Economie des affaires électroniques

Commentaires ou articles sur différents aspects de l’économie du commerce électronique.

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De l’importance des geeks dans l’établissement d’un plan numérique pour le Québec et/ou le Canada

C’est via un statut de Sylvain Carle sur Facebook (celui-là même à qui on doit l’expression Le plan Nerd) que j’ai pris connaissance de l’excellent article de Arstechnica Geeks are from Mars, wonks are from Venus A prominent computer scientist tells us what he learned from two years in DC. On peut y lire :

In the long run, Felten hopes to see more technologists have a formal role in the policy process. « We’ve had some degree of success in intervening when something big is up, but that’s not a sustainable model, » he said. He’d like to see technologists become « a community that is known and engaged consistently over time. »

« I’ve thought about how other disciplines have managed to integrate themselves into the process, » he said. « Economists are a good example. They’ve been very effective in convincing policymakers that their expertise is important. »

It would obviously be foolish for senior government officials to make economic policy without seeking input from trained economists. Perhaps someday, it will be seen as equally foolish to make technology policy without a computer scientist in the room

.

Au moment d’écrire ces lignes, nous ne savons toujours pas si le nouveau gouvernement Marois ouvrira substantiellement la voie vers un énoncé économique numérique clair et si elle décidera de donner au numérique une place prépondérante dans une vision d’un développement économique québécois. Nous savons déjà qu’il n’y aura pas de « ministre du numérique » dans cette législature. Nous ne savons pas non plus ce qui se trame au fédéral quant à l’avenir du numérique au Canada, mais de mes sources bien informées, me disent qu’ils travailleraient hardiment là-dessus.

Ces derniers mois j’ai beaucoup écrit sur ce sujet. Il y avait d’ailleurs un excellent article de Nathalie Collard dans LaPresse du Week-end : À quand un ministre du numérique?

Mais si on revient à l’article du Arstechnica, on y apprend de la bouche de Ed Felten qui a été le premier CIO de la puissante Federal Trade Commission, l’incompréhension des avocats (qui sont grandement majoritaires chez les législatifs gouvernementaux) quant aux possibilités, limites et problématiques inhérentes au numérique. Lorsqu’une problématique est soulevée, les avocats ont tendance à croire que si on y met assez de ressources, tous les problèmes peuvent être résolus. Ce n’est de toute évidence pas le cas. Pire encore (je ne me ferai pas beaucoup d’amis chez les avocats ici) lorsque je fais des conférences sur l’adoption des affaires électroniques en fonction du secteur d’activité, les avocats et les comptables sont malheureusement pire encore en ligne que le secteur de la construction. Ce sont pourtant eux comme groupe qui décident en majorité de ce que le gouvernement fera pour la société en général.

Je me souviens d’ailleurs de ma présence à certains forums organisé par Industrie Canada (il y a bien des années) et présidé par notre actuel gouverneur général, son excellence David Johnston. J’y faisais partie des 50 experts canadiens consultés par Industrie Canada afin de déterminer les objectifs et politiques du gouvernement du Canada en matière d’économie numérique pour le marché intérieur ou pour la position canadienne aux forums internationaux comme l’OCDE. Or à ces forums, la grande partie des autres experts étaient justement des juristes et des économistes. Très peu ou pratiquement pas de geeks. Il y avait une pelletée de vice-président affaires règlementaire des grosses Telco et entreprises technologiques canadiennes, mais très peu de gens qui semblaient réellement comprendre les enjeux sur le terrain.

Je sais que monsieur le député Gautrin qui a déposé son 2e rapport a lui consulté nombre de geeks. Madame la première ministre du Québec Pauline Marois m’a dit de vive voix qu’elle comptait se servir de ce rapport comme base de réflexion importante pour son gouvernement. Je sais aussi que certains intervenants du gouvernement fédéral rencontrent plusieurs geeks en vu de se faire une tête sur le numérique. C’est déjà ça. Mais je sais aussi que le numérique n’est malheureusement pas encore compris et promu à sa juste valeur dans nos lois, politiques et vision économique globale. C’est à nous les geeks d’accepter de jaser de ça lorsqu’on nous demande notre avis et à continuer nos efforts de vulgarisation auprès des décisionnels et législatifs gouvernementaux. Mais c’est aussi aux décisionnels gouvernementaux et aux parlementaires d’avoir l’humilité de requérir l’aide des geeks qui ont la connaissance du terrain et du potentiel et des limites des technologies…

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Démocratie en ligne Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique politique et internet

Réponse à François Legault : le numérique peut-il être un projet de société? L’exemple estonien

C’est un twitt de François Legault qui a allumé une lumière (numérique sans doute) dans ma tête. Il y disait :

Le défi au Québec est de trouver un nouveau projet rassembleur, autre que la souveraineté: pourquoi pas l’Éducation!

Je lui réponds

@francoislegault ça pourrait aussi être le numérique qui touche l’éducation, la santé, le gvt, l’économie et j’en passe…

Il rétorque

@MichelleBlanc C’est d’abord une question de valeurs. Valoriser l’éducation, la réussite,…Le numérique est un moyen.

Voici donc un billet (oui, oui, oui monsieur Legault c’est pratique un blogue pour étayer sa pensée en plus de 140 caractères) dans lequel je prends l’exemple estonien pour démontrer que le numérique, en plus d’être un moyen, peut aussi être un projet rassembleur, qui devient une valeur.

L’Estonie et sa vision numérique

Comme cela est relaté dans le Unnamedherald (traduction libre), l’Estonie est un petit pays de 1,4 million d’habitants de la mer Baltique. En 1991, après l’acquisition de son indépendance du joug soviétique, la moitié des habitants n’avaient même pas le téléphone filaire. De ces humbles débuts, l’Estonie a réalisé le premier gouvernement numérique de l’Europe. Le WI-FI est omniprésent et gratuit. En 2011, 94% des déclarations d’impôts sont faite en ligne, en moins de cinq minutes. Les délibérations parlementaires se font sans papiers. Les ordonnances médicales sont complètement informatisées. Dans les grandes villes, vous payez vos tickets de bus et vos stationnements par SMS (de même que commander une bière dans plusieurs établissements). Vous pouvez signer des documents légaux de votre téléphone intelligent, voter de votre laptop, et même le président a voté (pour lui-même) d’un pays voisin, la Macédoine.

C’est de ce petit pays que nous viens Skype (qui vient d’être acheté par Microsoft pour $8,5 milliards) et plusieurs autres innovations technologiques comme Kazaa, Playtech ou Fits.me. D’ailleurs, selon Gov2u, l’Estonie a traversé la récente crise économique mieux que la majorité des pays européens à cause de son sens de l’innovation numérique.

The reason for Estonia’s uninhibited economic growth? After the state achieved its independence 20 years ago, the citizens made sure to get rid of the cumbersome bureaucratic practices of the past. In their place they created one of the more “wired” governments in Europe. Through the wide use of Internet applications, services are streamlined and costs are kept down. The right to Internet access at public libraries has been written into the constitution.

Point in case, the average time to set up a new company in Europe is seven days, with countries like Spain having an average of 17.5 days, when the EU has set a prescribed limit of 3 days. The average cost of the process is about €400, with Netherlands, Greece, Italy and Luxembourg exceeding €1000. In Estonia the process takes place almost exclusively via the net. As a result, the average time is two days and the cost is about €190.

L’une des retombés économique intéressante de ce moyen est d’exporter l’expertise Estonienne à l’international, comme le rapporte Inquirer.

The Baltic state of 1.3 million people has already helped fellow ex-communist democracies Armenia, Georgia and Moldova, plus a total of 40 states, to implement Internet-based government and services common in Estonia for years, but still not widely available elsewhere.

« It’s common to use all kind of Internet-based solutions here in Estonia, everywhere on the level of central government, the level of municipalities and of course business, » Estonia’s Prime Minister Andrus Ansip said recently, as he showed off the oval cabinet table equipped with a shiny new laptop for each minister to a group of foreign journalists.

« The decision-making process thanks to this e-government system is much more transparent. Just a minute or two after the decision-making here, all the people around Estonia or around the world know what happened, » Ansip said.

Using special ID cards, Estonians can access virtually all public services via the Internet at the special site www.eesti.ee, including e-voting in national and local elections, as well as checking their medical and police records with a mouse-click.

La vision du numérique ça commence par les infrastructures, puis ça se poursuit avec les enfants.

Vous serez sans doute surpris d’apprendre que l’Estonie va désormais offrir dès l’âge de six ans et tout au long des études, des cours de programmation. Mais avant d’en arriver là, l’Estonie a rapidement réalisé que le rêve d’une société numérique et d’une économie du savoir devait d’abord débuter par les infrastructures. C’est l’analyse qu’en fait Robert Schware, analyste principal de l’informatique de la Banque Mondiale, dans son document Deploying e-government programs: the strategic importance of « I’’ before « E’’ (PDF).

A competitive telecommunications market and legal enabling environment will permit e-government to become an affordable channel for citizens and businesses to interact with government. Legal frameworks provide the legitimacy and guarantees needed to secure and protect electronic transactions and data exchanges. Where telecommunications infrastructure is available (more phones per capita is associated with more government online) and affordable as a result of competition, e-government applications are quickly embraced and projects are more likely to succeed. Governments have seen the rapid uptake of e-government when there is an integrated approach to planning and implementation of public sector reform, ICT, and telecommunications reform. Governments should promote strategies that focus on ICT infrastructure development as a prerequisite to e-government ± an « I before E’’ strategy.

Les résultats concrets d’une stratégie et d’une vision numérique nationale

Pour vous convaincre de l’utilité (ou non) d’une saine vision innovante du numérique dans une société et des retombés sociales de l’économie du savoir, vous pouvez visiter le site même du gouvernement estonien.

Government

Transparency and efficiency at all levels of government have been boosted by advanced e-services.

Business

Business has been made easy by fast interaction, lower bureaucracy and access to critical information.

Citizens

Integrated e-solutions have created an effective, convenient interface between citizens and government agencies.

Healthcare

Doctors, patients, hospitals and the government are all benefiting from the convenience, access and savings that e-services have brought.

Education

e-school has revolutionized the way students, teachers and parents interact, creating a generation that is both better-educated and tech-savvy.

Public Safety

Estonia is safer thanks to systems that give law enforcement officers the tools they need to do their jobs more efficiently and effectively.

Cyber Security

A unique partnership between public and private IT sectors keeps Estonia one step ahead of cyber security threats.

Utilities

Innovations in the utilities and intelligent homes industries save energy and result in a cleaner environment.

Épilogue

Entre-temps, on peut certainement discuter et se demander si la souveraineté, l’éducation, le plan nord, la santé, l’efficacité gouvernementale, l’eau, l’écologie, la dette publique ou autres sujets à la mode sont des « projets rassembleurs ». On pourrait aussi suivre l’exemple de l’Estonie (et même du Brésil pour l’open source) et agir immédiatement sur le numérique qui affectera toutes ces sphères de l’activité humaine. C’était mon grain de sel…

MAJ

Pour une description plus élaborée de différents e-services de l’Estonie à ces citoyens, visitez la page Availability and sophistication of eServices for Citizens du site epractice.eu (extrait du rapport ‘Digitising Public Services in Europe: Putting ambition into action – 9th Benchmark Measurement‘ report, prepared for the European Commission, Directorate General for Information Society and Media, December 2010). On peut y lire à propos entre autres sur un sujet cher à monsieur Legault, l’éducation :

d. Student grants

Responsibility:

Central Government, Ministry of Education and Research, Higher Education institutions

Website:

http://www.hm.ee/?1

Description:

With the Study Allowances and Study Loans Act (2003), Estonia has established a system of study allowances and created the possibilities to obtain study loans. The main objective of the system of study allowances, only accessible at a certain level of income and for students who successfully progress in their studies, is to motivate students to study full time and successfully complete the study programme within the nominal period. Study loans secured by the State intend to give full-time students who are not entitled to receive study allowances the possibility to finance their studies. Applications, attributions and payments of study grants are managed directly by Higher Education institutions.

10. Enrolment in higher education/university
Responsibility:

Central Government, Higher Education institutions

Website:

https://www.sais.ee/index_en.html

Description:

Enrolment in higher education is managed by Higher Education institutions. An enrolment information system called SAIS (SissAstumise InfoSüsteem) has been developed to enable the entire enrolment, processing, decision-making and information in a single environment on the Internet for participating universities. The system uses the eID card as an authentication tool. It can however be entered through one of the Estonian Internet Banks. Since the results of high school examinations are already in the online database, students can see immediately if they have been accepted to a participating university.

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Bilan de mes rencontres avec les chefs des partis et leur vision du numérique

Cette semaine j’ai mis en ligne (par ordre inverse de leur rencontre) mes entrevues avec Pauline Marois, Amir Khadir Jean-Martin Aussant, Jean Charest et François Legault et nous discutions de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source.

Tout d’abord ce qui m’a frappée de ces rencontres est l’affabilité des chefs. Ils étaient tous vraiment gentils et accessibles. Il est vrai que je ne suis pas journaliste, qu’ils me connaissaient déjà et qu’ils savaient que je ne cherchais pas à les coincer. N’empêche que leur ouverture et leur jovialité m’a grandement surprise.

J’ai aussi été surprise par leur manque de connaissance de l’impact majeur du numérique et des technologies de l’information sur l’économie du Québec. Tous ont été surpris d’apprendre que les TI génèrent plus de revenus pour le Québec que le tourisme. À ma question êtes-vous pour l’établissement d’un ministère du numérique

Monsieur Legault fait passer le numérique par le 50 millions d’investissements dans la culture de sa plate-forme électorale (c’est donc un investissement par la bande). Il est pour l’instauration de l’open data comme mécanisme de transparence gouvernementale et aider les entreprises qui ont du rattrapage à faire (notamment en commerce électronique) via investissement Québec. Pour ce qui est d’avoir un ministère du numérique, il pense que c’est une bonne idée. Concernant le renouvellement des licences Microsoft (1,2 milliard) il est ouvert aux solutions open source et va regarder sérieusement la question (incluant l’octroi de certains contrats douteux aux petits amis).

Monsieur Charest, concernant le rapport Gautrin, les circonstances et les événements (sans que je sache lesquelles) ont fait en sorte que son premier rapport n’a pas été implanté. Pour le deuxième rapport, il veut l’implanter progressivement, mais note que c’est un changement de culture majeur au gouvernement du Québec. Il veut instaurer des tableaux de bord permettant une plus grande limpidité de la gestion des projets gouvernementaux pour les citoyens et modifier les types d’appels d’offres pour inclure les plus petites entreprises et développer des expertises en open source. Concernant un ministère du numérique, le plan nord permet entre autres de développer le numérique et le gouvernement manque d’expertise par rapport aux Technologies de l’information. Mais le rapport Gautrin a bien mis la table et la création d’un ministère spécifique est une chose qu’ils vont probablement regarder s’ils sont le prochain gouvernement.

Monsieur Aussant m’a grandement surprise lorsqu’il a déclaré avoir reçu un million de visites sur son site web la journée du débat des chefs, à cause de sa présence sur Twitter. Un million de visites sur un site Web, c’est vraiment, mais vraiment très surprenant. Il est aussi pro open source, trouve qu’un ministère du numérique est une excellente idée, il veut brancher le Québec (et les régions en particulier) sur l’internet haute vitesse (lire ici la vraie haute vitesse avec comme exemple celle de l’Europe) et il veut que la commission Charboneau se penche sur les contrats informatiques gouvernementaux douteux.

Monsieur Khadir semblait réellement dépassé par mes questions sur le numérique, il se dit trop vieux pour s’intéresser à ces questions. Il n’en a pas discuté avec ses membres et la réflexion doit venir d’abord de sa base. Si on veut que Québec Solidaire ait une position, il faut la soumettre à son assemblée, même si on n’est pas membre de ce parti. Par contre Québec Solidaire a signé le pacte du logiciel libre.

Madame Marois va respecter les engagements pris par l’ancien gouvernement quant à l’octroi des contrats informatique (dont le 1,2 milliard pour mettre à jour les licences Microsoft), mais le ministre du Conseil du trésor aura un mandat de regarder attentivement ce contrat. Son ministre du développement économique aura un mandat spécifique de développer le numérique en prenant comme base le rapport Gautrin, mais il n’y aura pas de ministère pour le numérique.

MAJ

Ma conclusion

Comme je le disais dans le billet de mon premier entretien

Mes buts dans ces échanges étaient d’abord de sensibiliser les chefs à l’importance de l’économie numérique et à la nécessité de développer « un plan numérique pour le Québec ». Vous remarquerez qu’ils y répondent sans vraiment avoir cerné l’importance de cet enjeu économique et sociétal majeur.

Les chefs semblent donc complètement déconnectés des réalités de l’économie numérique au Québec. Ce n’est vraiment pas rassurant comme perspective sociétale. Je suis triste et amère de ce constat, mais j’ai la satisfaction d’avoir ouvert le débat auprès d’eux et je rêve que certains parmi vous les talonnent pour qu’un jour, nous puissions nous targuer d’être une société innovante à ce chapitre. Bonne élection à tous et que le meilleur candidat pro numérique (qui ne semble pas être dans les choix que nous avons) gagne…

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Pourquoi est-il important de se questionner sur l’économie numérique?

Et mes entrevues avec
Choi RadioX

La radio de Radio-Canada Québec

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Pauline Marois à propos de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source

Cet après-midi j’ai eu une discussion Skype avec Madame Pauline Marois, chef du Parti Québécois, à propos des médias sociaux et de l’économie numérique. En fait c’était ma deuxième entrevue puisque hier matin, nous avions tenté de nous parler. Malheureusement, mon iPhone avait choisi ce moment pour flancher. Madame Marois ayant un agenda plutôt chargé en cette fin de course électorale, nous ne pouvions nous parler que cet après-midi, alors que j’étais à mon salon de coiffure, (le salon Hed à Montréal, d’ailleurs mon coiffeur Luc Gagnon insiste pour que je dise à Madame Marois qu’il est un de ses plus grands admirateurs) et que madame Marois était dans son autobus de campagne avec un lien internet aléatoire. Madame Marois a accepté de jaser avec moi même si les conditions n’étaient pas optimales. Vous trouverez en effet que l’audio n’est pas facile et que votre humble blogueuse a un look un ti-peu métallique.

Mais trève d’introduction, écoutez plutôt madame Marois…

(Si quelqu’un peut améliorer et filtrer le fichier audio de mon entrevue avec Pauline Marois n’hésitez pas à me le faire savoir)


Pauline Marois chef du Parti Québécois en… par MichelleBlanc

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Amir Khadir à propos de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source

Hier j’ai rencontré Amir Khadir chef de Québec Solidaire au Laika Montréal pour discuter de médias sociaux et d’économie numérique, au Laika Montréal (mon 2e bureau). Ce fut un agréable échange et je vous demande d’excuser l’impair de monsieur Khadir à la fin de l’entrevue. Je lui ai moi-même pardonné alors ne lui en tenez pas rigueur. Même si de toute évidence le numérique n’est pas la tasse de thé de Québec Solidaire, j’ai apprécié la certaine ouverture de monsieur Khadir à ce sujet. Ses réponses me faisaient étrangement penser à un Gabriel Nadeau-Dubois qui n’était qu’un porte-parole 🙂

D’ailleurs sur Facebook on trouvait drôle qu’une capitaliste dans l’âme comme moi rencontre un extrême gauchiste comme monsieur Khadir. Un cosmopolitain bien placé arrange souvent les choses (d’ailleurs ils devraient peut-être en servir à la Chanbre des communes pour relaxer les députés durant la période de questions! Encore une autre suggestion de bibi 🙂 ).


Amir Khadir co-chef du Parti Québec Solidaire en… par MichelleBlanc

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Pourquoi est-il important de se questionner sur l’économie numérique?

Je suis interpellée par Marie-Claude Ducas dans son billet La campagne 2012 et le mirage de « l’élection 2.0 ». Elle y dit :

consultante et blogueuse bien connue Michelle Blanc (d’abord avec le chef libéral Jean Charest, ensuite celui de la CAQ François Legault, puis avec Jean-Martin Aussant d’Option Nationale ) je veux bien. Et c’est sûr que, comme plusieurs le soulignent, comme l’a fait, dans ce billet, le spécialiste René Barsalo , il faut s’intéresser à autre chose qu’aux routes et aux ressources naturelles quand on parle de développement économique. Mais… pourquoi serait-ce tellement plus pertinent que si les patrons d’agence de pub allaient demander aux candidats « ce qu’ils comptent faire à propos de l’économie de la publicité »? Ou les comptables, s’enquérir de leur opinion « à propos de l’industrie des firmes de comptabilité et de consultation »? Pourtant, ce sont des enjeux économiques au moins aussi valables : il y a eu bien des fusions et des rachats, récemment, dans ces deux domaines; idem parmi les bureaux d’avocats, d’ailleurs.

Ma réponse

Se questionner sur l’économie numérique est plus pertinent que se questionner sur l’économie de la publicité ou de celle de la consultation strictement parce que le numérique touche toutes les sphères de l’activité humaine, que ça représente 25 milliards de revenus pour le Québec (à l’heure actuelle et avec 40 000 emplois), que ça participe de l’économie du savoir et que comme pour l’électricité qui a permis un gain de productivité énorme pour toutes les industries, le numérique engendre les emplois et la « valeur économique » du XXIe siècle. Déjà en 1994 Nuela Beck parlait de la nouvelle économie et de comment la « valeur » avait transité des biens matériels aux biens immatériels. On a qu’à penser à la valeur de Facebook, d’Apple, d’Amazon et autres pour s’en convaincre. Malheureusement ce ne sont pas les banques qui capitalisent sur ces « valeurs intangibles » mais plutôt les fonds collectifs de placement. Ils sont ceux qui désormais (et depuis le tournant des années 2000) ont l’avoir collectif du capital…

La nouvelle économie de Nuela Beck (1994), Résumé

L’économie nord-américaine subit depuis nombre d’années une transformation radicale. Nuala Beck indique le sens de ces bouleversements et montre les chemins de l’avenir. Affirmant que les statistiques sous-estiment les forces motrices qui animent les industries nouvelles, l’auteure distingue trois cycles: celui des matières premières a dominé la révolution industrielle, celui de la production de masse a alimenté l’ère de la consommation et de l’automobile et la technologie domine le cycle actuel.

Dans La nouvelle économie, Nuala Beck présente le prochain cycle qui nous entraînera dans l’ère de l’intelligence artificielle, du génie génétique, de l’espace et des matières premières nouvelle génération.

M. Barsalo qui est aussi cité par madame Ducas dit avec raison dans un billet du Journal de Montréal, Notre avenir… numérique? :

La triste réalité est, qu’au tournant historique de notre civilisation vers le numérique, aucun des partis présents ne prends cette opportunité au sérieux. Les routes, les ressources naturelles et l’administration des services publics sont pour eux les seuls « vrai » enjeux. Pourtant, les deux sont inter-reliés. En termes d’infrastructures, l’accès au code via un réseau qui relie adéquatement l’ensemble du territoire, ses institutions, ses entreprises et ses citoyens est aussi important que l’eau courante et l’électricité dans la société qu’y émerge. En termes de réduction des coûts, l’utilisation du numérique en matière de planification, de suivi ou de réalisation permet d’assurer une meilleure gestion des ressources et des budgets tout en augmentant la qualité des biens et services.

En abordant de front la question de l’informatisation et de l’ingénierie en réseau des services publics, en partenariat avec le citoyen et l’entreprise privée, nous pourrions initier un chantier numérique dont le Québec entier sera le premier bénéficiaire. Mais avant de dépenser, il faut réviser le processus d’appels d’offres de projets informatiques. Tout comme celui de la construction, on y remarque depuis quelques années des dépassements de coûts vertigineux.

Le meilleur moyen d’assurer ce changement est de mettre de l’avant l’ouverture et la transparence, si chère à la génération des natifs du numérique qui n’attends que ce signal pour s’impliquer. Patenteux comme nous le sommes, avec la mise en place d’un tel chantier, nous pourrons non seulement améliorer notre société et réduire les coûts de l’État, augmenter le niveau de transparence et l’implication citoyenne, mais aussi créer au passage une avalanche de nouvelles entreprises technologiques, équipées pour affronter l’avenir plutôt que de creuser des trous. Dans toutes les régions, unis par le réseau, celles-ci profiteront du succès collectif et exporteront leur savoir faire au reste de la planète, tout en participant à notre croissance économique.

MAJ

En commentaire, Martin me dit ceci :

Vos statistiques reliées à l’économie numérique parlent d’eux mêmes… mais pouvez vous mentionner vos sources car des chiffres sans références peuvent perdre de leur crédibilité… malgré le fait qu’ils proviennent d’une plumes aussi respectée que la votre.
Merci et continuer de vous faire entendre!

Il a raison, mais ça fait TELLEMENT de fois que je montre ces statistiques que je tiens pour acquis qu’elles sont connues et il semble que ce ne soit pas le cas. Donc ces statistiques sont colligées dans mon billet Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans le bon panier?

je citais Paul Journet dans l’article Le tourisme québécois sévèrement critiqué qui disait aussi ceci :

L’industrie touristique représente 2,5% du PIB du Québec. L’année dernière, elle a rapporté des revenus de 10,4 milliards et fourni 134 600 emplois directs.

Or, je me suis amusé à comparer l’industrie du tourisme à celle des Technologies de l’information avec les chiffres que donnent Affaires étrangères et Commerce international Canada

Le secteur des TIC est un moteur de l’économie du Québec, puisqu’il génère des ventes de plus de 25 milliards de dollars. Ce secteur, qui compte quelque 5 000 entreprises dans la province, emploie approximativement 140 000 personnes. La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.

Si je récapitule ces chiffres, l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois

La triste réalité est, qu’au tournant historique de notre civilisation vers le numérique, aucun des partis présents ne prends cette opportunité au sérieux. Les routes, les ressources naturelles et l’administration des services publics sont pour eux les seuls « vrai » enjeux. Pourtant, les deux sont inter-reliés. En termes d’infrastructures, l’accès au code via un réseau qui relie adéquatement l’ensemble du territoire, ses institutions, ses entreprises et ses citoyens est aussi important que l’eau courante et l’électricité dans la société qu’y émerge. En termes de réduction des coûts, l’utilisation du numérique en matière de planification, de suivi ou de réalisation permet d’assurer une meilleure gestion des ressources et des budgets tout en augmentant la qualité des biens et services.

En abordant de front la question de l’informatisation et de l’ingénierie en réseau des services publics, en partenariat avec le citoyen et l’entreprise privée, nous pourrions initier un chantier numérique dont le Québec entier sera le premier bénéficiaire. Mais avant de dépenser, il faut réviser le processus d’appels d’offres de projets informatiques. Tout comme celui de la construction, on y remarque depuis quelques années des dépassements de coûts vertigineux.

Le meilleur moyen d’assurer ce changement est de mettre de l’avant l’ouverture et la transparence, si chère à la génération des natifs du numérique qui n’attends que ce signal pour s’impliquer. Patenteux comme nous le sommes, avec la mise en place d’un tel chantier, nous pourrons non seulement améliorer notre société et réduire les coûts de l’État, augmenter le niveau de transparence et l’implication citoyenne, mais aussi créer au passage une avalanche de nouvelles entreprises technologiques, équipées pour affronter l’avenir plutôt que de creuser des trous. Dans toutes les régions, unis par le réseau, celles-ci profiteront du succès collectif et exporteront leur savoir faire au reste de la planète, tout en participant à notre croissance économique.

Pourquoi est-il important de se questionner sur l’économie numérique? Lire la suite »

Economie des affaires électroniques politique et internet

Jean-Martin Aussant à propos de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source

Jean-Martin Aussant chef du parti Option Nationale est plus geek que la moyenne des politiciens. Il a eu l’avantage de déjà écouter mes entrevues avec François Legault et Jean Charest mais néanmoins, voici sans artifices ou montage particulier, mon souper spaghetti et notre cordial échange virtuel, via la technologie de vidéoconférence internet Skype et mon éternel iPhone3GS.


Jean-Martin Aussant chef du Parti Option… par MichelleBlanc

Jean-Martin Aussant à propos de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source Lire la suite »

Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique politique et internet

François Legault et Jean Charest à propos de l’économie numérique, des médias sociaux et de l’open source

C’est comme suite à une invitation générale de François Legault (chef du parti Coalition Avenir Québec) de rencontrer des citoyens ordinaires pour prendre un café, que je l’ai mis au défi sur Twitter et qu’il a gracieusement accepté de me voir dans son autobus de campagne il y a déjà deux semaines. Par la suite, j’ai invité sur les médias sociaux, les autres chefs à me rencontrer aussi. Les libéraux m’ont contacté une semaine plus tard, mais j’étais déjà en vacance. J’ai donc discuté avec Jean Charest (chef du Parti Libéral du Québec) hier soir.

Comme vous pourrez le remarquer, ces discussions se sont faite « à la bonne franquette » avec des chefs d’une grande affabilité. Comme cette invitation était sur Twitter et que tous les partis me suivent, ils ont tous eu l’opportunité d’y répondre ou pas. Ce n’est qu’hier que Québec Solidaire et le Parti Québécois ont répondu à mon invitation quant à l’Option Nationale, ils avaient laissé un message vocal sur mon répondeur. Il est très possible que je rencontre les autres chefs avant le scrutin de la semaine prochaine. Si tel est le cas, ils auront eu l’avantage d’entendre les réponses de messieurs Legault et Charest et de s’ajuster en conséquence. Leur « à-propos » risque donc d’être un peu moins naturel.

Mes buts dans ces échanges étaient d’abord de sensibiliser les chefs à l’importance de l’économie numérique et à la nécessité de développer « un plan numérique pour le Québec ». Vous remarquerez qu’ils y répondent sans vraiment avoir cerné l’importance de cet enjeu économique et sociétal majeur. Par contre, ils ont répondu à mes questions avec l’approche qui leur est propre. Je vais donc vous laissez vous faire votre propre opinion quant à ce que chacun a à offrir ou pas, en matière de numérique pour le Québec.

Je m’excuse aussi de la piètre qualité audio de ces enregistrements, qui ont été fait avec mon iPhone 3GS sans micro, éclairage ou technologie additionnelle. Par contre, vous apprécierez sans doute les réponses et la bonhommie des échanges. C’est ça aussi la techno …


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Jean Charest chef du Parti Libéral du Québec en… par MichelleBlanc

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MAJ

On me fait remarquer que sur les photos des vidéos des chefs, ils ont l’air de chevreuils qui attendent d’être frappés la nuit. 🙂 C’est strictement dû au hasard de la sélection des cadres de Dailymotion. Ce n’est pas un choix éditorial, quoique c’est plutôt frappant! hehehe …

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La « pochitude » sites des partis québécois et le manque de vision numérique

Pour vérifier quels partis avaient la main haute en termes de visiteurs, j’ai utilisé Alexa et GoogleTrends pour site Web. Malheureusement, leur trafic est si pitoyable qu’aucune donnée n’apparaît. Seulement Graphbuzz arrive à enregistrer une minime parcelle d’un petit peu de trafic et au moment d’écrire ces lignes, c’est le parti Libéral qui l’emporte.

C’est même d’une tristesse de constater que seulement François Legault n’ose exprimer librement sa pensée sur Twitter sous les railleries de Jean Charest. Ces railleries en disent plus long sur l’incompréhension, voire la distanciation que monsieur Charest a du peuple, que des possibles bourdes de monsieur Legault sur Twitter. D’ailleurs, je le trouve rigolo monsieur Legault, lorsqu’il disait hier qu’il se doit de gérer les gros égos (en parlant de Duchesneau).

Je suis habitué de gérer de gros égos. J’ai déjà géré des pilotes. 😉 #qc2012

Pour en revenir aux sites des partis qui ne sont pratiquement pas visités, même par les fans hardcore de leur électorat, si on observe le contenu et qu’on est capable de rester éveillé plus de 30 secondes, on comprend facilement le peu d’intérêt. Communiqué de presse, cassette politique prévisible, vidéos qui partent tout seul et autres âneries. Les sites des partis sont sur le respirateur artificiel entre les élections et deviennent soudainement vivants (un euphémisme ici) quelques jours avant les élections. Tout comme la présence des candidats sur les différents sites sociaux. Entre les élections les partis (hormis Québec Solidaire), n’ont aucun intérêt à communiquer avec les citoyens et durant la campagne électorale, cette communication n’est qu’unidirectionnelle (sauf pour certains cas isolés comme monsieur Legault, Drainville, Kadir et autres).

Par ailleurs, à ce que je sache, aucun parti n’a encore parlé d’économie numérique, du scandale des TI (qui à mon point de vue est encore plus grave que celui de la construction), du cout exorbitant des branchements internet et cellulaire et du développement de la « société du savoir » qui je le rappelle, se transmet via des infrastructures numériques. Lors de la dernière élection, une demande spécifique avait été faire à tous les chefs via une lettre demandant « un plan numérique pour le Québec ». À ce jour, encore aucune réponse formelle d’aucun des partis.

Je rappelle ce que je disais dans mon billet Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans la bon panier?

l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois. Or, au gouvernement du Québec, on a un ministère du tourisme, des assises du tourisme, de nombreux ATR qui sont financés à même nos taxes et divers groupes de pression. Quelques groupes d’intérêts des industries numériques réclament une politique du numérique, un plan numérique pour le Québec (j’ai moi-même été un élément catalyseur d’un tel projet) et nous n’osons même pas espérer un jour voir apparaître un ministère du numérique .

En terminant vous serez sans doute surpris d’apprendre que c’est le nouveau parti Option Nationale qui trend sur Google Trends. Est-ce le prélude à une poussée d’Option Nationale dans les intentions de vote? Au moment d’écrire ces lignes, je ne le sais pas encore.

Je suis donc blasée de nos politiciens et de leurs partis en ligne et de leur manque de vision de l’importance de l’économie numérique. C’est en gros ce que je disais hier à l’émission Retour sur le monde de la radio de Radio-Canada Québec

Si certains n’hésitent pas à parler d’élections « deux point zéro » pour désigner la champagne électorale en cours au Québec, il se trouve au moins une spécialiste des médias sociaux pour trouver que les politiciens québécois sont encore loin d’avoir apprivoisé les manières nouvelles de communiquer avec les électeurs. (14:24 min.)

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À titre de conférencière Commerce de détail en ligne Commerce électronique : articles Economie des affaires électroniques Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Web 2.0

ACFAS: Panel Les médias sociaux et la perspective consommateur

En fin d’après-midi, je participerai à une table ronde du 80e Congrès de l’ACFAS (Association canadienne-française pour l’avancement des sciences ), Les médias sociaux et la perspective consommateur : un point de vue multidisciplinaire. On me demande de préparer une courte allocution devant couvrir les questions qui suivent, puis de participer aux discussions subséquentes avec la salle.

1. Les médias sociaux ont-ils vraiment généré de nouveaux modes de consommation ou ont-ils simplement modifié la manière de procéder de modes existants?
2. Quels sont les avantages de ces modes de consommation : 1) pour le consommateur? 2) pour l’entreprise? Comment chacun y trouve-t- il son compte?
3. Les consommateurs utilisent les médias sociaux parce qu’ils y ont trouvé entre autres une voix pour faire face aux entreprises : leurs manquements, leur mauvais service ou encore leurs exagérations. Maintenant, en réaction aux blogues tenus par des consommateurs ou encore, pour devancer leurs concurrents, les entreprises sont elles-mêmes présentes sur les médias sociaux et deviennent de plus en plus actives. Plusieurs d’entre elles effectuent de la veille et on remarque davantage leur présence. Les entreprises sont également soupçonnées d’infiltrer les groupes de discussions. Dans ce contexte, les consommateurs auront-ils encore bien longtemps le droit de parole ? Pourra-t-on encore longtemps croire que les « appréciations » des commentaires proviennent de véritables clients ? Comment distinguer le vrai du faux ?
4. Peut-on dire qu’il y a une distinction entre la réponse des consommateurs selon leur provenance, c.-à-d. Europe, Canada, États-Unis et Québec ? Plus précisément, les consommateurs québécois sont-ils aussi actifs sur ces réseaux que les autres? Ne sont-ils pas trop individualistes pour persévérer dans ce genre de consommation ?
5. La consommation groupée, la consommation collaborative, les entreprises sur Facebook : est-ce une mode qui va s’éteindre? Quelles sont les perspectives d’avenir de ces nouveaux modes de consommation?

Voici donc l’ébauche de mes réponses.

1- Ils ont modifié la méthode de consommer en ce sens que l’opinion d’autres consommateurs est un élément déterminant dans le processus de prise de décision. Par exemple avec l’aide d’outils tel que Tripadvisor ou Foursquare, ces opinions consommateurs sont maintenant mobiles. (vous pouvez lire TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence, et Almost half – 48 percent – of consumers use their mobile devices to research or browse products and services, according to Oracle’s “Mobile Trends: Consumer Views of Mobile Shopping and Mobile Service Providers” report. puis ce tableau de Altimetergroup)

2-Les avantages pour le consommateur sont nombreux. Ils profitent d’informations difficilement disponibles sur les moteurs de recherches, bénéficient de l’expérience des usagers précédents, More consumers are finding positive benefits from their experiences with social media and taking away positive suggestions from their online activities. In fact, two in five Americans have received a good suggestion for something to try as a result of social media use, according to a recent Harris Interactive poll. Businesses and brands with social media presence can be among those who provide positive suggestions and experiences to consumers online. et exemple de l’achat de Charlotte Comment les médias sociaux m’ont aidée à trouver mon chien et sa bouffe, pour le reste de ses jours…

Les avantages pour les entreprises sont d’apprendre des consommateurs, d’encombrer les résultats de recherches de son propre brand, de réduire le coût marketing traditionnel, d’augmenter le trafic sur le site transactionnel, d’améliorer le service client, de réduire le « time to market » des inovations.

 

3- Les entreprises québécoises sont très en retard sur le commerce en ligne et sur le commerce social en particulier. La vente de produits et services en ligne ne s’est pas encore popularisée chez les PME, car à ce jour, une minorité seulement des PME canadiennes (17,9%) utilisent Internet pour vendre leurs produits et services . L’utilisation des applications du Web 2 .0 dans les stratégies de communication et de marketing n’est pas très populaire chez les PME canadiennes branchées, puisque seulement 15,2% d’entre elles en font un tel usage . Paradoxalement, Un adulte québécois sur 2 achète sur Internet. Le commerce électronique (PDF) CEFRIO
et les services bancaires en ligne (PDF) CEFRIO
4- Les consommateurs québécois sont très actifs sur les médias sociaux, mais la mobilité est quasi inexistante dans certains coins du Québec.
5- Je ne crois pas aux achats groupés, d’ailleurs Groupon est sur une pente descendante et souffre de nombreux copycat. Par contre la consommation collaborative est un phénomène à observer. À ce propos, une start-up québécoise Buyosphere est à surveiller. Le Facebook commerce est aussi sur une pente plus que glissante. (à lire: Gamestop to J.C. Penney Shut Facebook Stores, Nouveaux arguments sur pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires)

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