M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Personnel et peut-être même hors sujet

Textez comme des fous, la campagne

Je suis très consciente des besoins criants du secteur de la santé mentale. J’ai moi-même déjà subi une grave dépression que l’on nomme la dysphorie d’identité de genre, j’ai un frère qui est schizophrène, et j’ai déjà été conférencière d’ouverture (keynote speaker) à la International Conference on the Use of the Internet in Mental Health (tel que j’en parle dans mon billet : Ma conférence Using blogs as support tools : Santé mentale et Internet.
C’est donc avec grand plaisir que je vous informe de la campagne Textez comme des fous (cause pour la cause de Bell Canada) et que je reproduis ici un message reçu dans Facebook de madame Julie Couture (avec permission de publier).
Julie Couture

Bonjour Michelle,
Je me permets, naïvement(!), de communiquer avec vous.
Je travaille à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et la cause de la santé mentale me tient, professionnellement et personnellement, très à coeur.
Le 9 février prochain, Bell Canada, versera 0,05$ par textos envoyés et par appels interurbains faits par ses clients à la cause de la santé mentale.
J’ai créé un « événement facebook » afin d’inviter amis, collègues et proches à participer à l’événement et à propager la « bonne nouvelle ».
J’ose donc pousser mon initiative jusqu’à vous inviter personnellement à participer à l’événement que j’ai choisi d’intituler « Textez comme des fous! » 😉
Merci beaucoup,
Avec tout mon respect,
Wahoohooo!
Julie Couture,
agente d’information à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et… humaine sensible à la souffrance des personnes et des familles qui traversent ce genre d’épreuve.

Textez comme des fous!

Partager

Lieu :Partout!

Heure :9 février 2011 00:30

Moi

Si vous me permettez de faire un billet de votre courriel, ça me fera grand plaisir 🙂

Julie Couture

Oui, certainement!
Merci beaucoup (sincèrement)!
Bonne soirée!

Textez comme des fous, la campagne Lire la suite »

Commerce de détail en ligne géolocalisation Innovation Technologies Internet

Groupon, précisions additionnelles sur le pourquoi Groupon ça me fait rire

Comme suite à mon billet Groupon ou pourquoi ça me tape déjà sur les nerfs, j’ai de nombreuses réactions que je trouve savoureuse et qui m’incitent à vous donner à tous la chance de lire ces commentaires et ma réponse à ceux-ci en en faisant un billet spécial.

@Josée @Olivier Mais à quel endroit je parle de social shopping dans mon billet sur Groupon? Vous avez raison, ce n’est pas du social shopping
@Cedric des fois faire de la vulgarisation ça peut permettre d’expliquer simplement les choses pour que tout le monde comprenne. Mais juste pour toi, Groupon n’est pas suffisamment géolocalisé ou personnalisé en fonction des goûts du consommateur par exemple. D’offrir un rabais pour faire ajuster son vélo alors qu’il fait -20c dehors ce n’est pas des plus à-propos (ce qui sous-tend que le synchronisme promotionnel des offres est à revoir). Que Google mette cette promo en page frontispice et envoie 2000 personnes dans un resto de 20 places, je ne suis pas certaine que ça fasse avancer la promotion ce qui amène l’autre point, à qui s’adresse du côté marchand ce genre de site? À la PME de détails, aux gros détaillants à la GAP comme le suggère Techcrunch dans le commentaire du pote Étienne Chabot?
@Etienne, il me semble que j’ai clairement dit que c’était un avis de consommatrice. Mais à la lecture du commentaire que je viens de faire, tu comprendras que je ne suis pas non plus chaude à l’idée de ce type de site dans un contexte d’affaires.
@IDDKO Je suis tout à fait d’accord avec vous
@Tous ce n’est pas parce que Techcrunch, Wall Street Journal ou autre bonze de l’analyse techno encensent une techno que je suis obligée d’être d’accord avec eux et il est vrai que l’on ne doit pas se fier à ses propres goûts pour aider une entreprise à faire de bons choix marketing. Cependant, je garde tout de même une certaine ouverture en disant dans le corps de mon billet « Pour une entreprise, Groupon peut avoir un certain intérêt »
@Valérie oui j’ai des préjugés et oui la danse de poteau est certainement une activité très exigeante au niveau physique. Mais ça reste de la danse de poteau qu’on fait maintenant passer pour une nouvelle forme de Taï-Chi. Oui le viagra permet à plusieurs hommes de rester « virils » plus longtemps, mais les pubs de viagra me font toujours rire et si on déguise ça comme un outil d’amélioration de l’unité conjugale, ça va être sans doute « cute » et « vrai » mais ça va me faire tout de même rire aux éclats. C’est comme le gars qui est laveur de vaisselle et qui se présente comme un opérateur de machine fixe…

Groupon, précisions additionnelles sur le pourquoi Groupon ça me fait rire Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Innovation Stratégies de commerce électronique Technologies Internet

Groupon ou pourquoi ça me tape déjà sur les nerfs

Groupon est l’une des nouvelles « darling » technos du moment. C’est une sorte de « publisac » électronique qui nous promet des économies, des offres, des surprises extraordinaire. Le problème avec Groupon est que dans une ville comme Montréal, de trouver 365 deals « super incitant » par année n’est pas une mince affaire. Que Montréal est une grande ville et que je ne la traverserai pas pour économiser $14 du $35 que coûte une mise au point de mon vélo, en plein mois de janvier et que déjà il y a une surabondance d’offres promotionnelles toutes soi-disant plus alléchante les unes que les autres (je parle ici en tant que consommatrice il va sans dire). Pour une entreprise, Groupon peut avoir un certain intérêt et permettre d’attirer de nouveaux clients et de se faire connaître, mais je n’ai malheureusement pas les détails de combien ça coûte.

Croyez-le ou non, mais Google a offert d’acheter Groupon pour 5.3 milliards et l’offre a été rejetée???
Je me demande vraiment si ce sont les gens de Groupon ou de Google qui en fument du bon?

MAJ
Via un twitt du copain Patrice Leroux

un cours de danse poteau avec ça?

PRT @MichelleBlanc: Groupon ou pourquoi ça me tape [...] htt... on Twitpic

TROP DRÔLE

MAJ 2
Grâce aux potes Facebook et Twitter, voici 2 autres offres d’aujourd’hui de compétiteurs de Groupon, qui montrent un peu le ridicule ou la redondance de ces modèles d’affaires.
Tout d’abord, Living Social Montréal offre un rabais substantiel de 50% à l’achat de crème glacé (je note pour les archives qu’il fait présentement -10c à Montréal)

Aussi, l’autre pertinent Tuango, qui offre un rabais pour des cours de « pole dancing » (cette fois-ci ce n’est pas moi qui fait des blagues avec la discipline du « pole fitness » comme il question dans les commentaires).

Mes conclusions :
Peut-être suis-je complètement biaisée dans mon analyse puisque je me laisse vilement être atteindre par mon opinion de consommatrice plutôt que par une recherche de marché rigoureuse que je n’ai pas faite pour ce billet et que nous assisterons à la réouverture hivernale du bar à crème glacé du coin et je prédis que les centres de pole dancing, pole fitness, danse de poteau et poteau acrobatique deviendront bientôt peut-être aussi populaire que les salons de bronzage ou encore qu’ils feront fureur à la grandeur du Québec comme l’ont fait les mini-puts il y a 20 ans…

Groupon ou pourquoi ça me tape déjà sur les nerfs Lire la suite »

À titre de conférencière

Réflexion sur le changement

Je réalise de plus en plus que « le changement » a toujours été au cœur de ma vie. Les deux livres qui ont eu le plus d’impact sur moi sont Siddharta de Hermann Hesse et Le changement paradoxe et psychothérapie de Watzlawick. J’ai effectué de nombreux changements d’adresse (c’est pourquoi les zigotos qui croient avoir trouvé mon adresse sur le Web se trompent tout le temps) et j’ai été confrontée à l’un des changements les plus drastiques qu’une personne puisse affronter (changer de sexe) et j’ai dû m’y adapter. Le changement fait toujours peur, mais il est au cœur de l’évolution de la personne et des sociétés. La seule chose qui est stable est la certitude du changement et de la résistance que celui-ci entraine inévitablement. J’aide les entreprises à changer la perception de leur situation stratégique, marketing et ou communicationnelle web. J’aide les entreprises à s’adapter aux changements structurels profonds que peut vivre leur industrie. J’analyse et observe aussi les changements technologiques et les impacts organisationnels et sociétaux qu’ils entraînent. Je n’ai donc pas peur des changements et je les attends toujours de pied ferme et résolu…
(Cette réflexion m’est venue comme suite à un courriel de LinkedIn m’informant que 580 de mes 1642 contacts avaient changé d’emplois en 2010)

Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. — Francis Blanche

Réflexion sur le changement Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Médias sociaux Web 2.0

Web 2.0, médias sociaux et réseaux sociaux

En prévision d’une table ronde à laquelle je participerai la semaine prochaine pour Ciné-Québec, on me demande quelle est la différence entre médias sociaux et réseaux sociaux et en prime, je vous ajoute le Web 2.0 et quelques autres définitions. .

Alors, allons-y. Le Web 2.0 est une série d’observations des sept compétences qui ont permis aux survivants de la bulle techno des années 2000, de devenir florissante en 2005 et a été inventé par Tim O’Reilley cette même année. De mes archives, le billet de 2005 Qu’est-ce que le Web 2.0, est assez explicite sur ce que c’est. Comme je l’expliquai aussi en 2007 dans le billet Qu’est-ce que le Web 2.0, redux, les médias sociaux sont une conséquence du Web 2.0, mais ne sont pas le Web 2.0. Les médias sociaux sont donc différentes technologies qui permettent à un néophyte, le partage d’information, la création et mise en ligne de contenus et l’interaction sociale. Visitez Wikipedia à l’onglet médias sociaux pour en avoir une définition plus étoffée (et merci au contributeur qui a ajouté l’une de mes conférences en pièce jointe à cette définition. Juste avant que mes détracteurs ne l’effacent). Les réseaux sociaux (qui sont souvent mis pour synonyme des médias sociaux) sont quant à eux l’ensemble des intervenants individuels ou organisationnels faisant partie d’un même groupe social (le réseau social) sur un ou des médias sociaux. Voilà,
En prime, le réseautage social est l’acte de faire des relations avec des individus ou des organisations (via les médias sociaux par exemple) et le web social est un ou plusieurs lieux de socialisation en ligne.

Web 2.0, médias sociaux et réseaux sociaux Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Facebook Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique Twitter ou le microblogging Web 2.0

cyberintimidation et triangle dramatique, dit aussi Triangle de Karpman

Étant donné ma notoriété et mon statut de nouvelle femme, de plus en plus souvent je reçois des messages haineux sur Twitter, dans mon courriel, sur Facebook ou autre présence Web. Comme il est suggéré dans l’approche valorisée par la US Air Force et dont je parle dans les billets US Air Force, Vos enjeux de relations publiques 2.0 peuvent difficilement être pires que les leurs et La US Air Force fournit des outils pour les blogueurs d’affaires, il est suggéré de ne pas réagir aux trolls et aux intimidants (dans le sens anglophone de haters ). Dans un contexte d’affaires, cela est très certainement justifié. Par contre, dans un contexte personnel (et quelquefois dans un contexte d’affaires) cela peut être plus difficile s’il s’agit de menaces, de diffamation, d’intimidation ou simplement parce que l’harceleur touche un point sensible avec une méchanceté évidente. Ici et ailleurs, j’ai quelquefois réagi à ce genre de connards. J’ai intenté une poursuite au civil en diffamation et fait deux plaintes officielles à la police, seulement que dans les derniers douze mois. J’ai aussi mis en évidence certains de ces contenus haineux sur ce blogue et ailleurs. Le problème avec ça est que ça peut donner l’impression que je suis une tigresse aux aguets qui réagit à tout bout de champ. Les gens voient mes réactions, mais n’ont pourtant aucune idée du flot d’insultes et de contenus méprisant dont je ne parle pas et sur lequel je ne réagis jamais.
On dira aussi « elle voulait être veudette, ça vient avec donc pourquoi elle joue à la victime? ». C’est un bon point sauf que je ne joue pas à la victime. Je suis effectivement une victime de messages haineux (et même de menaces de mort) et ce n’est pas parce que je suis devenue populaire que ces intimidations soient justifiées ou justifiables. Dans tous les cas, je me dois de me protéger et de développer des mécanismes de gestion du mépris. J’en parle avec mon psychologue et évidemment, de relativiser le mépris, de le comprendre, d’imaginer sa (ou ses sources), de focaliser sur la montagne de messages positifs et d’amours que je reçois tous les jours ça aide énormément. Je vais aussi débuter des cours de Yoga afin de me protéger de ses énergies négatives. Mais je viens de découvrir le triangle dramatique, dit aussi Triangle de Karpman qui pourra certainement m’aider (et sans doute vous aidez aussi) à agir avec plus d’efficacité sur ces messages haineux.
Le triangle de Karpman qu’est-ce que c’est
Wikipedia dit :

L e Triangle dramatique, dit aussi Triangle de Karpman, est une figure d’analyse transactionnelle proposée par Stephen Karpman en 1968 qui met en évidence un scénario relationnel typique entre Victime, Persécuteur et Sauveur (ces rôles étant symboliques, une même personne peut changer de rôle).
C’est une schématisation qui tend à exprimer que si une personne utilise un de ces rôles (par exemple la victime), elle entraîne l’autre à jouer un rôle complémentaire (le Sauveur ou le Persécuteur). L’expression de ce scénario permet de déceler la mécommunication : on peut souvent l’utiliser pour exprimer les mécanismes ayant généré un conflit.
(…)
Un exemple : S1 affirme à S2 :  » Tu n’as pas honte de refuser de manger ces bons haricots verts ? Quand je pense aux efforts que Pépé a faits pour les semer, les desherber, et les ramasser alors qu’il a mal au dos, tu me fais de la peine !  » Dans cet exemple, où le grand-père (décrit en Victime) est bien sûr absent, le parent S1 qui gronde l’enfant S2 aurait tout aussi bien pu évoquer la personne qui a fait l’effort de cuisiner, ou n’importe qui d’autre, comme victime du bourreau… Nous ressentons dans de telles circonstances l’envie de dire :  » mais ça n’a rien à voir !  » au manipulateur S1, qui se fait passer ici pour un Sauveur, alors qu’il fait pression de manière indue (il serait possible de parler de l’utilité qu’il y a à goûter de chaque plat, ou d’avertir l’enfant que s’il refuse totalement les haricots il n’aura pas à réclamer une seconde part de dessert, etc. ce qui serait une manière moins détournée de gérer le refus d’un enfant de manger ce qui est proposé…).

Une fois qu’on a compris ce type de mécanisme dans la cyberintimidation, comment s’en sortir?
C’est ce qu’explique admirablement bien executivecoaching.be dans l’article Pour détecter et sortir des jeux de pouvoir en entreprise

Comment s’en sortir ?
Lorsque vous estimez être pris dans une situation de triangle dramatique, et ce quelque soit le rôle que vous y jouiez, vous avez la capacité de vous en sortir. Le moyen le plus radical est la fuite. Quoique nécessaire dans certaines situations, cette attitude risque de ne pas résoudre le problème qui se répétera à l’envi.
Voici une technique en cinq étapes pour non seulement vous dégager personnellement d’une telle situation inconfortable mais aussi pour la désamorcer efficacement, pour le bien de tous. Cette technique part du postulat que les trois protagonistes sont si étroitement reliés entre eux que le changement de comportement d’un d’entre eux aura un impact sur les autres.
– Etape 1 : Tout d’abord, il convient de ressentir le déplaisir croissant suscité par le jeu de pouvoir en action. La prise de conscience de ce malaise va nous pousser à réagir et à provoquer un changement, quitte à devoir traverser un moment d’inconfort.
– Etape 2 : Avant de réagir, il est utile de prendre du recul par rapport à la situation et d’identifier le rôle présent de chacun, y compris de nous-même.
– Etape 3 : Nous établissons mentalement une stratégie d’intervention selon nos aptitudes, notre humeur du moment, les autres protagonistes et la situation en jeu : humour, expression de notre ressenti à propos de la situation, recherche d’intentions positives derrière les comportements, symbolisation des interactions en cours, usage de métaphores, etc.
– Etape 4 : Nous exprimons clairement notre analyse de la situation, non plus en nous acharnant sur le contenu mais en communiquant sur l’interaction elle-même. Un moyen efficace pour recevoir l’assentiment des autres protagonistes vis-à-vis de cette démarche, est d’énoncer des faits incontestables relatifs à l’interaction, non pas pour juger mais pour dépassionner le débat et rétablir une communication « neutre ». Nous insistons ensuite sur les points d’accord et remercions chaque protagoniste pour sa contribution à restaurer un climat de relation équilibrée.
– Etape 5 : Finalement, nous vérifions que chacun se sente confortable avec les points d’accord tout en essayant de les élargir le plus possible et de mettre en place un nouveau « modusoperandi » entre les protagonistes.
Avec un peu de pratique, ce processus devient de plus en plus naturel. Appliqué dans le cadre de l’entreprise, il s’avère également bien utile dans notre vie familiale et notre environnement social.

Bon maintenant que j’ai vue la théorie est qu’elle semble impeccable, il ne reste plus qu’à la mettre en pratique dans un contexte d’utilisation des médias sociaux. Les menaces seront toujours dirigées vers la police et la diffamation vers mon avocat, mais pour le reste, je vais continuer d’ignorer ou encore je vais interagir comme je le faisais déjà souvent (de manière inconsciente) avec :

humour, expression de notre ressenti à propos de la situation, recherche d’intentions positives derrière les comportements, symbolisation des interactions en cours, usage de métaphores, etc

cyberintimidation et triangle dramatique, dit aussi Triangle de Karpman Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Quora et le nombrilisme ethnocentrique de technos américaines

ous devons le Web aux Américains. MERCI, merci et merci. La plupart des grands services et des grandes innovations du web passent par eux. Je m’habitue à cet impérialisme technologique et culturel. Je suis bilingue après tout et ça ne me dérange pas tant que ça de lire toutes les instructions dans la langue de Shakespeare. Par contre, ce qui me dérange vraiment, c’est qu’on m’oblige à utiliser le service, avec mon réseau qui est la francophonie mondiale, en anglais seulement. Twitter dès ses premiers mois, était en anglais. Mais Twitter ne semblait pas avoir de difficulté à ce que ses usagers twitts dans la langue de leur choix. Ce n’est pas le cas d’un service qui fait de plus en plus parler, Quora http://www.Quora.com . Une sorte de question réponse/ média social qui se veut maintenant plus à la mode que Answer de Yahoo. La question de la langue de Quora a été répondue par l’un de ses fondateurs, Charlie Cheever :

Do Quora questions and answers need to be written in English?
4 Comments • Flag Question

Answer Summary

This is an official Quora policy that reflects the agreed upon conventions of the community

For now, content on Quora should be in English.

The main reason for this is because content not in English won’t be understandable by most users of the site and so the content will be unreadable by them. There also isn’t an obvious right way to topicize questions in other languages (i.e., should the English topics be used? should new topics in other languages be created?).

Once Quora gets further along, it will solve these problems and internationalize the site generally, and then users will be able to use non-English languages, but for now, the official language of Quora is English.

Things like « What does the title of Y tu mamá también mean in English? » are fine as long as the overall question is comprehensible by an English speaker. There are probably a bunch of other cases where it makes sense to have content in other languages on the site; use common sense.

D’ailleurs, les fervents usagers de Quora sont des polices linguistiques efficaces. Ayant posé une question en Français, pour la communauté de gens qui me suivent, (le bouton Follow sur Quora) elle fut très rapidement traduite en anglais et une myriade de réponses intéressantes y furent données.

[caption id="" align="alignnone" width="450" caption="Les usagers de Quora sont rapides pour angliciser une question"]Les usagers de Quora sont rapides pour angliciser une question[/caption]

Il existe d’ailleurs un bouton spécifique pour se plaindre d’une question qui n’est pas en anglais.

[caption id="" align="alignnone" width="673" caption="Le bouton d"]Les usagers de Quora sont des polices linguistiques efficaces[/caption]

Le seul problème est que cette question est pour mon marché, celui du Québec et de la francophonie, pas celui d’Hollywood. Je crois que Quora n’est qu’un bloc monolithique d’usagers selon ses créateurs. Alors, pourquoi suivre les questions et réponses de quelqu’un un particulier? Ou n’est-ce réellement qu’une vision à la Wikipedia qui ira séparer les contenus selon les langues officielles? Je ne comprends pas l’argumentaire du fondateur, ça me fait suer et je pense plutôt que c’est de l’ethnocentrisme borné. Un peu comme Google qui est venu à LeWeb lancé son appli Google map 3D en utilisant New York et l’Empire State Building plutôt que Paris et la tour Eiffel. Certaines entreprises technos sont plus visionnaires linguistiquement que d’autres… = vive twitter qui nous laisse cette liberté d’utiliser leurs outils dans nos propres langues.

J’aime bien la réponse d’un usager à la réponse du fondateur Charlie Cheever:

I understand not actively providing support for non-English speakers, but actively moderating non-English questions seems excessive.

I’ve enjoyed using Quora, but am disappointed to notice the proliferation of the « Needs to be written in English » tag. That crosses the boundary of anticipating technical and support limitations, and comes across as xenophobic.

For what it’s worth, I’ll cease to use Quora until this policy is reversed.
Georg Kafka •

Quora et le nombrilisme ethnocentrique de technos américaines Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Marketing Internet Moteurs de recherche et référencement de sites Web Stratégies de commerce électronique

Site de commerce en ligne et l’intérêt du beau

Cette semaine je rencontrais un groupe de propriétaires de chaines de magasins et quelques-uns de leurs employés de la haute direction pour discuter de médias sociaux et de sites web transactionnels. L’un de ces propriétaires, était accompagné de sa fille, qui était très active dans les discussions et qui voulait prouver à son père que les médias sociaux seraient une avenue intéressante en terme de marketing internet et qu’il devait rediriger une portion de ses investissements publicitaires vers ceux-ci. Elle avait tout à fait raison et n’hésitait pas à parler de ROI et à questionner fréquemment mes assertions lors de cette présentation. J’aimais sa fougue, son énergie et sa volonté à comprendre et à ouvrir le chemin du renouveau commercial pour l’entreprise qu’elle héritera sans doute un jour. À la fin de la présentation, on me demanda de présenter quelques sites que je trouvais bien montés. Je présentai quelques exemples puis je parlais de DessinsDrummond en spécifiant que ce n’était peut-être pas un beau site, mais qu’il était d’une efficacité incomparable. C’est alors que cette jeune gestionnaire se cambra et m’affirma que jamais elle, à titre d’internaute, n’achèterait sur un site aussi laid. De toute évidence, elle piqua ma fierté d’avoir contribué à l’essor remarquable de DessinsDrummond.

Petite pause pour vous expliquer que l’architecture d’un site qui inclut de nombreux hyperliens signifiants (c’est-à-dire avec des mots clés probants pour le domaine en dessous desquels il y a un hyperlien menant vers une page avec des contenus textuels ayant été soigneusement étudiés pour accroitre la possibilité d’apparaître dans les résultats de recherches) n’est peut-être pas une solution architecturale nécessaire pour tous secteurs d’activités. En effet, si vous êtes dans un secteur peu compétitif du Web, vous avez peut-être moins besoin d’optimiser votre site pour avoir une chance d’apparaître dans les moteurs de recherche. En outre, si vous avez un site de nature informationnelle, plusieurs autres questions vont se poser. Vous pouvez d’ailleurs déjà vous donner une idée préliminaire de la compétitivité Web de votre secteur économique et relisant mon billet Comparatif par industrie de l’efficacité des sites Web.

Mais si je reviens à la question du beau pour les sites transactionnels, je rappellerai ce billet Est-ce que le « beau » design est important en ligne? qui relate une expérience assez éloquente d’un design très léché versus celui un peu plus grossier. Mais la réponse que j’ai donnée était de comparer le site de DessinsDrummond à celui de Zappos. Pour votre information, Zappos est somme toute semblable à DessinsDrummond en termes de mots-clés et de navigation. Zappos est dans un secteur extrêmement compétitif et a réalisé l’exploit (que l’on croyait impossible) de vendre des chaussures en ligne (c’est-à-dire sans que les gens les essayent avant d’acheter). Je rappelle aussi que Zappos vient d’être acheté pour 1.2 milliard (par Amazon, un autre site Web laid) et que les ventes en ligne de zappos en 2009 étaient de 1 milliard. Je vous informe aussi que les ventes deDessinsDrummond sont maintenant tributaires du Web à 90 %. Pour des sites qu’on juge généralement laids, moi je trouve ça plutôt intéressant. La question que je posais à cette jeune gestionnaire est-ce que vous voulez un site transactionnel pour flatter votre égo ou pour faire du cash?

Je rappelle aussi ce que je disais dans mon billet À propos de design et de Flash

J’aime dire de temps à autre que le plus grand designer du millénaire était sans doute Léonard de Vinci et qu’il utilisait le fusain et la feuille blanche. Tout ça pour démontrer que le design n’est pas tributaire du médium, en l’occurrence Flash, avec lequel les designers aiment expérimenter.

Je vous invite aussi à visiter le site transactionnel d’un autre de mes clients (qui lui est beaucoup plus beau) http://www.massageemporium.com/.

Pour continuer la réflexion, vous pouvez lire ou relire les billets :

Sur le Web, la magie et les miracles, ça n’existe pas

À propos des agences Web intégrées

Les 10 erreurs les plus courantes de design Web

Les 10 principes de design Web selon Google

Site de commerce en ligne et l’intérêt du beau Lire la suite »

Medias et Internet Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux

Comment internet change la société et testament numérique

C’était une grosse journée radio aujourd’hui. Tout d’abord, à l’émission Isabelle le matin du FM98,5 avec Isabelle Maréchal et son invité le professeur André A. Lafrance, nous discutions de comment Internet change la société.

Entrevue d’une durée 42.8 min. MP3

Pour en savoir plus sur les différents mythes qui sont encore entretenus à propos des médias sociaux, je vous invite à naviguer dans ma catégorie Commerce électronique mythes.

J’ai aussi longuement discuté avec Hugo Langlois du FM 93 à Québec à propos de testament numérique, d’innovation, de Googlemap 3D, de Foursquare, de flashcode (ou code-bar 2D), de l’intelligence numérique des objets, de la loi C-28 Loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux Internet et sans fil et autres surprises qui nous attendent pour 2011.

Cliquez sur ce lien et recherchez le podcast du 10 janvier de 12h00 à 12h30.

Bonne écoute 🙂

Comment internet change la société et testament numérique Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Commerce électronique : articles Droit et Internet pourriels

C-28 Loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux Internet et sans fil

Ça fait déjà un long moment que la communauté Web canadienne attend une loi avec un peu de dents, visant à contrer le fléau du pourriel au Canada. Nous sommes d’ailleurs le dernier pays du G8 à nous doter d’un tel outil. Cet outil est la Loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux Internet et sans fil (qu’on nomme aussi LEPI) qui a été adoptée en décembre et qui entrera en vigueur l’été prochain. D’ailleurs, cette loi est un complément à la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE), mais elle a préséance sur celle-ci, via le projet de loi C-29 qui viendra la mettre à jour.

Industrie Canada décrit en ces termes cette nouvelle loi :

En vertu de la Loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux Internet et sans fil, le CRTC pourrait imposer des sanctions administratives pécuniaires (SAP) pouvant atteindre 1 million de dollars pour les particuliers qui enfreignent la Loi, et 10 millions de dollars pour les entreprises fautives. Le Bureau de la concurrence du Canada, par le truchement d’une demande au Tribunal de la concurrence, pourrait imposer des SAP en vertu du régime en place de SAP prévu dans la Loi sur la concurrence. Ce régime permet des sanctions pouvant aller jusqu’à 750 000 $ pour les particuliers et jusqu’à 1 million de dollars pour les infractions subséquentes. Il prévoit aussi des sanctions pouvant aller jusqu’à 10 millions de dollars pour les entreprises, et jusqu’à 15 millions de dollars, en cas de récidive. Le Commissariat à la protection de la vie privée utiliserait ses outils et son cadre d’application de la loi actuels pour exécuter les dispositions de cette législation. Le projet de loi prévoit aussi accroître les pouvoirs du Commissaire à la vie privée, afin de lui permettre de coopérer avec ses homologues étrangers et d’échanger des renseignements, en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

Le projet de loi prévoit également un droit privé d’action, qui s’inspire d’une législation américaine. Ainsi, les consommateurs et les entreprises pourraient intenter une poursuite civile contre quiconque enfreint la Loi. L’approche proposée, qui fait preuve de neutralité en matière de technologie traite toutes les formes de messages électroniques de la même façon. De la sorte, le projet de loi s’appliquerait également aux messages textes non sollicités, ou pourriels par téléphone cellulaire, qui seraient alors considérés comme une forme de message électronique commercial non sollicité.

Canoë résume cette loi ainsi :

Les compagnies devront demander de façon claire aux consommateurs dont ils collectent les informations s’ils désirent recevoir, à l’avenir, des courriels concernant leurs produits. Tous les messages envoyés par la suite devront contenir un passage expliquant aux destinataires la façon de se désabonner de la liste d’envoi. Si les entreprises confient leur marketing à une autre compagnie, elles devront s’assurer que celle-ci respectera la nouvelle loi.

Les compagnies devront aussi éviter l’installation automatique de programmes sur l’ordinateur des personnes sans leur consentement. Cette disposition de loi vise à limiter la propagation de virus et logiciels malveillants.

Enfin, la loi rendra illégaux les courriels contenant de fausses informations concernant leur source. Cela vise à empêcher la distribution de courriels frauduleux.

Il est à noter qu’il existe des dispositions dans la loi que les webmestres d’entreprises devraient connaître.
Concernant les cookies


Aux termes de l’article 9, nul ne peut, dans le cadre d’activités commerciales, installer ou faire installer un programme dans l’ordinateur d’une autre personne ou utiliser un programme ainsi installé pour faire envoyer un message électronique par cet ordinateur, sauf si la personne qui accomplit l’acte en question le fait avec le consentement exprès du propriétaire de l’ordinateur. (Le propriétaire doit aussi avoir la possibilité de retirer son consentement comme l’indique le par. 12(5).) Cette disposition vise principalement l’installation furtive ou clandestine de maliciels ou de logiciels espions, par exemple des programmes qui transforment les ordinateurs en « réseaux d’ordinateurs zombies » servant à relayer des pourriels sans l’autorisation du propriétaire des ordinateurs.

Concernant les adresses de courriel qui sont publiées sur un site Web d’entreprises


La définition de « consentement tacite » figurant au paragraphe 11(9) du projet de loi, qui encore une fois intègre des modifications apportées à l’ancien projet de loi, prévoit dorénavant une exception fondée sur la publication « bien en vue », notion empruntée à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande. Si le destinataire a publié bien en vue son adresse électronique, par exemple sur un site Web commercial, sans préciser qu’elle ne doit pas servir à recevoir des messages électroniques commerciaux non sollicités, l’adresse peut être utilisée pour des messages liés à son activité professionnelle ou à son entreprise commerciale (al. 11(9)b)). Cette exception s’applique aussi lorsque le destinataire a communiqué son adresse électronique à l’expéditeur sans aucune mention précisant qu’il ne veut pas recevoir de message électronique commercial non sollicité et que le message a un lien avec son activité professionnelle ou son entreprise commerciale (al. 11(9)c)). D’autres exceptions peuvent être prévues par règlement (al. 11(9)d)).
Ceux qui peuvent présumer un consentement tacite en raison d’une relation d’affaires doivent satisfaire à l’un des critères suivants (par. 11(10)) :
? ils ont procédé à la vente, au louage ou au troc d’un produit, d’un bien, d’un service, d’un terrain ou d’un droit ou intérêt foncier au profit du destinataire du message dans les deux ans précédant l’envoi du message;
? ils ont offert une possibilité d’affaires, d’investissement ou de jeu qui a été acceptée par le destinataire dans les deux ans précédents;
? ils ont passé, avec le destinataire, pour une raison ou une autre, un contrat qui est toujours en vigueur ou qui est venu à échéance dans les deux ans précédents;
? ils ont reçu une demande quelconque de renseignements du destinataire au cours des six mois précédents.
Pour l’application du projet de loi, tout acheteur d’une entreprise est réputé avoir hérité des relations d’affaires existantes (par. 11(12)).
Les entreprises qui peuvent se prévaloir de ce genre de relation sont les coopératives au sens de la Loi canadienne sur les coopératives, les coopératives au sens de la Loi sur les associations coopératives de crédit et toute organisation similaire constituée en personne morale sous le régime d’une loi fédérale ou provinciale (par. 11(11)).
Ceux qui peuvent présumer le consentement tacite en raison d’une relation privée doivent satisfaire aux critères suivants (par. 11(13)) :
? le destinataire a fait un don ou un cadeau à l’expéditeur ou à son organisation au cours des deux ans précédant l’envoi du message et l’expéditeur ou son organisation est un organisme de bienfaisance enregistré, un parti politique, une organisation ou un candidat;
? le destinataire a effectué du travail à titre de bénévole pour l’expéditeur ou son organisation ou a assisté à une réunion organisée par lui ou son organisation au cours des deux ans précédents et l’expéditeur ou son organisation est un organisme de bienfaisance enregistré, un parti politique, une organisation ou un candidat;
? le destinataire a été abonné à l’organisation au cours des deux ans précédant l’envoi du message et celle-ci est

Je comprends à la lecture de ceci que vous devriez désormais protéger les courriels que vous publiez sur vos sites afin de ne pas devenir la proie légale des polluposteurs. Vous pouvez simplement mettre un avis accompagnant une liste de courriels, spécifiant qu’ils ne sont publiés que dans une optique de contact d’affaires et qu’ils ne doivent pas servir à recevoir des messages électroniques commerciaux non sollicités, encore plus efficaces, mettez vos adresses courriel avec un (at) au lieu du @ ou encore mettez vos adresses courriel en image sur vos sites au lieu de les mettre en code HTML.
Si vous faites du marketing par courriel, documentez l’autorisation de recevoir des communications promotionnelles de vos clients en usant d’un double opt-in (c’est-à-dire en envoyant un courriel de validation que le client confirme de nouveau en cliquant sur un hyperlien avant de recevoir vos promotions). Mettez toujours un hyperlien de désabonnement dans le corps du message que vous envoyez à vos clients. Documentez les abonnements et les désabonnements de vos clients dans une base de données sécurisée qui pourra servir de preuve électronique en cas de poursuite. Ayez des titres clairs qui stipulent le contenu de vos messages. Ayez un contact client dans le corps du message qui est LA personne responsable de la base de donnée client et que le client peut joindre en cas de question. Rappelez-vous qu’un client qui est consentant à recevoir vos promotions vaut beaucoup plus qu’un client qui ne sait pas ni d’Ève ni d’Adam qui vous êtes et pourquoi vous l’écœurez avec vos promotions. Songez par exemple à Groupon qui fait un tabac avec son service de promotions par courriels justement parce que leurs clients sont ravis de recevoir leurs offres chaque jour.

Écoutez mon entrevue avec Jean Pagé (en remplacement de Paul Arcand) lors de l’émission Puisqu’il faut se lever du 98.5FM (durée 6 :39 min.)

C-28 Loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux Internet et sans fil Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut