M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question politique et internet

Pourquoi notre économie numérique va chez le diable – une conférence d’il y a 2 ans

Il y a deux ans (c’était au début de ma transition, Mon dieu que j’ai changé depuis), je donnais une conférence coup de gueule lors d’un événement de communautique, pour expliquer comment et pourquoi notre économie numérique va chez le diable. Deux ans plus tard, mon constat est toujours aussi malheureux et la lettre ouverte au premier ministre dont l’idée avait germé dans ce blogue, qui avait été développé par Patricia Tessier, Martin Lessard et moi-même et qui avait été propulsé grâce à Yulbiz, a depuis été récupéré par le CEFRIO et par communautique, avec malheureusement sans grand succès.

Attristez-vous vous aussi de ce morne constat et si vous avez des entrées gouvernementales, n’hésitez pas à botter le cul de nos élus pour qu’ils se diguidinent un tant soit peu…

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Personnel et peut-être même hors sujet

À propos de mes soi-disant « partners »

De petits entrepreneurs véreux qui se sont déjà fait prendre en photo avec moi lors d’événements mondains et qui me suivent sur twitter et Facebook, font maintenant de la promo en disant :

« Je suis ami avec Michelle Blanc, travaillez avec moi, je suis moins cher qu’elle et j’ai accès à son brain, c’est mon amie ».

Désolée de vous décevoir, mais c’est de la « bullshit ». Oui j’ai des amis qui ont accès gratuitement à mon expertise. Parce que ce sont justement des amis et que JAMAIS ils ne diraient une telle connerie. Par exemple, Vincent Gautrais, Jacques Nantel, Philippe Martin, Guillaume Brunet, Christian Aubry, Claude Malaison, Pierre Bellerose, Katheline Jean-Pierre, Jérome Paradis, Hafedh Mili et plusieurs autres font partie de mes intimes et je me couperais un bras sans hésitation (mouais, me couper un bras? Ok j’y penserai deux minutes avant) pour eux. Ils peuvent me téléphoner et venir faire un tour chez moi anytime et je leur donne du temps et des conseils gratuitement si c’est pour eux. Si c’est pour leurs organisations, ils vont payer comme tous le monde. J’ai aussi plein de copains qui sont dans mon défileur tout à fait en bas de cette page. Mais personne, je dis bien personne n’est mon partenaire (outre certaines organisations que je soutiens personnellement et qui sont aussi dans mon défileur en bas de page) et peut se vanter d’avoir accès à mon savoir et mon expertise (si ce n’est de lire ce blogue) dans le cadre d’une entente spécifique, à moins qu’il ne me paye spécifiquement pour ça. Et lorsque ça arrive, c’est très clair, mon nom est dans les contrats, je les signes et suis assise à la table de discussion en personne ou via les outils de télécommunication que sont le téléphone et ou twitter. Ceux qui vous diront le contraire ne sont que de petits crosseurs qui profitent de ma notoriété pour vous berner.

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Personnel et peut-être même hors sujet

La phobie du taux horaire

Le fameux taux horaire et sa phobie qui l’accompagne sont l’un des écueils auquel font face les vrais pros. Ce midi je mangeais avec un copain qui est dans une grosse agence et nous discutions « taux horaire ». Très vite, nous rigolions de cette perception que peut avoir le client du fameux « taux horaire ». Comme nous avons déjà été associés, nous nous rappelions nos débuts et discutions du chemin parcouru. 10 ans en consultation stratégique et marketing Web, nous en avons vu des vertes et des pas mûres. Dans le fond, lorsqu’on fait de la consultation, on vend du savoir, des idées, de l’expertise, de la crédibilité et … un taux horaire. Il est de ces compétiteurs qui ne sont vraiment pas dispendieux. Disons $100 de l’heure. C’est un prix rassurant psychologiquement pour le client. Mais lorsque celui-ci arrive avec une question précise, souvent la réponse sera, on va vous faire une étude là-dessus et vous revenir avec la solution! Cette étude coûtera peut-être $5000. Le client aurait pu travailler avec un pro qui lui aurait donné la réponse sur-le-champ, à un taux horaire de $300. Ou encore cette autre entreprise de consultation qui fait du support Wordpress à un coût de $60/heure. Vous avez besoin d’une nouvelle fonctionnalité? Pas de problèmes, on va vous la développer pour quelques jours de travail, alors que si vous travaillez avec quelqu’un qui s’y connaît, il vous dira que la fonctionnalité est déjà développée par la communauté Wordpress, qu’elle prend une demi-heure à installer et qu’elle vous en coutera une heure à $125. Des fois de rogner sur la qualité d’une expertise, ça coûte pas mal plus cher que de travailler avec des gens qui s’y connaissent.

Si votre critère de sélection d’un consultant ou d’un fournisseur est le taux horaire, bonne chance à vous…

Je me souviens aussi de ce sous-traitant qui devait me faire une analyse d’ingénierie logicielle. Il me dit que son analyse coûterait $800. J’incluais son tarif dans mes prix et c’est mon client qui payait la facture. Je lui répondis, je te donne plutôt $1000 mais livre moi des idées pour $1500. Il me fit un travail remarquable qui aida réellement mon client. Lorsqu’on travaille avec des gens de savoir, le temps est certes un facteur, mais vous n’êtes pas nécessairement à côté du cerveau qui fait le travail. L’important à mon avis est certainement le livrable, les idées fournies, la perspective développée, l’expertise mise en œuvre et le retour sur l’investissement qu’ils génèrent. Au-delà de ces considérations, de croire sauver quelques centaines de dollars et de pousser la négociation à outrance, peut avoir des effets tout à fait contraires…

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Facebook géolocalisation Les médias sociaux 101 et 201 Medias et Internet Médias sociaux Twitter ou le microblogging Web 2.0

Avantages et désavantages des médias sociaux (suite de ma réponse à monsieur Foglia)

En commentaire à mon billet d’hier, Expliquez-moi ce rien – réponse à monsieur Foglia, F. Desjardins me demande :

(…) Je suis déçu. Non pas que vos propos ne soit pas justes, mais il semble qu’ils passent à coté de la question. Vous avez senti l’attaque vis-à-vis les média sociaux de façon plus forte que la question du “rien” qui est le réel sujet..? Oui, il y a du “rien” dans d’autres média. Mais ne me dites pas “Les médias sociaux sont corrects parce que dans la télé y’a aussi des niaiseries”. Expliquez-moi plutôt en quoi les médias sociaux ont une part d’utilité. Répondez à M. Foglia comment ce média, tel ses prédécesseurs, amène une pertinente avancée pour notre société. Je sais que ces avantages doivent exister, qu’elles sont en train de s’établir. J’espérais une réponse structurée qui en ferait la synthèse, ce qui tournerait mieux le journaliste en bourrique que cette montée de lait du genre “les autres sont pas mieux!”. (…)

Or comme je le mentionne dans ma réponse à M. Foglia, le livre Les médias sociaux 101, a répondu de manière assez développée à la question « en quoi les médias sociaux ont une part d’utilité ». Je n’ai donc pas le goût et ou la patience de répéter ici ad nauseam, les mêmes choses que je dis déjà depuis 10 ans. De plus, comme je le mentionne aussi, l’insidieuse guéguerre « les médias sociaux ne sont pas pertinents (inclure aussi les blogues) comparativement au travail des journalistes » est un débat déjà fait, mort et enterré. Par contre, comme l’indique Marc Snyder, il est peut-être bon, encore une fois, de répéter de façon succincte, certains des avantages et inconvénients des médias sociaux.

En réponse à F Desjardins, qui demandait à Michelle de “(répondre) à M. Foglia comment ce média, tel ses prédécesseurs, amène une pertinente avancée pour notre société, je dirais qu’il y au moins quatre choses qui me viennent à l’esprit:

  • La facilité et le faible coût de publication et de distribution: Les précédents médias cités par Michelle étaient réservés aux créateurs et/ou consommateurs de contenu extrêmement privilégiés (sur les plans monétaire ou intellectuel).
  • La rapidité de publication et de distribution: Un exemple patent est la valeur de Wikipedia par rapport à celle de l’Encyclopédie Britannica. Un des deux devient caduc assez rapidement; je vous laisse deviner lequel.
  • L’interactivité: Vous avez pu commenter le billet de Michelle (et elle aurait pu choisir de vous répondre) et je peux commenter votre intervention. Aucun des médias cités par Michelle ne le permettaient.
  • La consommation asynchrone: Les médias sociaux, je les consomme quand je le choisis, sur la plateforme que je choisis. Pas la radio, pas la télé. (…)

À ces avantages je rajouterais :

  • La création de relations personnelles et de conversation grâce aux médias sociaux. Par exemple Yulbiz, Yulblog, de tweetup et une ribambelle d’autres événements dans « le monde non virtuel» ont lieu à chaque jour sur la planète et permettent à des gens de se rencontrer et de jaser « à échelle humaine » et viennent directement des médias sociaux.
  • La culture du remixage permet de copier-coller différents éléments trouvés sur le web et de créer de nouveaux contenus, produits et services. C’est aussi de cette culture qu’est issu ce qu’on appelle les « widgets » et les « mashups », que moi j’appelle le pâté chinois et qui pourrait permettre par exemple d’utiliser une carte Google pour montrer où sont situé géographiquement et à peu de coûts, les différents libraires indépendants au Québec (si ceux-ci étaient plus au fait des médias sociaux).
  • L’augmentation de la transparence et de l’imputabilité des organisations privée et publique. Grâce aux médias sociaux, les organisations travaillent maintenant plus difficilement en vase clos et les différentes arnaques qu’ils utilisent pour duper les gens sont maintenant mise à jour de façon directe et régulière, les forçant à devenir plus éthiques et transparentes.

Les désavantages :

  • L’infobésité qui nous fait perdre des fois d’excellents contenus qui peuvent ne pas être mis en valeur à cause du trop grand flux d’information. Cependant, ce désavantage est compensé par le mécanisme d’autorégulation du Web que sont les hyperliens externes qui agissent comme des votes de confiance et qui font percoler (expression de mon collègue blogueur Martin Lessard) les contenus de qualité au-dessus de la masse, dans les moteurs de recherche et dans les contenus des médias sociaux (comme sur les raccourcisseurs d’hyperliens de twitter par exemple).
  • L’anonymat qui peut être une plaie des médias sociaux et qui dans certains cas permet les contenus haineux, les bitcheries facile et la polarisation des débats qui serait généralement plus sains.
  • La cyberdépendance qui quelquefois affecte les usagers qui n’ont pas encore pris conscience qu’une des fonctions fondamentales des outils de technologie de l’information est le bouton « off ».

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Facebook Medias et Internet Médias sociaux Nathalie Petrowski Twitter ou le microblogging

Expliquez-moi ce rien – réponse à monsieur Foglia

Ce matin, dans le Journal La Presse, le célèbre chroniqueur Pierre Foglia se pose une question « média social » dans sa chronique Expliquez-moi ce rien. Je crois être bien placée pour illuminer les lanternes de cet excellent chroniqueur que j’aime beaucoup, mais qui n’est malheureusement plus de son temps. Il questionne les médias sociaux, Facebook et Twitter en ces termes :

C’est ici, amis lecteurs, qu’il faut m’expliquer la nature de ce rien qui m’échappe totalement, de ce rien qui est 90% de ce qui s’écrit dans les médias sociaux.
Expliquez-moi pourquoi l’intime le plus plat, en cela qu’il est le moins intime qui soit, est en train de révolutionner les communications en 140 caractères? A-t-on à ce point besoin de ne rien se dire pour se reconnaître et s’apprécier?
(Nota bene: s’il devait s’en trouver un, un seul pour me rappeler que j’aime me proclamer le maître planétaire du rien, je le gifle.)

Comme je ne veux pas être giflée par monsieur Foglia, je ne dirai certainement pas qu’il est sans doute le plus grand blogueur à ne pas avoir de blogue et qu’il est effectivement le maître planétaire du rien … littéraire et passionnant. Je lui dirai plutôt que les médias sociaux sont souvent appelés des « médias conversationnels ». Que la conversation humaine (tel que le défini Wikipedia)

(…) est un échange d’informations entre au moins deux individus, portant généralement sur un sujet précis. La conversation est une forme courante de communication qui permet à des personnes de faire connaissance.

Selon le cours autodidactiques de français écrit, on dit aussi :

La conversation s’oppose aux autres formes d’interaction (entretien, débat, colloque, pourparlers, conciliabule, etc.) par son caractère familier, improvisé et gratuit: aucune de ses composantes n’est fixée à l’avance — nombre des participants (variable d’une conversation à l’autre et même au cours d’une même conversation, ce nombre devant toutefois rester relativement réduit), thèmes traités (également variables, et prêtant à la digression: une conversation se fait « à bâtons rompus »), durée de l’échange et des différentes répliques, alternance des tours de parole, — et elle n’a pas d’autre finalité que sa propre pratique, elle est coupée de tout but instrumental. Sa principale motivation est le plaisir.

Mais dans « média conversationnel » il y a aussi « média ». Wikipedia décrit le média comme étant :

(…) tout moyen de communication, naturel ou technique, qui permet la transmission d’un message. Couramment, on utilise désormais le terme de média pour décrire les médias de masse (de l’anglais « mass-media ») , soit un moyen de diffusion collectif, permettant de rapidement communiquer à un public vaste et hétérogène. Voici une liste non-exhaustive de média : Le langage, l’écriture, musique, la presse, la radio, la télévision ou encore Internet.

À la lecture de ces définitions et à la relecture du texte de monsieur Foglia, je me demande ce qu’il ne comprend pas? A-t-il de la difficulté avec la nature conversationnelle ou celle médiatique des médias sociaux? Trouve-t-il que la somme des riens (qu’il estime à 90% sans y avoir été lui-même comme il l’affirme) n’est d’aucune utilité et que les médias sociaux se devraient d’être utiles? Bref, son questionnement me semble flou, et plus être un épisode d’exaspération (comme l’on fait avant madame Petrowski avec 4 ans de retard sur Nuovo et Martin qui eux-mêmes étaient 2 ans en retard du reste de la planète) de celui qui tout en disant vouloir comprendre, s’évertue à démontrer l’inutilité de s’intéresser à ce qu’il dit vouloir comprendre.
J’ai maintes fois ici expliqué que les médias sociaux (on en a d’ailleurs tiré un livre Les médias sociaux 101, qui expliquerait certainement plus en profondeur la question à monsieur Foglia) et plus spécifiquement Facebook et Twitter, sont des médias conversationnels qui incluent du très pertinent et du très anodin. Que même dans l’anodin il y a des informations capitales pour qui sait les mettre en contexte et qu’il «n’est certes pas nécessaire d’être sur les médias sociaux ». Il n’est pas non plus nécessaire d’avoir le téléphone, la télé, la radio, le journal ou le livre. Ce sont tous des médias qui ont leurs atouts, mais on a bien vécu des milliers d’années sans le livre. Lorsqu’on critique les médias sociaux comme étant inutiles, c’est comme si on disait que le livre est inutile et qu’on s’efforce de trouver des exemples d’inutilités qui ont déjà été écris dans ceux-ci pour prouver notre point de vue. Ou pourrait aussi isoler « la télé-réalité » qu’on mettrait sur le même pied d’égalité qu’un Charlie Rose, puis se justifier en disant 90% de la télé est de la télé-réalité.
C’est ici, amis lecteurs, qu’il faut m’expliquer la nature de cette télé qui m’échappe totalement, de ce rien qui est 90% de ce qui est diffusé dans les médias électroniques.


J’informe aussi monsieur Foglia que je n’écoute JAMAIS d’émission sportive à la télévision. Je trouve ça personnellement complètement inutile, d’une perte de temps sans nom et je ne comprends pas que des gens soient grassement payés pour aller voir à notre place des événements sportifs et nous les expliquer et les décortiquer jusqu’à la fin des temps. Cependant, jamais, au grand jamais, je ne m’amuserais à croire que les gens que ça intéresse, qui y investissent du temps, qui en discutent, qui lisent sur le sujet et qui écrivent là-dessus nous font perdre collectivement du temps et des ressources et qu’il faut m’expliquer pourquoi ils sont fascinés par ce grand rien?
C’est sans doute une question de génération, de culture ou de peur du changement….

MAJ

Ce matin, dans sa chronique L’exercice physique, monsieur Foglia revient sur sa prise de position initiale concernant Twitter :

PAN! SUR LES DOIGTS – Un prof de philo à la retraite, Edgar P., m’a trouvé bien imbécile dans ma dernière chronique sur Twitter et Facebook et il n’a peut-être pas tort.

Citer les entrées de Coeur de pirate sur Twitter pour prouver la futilité de Twitter, me dit-il, est comme citer des extraits de la biographie de Justin Bieber pour ridiculiser la littérature.

Touché.

En fait, cela n’excuse rien, mais explique peut-être un peu ma lapidaire généralisation. Plus que les entrées de Coeur de pirate, j’ai écrit cette chronique sous le choc d’une entrée de Denis Coderre qui, une semaine avant Noël, faisait un appel à tous pour une suggestion de cadeau pour sa fille de 18 ans. Reconnaissez, professeur, que M. Coderre est un personnage type de Twitter, on le représente souvent comme le prototype de l’homme d’action plogué direct sur la modernité par Twitter et… et rien, sauf ceci peut-être: devant cette modernité-là, il ne me déplaît pas d’être un homme des cavernes.

Mais je vous donne raison sur l’essentiel. Cela prend plus qu’une petite chronique à la va-vite pour faire le tour d’un phénomène aussi complexe. Là, vous êtes content?

Alors oui je suis contente et ce matin je vais justement chez mon éditeur et c’est avec grand plaisir que je vais lui demander de vous envoyer une copie de Les médias sociaux 101, qui vous aidera certainement à comprendre ce phénomène, et vous permettre d’être un homme des cavernes, en toute connaissance de cause…

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Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Personnel et peut-être même hors sujet

Bilan

Dans quelques heures nous changerons de décennies. Pour moi, la St-Sylvestre a toujours été un moment de tristesse. C’est que je suis née le jour de l’an et que de toute ma vie, mon anniversaire a été englouti par une festivité générale qui était destinée à autre chose qu’à un anniversaire. Ce soir sera pourtant différent. Tout d’abord parce que Bibitte Électrique a fait des pieds et des mains pour rassembler plus ou moins le tiers de mes copains, qui viendront prendre un verre avec moi demain. Ce sera un record de tous les temps. Les autres seront aspirés par le tourbillon inévitable des partys de famille. Je comprends tout à fait, j’ai toujours compris. Mais ce soir ce sera aussi différent pour la simple raison qu’à minuit 3 minutes, j’aurai 50 ans. 50 ans ce chiffre fatidique qui signale indubitablement qu’on a traversé au moins la moitié de sa vie, peut-être même les deux tiers ou les trois quarts. Ça fait donc penser à la mort et à cette vie qu’on a faite jusque-là. Ce soir je pourrais mourir heureuse. J‘ai eu une vie pleine et comblée comme peu d’humains peuvent avoir. Une vie de romans avec des aventures incroyables. J’ai connu l’amour avec un grand A. Je me suis réalisée professionnellement. J’ai vu des merveilles de par le monde et goûter des mets et des breuvages divins. J’ai eu de grandes émotions, de grandes tristesses, des déchirements et des joies énormes. J’ai vécue pleinement et parcouru des sentiers que peu de gens ne connaissent ou ne connaitront jamais. J’ai eu une vie extraordinaire. Demain, j’aurai encore des rêves à accomplir, dont celui d’un chalet au fond des bois, d’une escapade sur l’Amazonie, dans le désert du Sahara et au pied d’un volcan encore actif. Professionnellement, j’espère continuer de triper comme je le fais présentement, sans pour autant avoir de « plan de carrière ». Je n’en ai d’ailleurs jamais eu. Mon grand regret est de n’avoir jamais eu d’enfant. Ma grande fierté est d’être enfin devenue moi-même. Mon grand souhait est de continuer de m’améliorer sans cesse et d’amoindrir le plus possible mes défauts. Je remercie la providence d’avoir été si généreuse avec moi, Bibitte Électrique de m’avoir fait connaître l’amour, mes amis d’avoir été là dans les moments pénibles, lors de party et de discussions mémorables et d’avoir eu la franchise de me dire mes quatre vérités lorsque c’était nécessaire de me faire grandir. Comme je suis prête à mourir n’importe quand, je suis aussi prête à vivre pleinement chaque moment qu’il me reste ici-bas.

WOUHOUHOU

MAJ
J’ai effectivement eu le plus bel anniversaire de toute ma vie. Je remercie les très nombreuses personnes qui m’ont fait des souhaits d’anniversaire sur Facebook, Twitteret ici, mes potes qui sont venu prendre un verre et fêter avec moi et Bibitte Électrique qui a planifié et mis en place le tout (avec en prime un gâteau forêt-noire trempé dans le kirsch qu’elle a fait elle-même).

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Personnel et peut-être même hors sujet

De l’homophobie et de la transphobie ordinaire

De devenir une personnalité publique attire son lot de connards. Mais même sans être une « veudette », de seulement être différent est difficile à vivre et les regards, les moqueries et les insultes sont encore chose courante dans notre société qu’on clame à tord, être ouverte sur la différence. Dans ma propre famille, je suis exclue des célébrations des fêtes, des partys d’anniversaire et d’une foule d’autres événements familiaux parce que ma différence n’est pas acceptée par tous. J’appuie et je vous invite à appuyer aussi la Fondation Jasmin Roy, le GRIS, Fierté Montréal et les autres organisations permettant à la société de se débarrasser de l’homophobie et de la transphobie qui fait perdre tant d’énergie et qui brise malheureusement la vie des plus faibles qui n’ont pas les ressources intérieures pour affronter le mépris quotidien.
Voici donc deux exemples de ce matin, d’homophobie ordinaire. Je protège l’identité de ces connards parce que je ne veux pas qu’ils vivent l’ostracisassions qu’ils font vivre aux autres, mais parce que ces exemples prouvent aussi que la hargne anti-gai existe malheureusement encore.



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À titre de conférencière

Conférence intégrale de Michelle Blanc à La Soirée des Grands communicateurs TELUQ

Depuis plusieurs mois déjà, j’ai été conférencier (en fait, j’ai été conférencière, mais malheureusement, les gens cherchent conférencier sur Google alors je me fais un peu de référencement ici) pour la soirée des Grands communicateurs de la TELUQ, qui fait des heureux sur le Canal Savoir. À chacune des mises en ondes, le lendemain je reçois de nombreux messages de gens qui ont grandement apprécié la qualité du contenu que j’y ai transmis. Alors pour ceux qui n’ont pas le canal savoir ou qui sont à l’extérieur de son champ de diffusion (je pense ici aux potes d’outre-Atlantique), revoici la diffusion en ligne de cette conférence. Est-ce que je me coupe de la « business » en mettant ici en ligne ma présentation? Je ne le crois pas parce que les gens aiment bien voir ou revoir un conférencier (ou une conférencière) « live » et parce que je ne suis pas avare de mes contenus qui se modifient et s’enrichissent continuellement. Bonne écoute…
[caption id="" align="alignnone" width="601" caption="Conférencier médias sociaux - internet- marketing internet"]Conférencier médias sociaux - internet- marketing internet[/caption]

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géolocalisation Innovation marketing mobile Moteurs de recherche et référencement de sites Web Tourisme en ligne

Marissa Mayer de Google et GoogleMap 3D sur mobile à LeWeb

Lors de l’événement LeWeb à Paris, c’est Michael Arrington, éditeur de TechCrunch qui interviewa Marissa Mayer, vice-présidente de Google. On n’y apprit pas grand-chose de nouveau, mais c’était vraiment ludique d’écouter Arrington taquiner madame Mayer et tenter de lui faire dévoiler des secrets du comité de direction du géant américain. Nous avons par contre eu droit à une démonstration, en première mondiale, de la nouvelle interface 3D de Google map qui sera disponible sur les nouveaux Androïd (version Nexus 5) qui seront en vente au Canada dans peut-être six mois (mais connaissant la rapidité et l’ouverture de nos télécoms locaux, je miserai plus sur 18 mois). Nous pourrons donc désormais regarder Google Map selon le plan qui nous intéresse et voir les édifices qui s’y trouvent en 3D. La démonstration était réellement stupéfiante (comme vous pourrez le constater dans la petite vidéo plus bas) mais la démo en première mondiale était à Paris et nous observions plutôt l’Empire State Building de New York au lieu de la tour Eiffel (ce que ne manqua pas de noter Arrington).


Marissa Mayer démontre Google map 3D d'Androïd Nexus 5 LeWeb
envoyé par MichelleBlanc. – Les derniers test hi-tech en vidéo.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Infoman et Chantal Lamarre recoivent Michelle Blanc : La vidéo

C’est grâce à un petit esprit de Québec du nom de Ian Béland, qu’un extrait de mon passage à la populaire émission Infoman et mon entrevue avec Chantal Lamarre est désormais en ligne. Même si c’est un frustré, je le remercie de mettre cette vidéo en ligne. Pourquoi je le trouve imbécile? Tout simplement parce qu’il a le culot d’intituler le clip de sa page YouTube de « michelle (Hark!) blanc (infoman) ». Pour les copains Français, hark peut être significatif d’un dégoût profond et est ici l’onomatopée de quelqu’un qui vomit. Mais j’aime bien la rigolade que j’ai eu avec madame Lamarre et je commence à m’habituer aux connards en tout genre. Je vous partage donc ce clip avec grand plaisir.
P.-S. Pour les nombreux curieux de ce qu’on appelle maintenant le « vaginigate » (et dont je rigole dans cette vidéo avec madame Lamarre), vous pouvez trouver mes mises au point dans les billets :

Gourou, vaginite et sphère publique/privée

Michelle Blanc contre les journaleux et critiquistes, This time it’s personal

Sur mon autre blogue Femme 2.0 : Vaginite 2.0

Chez Emmanuel Chilla: Une vaginite serait-elle le talon d’Achille de Michelle Blanc

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