Médias sociaux

Différents points de vues ou billets se rapportant ou expliquant ce que sont les médias sociaux.

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Podcamp Montréal 2010, j’étais anti-conférencière lors de cette anti-conférence

Quelquefois par an, je donne gratuitement de mon temps pour des organismes à but non lucratif. C’est donc avec plaisir que j’étais conférencière lors de l’anti-conférence Podcamp Montréal 2010. Je n’avais rien préparé et c’était une période de questions ouvertes avec l’auditoire. Alors bon visionnement

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À Désautels de Radio-Canada : entrevue Médias sociaux et renseignements personnels

Hier j’étais à l’émission Désautels sur la radio de Radio-Canada. Nous discutions des « dangers » des médias sociaux. Il est évident que comme pour tout outil, il est toujours préférable de lire les instructions et de prendre des précautions. Les médias sociaux peuvent certainement aider, mais ils peuvent aussi nuire si on ne s’en sert pas convenablement. La discussion que nous avions, monsieur Benoît Dupont titulaire de la Chaire du Centre International de Criminologie Comparée , Michel Désautels et moi-même fut certainement trop courte pour que nous puissions réellement débattre du fond de la question et départager les « mythes » des médias sociaux, de la « froide réalité » du potentiel de dangerosité que peut engendrer une participation active aux médias sociaux. Néanmoins, je vous invite à écouter cet échange et en guise de complément d’information, je rappelle qu’il y a au Canada 8 millions de personnes issues de la génération Net versus 7.3 millions de baby-boomers (tel qu’illustré dans la présentation de mon billet Génération C ma participation à la table ronde consommation). Je vous invite aussi à relire :
Cyberespionnage, sécurité, vol d’identité, Web 2.0 et chasse aux sorcières
Du « danger » des médias sociaux et du web pour les jeunes
ou encore à fouiller ma catégorie Commerce électronique: mythes pour relativiser les « menaces » issues du Web et des médias sociaux.

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90% des entreprises canadiennes utilisent les médias sociaux = bullshit

Un sondage de Léger Marketing, commandité par SAS titrait dernièrement Quatre-vingt-dix pour cent des entreprises canadiennes utilisent les médias sociaux avec le sous-titre Plus de cadres du secteur public que du privé affirment qu’il s’agit du principal outil de communication avec le public.
Une journaliste de Radio-Canada, Marjorie April me téléphone donc pour discuter de ce sondage. Comme je lui démontre que c’est de la « bullshit » (de la grosse merde pour les potes d’outre-Atlantique), et que c’est une fille intelligente, elle fait tout de même son topo, mais nous parlons plutôt de comment certaines entreprises canadiennes s’en servent intelligemment. Mais si nous revenons au communiqué de presse « trop sexy pour être vrai », nous comprenons que le titre est l’addition de ce constat :

Un cadre sur six considère que les médias sociaux constituent le principal moyen dont leur organisation dispose pour attirer l’attention du public sur leur marque; tandis que 31 % affirment que ceux-ci jouent un rôle de premier plan et 43 %, un rôle limité

Ce qui est censé faire 90% des entreprises canadiennes. Allô la terre? Tout d’abord, ces chiffres parlent de « cadres » et non d’entreprises. Ensuite, si je dis que les médias sociaux « jouent un rôle limité », par quelle extrapolation fallacieuse suis-je en train de dire que je les utilise? C’est un peu comme de dire que je suis chrétienne et qu’on titre que je vais à la messe.

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Bombe. TV, mon entrevue Médias sociaux en ayant du fun

C’est avec plaisir que j’ai participé à une capsule Bombe.TV pour jaser de l’un de mes sujets de prédilection, les médias sociaux. Ainsi, nous discutons d’exemples positifs d’entreprises sur les médias sociaux, de ce qui fait une bonne conversation, de certaines de mes vidéos préférés White Christmas (mon côté ringarde) et Dove Evolution et de ces gens qui veulent avoir une vidéo virale. Comme vous le remarquerez peut-être, j’ai eu bin du plaisir avec la jeune journaliste Vanessa Cournoyer et nous avons franchement rigolé durant ce tournage.

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Old Spice, le culte marketing et les retombées d’affaires

C’est lors d’une rencontre avec les employés d’un client (qui sont designer) que j’ai pour la première fois entendu parler du phénomène Old Spice. Le Globe and Mail titrait The cult of Old Spice, TheStar How Old Spice campaign changed social media et ainsi de suite avec les actualités. On peut donc conclure que même si Old Spice ne vend pas de produits, ils ont eu des retombés de relations publiques mirobolantes. Hey, ils ont même gagné le grand prix du Lion d’or de la publicité à Canne.
Cependant, comme le révèle l’article Old Spice Revisited: Lessons and Cautions for Small Business de Small Business Trends, les ventes ont chute de 7%, malgré des coupons promotionnels d’achat « achetez-en un et obtenez-en un gratuitement »! Peut-être que sans le battage publicitaire, les ventes de Old Spice seraient plus merdiques encore, mais peut-être aussi que cette campagne n’aura été bénéfique que pour l’agence qui l’a créé? Quoi qu’il en soit, il est toujours bon de ne pas perdre de vue ce qui devrait être l’un des buts de tout investissement publicitaire et média sociaux, influer sur les ventes. Je vous laisse donc sur cette conclusion de l’auteur de l’article, Stephen Denny.

There’s nothing wrong with spending money on video aimed at viral success. Go ahead. It might work. And there are many, many people who will tell you how to go down this path. But the real point of spending money at all in business is to get more business, so ensure – regardless of what you’re promised – that everything you do is pointed towards converting that casual viewer into a buyer.
The secret of many successful advertising campaigns is that they can be leveraged in-store or online.
(…)
The campaign ran for six months, and the brand experienced a 7 percent volume decline, with a spike driven by coupons. It lagged many of its competitors in the category. And yet, the campaign is held up as a paragon of marketing genius. Careful there; that’s dangerous talk.
Let’s learn from this “case study” – the good, the bad and the hopelessly overblown – and use it as a cautionary tale to grow our own success stories.

Pour remettre les choses en perspective ici, c’est bien de gagner des Boomerangs, mais est-ce que ça a réellement affecté le bottom Line?

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La gestion de la multitude sur les médias sociaux

Comment gérer plusieurs milliers d’abonnés (Twitter Facebook et autres médias sociaux conversationnels) et demeurer accessible? C’est une question que l’on me pose souvent et qui est mis en exergue dans l’article de Owni, Les méfaits d’une grande audience sur twitter, qui est en fait une adaptation de Clive Thompson in Praise of Online Obscurity. Les arguments de ces articles sont qu’à partir d’un certain nombre d’abonnés, la socialisation et la conversation ne sont plus possibles. On devient plus un médium de diffusion que de conversation. Les gens sont intimidés d’entrer en relation avec « la vedette » qui a tant d’abonnées et cette vedette, devenant consciente de sa portée, commence à s’autocensurer. Nous devrions donc valoriser l’obscurité et les petits groupes qui sont plus favorables à une communication vraie.
Après avoir partagé ce texte sur Twitter et Facebook, plusieurs personnes voulaient savoir mon avis là-dessus étant donné que je valorise la réciprocité dans les médias sociaux (si vous me faite l’honneur de me suivre, je vous dois la politesse de faire de même avec vous), que je suis contre le twitter-shobisme et que j’ai plusieurs milliers d’abonnés.

Comment je fais pour gérer la multitude sur Twitter et Facebook?
C’est une question que me posa Friedrich Thor Nissen (le gestionnaire média social de Misteur Valaire) lors d’un spectacle de Misteur Valaire.
Je lui répondis :

-Présentement nous sommes dans une salle avec 2000 personnes. Tu as pourtant l’impression que je suis vraiment en communication avec toi, que cette communication est vraie, que je t’écoute et que j’interagis. Pourtant, dans 2 minutes, je vais jaser avec quelqu’un d’autre dans la salle et je serai tout autant aussi vraie. Il est même possible que j’entende les conversations de gens et que j’intervienne dans celles-ci. Il est cependant clair que je ne tenterai pas de savoir ce que disent les 2000 personnes et que je ne « capoterais pas » de ne pas savoir ce qu’ils ont dit le temps que je suis ici. Aussi, au lieu d’être 2000 personnes, nous pourrions n’être que 10. Il est clair que les possibilités d’interactions et que la potentialité d’échanges en serait beaucoup réduite. Les médias sociaux c’est un peu ça pour moi. Je ne vais certainement pas tenter de savoir ce que 2000 personnes disent en même temps, mais je suis heureuse de savoir que je vais peut-être faire des rencontres surprenantes et que des 2000 personnes que je ne connais peut-être pas, je vais me faire de vrais échanges avec des inconnus comme cet échange que nous avons présentement, bien que c’est la première fois de ma vie que je te parle.

Il reste cependant la question de l’auto-censure. Je dois admettre que je me censure plus maintenant que lors de mes débuts dans les médias sociaux. En fait, je me suis toujours censurée. J’ai souvent répété à ceux qui croient que je suis un livre ouvert sur le web, qu’ils lisent ce que j’écris, mais qu’ils ne lisent pas ce que je n’ai pas écrit et qu’ils n’ont aucune idée de tous ce que je ne dis pas. Aussi, je suis un peu « politically incorecte », baveuse et un brin provocante. D’ailleurs, certains connards anonymes se font un plaisir de citer certains de mes 20 000 twitts, hors contexte, pour mousser leur démagogie. Par exemple, dernièrement dans un forum, on pouvait lire :

C’est toujours un peu particulier d’être au bureau, d’avoir ton boss en arrière de toi, et de voir « Jeudi confession: je m’ennuie de mon gros pénis parfois »

Il a évidemment oublié de mentionner que ce jeudi confession était fait le 1er avril et que c’était une blague salée comme j’aime bien en faire. De plus, je me méfie maintenant (outre les citations hors contexte de certains de mes twitts) des effets pervers de mes écrits. Je suis consciente des effets de mes écrits (par exemple ce restaurateur qui a vu son chiffre d’affaires gonflé après l’un de mes twits positif) mais je découvre qu’il y a aussi des effet pervers que je n’avais jamais vu venir. Par exemple, certains de mes collaborateurs, fournisseurs ou partenaires, m’ont signifiés qu’après que j’eue mentionné mon bonheur de travailler avec eux et la compétence qu’ils avaient démontrée à mon égard, furent submergés de courriels et ou d’appels téléphoniques de gens disant « j’espère que vous m’en donnerez autant que vous en donnez à Michelle Blanc ou je ne suis peut-être pas une vedette comme « Michelle Blanc » mais j’exige que vous fassiez aussi telle ou telle chose. C’est donc étrange de remarquer qu’une observation positive sur quelqu’un ou sur une organisation puisse attiser la jalousie…

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Facebook = vous n’êtes pas chez vous!

Hier, un client m’écrit en panique que sa page organisationnelle a été « flushé » de Facebook, sans préavis ou explication autre que ce message :

Hello,

The Page (XXXX) has had its publishing rights blocked because it violates our Pages Terms of Use. Amongst other things, Facebook restricts the publishing rights of Pages that impersonate other entities, represent generic concepts, spam users, or otherwise violate our Terms of Use. These policies are designed to ensure Facebook remains a safe, secure and trusted environment for all users. If you have any questions or concerns, you can visit the Terms applicable to Facebook Pages at http://www.facebook.com/terms_pages.php.

The Facebook Team

En discutant avec un autre client et en racontant qu’un client a eu sa page bani de Facebook (sans le nommer) mon client m’informe qu’il a eu la visite d’un représentant commercial de Facebook qui les a avisé qu’il n’était pas permis de faire un concours sur Facebook, à moins d’y acheter de la publicité. On peut comprendre cette interprétation de Facebook en lisant dans les termes de Facebook :

7. If you collect user information on your Page, Section 9 of this Statement also applies to you.

et

9. You may not establish terms beyond those set forth in this Statement to govern the posting of content by users on a Page you administer, except you may disclose they types of content you will remove from your Page and grounds for which you may ban a user from accessing the Page.

En clair, chez Facebook vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes chez Facebook. En outre, une grosse portion de Facebook est fermée au reste du Web. Facebook est comme un nouveau Web parallèle. Donc si vous avez 5000 membres de votre page corporative et que seulement 10% lisent ce que vous y écrivez, vous ne parlez en fait qu’à 500 personnes. En comparaison avec un blogue disons, le contenu que vous y mettrez sera lui accessible à l’ensemble des internautes. C’est une méchante différence. Comprenez bien que je ne dévalorise pas la présence d’entreprise sur Facebook, bien au contraire. Je m’efforce plutôt d’indiquer que Facebook se doit d’être dans l’arsenal d’une présence média sociaux mais qu’il ne sera probablement pas le fer de lance d’une stratégie et qu’à moins que vous n’achetiez de la pub sur Facebook, que vous ayez déjà une masse critique importante d’usager (comme pour un syndicat ou un ordre professionnel ou un CEGEP par exemple), ou un brand très fort (comme Nike ou Starbuck), une page organisationnelle ne fera peut-être pas les miracles que vous vous attendez. En outre, les termes d’utilisation de Facebook peuvent et risquent de changer sans préavis. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à plusieurs animateurs radio de stations communautaires de Montréal qui ont vu leur blogue MySpace disparaître du jour au lendemain parce que MySpace venait de changer ses conditions d’utilisation.

MAJ

Je vous invite aussi à lire ou à relire mon billet: La folie des entreprises avec Facebook

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Écrire sur les médias sociaux c’est s’exposer

Écrire sur les médias sociaux et sur l’outil ultime de ceux-ci, le blogue, c’est s’exposer. Outre le syndrome de la page blanche (que vous pouvez contrer en vous filmant en parlant de votre sujet avec votre caméra Web, pour ensuite réécrire le verbatim de votre monologue parce que le Web est d’abord et avant tout un médium textuel), certaines personnes ont aussi le syndrome du « mais qu’est-ce que les gens vont penser de ce que j’écris? ». Ça m’est apparu de manière flagrante aujourd’hui durant, et après une rencontre avec un client. C’est un jeune professionnel intelligent, articulé et pertinent. Tout au long de notre rencontre, il me disait constamment son insécurité à ce que les autres pouvaient penser de ses opinions. Lorsque je lui demandais de verbaliser ses peurs, Il ne trouvait rien à dire. Mais ses peurs, même si elles étaient frivoles, étaient constamment présentes tout au long de nos discussions. C’était l’insécurité de ce que « les autres vont penser ». Il voulait une ligne éditoriale, avait peur de donner son opinion, avait peur de nuire à quelque chose ou à quelqu’un, avait peur d’avoir peur. Je soupçonne que cette peur du partage est l’un des obstacles majeurs à l’entrée active sur les médias sociaux de bien des gens. C’est pourtant en étant vrai, en ayant une opinion éclairée sur un sujet de niche, en y mettant de la passion, qu’on devient souvent pertinent et qu’on se fait un lectorat. Oui il y aura des gens pour ne pas être d’accord, oui il y aura des critiques, mais de ne rien dire et de ne rien faire est certainement la route pour ne pas avoir de problèmes, mais c’est aussi celle permettant de ne pas avoir de résultats, d’opportunités et de dialogues constructifs. Pour nager il faut se mouiller l’eau est toujours un peu froide à la première baignade. Mais après avoir surmonté ses craintes, on devient vite comme un poisson dans l’eau…

MAJ

D’ailleurs, il me demandait comment parler de sujets ou de clients et relations d’affaires sans les froisser. Je lui dis que moi je faisais souvent des exemples « white label » dans lesquels je parlais de clients sans les nommer. C’est un exemple pertinent pour lui que je viens de faire ici 🙂

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Du « danger » des médias sociaux et du web pour les jeunes

De tous les mythes que je peux entendre et entendre à propos du Web et des médias sociaux, ce sont ceux de sa dangerosité qui me font réagir le plus. Cette semaine j’étais avec des groupes de gestionnaires du secteur de l’éducation. À plusieurs reprises, on me parla du danger du Web pour les jeunes qui deviennent accros à leurs écrans, écrivent n’importe comment et pourraient y dire, des choses nuisibles. Puis, j’allais fumer une clope avec une directrice d’école et on jasa plus profondément de ces sujets. Je lui dis que probablement, lorsqu’elle était jeune, elle écoutait la télévision et parlait longuement avec ses copines au téléphone. Probablement que ses parents trouvaient qu’elle était dépendante de la télévision et du téléphone. En fait, c’est exactement la même chose qui se produit avec le Web et les médias sociaux. Elle acquiesça et me révéla qu’elle était fascinée par la TV et qu’elle y apprit encore plus de choses que lorsqu’elle était en classe. Elle adorait les documentaires et c’est bien vrai qu’elle passait ses soirées avec ses copines au téléphone à discuter de tout et beaucoup de n’importe quoi. C’était en fait un sain mécanisme de socialisation adolescente. Elle s’inventait même des mots différents que ses parents ne comprenaient pas. Le corollaire est certainement identique avec les jeunes aujourd’hui. Ils sont en fait une génération qui va lire comme aucune génération ne l’a fait avant eux. Sauf qu’au lieu de lire dans un livre, ils lisent sur le Web. Ainsi, l’un de mes petits neveux, réputé haïr la lecture (selon ses parents), lorsque je le mis devant un blogue de hockey, il passa trois heures devant l’écran et vint me chercher pour apprendre à faire un commentaire qu’il fit dans un français impeccable. Il était très conscient que l’écriture « c koi tu fé a soir » n’était pas celle qu’il devait utiliser pour laisser sa trace numérique sur un site sérieux (même si c’était un blogue sur le hockey). Il serait aussi ridicule aujourd’hui de dire que quelqu’un est dépendant du téléphone et accro de la télévision. Oui il faut faire de l’exercice, oui il faut ne pas être continuellement collé devant un écran, oui les jeunes peuvent passer des heures à discuter d’inssignifiances sur le Web avec leurs potes. Mais ce sont des comportements qui ont toujours été ceux des jeunes et qui le resteront probablement jusqu’à la fin des temps. C’est juste que les technologies changent et que de les démoniser, n’aide pas à les comprendre. Je répondis d’ailleurs à l’un de ces groupes que probablement, il y a quelques centaines d’années, qu’il se trouvait un chef amérindien pour trouver que son jeune était accro des signaux de fumées…

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Le « fair use » et l’utilisation des photos Facebook

Une question m’a été posée deux fois aujourd’hui. Quel hasard? Est-ce possible d’utiliser une photo qui est sur Facebook et dans le cadre d’une utilisation journalistique, est-ce qu’utiliser une photo qui est sur facebook peut-être considéré comme étant du « fair use »?

Je ne suis pas avocate et ceci n’est donc pas un avis juridique. Par contre, en lisant l’article Facebook photo free-for-all Is media’s use of photos fair dealing or freeloading? de la CBC, on peut déjà comprendre que vous n’avez pas le droit d’utiliser des photos que vous trouvez sur Internet ou sur Facebook et les utiliser selon votre bon vouloir. Des photos sont toujours la propriété des ayants droits, à moins qu’ils aient eux-mêmes cédé ces droits et que ce n’est pas parce que vous cédez vos droits à Facebook lorsque vous y déposez des photos, que cette cessation se transfert automatiquement au reste de la planète. Michael Geist, une sommité en ces matières et qui est cité dans l’article dit :

Copyright law in Canada does make exceptions in certain circumstances, known as fair dealing. Fair dealing allows for use of copyrighted material for research, private study, criticism and review.
« One of the elements within fair dealing is news reporting. Where [the media] use the photograph, they might not obtain a licence to use it; they might just try to argue it’s fair dealing, » says Geist.
The copyright exception for news reporting isn’t absolute, though. The Copyright Act says using material for news reporting does not infringe copyright if the source and author — in this case, the photographer — are mentioned.
« If it’s part of a news story, and they’re, let’s say, capturing a screen shot of Facebook with the photograph in it, then I think they’re relying on the news reporting [provision in fair dealing.] Where they’re simply lifting a photograph that someone has posted on Facebook, I think that prior permission is likely needed, » said Geist.


D’après moi (et encore une fois ce n’est pas un avis de juriste) il en va de même pour une autre utilisation du “fair use” qui est la parodie, le collage ou le remixage. La loi permet une certaine liberté d’expression artistique quant à l’utilisation novatrice des œuvres des autres. Mais dans tous les cas, les sources diverses qui ont servis à un montage donné, se doivent d’être reconnus et mentionnés. De plus, il se peut que l’auteur de l’œuvre originale n’apprécie pas « l’aspect artistique » de la nouvelle œuvre. Je me souviens d’ailleurs d’un cours de droit avec Me Gautrais qui nous parlait d’une sculpture de canard qui avait été exposée dans un centre commercial ontarien et qu’on avait choisi d’affubler d’un ruban, pour la période des fêtes. L’artiste avait poursuivi le centre commercial et gagné sa cause sur la base que ses droits sur la paternité de l’œuvre avait été enfreint, même s’il avait lui-même vendu la sculpture au centre commercial.
Conclusion :
Avant de prendre une photo ou un artéfact que vous trouvez ou que ce soit sur le Web, faites bien attention aux droits des autres que vous pourriez enfreindre…

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