Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Personnel et peut-être même hors sujet recette

L’Osso Buco sans sauce tomates, ma recette

Il y a quelques semaines je partageais sur ma page Facebook et mon profil twitter que je cuisinais un osso buco avec une recette familiale secrète. Ça a piqué la curiosité de plusieurs. Voici donc cette recette qui me vient de ma demi-sœur par alliance (on ne se parle malheureusement plus depuis un certain temps à cause des changements que vous connaissez on que si vous ne connaissez pas encore, un jour ce sera une agréable surprise pour vous (et en attendant, une agréable pensée pour moi)) qui elle-même l’a prise d’une collègue de bureau. Le nom exact de cette recette est donc perdu dans la nuit des temps, mais moi j’aime bien l’appeler L’osso buco sans sauce tomates (c’est mieux que l’osso buco sauce brune).

La voici donc :
½ cuil. à thé poivre noir
½ cuil. à thé paprika
½ cuil. à thé poivre de cayenne
½ cuil. à thé thym
1 cuil. à thé basilic
½ tasse farine
beurre
1 oignon
1 poivron rouge
1 branche de céleri
3 gousses d’ail en purée
3 tasses de bouillon de poulet
4 morceaux de jarret de veau de grosseurs égales
Dans un bol, mélangez la farine et la moitié des épices. Enfarinez la viande du mélange farine et épice, puis saisir la viande dans votre cocotte avec le beurre. Faire brunir. Baissez votre feu à la puissance moyenne supérieure et ajoutez-y l’oignon, le céleri et les poivrons et cuire 5 minutes de plus. Saupoudrez le reste de farine et mélangez pour faire légèrement dorer la farine avec la viande et les légumes. Ajoutez le reste des épices, l’ail et le bouillon et portez à ébullition. Mettre dans le four, sous couvert, à 350F. et laissez mijoter durant au moins 2 heures ou jusqu’à ce que la viande soit de la tendresse désirée.

MAJ
On me dit sur Twitter (la copine @FrederiqueMarie) que ce n’est pas de l’osso buco s’il n’y a pas de tomates.

@MichelleBlanc sauf votre respect, l’osso buco sans tomate, c’est du jarret de veau mijoté… 😉

@MichelleBlanc ça peut être très bon aussi, mais ce n’est plus de l’osso buco. :)

Je rétorque que c’est faux. Le Wikipedia anglo nous informe plutôt que :

Ossobuco is a Milanese specialty of cross-cut veal shanks braised with vegetables, white wine and broth. It is often garnished with gremolata and traditionally served with risotto alla milanese.
There are two types of ossobuco: a modern version that has tomatoes and the original version which does not. The older version, ossobuco in bianco, is flavored with cinnamon, bay leaf and gremolata. The modern and more popular recipe includes tomatoes, carrots, celery and onions. Gremolata is optional.

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Miracle Whip de Kraft, capitalise sur l’authenticité

Hier soir en écoutant la soirée des Oscars avec Bibitte Électrique, je suis tombée sur le cul (bien que j’étais assise). C’est d’abord Bibitte qui vit la pub (puisque je fumais à l’écart sur mon tabouret en face de la hotte du poêle, et qui m’interpella pour voir cette pub d’une ingéniosité et d’une authenticité remarquable. La voici donc :

La beauté de cette pub est d’admettre que tous ne peuvent aimer la marque Miracle Whip (comme toute marque d’ailleurs) et de demander aux consommateurs de prendre position « Are you MW? » et d’afficher leurs couleurs sur Facebook avec « Take a stand, join the debate ». Mais LA cerise sur le Sundae de cette campagne que je trouve vraiment géniale est le punch line : We’re not for everyone.
Pourquoi je trouve ça génial? Parce qu’en Amérique, Miracle Whip fait partie des meubles. Mais elle a aussi ses détracteurs qui sont les amateurs de mayonnaises, de moutardes Dijon, de condiments haut de gamme et autres produits substituts qui grugent une part de marché. Mais aussi c’est parce qu’elle touche quelque chose d’universel avec le combat des pour et des contre. Un peu comme je l’ai testé moi-même avec mon expérience « le pâté chinois avec sans ou avec ketchup? ». Les gens aiment les débats et aiment s’obstiner amicalement à propos d’usages de tous les jours. La beauté du concept est que je suis certaine que l’on va beaucoup parler de Miracle Whip, que même ses détracteurs vont trouver la marque sympathique et qu’ils iront même peut-être jusqu’à tester de nouveau la Miracle Whip pour se confirmer de nouveau qu’ils préfèrent encore la vraie mayonnaise! Kraft, avec cette publicité, a vraiment compris la dialectique d’authenticité qui fait le succès, ou non, d’une présence médias sociaux. Je les en félicite.

Ça me touche aussi cette pub parce que mon propre brand ne laisse personne indifférent et parce que je sais avoir des partisans et des détracteurs qui sont tous aussi enflammés dans leur opinion à propos de Michelle Blanc.

Alors je paraphrase :
Michelle Blanc n’est pas pour tout le monde! Prenez position! Vous êtes POUR ou CONTRE Michelle Blanc?
À lire aussi :
Chez Forbes : Kraft shows « polirising » sides of Miracle Whip new campaign

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Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques politique et internet statistiques des affaires électroniques

Économie numérique canadienne en ligne, on n’a pas de quoi se vanter

Ça fait déjà plusieurs années que j’observe l’évolution de l’économie numérique canadienne. Mon triste constat se confirme encore ce matin avec le dernier article d’eMarketer US Retailers Help Boost Canadian Ecommerce.
L’analyste et président d’eMarketer Jeffrey Grau est optimiste:

“Retail ecommerce in Canada is late blooming compared with the US,” said Jeffrey Grau, eMarketer senior analyst and author of the new report “Canada Retail Ecommerce Forecast: Measured Growth Ahead.” “But there are reasons for optimism. Online buyers in Canada are extending their purchases beyond travel services, books and event tickets to home electronics, apparel, luxury items and even bulky packaged goods like diapers.”

Il a raison. On observe une demande croissante des internautes canadiens pour acheter des produits en ligne et une diversité quant aux types de produits recherchés par les canadiens. Ce qui m’inquiète surtout (ce qui m’a toujours inquiétée en fait) est l’américanisation de notre économie numérique comme ce second passage le démontre clairement.

A large portion of consumers’ online spending is conducted with establishments outside of Canada, mostly in the US. Statistics Canada reported in 2010 that foreign retail websites accounted for 39.7% of online spending in 2009, down from 44.3% two years earlier. Given the continued popularity of cross-border shopping, Statistics Canada’s 2011 survey will likely show again that foreign sites still account for a large share of online spending.
Online shoppers in Canada are drawn to US websites because they typically offer better product selection and lower prices for some items. And many US retailers have a separate Canadian presence, meaning these statistics understate the influence of US firms in the Canadian ecommerce market.

Donc si je résume, près de 40% de notre économie numérique s’en va aux É.-U. et ce chiffre ne représente qu’une portion de la réalité puisque beaucoup du 60 % restant vont dans les coffres d’entreprises américaines qui ont simplement ouvert une contrepartie d’affaires ici. C’est donc PITOYABLE, il me semble que ça devrait encore une fois militer pour plan numérique canadien ou québécois? À l’approche d’élections fédérales et ou provinciales, il me semble que ce sera à vous, journalistes, consommateurs et chefs d’entreprise, à pousser dans le cul de nos dirigeants politiques, pour qu’enfin ils se diguidinent avec ce dossier économique qui n’en fini plus de s’engluer dans le manque d’intérêt le plus total….

Suggestion de lecture additionnelle
Pourquoi notre économie numérique va chez le diable – une conférence d’il y a 2 ans

Le Lab VOXtv Chronique Pourquoi nos entreprises sont en retard sur le Web ?

Lettre ouverte au Premier ministre du Québec

Pourquoi il faut un plan numérique pour le Québec

et
Américanisation du commerce de détail en ligne canadien

[caption id="" align="alignnone" width="538" caption="Statistique Canada - Achat en ligne des canadiens"]Statistique Canada achat en ligne des canadiens[/caption] [caption id="" align="alignnone" width="538" caption="Statistique Canada -Achat en ligne des canadiens par types de produits"]Achat en ligne des canadiens par type de produits[/caption] [caption id="" align="alignnone" width="535" caption="Statistique Canada - Magasinage en ligne des canadiens par types de produits"]Achat en ligne des canadiens par type de produits[/caption]

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Blogue Blogues d'affaires Facebook Medias et Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique Twitter ou le microblogging

Vous êtes des voyeurs, des chercheurs de troubles et vous aimez la pagaille

Oui, oui, oui, vous mes lecteurs chéris et vous mes followers twitters et amis Facebook vous êtes de méchants voyeurs, chercheurs de troubles et aimez la pagaille. Ne vous en défendez pas. C’est humain et c’est ce qui fait tourner la presse depuis belle lurette. Vous vous souvenez peut-être de « la bonne nouvelle GM » (probablement pas)? C’était un clip d’infos présentés au Nouvelles du soir et qui était quelque chose de positif (avec la mention Bonne nouvelle GM). Curieusement ça ne marche plus et il n’y a plus de « bonne nouvelle whatever ». C’est à feu monsieur Péladeau qu’ont prête l’argument éditorial des trois « S », « sang » « sexe » et « sport » . Dans une optique de référencement, ce concept n’est probablement pas très efficace en termes de référencement. Mais en terme de clic à court terme, c’est vraiment passionnant d’observer le phénomène.

Il n’y a pas longtemps, j’ai mis en ligne mon billet La question du titre d’un billet de blogue (réflexion éditoriale), qui était une observation de pourquoi mon autre billet Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires, avait suscité un taux de clics si impressionnant. Hier soir j’ai pu vérifier de nouveau ce constat avec un simple statu Twitter et Facebook.

Suis encore chez ces esti de tabarnak de @BobLeChef et @AlexisBrault ! LA PREUVE http://twitpic.com/42eskc

Suis encore chez ces esti de tabarnak de @BobLeChef et @Alexi... on Twitpic

Ce statut est la suite d’une discussion avec  Bob Le Chef et Alexis Brault (qui a aussi été mon client pour son webzine 33Mag). Nous disions que c’était d’une tristesse de remarquer que des contenus que nous trouvons vraiment géniaux, ne soient pas particulièrement cliqués, alors que des inepties que nous écrivons, se tapent des scores incroyables. Pour preuve, l’un de mes billets récent dont je suis particulièrement fière (et que généralement on me pait pour savoir alors que je le rends disponible ici gratuitement) est Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux. Ce billet est sans doute là pour la postérité et il sera très efficace en termes de référencement, mais à court terme, un taux de clics sommes toutes assez moyen. C’est de votre faute 🙂

Pour en revenir à mon twitt, si vous cliquez sur l’hyperlien et que vous voyez la photo, il est très évident que je suis loin d’être fâchée avec les copains. Ce serait même tout à fait le contraire (oui je suis (des fois) sarcastique). Après avoir mis cette photo en ligne, nous avons continué « le trash éditorial » avec un statut de @BobLeChef


La fois où @michelleblanc a peté sa coche pendant un tournage de l’Anarchie Culinaire http://bit.ly/fJawQZ #sorry

De la « rocket-science » ou pas, ce vidéo (que je vous mets plus bas dans ce billet) score particulièrement bien pour l’instant. À tel point que des gens croient que je suis réellement fâchée avec Bob et Alexis. Je suis donc une pas pire actrice finalement 🙂

MAJ
Même si j’observe un taux de clic à court terme intéressant avec des titres trash, ce qui me fait réellement plaisir est de scorer positivement dans Google avec des requêtes plus appropriées comme « article scientifique commerce electronique ». 🙂 J’ai de ces paradoxes (et objectifs d’affaires)

MAJ2 + behind the scene

Question de remettre définitivement les pendules à l’heure, voici l’intégrale de mon historique rencontre avec Bob le Chef et son compares de toujours, Alexis Brault.

Je vous invite aussi à regarder les photos du “behind the scene” prise par Daniel Mathieu. Vous pourrez certainement comprendre rapidement la complicité joviale que j’ai eue avec cette bande de passionnés.

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Commerce électronique: mythes Médias sociaux Twitter ou le microblogging Web mobile

Les textos, twitts et le Web causent des problèmes d’orthographe aux jeunes, destruction de mythes tenaces

C’est grâce à une de mes lectrice avisée, que j’ai pris connaissance d’une allocution de monsieur David Crystal, l’un des plus éminents linguistes de la planète, qui détruit le mythe persistant que les sms, les twitts et l’écriture Web, diminuent les capacités littéraires et nuisent à la bonne orthographe des jeunes (bien que monsieur Crystal soit anglophone, ces observations valent certainement aussi pour le Français). Ces arguments sont :

  • Mythe 1 Les messages textes et twitter sont remplis d’abréviations. En fait, seulement 10% du contenu des messages sont des abréviations. D’ailleurs, 80% des messages textes sur le Web ne sont pas entre adolescents, mais plutôt entre adultes.
  • Mythe 2 Les nouvelles abréviations sont un langage codé d’adolescents. La plupart des abréviations utilisées dans les messages textes et twitter ont plus de cent ans d’existence. Par exemple, « C U Later » (pour à bientôt) était déjà utilisé par Lewis Caroll à l’époque victorienne. À cette époque, ils jouaient le soir à se divertir en faisant des jeux de mots abrégés. La reine Victoria elle-même utilisait ces abréviations.
  • Mythe 3 Les ados font disparaître des lettres dans l’orthographe de mots parce que simplement ils ne savent pas écrire. Les ados répondent parce que ça peut sauver de l’argent de texter avec moins de lettres, parce que c’est plus pratique et parce que c’est cool. La réflexion est donc que si vous enlevez des lettres parce que c’est cool, vous savez donc que vous enlevez ces lettres. Vous ne serez pas cool si vous ne savez pas le code. Donc vous savez de facto « le code ». En fait, ça prouve aussi que les meilleurs « texteurs » sont aussi des champions de l’autographe. Plusieurs recherches démontrent d’ailleurs que plus vous textez et plus vous commencez à texter jeune, pour votre niveau de littératie sera grand. Parce que souvent les adultes (et les parents) oublient que d’utiliser Twitter, les SMS et le Web, dans le fond ce qu’on fait est de lire et d’écrire.
  • Mythe 4 Les jeunes sont tellement inconscients de leurs erreurs d’orthographes lorsqu’ils écrivent les textos, qu’ils reproduisent ces erreurs dans leurs textes scolaires. Lorsqu’on demande aux professeurs s »’ils retrouvent ces abréviations dans les travaux de leurs étudiants, ils confirment que ce n’est pas le cas et si on le demande aux étudiants eux-mêmes, ils croient que vous blaguez ou que vous n’êtes pas sérieux.

Voici le message de l’une de mes lectrices (son nom est caviardé pour protéger son identité)

Mythes: twitter, texter a des effets pervers sur la qualité de la langue

Bonjour,

Bel et bien des mythes. Un linguiste britannique le démontre et si le sujet vous intéresse, voici une vidéo YouTube dans laquelle il explique (31 minutes).

David Crystal – Texts and Tweets: myths and realities

Il parle pour la langue anglaise. Mais j’ai tendance à penser que cela s’applique aussi au français. Je dis souvent que mes fils (16, 13 et 10 ans) sont tri ou quadrilingues : français, anglais, serbo-croate (pour mon plus grand) et… Twitt/Text. Ils en savent bien plus sur l’adjectif « K10 » que je ne l’aurais imaginé…

Toujours un plaisir de vous lire (ou vous voir dans les médias),

(caviardé)

PS: Je découvre une nouvelle photo de vous sur votre blog. Vous êtes s.u.p.e.r.b.e. !

L’allocution de monsieur David Crystal sur Youtube

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Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux

La question de comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux et une question récurrente qui ne me semble pas si compliquée que ça, mais qui intrigue beaucoup de mes clients. Je donne souvent l’exemple de Lululemon que je trouve très positif comme approche de contenus (non ils ne sont pas clients, je n’ai jamais travaillé avec eux et je suis aussi capable de valoriser des entreprises sans pour autant faire de frics avec eux). Lululemon vend des vêtements de Yoga haut de gamme. Mais sur Twitter et Facebook, leur blogue et Flickr, ils parlent :
-de yoga
-de course
-de danse
-d’exercice physique
-de nutrition
-de leurs employés, philosophie, culture, organisations
-de voyages, de cours, de lieu pour faire du yoga, danse, exercice.

Ils ne font pas que de parler de leurs produits, mais lorsqu’ils en parlent, le taux de clic doit être assez impressionnant. Ils ont compris que s’ils ne faisaient que de parler de leurs pantalons en lycra ça n’intéresserait personne. Mais en parlant du « sujet » pour lequel les pantalons de lycra peuvent servir, ils intéressent les gens, ont différents points de discussions et de contacts avec eux, bref, qu’ils sont cools, informés et passionnés par leur produit et ce qui l’entoure.

C’est un peu la même réflexion que doit se faire une entreprise, quelle qu’elle soit, afin de trouver sa niche éditoriale. Vos produits et services répondent à quel besoin? Ils règlent quels problèmes? Quels sont les produits complémentaires à ce que vous vendez? Quels sont les sites d’intérêts, blogues, experts de votre secteur avec qui vous pourriez être en contact, que vous pourriez citer (vous avez un droit de citation qui est celui de prendre un court extrait et de le mettre en contexte. Ce n’est pas un droit de copier-coller.), avec qui vous pourriez collaborer ou de qui vous pourriez vous inspirer? En fait, comment pourriez-vous parler de vos produits et services sans parler de vos produits et services? Là est la question! Vous remarquerez aussi sans doute que dans mon blogue, il n’y a pas de pages produits et services. Pourtant mon blogue et mes différentes présences Web sont mes seuls éléments de vente puisque je ne suis pas dans les pages jaunes et que je ne fais de pub à nulle part. Pourtant, mes affaires vont bien et le téléphone et les courriels de clients entrent sur une base régulière. Je parle suffisamment de stratégie Web, de marketing internet, de médias sociaux, de référencement et autres sujets (qui sont en fait mon offre de service) pour ne pas avoir à développer davantage une page statique répétant ad nauseam ce que je peux faire pour un client. Vous pouvez dire que vous êtes bon et que vous connaissez le sujet (ou les sujets qui entourent vos produits ou services) ou encore vous pouvez le prouver en en parlant jusqu’à la fin des temps…

MAJ
Dans ce billet j’ai oublié de noter que le genre de politique éditoriale dont je parle en est une très utile pour faire de l’acquisition et de la rétention de clients (marketing pull). Il va de soi qu’une foule d’objectifs d’affaires différents et/ou de publics auxquels on s’adresse peuvent venir enrichir et diversifier sensiblement une ligne éditoriale. À titre d’exemple, mon client André Nollet, Directeur général de Tourisme Mauricie, a un blogue dont l’un des objectifs est de faire avancer la réflexion de gestion touristique et d’enjeux de son industrie auprès des membres de sont association touristique régionale, de ses pairs des autres ATR et du Ministère du Tourisme du Québec. Bien que son blogue ne serve pas tant que ça directement son site corporatif, il fait avancer de manière très directe ses nombreux dossiers politiques internes et externes. Il me confie même qu’à chacun de ses billets il a beaucoup plus de courriels et de commentaires « off the record », que de commentaires directement dans son blogue. Il existe donc une variété infinie de combinaisons éditoriales possibles, mais il m’apparaît cependant clair qu’il faut faire l’effort de ne pas strictement parler de ses produits et services. Il y a tant d’autres choses possibles à dire…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Pour éviter les malentendus et quiproquos, n’oubliez pas de fermer vos sessions

Ce week-end il m’est arrivé un échange de courriel plutôt cocasse. Je le reproduis ici avec la permission de l’auteur. Cet échange commence par une insulte qui est liée au courriel que reçoivent les gens qui inscrivent un commentaire sur mon blogue :

Courriel

Foutez-moi la paix.

moi

Je ne comprends pas? Vous recevez quoi au juste? Le commentaire qui suit?

Courriel

Chère Michelle,
je suis absolument désolée!!!
mon père, qui a 86 ans, s’est retrouvé par erreur sur ma boîte mail en pensant que c’était la sienne (il a aussi une boîte gmail)
Il a cru avoir reçu des spam et a répondu ce « foutez-moi la paix » (alors que je lui ai dit maintes fois de ne jamais répondre aux spam….), et je suis maintenant dans une posture bien délicate à votre égard.
Sachez que je n’ai pas l’habitude d’invectiver qui que ce soit et encore moins les personnes que je respecte, ce qui est votre cas.
J’espère que vous ne me tiendrez par rigueur de cette lamentable erreur dûe à l’âge de mon père!
très cordialement,
(caviardé)
(de France)

moi

Au contraire, c’est vraiment cocasse au point de me donner le goût d’en faire un billet :-))

Courriel

bon, alors si cela vous fait rire, moi aussi, mais je viens d’engueuler mon père!! le pauvre, il a l’air tout coupable

moi

Alors vous me permettez d’en faire un billet en retirant votre nom?

Courriel

oui bien sûr! j’ai hâte et je crains de le lire! et tout cas, je ferais plus attention à l’avenir à verrouiller mes comptes web quand je suis à la maison, parce que entre les enfants et les personnes âgées, il y a plein de dangers insoupçonnés!
(Caviardé)

Morale de cette histoire
Lorsque vous naviguez sur le Web dans une maison avec plein d’autres usagers, d’un café internet ou d’une bibliothèque, n’oubliez jamais de fermer votre session courriel, de transaction bancaire ou de tout autre site ayant des données personnelles sur vous. Idéalement, effacez aussi les témoins de votre naviguateur. De plus, les insultes que vous recevez sont parfois de simples quiproquos. Dans ces rares cas, c’est même rafraichissant 🙂

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La question du « beau » sur le Web, ou pourquoi ça me fait toujours rire

mmanquablement, lorsque j’ai un nouveau client, je peux facilement jauger sa connaissance (ou méconnaissance) du Web et l’emprise que les « agences de pub, comm., graphique, etceatera) ont sur lieu par l’insistance qu’il met dans la question « Je veux un bôôôôôôôôô site web ». Il ne me demande pas je veux un site web efficace, je veux des retombés d’affaires, comment faire pour acquérir des clients sur le Web, non l’insistance du questionnement se fait surtout sur « mon site va-t-il être beau? ».

C’est une question tellement répétitive et classique que ça me fait souvent sourire. Je réponds souvent par la boutade, si vous devez choisir entre un restaurant qui est beau et un restaurant qui est bon lequel préférez-vous? Ils me répondent inévitablement le restaurant qui est bon. Le Web c’est la même chose. Idéalement on veut manger dans un restaurant qui est bon ET qui est beau, mais si on doit choisir, le bon l’emportera haut la main. Mais avec bien des clients, avant qu‘on n’entre dans le pourquoi du comment, c’est plutôt le beau qui les fascine, qui les enthousiasme, qui les fait triper.

J’ai un client qui fait affaire avec une grosse agence de communication américaine. Il me montre le document de 40 pages que l’agence a préparé pour le nouveau site Web de mon client. Du blabla bien intéressant, du beau en « veux-tu en vla », on y parle même du « concept du site Web ». Cependant, à aucun endroit on ne parle de technologie utilisée!!! Aucune ligne sur le langage de programmation, le type de base de données, d’interface d’administration, de retombées d’affaires, d’objectifs d’affaires, de propriété du code source ou autres formalités “qui donnent mal à la tête”.

Parlant de restaurant, ça me fait penser à l’un de mes clients qui a déjà eu l’obsession du beau, mais qui a finalement compris que son investissement se devait d’être pas mal plus que juste ça. Son site est en ligne depuis quelques semaines et vous savez quoi, il est particulièrement beau aussi. Il s’agit de LaPiazzetta.ca et bien que la mise en place complète de la stratégie en ligne ne sera complétée que dans plusieurs mois encore, déjà je suis fière de ce site parce que oui il est beau, mais surtout, parce qu’il sera d’une efficacité redoutable (réalisé par La Fabrique de blogue).

D’autres réalisations récentes, de certains de mes clients, qui sont aussi d’abord efficaces et dont l’aspect esthétique répond à leurs besoins :

Sherbrooke-Innopole (Mis en ligne par LubieVision)

MassageEmporium (Mis en ligne par équipe interne)

À lire aussi:

Chez DessinsDrummond:
La théorie du « Beau » vs « Efficace » via Michelle Blanc

Ici sur ce blogue:

Site de commerce en ligne et l’intérêt du beau

Est-ce que le « beau » design est important en ligne?

À propos de design et de Flash

Sur le Web, la magie et les miracles, ça n’existe pas

À propos des agences Web intégrées

Les 10 erreurs les plus courantes de design Web

Les 10 principes de design Web selon Google

La question du « beau » sur le Web, ou pourquoi ça me fait toujours rire Lire la suite »

Facebook

Pourquoi Facebook me fait tant réagir et que j’ai mentionné que c’était de la merde?

Ça fait 10 ans que je fais de la consultation Web. Des promesses de recettes miracles qui donnent des résultats sans effort j’en ai vu, et jamais, au grand jamais, ces promesses (ou plutôt celle que les organisations utilisatrices se font dans leur tête) ne se sont réalisées. Prenons MySpace par exemple. Longtemps ça a été présenté comme le nirvana des musiciens. Allez sur MySpace si vous voulez la chance de devenir une star! Dans les années 70, il n’y avait probablement que 10 personnes sur la planète qui pouvaient faire de vous une star. Grâce à MySpace, vous pouviez désormais les contourner. Le hic est que sur MySpace, vous avez des centaines de milliers de band qui se battent pour l’attention d’une centaine de millions de paires d’oreilles. Comment donc ressortir du lot? Qui plus est, MySpace est une plate-forme propriétaire qui fait SA LOI. Elle décide un beau matin (comme c’est arrivé fréquemment) de changer SA LOI, son interface ou tout autre élément de sa propriété, et vous êtes baisé.
Facebook aussi est une plate forme propriétaire avec SES Règles, SA LOI, SON infrascturure technologique dont vous serez tributaire jusqu’à la fin des temps. Si on compare Facebook à Google ou à Twitter, il est certain que les deux ont aussi leurs conditions d’utilisations qui leur sont propres, que chacun d’eux puisse décider pour une raison ou une autre de vous « interdire de présence » sur leur propriété qui est en fait une porte d’entrée du web. Mais JAMAIS ILS NE POURRONT VOUS EFFACER DU WEB. Comme ils sont des portes d’entrée, ils ne sont pas des « cages dorées ». Vous ne transitez que par eux, vous n’êtes pas chez eux (sauf pour twitter, mais tout de même Twitter fonctionne avec le Web, pas en vas clos et est destiné entre autres à vous envoyer ailleurs sur le Web). Ce qui est tout à fait à l’opposé de Facebook. De plus, il y a toujours l’argument de « Facebook a 500 millions d’usagers ». So fucking what? Facebook a ses usagers, pas vous. Vous ne faites partie que d’une minuscule unité parmi les 500 millions. D’accord vous avez 25 000 fans, vous payez $10 000 par mois en pub afin d’avoir un droit de dialogue avec eux, mais « that’s it ». Comprenez bien que je suis moi-même sur Facebook avec un profil, quelques pages et un groupe. J’en retire des bénéfices d’affaires, mais JAMAIS ma présence Web ne se résumera à Facebook et JAMAIS je ne croirai que c’est une plate-forme miracle comparativement au reste du Web (que visitent les autres 2 milliards d’utilisateurs). Aux entreprises qui se targent de faire du 2.0, ce n’est pas parce que vous êtes sur Facebook et que vous avez mis une tite page que vous faites du web 2.0. Ce sont d’excellents terrains de jeu. Vous pouvez certainement y faire de belles découvertes. Mais dans le web 2.0 il y a le « web » et « 2.0 », dans Facebook il y a le « 2.0 » mais il n’y a pas le Web, il y a Facebook. Facebook se coupe et coupe volontairement ses usagers du reste du Web. Facebook est une plate-forme publicitaire alléchante et performante. Mais il y a une différence entre être dans les pages jaunes et avoir son catalogue. Facebook c’est les pages jaunes, votre présence Web c’est le catalogue. Il ne faudra jamais l’oublier…

P.-S. D’accord Facebook ce n’est pas SEULEMENT de la merde. Oui il y a du positif dans Facebook. Il faut juste relativiser les promesses de succès facile que bien des organisations se mettent dans la tête en croyant Facebook LA CLÉ de leur succès web.

MAJ
Un autre son de cloche de pourquoi il faut être prudent avec Facebook et venant du billet Pourquoi les fans abandonnent les marques sur Facebook, de Mycomunitymanager, tous simplement parce que vous avez acheté des fans avec vos spéciaux et qu’ils vous effaceront dès que la promo sera terminée, parce que vous y parlerez trop ou trop de vous ou parce que vous n’avez strictement rien à dire…

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Paywithatweet : une nouvelle forme de paiement viral et social

C’est ma conjointe Bibitte Électrique qui dans l’un de ses statuts Facebook, en faisant la promotion de l’une de ses découvertes musicale, Dumbo Gets Mad – Elephants At The Door LP, me fait découvrir le service Paywithatweet.com. C’est sans doute la plus géniale invention de promotion (possiblement très utile dans l’industrie culturelle), que j’ai vue depuis très longtemps. Leur page décrit à qui cela pourrait être utile aux artistes, journalistes et éditeurs, auteurs, publicitaires, scientifiques et professionnels (vendez vos thèses ou documents didactiques et faites-vous de la promo), industrie du divertissement (vendez en avant première vos trailers) etc. Ça fait longtemps que je dis que l’argent n’est plus nécessairement dans la création intellectuelle, mais dans les produits dérivés de celle-ci. Voilà enfin un moyen technique de capitaliser sur « son don de propriété intellectuelle ».

P.-S. Notez que vous pouvez aussi payer avec un status Facebook mais l’entreprise s’appelle tout de même « payez avec un twitt ». Je pense que tout comme Klout, le nouvel étalon de l’influence sur le Web, ils ont compris que l’effet viral est plus important sur Twitter que sur Facebook…
P.-S. 2 Je crois bien que les potes de Misteur Valaire vont rapidement sauter dans le train de Paywithatweet (si ce n’est déjà fait)
P.-S.3 mon ancien billet : Attali et l’argumentation pour le téléchargement gratuit est certainement un bon complément de lecture

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