Twitter ou le microblogging

Billets traitants de ce média social aussi connue sous l’appellation de microblogging

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Les entreprises Fortunes 100 sont poche sur Twitter

Je ne suis pas surprise de constater que les entreprises Fortunes 100 sont poche sur Twitter (lire qu’elles sont inadéquates pour les potes d’outre-Atlantique ou pour les politiquement correctes). Ce constat que je fais moi-même depuis un certain temps, vient d’une étude de Weber Shandwick Do Fortune 100 CompaniesNeed a Twitter-vention? (PDF). Leur conclusion :

For the majority of Fortune 100 companies, Twitter remains a missed opportunity. Many of their Twitter accounts, examined by Weber Shandwick, did not appear to listen to or engage with their readers, instead offering a one-way broadcast of press releases, company blog posts and event information.
This falls short of the opportunity that Twitter offers as a valuable communications channel and strategic social network. For those companies, Weber Shandwick prescribes a Twittervention to help them:
• Create a companywide engagement strategy; a set of guidelines with best practices
• Demonstrate a consistent and comprehensive brand presence
• Build a dialogue that paves the way to new relationships with customers and advocates
• Generate loyalty among new and existing communities
To maximize the benefits of Twitter, companies should offer opinions and encourage discussions, reach out to their communities of customers and advocates, build relationships with new customers and look for untapped supporters.

Ça reprend très bien ce que j’ai dit dans plusieurs autres billets à propos de l’importance de la communication bidirectionnelle ou du Je, Tu, Il, Nous, Vous, Ils d’une saine conversation. Mais c’est tellement plus simple de pousser sa même « crap » et d’espérer que les internautes soient assez dupes pour nous lire…
Par ailleurs, les entreprises qui sont à l’écoute et au dialogue, ont quant à eux des bénéfices qui semblent très pertinents tel que le démontre une autre étude de cas de Twitter à propos de Dell:

Raising awareness
So instead of using Twitter just to let people know about deals, the company has come to think of it as a good place to interact with customers—and to raise awareness about the brand. “When we respond to people on Twitter, they get really excited, and we gain advocates.”

That doesn’t mean Dell Outlet has abandoned the deals. In fact, the company often posts offers that are exclusive to Twitter. They twitter only a few times a week so as not to spam their followers, and they use tracking URLs to gauge what followers find most appealing.

Increasing sales
Do the coupons work? Big time. Not only do they get retweeted and picked up by coupon sites—both of which spread the brand name—they also drive sales. Dell Outlet has booked more than $3 million in revenue attributable to its Twitter posts. In addition, the division has done research showing that awareness of the outlet has grown, too. “The uplift has been more than we dreamed,” says Nelson.

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Lhasa de Sela, pseudodébat et pseudoéthique

Avant de discourir du sujet du traitement de la nouvelle de la mort de la très grande chanteuse Lhasa De Sela, dans les médias sociaux, je tiens à offrir mes condoléances à sa famille, ses proches et ses fans.

Lhasa de Sela est décédé et la nouvelle de sa mort s’est d’abord manifestée sur Twitter puis Facebook Facebook puis Twitter. L’historique de l’événement est bien documenté sur les blogues des copains Nadia Seraiocco et Geoffroi Garon.

J’ai appris la nouvelle via certains twitt qui m’interpellaient directement pour que je prenne part aux débats et par le téléphone de quelques journalistes qui voulaient mon avis sur ledit débat. J’étais en vacance et une fois par deux ans, ça me fait du bien de décrocher des petites guéguerres que se font des pseudopuristes des médias traditionnels versus certains adeptes des médias sociaux. Mais, après-coup, voici mon opinion sur toute cette situation (et j’admets que c’est plus facile de réagir à froid, que d’être dans le feu de l’action). Je précise aussi que le cas de la mort de Lhasa de Sela me rappelle péniblement celle de la mort de ma copine Renée Wathelet, qui a aussi été très médiatisée, notamment dans les médias sociaux. Renée n’était pas une vedette (elle l’était dans le cœur de ses amis mais elle n’avait certes pas le rayonnement médiatique de madame de Sela), mais les médias considéraient que la nouvelle de sa mort était d’intérêt public. Le cercle de ses amis proches, à appris le décès de Renée le jeudi soir, jour de sa mort. Nous avions décidé de ne pas en parler avant le lendemain matin et de dormir là-dessus. Étant donné les circonstances pénible de sa mort, nous avons aussi décidé d’un commun accord, et par respect pour le deuil de sa famille, d’honorer sa vie et de ne pas discourir indûment sur les causes de son décès et de laisser les médias et les policiers, faire leur travail de fouille-merde. J’y vois une certaine similitude avec le cas Lhasa de Sela. Il me semble clairement d’intérêt public d’annoncer le fait de la mort d’une artiste de l’envergure de Lhasa de Sela. Cela est de soi, une information journalistique pertinente. Les circonstances du décès peuvent quant à eux être retenues un certain temps, afin de ménager les membres de la famille et de leur permettre de faire le deuil de leur chère. Mais j’ai bien du mal à comprendre que l’on fasse un procès d’intention, et qu’on accuse de manque d’éthique ceux qui en ont parlé sur Twitter ou sur Facebook. Surtout qu’il appert que des membres de la famille de madame de Sela ont eux-mêmes partagé ces informations sur leur mur Facebook respectif. J’y vois de plus un deux poids deux mesures inquiétant. Dans le cas de Renée Wathelet, certains journalistes sans vergogne trouvaient normal d’insinuer que Renée connaissait son assassin alors qu’on s’indigne que la mort de madame de Sela ait été coulée sur Twitter, sans respect pour le deuil de ses proches? Une vedette aurait-elle donc un droit à la vie privée plus grand que celui d’une personne non proche des cercles journalistiques? Le fait véridique de la mort d’une personnalité est-il du domaine privé et combien de jours cette nouvelle doit-elle rester secrète afin de satisfaire le chagrin d’une famille endeuillée? Voilà des questions auxquelles je n’ai pas de réponses. Je sais cependant que la frontière vie privée/vie publique devient de plus en plus ténue. Je sais aussi qu’un fait, aussi douloureux soit-il, demeure un fait. J’observe aussi qu’avec la célébrité, vient un poids qui pèse sur la vie privée et qu’il est légitime pour une célébrité de protéger sa vie privée. Cependant, Twitter et Facebook ne sont que des moyens, des outils. Leur faire un procès est démagogique. Faire le procès de leur utilisation est déjà plus éclairé et les motivations d’une chasse aux sorcières médias sociaux devraient sans doute être analysées pour comprendre que la tempête dans un verre d’eau, demeure une tempête vraiment très, mais très localisée…

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À titre de conférencière Blogues d'affaires Facebook Marketing 2.0 Médias sociaux Twitter ou le microblogging Web 2.0

Soirée des Grands Communicateurs : Les médias sociaux… et puis après?

Ce soir, j’ai le plaisir de donner une conférence (et le mot donner prend ici tout son sens puisque très rarement j’accepte de donner une conférence sans cachet ce qui sera le cas ce soir) à la Soirée des Grands Communicateurs organisée par La Toile des Communicateurs (Coop) et Teluq (L’Université à distance de l’UQAM). C’est déjà malheureusement complet, mais je crois qu’il y a encore quelques places de disponibles en visionnement « live » sur Internet. Voici comment on présente ma conférence :

En plus de chercher des informations sur Internet et de consulter sa boîte courriel, l’internaute avisé commente et s’exprime sur les blogues, affiche son profil sur Facebook, publie ses vidéos sur Youtube, partage sa musique sur MySpace et trouve un travail par le biais de LinkedIn. Cependant, savons-nous utiliser ces outils comme il se doit?
Pour Michelle Blanc, qui sera des nôtres aux « Grands Communicateurs » le 16 décembre prochain, les médias sociaux n’ont plus de secrets. Cofondatrice et présidente de Yulbiz.org, un mouvement international regroupant les gens d’affaires intéressés par les blogues et les blogueurs, celle qui est titulaire d’un des plus influents blogues francophones à travers le monde, michelleblanc.com, et qui a été nommée la 3e femme la plus influente des médias sociaux canadiens, nous éclairera sur les outils des médias sociaux et répondra aux préoccupations qui émergent face à l’utilisation de ces outils de communication.
Au menu de cette soirée qui s’annonce fort enrichissante :
• Qu’est-ce que les médias sociaux?
• De la paranoïa du contrôle du message
• Un peu de « socio-démo-géo-fonctionnel »
• Planifier une stratégie de médias sociaux
Selon Michelle Blanc, « le roi des médias sociaux est, et reste toujours, le blogue. Une présence média social requiert cependant que vous soyez aussi sur ces autres faire-valoir et créateurs de conversations et de trafic que sont Facebook, Twitter, YouTube (ou Dailymotion pour les copains français), Flickr, LinkedIn (ou Viadeo), MySpace et les nombreux autres médias sociaux qui correspondent à vos publics cibles. Mais comment planifier votre entrée dans cet univers aux multiples facettes et en constante évolution? »

Voici donc ma présentation

P.-S. J’accepte de donner des conférences gratuites seulement une ou deux fois par année. Je le fais pour des institutions d’enseignements ou pour des mouvements comme les « Camp » (par exemple le PodCamp de cet automne), qui sont bénévoles, qui ne font pas d’argent avec ça, que je connais déjà ou qui ont vraiment le tour de m’amadouer. Si vous êtes une chambre de commerce, un organisme sans but lucratif ou une entreprise, c’est bien dommage, mais je vais vous facturer pour mes services.

MAJ

Voici quelques rétroactions de ma conférence :
Conférence de Michelle Blanc

Conférence de Michelle Blanc: les médias sociaux… et puis après?

Les incontournables des médias sociaux

et surtout Grands Communicateurs – Michelle Blanc fait un tabac, le billet de la Teluq, organisatrice de l’événement. On peut y lire :

Très très très pertinent et intéressant.
Cinq étoiles!
C’est au-delà de mes attentes!
Génial! Bravo pour l’humour!
Excellente conférencière. Michelle Blanc est extraordinaire, elle a une passion contagieuse!
Conférence très intéressante et en prime, divertissante
Ce que vous venez de lire, ce sont quelques échos, parmi les nombreux qui nous ont été transmis, après la soirée du 16 décembre dernier, à la suite du passage fort remarqué et apprécié de Michelle Blanc aux Grands Communicateurs

Wow, ça fait ma journée 🙂

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La folie des entreprises avec Facebook

Bien des gens d’affaires et des consultants que je rencontre veulent tous soudainement être sur Facebook. C’est quoi la folie? C’est quoi cette quête d’être « in », d’avoir la « nouvelle affaire », de pouvoir se péter les bretelles à être sur Facebook? Comprenez-moi bien, d’être sur Facebook dans un contexte d’affaires peut certainement avoir ses gros avantages. Si on a un branding fort, si on est une organisation d’importance, si on est très médiatisé, ça peut valoir certainement le coup et le coût et servir d’outil de fidélisation de la clientèle, de service client, de canal de dialogue direct avec la clientèle, les employés ou les partenaires, de magasine interne et de plusieurs utilités encore. Le problème est que souvent, on pense à Facebook pour faire de l’acquisition de client, d’électeurs et de partisans via une page Facebook ou un groupe. Je me permets ici de faire un « wake-up call ». Vous ne ferez pas d’acquisition de client avec une page Facebook ou un groupe Facebook, ou si peu. Si vous avez 300 fans de votre page d’entreprises, c’est tout ce que vous avez, 300 fans et ils sont déjà fans et vous connaissent ou ont pitié ou se sont fait forcer le bras par l’un de leurs amis qui est déjà sur Facebook. « That’s it that’s all ». Vous ne parlerez à personne d’autre que ce groupe de 300 personnes et si vous êtes vraiment bon, efficace, drôle, pertinent et à valeur ajoutée, peut-être que quelques-uns d’entre eux reprendront vos statuts et infos pour les partager à leurs 300 amis. Vous serez donc fermé au reste du monde, au reste du web et à ceux qui ne vous connaissent pas déjà. Ça me fait donc vraiment rire de voir des politiciens qui pensent se faire élire avec leurs 300 potes sur Facebook. Ces mêmes ignares vomissent sur Twitter en disant que seulement 2% des Québécois y sont. Ils ne comprennent pas que ce 2% est le deuxième groupe le plus influent du Web et que s’ils vous trouvent intéressants, ils auront le « pull » pour faire voyager votre message à la grandeur du Web et qu’ils risquent même d’être repris par les médias traditionnels. De plus, Twitter lui est ouvert au reste du Web. Mais comme je le dis maintenant presque chaque semaine, le king des médias sociaux reste le blogue et c’est en outre un excellent outil d’acquisition client, surtout s’il est mis en relation avec ces autres médias sociaux utilitaires, conversationnels ou faire valoir que sont facebook, Twitter mais aussi LinkedIn, Flickr, SlideShare, YouTube, Plaxo et la myriade d’autres outils Web 2.0 qui s’offrent à vous et à votre niche spécifique. Mais juste pour vous faire baver un peu et pour réaliser que certaines entreprises qui ont déjà englouti des fortunes en branding et en marketing et qu’elles ont ainsi un méchant pull de gestion client sur Facebook, voici une présentation des 50 meilleurs page Facebook de Fan des entreprises. (via un twitt de @KarineMiron et @JsChouinard).

View more documents from Willis Wee.

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Forrester prédit la mort des agences de communication/pub désuètes

Je viens tout juste de recevoir l’analyse de Forrester US Interactive Marketing Forecast, 2009 To 2014 Spend Will Reach Nearly $55 Billion As Interactive Cannibalizes Traditional Media, via un courriel d’Omniture. Le sommaire va comme suit :

Interactive marketing will near $55 billion and represent 21% of all marketing spend in 2014 as marketers shift dollars away from traditional media and toward search marketing, display advertising, email marketing, social media, and mobile marketing. This cannibalization of traditional media will bring about a decline in overall advertising budgets, death to obsolete agencies, a publisher awakening, and a new identity for Yahoo!.

Trois éléments de ce paragraphe me sautent aux yeux. Tout d’abord, la mort des agences de communication/pub désuètes. J’en ai déjà parlé maintes fois mais ça fait du bien de lire que Forrester est du même avis.

Traditional agencies expire. We’ve hinted before that agencies that can’t transition from pushing out messages to nurturing customer connections aren’t long for this world. Agency readers, heed our warning. Services firms that lack data management, analytics, listening, social media execution, and strategy expertise will dry up. Likely fatalities? Havas’ Arnold and Interpublic Group’s Mullen will be relegated to creative and production work as interactive agencies like R/GA and Razorfish assume agency of record status across enterprise firms. This means that insights gained from interactive programs will also become more key to business strategy. Digital agency TM Organic expanded its influence at Chrysler Group and now informs product, sales, and media strategy by modeling expected sales per different media mixes for the auto manufacturer.

Nous pouvons, sans être des devins, prédire qu’ici aussi, les agences “dites traditionnelles ” devront éventuellement changer leur fusil d’épaules et commencer à entreprendre le virage média social, monitorage et gestion des données et de la donnée fondamentale, celle de la conversation et du marketing de style « pull » plutôt que celui de type « push ». C’est donc un gros Wouhouhou pour les agences interactives.
L’analyse de Forrester s’attarde aussi sur l’aspect média social de la nouvelle équation marketing interactif.

Social media will see the steepest growth of any channel in our 2009 forecast: a 34% CAGR over the next five years as marketers invest to keep up with consumers’ increasingly social use of the Web. (…)
More companies embrace social media. Social is growing into an established part of the interactive mix. Sixty-four percent of marketers already build social media applications and 22% more will by the end of 2009.(…)
Marketers better understand the medium. Marketers will improve how they use social media to engage — not just reach — target audiences. (…)
Social media matures. Social media types, tools, metrics, and benchmarks are still very much under development. This means that many new ways to apply social media to marketing will unfold between now and 2014. (…)

Ça veut donc dire que les « capotés » comme moi et ma bande de « looser » qui évangélisent la plèbe à propos des médias sociaux (vous comprendrez qu’ici j’ironise une certaine perception qu’on peut entendre dans les agences trad.), seront de plus en plus en demande auprès des entreprises qui sont encore, ici, innovante. Mon agenda est d’ailleurs très bien rempli merci et celui des potes qui sont dans les blogues, les applications sociales et autres « gugus » Web 2.0 le sont aussi. Notre petit groupe d’entrepreneurs Web 2.0 ne semble pas trop morose les temps qui courent, malgré la récession qui semble faire très mal à d’autres.
Finalement, la cerise sur le sunday, les applications marketing mobiles seront de plus en plus demandées. Cette année a réellement été l’année de la poussée des téléphones intelligents avec les Androïds et iPhone et les succès du Apple store et Androïd Market ne font qu’illustrer la direction inévitable que prendra le nouveau marketing hyperlocal, hyperpersonnalisé et géolocalisé. Mais ça illustre aussi la nouvelle frontière excitante que prend désormais le Web, qui sort enfin des ordinateurs pour entrer dans la vie de tous les jours (et les poches/sacoches) des usagers.

Mobile remains one of the most anticipated, least adopted interactive channels in the mix. Sure, plenty of “cool” mobile programs exist: Sapient created a “spin the bottle” iPhone application for TheCoca-Cola Company. But complexity around metrics, marketer, content, and carrier relationships, plus limited consumer mobile data use, stifles mainstream mobile marketing adoption today. Marketers will prefer more established tools to mobile until mid-2011 when we anticipate postrecession adoption will escalate. What will contribute to mobile marketing’s 27% CAGR over the next five years.

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Modification des stratégies et dépenses des détaillants en ligne américains en prévision des dépenses des fêtes

C’est en lisant la dernière infolettre de eMarketer Evaluating E-Tailer Holiday Strategy, et en mettant ça en relation avec mon dernier billet Les sites web des entreprises québécoises sont d’une désuétude… , que je peux, avec tristesse, mesurer le fossé qui sépare nos entreprises des détaillants américains (gros soupir). D’un autre côté, je me dis que je vais encore avoir de l’emploi pour bien des années à venir.
Nos entreprises sont donc « poche » pour ce qui est du Web 1.0. Les détaillants en ligne américains quant à eux, expérimentent déjà avec le Web 2.0 comme le montre allègrement le graphique ci-joint. Ils sont cependant encore frileux (récession oblige) et dépendent encore massivement des infolettres commerciales. eMarketer révèle aussi que plusieurs n’ont pas encore compris que les internautes n’arrivent plus à la page principale, mais plutôt sur des pages plus profondes d’un site Web, étant donné qu’ils arrivent des moteurs de recherches. Les détaillants doivent donc considérer chaque page comme étant potentiellement une page d’accueil.

(…)Shop.org found that 100% of online retailers surveyed planned e-mail marketing efforts to house lists this holiday season, and nearly 97% would do paid and organic search marketing activities. Social media usage was increasing at a higher rate, but from a smaller base.
(…)Kevin Ertell, vice president, retail strategy of ForeSee Results, warned eMarketer about such problems.
“Less and less people go to the homepages,” Mr. Ertell explained in an interview. “They’re going deeper into the site, because they started their shopping experience at Google and not at JCPenney or Sears. They’re letting Google lead them to what they’re looking for.”
That means retailers should design those landing pages with appropriate, campaign-related copy—and make sure important marketing messages appear on every page of an e-commerce site, not just the homepage.

[caption id="" align="alignnone" width="324" caption="Changement dans l’utilisation de tactiques marketings spécifiques des détaillants en ligne américains, pour la période des fêtes, sept oct 2009 (% des répondants)"]Changement dans l’utilisation de tactiques marketings spécifiques des détaillants en ligne américains, pour la période des fêtes, sept oct 2009 (% des répondants)[/caption]

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S’acheter une bonne conscience avec le Web

L’an dernier, j’ai lancé l’idée d’une GuignoléeDuWeb.org dans mon billet Pour une guignolée des blogueurs. Cette idée a soulevé tellement d’enthousiasme qu’elle est de retour pour une 2e fois cette année. Or, monsieur Pierre Fraser, qui a pris l’habitude de m’envoyer des messages twitter pour que je parle de ses contenus (il a un peu le sens du marketing, mais n’imitez pas son geste, ça me ferais trop chier de devenir une twitter à spam) le refait encore ce matin avec son Twitt

Guignolée de la conscience, le Web, @MichelleBlanc et bien d’autres http://ow.ly/HaTn

Or, dans son billet, Guignolée de la conscience, le Web, @MichelleBlanc et bien d’autres, il n’a pas tout à fait tord.

Dès que le mois de décembre se pointe, notre conscience nous souffle à l’oreille qu’il faut bien l’entretenir. À l’heure de l’egocasting où nous n’en finissons plus de nous faire plaisir en consommant tous les contenus que nous voulons, sans compter que nous diffusons tout ce que nous voulons sur nos blogues, Facebook, Youtube et Twitter afin de gratifier encore plus notre ego pour fin de reconnaissance personnelle, voilà que les laissés pour compte de la société, ceux qui n’ont pas accès à tous nos bonheurs et plaisirs, viennent rappeler à l’ordre notre conscience.

Donc la GuignoléeDuWeb serait un mécanisme de soulagement de la conscience? Mais il a raison. C’est même tout à fait ça. Et puis après?
Je lisais dernièrement que l’invention du Walkman est arrivée parce que le grand patron de SONY, étant amateur de musique et de course, voulait pouvoir faire son jogging sans avoir à traîner un ghetto-blaster, qui était la seule alternative à ce moment. Il ordonna à ses ingénieurs de lui trouver une solution et ainsi est né le Walkman qui est en fait l’ancêtre du iPod et du iPhone actuel. Comme quoi, la nécessité est parfois source d’inspiration et d’innovation et qu’un besoin egotistique peut aider la masse.

Pour revenir à la GuignooléeDuWeb, elle est en fait une réponse à un problème que j’ai vécu l’an dernier, résultant de mon passage à Tout Le Monde En Parle et que j’ai exprimé dans un premier billet : Aider les autres grâce au Web

Depuis dimanche, je ne vous apprends rien, mais ma vie a changé. Je suis entre autres sollicitée par de nombreuses organisations caritatives qui veulent du conseil Web gratuit. Ça me crève le cœur de leur dire non parce que je suis déjà très impliquée dans (…)
Mais voulant faire profiter celles-ci de ma visibilité croissante et de permette un jumelage entre les organisations dans le besoin et des ressources stratégiques Web ayant le temps et le cœur d’aider des initiatives caritatives, je vous fais ce billet spécial pour vous et vous invite dans les commentaires à dire vos besoins ou à offrir vos services. Je me sentirais ainsi moins coupable de ne pas pouvoir me donner à tous et de ne pas encore être capable de me couper en quatre…

J’étais donc submergée de demandes d’organismes de charités et je ne pouvais même pas réussir à répondre aux milliers de courriels et centaines de téléphones que mon passage à cette émission suscita. Ce fut un tel raz-de-marée que plusieurs mois plus tard, j’écrivais le billet L’authenticité et la transparence c’est de l’admettre aussi quand on se plante

Les deux semaines qui ont suivi ont été catastrophiques pour ma business. J’ai en effet reçu une avalanche de courriels, commentaires, Twitt, messages Facebook et téléphones qui n’avaient rien à faire avec « la business » mais que je me devais de traiter.(…)
Tout ça pour vous dire que j’ai accumulé un retard énorme et que deux de mes très bons clients furent victimes de ce concours de circonstances. J’avais déjà livré la moitié des livrables à ces clients. J’ai donc décidé de rembourser leur dépôt et de leur faire cadeau des livrables déjà donnés en m’excusant de ne pas pouvoir terminer leur mandat. C’est la seule fois de mon histoire de consultante qu’une telle chose m’arriva. J’en étais rendue à avoir de la difficulté à dormir. Mais, une situation « incontrôlable » peut arriver, mes clients n’avaient pas à en payer le prix et c’est pourquoi je leur fis cadeau de mes livrables déjà faits, avec mes excuses. Je me devais aussi de ne pas leur faire payer pour des frasques qui les atteignirent et pour lesquels ils n’ont aucun contrôle (…)

De ces circonstances extraordinaires et de la pression de faire quelque chose alors que j’étais si sollicitée par des organismes de charité, est née LaGuignoléeDuWeb.org. J’en suis vraiment ravie, ça répond à un dilemme egotistique et je m’en fou. Je sais que ça fait du bien parce que l’une des intervenantes qui travaillaient dans l’un des organismes de charité que nous aidons m’a confirmé qu’ils avaient eu une croissance de leurs dons en ligne de décembre dernier, de 390%. De plus, comme c’est une œuvre altruiste, nous redirigeons les visiteurs directement sur les pages de dons des organismes concernés sans toucher un sou et sans même les avoir avisés que nous les aidions. Ne vous gênez donc pas non plus d’être egotistique à votre tour et d’aider des gens sans qu’ils ne le sachent. Ça vous fera du bien à votre égo, ça ne réglera pas tous les problèmes de la planète et il se peut même qu’on vous bitch parce que vous soulagez votre conscience. N’empêche que ça aidera certainement un paquet de gens et que ça pourrait peut-être faire une boule de neige qui grossira hors de votre contrôle…

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Club Social TV5 : Vie privée, vie publique. Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux

Il y a plusieurs semaines de ça, j’accordais une entrevue à Philippe Desrosier (vraiment très sympathique et documenté ce mec) pour l’émission Club Social sur TV5. Le topo de l’émission :

Vie privée, vie publique. Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux annoncent-ils la fin de la vie privée? Un reportage de Philippe Desrosiers.

Le reportage débute à 03 :22min. pour se terminer à 10 :00min.

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Ces organisations qui ne comprennent pas Twitter

Jamais je ne demande à une organisation d’être mon amie sur Twitter. Mais, si eux me le demandent, j‘accepte volontiers. Certaines sont vraiment, mais là vraiment perspicaces dans leur interaction avec moi, tandis que d’autres sont vraiment stupides. Le but d’une organisation qui est sur Twitter est, idéalement, de se faire une base de lecteurs et d’aficionado, qui pourraient (ou non) reprendre vos statuts et leur donner une deuxième envolée. Il semble donc souhaitable d’avoir le plus de gens possible comme Followers. J’en ai d’ailleurs déjà parlé dans mes billets
Twitter, comment suivre des milliers d’usagers et les Twittersnobs

Techtoc.tv : Twitter Comment réseauter en paix : principe de réciprocité? Comment trouver SON audience? Pro vs perso?

De l’impact des médias sociaux en régions éloignées

Twopcharts est de la merde et sur Twitter, suivre ou ne pas suivre? Telle est la question

La grosseur compte sur les médias sociaux

Mémoire de maîtrise : L’émergence de réseaux sociaux sur le Web comme nouveaux outils de marketing

Des organisations ont compris l’importance de se faire suivre par des milliers de gens et d’interagir efficacement aux moments opportuns. À titre d’exemple, il y a plusieurs semaines, j’étais dans les Cantons-de-l’Est au Manoir Hovey. L’ayant partagé sur Twitter, je reçois de @HotelGermain ces messages directs :

Si a North Hatley, il faut essayer le croissant jambon fromage de Justine chez saveurs et gourmandises ou le gateau au fromage… Bon we

Absolument! La mousse aux raisins de corinthe 🙂 Et j’ai dit gateau au fromage, c’etait vraiment carottes avec le crémage au fromage!!

Disons qu’ils sont entrés immédiatement dans mes bonnes grâces et que quelques semaines plus tard étant invitée par un client à coucher à l’hôtel Alt à Québec (l’une de leurs propriétés) je me faisais un plaisir de leur faire un twit favorable. Un peu plus tard, c’est le @Deltahotelsltd qui décide de me suivre sur Twitter. Justement au moment où je donnais une conférence à Québec et que j’étais au Delta de Québec, je me rends compte qu’ils décident de ne plus me suivre sur Twitter. Je n’ai pas dit un mot de mon expérience là-bas (qui n’était pas des plus positives de toute manière) et la semaine dernière, j’étais au centre des congrès de Trois-Rivières, justement assise à côté du très gentil directeur général de cet établissement et je me suis fait un plaisir de lui mentionner que je trouvais le gestionnaire de leur Twitt, un peu twit. Je viens d’ailleurs de Twitter à propos du Twitt de l’émission @mangetaville

@mangetaville m’a flushé de son Twitter et moi je les flushe de ma tv

Dans le cas de @mangetaville, je comprends qu’ils se sentent comme des journalistes et qu’ils aiment probablement se resserrer les coudes entre pros de l’information. C’est vrai que bien des journalistes ont des centaines, voire des milliers de followers et qu’eux, étant ce qu’ils sont (des vedettes), ne suivent probablement qu’une dizaine de leurs semblables. Ils me trouvent aussi probablement peu digne d’intérêt et c’est un point de vue qui se respecte. Cependant, si tel est le cas, il serait plus judicieux pour une organisation de faire la sélection à priori et de lire quelques pages des Twitts de la personne que l’on veut suivre, plutôt que de décider de suivre quelqu’un, que l’on flushe par la suite. Pour mes propres clients, moi je vais suggérer de suivre le plus de gens possible, d’utiliser des outils pour gérer la plèbe, d’identifier les influençeurs majeurs et d’interagir avec eux et de monitorer ce qui se dit sur Twitter et de dénicher les opportunités positives d’interaction (comme l’a fait adéquatement @HotelGermain) pour communiquer avec les gens. Si un assureur qui travaille seul, comme @DanyPaquin est capable de voir que je viens de m’acheter une voiture, de me proposer ses services d’assureur sur Twitteur et de faire un deal de $1500, une organisation un peu plus importante, est certainement capable d’en faire autant. De plus, si vous ne voulez pas me suivre, il n’y a certainement pas de problèmes avec ça. Mais si vous me suivez et que vous me flushez par la suite, les retombées de votre choix pourraient vous surprendre…

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Conférencière : Entreprise touristique et réseaux sociaux

La semaine dernière, dans le cadre de l’événement les 24 heures du tourisme de Tourisme Mauricie, j’étais conférencière sur le sujet Entreprise touristique et réseaux sociaux – Le cas de Tourisme Mauricie. Voici la présentation que j’y ai faite.

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