Médias sociaux

Différents points de vues ou billets se rapportant ou expliquant ce que sont les médias sociaux.

À titre de conférencière Commerce électronique: mythes cybercriminalité cybersécurité Marketing 2.0 Marketing de contenu Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux Mobilité

La fraude publicitaire en ligne est le crime numérique le plus payant, aperçu de la cybercriminalité

Dans quelques mois, je donnerai une conférence à propos de la criminalité du web et des médias sociaux pour les secteurs financiers et des assurances. Vous serez sans doute surpris d’apprendre, comme je l’expliquais dans mon billet La pourriture marketing web Partie 2 (fraude par clic), que la fraude par clic est la plus lucrative des activités criminelles en ligne. En fait, selon Mashable, la fraude publicitaire serait la deuxième activité criminelle de la mafia la plus payante après la drogue. C’est tout dire.

C’est entre autres une des raisons pourquoi j’ai toujours préféré me concentrer sur le marketing de contenus, plutôt que sur la pub numérique. Une question de pérennité de l’investissement de mes clients et d’éthique personnelle.

L’ironie du sort est cette nouvelle de AdWeek qui présente que Procter and Gamble en coupant $200 millions de publicité numérique, a augmenté sa portée de 10% 🙂

Quoi qu’il en soit, voici le PowerPoint de ma présentation.

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Code-source libre cybercriminalité cyberintimidation cybersécurité Droit et Internet Facebook Gestion de crise Médias sociaux Terrorisme en ligne

Les enquêtes « open source » et la perte du Graph Search de Facebook

Comme j’ai été moi-même, à plusieurs reprises, victime de cyberharcèlement (j’ai fait condamner trois de mes harceleurs), j’ai développé une expertise pour les enquêtes numériques. En fait, il s’agit d’une série d’astuces, d’outils et de processus permettant de récolter des informations pouvant garnir un dossier de preuves pouvant servir un dossier de poursuite civile ou criminelle. Ces techniques sont tout à fait légales et se retrouvent sous l’appellation de « white hat » (chapeau blanc).

Un white hat (en français : « chapeau blanc ») est un hacker éthique ou un expert en sécurité informatique qui réalise des tests d’intrusion et d’autres méthodes de test afin d’assurer la sécurité des systèmes d’information d’une organisation. Par définition, les « white hats » avertissent les auteurs lors de la découverte de vulnérabilités. Ils s’opposent aux black hats, qui sont les hackers mal intentionnés.

L’une des bibles des techniques d’enquête Open source est le livre Open Source Intelligence Techniques de Michael Bazzell. Or, depuis cet été, Monsieur Bazzell et les enquêteurs virtuels ont beaucoup plus de difficulté à colliger des informations pertinentes sur la Plate Forme Facebook. C’est que depuis le mois de juillet, Facebook a pratiquement fermé tous les accès à son outil de Graph Search. Nous pouvons certes toujours colliger des informations sur Facebook, mais cela se fera manuellement au lieu de jouir de l’algorithme de recherche et de la capacité à faire des recherches spécifiques croisées. Une recherche croisée est par exemple d’être capable de voir en un coup d’œil tous les commentaires qu’un usager X aurait faits sur les statuts, photos et autres éléments d’un profil d’usagers Y. Comme Facebook est une machine très viral pour propager la haine et les cybercrimes, disons que c’est une mauvaise nouvelle pour ceux qui luttent éthiquement contre ceux- ci. Mais de toute évidence, les crimes ne se font pas que sur Facebook et les techniques d’investigation (tout comme les développeurs d’applications) se doivent de s’adapter aux très nombreux changements des accès, des algorithmes ou des politiques d’utilisation des principaux outils sociaux. C’est juste qu’après un tel changement, ce sera désormais beaucoup plus difficile d’exercer le même travail avec des résultats d’autant plus ardus.

Pour vous donner une idée de certaines des nombreuses techniques qui peuvent être utilisées par quelqu’un qui fait ce que l’on nomme OSINT Open source intelligence technique, voici une photo d’un processus permettant de valider une adresse de courriel ou pour trouver les informations de son propriétaire.

Open source est le livre open Source Intelligence Techniques, Sixth Edition, Maichael Bazzell, p. 445

Processus d'identification d'un courriel, OSINT Open source est le livre open Source Intelligence Techniques

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Applications Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Facebook Google Mon Entreprise Innovation Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux Mobilité Moteurs de recherche et référencement de sites Web Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne

La pourriture marketing web Partie 1

Le marketing, la publicité, le web et les technos sont une jungle. Un farwest pratiquement non règlementé et pour lequel les entreprises ont très peu de repères crédibles. Le titre « experts » est un mot-valise ne voulant rien dire. Tout le monde a certainement le droit de gagner sa vie et c’est très bien. Tout le monde a aussi le droit de se faire fourrer solide et ça, c’est moins rigolo. Ça fait des années, 17 pour être exact, que je mets en garde les entrepreneurs à propos des « crosses » du marketing, de la publicité, du web et des technos. Mais ça a été et ça restera toujours très délicat. Ou l’on peut percevoir que je serais jalouse des succès des autres puisqu’il n’est jamais sage de critiquer les autres. Ou je m’expose à des poursuites, même si ce que je dis est documenté. Ou je fais fuir des clients qui se reconnaissent dans les erreurs que j’expose, puisqu’il est difficile d’admettre ses erreurs.

Pourquoi il est dangereux de dénoncer les pratiques douteuses, voire l’escroquerie marketing, publicitaire, web ou techno?

D’abord parce que je suis responsable de mes écrits et qu’une poursuite bâillon ou en diffamation est toujours possible et que n’étant pas journaliste, c’est de mes poches que sortira le fric pour me défendre. C’est aussi délicat parce qu’encore trop d’entrepreneurs croient en la magie. Ils veulent un maximum d’impact pour un minimum d’investissement et que trop souvent, ils plongent à l’appel des sirènes de la facilité. De leur faire réaliser leurs inepties en personne, à moins d’être payé pour ça, et encore, est très difficile à accepter et ça n’aide en rien le développement de mes affaires. Personne n’aime être mis en face de ses mauvaises décisions. Les présidents d’entreprises eux, sont plus ouverts, parce que l’argent sort de leurs poches. Mais les cadres intermédiaires qui ont pris les décisions ont beaucoup de difficulté à admettre leurs erreurs.

Être trompé par l’effet de mode

C’est aussi à cause des modes. Par exemple, l’intelligence artificielle est la mode alors sautons dans le train. Pourtant, récemment, on apprenait que 40% des startups Française en IA, n’avaient aucune IA dans leurs produits.

Lorsque Facebook est arrivé, des milliers de très grosses et de petites entreprises ont financé massivement des campagnes de pubs disant « venez nous voir sur notre page Facebook » plutôt que « venez nous voir sur notre site web ». Comme si par magie, une page Facebook était plus visible qu’un site web parce que « tout le monde est sur Facebook ». D’ailleurs une fois que Facebook est devenu le leader qu’il est maintenant grâce à toute cette pub gratuite des entreprises, Facebook se mit à restreindre la visibilité des pages de ces mêmes entreprises dans l’accueil des usagers, au point de faire parler du concept de Facebook zéro, pour illustrer l’invisibilité naturelle de ces pages. Pour contrer cette réalité, Facebook se mit à vendre des « promotions de statuts ». Cette initiative très payante pour Facebook équivaut à « pour être de moins en moins visible naturellement et ne l’être, que si vous sortez du gros fric… »

Je me souviens aussi de cette autre mode des applications. Il fallait maintenant avoir son application? Plusieurs entreprises ont investi des centaines, voire des millions de dollars, pour des applications n’attirant que quelques milliers d’usagers. Un exemple assez éloquent est celui d’une région touristique du Canada qui en trois ans a payé $800 000 en développement de son application et en marketing de celle-ci, pour n’attirer que 1000 usagers. Ça fait cher de l’usager, disons.

Tromper avec de bonnes intentions

Un autre des problèmes est que le fournisseur trompe le client avec de bonnes intentions. Il s’agit de quelqu’un qui s’est improvisé expert de XYZ, qui est convaincue que ce qu’il fait est valable et qui vend à un client qui a acheté sans savoir dans quoi il investissait. J’ai encore en mémoire ce client, un grossiste d’importance, qui m’engagea pour évaluer le système de gestion de contenu (CMS) transactionnel de $50 000 qu’il n’avait pas encore terminé de payer et qui voulait se rassurer quant à la justesse de son choix. Malheureusement ce CMS (content management system), contenait sur chacune de ses pages une ligne de code « Norobot » interdisant à Google de faire le tour de son site (pas très pratique pour un site transactionnel), que ses onglets étaient tous invisibles aux moteurs de recherches et que de surcroît, le CMS était propriétaire ce qui dans les faits, rendait ce qu’il croyait être l’achat d’une technologie, en un contrat de location sans propriété de ce qu’il avait et continuerait de payer. L’entrepreneur me dit alors, je vais refuser de payer la balance! Je lui répondis que malheureusement il avait signé un contrat pour acheter de la merde et que son fournisseur lui avait bien livré la merde qu’il avait achetée, mais que l’avantage d’être en affaires et de faire des conneries était que ces dépenses pourraient aller dans la colonne des pertes et qu’ils pourraient déduire de ces impôts ce mauvais choix. Puis il me demanda si on pouvait réparer tous les irritants de ce CMS. Je lui dis que je rencontrerais avec plaisir son fournisseur et que s’il le désirait bien, oui nous pourrions revoir l’ensemble les problèmes majeurs de cette techno. Par contre, même en corrigeant tous les défauts, le CMS demeurerait propriétaire. Alors je dis à l’entrepreneur «  aimes-tu mieux perdre $50 000 maintenant ou $300 000 dans trois ans étant donné qu’inévitablement, tu en auras « soupé » de cette technologie et que lorsque tu changeras pour une qui est réellement adaptée à tes besoins, tout ta structure d’URL changera? Tu pourras tout de même garder une portion de ton trafic, mais tu risques de perdre gros quant à tes investissements publicitaires dirigeants vers ce site qui sera refait de fond en complet ».

Je songe aussi à tous ces « gestionnaires de communauté » improvisés ou qui ont suivie une formation de Secondaire VI et qui du jour au lendemain, sont des experts médias sociaux. Puis ils font des tournées pour expliquer « comment ouvrir une page Facebook » financée par de respectables institutions financières et de chambres de commerce alors que d’ouvrir un profil GoogleMyBusiness est gratuit, qu’il apparaît dans les résultats de Google avant les pages jaunes et que personne n’en parle. D’ailleurs sur l’une de ces pages Facebook d’une communauté de gestionnaires de communautés, on se vantait et s’encourageait mutuellement à se convaincre que pour réussir dans le web, des études supérieures étaient inutiles. Vous comprendrez que je ne me suis pas mêlé de la discussion, disons…

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#Bellcause surtout pour Bell et un peu pour la santé mentale

Je ne sais pas qui est le génie du marketing numérique qui a songé à #Bellcause pour la cause mais disons qu’il a frappé dans le mille en sacréfice. Bell donne $0,05 par interaction en ligne ou par texte pour la santé mentale. Comprenez que j’appuie sans équivoque la cause de la santé mentale et j’ai déjà moi-même donnez de mon temps pour divers organismes en santé mentale. Quelquefois je l’ai fait à titre de personnalité publique dans des vidéos et d’autres fois, à titre de consultante de manière pro-bono, sans en parler à personne. L’un de mes frères étant schizophrène, cette cause me touche tout particulièrement. Je donne aussi régulièrement de mon temps, de mon argent et de ma visibilité pour les LGBT dont je fais partie. Je ne cherche pas de remerciement en disant ça mais j’attire l’attention sur le fait qu’il y a beaucoup de manières d’aider les causes sans nécessairement en tirer des bénéfices directs simultanément. C’est manifestement ce que fait Bell avec son initiative #BellCause.

À titre indicatif, on apprend d’Energie 94,3FM que

#BELLCAUSE: 1 milliard d’interactions et un nouveau record

On apprend aussi que

2019 a été l’année de tous les records pour #BellCause. En plus de générer un record de 7,2 M$, l’évènement a franchi le cap du milliard d’interactions depuis sa création en 2011.

145 millions d’interactions ont été effectuées dans la journée d’hier partout au Canada par téléphone, texto et sur le web pour abolir les tabous sur la maladie mentale. La mobilisation sur les médias sociaux sur Twitter, Facebook, Instagram et Snapchat a atteint 27 477 153, en hausse de 13 %. Le mot clic #BellLetsTalk a été le plus populaire sur Twitter au Canada et dans le monde entier. Chaque interaction générait 5 cents pour la cause de la santé mentale.

Or, sur Twitter dans l’article How much does it cost to advertise on Facebook, Twitter, Linkedin and Youtube? On apprend qu’une seule interaction (dans un contexte publicitaire) coûte entre $.50 – $4.00 par interaction. Si on supposait que toutes les 27 477 153 interactions se passaient strictement sur Twitter, il en aurait couté $1 373 857,65 à Bell selon le plus bas coût par interaction et $109 908 612 selon le coût le plus élevé. Maintenant, rappelons que des personnalités publiques participent aux tournages et au partage de ces contenus sans cachets, que les usagers qui textent, payeront tout de même leurs données qu’ils disséminent pour que Bell donne $0,05 par texto et que si on faisait strictement la mesure du coût des interactions sur les médias sociaux, le 7,2M$ est le deal du siècle alors qu’au lieu des 27 477 153 interactions sociales de 2019, on parle plutôt d’un milliard d’interactions depuis 2011 pour la modique somme de $100M. Il y a des annonceurs du Superbowl qui doivent se dire qu’ils se font fourrer solides et que le 7,2M$ en don est un méchant deal marketing …

Notez aussi que le coût d’une interaction est beaucoup plus élevé qu’une publicité que l’on voit sans jamais interagir. Une interaction est beaucoup plus dispendieuses et nous les consommateurs à la bonne conscience le faisons très allègrement.

MAJ
C’est comme un multimillionnaire que je ne nommerai pas qui donne 10M$ et fait plein de sparages et de capital de sympathie avec ça. C’est l’équivalent de moi qui donne un $10 et qui s’attend à recevoir une médaille. Bell est cheap et les gens sont dupes…

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Et les questions qui tuent: Est-ce que le 7,2M$ est perçu comme don de charité et déductible des impôts pour une plus grosse portion que si c’était ce que c’est, c’est à dire une dépense de pub? Et à qui exactement vont ces 7,2M$ et dans quelle proportion?

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Notez aussi que le hashtag est #BellCause et non #Santémentale. Et en anglais #Bellletstalk. Nous savons tous qu’il s’agit de santé mentale. n’empêche que le slogan reste #BellCause ce qui sous-entene qu,avec Bell on jase. Ce qui est d’adon pour une entreprise de télécommunication et que Bell est donc fin, ils ont une cause. Ça ne dit strictement rien dans le slogan de la santé mentale… un autre coup génial de pub… disons.

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Caroline Neron, l’effet Streisand et le backlash médiatique, mérité ou pas

Il devient difficile d’être une personnalité publique en ces temps de sensationnalisme média, de lynchage médias sociaux et de mise en exergue des actualités dans les résultats naturels des moteurs de recherches. Le travail de relations publiques en cette ère hyper connectée devient un chemin du combattant périlleux.

Je ne me suis pas impliquée dans ce qu’on pourrait appeler le « scandale Caroline Néron ». J’ai lu en diagonale la couverture de presse négative qui lui a été faite comme suite à son entreprise qui se place sous la protection de la Loi sur la faillite, je n’écoutais pas l’émission Les Dragons à laquelle elle participait et je n’ai pas vu son passage à Tout le monde en parle d’hier soir.

Je note cependant que, de plus en plus, il m’apparait que les médias aiment « personnaliser les manchettes » et que les affres des autres, font vendre. Pour cette deuxième assertion, ce n’est pas nouveau. Les médias ont toujours fait leurs profits et leurs clics et leurs choux gras des malheurs humains. Mais, je perçois une certaine aggravation de la « hargne médiatique » que j’associerai à l’explosion des chroniqueurs et des « faiseurs d’opinions » qui pullulent maintenant dans nos médias. Jadis, les opinions ne se lisaient pratiquement qu’à l’éditorial. Le reste des nouvelles médiatiques se résumaient aux faits et le journaliste se devait de garder une certaine objectivité et de donner les deux côtés d’une médaille (alors qu’ironiquement, l’épaisseur d’une médaille est en soi un troisième point de vue). Or depuis 2000, avec l’apparition des stations de nouvelles en continu et en 2005, l’époque de la guerre journaliste/blogueurs, les médias ont instauré leurs propres blogues, quelques années plus tard, leurs pages Facebook (avec pratiquement aucune modération de commentaires) et les chroniqueurs ont commencé à être démultipliés dans les médias et les stations de nouvelles en continu. J’ai moi-même été chroniqueuse au feu Canal Argent, dans le Journal Les Affaires, avec Isabelle Maréchal et à l’émission LeLab de feu, Canal Vox. Cependant, je chroniquais à propos de la technologie et pas à propos des acteurs de cette industrie. J’observe aussi que maintenant, même les journalistes, ont commencé à émettre des opinions à même les nouvelles.

Un autre phénomène qui transforme les médias est le titrage. De tout temps, les titres ont été faits par des titreurs et non par le journaliste qui a écrit l’article. J’observe (et je suis sans doute biaisée) que les titres disent souvent le contraire de ce que l’article présente, mais qu’ils sont désormais très efficaces pour attirer le clic. Par ailleurs, comme je l’expliquais dans mon billet Gestion proactive de crise médias sociaux et gestion de l’image, depuis le cas Barilla, les moteurs de recherches ajoutent de l’eau au moulin des médias.

si un terme de recherche particulier a une croissance fulgurante à un moment donné et que la section Actualité avec ce même terme de recherche s’adonne aussi à avoir une croissance anormale, c’est très probablement que ce terme de recherches est « d’actualité » et que la boîte d’actualité devrait apparaître dans les résultats naturels de l’engin de recherche.

Résultat Naturel de Google pour une recherche Caroline Néron

Résultat Actualité sur Google pour une recherche Caroline Néron

Moi-même, si je vous parle de ce cas aujourd’hui, c’est qu’il est hautement médiatisé, hautement présent sur les médias sociaux et comme nous venons de le voir, hautement présent aussi sur les moteurs de recherches. Le fait somme toute anodin de départ, une entreprise de vente au détail qui est en difficulté financière, devient un sujet de discussion sans fin qui se nourrit lui-même. C’est ce que l’on nomme « l’effet Streisand ».

Madame Néron était une vedette, son entreprise est en difficulté financière, elle donnait des conseils à l’émission Les Dragons, était-elle une bonne entrepreneure, a-t-elle pris les bonnes décisions, sait-elle se défendre des attaques, devait-elle se défendre, les Dragons sont-ils des mentors à suivre et patati et patata… Pourtant, la précarité des entreprises de ventes au détail est loin d’être un phénomène exceptionnel. Pas plus que les difficultés financières d’une (ou d’un ) entrepreneure. Pourtant, depuis une semaine on titre, on commente et on analyse ce cas de toutes les facettes imaginables.

Je suis triste pour madame Néron qui est la victime de ces cabales, je suis triste pour les médias dont la mission « d’information » me semble de plus en plus arbitraire, sensationnaliste et destructrice et je suis triste pour les technos qui participent, amplifient et stigmatisent à outrance ces dérives maintenant sociétales. On dit que les médias sociaux sont des égouts à ciel ouvert. J’observe par contre que ces égouts sont maintenant alimentés par toute une constellation d’acteurs qui auraient dû plutôt informer et faire grandir nos sociétés…

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Ces entrepreneurs qui croient faire une bonne affaire en payant pour la promotion de leurs contenus sur Facebook

C’est via un statut Google+ du pote Philippe Martin que j’ai pris connaissance de l’article de webmarketing-com.com, Pourquoi vous ne devriez PAS promouvoir votre page Facebook. J’ai moi-même déjà écrit sensiblement la même chose en 2015 Comment payer Facebook pour être de moins en moins visible. La tristesse avec ce sujet est que soit les gestionnaires ne nous lisent pas ou pire, qu’ils ne comprennent pas qu’ils tirent « littéralement » leur argent pas la fenêtre. Chez webmarketing-com.com on peut lire :

Facebook est avant tout un réseau social où on se divertit, pas un marché.
Reprenons notre histoire. Ayant constaté une corrélation positive entre le nombre total de mentions J’aime sur sa page et la portée organique de page, Neil Patel a investi dans la publicité pour :
• Avoir plus de fans ;
• Et donc augmenter la portée naturelle de sa page Facebook.
Au total, il a investi 400 000$ en publicité Facebook (booster ses posts, lancer des campagnes de mentions j’aime) et possède maintenant 900 000 fans sur sa page.
Au début, ses efforts ont payé.
La portée organique naturelle de sa page a fortement augmenté. Neil explique qu’il avait 240 000 visiteurs sur son site web provenant de sa page Facebook rien qu’en publiant ses derniers articles sur sa page.

6_Pointless_Marketing_Metrics_to_Avoid_at_All_Costs
Source : neilpatel.com
La suite de la courbe :

6_Pointless_Marketing_Metrics_to_Avoid_at_All_Costs-1
Source : neilpatel.com
Pour reprendre les mots de Neil : les fans sur Facebook et les mentions J’aime finissent par perdre leur valeur avec les changements perpétuels de l’algorithme de Facebook.
En gros, plus il avait de fans sur sa page et plus la portée organique de ses publications diminuait. Avoir 900 000 fans avait moins de valeur qu’en avoir 100 000 !
Donc si un marketeur aussi fort que Neil a dépensé 400 000$ pour au final avoir une portée naturelle encore plus basse au final, alors ne faisons pas la même erreur !
Retenez ceci : L’algorithme de Facebook joue en votre défaveur. Facebook veut que vous fassiez de la publicité !

Moi-même je disais

Payer pour être invisible sur Facebook
Toute chose étant égale, le Edge Rank calcule le ratio nombre de fans/nombre d’interactions des fans afin de déterminer quels contenus seront visibles sur l’accueil des usagers. Plus vous augmentez votre nombre de fans, moins le ratio d’interactions sera grand donc moins vous serez visibles dans l’accueil des usagers.
En d’autres mots (ceux de Techcrunch)

In other, hopefully less confusing words, an Object is more likely to show up in your News Feed if people you know have been interacting with it recently. That really isn’t particularly surprising. Neither is the resulting message to developers: if you want your posts to show up in News Feed, make sure people will actually want to interact with them.

L’ironie de l’incompréhension

Ce matin j’ai discuté avec un de mes clients qui m’informe que l’entreprise a décidé de payer une agence pour faire la promotion de leurs contenus Facebook. Je faisais un retour avec lui, sur une rencontre d’il y a deux semaines à propos du marketing de contenu. Cette entreprise est positionnée avec des produits pour une niche très spécifique avec une clientèle particulièrement bien définie qui de surcroit, se regroupe déjà à travers des « clubs de passionnés » à la grandeur du Pays. Mais l’un des nouveaux jeunes employés, diplômé depuis un an d’une grande école de commerce française, prétend que le référencement est mort et que Facebook est la voie de la conversion.

De plus, lors de nos conversations, les gens de l’entreprise réalisent que le marketing de contenu c’est du travail. C’est beaucoup de travail. Par contre, peu d’organisation réalise qu’une portion importante du travail est déjà fait et qu’elle dort dans les serveurs de l’entreprise. Ils ont déjà des masses d’informations qu’ils croient à tort, d’aucun intérêt pour l’externe. En outre, si chaque employé est habilité à devenir un créateur de contenu une fois de temps en temps, la roue tournera d’autant plus rapidement. De surcroit, il y a une pérennité à investir dans du contenu original en ligne puisqu’il persistera à exister contrairement à la pub qui disparaît une fois l’argent dépensé. Mais bon, payer pour faire faire du travail par d’autres en se croisant les doigts, c’est la facilité. D’ailleurs, si on prend $100 000 en publicité, une fois qu’elle est apparue, elle fera partie de nos souvenirs (si elle a été vue parce que de plus en plus de gens font de l’aveuglement volontaire aux publicités ou qu’ils utilisent des bloqueurs de publicité). Par contre, si vous prenez le même $100 000 et que vous engagez deux rédacteurs professionnels qui vous font des contenus durant un an, ces contenus seront toujours en ligne, améliorerons votre référencement et perdureront une fois l’argent dépensé.

Mais bon, plusieurs pro du marketing web et moi-même disons sans doute n’importe quoi alors n’hésitez pas à continuer de tirer votre argent par la fenêtre et à croire à la « magie de la facilité »…

MAJ
À lire: LES PLUS GROS MENSONGES AUTOUR DE L’INDUSTRIE DIGITALE

D’abord quand Google a permis de parier sur les noms de marque et donc d’obliger les marques à surenchérir sur leur propre marque, ce qui n’a pas de sens en réalité si ce n’est pour Google qui génère beaucoup de revenus sur ces termes.

Côté Facebook, clairement, les pages de marques ont été de vrais chevaux de Troie pour Facebook.

En jouant sur l’égo des marketers, les marques ont fait beaucoup de pub pour dire « rejoignez-nous sur Facebook » et ont ainsi crédibilisé Facebook, rendu plus populaire aussi pour finalement voir leur edgerank (capacité à toucher leurs fans) tomber à 0 si ce n’est en faisant de la publicité.

Sans parler d’Amazon bien sûr, qui est en train de lancer ses propres produits qui rentrent totalement en concurrence avec les marques.

Puis comme je le mentionne sur les médias sociaux

Observation: Ce contenu n’a pas été « sponsorisé » sur Facebook et il « cartonne » assez bien 🙂

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Facebook Google + Google Plus Marketing de contenu Médias sociaux

La règle des tiers, pour vos photographies médias sociaux

C’est en lisant l’article Winning Composition: Using the Rule of Thirds in Design que j’ai eu l’idée de vous parler de cette règle des tiers que je mets constamment en pratique lorsque je prends des photos pour mes présences sociales. Il y a bien des années, je pris un cours à l’Université Laval qui s’intitulait «  techniques de l’audiovisuel de présentation». On y apprenait entre autre comment faire fonctionner un carrousel à diapositive. C’est tout dire 🙂

 

Mais dans ce cours, il y avait un module photographie. En plus des rudiments élémentaires de l’appareil photographique, des chambres noires et autre, il y avait aussi la théorie qui expliquait comment faire de belles photos. L’un de ces éléments dont je me sers toujours et que j’explique parfois à mes clients est la règle des tiers, qui est elle-même tirée du nombre d’or.

 

Le nombre d’or (selon wikipedia)

Il est érigé en théorie esthétique et justifié par des arguments d’ordre mystique, comme une clé importante, voire explicative, dans la compréhension des structures du monde physique, particulièrement pour les critères de beauté et surtout d’harmonie ; sa présence est alors revendiquée dans les sciences de la nature et de la vie, proportions du corps humain ou dans les arts comme la peinture, l’architecture ou la musique.

Ce nombre irrationnel est l’unique solution positive de l’équation x2 = x + 1. Il vaut exactement :

calcul de la règle des tiers

soit approximativement1 1,6180339887.

 

La règle des tiers

C’est donc une compréhension mathématique de ce que naturellement, on trouve beau. Ainsi, en photographie, on divisera notre cadrage, en deux lignes au tiers du cadre à la verticale et à l’horizontal. On y placera les personnages, l’horizon, le ciel, des végétaux ou tout autre « sujet » de notre objectif sur ces lignes ou à leurs intersections. Ainsi, les gens qui regarderont ces images, les trouveront « belles » sans nécessairement savoir pourquoi. Pour les photographies sur les médias sociaux, de comprendre cette règle élémentaire, aidera grandement à aller chercher plus d’auditoire, surtout pour des médias comme Pinterest ou Instagram, qui carburent à l’image et au « j’aime ».

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Source: https://www.pinterest.com/pin/81627811967633810/

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Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Rule_of_thirds_applied_on_M%C3%A4dchen_am_Strand.jpg

 

Et en guise d’exemple personnel et de conclusion, la dernière photo que j’ai partagé sur mes présences sociales…

 

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À titre de conférencière Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques Médias sociaux Stratégie d'affaires Stratégies de commerce électronique

Conférence, le commerce en ligne et les médias sociaux pour les artistes

Dans le cadre de son évènement annuel Le Forum des arts et de la culture du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), je présenterai la conférence le commerce en ligne et les médias sociaux pour les artistes. J’y expliquerai aux artistes et à leurs agents comment arriver à faire de l’argent grâce au web et aux médias sociaux.

Dans mon billet, Permettre ou non l’utilisation de téléphones intelligents durant les spectacles? j’expliquais la politique du fondateur de Zoofest (mon client) Martin Durocher :

« Bienvenue à notre spectacle! Nous vous invitons à minimiser le son et la luminosité de vos téléphones intelligents et à prendre toutes les photos et les vidéos que vous voudrez. N’hésitez pas à partager celles-ci sur vos réseaux sociaux et à inciter vos amis à venir eux aussi voir les excellents artistes de notre festival. Bon spectacle! »

Ce à quoi, le pote Bruno Boutot avait répondu par le commentaire :

Comme le répète souvent Cory Doctorow

(citation approx. de mémoire):

“Ce dont ont le plus besoin les artistes, ce n’est pas de copyright, c’est d’être connu.”

C’est aussi un des principes des “camps” et “unconferences”:

Tout participant est invité à diffuser le plus possible le contenu, à condition que ça ne dérange pas le déroulement de l’événement.

Ce sera donc l’un des nombreux « pavés dans la marre » que je lancerai aux artistes présents lors de ma conférence vendredi prochain et dont vous pouvez prendre connaissance de mon PPT plus bas 

[slideshare id=76663837&doc=les-medias-sociaux-rafa-170605171925]

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Marketing de contenu Médias sociaux

Narcissisme corporatif et publicité ou marketing de contenu

Selon Wikipedia

Le narcissisme est, selon Le Petit Robert, en son sens courant, une « admiration de soi-même, attention exclusive portée à soi » synonyme d’égotisme et selon son sens psychanalytique, une « fixation affective à soi-même »

 

 

Les vieilles habitudes ont la vie dure et il est difficile de changer. Payer une agence pour faire de la pub est la solution facile. Ça coute cher, mais on se dégage de la responsabilité. Ce sera la faute de l’agence si on augmente les ventes ou si au contraire, elles déclinent. Ce pourra sans doute aussi être la faute du média qui a perdu de son efficacité ou du méchant consommateur qui utilise de plus en plus de bloqueurs de publicité (add blocker) pour ne pas se faire « achaler » par cette satanée pub.

 

La solution difficile est de faire du marketing de contenu et d’avoir une saine présence médias sociaux. Mais ça demande de l’effort, beaucoup d’effort et en outre, c’est un investissement qui n’apportera des dividendes (si c’est bien fait) qu’à moyen et à long terme. Par contre, contrairement à la pub, il y aura une certaine pérennité à l’investissement puisque les archives des contenus demeureront en ligne et ne disparaitront pas une fois l’argent investi.

 

Mais le gros problème du marketing de contenu et d’une saine présence médias sociaux pour les organisations est qu’elles doivent devenir « un sujet », plutôt que de continuellement parler d’elles-mêmes et de leurs produits et services. C’est là qu’est tout l’art du marketing de contenu, et sa principale difficulté. C’est là qu’est le problème majeur des organisations qui font la plupart du temps, du narcissisme corporatif. Mon produit, mon service, mon organisation, moi, moi, moi… Ça n’intéresse que très peu les gens.

 

On dit que l’avantage des médias sociaux est d’offrir la possibilité aux organisations de devenir leurs propres médias, mais le corolaire de cette opportunité est qu’elle se doive de devenir un média.

 

Comment devenir son sujet

 

Il y a quelques années, j’avais été engagée comme conférencière par Loto-Québec pour parler de médias sociaux et marketing de contenu à une couple de centaines de festivals (dont Loto-Québec était commanditaire). La première diapo de ma présentation était « Vous n’êtes pas un festival vous êtes un sujet ». Je leur expliquais que s’ils sont un festival, ils ne sont pertinents que 10 jours par ans, mais que s’ils sont un sujet, ils le deviennent 365 jours. À titre d’exemple, je pris le « Festival du cochon de Ste-Perpétue ». Le festival parle de lui-même, de sa programmation et de ses bénévoles. Rien de bien captivant et « ça fait la job » pour les gens de la région qui voudront (et sans doute veulent déjà) participer à ce festival. Mais si le festival du cochon devenait un sujet, il pourrait parler de

 

-L’histoire du cochon dans le monde

-Le cuir de cochon et la mode

-Le cochon dans l’art culinaire et recettes de cochon

-Le cochon et l’art du fumage et du BBQ

-Le cochon et l’art

-Le cochon et l’avenir des transplantations cardiaques

-Le cochon en science biomédicale

-Les races de cochon

-L’économie du cochon

-L’élevage du cochon

-Le cochon comme animal domestique

-Les blagues de cochon

-L’encyclopédie du cochon

-Les produits dérivés du cochon (livre, calendrier, recettes, cuir, peinture, poésie, photographie, marché du cochon, etc…)

 

Tout d’un coup, le festival deviendrait l’une des sommités du sujet « cochon », ils augmenteraient très sensiblement la visibilité des commanditaires et irait en chercher plusieurs autres, obtiendrait une visibilité internationale et créerait des retombées d’affaires encore difficiles à imaginer et finalement, serait drôlement pertinent. Il serait son propre « média » et ne ferait plus de narcissisme corporatif. De toute évidence cette création de contenu couterait de l’argent, mais elle aurait la possibilité de devenir une source de revenue très importante.

 

Un autre exemple éloquent, Le mondial des cultures de Drummondville. Ce festival a reçu au fil des ans, tout ce qui existe de folklore mondial. Pourtant rien de ce fabuleux héritage ne se retrouve en ligne. Ça aurait pourtant pu être une source d’information sur les cultures du monde des plus passionnante, pertinente et payante.

 

Pour la portion potentiellement « payante », je vous invite à relire mon billet Costco : Devenir son propre média. D’ailleurs , depuis la parution de mon billet, la grille tarifaire de Contact Costco a passablement augmenté. À titre indicatif, dans l’édition de mai-juin, j’ai compté 32 pages de pub sur 69 pages de contenu (sans compter l’encart Costco en ligne de 43 pages du milieu du magazine). Le cout d’une pleine page est de $206 250 et multiplié par 32 ça donne un beau $6,6M pour cette seule édition. Et à l’intérieur du magazine, on parle de « sujet » plutôt que de Costco. Disons que chez Costco, le marketing de contenu est très loin d’être une source de dépense…

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