Twitter ou le microblogging

Billets traitants de ce média social aussi connue sous l’appellation de microblogging

Twitter ou le microblogging

Twopcharts est de la merde et sur Twitter, suivre ou ne pas suivre? Telle est la question

Twopcharts est de la merde et Twitter est un outil de micro-blogging et sa pratique est en constante évolution. Il n’y a pas de règles autres que celles que l’on s’impose soi-même. Certains, comme Mario, s’amusent à se faire une charte d’utilisation Twitter et aiment bien ce classement merdique. Étant un ancien directeur d’école, son réflexe de régenter le Web lui vient donc facilement et grand bien lui fasse. Mais moi, je twitt avec les valeurs qui sont les miennes. Je vais donc les expliquer ici. Tout d’abord, j’ai souvent dit que Twitter est une rivière d’informations que je ne tente pas de boire au complet, je m’y abreuve plutôt, lorsque j’ai soif d’informations. J’ai donc intérêt à ce que ma rivière coule constamment pour y dénicher de bons filons d’infos. Pour faire une autre image, Twitter est comme la tv par câble. Oui, on a différents canaux dont on ne regarde pratiquement jamais les diffusions, mais lorsqu’on a envie d’écouter de la musique en continu, l’un des canaux de diffusion de musique Galaxie devient bien pratique pour combler le vide du silence (même si je ne l’utilise qu’une fois par mois) avec sa sélection musicale infinie. Pour d’autres, ils ne suivent que quelques personnes et tiennent à lire absolument TOUT ce qu’ils écrivent. C’est une autre façon de voir la chose, disons. Mais moi, lorsque je suis sur Twitter, j’y suis et lorsque je n’y suis pas, la vie va certainement continuer sans moi. De toute façon, les informations capitales sont souvent retwittées à l’infini, donc je n’ai pas de panique à manquer quelque chose d’important.

Twitter comme outil de broadcast
Twitter m’est très utile pour créer de l’achalandage sur mon blogue, pour partager des opinions et états d’âme en direct, via cellulaire et pour partager des trouvailles des autres qui pourront me servir par la suite dans le cadre de mes billets, de mon travail ou même mes loisirs. Par exemple, si tout le monde est d’accord pour dire que le dernier Tarantino vaut la peine, je vais probablement y aller, même si certains connards prétendent que ce genre d’information « n’est pas à valeur ajoutée et que c’est de la totale pointless bable ».

Comment je fais pour suivre 5141 personnes
Je suis une fervente partisane de la réciprocité dans les médias sociaux et de la conversation. J’ai d’ailleurs déjà écrit que la grosseur compte dans les médias sociaux (je suis donc conséquente avec moi-même). D’ailleurs, hier, un nouveau classement dont le créateur m’informe via un message direct dans Twitter, fait état du top 1000 francophone de Twitter,Twopcharts.J’y apprends être en 783e place avec 5562 Follower et 5133 Following, tandis que Rue89 est en 4e place avec 5369 Followers et 0 Followings, donc zero conversation. Le gestionnaire de ce classement pour twittersnob (ceux qui sont suivi, mais ne suivent personnes en retour) a le front de me souligner que je suis pénalisée dans le classement parce que je Follow trop de personnes!!! Quel imbécile qui n’a rien compris aux médias sociaux. Je lui rétorque que son spam en message direct est venu à moi justement parce que je le suis et qu’il lui est impossible de rejoindre Rue89 qui semble se foutre éperdument de lui. Un autre exemple d’incongruité de cette merde est la position 15 qui revient à Lesinrocks avec seulement 77 tweets. Pas fort, pas fort.
Pour revenir à la question en sous-titre, j’ai effectivement beaucoup de gens que je Follow moi-même. Dans la réalité, pour un très gros pourcentage de ceux-ci, je suis la première ou la seule personne qu’ils suivent et ils ne twitt eux-mêmes pratiquement pas. Je n’ai donc pas le problème que d’aucuns appellent « le bruit » venant de ces usagers. Par contre, en les suivant, ils peuvent m’envoyer des messages directs et je leur signifie par la politesse de les suivre en retour, que j’apprécie leur gentillesse de me follower. Pour les autres, en les suivant, il m’arrive de trouver des perles d’informations dont je me serais coupée en ne les suivant pas. D’ailleurs, j’utilise Twhirl, je suis bonne en lecture rapide, je regarde en diagonale les twits qui contiennent des tinyurl (ce qui signifie qu’ils ont une info à partager) ceux qui ont des RT ou Retwitting (ce qui signifie qu’ils valident l’info de quelqu’un d’autre) et le visage de mes potes que je connais. Je ne lis donc pas systématiquement tout ce qui se publie. Ce serait d’ailleurs une tâche inhumaine et un peu schizo ou compulsive. Twitter est donc une grande salle commune dans laquelle je vais faire un tour lorsque cela me plait et dont je puise les infos qui font mon affaire et dans laquelle je réponds à ceux qui m’interpellent en public ou en privé. J’aime que cette salle soit vivante et qu’il y ait bin du monde. Je ne suis pas une snob et moi-même je ne Follow personne qui ne me follow pas en retour. Rue89 est donc très pertinent comme source d’info, mais je n’ai pas besoin qu’ils soient dans mon twitter pour savoir qu’ils publient quelque chose sur leur site. Je peux aller le vérifier par moi-même.

Le classement merdique de twopcharts.com avait comme seul avantage de cibler spécifiquement les twiterreurs francophones, mais disons que j’aime mieux des outils comme twitterGrader ou encore Klout qui eux, justement évaluent la qualité des interactions Follow/Followers comme indice de leur classement. C’est mon point de vue et je le partage nan…

MAJ
La caricature c’est la rançon de la gloire! Merci mon chouchou d’embruns… Good one

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On salit mon image, mais on corrige positivement

Vendredi dernier, j’ai vécu une petite commotion. C’est que l’agence de communication Vanksen, justement spécialisée en médias sociaux, met en ligne un billet à mon propos qui frise la transphobie et la xénophobie. Plutôt que de réagir sur le billet en question je préfère exprimer mon dégoût sur Twitter et Facebook. Les réactions de mes amis et Followers ne se font pas attendre et sont unanimes. Même mon maître, en questions polémiques, l’ineffable Embruns, y va d’un billet assez truculent (même si c’est plus fort que lui et qu’il me tire une flèche au passage). Entretemps, le billet est retiré du site de Vanksen et je reçois un appel du directeur des communications de l’agence, Gregory Pouy, qui m’offre les excuses de celle-ci. Je lui suggère de remettre le billet en ligne, en image, puisque de toute façon le texte de celui-ci a déjà amplement été diffusé via le Web et qu’il est déjà dans la cache de Google. Il n’est donc pas facile d’effacer une gaffe qu’on met en ligne. De plus, je suggère que la chose honorable à faire est de remettre le billet incriminant en ligne (mais plutôt en image avec une barre rouge diagonale), avec les excuses et les explications que monsieur Pouy me donne au téléphone et enfin, de laisser les internautes qui ont réagi à ce billet, voir leurs commentaires qui avaient été retenus jusqu’alors. Ce qui a été fait et j’accepte les excuses de la firme Vanksen et de mademoiselle Faustine Henry.

Les enseignements de ce fuck-up sont :
-L’humour d’un rédacteur en ligne est difficile à saisir et peut aisément se retourner contre son auteur. Ce que l’internaute voit, ce sont des mots, dénués de ton et de langage non verbal. Le premier degré est souvent celui qui saute à la face.
-Si vous écrivez une connerie en ligne, elle restera inscrite dans différentes archives Web.
-Si on vous attaque ou si on vous calomnie, les autres faire-valoir d’un blogue que ce sont Twitter et Facebook sont idéals pour faire passer votre message et inciter vos amis à vous défendre.
-Il faut être capable d’accepter le blâme, de s’excuser et de réparer publiquement ce qu’on met en ligne et qui est jugé ne pas être convenable.
-Le Web francophone est actif 18 heures par jour à cause du décalage horaire. Ainsi, un billet qui est mis en ligne à Paris à 17 :00h locale, avant que les bureaux ne ferment, apparaîtra à un internaute canadien à 11:00h, heure locale, lui laissant amplement le temps de réagir et de s’indigner sans contrepartie, en temps réel, de l’autre côté de l’Atlantique.
-Il est bon de monitorer son brand en temps réel grâce à divers outils comme Samepoint.com, ce qui m’a permis de visualiser le twitt de @culture_buzz_fr , malgré le fait qu’ils n’avaient pas mis mon indicatif Twitter @michelleblanc. Cela nous permet de savoir ce qui se dit sur nous et de réagir tandis que le fer est chaud.

Prime time pour les réseaux sociaux sur RDI: Michelle Blanc est une femme qui était Michel Blanc avant, un homme.. http://bit.ly/7pU0i

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Twitter, le profil sociodémo, les bénéfices et le point de vue de son CEO

Twitter est le chouchou du Web du moment (en fait ça l’est déjà depuis un bout) et eMarketer nous pointe sur un portrait sociodémographique mondial assez complet, nous venant de Sysomos et de leur document Inside Twitter, An In-Depth Look Inside the Twitter World (PDF).
Les grandes conclusions de Sysomos sont :

72.5% of all users joining during the first five months of 2009.
• 85.3% of all Twitter users post less than one update/day
• 21% of users have never posted a Tweet
• 93.6% of users have less than 100 followers, while 92.4% follow less than 100 people.
• 5% of Twitter users account for 75% of all activity
• New York has the most Twitters users, followed by Los Angeles, Toronto, San Francisco and Boston; while Detroit was the fast-growing city over the first five months of 2009
• More than 50% of all updates are published using tools – mobile and Web-based – other than Twitter.com. TweetDeck is the most popular non-Twitter.com tool with 19.7% market share.
• There are more women on Twitter (53%) than men (47%)
• Of people who identify themselves as PR professionals, 65.5% have never posted an update
• Of the people who identify themselves as PR professionals, 15% follow more than 2,000 people. This compares with 0.29% of overall Twitter users who follow more than 2,000 people.

Aussi, eMarketer qui cite Andersen Analytics dévoile que selon une étude de mai 2009, 52% des utilisateurs de réseaux sociaux deviennent des admirateurs ou des « follower » de compagnies ou de marques, que 46% disent des choses positives à propos de celles-ci sur les réseaux, ce qui est le double de ceux qui disent des choses négatives (23%). Il apparaît donc profitable pour les entreprises de se créer une présence sur ces réseaux et surtout d’apprendre des critiques négatives en vue d’améliorer son produit ou son service. Qui plus est, eMarketer rapporte aussi que les gestionnaires marketing américains reconnaissent l’apport de ces réseaux sur l’image de marque de leur entreprise, comme on peut le voir dans le tableau suivant.

[caption id="" align="alignnone" width="324" caption="Gestionnaires marketing américains qui croient que les réseaux sociaux ont un avantage stratégique pour leur marque. Décembre 2008 (en %)"]Gestionnaires marketing américains qui croient que les réseaux sociau ont un avantage stratégique pour leur marque. Décembre 2008 (en %)[/caption]

Finalement, en guise de dessert, je vous invite à réécouter l’entrevue du toujours excellent Charlie Rose, avec le CEO de Twitter Evan Williams, qui explique comment Twitter se situe par rapport aux autres réseaux sociaux et son avantage asynchrone, de temps réel et d’ouverture aux Followers qui ne sont pas nécessairement nos amis.

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Plus de gens en mangent parce qu’elles sont plus fraîches et elles sont plus fraîches parce que plus de gens en mangent

« Plus de gens en mangent parce qu’elles sont plus fraîches et elles sont plus fraîches parce que plus de gens en mangent » était l’un des slogans de la compagnie Hygrade, avant que ne frappe la tragédie de la Listériose, dont j’ai déjà parlé dans mon blogue. Ce slogan est aussi valable pour les médias sociaux. Comme suite à mon billet La grosseur compte sur les médias sociaux, Christiane Gervais me fait le commentaire suivant :

Est-ce qu’avant que la taille de l’espace que tu occupes dans les médias sociaux ne s’amplifie, il ne faut pas que tu aies d’abord été connue et intéressante, avoir captivé ailleurs tous les publics, d’une façon ou d’une autre?

Est-ce que les milliers de personnes qui ont envie d’associer leur nom au tien, que leur nom soit vu à côté du tien, talentueuses ou pas, ne te servent pas uniquement de faire-valoir alors que leur présence à elles, dans ces médias sociaux, demeure sans importance, accessoire?

La taille de ta notoriété sur le Web prend de l’importance juste en donnant une recette de BBQ, parce que des centaines de personnes veulent pouvoir te répondre « Ah, ça l’air bon. ».

Même si ces personnes fréquentent les espaces médiatiques de dizaines de personnalités en vue et réussissent à devenir « ami » avec elles, la place qu’elles occupent sur le Web et dans les médias sociaux ne changera pas, la tienne oui, mais pas la leur. Elles maintiendront leur poids santé mais contribueront à te permettre de t’amplifier!

McLuhan aurait adoré les médias sociaux! « The medium is the message ».

En guise de réponse à madame Gervais, il est vrai que le slogan cité plus haut s’adapte parfaitement à vos propos. Cependant, moi comme la grande majorité des blogueurs et adepte des médias sociaux, j’ai débuté dans les méandres de la sphère INCOGNITO. Le blogue est exponentiel, mais il débute pour tous à zéro. Je dois cependant admettre qu’avant ce blogue, j’étais déjà un petit peu connue. En fait, dès ma sortie de HEC Montréal, j’étais invitée à donner une conférence au prestigieux Conference Board of Canada et mon mémoire fut publié scientifiquement. J’ai aussi contribué à de nombreux ouvrages professionnels avec la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal et écrit en tant qu’experte, de nombreux articles dans Branchez-vous et Les Affaires.com (de toute façon, vous pouvez lire ma bio). Mais tout de même, mon blogue, Facebook, Twitter et tutti quanti, ont tous débuté à zéro. Zéro contenu, zéro lecteur, zéro hyperlien externe. J’ai aussi été très médiatisée bien avant Tout le monde en parle. C’était des médias plus spécialisés comme La Presse Affaire, Les Affaires, Infopresse, Stratégie, Canal Argent et autre, que des médias grands publics. Mais ce sont eux qui me font des demandes d’apparition et non le contraire. Et ces demandes viennent directement de mon blogue. Mais il est certain qu’à un certain moment, la masse (dans le sens de grosseur), commence à travailler pour toi et que l’exponentialité, fait bin des petits. C’est d’ailleurs l’un des principes de l’économie numérique que l’on nomme La longue traîne. Mais c’est accessible à n’importe qui. Il suffit de comprendre la dynamique, d’être constant, passionné, rigoureux et d’avoir un tant soit peu de talent. J’ai partagé bien des fois ma recette à succès et je la partage encore et encore avec vous mes lecteurs, avec tous mes clients et avec l’auditoire des gens qui assistent à mes conférences. Ce n’est pas de la « rocket science », juste de la compréhension des mécanismes à l’œuvre et beaucoup de travail. Mon blogue est d’ailleurs presque entièrement dédié à ça. J’ai même déjà expliqué l’importance de mettre une recette de sauce à spaghetti, de temps à autre dans un blogue marketing.
Pour d’autres perspectives sur mes recettes, relisez mes billets :

Conseils à ces nouveaux blogueurs qui veulent percer
Comment ‘réseautent’ les femmes?
Pourquoi les blogues sont-ils avantageux pour une stratégie de positionnement Web ?
Télévision versus le Web et paradoxe perçu

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La grosseur compte sur les médias sociaux

Pour faire suite à ma série The Proof is in the pudding I et II (dans laquelle j’étais un petit peu baveuse), j’aimerais parler de l’importance de la GROSSEUR dans les médias sociaux. Vous me direz aussi que je prêche pour ma paroisse et que je profite encore une fois de l’opportunité de me vanter et de rappeler qu’Infopresse a déjà dit que j’avais les plus belles mensurations Web du Québec (et vous aurez raison). N’empêche que le guru du PR 2.0, Brian Solis, dans son billet Size Matters: Job Seekers Measure the Size of Your Social Graph (via un twitt de Mark Clayson) rappelle que les employeurs américains qui recrutent des gestionnaires médias sociaux, exigent qu’ils aient une certaine présence prouvée sur ceux-ci, avant d’avoir l’emploi :

Electronics retailer Best Buy recently posted a job opening for Senior Manager-Emerging Media Marketing. The role was described as, “the primary lead for the Best Buy’s mobile, social, and video marketing & media efforts to drive in-store and online sales, create sustainable word of mouth evangelists, and brand loyalists.”

Job qualifications required for consideration include a Bachelors degree, two years of mobile or social media marketing experience, four years of people or resource leadership experience and one year of active blogging experience.

In addition, the applicant was required to have at least 250 followers on Twitter.

Ça me fait aussi songer à ce client que je rencontrais hier, qui me parlait de sa firme marketing qui lui donnait des conseils Facebook et qui avait moins de 100 amis sur Facebook. Je pense aussi à ces nouveaux experts Twitter qui promettent de vous aider à avoir des milliers de Followers et qui n’en ont eux-mêmes que quelques centaines. C’est bien de s’improviser (n’est-ce pas l’une des clés de l’innovation) mais il y a tout de même une limite à prétendre n’importe quoi. Avant de confier un mandat d’expert à quelqu’un qui dit l’être, vérifiez un peu par vous-même à quel point cet expert maîtrise réellement son sujet.
N. B.. Il faut aussi dire que je connais des experts médias sociaux qui n’ont que peu de followers Twitter mais lisent individuellement chacun de ceux-ci. Je m’obstinais avec certains d’entre eux d’ailleurs hier au Yulbiz. Ça n’enlève pas leur valeur et ils savent de quoi ils parlent. On n’est juste pas d’accord sur l’utilité de l’outil et la manière de travailler avec celui-ci; la quantité, des fois, diminue la qualité. Mais ce sera peut-être le sujet d’un autre billet…

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Mémoire de maîtrise : L’émergence de réseaux sociaux sur le Web comme nouveaux outils de marketing

C’est avec plaisir que j’ai participé, comme interviewée, au mémoire de maîtrise de Manuela Teixeira : L’émergence de réseaux sociaux sur le Web comme nouveaux outils de marketing (PDF), qu’elle vient de déposer à l’Université d’Ottawa. Elle me permet de vous la rendre disponible et, je salue bien bas, la richesse des tableaux et des informations qu’elle a colligés dans ce document. Un mémoire à lire à tête reposée et j’avalise l’un des éléments de sa conclusion :

La conclusion la plus importante de cette recherche est la suivante : le Web social implique un changement radical de la culture du leadership des entreprises et des grands médias. Le marketing traditionnel basé sur le modèle d’affaires préconisant la fréquence et la portée publicitaires dans les médias traditionnels est en perte de vitesse et sera graduellement remplacé par des stratégies de communications marketing facilitant la participation et la collaboration (Anderson, 2008 : 226). Les stratégies marketing, développées pendant l’ère industrielle (telle que la stratégie du push où le vendeur incite le consommateur à acheter le produit) doivent être revues et adaptées à une nouvelle réalité sociale où les recommandations des internautes supplantent l’argumentaire corporatif. Enfin, les méthodes de travail des médias traditionnels doivent tenir compte du potentiel de l’apport des individus qui sont appelés à être encore plus connectés grâce à la mobilité cellulaire.

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Le Web est comme l’univers

J’utilise souvent l’allégorie de l’univers pour parler du Web. Je la donne en exemple à mes clients lorsqu’ils me rencontrent et je l’utilise lors de mes conférences. Je l’avais d’ailleurs utilisé lors de ma conférence pour les potes français à Lille. Hier, sans doute par synchronicité, Alex Lauzon twitte exactement la même image. Je vais donc la développer de nouveau ici. Tout comme l’univers, le Web est en constante expansion et comme celui-ci, les astres et les planètes sont en interrelations et gravitent les uns autour des autres. Pour être réellement efficace, votre présence Web (idéalement avec un blogue) est comme un soleil. Mais il a besoin de planètes qui gravitent autour. Ces planètes sont vos présences médias sociaux qui servent de faire-valoir à votre soleil. Ainsi, vous vous créez une page Flickr, Youtube (ou Dailymotion pour les potes français) Twitter, Facebook, Friendfeed, Slideshare et.al. Mais il y a aussi d’autres soleils dans l’univers. Ces autres soleils sont ce que nous appelons des sites d’autorité. Pour donner un exemple, si vous êtes un manufacturier de laptop, les sites d’autorité de votre domaine seront, par exemple, PCmag ou Protegez-vous qui feront des listes et analyses de laptop, qui influeront sur le processus décisionnel des clients. Ils visiteront d’abord ces sites avant de se faire une idée sur les laptops qu’ils magasineront par la suite. Vous vous devez donc d’être aussi présents sur ces soleils, afin d’être réellement efficaces en lignes. Les sites d’autorité varieront grandement d’une industrie ou d’un secteur à l’autre. Voilà donc mon image qui est inscrite ici, pour la postérité…

MAJ
Cette mise à jour m’est inspirée du commentaire de Louis Sabourin :

Sans vouloir trop cogiter là dessus, c’est un parallèle qui est fascinant. Il reste à définir ou à mettre en parallèle les trous noirs, les météorites et autres corps célestes!

Voici donc ma réflexion sur les autres corps célestes. Les trous noirs sont les sites en Flash et autres javascript, les météores sont les pourriels et les comètes sont les agrégateurs de contenu. Dieu (ou le diable) est pour l’instant Google mais peut-être sera-t-il détrôné prochainement par Facebook, comme je l’expliquais dans mon billet Facebook versus Google dans le contexte de l’achat de Friendfeed…

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Le « n’importe quoi » sur Twitter et dans les études à son propos

Hier j’ai écrit le billet Questions réponses à propos de Twitter et le premier commentaire à son propos disait ceci :

“En fait, Twitter est une rivière d’information qui coule constamment. Il ne faut pas essayer de boire la rivière, mais plutôt de boire de celle-ci.”
Très jolie comparaison !
Et ça serait bien que certains évitent de la polluer aussi, mais ça malheureusement, on n’y peut pas grand chose…

C’est un peu le point de vue d’une étude de Pear analytics Twitter study, August 2009 (PDF), reprise ce matin par eMarketer. On y découvre que 40.55% de ce qui s’y véhicule est de la « Total pointless bable », ce qu’on peut traduire par du « n’importe quoi » ou encore « de la pollution ».
Je vais me permettre de répondre à ce que je considère être « des inepties ». Dans mon billet d’hier, j’expliquais que Twitter est un peu comme le fumoir des entreprises. Vous imaginez-vous entrer dans un lieu comme ça et dire à quelqu’un : ne me parle pas de ta soirée au cinéma d’hier, c’est de la pollution, ne me dis pas que tu es découragé que ton cellulaire te coûte trop cher avec Bell Canada ou je me fous que le canal de télévision TQS change de nom parce que ces informations sont de la pollution? Tout d’abord, vous seriez perçu comme quelqu’un ayant peu de tact et qui ne comprend pas le sens d’une « conversation », qui se doit d’aller du pertinent au badinage, à la réflexion ou à l’information de première qualité. Ces exemples de n’importe quoi peuvent devenir des sources très importantes d’informations clients pour le producteur du film dont on parle, Bell Canada ou encore TQS. Ces informations sont pourtant classées comme du « Total pointless bable ». Dans les médias sociaux, comme dans la vie, il faut un peu respirer par le nez, reconnaître que le badinage fait parti d’une saine communication et qu’au travers ce qui semble être du « n’importe quoi », des informations d’affaires et personnelles pertinentes peuvent être extraites. J’irai peut-être voir le film qu’on dit qui est si bon et j’y songerai peut-être à deux fois avant de signer mon téléphone cellulaire avec Bell Canada. Quant à l’étude de Pear analytics, je vais peut-être la considérer comme du « pointless bable »…

MAJ
Petite réflexion supplémentaire : LE succès de la télévision américaine de la dernière décennie était Seinfeld, qu’il décrivait lui-même comme « a show about nothing »…

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Twitter ou le microblogging

Questions réponses à propos de Twitter

La copine Gina Desjardins qui est journaliste (dont c’était l’anniversaire hier, gros bisou Gina) me pose quatre questions à propos de Twitter, pour un article qu’elle prépare. Les voici, avec mes réponses :

À qui ça s’adresse? (qui peut y trouver son compte?)

Contrairement à plusieurs autres médias sociaux, Twitter attire plus les 25-45 ans qui composent 64% de ses utilisateurs. D’ailleurs, Twitter attire particulièrement le 2e groupe le plus influent du Web après les médias traditionnels, c’est-à-dire les super geeks et les super blogueurs, qui s’inspirent des informations qui y circulent pour composer les billets de leurs blogues, qui seront par la suite repris par les médias traditionnels.

-À quoi ça sert?

On dit que Facebook est, pour qui on connaît tandis que Twitter est, pour ce que l’on connaît. Pour faire une image, Twitter est un peu comme les anciennes salles de fumeurs des entreprises. Beaucoup d’informations informelles y circulent et beaucoup de primeurs y sont dévoilées. Tout comme pour les anciens fumoirs, la pertinence des informations que vous en tirez est directement proportionnelle aux nombres d’amis et à la pertinence de ceux-ci. Et, tout comme pour le fumoir, lorsque vous n’y êtes pas, les informations vont continuer de circuler mais les informations cruciales risquent fortement d’être répétées encore et encore. Sur Twitter, nous appelons ça le mécanisme de Retwitt. En fait, Twitter est une rivière d’informations qui coule constamment. Il ne faut pas essayer de boire la rivière, mais plutôt de boire de celles-ci.

-Qu’est-ce qui le rend pertinent par rapport aux autres réseaux sociaux?

Twitter est facile d’utilisation et il est pertinent si vous l’êtes vous-même et si vos contacts sont des gens qui le sont aussi. Tout comme dans la vie, il est bon de parler au je, tu, il, nous, vous, ils. Ceux qui ne parlent continuellement qu’au JE deviennent vite ceux avec qui on n’a pas envie de dialoguer. Twitter est donc un outil de partage et de dialogue de choses sérieuses et moins sérieuses. Comme dans la vraie vie finalement…

-Règles de base : à faire et ne pas faire

Comme pour plusieurs médias sociaux, l’expérimentation est toujours en cours et les usages sont en évolution constante. Il est cependant de mise, lorsqu’on s’ouvre un compte Twitter, de le garnir d’une photo, de mettre une description et de déjà y mettre quelques twitt avant de « follower » les autres, si on espère qu’ils nous follow à leur tour. Il est aussi de moins en moins apprécié par la communauté de se faire envoyer des messages de bienvenue à caractère autopromotionnel ou pire, de nature commerciale. Il faut savoir attirer les clients (si on l’utilise à des fins commerciales) plutôt que de les envahir avec ses grosses bottines. Il est aussi coutume de donner le crédit à ceux dont on prend les twitts (en indiquant RT ou Retwitting) et de mettre un @ lorsqu’on s’adresse à quelqu’un en public ou qu’on parle de celui-ci. Finalement, si votre discussion avec quelqu’un prend plus que deux twitt ou n’est pas adressée à la galerie, il est généralement mieux de se servir de la messagerie interne que l’on nomme DM (pour Direct message).

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Le JE, TU, IL des médias sociaux

Dans le vocable « médias sociaux », il y a le mot « sociaux » pour social. En société, comme lors d’une conversation, on utilise le je, tu, il, nous, vous, ils. Les gens avec qui on converse et qui n’utilisent que le je, nous tombent rapidement sur le gros nerf. Il en est de même avec les médias sociaux. L’autopromo et le je, se doivent d’être dilués à travers de nombreux tu et il. Pour les entreprises, le nous est l’équivalent. On s’en fout. Lorsqu’on parle de médias conversationnels, il est impératif qu’il y ait conversation…

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