Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Médias sociaux

Enflure et désenflure des médias sociaux

Tout comme autour des années 2000 avec l’apparition des premiers sites Web, nous vivons présentement une enflure et une désenflure des médias sociaux. Pour en faire dans les organisations, ça prend des spécialistes. Il faut des gens qui connaissent ça. Ouvrir un compte Facebook, Twitter ou un blogue, ce n’est pas de la « rocket science ». Mais pour avoir des retombées d’affaires, c’est un peu plus compliqué. Ça ne prend sans doute pas un doctorat pour être efficace, mais à contrario, je doute aussi que ça prenne un secondaire 5. Au tournant de 2000, le petit cousin pouvait faire un site Web pour $1000 et certains sites se vendaient plusieurs millions de dollars. Entre les deux, hier comme aujourd’hui, il y a certainement une moyenne.

Je lisais le profil de quelqu’un qui se présente comme un « techno-anthropologue du Web » (c’est comme l’autre qui fait son doctorat en théologie des médias depuis maintenant 10 ans…) et j’apprends avec désarroi que la commission scolaire des découvreurs s’apprête à offrir un cours d’animateur de communauté web (niveau secondaire 6). Comprenez que je suis pour que chacun se fasse une place au soleil, que je valorise l’innovation et que pour être efficace sur les médias sociaux, une bonne dose de jus de bras soit nécessaire (ce qui ne s’apprend pas nécessairement sur les bancs d’école). Mais entre s’inventer un titre pompeux et en donner un de facto à quelqu’un qui fait un cours de niveau secondaire 6, il me semble qu’il y a une méchante marge.

Vous, qu’en pensez-vous ?

MAJ

L’anthropologue Web (en l’occurrence Geoffroi Garon) ne la trouve pas drôle (de même que le théologien des médias Simon Jodoin). Ce qui est triste avec ces « fabulations pseudo-scientifique » est que ce sont pourtant deux personnes qui sont déjà bardés d’une maîtrise et qu’en principe, ils n’auraient sans doute pas besoin de s’inventer une nouvelle science pseudologia fantastica pour avoir de la crédibilité. C’est fou ce que l’insécurité chronique peut produire comme comportement…

N.-B.

M. Garon a à son crédit un bacc en anthropologie et une maîtrise en communication organisationnelle et communauté virtuelle. J’ai demandé à l’Association des anthropologues du Québec ce qu’ils pensaient « du titre » de leur confrère « techno-anthropologue » et je suis toujours en attente d’une réponse de leur part. Pour ce qui est de M. Jodoin, il a une M.A en théologie et est en rédaction de thèse de doctorat (soi-disant depuis 10 ans) tel qu’il le présente sur son profil LinkedIn:


Université de Montréal
Ph.D, Science des religions
1999 – 2002

Thématique de la thèse : Mythologie médiatique

Séminaires en sémiologie, anthropologie et communication

En cours de rédaction

Après avoir discuté avec Mme. Roy de la faculté de théologie de l’université de Montréal, Monsieur Jodoin n’est pas inscrit à la faculté de théologie depuis des années, il n’a jamais déposé de thèse et un étudiant a un maximum de 5 ans après ses cours obligatoire pour déposer sa thèse (ce qui dans le cas présent remonterais à 2007). Dans des cas exceptionnels, il peut avoir une extension de 2 ans. Toujours selon monsieur Jodoin (qui il appert, s’est aussi parjuré en cour supérieure) il serait toujours en rédaction de thèse en théologie des médias. Moi j’appelle ça de la christ de grosse BULLSHIT.

MAJ2

Mon commentaire à Geoffroi Garon sur son billet: Je suis déçu de ceux qui attaquent sans considération

Cher Geoffroi,

Comme tu le notes, je n’ai pas mentionné ton nom par respect pour ta personne que j’estime et pour le travail intéressant que tu fais. J’ai d’ailleurs, un certain nombre de fois, fait la promotion de tes contenus, lorsque je les trouvais intéressant. Je souligne aussi, pour la galerie, que les titres de papesse, gourou, diva et autres épithètes qu’on aime bien me donner, ne sont pas de moi mais bien des autres qui m’en affuble. En outre, ce n’est pas parce qu’on a une certaine influence, qu’on doit se taire lorsqu’on a quelque chose à dire, de peur de froisser quelqu’un.

Cependant, il appert que ton titre de « techno-anthropologue du web », n’existe nulle part et que tu es le seul sur la planète à t’en prévaloir. De là vient l’apparence d’une attaque personnelle. Je note aussi, qu’après avoir fait état de ma stupéfaction à voir ce titre sur twitter, tu m’as interpelé en privée, que je t’ai répondu avec des questions et que tu n’as jamais répondu, sauf dans un billet chez toi. Je souligne aussi le début de cette histoire. Une personne m’a téléphoné pour me demander si je voulais participer avec le « professeur d’université » et techno-anthropologue Geoffroi Garon. J’ai fait répéter pour être bien certaine d’avoir entendu. En plus de te prétendre « techno-anthropologue » (avec un billet (Lhassa de Sela) pour justificatif), tu es maintenant aussi prof d’université? Pas chargé de cours mais bien prof? J’ai aussi entendu parler d’un psychanalyste des marques qui lui avait quelques livres de publier pour au moins se donner une certaine légitimité. Son nom est Clothaire Rapaille. Je te croyais assez perspicace pour continuer la discussion avec moi en privée et tirer la chose au clair, réaliser que tu poussait un peu pas mal fort et maximiser tes forces réelles et tes atouts certains. Mais je vois que tu aime plutôt jouer les vierges offensées, continuer « à te prétendre » quelque chose que tu admet toi même ne pas être :

Je n’ai pas le diplôme officiel pour être reconnu comme anthropologue proprement dit, mais j’estime avoir une vision du monde très anthropologique et ça fait partie de mon positionnement comme consultant.

Je ne suis certainement pas des plus tendre et facile, cependant je ne dupe pas les gens avec de faux-fuyants que je m’adonne à trouver sexy. Bonne continuation

P.-S. ce commentaire sera sur le blogue de Geoffroi Garon une fois que son site fonctionnera et ou qu’il en fera l’approbation.

MAJ3

Simon Jodoin est-il un fieffé menteur, ou simplement un imbécile? Dans sa plus récente chronique, Michelle Blanc et moi : Pour une théologie des médias. Il clame :

Toujours est-il que depuis hier Madame Blanc a sorti l’artillerie lourde. S’étant mis en tête que je revendiquerais le titre farfelu de « théologien des médias », elle me reproche maintenant d’être l’auteur de « christ de grosse BULLSHIT » (re-sic) allant même –ô diffamation, quand tu nous tiens, jusqu’à déclarer que je suis un « menteur compulsif », un « imposteur » qui souffre « d’insécurité chronique ».

Je ne sais trop où cette chère dame a pu lire que j’étais un « théologien des médias » mais bon, lorsque l’approximation et l’hyperbole sont la norme dans un discours, plus rien ne devrait nous étonner.

La beauté avec les procès est qu’ils viennent avec des notes. Ces notes sont colligés et proviennent d’enregistrement audio du greffier, puis deviennent disponibles pour le public. Or dans le jugement qui m’est défavorable et que je n’ai pas porté en appel étant donné que je paie moi-même mes avocats, (contrairement à monsieur Jodoin) l’honorable juge au paragraphe 31 de son jugement dit (citant Jodoin) (PDF) :

(…)Il a aussi complété ses études de doctorat en science des religions ; et s’est intéressé à la mythologie et à la théologie des médias.

Ou monsieur Jodoin a la mémoire courte et ne se souvient plus de ses propres mensonges, dans quel cas il a fait ce que l’on nomme un parjure, ou c’est un imbécile.

Enflure et désenflure des médias sociaux Lire la suite »

Blogues d'affaires Facebook Google + Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Le blogue, retour aux sources

C’est d’abord Hugh MacLeod dans son billet “Reclaim Blogging”: Why I’m giving up Twitter and Facebook puis le copain Mitch Joël dans Don’t Quit… Yet qui ont mis le doigt sur un bobo qui me ronge depuis un certain nombre de mois. Celui de « la dispersion médias sociaux ». En effet, je suis vraiment très active sur mon profil (ne me fait pas de demandes sur mon profil, il est déjà plein) et ma page Facebook, sur mon compte Twitter, mon nouveau Google+, mon LinkedIn, mon yFrog, Flickr, Quora, Foursquare et.al. Je me dois d’utiliser et de comprendre chacun de ces outils (et les très nombreux autres que j’utilise aussi) afin de pouvoir en parler intelligemment. Ces nombreux profils de même que diverses obligations d’affaires, de stress inutiles (comme Jodoin par exemple), d’obligations personnelles et mon nouvel amour (Charlotte mon goldendoodle dont je vous partage des photos plus bas) grugent de mon temps (sans jeux de mots). Je blogue donc beaucoup moins que je n’avais l’habitude de le faire. Mais ça va changer. Je répète à tous mes clients que les médias sociaux sont des faires valoir et des outils de conversation qui doivent avoir entre autres comme objectif d’amener les gens vers votre propriété web principale (votre site ou idéalement votre blogue), mais cordonnier mal chaussé, j’avais oublié ce précepte CAPITAL pour moi-même. C’est primordial la conversation qu’on fait dans les médias sociaux. Mais c’est encore plus important d’avoir un chez-soi où on peut développer sa pensée critique, ses contenus, atteindre des objectifs d’affaires, mesurer et solidifier ses relations avec son lectorat premier. Ce lieu est mon blogue et je l’ai négligé.

Comme le mentionne Mitch Joël, certains cesseront d’être sur Facebook (dont la croissance stagne et décline présentement Is Facebook Use Plateauing? [STUDY]) pour n’être que sur le nouveau Google+ et d’autres comme le fera MacLoed, ne capitaliseront plus que sur le blogue. Comme le dit une pub bien connue, la modération a bien meilleur goût. Pour ma part, je vais d’abord écrire ici, puis le temps qu’il me restera, servira à continuer d’entretenir mes différentes présences médias sociaux. Parce qu’à force de jaser, de converser et de blaguer avec les potes virtuels (ce qui est très important), j’en oubli maintenant l’essentiel qui est de dire « quelque chose », d’avoir ma voix (avec plus de 140 caractères) et d’articuler une pensée et ou un message qui a une certaine profondeur. Je retourne donc aux sources et j’ai comme l’intuition que ce n’est que l’amorce d’un mouvement qui se fera plus important…




Le blogue, retour aux sources Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Simon Jodoin, lorsque le journalisme s’amuse à détruire

Je n’ai jamais cherché, lu ou critiqué Simon jodoin, le journaliste (chroniqueur au BangBangBlog) sauf dans les cas ou j’ai été la victime de ses sarcasmes, critiques ou insultes. Je ne le connaissais ni d’Eve ni d’Adam (il aimera peut-être cette allusion théologique lui qui fait un doctorat en théologie des médias depuis 2001(sic) ) avant qu’il ne m’invictive dans les commentaires de mon blogue, par courriel, sur Twitter et dans sa chronique (appelons ça de même) journalistique du BangBang. Sa mission dans la vie, débusquer les cons et il semble que je sois l’une de ses cibles préférées. Je l’ai d’ailleurs poursuivi en justice pour diffamation, procès que j’ai perdu et qui m’a coûté $11 800 (un prix d’ami) de mes poche. Lui c’est son patron et l’assurance de celui-ci qui a défrayé les honoraires de son avocat. Il est journaliste après tout. Il peut vraiment écrire et dire n’importe quoi, il n’en porte pas la responsabilité. Oui il y avait matière à aller en appel du jugement de l’honorable juge, mais ai-je vraiment envi d’investir un autre $15 000 (au minimum) pour aller en cour et risquer d’aller en cour suprême (disons un autre $30 000 additionnel en étant conservatrice) pour faire valoir mes droits et mon honneur ? Non je ne crois pas.

Le contexte

Comprenez bien que ce trou de cul me harcèle depuis des mois, qu’il ridiculise ma condition de nouvelle femme (non ce n’est pas de l’homophobie, juste de la méchanceté dirigée vers ma différence disons), qu’il le fait en étant payé par son employeur et qu’en principe, il est tenu par un soi-disant code de déontologie des journalistes qui dit entre autre :

Les journalistes basent leur travail sur des valeurs fondamentales telles que l’esprit critique qui leur impose de douter méthodiquement de tout, l’impartialité qui leur fait rechercher et exposer les divers aspects d’une situation, l’équité qui les amène à considérer tous les citoyens comme égaux devant la presse comme ils le sont devant la loi, l’indépendance qui les maintient à distance des pouvoirs et des groupes de pression, le respect du public et la compassion qui leur font observer des normes de sobriété, l’honnêteté qui leur impose de respecter scrupuleusement les faits, et l’ouverture d’esprit qui suppose chez eux la capacité d’être réceptifs aux réalités qui leur sont étrangères et d’en rendre compte sans préjugés.

Bon, il ne travaille pas à Radio-Canada (il y chroniquait à Christiane Charrette mais est-ce vraiment du journalisme ?) il travaillait plutôt dans un média obscur BangBang ou il signe sa dernière chronique J’écrirai un jour un guide de voyage au pays de la connerie.

(…) Cinq ans donc. Même pas un accomplissement. Même pas le sentiment d’avoir réalisé quoi que ce soit.
(…)Alors voilà! Je ne quitte certainement pas le BangBang que je continuerai de diriger derrière l’écran mais la présente chronique sera la toute dernière sur ce web magazine que j’aime pour la vie. Attendez aussi avant de vous réjouir, car j’écrirai bientôt un guide de voyage au pays de la connerie. D’ici là, je signerai une chronique sur le site du Voir dès la rentrée. On se retrouve de l’autre côté du miroir!
Un mot seulement à tous ceux que j’ai pu traiter de cons depuis les cinq dernières années.
Je suis sincèrement désolé. Je le dis en toute honnêteté et sans amertume. Je suis désolé, mais vous êtes cons.
Tant pis… Ou tant mieux… C’est selon.

Toujours est-il qu’hier, il s’amuse encore une fois à mes dépend de nouveau.

Enfin! Un site hommage à Michelle Blanc! => http://t.co/uJZMeoW
http://twitter.com/#!/SimonJodoin/status/104610214778650624
(cet hyperlien mêne vers le site http://personalbranling.tumblr.com/ (masturbation personnelle) Un site faisant l’apologie du ridicule du « personal branding », terme cher aux potes Français.)

Ma réponse :

@SimonJodoin hey la mal rasé à l’odeur nauséabonde qui traverse la salle d’audience de la cour, tu t’ennui?
http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/104613535065178112

@SimonJodoin en manque de visibilité salle gauchiste qui cache une envie de ceux qui réussisent?
http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/104614346033864705

@SimonJodoin théologien des médias = une bonne blague que le juge n’a pas saisi = moi je fais du feng-shui du web connard
http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/104614554218139648

Il rétorque

@MichelleBlanc Je vous donne le point madame. Je suis mal rasé. En tout cas, moins bien que vous.
http://twitter.com/#!/SimonJodoin/status/104658363324973056

À mon tour
@SimonJodoin t’es vraiment juste un estie de trou de cul. Mais ça me rassure de savoir que tu ne t’en prend qu’à ceux que tu envie…
http://twitter.com/#!/MichelleBlanc/status/104902813573857282

Conclusion :

Si on dit à un noir qu’il est un sale nègre, que peut-il répondre?
Si on dit à une femme qu’elle est un pute, que peut-elle rétorquer?
Si on affuble une trans d’une barbe, qu’on la traite de « mon gars, de freak et autres qualificatifs peu élogieux » qu’on gagne un procès en diffamation qu’on nous a fait en première instance et qu’on continu de harceler sa victime par la suite que peut-elle faire?

Oui je peux ignorer, regarder dans une autre direction, relativiser, me dire que c’et la rançon de la gloire, justifier qu’il n’est pas représentatif de ce qu’est un journaliste ou faire de l’aplaventrisme. Je peux aussi lui répondre, avoir le goût de lui en calisser une sur la gueule, m’indigner et me mettre à surveiller chacune de ses propres conneries et les lui remettre dans la face ou me ruiner pour lui faire un autre procès. Mais à ce stade-ci, je jette l’éponge. Je réalise que la justice humaine n’existe pas ou que plutôt, elle coûte extrêmement cher. J’espère que la loi du karma fera son œuvre et que ce billet restera devant la postérité, la preuve que de gagner sa vie en détruisant gratuitement les autres, est encore possible dans nos sociétés dites civilisées, que la déontologie journalistique est un vœux pieu et que les journalistes ont l’avantage sur les blogueurs de pouvoir dire n’importe quoi sans devoir porter pécuniairement le fardeau de la responsabilité de leur propos.

P.S. Je supporte moralement la journaliste Sophie Durocher, autre tête de turc favorite de ce professionnel de l’information…

Simon Jodoin, lorsque le journalisme s’amuse à détruire Lire la suite »

Commerce électronique: mythes Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis politique et internet

Fausse mort de Jean Charest = c’est la faute du web, et puis après?

Hier, durant la nuit, on annonçait la mort de Jean Charest en première page numérique du journal Le Devoir. J’ai accordé une entrevue à LCN et au FM93. Après mon entrevue avec l’animateur du FM93 Sylvain Bouchard, celui-ci dit qu’il préfère le format papier au format numérique parce que ce genre de chose ne s’y retrouve pas.

Aparté

On a aussi « pété une coche » sur twitter parce que j’osais discuter « de sécurité informatique » alors qu’il semble que mon créneau ne devrait se résumer qu’aux médias sociaux. Je précise que ma Maîtrise ès Sciences en commerce électronique incluait des cours de droits, de technologie informatique et de gestion et que j’ai eu plusieurs cours qui touchaient de manière précise « les questions de sécurité informatique » au niveau technologique, de gestion et de droit. J’ai d’ailleurs eu un cours spécifique Gestion du risque, contrôle et sécurité du commerce électronique dans lequel 2 sessions données par un spécialiste de Price Waterhouse Coopers portaient spécifiquement sur les outils et techniques de hacking moderne (si on veut se protéger il faut aussi savoir et comprendre l’antithèse de cette réalité qui est le hacking). Je rappelle aussi que lors de mes consultations avec mes clients, je couvre très souvent les questions relatives à la gestion du risque informatique. Ce n’est donc pas parce que je n’en ai pas fait une spécialité que je ne sais pas de quoi je parle lorsque je me prononce sur les questions de sécurité du Web. (Pour les lecteurs qui ont des problèmes de sécurité majeurs, je recommande souvent le pote  Dominic Jaar, responsable national de la e-discovery chez KPMG).

Pour revenir à nos moutons (en l’occurrence l’assertion selon laquelle le papier est plus crédible que le numérique) je rappelle que les fausses nouvelles, les canulars et les impostures sont vieux comme le monde (pour s’en convaincre regardez canular ou « list of hoaxes » dans wikipedia) et qu’ils existaient bien avant le Web. Je vous suggère d’ailleurs de visiter le site Accuracy in media ou de relire chez Slate Pourquoi les médias sont les pros des canulars et à réfléchir à la conclusion de NT2 Le canular, une pratique renouvelée par le web:

(…) le canular est une pratique qui questionne la véridicité des objets auxquels il s’en prend. Nous avons dégagé certains thèmes sujets au canular de manière récurrente : l’information et ses débordements dans la vie privée, les objets de consommation et leur envahissement de l’espace du Web, les peurs socialement partagées, par exemple la peur de virus informatiques ou encore de complots politiques, ainsi que l’abondance de pornographie que l’on constate sur le Web.  Au terme de notre réflexion, il nous semble que le choix de ces thèmes ne soit pas anodin : en effet, ce sont tous des espaces discursifs où la joute entre le vrai et le faux peut se déployer de manière particulièrement complexe. Quelle valeur de vérité peut-on accorder aux discours médiatiques, aux images de citoyens qui sont véhiculées par les médias ? À quel point les peurs socialement partagées sont-elles justifiées ?

Le canular, en nous trompant à propos des sujet qu’il traite, révèle en même temps la précarité de la conception que l’on peut avoir de ces sujets. Il s’agit ainsi d’un mensonge particulier en ce qu’il met en place un processus réflexif engageant la personne dupée à adopter une attitude critique à l’égard des vérités admises. Nous avons également vu que le canular s’adapte au média qui l’accueille. Dans le cas du Web, les sites de vente, les chaînes de courriels et la pornographie sont quelques exemples de terrains propices aux activités canularesques dans la mesure où le nombre d’internautes susceptibles de se faire leurrer y est particulièrement élevé. De fait, le canular profite toujours du climat de confiance qui règne autour d’un sujet.

Fausse mort de Jean Charest = c’est la faute du web, et puis après? Lire la suite »

Blogue Facebook Google Plus Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Ma réciprocité et mon dialogue médias sociaux souffrent

J’ai longtemps eu une politique de réciprocité dans mes présences médias sociaux. Sur Twitter par exemple, je suivais systématiquement toute personne qui me suivait, par simple politesse, pourvu que cette personne ne me fît pas chier et ne fût pas un spammeur. Je ne le peux maintenant malheureusement plus. C’est à cause de la loi des grands nombres. Avec maintenant 22837 abonnés Twitter, 5000 amis de mon profil Facebook et 2850 fans de ma page Facebook et maintenant 1663 amis dans des cercles Google+, je n’ai plus les capacités humaines d’activer chacune des requêtes individuelles de mise en contact. Ma nouvelle politique est donc de regarder rapidement les profils de mes amis, abonnées, cercles et autre et de suivre les gens que je connais déjà, dont le nom me dit quelque chose, qui sont clients, journalistes ou spécialistes des sujets qui m’interpellent. Il se peut d’ailleurs que vous « passiez dans le beurre » sans que je ne vous aie vue. N’hésitez pas à m’envoyer un courriel (oui ça existe encore) et à me signaler que je vous ai peut-être oublié. Aussi, si « je ne vous suis pas » en retour, ne le prenez pas personnel (je comprendrais cependant tout à fait que ce soit le cas puisque moi-même, ce matin, j’ai été blessée de remarquer que le blogroll de potes qui bloguent pour un média, contient plusieurs des blogues de mes potes et que je n’y soit pas 🙁 ). Ma réciprocité est donc désormais une philosophie et un vœu pieux que je ne peux plus mettre en pratique.

Mon dialogue aussi souffre de la réalité des grands nombres. J’ai de la difficulté à voir passer les infos de mes potes, je ne peux plus souhaiter « bonne fête » à mes amis sur Facebook parce que chaque jour, ce sont plusieurs dizaines de gens qui célèbrent leur anniversaire et que je n’ai pas le temps de leur souhaiter bonne fête à tous. Si je le fais à une personne, les autres se sentiront trahis. Mon fil twitter est désormais un torrent et je ne vais plus à mon accueil Facebook et mon chat est fermé en permanence. J’utilise désormais des agrégateurs de contenu tels que l’application Flipboard (sur iPad), Summify, Twitedtimes et autre, pour me faire une idée des contenus à partager. Cependant, je continu de répondre le plus possible aux questions, commentaires et mentions qu’on me fait sur mes différentes plates-formes médias sociaux. Je réponds souvent à l’idée générale des commentaires et sur Twitter par exemple, je prends souvent le temps de cliquer sur les nombreux profils des gens qui commentent pour leur faire un bisou olu un merci de groupe. je fais donc ce que je pourrais appeler du « broadcast asynchrone » et je tente de rester le plus humaine et personnelle possible dans mes interactions. D’ailleurs, le pote Bob Goyetche disait hier sur Google+ :

seeing more whining now – « Gee, I follow the same person on 18 different sites, and they keep showing me the same thing »

– You know what? you’re an idiot.

They’re publishing on 18 different sites to reach a wider audience, not you 18 times.

Pick 1 where you’ll hear from someone, and stick to that one.

It’s like you’re complaining about phoning someone on their cell phone and landline at the same time, and not being able to have 2 different conversations

En conclusion
Je suis désolée de vous décevoir (si c’est le cas) et je suis moi-même triste de mon constat d’impossibilité de suivre à la lettre ma philosophie de réciprocité et de dialogue. L’idée et la volonté initiale sont toujours là, mais la réalité des grands nombres fait son travail.

MAJ

Mes « conversations » se font désormais de la manière que je l’ai déjà expliqué dans mon billet: La gestion de la multitude sur les médias sociaux

Ma réciprocité et mon dialogue médias sociaux souffrent Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

aparté ROI des médias sociaux, parce que ça me tente

Pourquoi je réponds aux questions de ROI et que dans le fond, elles me font plutôt rire ?
Je ne me souviens plus à quel endroit en dans quelle circonstance j’ai entendu ça, mais quelqu’un dit un jour :

C’est étrange qu’on demande souvent quel est le ROI des médias sociaux et qu’on se fasse vraiment insistant avec ça. Pourtant, personne ne demande jamais le ROI d’un système téléphonique d’entreprise. Pourtant, essayez de faire des affaires sans téléphone ? Pourquoi donc mettons-nous tant d’énergie à tenter de prouver que les médias sociaux ne servent à rien, qu’ils ne rapportent rien et qu’ils sont inutiles ? C’est sans doute simplement la vieille « résistance aux changements » et la peur de l’inconnue…

Malgré tout, il existe bel et bien un ROI des médias sociaux et j’en ai déjà parlé dans mes billets:

Le ROI des médias sociaux

Le calcul du ROI des blogues d’affaires

La première retombée de l’innovation est l’exposition médiatique

Services financiers 2.0

aparté ROI des médias sociaux, parce que ça me tente Lire la suite »

Moteurs de recherche et référencement de sites Web Veille stratégique et Internet

Quels sont les outils Internet pour faire de la veille et du monitorage médias sociaux?

Quels sont les outils Internet pour faire de la veille et du monitorage médias sociaux?

Vous en avez une panoplie impressionnante dans mon billet de 2005 La veille stratégique et internet, dans la catégorie de mon blogue du même nom , sur wikipedia . Il existe même un wiki qui recense strictement les outils de monitorage spécifique aux médias sociaux de même que d’innobrables listes d’outils de monitorage spécifique aux médias sociaux telle que celle de Takemetoyourleader . Comme ces outils sont très nombreux, qu’ils changent fréquemment et que dans un livre sur les médias sociaux, ça vieillis très mal, je vous invite plutôt à lire les contenus que je vous mets en référence et à choisir les outils que vous trouverez les plus adéquat pour vos besoin, le temps qu’ils seront encore disponible ou qu’un autre outil encore plus performant ne vienne le remplacer.

Vous pouvez aussi sans doute lire mon autre billet Comment chercher le Web invisible

Quels sont les outils Internet pour faire de la veille et du monitorage médias sociaux? Lire la suite »

Les médias sociaux 101 et 201 Personnel et peut-être même hors sujet

Commentaire à propos de Les médias sociaux 101 = un coup de pied au cul pour le 201

J’écris beaucoup moins dans mon blogue depuis quelque temps. Tout d’abord parce que je suis en pleine écriture de Les médias sociaux 201 (et que comme il ira beaucoup plus dans le détail du comment plutôt que du pourquoi, c’est beaucoup plus exigeant) et qu’en plus de mes mandats de consultation et de conférences c’est beaucoup de travail, mais aussi parce que ma veille et mon partage d’infos se fait maintenant beaucoup plus sur Twitter et sur Facebook. Je garde cependant l’accent sur mon blogue et lorsque j’y écris, c’est parce que j’ai un peu plus de jus à vous partager ou parce que comme dans ce cas précis, ça me fait vraiment plaisir de le faire.

C’est que ce matin j’ai reçu un courriel qui est venu me donner un sérieux coup de pied au cul, pour m’aider à terminer le dernier chapitre du prochain Les médias sociaux 201, que je vais remettre à ma gentille directrice littéraire (en plus de l’intro et de la conclusion de même que les nombreuses étapes de relecture et de correction qu’il reste à faire). Le voici donc (avec permission de publier de son auteure).

Chère Michelle Blanc,

Je viens de terminer la lecture de votre livre Les Médias sociaux 101. Bizarrement, c’est la première fois que l’envie de remercier l’auteur d’un livre me passe par la tête. Peut-être parce que j’ai eu tout au long de ma lecture l’impression de vous avoir en face de moi à m’expliquer le B.A. BA des médias sociaux. Vous transmettez votre savoir de manière exceptionnelle. Et j’ai bien rigolé. Votre langage sarcastique est un vent de fraîcheur qui fait du bien. Vous n’y allez pas du dos de la cuillère et c’est tant mieux. Il faut savoir ébranler les gens pour que l’espoir d’un changement puisse naître un jour. Surtout dans la société québécoise qui a tendance a tremblé dans ses culottes dès qu’une petite brise souffle sur elle… Enfin, je vous remercie de faire trembler sans pudeur notre petit confort auquel nous tenons si fort parce que nous le connaissons si bien. Que serait la vie s’il n’y avait pas le risque de l’inconnu ? Je me lance présentement dans l’inconnu en ayant nouvellement acceptée de travailler sur les médias sociaux avec le Parti Union Montréal. Espérons que j’aurai au moins une once de votre intelligence ! Bon allez, disons deux pour la chance !

Je tenais également à vous dire que votre livre ne fait pas que de nous parler des médias sociaux et de votre expérience dans le domaine, il permet aussi un regard neuf sur la société. Il est toujours passionnant de voir se tracer à l’horizon une esquisse de ce que sera le monde de demain. Vous ébauchez une vision d’avenir où l’abolition de toutes les frontières est sans conteste inéluctable. De toute façon, la marche est déjà en route depuis longtemps. Mais il est intéressant de voir que cette ouverture des frontières est présente à petites et à grandes échelles. Il redéfinit également l’espace du livre puisque votre livre n’est pas entier en lui-même. Pour avoir en mains tous les tenants et aboutissants de ce qu’il lit, le lecteur n’a d’autre choix que de se connecter au monde du Web. Et là tout est possible, tous les horizons s’ouvrent comme une fleur qui s’épanouit au soleil ! Votre livre n’est pas une île déserte, il est construit comme la toile du Web. C’est un concept tout à fait intéressant pour la littéraire que je suis. Ça donne des idées. Et c’est une superbe façon de rendre hommage au travail des autres simplement et sans chichi et sans note de bas de page trop longue qui rend la lecture ardue. J’ai complété une maîtrise en études littéraires à l’UQÀM et mon cerveau a gardé l’habitude de tout analyser ce que je lis et j’ai trouvé votre bouquin vraiment inspirant…

Bref, parce que je pourrai vous écrire un roman, je m’arrête ici, et je vous dis en toute simplicité : Merci !

Noémie Vallet

WOW, quel beau témoignage qui me touche beaucoup (surtout que je suis à terminer l’écriture du 2e et que ce n’est pas facile). Un très gros merci et avec votre permission, j’aimerais bien reprendre votre commentaire dans mon blogue.
Très très cordialement

Michelle Blanc

C’est un plaisir ! Vous avez ma permission ; )
Et bonne chance pour le dernier blitz d’écriture, c’est toujours celui qui est le plus difficile… Parce qu’on n’en voit pas toujours la fin ! Courage, elle n’est pas loin !

Noémie Vallet

Commentaire à propos de Les médias sociaux 101 = un coup de pied au cul pour le 201 Lire la suite »

Economie des affaires électroniques Edito sans question politique et internet Tourisme en ligne

Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans la bon panier?

Dans mon billet de ce matin L’industrie touristique au Québec et sa courte vue numérique je citais Paul Journet dans l’article Le tourisme québécois sévèrement critiqué qui disait aussi ceci :

L’industrie touristique représente 2,5% du PIB du Québec. L’année dernière, elle a rapporté des revenus de 10,4 milliards et fourni 134 600 emplois directs.

Or, je me suis amusé à comparer l’industrie du tourisme à celle des Technologies de l’information avec les chiffres que donnent Affaires étrangères et Commerce international Canada

Le secteur des TIC est un moteur de l’économie du Québec, puisqu’il génère des ventes de plus de 25 milliards de dollars. Ce secteur, qui compte quelque 5 000 entreprises dans la province, emploie approximativement 140 000 personnes. La production des TIC est en grande partie exportée (surtout vers les États-Unis) et représente 35 % de la production totale du Canada dans ce secteur.

Si je récapitule ces chiffres, l’industrie du tourisme génère 10,4 milliards et fournit 134 600 emplois et celle des TIC 25 milliards et 140 000 emplois. Or, au gouvernement du Québec, on a un ministère du tourisme, des assises du tourisme, de nombreux ATR qui sont financés à même nos taxes et divers groupes de pression. Quelques groupes d’intérêts des industries numériques réclament une politique du numérique, un plan numérique pour le Québec (j’ai moi-même été un élément catalyseur d’un tel projet) et nous n’osons même pas espérer un jour voir apparaître un ministère du numérique .
Je pose la question.
Le tourisme a certainement besoin de l’aide des gouvernements. Cette aide, comme je l’explique dans mon billet précédent n’est peut-être pas celle que personnellement je souhaiterais, mais elle est tout de même là. Qu’attend le gouvernement pour se réveiller et réaliser qu’ici, au Québec, en plus des beaux décors qu’on veut vendre sur la scène internationale, il y a peut-être aussi cette industrie numérique qui a besoin de son appui?

Le Tourisme vs Les TIC au Québec, met-on nos œufs dans la bon panier? Lire la suite »

Tourisme en ligne

L’industrie touristique au Québec et sa courte vue numérique

Ce matin je prends connaissance de la nouvelle qu’un comité de performance de l’industrie touristique remet un rapport à la ministre Nicole Ménard, quant à la piètre performance de cette industrie au Québec.

Chez Radio-Canada on peut lire :

Mettre en valeur les atouts de chaque région

« Il faut subdiviser le message. Québec, c’est une ville historique et romantique, animée, une ville d’hiver », affirme Gilbert Rozon.

« Montréal, c’est une ville festive, où on aime aller prendre un coup, avoir du fun. C’est reconnu pour ça. C’est une ville de créateurs, cosmopolite. Il faut encadrer tous nos projets autour de ces idées fortes là et faire un branding clair », poursuit-il.

« Le fleuve c’est majestueux, c’est un icône. Les gens vont visiter l’Amazone, il n’y a pas de raison qu’ils ne viennent pas pour le Saint-Laurent. Et ils l’ont prouvé avec les croisières », mentionne-t-il.

« Et il y a les grandes régions traditionnelles, dont Charlevoix, les Laurentides, les Cantons-de-l’Est, la Gaspésie, et les autres, qui ont déjà une tradition de villégiature et de tourisme », ajoute-t-il.

M. Rozon insiste aussi sur la nécessité de diversifier l’offre touristique.

« La clé, c’est de se renouveler, de se réinventer. Il y a un danger que certains festivals se banalisent, par exemple. C’est important d’avoir une densité de produits attractifs de calibre international et que ça se poursuive dans le temps », dit-il.

Sous la plume de Paul Journet dans l’article Le tourisme québécois sévèrement critiqué de LaPresse, on se fait un peu plus précis :

Parmi leurs constats: une baisse de 30% des investissements privés entre 2007 et 2009, et de 29% de la clientèle américaine depuis 2004, notamment à cause de la montée du huard.

Le service à la clientèle serait déficient, et la main-d’oeuvre se raréfie. À ces problèmes s’ajoute le coût du transport aérien et des taxes, qui auraient un effet dissuasif.

(…)

Un constat que partage André Boisclair, président du conseil d’administration du Regroupement des événements majeurs internationaux. «Oui, il y a un ménage administratif à faire», dit-il. Il salue l’approche du comité, qui propose de promouvoir la province à partir de trois axes: 1) les portes d’entrée, Montréal, ville de festivals, et Québec, ville historique et romantique; 2) le fleuve Saint-Laurent, une «icône en devenir»; 3) les régions, dont la «nordicité» devrait être davantage exploitée.

Recommandations

Parmi leurs 10 recommandations, deux sont «urgentes»: établir d’ici à la fin de l’année un plan de financement pour ces trois axes. Les PME touristiques peinent à obtenir un financement du privé, qui les jugent risquées. L’autre urgence est de peaufiner les «produits» de ces trois catégories, par exemple, en utilisant les standards internationaux pour catégoriser les hébergements et en instaurant une navette aéroportuaire à Montréal. «Essayez de trouver votre chemin pour vous rendre de l’aéroport (Pierre-Elliott-Trudeau) au centre-ville de Montréal… Pour un touriste, c’est beaucoup trop compliqué!»

J’ai aussi ce matin discuté avec certains acteurs touristiques d’importance. Ma question était, dans ces 10 recommandations y a-t-il quelque chose pour le numérique? La réponse est non. Lorsqu’on parle de structure trop lourde, le gouvernement a-t-il décidé de couper dans les 22 Associations Touristiques Régionales qui dédoublent induement les dollars de promotions touristiques au Québec? La réponse fut :  l’industrie est prête mais le ministère est frileu pour des raisons possiblement électoralistes. Les députés des régions touristiques qui seraient jumellés à une autre risquent de ne pas être content. J’ai de toute évidence oublié de poser la question de Bonjour Québec. Depuis des années, le Ministère du Tourisme engloutie des dizaines et des dizaines de millions de dollars dans ce site Web à 2 têtes (la deuxième étant Bell Canada) qui tente de faire le numérique, à la place de l’industrie elle-même.

Conclusion :

Donc, de ce que j’en comprends, pas de recommandations ne semblent avoir été fait du côté d’une politique numérique des infrastructures touristiques ou d’une campagne de sensibilisation auprès des prestataires touristiques pour qu’ils se mettent à la page du Web (comme ce qui avait été fait admirablement du côté de l’Ontario il y a des années déjà avec l’initiative Les clés du Tourisme). On ne semble pas non plus avoir abordé la question épineuse de Bonjour Québec (qui fait que le Ministère fait la job de promotion touristique de l’industrie au lieu de l’outiller pour qu’elle le fasse elle-même) ou celle de la multiplication absurde des acteurs promotionnels du tourisme (22 ATR ??? il me semble qu’une dizaine feraient sans doute l’affaire).

C’est triste pour l’industrie touristique. C’est aussi triste pour les autres industries qui ont tout avantage à tirer positivement parti du Web pour se faire une promotion efficace et efficiente à l’échelle de la planète…

Vous aimerez peut-être aussi lire

Classement comparatif de la présence médias sociaux des Associations touristiques régionales

Chialage constructif pour le tourisme en ligne

Conférencière Tourisme Web 2.0 : communication directe avec la clientèle

Tendances de l’utilisation du Web par les e-touristes

Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques

Web 2.0 et question existentielle des associations touristiques, partie 2

Assistons-nous à l’Américanisation du tourisme en ligne au Canada ?

L’industrie touristique au Québec et sa courte vue numérique Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut