Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

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Pourquoi il faut bannir Tiktok du Canada

Ces jours-ci, après ChatGPT c’est au tour de Tiktok de faire les manchettes. Certains disent qu’il faut conserver Tiktok parce qu’étant le média social préféré des jeunes, il faut être capable d’y avoir un accès afin de pouvoir les rejoindre. Je trouve cet argument vide de sens. Parce que ce n’est pas à cause d’un média ou d’un média social qu’on pourra enfin rejoindre nos jeunes. La communication avec « la jeunesse » a toujours été problématique depuis la nuit des temps. Si Tiktok n’existait pas, ils seraient sur d’autres plateformes. Si nous bannissions Tiktok, ils trouveraient d’autres moyens de communiquer entre eux et très possiblement qu’un équivalent à Tiktok apparaîtrait à très courts termes. La difficulté à rejoindre les jeunes est qu’ils ont toujours voulu être différents de leurs ainés et qu’ils se sont toujours trouvé des expressions et des lieux d’expressions que leurs parents ne comprenaient pas ou qu’ils ne fréquentaient pas. C’est la nature même de l’adolescence d’être « différent » et la raison pour laquelle ils délestent Facebook. Le vide créé par le bannissement de Tiktok serait donc vite comblé.

Mais pourquoi Tiktok est-il dangereux.

Tout d’abord, il est fondamental de savoir que Tiktok vous suit à la trace et est même capable d’espionner en temps réel, chacune des lettres et chacun des chiffres que vous tapez sur un autre site web, à partir de l’interface de navigation Tiktok que vous ne quittez pas lorsque vous cliquez sur un hyperlien y résidant. C’est le chercheur en cybersécurité Félix Krause qui a dévoilé cette faille de sécurité majeure :

TikTok monitoring all keyboard inputs and taps

When you open any link on the TikTok iOS app, it’s opened inside their in-app browser. While you are interacting with the website, TikTok subscribes to all keyboard inputs (including passwords, credit card information, etc.) and every tap on the screen, like which buttons and links you click.

• TikTok iOS subscribes to every keystroke (text inputs) happening on third party websites rendered inside the TikTok app. This can include passwords, credit card information and other sensitive user data. (keypress and keydown). We can’t know what TikTok uses the subscription for, but from a technical perspective, this is the equivalent of installing a keylogger on third party websites.
• TikTok iOS subscribes to every tap on any button, link, image or other component on websites rendered inside the TikTok app.
• TikTok iOS uses a JavaScript function to get details about the element the user clicked on, like an image

C’est déjà très inquiétant et si Tiktok est utilisé par des gens de pouvoir (député, haut fonctionnaire, baron d’industrie, chercheur scientifique) c’est un risque majeur pour la sécurité nationale.

Mais ce n’est pas tout. En plus d’espionner vos frappes, Tiktok avait laissé une vulnérabilité dans son logiciel, permettant même de prendre le contrôle entier de votre téléphone et de votre identité. Selon Rockcontent.com :

(…) Recent research led by Microsoft 365 Defender Research team shows that TikTok had a breach that was leading users to extremely vulnerable experiences. This issue could allow attackers to hijack a user’s account with literally a single click of a crafted link.

Hijack according to the Cambridge Dictionary means “to force someone to give you control of a vehicle, aircraft, or ship that is in the middle of a trip.” In this case, the breach could be used to steal or “kidnap” one’s account with a single click. Then, attackers could have access to the in-app features of a user account, such as publishing videos, sending messages, interacting with other accounts and even changing personal information. The issue was more likely to happen with Android users.

Fortunately, TikTok has already fixed it and the Microsoft 365 Defender Research Team has not identified any major exploitation. So, it is strongly recommended that users keep their app up to date, using the latest version of it.

Selon Radio-Canada

Au-delà des données liées à l’activité d’un utilisateur sur la plateforme (comptes suivis, vidéos écoutées, messages privés échangés dans l’application, etc.), TikTok peut avoir accès à d’autres informations liées à l’appareil que vous utilisez, selon le Washington Post et la firme Disconnect. Les voici :
• Liste de contacts (si vous accordez votre permission)
• Microphone et caméra (en tournant des vidéos dans l’application, si vous accordez votre permission)
• Bibliothèque de photos (si vous accordez votre permission)
• Géolocalisation approximative (si vous accordez votre permission)
• Identifiant publicitaire (si vous accordez votre permission)
• Adresse courriel et/ou numéro de téléphone (utilisés pour créer le compte)
• Date de naissance (utilisée pour créer le compte)
• Adresse IP
• Les contenus du presse-papier
• Frappes sur le clavier en se servant de l’application
• Le type d’appareil utilisé
• Certaines données de navigation hors TikTok

Avec toutes ces inquiétudes en regard des informations personnelles, en quoi Tiktok est-elle différente des autres applications sociales?

J’ai toujours dit préférer être espionné par les Américains qui sont nos alliés, que par les Chinois avec qui nous avons de nombreux problèmes géopolitiques, commerciaux et géostratégiques. D’ailleurs, les différentes lois de protections des données, bien qu’encore imparfaites, nous garantissent une certaine protection en Amérique et en Europe. Ce n’est pas le cas avec Tiktok qui contrairement à ses prétentions, a continué d’alimenter le Parti communiste chinois avec les données récoltées en Amérique. C’est ce que confirme Buzzfeed :

For years, TikTok has responded to data privacy concerns by promising that information gathered about users in the United States is stored in the United States, rather than China, where ByteDance, the video platform’s parent company, is located. But according to leaked audio from more than 80 internal TikTok meetings, China-based employees of ByteDance have repeatedly accessed nonpublic data about US TikTok users — exactly the type of behavior that inspired former president Donald Trump to threaten to ban the app in the United States.

The recordings, which were reviewed by BuzzFeed News, contain 14 statements from nine different TikTok employees indicating that engineers in China had access to US data between September 2021 and January 2022, at the very least. Despite a TikTok executive’s sworn testimony in an October 2021 Senate hearing that a “world-renowned, US-based security team” decides who gets access to this data, nine statements by eight different employees describe situations where US employees had to turn to their colleagues in China to determine how US user data was flowing. US staff did not have permission or knowledge of how to access the data on their own, according to the tapes.

Et selon TheGuardian, Tiktok a aussi utilisé son application pour espionner des journalistes. Le pas à franchir n’est pas si grand pour qu’ils espionnent aussi nos élus et avec le récent scandale de l’ingérence chinoise dans nos élections fédérales, il y a de quoi être sérieusement inquiété…

TikTok has admitted that it used its own app to spy on reporters as part of an attempt to track down the journalists’ sources, according to an internal email.

Illustration of smart devices saying ‘this holiday season invite big tech into your home’
Are your gadgets watching you? How to give the gift of privacy
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The data was accessed by employees of ByteDance, TikTok’s Chinese parent company and was used to track the reporters’ physical movements. The company’s chief internal auditor Chris Lepitak, who led the team involved in the operation, has been fired, while his China-based manager Song Ye has resigned.

They looked at IP addresses of journalists who were using the TikTok app in an attempt to learn if they were in the same location as employees suspected of leaking confidential information. The effort, which targeted former BuzzFeed reporter Emily Baker-White and Financial Times reporter Cristina Criddle among other reporters, was unsuccessful, but resulted in at least four members of staff based in both the US and China improperly accessing the data, according to an email from ByteDance general counsel Erich Andersen. All four have been fired. Company officials said they were taking additional steps to protect user data.

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Transformation numérique des organisations, statut quo et résistance aux changements dans l’automobile

Depuis quelques années, j’observe que certains secteurs industriels sont réfractaires à la numérisation de leurs activités. Souvent, ce n’est pas par mauvaise volonté. C’est par peur du changement, peur de la réaction du patron, peur de perdre des acquis ou par confiance démesurée envers des fournisseurs qui en profitent allègrement.

 

J’ai déjà traité dans mon billet Comment l’immobilier résidentiel et les concessionnaires automobiles se font bouffer par la transformation numérique, pourquoi ces secteurs sont en retard et qu’ils se font « manger la laine sur le dos parce que bien qu’ils soient en ligne, ils y sont d’une manière déficiente et étant dépendant des pressions externes qui sont exercées sur eux. »

 

Voici donc quelques exemples qui mettent en contexte ces problèmes, en particulier dans le secteur de l’automobile. Un gestionnaire intermédiaire qui a suivi mes formations est maintenant au fait des graves problèmes de la fraude publicitaire et de l’arnaque de la « programmatique » en publicité. (vous pouvez lire L’alternative à l’endémique fraude par clic, La pourriture marketing web Partie 2 (fraude par clic), La fraude publicitaire en ligne est le crime numérique le plus payant ou aperçu de la cybercriminalité ou La pourriture marketing web Partie 1)    Durant une rencontre à plusieurs gestionnaires avec une « très grosse agence de publicité » qui gère leur compte de plusieurs centaines de milliers de dollars, il ose poser la question :

 

« Il semble qu’il y a 20 ans, la fraude par clic était de 20% et qu’elle serait maintenant de 50%. Que faites-vous pour contrôler ce problème? »

 

La réponse de l’agence :

 

« Êtes-vous en train de remettre en question l’intégrité, la probité et le professionnalisme de notre agence? »

 

Il s’en suivit un silence et un froid à couper au couteau. Le supérieur hiérarchique du gestionnaire mis un terme à la question et invita l’agence à continuer de présenter comment ils envisageaient de dépenser les centaines de milliers de dollars de publicité en programmatique.

 

Un autre de mes clients travaille dans le secteur de l’automobile. C’est une personne qui est issue d’un autre secteur économique et qui a une compréhension fine et aiguisée du web, de la publicité numérique et de l’importance des données clients pour croitre le chiffre d’affaires et faire la 2e, 3e ou même la 4e vente. Il me dit être scandalisé par l’ineptie du manufacturier (il travaille pour une chaîne de concessionnaires) et les différentes arnaques dont il est témoin envers celui-ci, tant par les agences publicitaires que par les intermédiaires de marché. Mais le secteur automobile est extrêmement conservateur et souvent, les gestionnaires du manufacturier, de l’association des concessionnaires ou des concessionnaires eux-mêmes, n’ont aucune formation pratique ou une compréhension en web ou en publicité numérique. Ils sont donc dépendants de ce que peuvent leur dire les nombreuses agences avec qui ils travaillent. De surcroit, bien souvent, les décisions seront prises au niveau du manufacturier qui imposera celles-ci aux concessionnaires, qui devront suivre les directives au risque de se voir couper des nombreuses primes au rendement ou pire encore, de voir leurs inventaires amputés au profit d’un autre concessionnaire qui sera plus enclin à suivre aveuglément les directives du manufacturier. C’est donc une situation plutôt délicate et pour le concessionnaire et pour le gestionnaire marketing de celui-ci qui serait le moindrement conscient de l’importance de la transformation numérique auquel fait face l’industrie tout entière.

 

Ajoutons à ça que dans l’industrie automobile, c’est le concessionnaire qui a le contact avec le client. Le manufacturier n’a pratiquement aucune donnée sur sa clientèle directe. En outre, ce sont très souvent des intermédiaires (dont plusieurs ont été nommés dans mon précédent billet, comme, disons Autotrader) qui collecteront les données clients et les utiliseront comme levier marketing pour leurs propres places de marchés de ventes d’automobiles neuves et usagers. Donc pour y vendre des voitures neuves ou usagers, les concessionnaires (qui sont leurs clients) devront payer de nouveau ces intermédiaires, pour rejoindre leurs propres clients (le consommateur). En outre, certains manufacturiers dans « un esprit de conformité et d’uniformité» exigeront que les concessionnaires cèdent à une agence externe unique, le contrôle total de leur publicité, des statistiques de leurs présences web et pire encore, de leurs données clients. En plus de revendre aux manufacturiers l’analyse que l’agence intermédiaire fera de ces données, ils les utiliseront à leur profit pour compétitionner les concessionnaires sur leur propre place de marché. Vue de l’extérieur, ça saute aux yeux à quel point c’est ridicule.

 

Quelques opportunités manquées.

 

La durée de vie d’un client dans le contexte que je viens de vous expliquer est donc dont très courte. Pourtant, un consommateur moyen achètera probablement 7 voitures dans sa vie. En outre, il fera de nombreux entretiens et réparations et dans certains cas, il pourrait même être un adepte de la personnalisation de son véhicule, ce qui est particulièrement payant pour un concessionnaire. Aussi, le consommateur sera peut-être aussi le propriétaire d’une entreprise qui pourrait vouloir acheter de nombreux véhicules pour celle-ci (pour la livraison de pizza par exemple), ou sera peut-être un parent attentionné qui voudra un véhicule pour célébrer la réussite académique de son enfant.

 

Par ailleurs, certains manufacturiers ont une gamme de véhicules très étendus à des prix très variables. Malheureusement, plusieurs de ceux-ci ont des gestionnaires de marques dont la fonction première est de faire la gestion et la promotion de la marque. Pas de suivre l’évolution de la santé financière d’un client et de partager avec ses collègues, les données qui permettraient aux manufacturiers de vendre des voitures de plus en plus dispendieuses, d’une marque différente du même manufacturier, en fonction de l’évolution des besoins et des capacités financières du client.

 

Une vue unique du consommateur et l’intégration des différentes bases de données avec des tableaux de bord pour suivre la vie du client seraient fondamentales pour identifier les opportunités de ventes additionnelles. Une division marketing performante avec des spécialistes de publicité numérique, de marketing de contenus, de placement média et d’analyse de marché à l’interne du manufacturier avec transfert de connaissance vers les concessionnaires éviterais de se faire pomper des millions par les agences publicitaires et les agences web et leurs places de marchés automobiles qui concurrences directement les concessionnaires avec leurs propres données et leurs propres inventaires. Il y a 20 ans je trouvais scandaleux que les hôteliers se fassent laver par les Expedia et hotels.com de ce monde. 20 ans plus tard, les intermédiaires de l’automobile sont encore pires (ou plus astucieux) que ne l’étaient les sangsues du domaine hôtelier…

 

Entretemps les nouveaux joueurs comme TESLA communiquent directement avec le client et ne sont pas empêtrés dans les dédales structurels historiques des anciens joueurs de cette industrie…

 

Pour en savoir plus sur la fraude par clic, vous pouvez visiter le profil LinkedIn d’un spécialiste mondial de la question, le Dr. Augustine Fou, et lire les nombreux articles qu’il partage sur le sujet.

Vous pouvez aussi prendre connaissance des acétates de mon cours Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

[slideshare id=253070470&doc=marketing-entrepreneurial-cours2v1-1-220920210909-140f96ab]

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Blogue Blogues d'affaires ChatGPT cybersécurité Marketing de contenu Moteurs de recherche et référencement de sites Web stratégie de contenus

Utiliser ChatGPT pour son contenu web, c’est se tirer dans le pied

Ce matin, une bonne amie me partage cette nouvelle et me demande ce que j’en pense.

« D’ici 2025, 90 % du contenu en ligne sera généré par l’IA »

Ma réponse fut: J’ai de gros doutes!

Voici donc une réponse plus détaillée…

ChatGPT est un outil qui a été développé à partir de contenus glanés sur le Web de 2020 à 2021. Il n’est donc pas « à jour » pour des contenus qui traiteraient de sujets contemporains. Par ailleurs, le programme de ChatGPT est conçu pour ne pas créer de contenus négatifs ou toucher à des sujets sensibles comme de la violence, le sexe ou des contenus considérés dangereux. De plus, ce logiciel a des biais le rendant incapable de prendre position. Il se doit d’être générique, sans danger, vrai et instructif. Il ne pourra donc pas décortiquer une situation réelle et présenter les pour et les contre d’une problématique. En outre, il ne présentera donc qu’un consensus de ce qu’il a collecté des contenus au moment de sa mise en ligne. Les consensus, comme c’est souvent le cas, évoluent dans le temps et peuvent changer drastiquement. Mais l’argument le plus important est que ChatGPT n’a aucune créativité. Il n’est pas capable d’être authentique, ce qui est la base même d’un contenu qui pourrait devenir viral ou simplement intéresser les lecteurs. Bien que j’étais spéciale durant mon enfance et que j’aimais lire les encyclopédies, on s’entend que c’est loin d’être le cas pour tous.

Utiliser ChatGPT et être pénalisé par les moteurs de recherches.

Disons que vous êtes un luthier et que vous utilisez chatGPT pour générer des textes pour votre site web. Les contenus que générera ChatGPT existent donc déjà sur le web. Il en fera une synthèse et vous la présentera. Imaginez aussi que l’un de vos compétiteurs a la même idée et génère lui aussi des contenus pour parler du même sujet. Il y a de fortes chances que vous soyez tous les deux pénalisés pour contenus dupliqués, ce qui est contraire à l’algorithme de Google entre autres. Vos contenus en plus de ne pas être authentique, ne seront donc pas non plus originaux.

Par ailleurs, selon searchenginejournal, les contenus générés automatiquement sont contre les directives aux webmestres de Google.

Automatically Generated Content Is Against Google’s Webmaster Guidelines
Regardless of the tools used to create it, content written by machines is considered automatically generated. As Mueller is quick to point out, Google’s position on auto generated content has always been clear:

“For us these would, essentially, still fall into the category of automatically generated content which is something we’ve had in the Webmaster Guidelines since almost the beginning.

And people have been automatically generating content in lots of different ways. And for us, if you’re using machine learning tools to generate your content, it’s essentially the same as if you’re just shuffling words around, or looking up synonyms, or doing the translation tricks that people used to do. Those kind of things.

My suspicion is maybe the quality of content is a little bit better than the really old school tools, but for us it’s still automatically generated content, and that means for us it’s still against the Webmaster Guidelines. So we would consider that to be spam.”

Mais Google est-il capable d’identifier les contenus générés automatiquement?

ChatGPT travaille déjà et a promis d’inclure un filigrane « watermark » dans ses contenus, permettant d’identifier les contenus générés automatiquement. Par ailleurs, les recherches en ce domaine précèdent les innovations de ChatGPT. Cette preuve de tricherie, serait cachée dans des lettres, des mots ou des tournures de phrases, qui bien qu’ils apparaissant aléatoires à nos yeux, avec la clé cryptographique du propriétaire de ChatGPT, il serait aisé d’identifier le faussaire. Et ce, même s’il changeait certains mots pour tenter de faire passer un contenu généré automatiquement, par la création d’un rédacteur. Vous pouvez avoir les détails de cette procédure dans l’article de Techcrunch, OpenAI’s attempts to watermark AI text hit limits, It’s proving tough to rein in systems like ChatGPT.

Il y a certainement encore des débats sur l’efficacité ou non et l’approche propriétaire ou open source d’en tel filigrane, mais la conclusion de l’article de Techcrunch est sans équivoque. Tôt ou tard, les fourbes se feront pincer…

 

“You could worry that all this stuff about trying to be safe and responsible when scaling AI … as soon as it seriously hurts the bottom lines of Google and Meta and Alibaba and the other major players, a lot of it will go out the window,” Aaronson said. “On the other hand, we’ve seen over the past 30 years that the big internet companies can agree on certain minimal standards, whether because of fear of getting sued, desire to be seen as a responsible player, or whatever else.”

(notez que ce qui suit et est tiré de ChatGPT, sont des images et que leurs contenus sont donc invisibles aux moteurs de recherches. Si elles avaient des filigranes, ils seraient aussi invisibles…)pourquoi-il-ne-faut pas-utiliser-CHATGPT-pour-contenus-web

Chatgpt-pour-medias-sociaux

ChatGPT-pour-medias-sociaux-suite

MAJ
Une nouvelle application Québécoise permettrais d’identifier les contenus autogénérés selon l’article La chasse au ChatGPT est ouverte. il s’agit de Detector https://detector.dng.ai/fr

MAJ2
Le pote Yves William sur Facebook, demande à ChatGPT ce qu’il pense de ce billet. Voici le résultat…

ce que pense ChatGPT de ce billet

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ChatGPT, le nouveau casse-tête

Il faut certainement applaudir les avancées de l’intelligence artificielle et en particulier, celle d’une avancée majeure de ChatGPT, un agent conversationnel qui permet désormais à quiconque, de créer des contenus étonnants et rapidement simplement à partir d’un questionnement. J’ai moi-même testé ChatGPT à partir de l’examen que j’ai soumis à mes étudiants de HEC lors de la dernière session du cours de 2e cycle de marketing entrepreneurial. Les réponses étaient pertinentes.

Mais il faut aussi s’inquiéter de ses avancées. La technologie n’est pas neutre et le droit des technologies est toujours à la remorque des innovations, et ne la précède pas. D’ailleurs, un nouveau livre que je devrai me procurer L’innovation hors-la-loi : les origines de la techno-normativité, semble traiter de ce sujet délicat dans un résumé :

Ce livre, unique sur le marché, présente une réflexion sur le rôle du droit dans notre société, à la fois comme vecteur de techno-normativité, mais aussi comme solution ou limitation des effets négatifs de la technologie sur la société.
En partant des écrits les plus récents sur la philosophie, la sociologie et le monde numérique, l’ouvrage propose une lecture critique du rapport entre droit et innovation qui intéressera tant un public universitaire qu’un public de professionnels du numérique.

D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, je publiais l’article Porn, Piracy, Fraud: What Lurks Inside Google’s Black Box Ad Empire.

And if you have a website and want to earn money from digital ads, you can join the Display Network, where Google places ads on what it has publicly said are more than 2 million websites and an untold number of mobile apps. It’s the modern equivalent of a national network of billboards on nearly every highway being controlled by a single company — and reportedly generated $31 billion in revenue for Google last year.

But if you’re Slapinski, Google’s Display Network has another benefit besides its market share: its secrecy. Google is the only major ad platform that hides the vast majority of its ad-selling partners. This means Google does not disclose all the websites and apps where it places ads or the people and companies behind them. The company conceals this information even after helping establish and publicly supporting an industry transparency standard for disclosing such sellers, which its competitors have largely adopted.

Tout ça pour dire que 20 ans après l’apparition des moteurs de recherches et 10 ans après l’explosion des médias sociaux, on commence à peine à déceler les limites de ces outils et à songer et à commencer à les réguler. Nous sommes conscients du mal économique (des milliards de dollars en faux clics) et du mal sociologique et démocratique (détournement politique des médias sociaux, planification de révolutions, censure, pédopornographie, cybercriminalité, endoctrinement, propagande, etc.) que ces outils ont permis de générer. Il en sera certainement de même pour l’intelligence artificielle et les robots conversationnels. Déjà, certaines écoles bannissent ChatGPT pour les professeurs et les étudiants NYC Bans Students and Teachers from Using ChatGPT. D’autres au contraire, comme l’un de mes collègues professeurs à HEC, s’en serviront comme outil pédagogique ou comme dans cet article, se questionnent sur l’utilisation en classe dans l’article L’IA au service de l’enseignement : conversation avec une IA.

D’autres encore ont déjà développé un outil pour détecter le plagiat : ChatGPT : un étudiant a développé une appli pour identifier les textes générés par le chatbot d’OpenAI.

Entretemps, certains se demandent si l’IA pourrait un jour remplacer les avocats : Could you replace your lawyer with a chatbot? Next month an AI attorney will defend a client in court et bientôt, ce sera peut-être les professeurs, les députés, les médecins et autres professionnels et métiers. Néanmoins, ce qui rassure est que ChatGPT est basé sur des textes en lignes pré-2021 et n’est donc pas en mesure de discuter de sujets contemporains. De plus, bien que la lecture des réponses coule aisément, ChatGPT ne fait preuve d’aucune créativité et comporte des biais flagrants de même que des erreurs comme on peut le noter dans Wikipedia :

Inexactitude et ambiguïté des réponses
L’exactitude de certaines réponses de ChatGPT a cependant été remise en question.

Le journaliste Mike Pearl de Mashable a notamment testé ChatGPT en lui posant plusieurs questions factuelles. Dans une conversation, il demande par exemple au modèle quel est « le plus grand pays d’Amérique centrale qui n’est pas le Mexique ». ChatGPT répond qu’il s’agissait du Guatemala, alors que la réponse est plutôt le Nicaragua. Cette erreur provient de l’interprétation de la question par ChatGPT, qui a cru que l’on s’intéressait à la taille de la population plutôt qu’à la superficie du territoire.

Même si les résultats peuvent être spectaculaires, l’un des dirigeants d’OpenAI, Sam Altman, admet que l’application comporte encore des erreurs sur des sujets importants, et que les retours des utilisateurs sont nécessaires pour corriger les erreurs.

En conclusion, question de vous faire « badtriper » juste un peu, la vidéo du controversé (mais pertinent dans ce cas-ci) psychologue Jordan Peterson.

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Innovation Marketing de contenu Marketing des univers virtuels Metavers Mon cours à HEC Montréal Second Life

Les métavers, réalité virtuelle, augmentée et mixte

Voici le onzième et dernier cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

  • Réalité virtuelle, Réalité augmentée, Réalité mixte
    Les métavers
    Second Life vs Horizon World
    Second Life et comment on a oublié le passé et fait table rase de ses nombreuses innovations
    Considérations marketing et entrepreneuriales
    Hyper réalité
  • [slideshare id=254780899&doc=marketing-entrepreneurial-cours112-221206145120-7f9993df]

    Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    le 6e cours VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    Le 8e cours DISTRIBUTION DES CONTENUS ET PROMOTION DE CEUX-CI

    Le 9e cours Médias sociaux et relations publiques

    Le 10e cours Les étapes d’une présence web et sociale réussie

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    Marketing de contenu Médias sociaux

    Les étapes d’une présence web et sociale réussie

    Voici le dixième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

  • Phase 1 : Écoute et monitorage
    Phase 2 : Création de ses profils et de son image de marque
    Phase 3 : Création de contenus
    Phase 4 : Distribution des contenus et promotion de ceux-ci
    Phase 5 : Création d’une communauté
    Phase 6 : Mesurez, analysez et ajustez le tir
  • [slideshare id=254755300&doc=marketing-entrepreneurial-cours10-221205201026-5f7f0812]

    Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    le 6e cours VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    Le 8e cours DISTRIBUTION DES CONTENUS ET PROMOTION DE CEUX-CI

    Le 9e cours Médias sociaux et relations publiques

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    Blogues d'affaires Gestion de crise Marketing de contenu Medias et Internet Médias sociaux Mon cours à HEC Montréal Relations publiques Internet

    Médias sociaux et relations publiques

    Voici le neuvième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de

  • Les médias ne sont plus ce qu’ils étaient
    Les risques communicationnels de divers médias sociaux
    Le communiqué de presse pour le web
    La gestion de crise médias sociaux
    Études de cas
  • [slideshare id=254604547&doc=marketing-entrepreneurial-cours9-221130162648-218a3d9f]

    Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    le 6e cours VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    Le 8e cours DISTRIBUTION DES CONTENUS ET PROMOTION DE CEUX-CI

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    Blogues d'affaires Marketing de contenu Mon cours à HEC Montréal

    DISTRIBUTION DES CONTENUS ET PROMOTION DE CEUX-CI

    Voici le huitième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

  • Devenir « newsworthy »
    Les types de contenus
    Les stratégies de contenus
    La ré-utilisation des contenus
    Étude de cas
  • [slideshare id=254604283&doc=marketing-entrepreneurial-cours8-221130160552-7babeeaa]

    Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    le 6e cours VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    DISTRIBUTION DES CONTENUS ET PROMOTION DE CEUX-CI Lire la suite »

    Economie des affaires électroniques Marketing 2.0 Marketing de contenu Marketing Internet Mon cours à HEC Montréal Stratégie d'affaires stratégie de contenus stratégie numérique stratégie web

    VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

    Voici le sixième cours de Marketing Entrepreneurial que j’enseigne à HEC Montréal. Il traitera de:

  • La valeur et le modèle d’affaires,
    Le « pense-bête » stratégique web
    bundling, versioning, longue traîne, modèles open source
    Le pitch
  • Le 1er cours qui est une revue sociodémographique des médias sociaux est ici
    Médias sociaux et le web pour les entrepreneurs (le web ce n’est pas une question de budget, mais de philosophie)

    le 2e cours
    Qu’est-ce que le marketing de contenus et pourquoi la publicité coute cher et que le contenu est ROI

    le 3e cours
    Rédiger pour le web et les médias sociaux de façon stratégique

    le 4e cours
    Monitorage, veille et comment chercher sur le web

    le 5e cours Analyse compétitive web

    VALEURS, NICHE, MODÈLE D’AFFAIRES, ANALYSE STRATÉGIQUE WEB, BASE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE Lire la suite »

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