Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

cyberintimidation Droit et Internet

La culture du mépris sur le web

C’est en lisant les billets de Marine Le Breton (Une étude fait un lien entre jeux vidéo et culture du viol) ou de Jocelyne Robert (Oui, nous vivons dans une culture du viol) que je songe de plus en plus à ce « nouveau cool » qui est en fait la culture du mépris.

Oui il y a bien nos faiseurs de troubles locaux qui s’amusent à mépriser bien des gens, sous le couvert de « ce sont des matantes, gaies, ne connaissent pas le web, vous n’êtes pas une femme, tu es fourables, tu a/es whatever » ridiculisent, diffament ou méprisent. Mais le phénomène de la méchanceté sur le Web (ou de la connerie qui alimente la culture du mépris) est réellement mondial. Pour vous en convaincre, regardez ce petit clip de l’américain Bill Maher qui fait une sortie contre la méchanceté gratuite sur Twitter et qui n’en revient pas qu’on puisse dire à une usine de gâteau carotte, d’aller se faire foutre.

Dans un article de Esquire There Are No Saints Online …but the Internet will be cleaned up yet, on peut lire :

The Internet has reached peak hate. It had to. At every other moment in history when there has been an explosion of text — whether through social change, like the birth of a religious movement, or technological change, like the advent of print — a period of nasty struggle ensued before the forces of civility reined it in. In the past few months alone, we’ve seen the catfishing of Manti Te’o, a professional tennis player quit because of trolling, and a rash of teenage suicides from cyberbullying alongside the by-now-standard Twitter hatestorms of various strengths and durations. The sheer bulk of the rage at the moment can seem overwhelming. But the fact that we recognize it and have acknowledged its unacceptability is a sign of the ancient process reasserting itself yet again. The Internet is in the process of being civilized.

Et

The change in tone is coming because the cost of hate is becoming clearer. The research on the psychological effects of bullying has become much starker in its analysis recently. In February, a long-term study published in the Journal of the American Medical Association Psychiatry established that bullies and their victims both have a higher rate of mental illness for decades afterward.

Ce tableau d’Esquire est aussi très révélateur.

Effets du cyberharcèlement Being an hasshole hurts everyone

Au Canada, selon mediasmarts.ca, nos lois ne sont pas encore adaptées à la réalité de la culture du mépris sur le web.

When hatred is determined to have been an inciting factor in a crime, penalties are increased. But the appropriateness of applying legislation meant for offline hatred to online hatred is debatable. The number of different laws which might be applied to online hate can lead to conflicting conclusions about the definition of hateful behaviour and freedom of expression; further, considerable debate exists over which types of speech should be subject to these laws at all.

Sur ce site j’y note aussi (ce que je savais déjà pour le vivre intensément depuis plusieurs années déjà) que

Transgender and transsexual individuals are also disproportionately targeted by hate groups. Bisexuals are targeted by hate groups less frequently, although this is partially due to a higher unwillingness by bisexual populations to report crimes due to fear of reprisal. Not surprisingly, there is a close connection between hate and cyberbullying: for example, lesbian, gay, bi-sexual and transgender (LGBT) youth are almost twice as likely to report having been bullied online.

Je ne suis donc pas sortie du bois.

De l’autre côté de l’Atlantique, même le polémique Beigbeder lance un truculent « Internet, c’est l’empire de la méchanceté, de la bêtise ».

Mais pour vous faire rire un peu (et pour un peu dédramatiser la chose, même si c’est un problème endémique) lisez sur le nouvelobs « Haters gonna hate » : 5 manières de réagir aux commentaires acerbes sur Internet.

Pour aider à combattre la culture du mépris
De The Anti-Defamation League : RESPONDING TO CYBERHATE Toolkit for Action (PDF)

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Marketing Internet Médias sociaux Tourisme en ligne YouTube

De la créativité (ou remake) de la campagne YouTube WestJet Christmas Miracle: real-time giving

Aujourd’hui, c’était la folie à-propos d’un clip promo de Noel de la compagnie aérienne WestJet. On en parlait sur toutes les tribunes. Mais ce qu’ils sont fort WestJet tout de même, et généreux. Voici d’ailleurs la petite merveille de la magie de Noël de WestJet.

Le seul hic de la campagne est qu’elle a déjà été faite. Je suis désolée de faire ma Grinch qui vient bousiller vos fantasmes de créativité exceptionnelle. Ça a d’ailleurs été fait en 2010 par KLM, puis par Spannair. J’en avais même parlé dans mon billet Comment fidéliser les clients et en faire des ambassadeurs de marque grâce aux médias sociaux. Bon on s’entend que WestJet a poussé la chose un cran plus loin et qu’ils ont investi passablement plus en production et en achat de cadeau (dont une TV plasma), mais bon, si la recette a fonctionné pour ses compétiteurs, pourquoi pas pour WestJet? Anyway, j’admets moi-même avoir été très émue au visionnement du clip de WestJet. Un remake, si c’est bien fait, ça touche sa cible, mais ça demeure un remake…

MAJ

J’apprends via un twitt de Pierre Bouchard, que ça a aussi été fait à l’aéroport Jean Lessage à Québec.

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À titre de conférencière Commerce électronique : articles Economie des affaires électroniques Facebook Google + Google Plus Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Twitter ou le microblogging Web 2.0

Conférence Les médias sociaux et le web pour l’exportation, le cas DessinsDrummond

La semaine dernière, j’ai eu le privilège d’être conférencière pour l’organisme CQI (Carrefour Québec international) à Drummondville. J’y étais introduite pour mon ami et client Yves Carignan, président de Dessins Drummond, dont l’exemple d’entreprise efficace sur le web et les médias sociaux, dans un contexte d‘exportation, devrait être suivi par plusieurs.

Le Journal L’express de Drummondville disait de cette conférence :

Pour ce qui est de CQI, les représentants de l’organisme se sont dits très heureux du succès remporté par cette activité.
«Nous sommes vraiment choyés d’avoir pu accueillir Mme Blanc chez CQI. Sa conférence était des plus actuelles et pertinentes. Elle connait son affaire et elle réussit à expliquer le tout simplement, en donnant des exemples concrets! Avec son énergie et son dynamisme, elle a littéralement charmé l’auditoire. Mme Blanc a aussi été très généreuse de son temps et elle a répondu aux nombreuses questions des participants», conclut Catherine Gervais, directrice générale de CQI.

Voici donc le PowerPoint de cette conférence :

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Edito sans question

Mon mémoire personnel pour la Commission des institutions qui se penche sur la Charte des valeurs du Québec

Voici le préambule de mon mémoire personnel, qui sera présenté à la Commission des institutions de l’Assemblée nationale du Québec.

Préambule

Mon dada personnel est le numérique et j’aurais grandement préféré discuter avec vous d’un plan numérique pour le Québec. Malheureusement, très malheureusement même, un tel plan n’est pas encore à votre agenda. Par contre, le sujet CAPITAL de la laïcité des institutions et de la société québécoise y est. Pour la première fois de ma vie, j’ai pris la parole publiquement et politiquement pour soutenir cette initiative. J’ai ainsi fait partie des 20 Janette, été cosignataire de la lettre LGBT Libre opinion – La laïcité, une garantie d’égalité pour les minorités sexuelles dans LeDevoir et cosignataire du Rassemblement pour la laïcité. Vous comprendrez donc que le sujet me tient énormément à cœur. Je vous présente ici, le cheminement de ma pensée à propos de La Charte. Mon cheminement est non-partisan et je n’ai payé qu’une carte de membre d’un seul parti politique, le parti Libéral du Québec, il y a plusieurs années, en support moral pour l’excellent livre vert Vers un Québec Branché en 2004, du député Henri-François Gautrin. Rapport qui a malheureusement été rapidement tabletté…

Mémoire personnel de madame Michelle Blanc M.Sc. (PDF)

MAJ
Voici les hyperliens qui ne sont pas cliquables dans le document PDF

Libre opinion – La laïcité, une garantie d’égalité pour les minorités sexuelles

Rassemblement pour la laïcité

Vers un Québec Branché

homosexualité et religion

transsexuelle est assassinée à chaque 3 jours sur la planète et que pour la majorité des cas, ce sont des « motifs religieux » qui incitent à ces violences

qu’un gamin hassidique n’apprenne plus que la Thora à partir de 12 ans

L’été dernier, Rayane Benatti, une jeune joueuse de neuf ans de Gatineau, est restée sur le banc durant les matchs, parce que la Fédération québécoise du soccer n’acceptait pas son voile. Radio-Canada

Des certificats de virginité ? Des mini-Miss ? Des fillettes voilées ?

Le voile dans les garderies

rapport du Conseil Canadien des femmes musulmanes La violence à l’égard des femmes 2013

LA PROTECTION DE LA JEUNESSE VUE PAR DES PARENTS RÉFUGIÉS La famille au coeur de la protection de la jeunesse

AQESSS soient contre la Charte

Accommodements raisonnables : la nécessité d’aller au-delà des perceptions

selon L’ONU

Haut-Commissariat des Nations-Unis aux droits de l’homme

l’entrevue de Me André Sirois qui répliquait à Charles Taylor à propos de La Charte des valeurs québécoises à l’émission de Dutrizac au 98,5FM.

Serment d’Hippocrate

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cyberintimidation

Le web-trash et la prostitution

Cette semaine je donnais une entrevue à Mike Tremblay à propos du far-web, web trash ou appelez ça comme vous voudrez. L’entrevue est en ligne sur son site. Il me demandait comment on pourrait faire cesser ça. Question difficile. Je suis en effet aux prises avec une colonie de calomnieux depuis des années. Ça fesse fort. Ça déstabilise. Ça affecte le couple. Ça coûte cher de psy, d’avocat et de temps de travail perdu et improductif. C’est une plaie.

Je suis toujours la victime de ces énergumènes et je connais personnellement plusieurs de leurs victimes. D’ailleurs, il y a quelques semaines, le père de l’une des victimes m’a téléphoné ne sachant que faire. Nous avons longuement discuté pour que je lui offre des pistes de solutions. Malheureusement, chaque piste de solution coûte un bras et une jambe, sans parler de l’impact émotif sur la victime, son entourage immédiat et élargie de même que sur le travail et la vie de tous les jours de chacun d’eux. Le premier réflexe de la victime est de développer de l’agressivité et de la diriger contre tout et n’importe quoi. Cette agressivité est le couvert qu’on met inconsciemment sur la tristesse qui est plus profonde et de laquelle on se protège. Après beaucoup de psychothérapie et de dialogue, on se rend compte de ça. Ça aide. Mais ça fait mal en tabarnak. J’ai eu de nombreux appels en pleurs de personnalités très connues qui sont victimes de ces attaques vicieuses et répétitives. Lorsque je leur demande s’ils sont capables d’en témoigner, elles disent que c’est trop douloureux et préfèrent penser leurs plaies en privé. On appelle ça la rançon de la gloire et elle est très chèrement payée.

Mais comment enrayer le web trash?

C’est alors que j’ai songé à la prostitution. Tout comme la méchanceté gratuite, la calomnie et l’injure, c’est vieux comme le monde. Et tout comme la prostitution, ça paye et ça fonctionne avec un système. Il y a le pimp, la pute et le client. Pour le web trash, des fois la pute aux contenus douteux est elle-même son pimp. D’autres fois comme récemment avec la plate-forme Trouble du Journal Voir, les putes à calomnie se trouvent un pimp. Il faut donc légaliser la calomnie, l’insulte, le mépris, ou légiférer et se dire collectivement que ça n’a pas de criss de bon sens. Mais vous me direz le droit civil gère déjà ça? Je vous répondrai que pour avoir passé par là, ça coûte la peau des fesses et que lorsque la pute a un pimp corporatif, c’est le pimp et/ou son assurance responsabilité qui ramasse le bill, tandis que la victime elle est laissée pour contre et doit payer plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de dollars. Je vous dirai aussi que nous sommes tous égaux devant la loi, sauf en droit de la diffamation. La personne connue a moins de protection que le quidam. Elle est réputée avoir l’épiderme plus épaisse. Pour le doit criminel, hormis le fait que la police n’est vraiment pas formée et équipée pour traiter ce genre de dossier, la différence entre un contenu extrêmement outrancier et de mauvais goûts et du harcèlement criminel ou de la littérature haineuse, est empreint d’une très grande subjectivité. Ton dossier a besoin d’être vraiment béton et la victime, très forte de caractère, pour que peut-être la police daigne prendre le dossier. À moins que la prostituée à contenu trash ait fait l’erreur de menacer physiquement directement, les allusions ne seront pas prises en compte. Les « on se met toute la gang pour aller faire chier un tel sur son mur Facebook, sur Twitter ou sur son site » ne seront malheureusement pas pris en compte. Les incitations à fesser du fif, si elles sont enrobées d’un pseudohumour, même si des gais sont sauvagement battus par des clients de ces putes de merdes, le relation de cause à effet peut être difficilement démontrable.

En outre, de varger sur la personne connut, ça attire les foules de clients demeurés. Ils aiment ça qu’on fesse sur des idoles. Ils n’avaient qu’à rester des inconnus s’ils ne pouvaient prendre la pression, peut-on lire.

Les solutions potentielles restent donc de s’attaquer aux putes autoéditées, aux pimps, ou encore aux clients. De surcroit, il n’est pas non plus inutile de rappeler que des campagnes sociétales (comme pour la prostitution), peuvent certainement aider. Je souligne aussi que plusieurs efforts ont été et sont fait pour la cyberintimidation qui touche les jeunes (notamment par la fondation jasmin Roy), mais pour le cyberharcèlement, qui lui touche les adultes, c’est le néant total.

C’est pourquoi je jongle avec l’idée de faire une fondation qui aurait justement pour but d’attaquer ce problème et de fournir des ressources aux très nombreuses victimes de cyberharcèlement, dont on ne parle pratiquement jamais…

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cyberintimidation Edito sans question

Le siècle des lumières versus le siècle des égouts

Le siècle des lumières (wikipedia)

Le siècle des Lumières est un mouvement intellectuel lancé en Europe du XVIIIe siècle ( 1715 – 1789 ), dont le but était de dépasser l’obscurantisme et de promouvoir les connaissances ; des philosophes et des intellectuels encourageaient la science par l’échange intellectuel, s’opposant à la superstition, à l’intolérance et aux abus des Églises et des États

Le siècle des égouts
Le siècle des égouts est un mouvement populaire lancé sur le Web au XXIe siècle, dont le but est de faire renaître l’obscurantisme et de promouvoir la connerie et la méchanceté facile; des blogueurs, vlogueurs et rédacteurs en chef de médias en perte de vitesse, encouragent (ce qu’ils appellent le far-web) la calomnie et l’échange d’insultes faciles qui valorisent les préjugés, la superstition, la violence et l’intolérance qui seraient une soi-disant contre-culture.

MAJ
Vous trouverez sans doute d’intérêts cette petite analyse de ce qu’est un troll

The Psychology of an Internet Troll

by NowSourcing.
Explore more infographics like this one on the web’s largest information design community – Visually.

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Dans la même veine, l’article de RIMA ELKOURI dans LaPresse+ LA NOUVELLE BARBARIE

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cyberintimidation Personnel et peut-être même hors sujet

Trolls, ça va maintenant être moins facile de se cacher derrière un écran

Depuis des années déjà je me fais invectiver à cause de ma différence. Ce sont des gens bien en vue qui incitent à la calomnie, à l’insulte et à la diffamation. On me dit « don’t feed the troll ». J’ai essayé. J’ai vraiment essayé. Et non, la méchanceté gratuite ne s’arrête pas si facilement. On me dit aussi être une moumoune de m’en faire avec si peu. Vraiment? Si peu? Et vous en savez quoi? Ma job entre autres est de faire du monitorage web. Je vois TOUT ce qui passe. Et si jamais je manquais quelque chose, bien des gens bien et mal intentionnés ne se gênent pas pour me faire suivre la marde qu’on trouve sur le web.

 

On me dit aussi que j’ai l’épiderme sensible. Si on est agressée, il faut inévitablement présenter l’autre joue? Je ne suis plus chrétienne depuis belle lurette et je me tiens debout devant les agresseurs. C’est pourquoi, j’ai commencé un nouveau Tumblr qui est encore caché et qui s’intitule LaRanconDeLaGloire. Vous y découvrirez toute la méchanceté gratuite dont je peux être victime. Il sera visible dès que légalement, je pourrais le rendre public. J’ai encore plusieurs affaires légales en suspend disons. Vous y découvrirez aussi les ramifications soi-disant « second degré de l’humour trash qui serait parait-il la nouvelle tendance de ce que l’on nomme injustement le far-web ». C’est vrai que ça fait « marketing » le far-web. Déjà mon pote et ancien associé Guillaume Brunet en parlait en 2006 dans un tout autre contexte, et plus récemment encore LesEchos décrivait le Far-web comme :

 

L’actualité de l’insécurité numérique est riche parce que le web, le Cloud ou le Big data sont des bébés dans l’échelle de l’évolution des pratiques documentaires. Ce nouveau « far web » est encore pour partie une zone de non-droit où sévissent des bandits attirés par les richesses contenues dans vos informations.

 

Mais il semble que maintenant, selon Joël Martel, (ancien du Voir) le far-web soit plutôt le lieu qui “représente l’univers d’un dépendant de l’ordinateur”. Mais bon, on ne s’enfargera pas dans les fleurs du tapis numérique. Le far-web pour certains, c’est le nouveau cool. C’est du moins ce qu’affirme Martel:

 

Mais bon, si l’on ne s’en tenait qu’à l’avis de plusieurs individus, faut croire que tout ce qui provient du web est sale. Jean-Paul Sartre aurait publié ses premiers écrits par l’intermédiaire d’un blogue et on l’aurait qualifié de troll. Les Beatles se seraient fait connaître via Bandcamp et on les traiterait de swagfag tandis que Madonna aurait certainement hérité du prestigieux titre de « pute à likes ».

Mais ce qui est le plus troublant dans cette perception négative et discriminatoire du web, c’est que ce point de vue est grandement entretenu par des gens qui travaillent dans le milieu des communications.

Quoi qu’il en soit, au moment d’écrire ces lignes, je reçois l’appel de la Sureté du Québec pour fixer un rendez-vous avec le procureur de la couronne pour mon 3e dossier de menaces de mort web en trois ans. Je commence aussi à être pas mal exaspéré de tous ces petits couillons fans de soi-disant “far-webistes”, qui sous le couvert du pseudonymat, me vomisse dessus allègrement. Je vais donc commencer à leur montrer la face (quitte à me faire poursuivre) jumellé à leur grand art humoristique 2e degrée (mettons). D’ailleurs ce qui m’inquiète vraiment, ce ne sont pas les trous de cul patentés du far-web, mais ce sont les centaines de milliers de fans qu’ils ont et la potentialité qu’un seul d’entre eux, pour se faire une pseudogloire d’être reconnu sur le web, me tire dans le dos un de ces jours…

 

Voici donc mes trois premiers mon premier sans-génies…

 

 

Francis Robert Transphobe et raciste

 

 

 

 

 

MAJ

c’est de la cyber-vigilance far-web second degré expérimentale cool que faisait peut-être les punks à une autre époque #TLMEP

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Les far-webistes se sont des putes à l’injure et leurs fans, des clients. Tout comme pour combattre la prostitution, il est bien de s’en prendre aux clients. De savoir que ta face de troll peut être associée à tes calomnies, ça risque d’en calmer une couple…

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Ce matin (le 25 février 2015), j’apprends de la journaliste de Châteleine, Geneviève Pettersen, qu’elle est aussi victime de Francis Robert. Il lui dit:

 

 

 

Ça me rappelle que le 13 décembre dernier, ce même monsieur Robert plaidait dans ma messagerie Facebook pour le retrait de sa photo ici sur mon blogue. Voici donc l’édifiante conversation que j’ai eu avec ce personnage.

13 décembre 2014
Francis Robert
2014-12-13 15:02
Francis Robert
Ça vous tenterait pas d’enlever ma photo de votre site web ?
(Francis Robert, le troll, Far-Web, blablabla)
Aussi, je voudrais savoir si vous trouvez que je ferais une belle femme autant que je fais une bel homme.
Mes yeux magnifiques et mon nez parfait trouverait sûrement grâce à cette conversion, ne trouvez-vous pas ?
Je sais pas si vous vous tenez encore au Plan B sur l’avenue Mont-Royal, mais tous les gens qui venaient vous aborder pour démontrer leur ouverture et se donner bonne conscience aurait plutôt dû vous…… Vous quoi ?

Michelle Blanc
vous quoi?

Francis Robert
vous sommer de retirer ma photo de votre site web, d’autant plus que malgré l’aigreur de mon commentaire, je n’ai pas récidivé et c’était le première fois que je faisais ce genre commentaire à votre propos (peut-être la 2e), vous êtes pas le genre de cible que je privilégie. De plus, sachez que j’écoute parfois l’émission de radio de Félipe Fehmiu et que je trouve que c’est un bon animateur. Bref, croyez-vous que c’est facile de jouer les méchants de service ? Je le fais parce quelqu’un doit le faire, lol… Qu’est-ce que vous voulez que je fasse pour que retiriez ma photo de votre site, j’estime que troller est un droit démocratique et ça fait 13 ans que je me tiens sur le web (j’ai été formé sur les forums) et câlisse qu’on était bien entre hommes blancs avant 2005-06, l’année où la paix cybernétique s’en ai allé pour faire place

Michelle Blanc
Vous avez tellement raison. Considérez donc mon billet et votre photo comme l’exercice de mon droit démocratique de troll

Francis Robert
okay ouin,,, L’Article original contenait 2 autres photos qui ont été retirées je ne sais pas quand… Vous devriez me réserver le même traitement.

Michelle Blanc
Leurs comportement ont été différents du vôtre dans les jours qui ont suivis. Pas un an plus tard, avec des pointes d’ironies, sans excuses et avec des insultes renouvellées.
Life is a bitch and as it happen, you’re on of them…

Francis Robert
ouais je me souviens, j’aurais dû saver mon commentaire, stait particulièrement brutal. J’ai estimé que je ne méritais pas de me faire taguer comme ça, comme si j’étais un most wanted du Far West (votre logique). D’ailleurs, vous ne savez même pas qui je suis… En tout cas, j’étais à l’aise avec le fait que vous fassiez ma publicité, mais je vais bientôt mettre un terme à ma carrière de troll donc votre billet va forcer devenir caduc. Soyez à jour !

Michelle Blanc
Bonne chance à vous

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Commerce électronique: mythes Droit et Internet Médias sociaux politique et internet

Le concept de vie privée en ligne, back to the future

Le concept de vie privée et son évolution dans le temps est depuis quelques années intimement reliées au Web. Avec raison, plusieurs instances gouvernementales d’ici et d’ailleurs, se questionnent et légifèrent afin de limiter l’exploitation qu’en font ou que peuvent en faire les diverses organisations qui peuvent ou font la collecte de données personnelles.

À ce propos, je félicite bien bas ma cliente, amie et collaboratrice de dossiers clients communs, Me Eloïse Gratton, dont l’ouvrage capital « Understanding Personal Information: Managing Privacy Risks » (LexisNexis 2013) vient d’être cité à deux reprises dans un jugement de la Cour suprême du Canada (union free expression rights trump privacy concerns: Alberta PIPA unconstitutional ).

Mais pour revenir à la question de la frontière fluctuante de la vie privée, j’attire votre attention sur un récent article de Don Peppers Privacy: A « Boomer » Concept Soon Outdated? Il y dit:

Obviously, different people have different views about privacy, but there’s also a distinct and overtly obvious age gradient to it. The older you are, in general, the more likely it is you’ll be worried about your personal privacy. Baby Boomers seem to be all aflutter over the issue, but for most of us in the Millennial generation, privacy protection is practically a non-issue. Just try to start a conversation with a 20-something about how “scared” they are of having their privacy violated. You’ll likely get a “WTF?” look, but not much more. (And yes, I consider myself a mental-age Millennial, even if my chronological age disqualifies me.)

More important than a company having personal information about you is what they do with it. Increasingly, transacting in any sphere requires the exchange of digital data – personal information that is used to make a product or service more relevant, and to save the consumer from having to re-input information over and over again. But this data, like any other data, can be stored, analyzed, exploited and re-used, virtually forever.

This is certainly one reason people are demanding more and more trust from the vendors and others they deal with. One way I illustrate proactive trustworthiness, in my presentations, is by pointing out that Amazon will remind me that I already bought a book I am about to purchase, before I make the mistake of ordering it again. And if I can trust Amazon to watch out for my interests proactively like this, then why would I be worried that they’re going to somehow pull a “Big Brother” with my information? Does not compute. On the other hand, if I didn’t trust them, then I’d only expose myself to the minimum possible extent. Why on earth would anyone deal with a business they can’t trust?

Il y présente donc l’évidence qu’en fonction de l’âge, la perception de ce qu’est la vie privée en ligne, varie grandement, que l’information personnelle transmise à une organisation peut grandement améliorer, au bénéfice du consommateur, l’expérience client et que cette expérience elle –même engendre de la confiance envers l’organisation. Il rappelle aussi plus loin dans son texte, que ces données personnelles sont traitées par des machines et que les machines se foutent littéralement de qui vous êtes.

De toute évidence le besoin de légiférer et de paramétrer l’usage des données personnelles est primordial. On n’a qu’à suivre les récentes péripéties d’Edward Snowden pour s’en convaincre. Par contre, l’assertion populaire que « tout le monde sait qui vous êtes et ce que vous faites sur les médias sociaux » est souvent grandement exagérée. Et lorsqu’elle ne l’est pas, s’agirait-il simplement d’un retour dans le temps? Je vous rappelle que les grandes villes déshumanisent le citoyen, qui ne sait rien souvent de son voisin immédiat. Par contre, le web lui nous ouvre la porte à ce que l’on nomme le village global. Nous savons beaucoup de choses d’une personne à l’autre bout de la planète en ignorant tout de notre voisin physique. L’expression « village global » n’est pas anodine puisqu’il y a à peine 100 ans, nous vivions dans des villages et chacun des habitants savait tout de ses voisins. On dit d’ailleurs que cette proximité engendrait l’entraide, le support collectif et la valorisation que chacun avait un rôle à jouer dans la société. Même l’idiot du village et le mendiant étaient pris en considération. Chaque maison avait même son banc de quêteux à l’entrée des demeures.

Je vous rappelle aussi qu’il existait un instrument qui rendait disponible à la planète entière, vos noms, prénoms, adresse physique exacte et numéro de téléphone. Cela est presque impensable aujourd’hui. On appelait pourtant cette technologie « le bottin téléphonique ».

Alors la prochaine fois que vous « ferez des boutons » avec la peur que vos données personnelles soient en ligne, songez que c’est vous-mêmes qui décidez ce que vous partagez (ou pas) et qu’il y a certainement quelques très petits bénéfices possibles à ouvrir un tant soit peu, un pan de notre vie privée en ligne…

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cyberintimidation Droit et Internet

Sexting, pédopornographie et comment nos jeunes sont inconscients

Il y a quelques années de ça, je donnais une entrevue à propos du phénomène de sexting aux É.-U., qui faisait de mineurs, des criminels. Comme pour tout phénomène web, ça arrive ici avec deux ans de décalage. Ainsi, cette semaine 10 jeunes hommes se sont fait arrêter et sont (LaPresse)

« accusés d’avoir produit et diffusé sur internet de la pornographie juvénile, qui consistait en des photos nues de sept de leurs consoeurs de classe obtenues par la menace et l’intimidation. »

Les adolescents faisaient ce que l’on nomme du « sexting » (Wikipedia)

mot-valise anglais formé à partir de sex (« sexe ») et de texting (« envoi de messages textuels via SMS »), est l’acte d’envoyer électroniquement des textes ou des photographies sexuellement explicites, surtout d’un téléphone portable à un autre.

Ils utilisaient la plate-forme Snapchat

La particularité de cette application est l’existence d’une limite de temps de visualisation du média envoyé à ses destinataires. Chaque photographie ou vidéo envoyée ne peut être visible par son destinataire que durant une période de temps allant d’une à dix secondes ; le média cesse ensuite d’être disponible à la visualisation est supprimé des serveurs Snapchat. Cependant, il est assez aisé pour les utilisateurs de faire des captures d’écran.

Or, c’est là que le bât blesse. Les jeunes qui recevaient ces Snapchat (qu’on allègue qu’ils ont obtenus sous la menace), avaient le temps de faire des captures et de remettre en ligne ces contenus par la suite, d’où les accusations de production et de diffusion de pornographie juvénile.

De toute évidence, l’inconscience adolescente et le sentiment de toute puissance qui vient avec, n’aidera pas à endiguer facilement ce phénomène. Aux États-Unis, déjà plusieurs adolescentes se sont suicidées après que les contenus sexuels qu’elles avaient elles-mêmes mis en ligne furent partagés sur le web à des milliers d’exemplaires. D’une part les adolescentes veulent faire plaisir à leur « chum » du moment et d’autre part, ces « chum » voulant booster leur égo viril, partagent ces contenus dont ils sont fiers, à leurs copains qui à leur tour les propagent sur le web. Les adolescentes ne sont pas conscientes que même avec Snapchat, leurs petites vidéos osées, seront désormais démultipliées un nombre astronomique de fois et que ces erreurs de jeunesse les poursuivront toute leur vie. De même, les garçons qui trouvent ça « cool » d’avoir des contenus de leur petite amie « toute nue » ne réalisent pas non plus qu’ils sont sur la pente dangereuse de devenir des individus avec un dossier criminel qui les suivra aussi le reste de leurs jours. Pire encore, certains parents ne comprennent pas la gravité des actes de leurs enfants. Ce phénomène est donc un nouveau tournant du cyberharcèlement maintenant devenu 3X.

Mais pour les parents, voici certains outils recommandés par ReaderDigest

Websafety.com sells software that can be downloaded to your kid’s cell phone and computer to alert you if she’s sending inappropriate texts or photos.
Safe Eyes lets you track your child’s instant messaging, monitor social networking sites, and impose limits on his online minutes.
Cell Phone Spy Elite, a device from brickhousesecurity.com, retrieves deleted text messages from cell phones.

Souvenez-vous que les parents ont la responsabilité légale de leurs enfants, jusqu’à l’âge de 18 ans. Ils pourront ainsi être poursuivie au civil et leurs enfants au criminel. Ils ont aussi la responsabilité morale des actes de ceux-ci. Il est primordial d’ouvrir un dialogue avec les jeunes et de s’outiller et d’apprendre comment « monitorer » les comportements des jeunes en ligne et sur les ondes cellulaires. Il est aussi de la responsabilité de la société d’éduquer les parents et les adolescents à la réalité que ces petits jeux coquins d’adolescents ont des conséquences dramatiques pour les victimes, de même que pour les auteurs de ce qui sont des « actes de nature criminels ».

MAJ

Les jeunes ne sont plus « des fans finis » de Facebook. Ils sont de plus en plus sur les plateformes mobiles qui font notamment de la messagerie et du partage de photo et vidéos (ce qui n’aidera sans doute pas à endiguer le problème du sexting adolescent). C’est dans le GlobalWebIndex qu’on a de nouvelles données à ce sujet et l’index qui prend maintenant conscience du phénomène grandissant de Snapchat, l’inclura désormais dans son prochain palmarès.

Another service that we must include is Snapchat. It was only added to GlobalWebIndex’s Core research in Q3 2013 so we have no trend data yet, but we can already see that 10% of teens globally are using the popular photo messaging service, making it bigger than Pinterest, Vine, WeChat, Line, and LinkedIn. Moving forward, we’ll be able to project Snapchat’s growth rate among teens around the world in order to determine how big of a threat it presents to Facebook and co.

Tableau des propriétés web utilisées par les adolescents

Sexting, pédopornographie et comment nos jeunes sont inconscients Lire la suite »

Gouvernement électronique Médias sociaux Plan numérique pour le québec politique et internet Twitter ou le microblogging

Denis Coderre, sa pratique Twitter et mon espoir d’un Montréal numérique

Dévoilement : Je connais personnellement Denis Coderre. Il est le seul politicien en exercice qui soit venu à l’un des yulbiz, il a été l’un des 4 copréfaciers de mon Les médias sociaux 201, il m’a présentée lors d’une conférence à l’UQO et je trouve que c’est un chic type.

Son Twitt « CA-TAS-TRO-PHI-QUE » ou plus poétiquement, une tempête dans un verre de shooter:

Allo? Un billet simple pour Hamilton pour David Desharnais svp…. #HabsDC

Denis Coderre est maintenant maire de Montréal. Sa pratique Twitter l’a rendu célèbre et on aimait bien l’inviter à toutes les plates-formes médiatiques (dont Tout Le Monde En Parle) pour jaser de tout et de rien. Grâce à Twitter, il est devenu plus grand que nature. Son compte a même été « officialisé » par Twitter, ce qui est encore rare. J’ai très souvent parlé de l’importance d’être soi-même sur les médias sociaux et de l’utilisation impersonnelle qu’en font trop souvent les politiciens. J’ai expliqué maintes fois l’importance capitale de savoir déconner et parler quelquefois de « futilités » puisque ça mets de « l’humain » sur le web et de partager ses passions. Or depuis quelques jours, un twitt acerbe de Denis Coderre à l’endroit d’un joueur du Canadien, fait manchette. J’ai même donné 6 entrevues à ce sujet, juste hier. C’est tout dire. Ça a pris une importance nationale!

Je rappelle que si Denis Coderre n’avait parlé que de ses positions politiques du parti libéral, alors qu’il était libéral, personne ne l’aurait suivi. Ou plutôt que quelques fanatiques libéraux. Mais en étant lui-même et en twittant sa passion qui s’adonne à être le hockey, il est devenu une vedette Twitter. Devenant une vedette Twitter, il devient aussi une vedette médiatique. Il est peut-être le plus intense fan du Canadien sur Twitter et ce depuis des années déjà. Or, il est maintenant maire de Montréal. Certains spécialistes des communications traditionnelles partagent l’idée qu’il ne devrait donc ne « twitter » que du sérieux maintenant et ne partager que les enjeux municipaux et autres informations « importantes. Ce n’est pas la place d’un maire « de commenter l’équipe locale ». Hier, j’étais même sur une tribune téléphonique avec une spécialiste de la gestion municipale pour discuter du « twitt » de Denis Coderre. AYOYE!!! C’est un peu comme si on me demandait mon avis sur un problème de fond de retraite syndical à titre « d’experte »…

D’ailleurs je suis surprise que Le Canadien ne se soit pas déjà félicité de la pub gratuite qu’il leur a faite toutes ces années. Mais bon, il semble que la critique « live » d’un de leurs plus gros fans, soit-il devenu maire, n’est pas la bienvenue…

Finalement, une journaliste me dit hier « Mais monsieur Coderre twitt 10 fois par jour! Ne serait-il pas mieux de travailler ses dossiers? » Un twitt prend un gros 30 secondes disons. 10 fois 30 secondes, ça fait 5 minutes dans une journée de 24 heures. Par ailleurs, je doute fortement que beaucoup de maires travaillent encore (ou travaillaient) leurs dossiers à l’heure de diffusion du Canadien. Barrack Obama Twitt lui-même aussi durant le Superbowl et certains matchs de basket. Il ne se gène pas non plus pour dire pour qu’elle équipe il prend, laissant ainsi les fans de l’équipe adverse « dans la grosse peipeine que leur président ne prenne par pour leur équipe. Quel drame indicible et quel usage de ses secondes d’attentions Twitter mal utilisé…

L’espoir numérique

Les médias ont rapidement fait valoir « la vacuité » du programme politique de Denis Coderre. Ils ont mis à nue « ses phrases préfabriquées » et le vide complet de sa vision municipale. À la lecture d’un récent article d’Yves Boisvert dans LaPresse Richard Bergeron: «J’ai côtoyé le vide toute la campagne», on mesure toute l’étendue de ce constat médiatique. Mais moi j’ai de l’espoir. J’ai l’espoir numérique. Monsieur Coderre est peut-être d’un vide sidéral, n’empêche que lors du dernier Webcom à la SAT, il a livré le plus beau discours numérique jamais entendu de la bouche d’un politicien canadien. Il ne pensait peut-être pas tout ce qu’il y a dit, il est peut-être « plein de marde », mais moi j’ai l’espoir qu’il croyait en ses paroles et que s’il ne fait que la moitié de la moitié de ce qu’il y disait, je serais déjà aux anges. Je serais ENFIN enthousiaste et obnubilée de croire que les efforts que les 12 étonnés et moi-même avons investis dans notre Rapport d’étonnement aura servi à quelque chose. Qu’enfin le numérique aura droit de cité. Si ce n’est pas au Canada ou au Québec, peut-être serait-ce Montréal qui enfin exaucera nos vœux numériques. Peut-être qu’enfin on se diguidinera collectivement sur ce sujet capital. Je rêve sans doute, mais je vais prendre monsieur Coderre au mot et lui rappeler sporadiement les paroles qu’il a lui-même prononcées dans son discours si éclairé…

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