Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Personnel et peut-être même hors sujet

Anti-moustique et insecticide écolo maison

Il y a deux ans, notre fils avait loué un chalet dans la région de Rivière-Rouge dans les Laurentides. C’est un coin particulièrement propice aux insectes piqueurs tels que maringouin, mouche noire, guêpe et autre. Or durant les deux jours que nous y avons passés, pas de signe d’insectes piqueurs. Rien, niet, zilch. En discutant avec l’homme d’entretien de cette très grande propriété (il élevait des chevaux qui ont le tour d’attirer les bestioles à dart), j’appris que le propriétaire du domaine faisait régulièrement arroser ses arbres, galeries, quais, clôtures et bâtiments avec une décoction d’ail de sa création. Ça piqua ma curiosité. Si bien que je me suis mise à lire sur le sujet.

J’y ai appris entre autres que les insectes piqueurs détestent certaines plantes en particulier. Par exemple, ils n’aiment vraiment pas l’herbe citronnelle et les fines herbes à forte odeur de citron tels que le thym citron (que j’adore et dont je me ferai de très nombreuses touffes sur mon terrain), la verveine citron, la basilique citronnée et la mélisse. Ils détestent les herbes aillacées tels que l’ail, l’oignon et la ciboulette.

Ils n’aiment pas non plus le géranium odoriférant, la lavande, le tabac d’ornement, le chrysanthème, l’aurone et l’aspérule odorante. Vous avez donc là la liste des herbes et des fleurs que je planterai cet été partout (je dis bien partout) autour de ma propriété.

Mais pour revenir à l’ail, j’ai lu des dizaines de recettes de répulsifs à insectes à base d’ails et d’oignons. Mais je les trouvais toutes, un peu faible en aillicine. J’ai donc fabriqué ma propre recette que voici.

Décoction antimoustiques/mouches noires = J’ai mis environ 6 litres d’eau 2 gros oignons rouges et 2 bulbes d’ails au complet, pilés au mortier et tombés dans l’huile, puis mijoter 30 minutes. Après 2 semaines à macérer je filtre, j’ajoute deux gouttes de savon à vaisselle puis j’arrose les arbres, galeries, quais et alentours.

Lorsque j’ai fait mijoter ce mélange sur le rond de mon BBQ à l’extérieur (parce qu’on s’entend que ça sent l’ail pas juste un petit peu), les vapeurs ont fait disparaitre tout indice d’insectes pour toute la journée. Je me suis aussi procurée un vaporisateur à jardin et je pourrai vous confirmer dans deux semaines, l’étendue de l’efficacité de ma décoction.

Vous serez sans doute aussi surpris d’apprendre que l’ail a aussi des propriétés antifongiques et que d’arroser vos arbres sera très bénéfiques pour eux. Par ailleurs, plusieurs m’ont fait remarquer que c’était sans doute la même recette pour éloigner les vampires. Il s’avère que les insectes piqueurs sont en fait aussi des vampires. Finalement, il y a quelques années, j’écoutais un film sur l’histoire de gars qui s’étaient sauvés des goulags russes. Lors de leur périple dans les steppes, ils durent affronter des hordes de moustiques. Puis, ils rencontraient des habitants du coin qui déambulaient sans être dérangés par ces bestioles. C’est qu’ils avaient des colliers d’ails autour du cou…

Mon verdict

Ce n’est efficace qu’à moitié. Je viens tout juste d’épandre la décoction anti-insectes piqueurs. Malheureusement, ils sont beaucoup moins nombreux, mais toujours présents 🙁

Mon verdict 2

Finalement, c’est très efficace bien qu’il reste encore quelques insectes piqueurs. Pour m’en rendre compte, il suffit de sortir de mon terrain et de me promener sur le chemin. Il y a deux semaines, j’ai fait un gros party avec une vingtaine de personnes et pas un insecte en vue. La concentration d’ail y est pour quelque chose. Aussi, je me suis aperçu que de réduire l’ail en purée avec un presse-ail, augmente de beaucoup l’efficacité.

MAJ3

Par ailleurs, j’ai aussi appris que les insectes piqueurs ne volent que très lentement. De mettre un ventilateur sur pied qui balaie votre terrasse est un autre moyen de garder les intrus au loin 🙂

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Médias sociaux

Comment créer une politique médias sociaux

Comment développer une politique médias sociaux? C’est une question à laquelle je réponds de plus en plus pour divers clients. La réponse n’est jamais simple et implique plusieurs acteurs de l’organisation et idéalement, si on veut que ce soit efficace, la haute direction doit y participer activement (j’ai d’ailleurs déjà mis en ligne un questionnaire médias sociaux pour membre de la haute direction). En fait, il ne faut pas créer UNE politique médias sociaux, il faut en créer plusieurs. Ces politiques doivent obligatoirement correspondre aux objectifs d’affaires d’une présence web et s’inscrire dans la culture de l’entreprise. Ces politiques inclueront

il y aura de toute évidence une très grande variété d’approches à la rédaction de ces politiques. Certaines organisations seront très contrôlantes et ce genre de politiques prendra l’allure d’un document légal extrêmement détaillé, et d’autres organisations préfèreront un document simple, facilement compréhensible pour l’ensemble des employés. À titre d’exemple, la politique de The Coca-Cola Company Online social media policy(PDF) est très étendue et verbeuse tandis que celle de Ford Motor Company’s Digital media guidelines, ne fait qu’une page.

Ces documents ne sont d’ailleurs que la pointe visible de l’iceberg des différentes politiques médias sociaux qui sont certainement en place chez Coca-Cola et Ford. D’ailleurs pour vous aider à rédiger vos propres politiques, vous pouvez consulter les excellents documents de PRSA (Public Relations Society of America) Social media policy(PDF gratuit sur inscription) et le Toolkit How to build your social media policy(PDF gratuit sur inscription). Je vous suggère aussi le document de JaffePR Social media policy(PDF).

Socialmedia.net a même monté un petit questionnaire en ligne permettant d’automatiser la création d’une politique médias sociaux. Vous pouvez aussi vous inspirer de la liste de Socialmediagovernance qui compile plusieurs politiques médias sociaux de diverses organisations, ou encore prendre connaissance de certaines de ces politiques que je vous mentionne plus bas.

Dans tous les cas, la création d’une politique (ou plutôt des politiques) est un élément CRUCIAL de l’implantation d’une pratique média social organisationnelle, puisque c’est en sorte le document de fondation qui risque fort de donner le ton à la suite de la mise en place des médias sociaux et d’inciter (ou pas) les publics internes et externes à y participer.

CBC/Radio_Canada
http://www.cbc.radio-canada.ca/fr/rendre-des-comptes-aux-canadiens/lois-et-politiques/programmation/journalistique/medias-sociaux/
Coca-Cola
http://www.viralblog.com/wp-content/uploads/2010/01/TCCC-Online-Social-Media-Principles-12-2009.pdf
Ford Motor Company
http://fr.scribd.com/doc/36127480/Ford-Social-Media-Guidelines
IBM
http://www.ibm.com/blogs/zz/en/guidelines.html
U.S. Navy
http://socialmediagovernance.com/policies.php
Via Rail
http://richardmarginson.files.wordpress.com/2012/04/via-rail-social-media-policy-final-en.pdf
Walmart
http://corporate.walmart.com/social-media-guidelines

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Facebook

Facebook « x personnes en parlent » ou pourquoi on y perd souvent son temps

Hier je partageais un petit vidéo (via le G+ du pote Fred Cavazza et le vidéo est en fin de billet) qui caricature à peine, à quel point les usagers Facebook se font prendre pour des valises lors des changements de l’interface et des fonctionnalités Facebook. S’en est suivi un échange sur mon mur Facebook à l’effet que dans un contexte organisationnel, Facebook c’est de la merde. J’ai abondamment critiqué Facebook dans ce blogue. Vous pouvez d’ailleurs retrouver certains de ces billets plus bas.

Il y a quelques jours, l’un de mes clients importants venait faire un tour pour discuter de différents aspects de sa stratégie web. Lorsque nous arrivâmes sur sa page Facebook je lui fis remarquer le très faible ratio, pour ne pas dire l’insignifiant ratio « x personnes en parlent »/ « total des mentions j’aime ». C’est que désormais, tous les usagers Facebook peuvent visualiser certaines statistiques des pages organisationnelles de Facebook. Ils ont maintenant accès

  • Aux personnes qui en parlent
  • Aux mentions j’aime
  • La semaine la plus populaire de la page
  • La ville la plus populaire
  • La tranche d’âge la plus populaire.

Voici d’ailleurs une copie d’écran de ma propre Page officielle de Michelle Blanc. La statistique « x personnes en parlent » est très intéressante à ce chapitre. Facebook définit cette statistique comme étant

La mesure Personnes qui en parlent représente le nombre de personnes ayant créé une actualité à propos de la publication de votre Page. Les actualités comprennent :
• Le fait de partager votre publication, d’indiquer qu’on l’aime ou de la commenter
• Le fait de répondre à une question
• Le fait de répondre à un évènement
• Le fait de demander une offre

[caption id="attachment_7395" align="aligncenter" width="462" caption="x personnes en parlent, Page Facebook de Michelle Blanc"]x personnes en parlent, Page Facebook de Michelle Blanc[/caption]

Cette statistique est donc une mesure de l’interaction globale des fans par rapport aux contenus d’une page. On pourrait donc, par extension, comparer ça au taux de clic d’une bannière, ou d’une pub addwords. Je me suis donc amusée à faire le ratio « x personnes en parlent »/ « total des mentions j’aime ». Pour ma propre page, ce ratio est de 15.42%. Humblement, je suis donc « pas pire » comme on dit ici. Mais là ou le bât blesse, est que pour la grande majorité des pages Facebook, ce ratio est insignifiant. Il est souvent très en deçà de 1%. Dans le cas de mon client dont je vous parlais plus haut, considérant les coûts associés à sa présence Facebook et le rendement particulier de ce ratio, je considère qu’il jette littéralement son argent par la fenêtre.

Par ailleurs, de donner des « coupons-rabais » pour attirer des « fans » est une pratique très courante. On pourra par la suite s’enorgueillir de x centaines de milliers, voire millions de fans ». Par contre quel est le message qu’envoie une marque? Que nous ne sommes intéressants que lorsqu’on se solde?

Faites vos propres conclusions, mais à titre de référence, voyez la page de Coca-Cola qu’on présente souvent comme LA marque innovante et performante de Facebook. Elle n’a un ratio que de 1.25%. Amusez-vous aussi à vérifier ce ratio pour les pages que vous aimez vraiment et posez-vous LA QUESTION QUI TUE:
Quand suis-je allée pour la dernière fois sur cette page et quand ai-je vu passer ses contenus dans mon accueil Facebook?

[caption id="attachment_7396" align="aligncenter" width="465" caption="x personnes en parlent, Page Facebook de Coca-Cola"]x personnes en parlent, Page Facebook de Coca-Cola[/caption]

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Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques

Ne pas faire de commerce en ligne afin de ne pas cannibaliser les ventes en magasin

Hier j’étais conférencière sur le sujet Le commerce de détail en ligne et les médias sociaux, le cas Lululemon pour une chaîne de magasins au détail. Cette chaine est en plein processus de mise en ligne d’un nouveau site transactionnel. Or, certains des proprios de magasins sont contre l’idée du commerce en ligne de peur de cannibaliser leur vente en magasin.

Ne pas faire de commerce en ligne pour ne pas cannibaliser les ventes en magasin est certainement une réticence légitime. Cependant il est bon de rappeler que les commerces qui ne sont pas en ligne se font déjà cannibaliser des ventes par ceux qui y sont. Cette chaîne de magasins a le vent dans les voiles et est très compétitive (je ne la nommerai pas pour des raisons de confidentialité) et est active dans la catégorie vente de détail de mode. Or dans un récent rapport du CEFRIO(PDF), on apprend que c’est justement la catégorie Mode qui est celle qui est la plus populaire auprès des cyberacheteurs québécois

Sur la période allant de juillet à décembre 2012, on observe que 22,9% des cyberacheteurs ont réalisé au moins un achat dans la catégorie des articles de mode (vêtements, chaussures, bijoux et accessoires) . Les autres catégories qui figurent en tête de liste des achats en ligne sont les suivantes: musique, films et jeux vidéo (22,4%), électronique et ordinateurs (22,3 %), livres, revues et journaux (19,1%) et billets de spectacles, de cinéma ou de divertissement (19%).

Par ailleurs, le lèche-vitrine en ligne et le partage des recommandations des internautes sont d’autres facteurs primordiaux d’une saine présence commerciale web. Difficile d’inciter des acheteurs à acheter en magasin si au moment de leur recherche initiale ils ne vous trouvent pas. Et encore plus difficile d’apparaître sur le radar des consommateurs si personne ne parle de vous en ligne.

Lorsqu’ils magasinent un produit ou un service, deux internautes québécois sur trois (67,4%) considèrent des avis ou des recommandations en ligne . Ce sont ceux qui proviennent de la famille, d’amis ou de connaissances qui ont le plus d’écho auprès de la plus grande part des internautes (51,9%) . Les avis ou recommandations d’experts, tels que ceux de la revue Protégez-Vous (35,8%), mais aussi l’avis ou les recommandations d’autres consommateurs (30,1%) sont considérés par une proportion non négligeable d’internautes québécois . avec respectivement 19% et 14,4%, l’avis ou les recommandations de membres d’une communauté ou d’un réseau social ou bien ceux de blogueurs suivis sont considérés par une fraction moins importante d’internautes.

Aussi, comme je le révélais dans plusieurs billets concernant notre économie en ligne, chaque mois, selon les derniers chiffres dont j’ai pris connaissance, entre 40 et 60% des dépenses en ligne des Québécois sortaient du pays. Si on parle de cannibalisation économique, selon moi le bobo se situe plutôt là.

Finalement, l’un des gestionnaires de nos épiciers en ligne les plus performants m’a déjà confié qu’après avoir fait une étude interne ils se sont rendu compte que c’était principalement des acheteurs d’autres bannières physiques qui magasinaient en ligne chez eux….

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À titre de conférencière Commerce de détail en ligne Commerce électronique : articles Médias sociaux

Conférence Le commerce de détail en ligne et les médias sociaux, le cas Lululemon

Demain je serai conférencière pour une chaîne de boutiques de mode pour femme. Voici donc le PPT de ma conférence Le commerce de détail en ligne au Québec et les médias sociaux, le cas Lululemon. Pour des raisons d’ordre stratégique, certaines des diapositives particulières à mon client ont été enlevées et je me permets de garder son identité anonyme. Mais vous comprendrez à la fin de ma présentation, la grande admiration que j’ai pour l’entreprise de Vancouver Lululemon qui est un cas exemplaire canadien, d’une saine utilisation des médias sociaux dans un contexte de vente au détail.

En extra, comme je vous écris depuis « mon bureau dans l’bois » dans la région de Chertsey dans Lanaudière, voici deux clips pris ce week-end 🙂

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cyberintimidation

Cyberintimidation, existe-t-il des solutions?

La cyberintimidation et le cyberharcèlement (lorsqu’il s’adresse aux adultes) sont maintenant une problématique sociétale majeure. Vendredi dernier la copine Marie-Plourde (en remplacement d’Isabelle Maréchal au FM98,5) discutait de cyberintimidation. Dans la ligne ouverte qui s’ensuivait, certains auditeurs suggéraient de bannir les cellulaires des écoles. Les invités, quant à eu suggérait plutôt de valoriser la discussion, l’information et l’éducation auprès des jeunes.

Par ailleurs, ce matin, dans la foulée du suicide de REHTAEH PARSONS (tel que révélé dans le Journal de Montréal), notre premier ministre Stephen Harper suggère d’analyser les trous de notre législation.

Les parents de Rehtaeh Parsons, qui s’est suicidée à l’âge de 17 ans après avoir été victime d’agression sexuelle, puis de cyberintimidation, ont rencontré mardi le premier ministre Stephen Harper afin de le convaincre de revoir le Code criminel.

(…)Le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, a indiqué mardi qu’il a demandé l’accélération de la mise sur pied d’un comité d’études portant sur les possibles trous législatifs concernant la cyberintimidation et la diffusion d’images sans consentement.

Que le gouvernement se penche sur cette question est de toute évidence une très bonne chose. Par contre, quelle sera la (ou les) conclusion de ce comité d’études et comment notre gouvernement envisage de modifier le Code criminel est LA grande question à laquelle nous n’avons pas de réponses. D’ailleurs, légiférer le web est toujours une chose délicate et implanter des mesures coercitives efficaces l’est sans doute encore plus. Surtout lorsqu’on sait que la majorité des policiers et des procureurs de la couronne n’ont même pas un simple accès aux médias sociaux pour faire déjà leur travail. La pente est à tout le moins plutôt abrupte pour en faire des défenseurs de l’opprimé du web. De plus, il est extrêmement difficile pour un citoyen de déposer une plainte pour harcèlement en ligne et que cette plainte soit réellement investiguée. Il y a donc énormément de travail à faire pour former puis pour changer les comportements des policiers et finalement leur donner les outils et les budgets pour qu’ils deviennent réellement efficaces en ligne.

Pour revenir à la suggestion de bannir les téléphones cellulaires des écoles, c’est sans doute une suggestion encore plus rétrograde. Comme le web et le numérique deviennent de plus en plus mobiles, voulons-nous réellement accroître davantage le retard web de nos enfants? Non je ne le crois pas. De plus, ils auront toujours le loisir d’utiliser leur web mobile durant les récréations et après les heures de classe. Ça ne règlerait donc certainement pas grand-chose.

Par contre, je suis convaincue que de faire de l’éducation auprès des parents et des enseignants pour qu’ils interviennent plus efficacement auprès des enfants, est certainement une voie à explorer. De développer des campagnes sociétales pour changer les comportements des internautes l’est sans doute aussi puisque l’intimidation en ligne n’est réellement pas qu’un problème de jeunes. De toute évidence l’impact sur un adulte qui est victime d’intimidation sera moins dévastateur que pour un enfant qui n’a pas la maturité assez développée pour se protéger de ces assauts et qui court le risque de se suicider, mais les impacts négatifs sont tout de même assez importants pour être pris en compte.

J’ai donc très hâte de prendre connaissance des conclusions du comité d’experts du ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson et je demeure convaincu que des campagnes d’information et des campagnes sociétales visant à modifier les comportements des usagers, demeurent les meilleures solutions à court termes pour s’attaquer à ce fléau.

Statistiques sur la cyberintimidation au Canada

• Canada has the 9th highest rate of bullying in the 13-years-olds category on a scale of 35 countries1
• At least 1 in 3 adolescent students in Canada have reported being bullied recently2
• Among adult Canadians, 38% of males and 30% of females reported having experienced occasional or frequent bullying during their school years3
• 47% of Canadian parents report having a child victim of bullying4
• Any participation in bullying increases risk of suicidal ideas in youth5
• The rate of discrimination experienced among students who identify as Lesbian, Gay, Bisexual, Trans-identified, Two-Spirited, Queer or Questioning (LGBTQ) is three times higher than heterosexual youth4
• Girls are more likely to be bullied on the Internet than boys6
• 7% of adult Internet users in Canada, age 18 years and older, self-reported having been a victim of cyber-bullying at some point in their life7
• The most common form of cyber-bullying involved receiving threatening or aggressive e-mails or instant messages, reported by 73% of victims6
• 40% of Canadian workers experience bullying on a weekly basis

Pourquoi un adulte fait-il du cyberharcèlement

So why do adults bully? Dr. Haber says that bullies are looking for support and also power. They feel as if they connect more with people through their nasty behavior. And if the support system – or bystander as they’re called – would do something about it, the bully might stop, but that hardly ever happens. The bullies are rewarded and there’s this incredible cycle that reinforces the bullying.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Toujours respecter le « non » d’un client, même si on n’est pas d’accord

La vie de consultante n’est pas toujours facile. Nous avons un pouvoir de recommandation, mais pas d’implanter celles-ci. Le client est toujours roi et maitre de ses destinées. J’ai de nombreux exemples de réussite de clients plus que satisfaits. J’ai aussi de nombreux exemples d’échec de clients tout aussi satisfait et finalement, j’ai aussi de nombreux exemples de réussite tout aussi probante, mais dont vous n’entendrez jamais parlé. Pour différentes raisons nos recommandations seront suivies à la lettre, ne le seront pas du tout ou encore seront suivies à la lettre avec des résultats spectaculaires, mais le client refusera d’en parler et de partager l’expérience positive. Il arrive qu’un client comprenne tout à fait la direction à prendre, mais que pour différentes raisons logistique, organisationnelle, de timing ou de gestion du changement, la voie gagnante ne soit pas celle qui soit avantagée. Ce genre d’écueil est souvent plus l’apanage des grandes entreprises que des PME. Il est plus facile pour une PME de changer de direction, d’innover ou d’inscrire de nouvelles pratiques d’affaires que pour une multinationale.

Il arrive aussi que le succès soit si probant que l’entreprise ou l’entrepreneur ne veuille pas réveiller la compétition. Ainsi, j’ai de nombreux business case flamboyants dont je ne parlerai jamais et ça me fait vraiment chier. Mais je respecte et respecterai toujours le « non » d’un client et la confidentialité de mes dossiers. C’est la base même de la consultation. C’est immuable. On ne peut pas jouer avec ça. Le client a toujours raison et il est celui qui ultimement décidera de ce qu’on peut, ou ne peut pas partager.

C’est juste triste des fois de ne pas pouvoir partager de criss de bonnes nouvelles, ou des écueils éclairants qui permettraient justement à d’autres entreprises de comprendre et de s’améliorer. Entretemps, on voit passer certaines analyses de gérants d’estrade qui commentent sur certains de nos clients sans avoir le loisir de leur dire à quel point ils sont dans le champ. Mais c’est ça qui est ça…

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Edito sans question Stratégies de commerce électronique

Difficile d’écouter réellement et surtout d’apprendre d’un consultant

Je me connais assez pour savoir que je ne suis pas la meilleure personne au monde pour écouter l’autre. D’ailleurs ce matin, je lisais l’article de Harvard Business Review How to really understand someone else’s point of view. J’ai encore des croûtes à manger. Par contre, dans les étapes suggérer par les auteurs pour « réellement comprendre l’autre », il est conseillé de partir de son point de vue pour lentement arriver à ce qu’il comprenne le vôtre. C’est une portion de l’écoute active avec laquelle je suis assez bonne. J’ai une grande facilité de vulgarisation (j’aime dire à la blague que c’est sans doute à cause de mon petit côté vulgaire). Par contre je dois de toute évidence améliorer encore certains autres points.

Dans un contexte de consultation, cette capacité d’écoute doit être développée des deux côtés de la table. Elle devrait de surcroît être un peu plus prononcée du côté du client puisqu’il est celui « qui paie » pour la rencontre et qu’il a tout à gagner d’apprendre de celui qu’il paie. Mais pour toutes sortes de raisons, certains clients ne profitent pas réellement de leur investissement. Ces clients consultent

-Pour se faire dire qu’ils sont bons et que leur présence web est efficace
-Parce que quelqu’un de leur entourage leur dit qu’ils doivent consulter
-Parce qu’ils ont des problèmes qu’ils ont identifiés, mais dont ils croient connaitre les solutions
-Parce qu’ils veulent prouver à leurs investisseurs, employés, commettants que les décisions qu’ils ont prises étaient les bonnes.

Toutes ces raisons incluent un « à priori » qu’il est sans doute mieux de laisser à la porte avant d’entamer une consultation. Mais la nature humaine étant ce qu’elle est, ces « a priori » font souvent partie des enjeux à gérer pour le consultant. De plus, « la chimie » ne passe pas avec tous. Il arrive que le client n’aime pas « l’attitude, la face, les manières ou l’expertise » du consultant, ou vice-versa. Dans ces cas, ne poussez pas la consultation plus loin. C’est de l’argent tiré par la fenêtre. Mais il arrive aussi que le client consulte et ne soit pas capable d’admettre ses erreurs ou encore ai de la difficulté d’apprendre que certaines de ses décisions passées n’aient pas été les bonnes. Une certaine dose d’humilité est donc requise du client qui veut avoir un diagnostic éclairé. Je dis souvent à la blague « lorsque vous arrivez je fournis les breuvages et lorsque vous partez les aspirines. Ça fait partie du taux horaire. Il se peut que vous arriviez avec un problème et que vous repartiez avec un autre ».

Je suis moi-même en situation de consultation avec mon comptable, mes avocats, mes psychologues, banquiers et mes mentors. J’ai d’excellentes relations avec eux. Je les admire et je prends réellement le temps d’écouter, j’accepte de me faire chalenger et il arrive que je ne sois pas d’accord avec eux. Mais je reconnais qu’ils ont une expertise que je n’ai pas et je ne tente jamais de leur prouver « que je suis plus hot qu’eux ». Pour moi, mes consultants sont un input PRIMORDIAL sans lequel je ne pourrais prendre des décisions d’affaires éclairées.

Outre la difficulté d’écouter réellement, je crois important dans une relation client-consultant de savoir laisser son égo sur le seuil de la porte du consultant…

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À titre de conférencière

Conférencière Les médias sociaux c’est plus que du bonbon pour Intracom

C’est avec grand plaisir que j’ouvrirai la 12e édition d’Intracom organisé par Action TI ce jeudi 25 avril à Montréal. Cette conférence est ouverte à tous et il reste encore quelques billets. Comme c’est mon habitude, je vous partage ici le PPT de mon allocution Les médias sociaux c’est plus que du bonbon, mais malheureusement, si vous n’y êtes pas, certaines de mes blagues et mises en situation n’y seront pas 🙁

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Edito sans question Innovation Médias sociaux Mobilité Web 2.0 Web mobile

L’application iPad La Presse + va révolutionner la pub et l’édition

Aujourd’hui je reçus le téléphone d’un journaliste de La Presse Canadienne qui voulait savoir ce que je pensais de la nouvelle application iPad de La Presse. Je lui répondis que je ne l’avais pas encore expérimenté (j’arrive à peine du lancement), mais que mes attentes n’étaient vraiment pas élevées. Les versions précédentes de l’application La Presse étaient juste un peu mieux que médiocres. C’était plus facile de s’y retrouver sur la version web que sur l’appli mobile. C’est tout dire. Par ailleurs, ayant toujours la première version de l’iPad, les mises à jour des apps, ne fonctionnent pas toujours correctement. D’ailleurs pour profiter pleinement de LaPresse +, il faudra la version 6.1 de l’OS. Je ne sais donc pas si demain matin, lorsque l’app sera disponible pour tous, gratuitement, avec accès à tous les contenus textuels et enrichis de LaPresse, si elle fonctionnera sur mon antiquité iPad.

Mais ce soir, l’ayant expérimenté sur un iPad dernière génération, je suis conquise. Je suis sur le cul. Je suis fière de l’ingéniosité, de la recherche et de l’innovation qui ont été investies dans ce produit québécois. Pour la première fois de ma vie j’avais l’impression de tenir entre mes mains ce que j’imaginais être un réel journal numérique. Je suis même certaine que ça va changer le monde de l’édition. Imaginez des pubs réellement applicatives avec lesquelles vous pouvez interagir? Et je ne parle pas là de petits GIFs animés « boboches » auxquels les bannières web nous ont habitués. Une vraie interaction et une pub, comme dans le journal papier, mais qui se tasse selon notre volonté, avec laquelle on peut s’amuser, et qui n’est vraiment pas intrusive.

Les moins de l’histoire, non elle ne sera pas disponible sur Androïd. Non tous les Québécois lecteurs de La Presse n’auront pas de iPad dernière génération, mais disons que le modèle d’affaires strictement pub de cette application viendra déjà foutre le trouble des « paywalls » du Journal de Montréal et de Le Devoir et même de la majorité des quotidiens de la planète. Le temps nous dira si cette (r)évolution fera des petits, mais déjà, j’ai comme une impression que bien des éditeurs viendront cogner à la porte de La Presse pour acquérir cette technologie. Je vous prédit aussi que les vendeurs de pubs qui se prélassaient à vendre de la petite bannière auront désormais du pain sur la planche et des devoirs à faire et que les créatifs publicitaires, jouiront de plaisirs à inventer de nouvelles possibilités d’interactions avec les usagers pour leurs clients.

Bravo l’équipe de La Presse et non je ne suis pas payée, commanditée ou encouragée de quelques façons que ce soit pour faire cette liche…

MAJ
plus de détails du président éditeur de La Presse, monsieur Guy Crevier La Presse+ sera offerte gratuitement

MAJ2

J’apprends du twitt de Pierre Arthur, le directeur de la recherche de LaPresse (celui qui m’a fait une démo personnelle hier soir).

@MichelleBlanc Merci. PTI LaPresse+ sera Android pour décembre 2013

Par ailleurs, le pote et ancient prof de ma M.Sc. commerce électronique Robert Gérin Lajoie sur Google+ (et trop grand passionné de Java à l’époque, ce qu’il nous a fait “rusher” avec ce criss de Java) fait un commentaire très éclairé de ce billet, que je reproduis ici sans sa permission. Mais comme je l’aime, que c’est réciproque et qu’il est pertinent, je doute qu’il me poursuive 🙂

Oui, Michèle, bravo pour LaPresse. Ils ont surtout compris que l’avenir réside dans l’ouverture. C’est simple les publicitaires veulent et exigent une audience large! Les journaux deviennent une plate-forme de curation de contenu. Les chroniqueurs deviennent des animateurs de communauté. Les « PayWall » nuisent aux revenus publicitaires, et surtout à l’audience et l’impact des chroniqueurs, ainsi qu’à leur propre carrière!

C’est inspirant pour d’autres secteurs. Je pense en particulier à l’éducation universitaire….et ses enseignants qui sont ou pourraient devenir des vedettes d’un domaine pointu….

LaPresse a mis la priorité sur iPad parce que leurs focus group québécois pensent encore selon le marché existant aujourd’hui et hier. Souhaitons que leur planification de faire la version Android dans l’année deviennent une réalité. Il serait très intéressant de comprendre pourquoi ils ont fait une version native IPad plutôt que HTML 5 « pure ». Il faudrait rechercher les avis éclairés d’un artisan sur le sujet.

Et dans un autre statut Google + il ajoute

Une bonne analyse en provenance de l’Ontario, par le biais de ChantalHébert et portant sur l’erreur des « Paywall », ou pourquoi faire payer les lecteurs coupent les revenus des journaux et surtout comment cela restreint le nouveau rôle des journaux. Une référence de @ChantalHbert sur twitter, une réaction personnelle aux commentaires de +Michelle Blanc Le tout dans le contexte de la sortie de la version de La Presse sur l’IPad.
Are we beating our heads against a paywall?

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