Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

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Un Favicon pour mon blogue

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Comme vous l’avez peut-être remarqué, mon URL est maintenant affublée d’un Favicon.
Qu’est-ce qu’un favicon? Selon Wikipedia :

Un ou une favicon est une icône mise à disposition par un site web pour enjoliver, en particulier dans les navigateurs web, les endroits où ce site est mentionné. Cette icône pourra ainsi être utilisée dans la barre d’adresse ou de titre, les favoris (le terme est d’ailleurs un mot-valise né de la contraction de « favorites » et « icon »), les onglets, ou autres raccourcis.

Donc un gros merci à Laurent LaSalle d’avoir ajouté cet enjoliveur de favoris, qui est une reprise des couleurs et des fleurs et branche du design de mon blogue. Ça ne sert pas à grand-chose, mais c’est joli et ça peut tout de même faire ressortir votre URL d’une longue liste de favoris et ainsi, en augmenter le nombre de clics. Mais ce n’est qu’une hypothèse qui à ma connaissance, n’est pas encore démontrée.

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Twitter, le nouveau fil de presse?

J’ai déjà parlé de l’utilisation de Twitter à des fins journalistiques dans le billet Les compagnies sur Twitter et Twitter comme outil de marketing et de relations publiques. Voilà que l’épisode de l’explosion de Toronto permet de se rendre compte de nouveau de la vélocité des informations citoyennes versus celle des médias traditionnels. Cet épisode, relaté par Threeminds qui fait référence à Jeremiah Owyang, fait dire à celui-ci que le nouveau fil de presse est Twitter, qu’il nomme à juste titre, le Twire (en référence à l’expression News Wire).

Ce n’est pas la première fois qu’une nouvelle apparait d’abord sur les médias sociaux, avant de faire le tour des médias traditionnels. Ils devront donc désormais monitorer ce qui se passe sur Twitter, Flickr, YouTube et autre pour être au fait des événements lorsqu’ils surviennent. Mais l’information citoyenne, bien qu’elle facilite la vie des médias, n’est pas sans risque, comme le note Owyand :

Of course, this leads to some risks: 1) Sources may panic, and over or under state the situation. 2) Determining who is a credible source is a challenge, 3) Echos from the online network may over pump or mis state very important facts that could impact people’s safety. How did I know that Photojunkie wasn’t lying? I don’t. I did however first review his site, his history on Twitter, and saw his pictures and videos before pointing to them.

Key Takeaways

The new News Wire is now Twitter, the “Twire”?
News continues to break from first hand sources, in the past, the press would break the stories.
The jobs of the press are both easier and harder: They’ve improved access to sources in real time, but the level of noise has increased.
Press and Media must monitor Twitter: we’ve never seen information break as fast as this.
Press still have a very important role: vetting out what’s true and false to the best of their ability.
The community (myself included) must be mindful of what’s real and what’s not, over hyping or spreading false information could impact lives.
Emergency response teams and local municipalities should monitor the online chatter, just as they do emergency short wave channels.

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La réponse du rédacteur de Direction Informatique

Direction Informatique n’écrivent pas souvent positivement sur les blogues mais ils sont vites à commenter et c’est apprécié. Ce matin, je mettais en ligne mon billet Certains médias spécialisés Québécois reconnaissent l’impact des blogues d’affaires. L’un des premiers à commenter est monsieur Patrice-Guy Martin (ce qui prouve entre autres choses que les blogues non journalistiques n’ont peut-être pas de problèmes criants avec la qualité des commentaires) dont voici le contenu

Direction informatique n’est pas contre les blogues. Quand le temps me le permet, je blogue, je «facebooke» et je «twitterise», pour le plaisir ou pour les affaires, c’est selon. Le collègue Dumais en fait de même sur Technaute.
Ce qui ne nous empêche certainement pas des remises en question et récemment, ce que Nelson a voulu souligner dans une chronique c’est le débordement et les excès, côté commentaires. Selon lui, et d’après ce que lui ont confié des lecteurs, la floppée de commentaires souvent haineux finit par décourager les lecteurs sérieux qui risquent de décrocher. Les solutions ne sont pas toujours évidentes et bannir les commentateurs excessifs semble être un exercice à résultats très variables.
Je vous invite à venir partager avec nous votre point de vue sur la question ici (http://blogues.directioninformatique.com/patrice/2008/08/08/des-commentaires-et-des-blogues/111).
C’est d’ailleurs un sujet que j’aurais aimé soumettre pour discussion à la communauté des blogueurs en me rendant au prochain Yulbiz. En espérant que les obligations familiales me le permettront!
Cordialement,
PGM

Et voici ma réponse politiquement incorrecte (comme c’est souvent le cas, que voulez-vous, on a peut-être sorti l’homme en moi mais il a été remplacé par une « bitch »).

Ce qui est triste dans cette histoire est qu’effectivement, l’article de monsieur Dumais, traitait particulièrement du problème des commentaires sur les blogues de journalistes et que le titre lui était « le phénomène blogue tire à sa fin » et qu’on transpose un problème réel, mais pourtant isolé des blogues journalistiques et qu’on en fait un problème de la blogosphère, ce qui n’est vraiment pas le cas. Faites-vous dans le journalisme de sensations maintenant? Et que dire de « le bogue avec les blogues » ou « Des dérives dans la pratique des blogues » ? À quand un article qui fait le tour de ce qui se fait de bien dans les blogues d’affaires au Québec? Nous sommes en retard en ce domaine et votre lectorat qui doit être principalement composé de gestionnaires TI, s’ils s’adonnent à ne lire que les titres de votre revue, auront-ils l’impression que les blogues peuvent être bons pour leurs entreprises? J’en doute. C’est un milieu avec malheureusement trop de conservatisme qui ralentit l’innovation. Dernièrement, le trio SOM, CEFRIO, VDL2 révélait que 56% des dépenses des Québécois en ligne (en mai), se faisait hors de nos frontières. Disons que ce qui pourrait être un organe d’information de gestion des TI offrant des exemples positifs permettant aux gestionnaires TI d’expérimenter avec le Web 2.0, semble plutôt être un épouvantail à con. C’est très très dommage et votre revue perd beaucoup de plumes à mes yeux quant à la qualité de son traitement. Si vous dites des conneries sur un sujet que je connais très bien, puis-je porter crédit à votre traitement d’autres sujets que je connais moins? Ça reste encore, malheureusement à démontrer.

De vous voir à Yulbiz serait très intéressant et vous serez surpris de voir la vitalité de cette blogosphère québécoise. Pour ce qui est de votre question, les convives présents se feront un plaisir d’y répondre lorsque vous leur poserez la question. Vous pouvez aussi devenir commanditaire d’un événement et écrire la question du mois qui sera publiée sur le site de Montreal.Yulbiz.org. Le coût de cette opération est de $5000 et ça pourrait certainement redorer votre blason qui commence à être sérieusement terni par les articles loufoques que vous écrivez à propos des blogues.
Très cordialement, malgré ma franchise décapante…

MAJ

La réponse de monsieur Martin

Je sais que vous n’avez pas aimé ces articles, et vous l’avez mentionné à plusieurs reprises. Mais ça ne fait pas de nous un journal à sensations. D’ailleurs, nous avons aussi publié d’autres articles sur le sujet du Web 2.0 en général, y compris sur le sujet des blogues. En voici quelques-uns que je vous invite à lire.
Les entreprises n’échappent pas à l’irrésistible percée des blogues et de la MI publié en 2006, ou encore L’émergence des carnets/blogues corporatifs, Le blogue, un nouveau levier pour la prospection commerciale, L’Aéroport de Québec donne la parole à ses clients, IBM ne veut pas être le cordonnier mal chaussé ou en 2007, ceci Faible intérêt des PME québécoises pour le Web 2.0, Webcom Montréal 2007 en mode participatif , Le droit du Web 2.0, Le Web, pour maintenir l’attention et susciter l’interaction, et plus récemment MCETECH 2008 : gros plan sur le Web 2.0, HEC : tableau noir, forums de discussion et wiki et Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise.

Par ailleurs, si Yulbiz ou ses membres ont une proposition commerciale à nous faire, on peut me rejoindre directement au 514.876.9964 poste 223 ou par courriel. Et nous ne le ferons certainement pas pour redorer un blason que je ne crois pas si terni au demeurant. Mais bien parce que depuis 20 ans nous avons toujours crû et soutenu autant que nous le pouvions l’industrie des TI d’ici.

et ma réponse

Merci de ces infos qui mettent en perspective la perception peut-être erronée que j’ai eue de votre ligne éditoriale et merci d’avoir pris le temps de répondre. Je vais me faire un devoir d’aller lire ces articles et je commencerais certainement par Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise, puisque le titre suggère une réalité que je m’efforce e changer…

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Certains médias spécialisés Québécois reconnaissent l’impact des blogues d’affaires

Outre Direction informatique qui remet sporadiquement en question la pertinence des blogues (je ne comprends toujours pas pourquoi d’ailleurs) comme dans les récents articles de Nelson Dumais, de Gérard Blanc ou de Patrice-Guy Martin, d’autres médias reconnaissent l’impact des blogues. Ainsi, dans un billet de Renard Léveillé de Branchez-vous, on peut lire :

Il y a de quoi se réjouir, surtout si on croit comme moi que le blogue est un outil citoyen parfaitement malléable, potentiellement bienheureux pour la démocratie, et qui en plus préconise l’emploi de la parole, de la discussion, du dialogue face aux problématiques actuelles. C’est un antidote contre la superficialité, enfin, dans la plupart des cas…

Ce billet de branchez-vous, se réfère aussi à un article d’Alain McKenna de Technaute Cyberpresse, Les entreprises s’intéressent plus aux blogues ou on peut lire :

Les blogues, ces carnets électroniques sur lesquels tout internaute peut ajouter son grain de sel, prennent de plus en plus de place dans le paysage médiatique. Sans faire directement concurrence aux médias traditionnels, leur influence auprès des entreprises, voire du gouvernement, semble de plus en plus évidente.
À l’échelle mondiale, les blogues sont en pleine explosion. L’agrégateur Technorati en recense 112,8 millions à l’heure actuelle, et leur influence auprès des consommateurs est généralement acceptée: un sondage pancanadien réalisé l’été dernier par Ipsos Reid révélait que plus de six Canadiens sur 10 basaient leur décision d’achat sur la teneur -positive ou négative- des commentaires émis sur des blogues.
Pas surprenant, donc, si les entreprises soucieuses de bien paraître tentent de calmer le jeu dans la blogosphère, si leur image y est malmenée.
(…)

Certaines entreprises ont commencé à se servir de l’influence naissante des blogues pour des fins promotionnelles. Le jour où elles tenteront de le faire pour agir sur le gouvernement n’est pas si loin, estime le professeur universitaire. «Ça pourrait arriver, dit-il. Il y a une authenticité, une désorganisation dans les blogues qui n’ont pas l’air feintes et qui ont un impact sur l’opinion publique.»

Il semble donc y avoir maintenant deux écoles journalistiques face aux blogues d’affaires. Celle de ceux qui discréditent les blogues (souvent sans fondements étayés par des statistiques ou des faits. Comme le dit Nelson Dumais il « petitdoigtise » et celle de ceux qui observent que les blogues prennent de plus en plus d’importances chez les entreprises et qu’elles ont un impact sur l’opinion publique. Je prêche pour ma paroisse, mais je préfère nettement la deuxième, surtout qu’étrangement, ils ne semblent pas « petitdoigtiser ».

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Outwit.com, comment bien s’adresser aux blogueurs

Je viens de recevoir un courriel de promotion d’une nouvelle technologie et je vous en parle pour deux raisons. La première est parce que l’interlocutrice prend la peine de vraiment personnalisé son courriel et qu’il répond presque en tout point, aux recommandations que j’ai déjà faites dans le billet Cap-digital, des spammeurs qui en plus, se prennent au sérieux. À savoir que :

je vous conseille de :

• Prenez le temps de connaître et de rejoindre personnellement un blogueur avant de lui demander un service.
• Ne pas mettre de pièce jointe à votre envoi. Elles ne seront que très rarement ouvertes.
• Si vous donnez une primeur à un blogueur, vous augmentez les chances qu’il parle de vous.
• Ne soyez pas présomptueux ou banal. Les blogueurs sont intelligents et ont une forte personnalité. Ils aiment être traités avec respect et détestent qu’on les prenne pour des courroies de transmission de l’info. Parlez-leur plutôt avec créativité et perspicacité.
• Assurez-vous que votre communiqué correspond au style et aux intérêts du blogueur.
• Si un blogueur répond à votre courriel ou fait un billet à votre propos, répondez-lui de nouveau ou remerciez-le.
• N’envoyez pas un deuxième courriel sur le même sujet si vous n’avez pas eu de réponse la première fois.
• « Nous aimerions vous inviter gratuitement à… », « Nous aimerions que vous testiez… » ou « Nous vous offrons… » sont d’excellentes entrées en matière pour un courriel

Et deuxièmement, parce que leur technologie, que je n’ai pas encore testée, semble des plus intéressante. Si vous vous donner la peine de réellement rejoindre un blogueur personnellement au lieu d’en polluposter plusieurs (comme viens de le faire par exemple Optimum relations publiques pour le compte de Future Shop), vous augmentez sensiblement vos chances que moi, ou un autre blogueur, vous fassions la visibilité positive tant souhaitée. Félicitation à vous Sylvie Khamphousone. Si jamais l’emploi d’assistante marketing ne vous intéresse plus, vous aurez certainement un avenir plus que positif en relations publiques aux blogueurs.

Voici donc le courriel intégral de l’efficiente madame :

Bonjour Michelle,

Je suis Sylvie et j’ai été ravie de découvrir www.michelleblanc.com. J’ai lu avec intérêt vos billets sur le référencement et sur les médias sociaux car ce sont des domaines que je connais encore très bien et qui sont vraiment intéressant. Ce que j’aime bien dans vos articles est que vous n’hésitez pas à donner votre opinion avec franchise. Par exemple, moi qui étais assez fière d’avoir appris pleins de techniques pour mieux référencer un site, j’apprends dans un de vos billets que les experts en SEO ne sont pas appréciés car ils font parfois n’importe quoi, ce qui m’attriste tout de même.

Je suis consciente qu’en tant que l’une des bloggeuses les plus populaires du Canada et de France, vous recevez des tonnes d’e-mails tous les jours mais si vous le permettez, je voudrais vous informer du lancement d’une nouvelle extension de Firefox 3 d’extraction de données. J’espère qu’elle vous intéressera.

Je suis actuellement assistante marketing chez OutWit Technologies, une start-up dont le projet est basé sur une nouvelle technologie de reconnaissance et de collecte de données pour préparer le web sémantique.

Nous sommes une entreprise d’édition d’applications gratuites qui s’adressent au grand public et nous serions vraiment ravis d’avoir votre point de vue sur le programme que nous allons lancer sur Firefox 3.

Il s’agit d’un simple et puissant moteur de collecte automatique de données sur le Web. L’idée n’est plus de répondre aux recherches des internautes par des listes de sites web où ils pourront trouver leurs réponses mais par les réponses elles-mêmes.

Nous lançons notre première application qui utilise cette technologie. Elle s’appelle OutWit Hub. (Vous pouvez la télécharger sur http://www.outwit.com/downloads/previews/OutWit_Pack-0.8.0.xpi)

En tant que premier outfit fondé sur le noyau logiciel d’OutWit, le Hub est d’abord destiné à présenter les fonctionnalités de la plateforme aux utilisateurs avancés et à les aider à développer leurs propres applications autour de cette nouvelle technologie.

Les applications d’OutWit Hub sont infinies. En économisant un temps et des efforts, les utilisateurs d’OutWit pourront créer leur base de données de contacts, récolter tous les documents disponibles sur un sujet d’intérêt, extraire automatiquement une liste d’annonces d’emplois dans un fichier Excel ou amasser des centaines de photos de leur star préférée.

Par exemple, si vous avez besoin d’une liste de logiciels avec leurs dates de publication et de mise à jour, vous pouvez utiliser OutWit pour récupérer automatiquement cette liste à partir des pages de Wikipédia et produire une feuille Excel.

Notre application est une extension Firefox 3. Elle est compatible avec Linux, Mac et Windows et elle est totalement gratuite.

Si vous pouvez l’essayer et nous donner votre opinion, ce serait vraiment très sympathique de votre part. Nous voudrions avoir des retours d’experts pour améliorer notre plateforme.

Si vous voulez plus d’information, vous pouvez aller sur notre site: http://www.outwit.com.

En vous remerciant, j’espère que vous allez apprécier OutWit.

—
Sylvie Khamphousone
www.outwitter.org

MAJ

J’avais aussi oublié de noter un troisième point important. La nature de l’info transmise dans ce courriel, cadre avec le contenu éditorial de mon blogue. Ce qui n’est pas rien…

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Le futur possible des journaux en lignes

Comme suite à mon billet Le phénomène blogue tirerait à sa fin?, le copain et client Jeff Mignon de Mignon Média fait un commentaire très pertinent sur ce qu’il croit être le journal en ligne du futur. Mais avant de le lire (ou le relire si vous êtes un habitué de la lecture des commentaires de ce blogue, qui sont parfois plus pertinents que mes propres billets), vous devez savoir que Jeff est l’un des consultants médias journalistiques les plus importants de la planète. Ses clients sont le Who’s who des journaux et groupes médias les plus influents. Ainsi, il a dans ses clients :

Associated Press (The)
Info Presse
McGraw-Hill
Miami Herald (The)
New York Times (The)
Quebecor
Sun Media Corporation
Transcontinental
Washington Post
Agoravox (France)
Aula (Spain)
Bonnier Group (Sweden)
Business.hr (Croatia)
Corriere Della Sera (Italy)
Groupe Express Expansion (France)
Hachette Filipacchi (France)
Le Monde (France)
Paris Match (France)
Rizzoli (Italy)
Science et Vie (France)

Pour n’en nommer que quelques-uns et faire un peu de « name dropping » pour sa boîte. Tout ça pour vous dire que s’il y a quelqu’un dont le point de vue sur cette question peut être pertinent, c’est bien celui de Jeff. Le revoici donc :

Blog ou pas blog, ce qui ne va pas s’arrêter c’est l’édition rendue simple, l’analyse, la réflexion et la conversation.

C’est drôle cette histoire de disparition des blogs, parce que réfléchissant avec mon équipe à “A quoi pourrait ressembler un journal en ligne”, une idée n’arrête pas de remonter à la surface. Idée que nous essayons de chasser à chaque fois. Pourquoi ? Je ne sais pas. Conservatisme ?

Cette idée c’est : et si un journal en ligne était en fait une agrégation de blogs (ceux de la rédac et ceux de la communauté) pour la partie analyse et perspective + des infos brutes sous forme de dépêches + des archives (les articles de la version papiers) + une communauté qui produit de l’info pratique et la conversation.

Il nous semble que le ton blog — spontanéité + liens + réflexion + analyse + conversation — est beaucoup plus adapté à l’écriture pour le web que la pyramide inversée classique de l’écriture journalistique.

Et quand nous analysons les blogs qui fonctionnent dans les médias et ceux qui ne fonctionnent pas, nous constatons que, en général, plus l’écriture est journalistiquement traditionnelle moins ça fonctionne.

Je ne crois pas que les blogs de presse ont un manque de moyen. Je pense qu’ils ont un problème d’attitude… ou, pour certains, qu’ils sont écrits par des journalistes qui n’ont rien à dire. Et quand je dis “rien à dire”, je précise tout de suite “dans le format blog”.

La presse se pose peu — et plus souvent PAS — la question de l’écriture en ligne. Elle reproduit sur le web ce qu’elle sait faire (article + video + audio).

Le web est un nouveau territoire qui appelle des nouvelles façons de communiquer. Le blog est une première forme. Sans aucun doute pas la dernière. D’autres formes sont à inventer. On n’écrit pas pour la radio et la télé comme on écrit pour le papier.

Si le blog disparaît, c’est qu’on aura inventer des formes d’écriture encore plus adaptées au numérique.

En attendant, ce sont les journaux, les radios et les télévisions qui souffrent. Pas les blogs.

Et dire qu’il y a des journalistes pour se plaindre de la qualité de leurs commentaires! Peut-être que la merde attire la merde et la qualité attire la qualité? C’est juste une hypothèse que développe Michael Carpentier de manière beaucoup plus politiquement correcte et élaborée …

Il faut donc croire que 2 facteurs frappent de plein fouet les blogueurs des grands médias : leur popularité, et le fait de traiter de sujets généralistes (ou de voir son blogue exposé à côté de sujets d’intérêt général).

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Comment déjouer les chinois lors des Jeux Olympiques

Pour les reporters et les blogueurs qui ont la chance d’aller à Pékin, humer le smog, prendre un bain de foule et apprécier les performances d’athlètes dont on se demande encore quelle nouvelle dope ils utilisent pour être si performant, il existe quelques solutions pour « traverser la muraille de la censure gouvernementale chinoise ». Ainsi, on m’informe que :

Pour passer les murailles – Spécial JO

Internet Sans Frontières, Street Reporters et PSIPHON s’associent pour mettre à la disposition des journalistes et blogueurs français qui couvrent les Jeux Olympiques de Pékin une solution gratuite et efficace de transfert anonyme et sécurisé des données.
Street Reporters est un site d’information généraliste et un média participatif. www.streetreporters.net où vous pourrez retrouver tous les détails de l’action “Pour passer les murailles” .

Psiphon est un projet logiciel mis au point dans le laboratoire du Munk Centre for International Studies de l’université de Toronto. Il permet notamment aux serveurs et aux ordinateurs personnels situés sur le territoire des pays où internet n’est pas censuré d’être mis à la disposition des personnes vivants dans les pays où la navigation sur le réseau est restreinte. http://psiphon.civisec.org

Pour bénéficier de la mise à disposition de cette solution sur votre ordinateur portable avant de partir couvrir les Jeux Olympiques contactez :
pekin@streetreporters.net

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Le phénomène blogue tirerait à sa fin?

C’est du moins la prédiction du journaliste Nelson Dumais, que par ailleurs, je respecte beaucoup. Dans son article Le phénomène blogue tire à sa fin, il proclame que le blogue n’en a plus que pour un an ou deux.

Or, je suis parfaitement conscient que la chronique-blogue, telle que je l’exerce présentement, est un phénomène qui tire à sa fin. Je sais, je sens, je petit-doigtise, que bientôt, possiblement en 2009, au plus tard en 2010, il me faudra changer de moyen, il me faudra passer à autre chose pour continuer de prendre mon pied à écrire des articles technos. Pourquoi? Parce que les gens commencent à en avoir assez. Pas tous les gens, bien sûr. Parlons plutôt des utilisateurs précoces, ces « early adopters » qui achèvent de quitter et des « fidèles » de la deuxième vague qui commencent à manifester de la grogne.

Ha bon? Vraiment? Humm, je me demande qui sont ces utilisateurs précoces qui décrochent? Il y a sans doute son copain Michel Dumais qui lui en rajoute :

Tough shit pour les consultants et les vendeux de «bloyes».

Mouais, les vendeux de « bloyes ».
Moi je me questionne plutôt sur « les vendeux de journalisme ». Je crois plutôt que c’est le « phénomène journalisme classique » qui tire à sa fin. D’ailleurs, plus loin, dans l’article de Nelson Dumais, c’est plutôt le manque de contrôle des commentaires des blogues de journalistes qui semble être l’épine du problème et le sujet de l’article.

Si les blogues favorisent l’interactivité entre les auteurs et les lecteurs, il arrive que certains échanges de commentaires tournent au vinaigre, poussant des fidèles à quitter la barque. À terme, assistera-t-on à une implosion de la blogosphère?

C’est que les journalistes sont devenus blogueurs. C’est aussi que plusieurs ont eu des technologies blogues rudimentaires et souvent « inventés de toutes pièces » et fournis par leur corporation pour qu’ils pratiquent le nouvel art du blogueur journaliste. Je me souviens encore de ce journaliste de l’Actualité qui me demandait conseil sur son blogue. Après lui avoir dit à quel point sa techno était « poche » et qu’elle ne lui permettrait pas de bloguer dans les règles de l’art, il ne pouvait qu’acquiescer et me répondre que c’était les technos de Toronto qui décidaient tout et qu’il ne pouvait rien y faire. Ce qui est triste de cette histoire est que de prendre un épiphénomène et de le projeter sur l’ensemble des blogues, est un peu , ma foi, réducteur et non approprié. Les journalistes se plaignent des commentaires anonymes? Simple à résoudre, vous n’avez qu’à demander une inscription obligatoire et confirmation du courriel par le système tel que le fournit Wordpress par exemple. Vous n’aurez plus aucun anonyme, mais quelques pseudonymes. Vous n’avez pas le temps de modérer vos commentaires et n’y participerez pas? C’est évident que ça deviendra le bordel. La solution à ça est d’exiger des patrons qu’ils fournissent les moyens de leurs ambitions. S’ils veulent des blogues journalistiques, qu’ils paient les ressources humaines pour s’en occuper! À part ça, que les blogues meurent un jour? Non je ne le crois pas. Ils vont se transformer certes, les technos vont évoluer, mais le blogue qui représente « la parole citoyenne » est là pour rester et même pour s’amplifier. Les journalistes eux-mêmes participent à cet essor. Les blogues sont de l’opinion et les journalistes vedettes, ceux qui font encore vendre les journaux pour une couple d’années (je petit-doigtise ici) sont les chroniqueurs et éditorialistes, qui font de l’opinion. Humm, c’est étrange non? Et ce sont souvent les mêmes auxquels ont demandent de bloguer! Pour le journalisme « dit classique », ça devient tellement « standardisé » que ça n’intéresse plus personne…
Les nouvelles de LaPresse, du New York Times, de Radio-Canada ou du Journal de Montréal? Who cares?
Encore quelques Baby-boomers qui incidemment, enseignent l’art journalistique…

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Les 10 mythes des médias sociaux

Dans le iMediaConnection d’aujourd’hui, l’article Top 10 social media misconceptions, brise certains des mythes qui entourent les médias sociaux. Je vous suggère fortement d’aller lire l’article, mais aux fins de mon propre archivage, voici une traduction libre, et adaptée, de ces 10 mythes, avec mes commentaires personnels.

Une campagne médias sociaux doit s’attaquer à Facebook et MySpace.

  • Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les 2 seuls sites de médias sociaux et que de grands groupes sociodémographiques n’y vont tout simplement pas. Ils utilisent plutôt Hi5, Orkut ou autre chose. Il y a aussi des sites comme Flickr, YouTube ou Dailymotion (le YouTube Français) qui doivent être considérés.

Les médias sociaux produisent du trafic de piètre qualité.

  • Si tel est le cas, c’est que le public cible a mal été défini et rejoint.

Vous pouvez réutiliser des contenus déjà existants (comme les communiqués de presse) pour garnir vos contenus médias-sociaux

  • Vous devriez plutôt adapter vos contenus spécifiquement pour le public cible que vous voulez atteindre. D’ailleurs, il existe aussi des communiqués de presse optimisés pour les engins de recherches. C’est l’une des nouvelles armes des spécialistes du référencement (comme moi par exemple).

Afin de se faire taguer dans un site comme Digg ou Delicious ou Wikio (pour le marché francophone) il faut amadouer les utilisateurs intensifs

  • De se faire identifier comme un expert dans votre champ d’activité n’arrive pas du jour au lendemain. Soyez patient, pertinent et travaillez vos contenus et le miracle se produira.

Arriver sur la première page de Digg ou Wikio (pour le marché francophone) prend beaucoup de chance.

  • Si vous votez pour les autres, si vous faites partie d’une communauté comme Yulbiz, Yulblog, Girl Power 3.0 ou autre, si vous commentez souvent sur les blogues des autres, vous augmentez vos chances qu’on vote pour vous un de ces jours…

Il est possible d’arriver à contrôler toutes les activités de votre marque sur tous les médias sociaux.

  • D’être efficace, pertinent et réaliste quant aux médias sociaux, requiert d’accepter une perte de contrôle de votre image de marque. Il est évident que l’on ne sera pas toujours d’accord avec vous et qu’on va parler de vous en positif et en négatif. Voyez cela comme un focus group en temps réel, que vous ne payez pas

toutes les marques peuvent bénéficier de l’optimisation des médias sociaux (SMO, Social Media Optimization)

  • Comme dans toutes activités d’affaires Web, le pourquoi est plus important que le quoi. Ayez un objectif d’affaires clair et soyez certain de pouvoir offrir des informations pertinentes, pratiques et utiles ou un divertissement intéressant, sinon peu de gens feront l’effort de lire ce que vous avez à dire

mesurer l’impact des médias sociaux est impossible.

  • Les outils de mesures statistiques peuvent très facilement monitorer le trafic qui vous vient de vos présences médias sociaux.

L’optimisation des médias sociaux et le référencement sont distincts et séparés

  • Le référencement et l’optimisation des médias sociaux vont de pair. Vous pourrez mesurer les clics qui viennent de vos présences médias sociaux et ils pourront augmenter vos hyperliens externes qui à leur tour, améliorent votre positionnement dans les moteurs de recherches. Les médias sociaux sont donc une tactique de plus dans l’arsenal efficace d’une stratégie Web plus globale.

Le point 10 n’existe pas mais c’est plus facile d’être repéré et hyperlié à l’externe avec une liste de 10 éléments qu’avec une liste de 9.

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