
41 Automobile 15.52
42 Insurance 15.30
43 Debt Collection 15.21
44 Hair Salons 15.19
45 Architecture, Engineering & Design 14.31
46 Museums & Art Galleries 14.27
47 Zoos & National Parks 13.96
48 Trucking, Moving & Storage 13.60
49 Laundry & Dry Cleaning Services 12.78
50 Funeral Homes & Funeral-Related Services 12.09

Quelques observations de NetProspex (traduction libre):

  • Les engins de recherches et les portails sont les plus actifs
  • Le secteur bancaire est plus actif sur les médias sociaux que les médias traditionnels
  • Le seul secteur « cols bleus » à faire la liste est l’industrie du déménagement et de l’entreposage
  • Les fabricants de tabac sont ceux qui ont le moins d’employés qui sont sur Twitter
  • Étrangement le secteur des jeux et jouets est plus actif sur les médias sociaux que celui des produits électroniques (#9), des détaillants mode (#10) et des bijouteries (#23)
  • Les parcs d’amusements (#28sont plus efficaces que les musés, les galeries (#47 et les zoos et parcs nationaux (#48)
  • Les technologies de l’information (#8) devancent l’industrie logicielle (#9)
  • Les maisons mortuaires ne twittent pas et ont le plus bas score de toutes les industries
  • L’industrie du voyage a près du double de fans Facebook que celle de la restauration
  • Le secteur médical est absent du classement et avait moins de la moitié du score du top 50

Notes personnelle

Cette étude est très intéressante puisqu’elle dresse un portrait sectoriel de l’utilisation du Web 2.0. Elle est aussi lumineuse lorsqu’on la met en relation avec l’autre indice du WebAward qui lui classe les sites Web 1.0 de ces mêmes secteurs industriels. L’étude de NetProspex offre aussi un classement par ville, par entreprise et par type d’emploi (voir le tableau plus bas).

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Les médias sociaux 101 et 201 Marketing Internet

L’incroyable pouvoir marketing des erreurs

Faire une erreur est humain. Nous en faisons tous. Personne n’est parfait. Mais de reconnaître ses erreurs peut devenir un atout marketing indéniable et même engendrer des innovations. Vous connaissez tous le « post-it » qui est un succès marketing incontestable. Vous savez aussi sans doute qu’en fait le post-it est issu d’une erreur. C’est le fruit d’une colle qui ne colle pas et de la perspicacité de son inventeur qui persista à le commercialiser. Pire encore, le lancement fut un échec. Ce n’est qu’après que 3M distribua gratuitement des échantillons à Wall Street puis à la City de Londres que le succès commercial débuta.
J’ai déjà expliqué que dans les deux premiers chapitres du livre Les médias sociaux 101, il y avait des erreurs :

(…) par un mystère qui n’est pas encore résolu, après que nous ayons finalement approuvé ce qu’on nomme dans le jargon « les bleus », plusieurs erreurs se sont introduites dans le bouquin, après notre approbation collective. L’hypothèse qu’il reste à vérifier est que ce serait probablement chez l’imprimeur que dans les chapitres un et deux, les mots Web, Google etWiFi ont été remplacés par « zeb », « goglu » et « wiki » (pour l’édition papier seulement. L’édition numérique en est exempte.). Ça ne change pas réellement la nature du livre mais une réimpression massive de celui-ci a été commandée par l’éditeur qui ajoute aussi sur la page de Les médias sociaux 101 la note :
Des erreurs ont été constatées dans les chapitres 1 et 2. Nous nous en excusons. Elles seront corrigées lors de la réimpression. Pour lire la version corrigée de ces chapitres, cliquez sur l’icone “Lire un extrait”. L’éditeur
Nous avons donc décidé de mettre en ligne les deux premiers chapitres du livre afin de faciliter la lecture de ceux qui l’ont déjà acquis. Les voici donc :
Les médias sociaux 101, deux premiers chapitres et table des matières (PDF)

Conclusion :
Plusieurs personnes me disent que moi ou l’éditeur avons probablement fait exprès d’inclure des erreurs dans le livre afin de donner deux chapitres gratuits de celui-ci, de créer un « buzz » et d’ainsi en augmenter les ventes. C’est fou les retombées étranges que l’honnêteté et la transparence peuvent créer …

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Economie des affaires électroniques marketing mobile Technologies Internet Web mobile

iPhone vs Android, la bataille des « app stores » des téléphones intelligents

C’est en mai dernier que je disais que nous étions en plein dans une guerre de tranchées entre les app stores et les navigateurs mobiles de Google Androïd et du iPhone de Apple (cette note technique de parler de l’app store et du navigateur plutôt que du système d’exploitation est une gracieuseté de Sylvain Carle, dans les commentaires de ce blogue :

Petite note, techniquement Apple et Google partagent le même code source (libre) pour leur navigateur web, soit WebKit.
S’il y a une bataille, c’est celle des “app stores” pas des “browsers” (cette fois).
Mais c’est ce que tu mentionnes en conclusion, donc je pense que c’est juste une erreur de mise en phrase dans ton début de billet… Le mot clef pour moi dans tout ça (et le plus galvaudé par tout le monde): “Open Web”.  :

).

(…) une guerre de tranchées se dessine afin de savoir quel sera le prochain logiciel de navigation du nouveau web qui sera décidément mobile. Est-ce que ce sera celui d’Apple (iPhone) ou celui de Google (Androïd)? Cette dernière confrontation en est une de taille parce qu’elle déterminera qui aura la propriété de la nouvelle passerelle que sera le Web mobile. Pour différentes raisons (dont celle que je n’aime pas Apple), je pense qu’à moyen terme, ça risque d’être Androïd qui l’emporte. Ça me rappelle d’ailleurs une ancienne confrontation, celle de Betacam versus VHS. Bétacam était de beaucoup supérieur au format VHS. Mais tout comme iPhone, c’était un standard fermé (appartenant à Sony), il n’était pas possible pour les autres manufacturiers de l’utiliser et à court terme, Sony fit un paquet de fric avec son innovation. Mais à moyen et à long terme, le standard VHS qui était partagé par tous les autres joueurs, même s’il était moins performant (comme pour l’Androïd qui au moment d’écrire ces lignes ne jouit pas des milliers d’applications qui sont présentement disponibles dans l’App store), conquit la planète parce que c’était un standard ouvert et que l’ensemble des autres fabricants l’adopta et rendirent disponibles des appareils qui étaient moins dispendieux que ceux en Bétacam. Vous connaissez la suite de l’histoire…

Cette confrontation vient juste d’avoir un tournant notable aujourd’hui. C’est chez Gigaom qu’une étude de Nielsen confirme la tendance lourde que Androïd est en pleine ascension :

Nielsen is adding its voice to the chorus of research firms confirming the ascension of Android. Nielsen said among recent acquirers of smartphones in the last six months through August, Android was the top platform in the U.S. with 32 percent of new purchases, followed by the iPhone and Research In Motion’s Blackberry platform, tied at about 25 percent.
When looking at overall market share, RIM remains on top with 31 percent, trailed by the iPhone at 28 percent and Android at 19 percent. But the race continues to tighten with RIM maintaining a slide from 37 percent in February. The iPhone has remained largely stable during that period, while Android market share is up from 8 percent in February.

À la lumière de ce constat, ma théorie Beta vs VHS, semble de plus en plus se concrétiser…

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Commerce électronique: mythes Facebook

The Social Network, le film et la réalité

Lorsqu’on va au cinéma, on sait de prime abord qu’on va nous faire du cinéma. À moins que ce ne soit un documentaire, ou une biographie, on sait que les coins seront tournés rond, que ce « sera arrangé avec le gars des vues », bref, que ce sera de la fiction. J’aime bien la fiction. La fin de semaine dernière je suis allée voir « The social network », pas parce que j’en avais réellement le goût, mais parce que deux médias voulaient avoir mon avis là-dessus. Le premier média voulait que j’aille à un visionnement de presse avec ses journalistes, et que je réserve mon opinion strictement pour leur chaîne. À cause d’un conflit d’horaire, je n’ai pu y aller et en discutant avec la répartitrice, elle me dit que finalement ils avaient décidé d’y envoyer plutôt un avocat, afin d’avoir une opinion juridique sur les poursuites contre Zuckerberg dont il est question dans le film. Le deuxième média, veut avoir mon opinion pour une une chronique à venir. J’y suis donc allée voir ce « phénomène » qui se présente avec les tags Line « You don’t get 500 million friends without making a few ennemies » et « A story about the founders of the social-networking website, Facebook ». On se croit donc dans une bio de ce qui s’est produit lors de la naissance de Facebook et l’on comprend que Zuckerberg s’est fait quelques ennemis.

WRONG

Vous êtes ici dans la fiction. De la pure fiction. Oui il y a bien un Mark Zuckerberg qui a fondé Facebook. Il est bien allé à Harvard et a eu effectivement des démêlés légaux avec ses coactionnaires. Mais ça s’arrête là. Le reste est une pure invention. C’est ce que confirme TheNewRepublic dans l’article Sorkin vs. Zuckerberg, Jeff Jarvis (qui connaît personnellement les personnages principaux) dans son billet The antisocial movie de même que BusinessInsider dans une série d’articles.

The Facebook Movie Is An Act Of Cold-Blooded Revenge – New, Unpublished IMs Tell The Real Story

At Last — The Full Story Of How Facebook Was Founded

The 10 Most Glaring Lies In « The Social Network »

et

Reminder: « The Social Network » Victim Eduardo Saverin Is A Billionaire

Je suis tout à fait d’accord avec Jarvis lorsqu’il dit :

The movie violates privacy, smears reputations, makes shit up—just what the internet is accused of doing, right? Oh, it’s entertaining, in a dark way, as much as watching the pillorying of witches used to be, I suppose. For The Social Network, geeks and entrepreneurs are as mysterious and frightening as witches.

(…)

The Social Network is the anti-social movie. It distrusts and makes no effort to understand the phenomenon right in front of its nose. It disapproves—as media people, old and neonew, do—of rabblerous (or drunk or drugged-up or oversexed) masses doing what they do. Ah, but its fans will say, it’s really just a drama about a man. But that’s where it fails most. It can’t begin to explain this man because it doesn’t grok what he made—what he’s still making (“We don’t even know what it is yet,” Zuckerberg says in the movie, “It’s never finished”).

The Social Network is the anti-geek movie. It is the story that those who resist the change society is undergoing want to see. It says the internet is not a revolution but only the creation of a few odd, machine-men, the boys we didn’t like in college. The Social Network is the revenge on the revenge of the nerds.

D’ailleurs, il semble que son point de vue soit aussi partagé par les jeunes. Dans The New York Times, on peut lire Film Version of Zuckerberg Divides Generations :

Many older people will watch the movie, which was No. 1 at the box office last weekend, and see a cautionary tale about a callous young man who betrays friends, partners and principles as he hacks his way to lucre and fame. But many in the generation who grew up in a world that Mr. Zuckerberg helped invent will applaud someone who saw his chance and seized it with both hands, mostly by placing them on the keyboard and coding something that no one else had.

C’est  l’un de mes problèmes avec ce film. Les gens se font une idée des médias sociaux et cette vision est clivée au niveau générationnel, tout comme dans la vraie vie. Sauf qu’ici, les bases sont complètement et artificiellement fabriquées. Comprenez bien que je me fou de comment les gens peuvent percevoir Zuckerberg, mais je suis vraiment triste de réaliser que ce film va permettre de cristalliser des « mythes » qui sont déjà dans la tête de bien des gens à propos des médias sociaux, et que je m’efforce de détruire depuis bientôt 10 ans. M’enfin… ainsi va la vie… La vraie, pas celle d’Hollywood…

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Blogues d'affaires Edito sans question Facebook Les médias sociaux 101 et 201 Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Pourquoi l’industrie des médias sociaux a un problème de crédibilité

C’est via un twitt de Michel Plante (alias @hooz2no), que j’ai pris connaissance du billet 4 Reasons The Social Media Industry Has a Credibility Problem de brasstackthinking.com. Ces arguments sont :

We talk too much about the value of our time rather than putting it to good use.

We cannibalize our own.

We’re intolerant of missteps.

We talk about conversation, but we focus a great deal on the tools. And, on ourselves.

Si je résume et traduit librement la pensée de ce billet, je dirais que :

Nous sommes conscients de la valeur de nos connaissances et sommes parfois rude avec ceux qui nous tètent pour des conseils gratuits. Ouvrir un compte Twitter, une page Facebook ou un blogue ne prends que quelques minutes. Mais savoir comment les faire fonctionner positivement dans un contexte d’affaires est une autre histoire. Il pleut des soi-disant experts en médias sociaux et il arrive que les vrai experts soient intolérants envers ceux qui ne comprennent pas la valeur de notre expertise. Des fois il faut respirer par le nez (et je m’inclus là-dedans) et prendre le temps d’expliquer que notre expertise à une valeur et de la partager pour le plus grand bien de tous.

Nous cannibalisons nos propres porte-paroles. Nous sommes vraiment bons pour mettre des individus, des start-ups, des microcélébrités twitter sur un piédestal. Nous sommes aussi très vifs pour les déboulonner pour des peccadilles ridicules une fois qu’ils ont réussi. C’est dans la nature humaine d’être jaloux et de vouloir « être calife à la place du calife ». Mais lorsque nous nous faisons des guéguerres intestines au lieu de faire ensemble évoluer la pratique et les connaissances de la saine gestion des médias sociaux, nous envoyons le message à la communauté d’affaires que nous ne sommes pas sérieux et nous nuisons à l’ensemble de l’industrie. Efforçons-nous de reconnaître le bon travail qui est fait sur les médias sociaux, spécialement si ce n’est pas le nôtre.

Nous sommes intolérants envers les erreurs. Les médias sociaux sont un grand terrain d’expérimentation. Nous devrions observer les nouvelles initiatives et apprécier ceux qui osent et font des erreurs puisque nous pouvons apprendre de celles-ci. Nous devons être assez courageux pour admettre nos propres insuccès et célébrer le succès des autres.

Finalement, nous valorisons la conversation, mais focalisons trop sur les outils et sur nous-mêmes. Ce dernier point est particulièrement vrai pour moi. Surtout avec la sortie de livre Les médias sociaux 101, j’ai eu moins le temps de fouiller le passionnant domaine des médias sociaux et ai (par besoin de promotion du livre) sans doute trop parlé de mon livre. J’espère que c’est « un égarement » passager et que ma ligne éditoriale habituelle reviendra rapidement. Je prêche moi-même les vertus de la communication bidirectionnelle que je mets en pratique depuis bientôt 10 ans, mais je me dois de me le rappeler et de retourner à ce crédo le plus possible, même si ça devient de plus en plus difficile étant donné le flux incessant qui m’assaille étant donné le grand nombre de followers et étant donné les impératifs de la mise en marché de Les médias sociaux 101. Car après tout, si je veux qu’une grande marque mette en pratique ce crédo, je me dois de la faire moi-même (même si je n’ai pas les ressources qu’une grande marque peu avoir).

En conclusion, comme industrie naissante, j’ai et nous avons un mea culpa à faire quant à certaines de nos faiblesses. Cela étant dit, la tarte est grande pour tous. Nous ne pouvons individuellement servir l’ensemble des clients et si quelqu’un fait de la promotion positive pour les médias sociaux, nous en profiterons tous…

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Les médias sociaux 101 et 201 Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis

Les médias sociaux 101 dans les médias traditionnels

Grâce au bon travail de la relationniste Véronique Déry du Groupe Librex, et éditions Logiques, mon éditeur, Les médias sociaux 101 a eu une grosse couverture médiatique jusqu’à présent. Voici un recensement de certaines de ces entrevues ou nouvelles, qui sont disponibles sur le Web.

(…)elle reprend certains des billets publiés sur son blogue (www.michelleblanc.com) dans lesquels elle démystifie l’utilisation de différents outils comme Twitter et Facebook, pour ne nommer que ceux-là. Ceux qui fréquentent Michelle Blanc sur le web reconnaîtront son style franc, direct et parfois légèrement baveux. Les entreprises et les professionnels de la communication, eux, trouveront de judicieux conseils.

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