Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Blogues d'affaires Facebook géolocalisation Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Veille stratégique et Internet Web 2.0

Classement comparatif de la présence médias sociaux des Associations touristiques régionales

Ça fait déjà un bon moment que je dis que les médias sociaux ce n’est pas tellement une question de budget qu’une question de philosophie communicationnelle, de passion et de compréhension du Web. Mon client, Tourisme Mauricie est clairement un chef de file du tourisme en ligne du Québec. Depuis des mois, son directeur général et le personnel de l’ATR se font titiller par les autres associations touristiques pour savoir :

Mais qu’est-ce que ça vous donne d’être sur les médias sociaux?
Est-ce réellement rentable votre présence Web?
Qu’est-ce que vous allez faire d’autre sur le Web?

Par ailleurs, le célèbre professeur de marketing et conférencier Luc Dupont a récemment décerné la palme de la stratégie Web 2.0 à Tourisme Mauricie lors du Rendez-vous 2011 de la Société des attractions touristiques du Québec (SATQ) et de Festival et événements Québec (FEQ).

Le trophée de la meilleure stratégie web 2.0 en tourisme selon @LucDupont va à… @Mauricie!!! Bravo!! #rvsatqfeq

Mon client, André Nollet, directeur général de Tourisme Mauricie, tête de cochon notoire, empêcheur de tourner en rond et sceptique de première, voulut savoir ce qu’il en était. Était-ce vrai? Sur quelle base pouvions-nous objectivement vérifier cette affirmation? Outre cette affirmation, comment Tourisme Mauricie se comparaît-elle réellement à l’ensemble des ATR (Association Touristique Régionale) quant à la présence médias sociaux et plus généralement quant à une présence Web? Il me donna donc le mandat de faire une analyse neutre, objective, avec des outils permettant à tous de confirmer (ou non) par eux-mêmes ces affirmations. Je me suis donc affairée à ce test de performance web 2.0.

Comparer des pommes avec des pommes

L’un des problèmes majeurs d’une analyse comparative, est de trouver des entreprises de tailles équivalentes, afin évaluer leurs performances respectives. Dans l’industrie touristique en général et chez les ATR en particulier, il y a une démesure de moyens qui est évidente. Comment comparer un Tourisme Montréal au budget faramineux, à une association touristique régionale de très petite taille comme celle de Tourisme Centre du Québec? Afin d’égaliser les chances et les résultats, j’avais donc besoin d’un facteur de pondération. Ce facteur m’a été fourni par monsieur Nollet. Il s’agit du nombre d’employés de chacune des organisations (un chiffre de 2009). Comme nous n’avons aucune idée des enveloppes budgétaires, des investissements web ou des ressources mises en place, nous pouvons supposer que le nombre d’employés d’une organisation est sans doute une unité qui devrait correspondre à l’enveloppe budgétaire globale d’une organisation (parce que les ATR ont toutes à peu près la même mission, les mêmes enjeux et les mêmes objectifs. Ce n’est que l’ampleur des moyens qui variera.) et que la masse salariale d’un ATR devrait sans doute aussi correspondre à un pourcentage équivalent de l’enveloppe budgétaire totale de l’organisation. J’ai aussi pris en considération que certains facteurs d’analyse ne se prêtent pas à une pondération et qu’un savant mélange de facteurs pondérés et de facteurs non pondérés, devrait donner une image assez précise des résultats web de chacun. Aussi, les outils de mesures utilisés ont tous des défauts qui leur sont propres. Cependant, ces biais agiront de la même manière pour chacune des organisations. Leurs effets sont donc nuls et ils peuvent servir d’outils de benchmark neutre. Finalement, chaque organisation a priorisé sa présence Web de différentes façons. Mon analyse a donc essayé de couvrir le plus large éventail d’une saine présence Web et d’une présence médias sociaux. Sauf quelques outils comme Klout ou le page Rank de Google (qui sont des indices d’influence) les outils utilisés sont des indicateurs quantitatifs, plutôt que qualitatifs.

Voici donc les résultats de mon analyse :

Meilleure présence médias sociaux

1-Tourisme Mauricie
2- Tourisme Montréal
3- ex-equo Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean et Tourisme Cantons-de-l’Est
4- Tourisme Gaspésie

Les surprises :

– Le Page Rank de 7 de Tourisme Montréal et la quantité phénoménale de vidéos vues sur Youtube par employés
– Le nombre impressionnant d’hyperliens par employés de Tourisme Centre du Québec
– Le nombre impressionnant de fans Facebook par employés de Tourisme Gaspésie
– La piètre performance de l’Office de tourisme de Québec

Le fichier abrégé des résultats (XLSX)

Le fichier abrégé des résultats (PDF)

(Pour le fichier complet des analyses, les journalistes peuvent me le demander par courriel. Ils peuvent aussi se présenter au kiosque de Tourisme Mauricie jeudi le 14 avril, lors de la journée La Bourse des médias 2011. Étant donné que cette analyse appartient à Tourisme Mauricie. Pour avoir le fichier complet de celle-ci, veuillez en faire la demande directement à Tourisme Mauricie via le courriel : info(at)tourismemauricie.com)

Conclusion

On me dira sans doute que mon analyse est biaisée. J’assume ce biais, dévoile que mon client paie cette étude, mais note tout de même que les outils externes utilisés disent quand même ce qu’ils disent. Ils révèlent que Tourisme Mauricie a performé de façon remarquable sur plusieurs indices externes de performances web et médias sociaux. Ils disent aussi que même avec les critères non pondérés, Tourisme Mauricie surclasse la très grande majorité des ATR. Ils démontrent aussi finalement que ce n’est pas tant une question de budget que de compréhension et de passion qui fait qu’une présence web est efficace et que ça se mesure l’efficacité sur le web, avec des critères externes. Je suis donc officiellement de l’avis de monsieur Dupont et je confirme que Tourisme Mauricie a la meilleure stratégie web 2.0 des ATR du Québec. Pour en rajouter une couche, voici un autre graphique permettant de juger de l’augmentation de l’achalandage du site de Tourisme Mauricie. (Tiré d’un courriel de madame Anaïs Laurent, Dir. Marketing de Tourisme Mauricie, avec permission de publier)

Prospective

Tourisme Mauricie étant en recherche et développement web constant, c’est jeudi le 14 que sera dévoilé son nouveau mécanisme de navigation et de sélection de services basé sur les besoins des clients, plutôt que sur les services offerts par une région touristique. Ce concept de navigation et de sélection révolutionnaire s’appelle Les ambiances vacances. En attendant de pouvoir essayer vous-même ce nouveau système de mise en marché Web, vous pouvez lire ce qu’en dit Le Nouvelliste Des ambiances vacances à promouvoir…

MAJ
C’est aujourd’hui qu’est finalement en ligne le module http://www.monambiancevacances.com ( Ambiances.tourismemauricie.com développé par la fabrique de blogues) qui est une innovation majeure dans la mise en marché web des destinations de voyages. Déjà avec les suggestions d’activités à faire en Mauricie en fonction de la météo, Tourisme Mauricie innovait il y a deux ans (concept qui a été repris entre autre par BonjourQuébec.com).

Mais avec le concept de navigation par ambiance, Tourisme Mauricie repousse les limites de la mise en marché web de destination. Le client a donc le choix entre huit ambiances vacances (il peut aussi répondre à un questionnaire dont le résultat lui indiquera l’ambiance qui convient le mieux à sa personnalité) qui chacune présente une offre touristique adaptée, en fonction de 6 zones géographiques spécifiques, permettant au touriste de se faire un itinéraire et une liste d’activités et d’attraits répondant exactement à ses besoins spécifiques. J’ai comme l’impression qu’encore une fois, Bonjour Québec et autres intervenants touristiques locaux et internationaux copieront cette innovation afin de l’intégrer à leur tour dans leur offre en ligne…

Classement comparatif de la présence médias sociaux des Associations touristiques régionales Lire la suite »

Economie des affaires électroniques politique et internet statistiques des affaires électroniques Technologies Internet

Réponse à Le Canada et la Gaspésie sont le tiers-monde des technos usagers

Je reçois ce courriel et ce billet que je vous partage avec plaisir

Bonjour Michelle,

Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, mais je vous avais invité à notre colloque sur la Génération C.

J’aimerais réagir sur votre article sur votre blogue et sur vos propos dans le site du Pharillon concernant le branchement en Gaspésie.

J’ai écrit un article de mon propre chef.

Voyez comment vous pourrez le publier.

Je pourrais toujours le placer dans notre blogue. Mais je vous laisse le choix de le publier ailleurs.

Mes salutations les plus cordiales.

Vincent Tanguay

Vice-président Québec, Innovation et Transfert

CEFRIO

Merci Michelle Blanc,

Trois articles publiés successivement dans votre blogue (https://www.michelleblanc.com/2011/04/05/quel-parti-politique-canadien-va-se-tenir-debout-pour-l%E2%80%99economie-numerique/ et https://www.michelleblanc.com/2009/08/07/le-canada-est-tiers-monde-technos-usager/ ) et dans Canoë par le Pharillon http://lepharillon.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=185669 , font état d’une situation fort embarrassante pour le Canada et le Québec qui se targuent d’être à l’avant-garde du développement économique pour s’être sortis gagnants de la dernière récession. La région de la Gaspésie et des Îles de-la-Madeleine oeuvre avec beaucoup d’énergie et de dynamisme pour se faire une place dans cette nouvelle économie. Le développement, qu’il soit économique ou social, passe dorénavant par l’innovation. Dans cet univers de l’innovation, l’usage que l’on fait des technologies de l’information et de la communication et des réseaux qui les supportent est indéniable. Les alertes et les appels que vous lancez à ceux qui nous gouvernent et nous proposent des services ne laissent personne indifférent.

Je voudrais cependant revenir sur trois points qui nécessitent un renforcement de vos propos, fort justes d’ailleurs.

1. La qualité de la connectivité et les coûts qui leur sont associés au Canada, au Québec et en Gaspésie.
2. La nécessité d’un plan de développement du numérique pour le bien-être de la population et pour le développement d’une économie où le numérique joue un rôle essentiel.
3. Mes amis Gaspésiens, des bâtisseurs de la nouvelle économie.

Allons-y successivement.

1. La qualité de la connectivité et les coûts qui leur sont associés au Canada, au Québec et en Gaspésie.
Vous avez entièrement raison sur le fond ; au Canada, au Québec et en Gaspésie, ça coûte vraiment cher et la vitesse est inégale. Je ne veux pas défendre les fournisseurs d’accès Internet, mais il est difficile de comparer la situation canadienne, québécoise, voire même gaspésienne avec la Corée ou le Japon, voire même la vieille Europe. Vous savez un de mes vieux profs de sciences humaines disait « nous n’avons peut-être pas une histoire mais on a une géographie ». Et c’est encore plus vrai en Gaspésie. Il y a un prix à payer pour les grands espaces où la démographie nous joue des tours. Alors que la Corée du sud compte 482 hab/km2, en Gaspésie on n’en compte que 4,6 hab/km2. À Tokyo, nous comptons 4 553 hab/km2 et 353 pour l’ensemble du pays. Je comprends fort bien que le Japon puisse être le champion de la vitesse du téléchargement (92,8 Mo/sec) et que la Corée du Sud se défende bien en ce qui a trait au prix (4,48$ US comme prix moyen par megabit/seconde). Ajoutons à cela le fait que les firmes qui possèdent les fibres optiques et les satellites sont des entreprises privées où l’actionnariat demande des comptes à tous les trois mois, la conclusion n’est pas difficile à induire.

Et c’est ce que nous rencontrons en Gaspésie. Pourtant, ce ne sont pas les projets de connectivité et les initiatives qui manquent. Des initiatives fort louables d’ailleurs. Le Réseau collectif de communications électroniques et d’outils de gestion Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine (http://www.rcgim.net/?page=accueil) qui branche à  grandevitesse allant jusqu’à 100 megabits/seconde les institutions publiques et les municipalités. Il permet notamment au Cégep de la Gaspésie et des Îles de-la- Madeleine d’offrir en temps réel des expériences de laboratoire et la formation à distance des futures infirmières des Îles de-la-Madeleine à partir de Gaspé. Le site de la Conférence régionale des Élus démontre clairement le dynamisme de la région http://www.cre-gim.net/ . Il faut aussi signaler des initiatives fort intéressantes comme celle de la Municipalité de Nouvelle dans la Baie-des-Chaleurs où les citoyens sont branchés à Internet haute-vitesse par la municipalité et où le coût du branchement de 50 $/an est placé sur le compte de taxes.

Mais, il est certain que pour les citoyens qui ne sont pas directement sur le circuit desservi par la fibre, il est encore difficile de se brancher à Internet haute vitesse.
De plus, la situation 2009 à laquelle on fait référence est différente de la situation 2011. L’accès Internet haute vitesse est disponible dans toutes les communautés, de même que l’accès au cellulaire (couverture d’environ 90 % de la 132), Enfin Internet mobile est aussi accessible dans toutes les communautés… Les données de référence datent de 2009. Le CEFRIO est entrain de colliger les données régionales et elles devraient être disponibles avant la fin du printemps.

2. La nécessité d’un plan de développement du numérique pour le bien-être de la population et pour le développement d’une économie où le numérique joue un rôle essentiel.

Il y a un travail de pédagogie à faire à la grandeur du territoire du Québec pour faire du virage numérique une clé essentielle au développement. Les politiciens nationaux et locaux doivent en être convaincus. Car tout plan pensé nationalement s’appliquera région par région, école par école, secteur industriel par secteur industriel (tourisme, produits du terroir, culture, …). Et c’est vrai pour tous les secteurs de l’activité humaine. Au delà du branchement et de l’immensité du territoire, la fracture numérique existera toujours car la barre est toujours plus haute à chaque trimestre. L’attention des politiciens est souvent distraite par les problèmes qui bondissent. Et pendant ce temps, la fracture s’accroit.

Nous sommes tous en attente. Mais pendant ce temps, nous devons agir localement, régionalement. Et être présent en régions et dans les secteurs les plus pauvres de nos villes. Non pour juger mais pour agir sur le long terme, pour construire des ponts de collaboration.

3. Mes amis Gaspésiens, des bâtisseurs de la nouvelle économie.

Je travaille depuis quelques années avec les acteurs du développement économique et social de la Baie-des-Chaleurs et depuis peu avec la CRÉ de la Gaspésie et des Îles de-la-Madeleine pour faire de la Gaspésie le premier territoire numérique du Québec. Et les projets ne manquent pas.

Ici c’est le Centre des services sociaux et de santé de la Baie-des-Chaleurs qui construit avec l’Hôpital de Maria et ses satellites une organisation apprenante. Il faut voir les initiatives. Les technologies déployées pour rendre les gestes professionnels de l’infirmière accessibles au bout des doigts aux débutantes ou à celles qui doivent changer de département.

Là, ce sont les jeunes trentenaires du Journal culturel Graffici qui est distribué aux 40,000 foyers de la Gaspésie se transformer en Laboratoire vivant pour viser la convergence des médias avec la collaboration des radios, des télévisions communautaires, des journalistes professionnels et d’autres journalistes citoyens qui relayeront via une nouvelle plateforme d’information régionale, les nouvelles du territoire, animeront des débats, donneront la parole aux élus et aux citoyens. Nous sommes sur un territoire de près de 1000 kilomètres de pourtour gaspésien et les grands médias nationaux n’ont pas d’antenne permanente, mis à part Télé-Québec.

Les initiatives du cégep de Gaspé sont aussi intéressantes pour la formation à distance dans 4 centres sur le territoire d’où il est possible de suivre une formation collégiale.
Tous le savent, on branche une collectivité et on développe des contenus. Ou on développe des contenus pour inciter au branchement, C’est la poule ou l’oeuf. Les leaders locaux de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, soutenus fortement par la CRÉGIM, ont opté pour les deux.

Nous ne pouvons que les admirer.

Conclusion

Mme Blanc, vous avez bien raison d’être scandalisée, toutes les parties prenantes devraient s’engager à réaliser le branchement sur fibre de tous les citoyens, sans oublier ceux des régions. Un grand débat public-privé sur un vaste chantier numérique pourrait en fournir l’occasion.

Vincent Tanguay,
Vice-président, Innovation et Transfert
CEFRIO

Réponse à Le Canada et la Gaspésie sont le tiers-monde des technos usagers Lire la suite »

Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux politique et internet

Élection fédérale 2011 et médias sociaux = pochitude à peine consommée

Ça fait déjà quelques semaines que j’accorde des entrevues à divers médias concernant nos politiciens sur les médias sociaux. Ils sont d’une pochitude exemplaire (pour les potes d’ailleurs « pochitude » signifie en Québécois nouveau, être nul, vraiment pas bon). En général, parce qu’il y a des exceptions bien sûr, ils se servent des médias sociaux comme des poteaux le long des autoroutes ou comme les pubs qu’ils passent à la télévision. En mode push, pas en mode conversationnel. Pour vérifier par vous-même qui est influent, de quoi ils parlent et où s’en vont les discussions, visitez le site Politwitter.ca qui recense et compare au niveau statistique, la présence de nos élus sur les médias sociaux. Je vous invite aussi à lire ou écouter diverses entrevues que j’ai données sur ce sujet vraiment décourageant (je vous invite aussi à lire ou relire mon billet Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique?) :

Petite note ironique : Ce matin apparait sur mon fil twitter :

@michelleblanc 20% des électeurs inscrits comptentsur les médias sociaux pour rester informé sur les questions politiques http://ow.ly/4xJdS

La revue de presse des entrevues accordées:

Élection fédérale 2011 et médias sociaux = pochitude à peine consommée Lire la suite »

Droit et Internet Facebook Les médias sociaux 101 et 201 Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Jean-Luc Mongrain et l’usurpation d’identité

La semaine dernière j’eus l’immense plaisir d’être invitée à l’émission phare de LCN, Mongrain, avec l’ineffable Jean-Luc-Mongrain. Je crois que c’est sans doute l’une de mes meilleures entrevues (disons que la chimie entre monsieur Mongrain et moi-même a plutôt bien passé). Nous y avons discuté de médias sociaux, d’usurpation d’identité et de la différence entre Facebook et Twitter.
Visionnez ou revisionnez cette entrevue

Pour en savoir plus sur l’usurpation d’identité, relisez mes billets :
Le Lab VOXtv – Chronique : Usurpation d’identité, Twittersnob, domaineurs et autres fléaux

De l’usurpation d’identité sur les médias sociaux

De l’usurpation d’identité sur les médias sociaux II

Pour comprendre les différences entre Facebook et Twitter, vous pouvez lire les billets de mes catégories Facebook et Twitter et le microblogging. Vous pouvez aussi relire les billets spécifiques suivant où je traite des différences entre les deux outils.

Facebook vs Twitter

Pourquoi Twitter est supérieur à Facebook dans une optique de marketing et relations publiques?

Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires

Des précision sur Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires

Jean-Luc Mongrain et l’usurpation d’identité Lire la suite »

Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Personnel et peut-être même hors sujet Twitter ou le microblogging

Inspirationbain-com un marketing qui fait vomir, dégueulasse et sans vergogne

Inspirationbain.com sont de réels imbéciles ou encore ils sont peut-être d’une naïveté aberrante en confiant leur marketing à des crétins. Je ne sais pas. Par contre, ce que je sais est qu’outre ce billet où je vais expliquer pourquoi ils sont des tarés, jamais je ne vais encourager cette entreprise et je vous suggère fortement d’en faire autant.
Voici donc pourquoi Inspirationbain.com me font sauter une coche. Déjà que je n’aime pas particulièrement les robots sur twitter. Vous savez ces robots qui réagissent à des mots spécifiques et qui polluent les médias sociaux avec leurs mièvreries? Certains robots sont amusants. Par exemple, il y avait sur twitter le robot Poutinebot (qui n’existe plus) qui chaque fois qu’un usager mettait le mot poutine dans un statut, recevait un retwitt de PoutineBot. Ça fait rigoler un moment, après ça devient vite insignifiant. Mais c’est relativement, sans conséquence. Par contre, Inspirationbain.com utilise l’image d’une jeune fille à peine pubère, Valérie Marais (qui n’existe probablement pas), pour spammer systématiquement les usagers Twitter qui mettent le mot bain dans leur status. Leur message est toujours le même :

un site pas mal pour refaire sa salle de bain : www.inspirationbain.com:

Mais ce qui m’énerve vraiment est que ce robot, en plus de me spammer avec leurs cochonneries et d’utiliser l’image d’une jeune fille pubère, utilise aussi le twitt d’un organisme que j’appuie publiquement, le RQASF (Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes travaille à l’amélioration de la santé des femmes, ainsi que de leurs conditions de vie.) Le RQASF vient d’ailleurs de publier un pamphlet auquel j’ai participé (que je mets en hyperlien plus bas) et qui vise justement à contrer l’utilisation de jeunes filles comme modèle, pour l’industrie de la mode. Alors de voir qu’on utilise l’image d’une jeune fille pour vendre un blogue de salle de bains, ça me fait réagir vivement. Qu’on le fasse de surcroit en spammant les usagers twitters à partir d’un robot! C’en est trop….

Copie d’écran de cette merde utilisée pour mousser Inspirationbain.com

[caption id="" align="alignnone" width="605" caption="Spam twitter de merde de Inspirationbain.com"]Spam twitter de merde de Inspirationbain.com[/caption]

La campagne de sensibilisation de l’utilisation de l’image de la femme dans les publicités de l’industrie de la mode du RQASF

Pour une mode en santé : une responsabilité individuelle et collective
Les consommatrices exigent un changement. Elles comprennent de mieux en mieux les rouages de la mode et réagissent négativement au porno-chic et à la maigreur extrême. Initiative du RQASF, Pour une mode en santé dénonce l’image stéréotypée véhiculée par l’industrie, et ses impacts sur la santé physique et psychologique des femmes. Gros plan sur la diversité. Pleins feux sur l’innovation.

Le shooting photo auquel j’ai participé

Inspirationbain-com un marketing qui fait vomir, dégueulasse et sans vergogne Lire la suite »

Economie des affaires électroniques politique et internet statistiques des affaires électroniques

Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique?

Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique? C’est une question qui, au moment d’écrire ces lignes, n’a pas de réponses. Ce matin, je prends connaissance du document de  l’institut de la statistique du Québec, Utilisation d’Internet à des fins personnelles au Québec en 2009 (PDF) (un résumé est publié plus bas). Dans ce document, on apprend entre autres que la Gaspésie est dans les bas-fonds du taux d’utilisation d’Internet. Ce n’est pas très long pour qu’une journaliste du coin me téléphone pour savoir ce que j’en pense. JE SUIS SCAN-DA-LI-SÉE. Pas tant pour la Gaspésie, que pour le Québec et le Canada en entier. J’ai déjà pété une coche en Abitibi pour le manque de technos usager dans ce coin de pays (tel que relaté dans mon billet Chialage constructif pour le tourisme en ligne), je me doute donc que ça doit être pas mal pire en Gaspésie. Ce que me confirme avec indignation la journaliste à qui j’ai parlé. Or, on se targue de vouloir développer « une économie du savoir »! On aimerait bien que des cerveaux qui peuvent travailler de n’importe quel endroit sur la planète (pourvu qu’ils aient accès à la haute vitesse), s’en aillent travailler en région. Seulement, pour y travailler ça prend des infrastructures numériques et elles n’y sont pas. De plus, même pas besoin d’aller en Gaspésie, à Montréal même , notre très haute vitesse qui fait l’envie des Gaspésiens, est 20 fois inférieure à la basse vitesse du Japon, et ce, pour la troisième plus dispendieuse connexion internet des pays de l’OCD (qu’incidemment, le CRTC trouve encore pas assez cher et veulent donc maintenant nous faire payer à l’utilisation). Que dire de notre économie numérique qui fou le camp aux USA (la moitié de notre argent dépensé en ligne sort du pays)? Pourtant, je n’ai encore rien vu dans cette campagne qui soulève ces trop épineuses questions de notre économie d’aujourd’hui et de demain. On se complait à faire des publicités négatives et encore aucun parti n’a clairement indiqué que ça devrait être un enjeu économique important.

Plusieurs partenaires de Yulbiz Montréal et acteurs du Web au Québec ont déjà fait la promotion de l’idée d’Un plan numérique pour le Québec (tel qu’illustré dans une Lettre ouverte au Premier ministre du Québec (toujours restée sans réponse)). Alors pourquoi pas Un plan numérique pour le Canada?

Faits saillants de Utilisation d’Internet à des fins personnelles au Québec en 2009 (PDF)

• En 2009, le taux d’utilisation d’Internet à des fins personnelles par les Québécois de 16 ans et plus s’élève à 77,1 %, tandis que la moyenne canadienne se situe à 80,3 %. Parmi les jeunes de 16 à 24 ans, ce taux est de 97,8 %.

• De toutes les provinces, c’est au Québec que l’on retrouve la plus faible proportion d’utilisateurs d’Internet qui accèdent à Internet à partir de leur domicile en utilisant un téléphone mobile ou autre assistant numérique personnel sans fil (14,3 %).

• Les régions administratives de Laval (86,8 %), de Montréal (83 %) et de l’Outaouais (79,6 %) affichent les taux d’utilisation d’Internet les plus élevés, alors que les taux les plus faibles s’observent dans les régions de la Gaspésie–Îles-de-laMadeleine (55,7%) et du Bas-Saint-Laurent (61,9%).

• La moyenne québécoise de l’utilisation d’Internet à domicile avec une connexion haute vitesse est passée de 84,5 % en 2007 à 90,5 % en 2009.

• Les activités les plus populaires sur Internet au Québec sont le courrier électronique, la recherche d’information sur des questions particulières telles que la généalogie, l’histoire et l’éducation des enfants, et la lecture de bulletins météorologiques.

• Il y a 46,3 % des Québécois qui ont fait du lèche-vitrine ou magasinage en ligne, et 33,6 % qui ont commandé un bien ou un service directement sur Internet en 2009. La valeur totale des commandes s’élève à 2,6 milliards de dollars.

• Parmi les individus qui ont effectué des commandes électroniques au cours de l’année 2009, 91,7 % ont payé directement sur Internet.

Il est intéressant (voire plutôt affligeant)  de mettre ces données en perspectives avec d’autres nombreuses données que j’ai déjà partagées ici dans mes billets :

Le Canada est le tiers-monde des technos usager

L’impact négatif sur l’économie canadienne de la décision du CRTC de permettre la facturation à l’utilisation

Économie numérique canadienne en ligne, on n’a pas de quoi se vanter

Pourquoi notre économie numérique va chez le diable – une conférence d’il y a 2 ans

RDI Économie, L’état du Web 2010 au Québec et la Netiquette

Le Lab VOXtv Chronique Pourquoi nos entreprises sont en retard sur le Web ?

Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique? Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

JeffSabres , la saga, les enjeux et les limites

(Comme une enquête policière est toujours en cour et qu’un procès au criminel aura lieu, les noms, détails de l’opération, indices et techniques spécifiques ne seront pas mentionnés dans ce billet et s’ils apparaissent en commentaire, ils seront caviardés).

Depuis plusieurs semaines, un jeune (sans doute très perturbé psychologiquement) qui se faisait appelé JeffSabres sur Twitter, sévissait sur et hors du web, pour insulter et menacer des gens très connus de même que des inconnus. J’ai eu la malchance (comme ça m’arrive parfois à cause de mon statut de personnalité et de nouvelle femme) d’être l’une de ses trop nombreuses victimes. Sur twitter j’ai souvent vu le commentaire :

Mais vous n’avez qu’à le bloquer et à le rapporter comme spam.

C’est tout à fait vrai et c’est même ce qui est fortement recommandé comme action face à un emmerdeur, un troll ou un rager (comme l’illustre le fameux tableau développé par la US Air Force, de mon billet US Air Force, Vos enjeux de relations publiques 2.0 peuvent difficilement être pires que les leurs ou encore dans le fascicule du SPVM à propos de la cyberintimidation). Le problème est que le suspect en question (appelons-le de même), se créait des clones de son compte twitter à la vitesse de l’éclair et surtout, qu’il sévissait aussi dans la vraie vie (songez par exemple, au téléphone ou aux envois postaux). Vous avez sans doute aussi remarqué qu’outre la semaine de vacance que j’ai prise, mes contenus web avaient sensiblement diminué. C’est qu’en plus d’une lourde charge de travail, je devais aussi de gérer cet emmerdeur insistant et envahissant. Après avoir fait le tour des options possibles qui s’offraient à moi, j’ai dû me résigner à prendre le taureau par les cornes et à hacker moi-même cet individu, via des techniques de social engineering, afin d’amasser suffisamment de preuves factuelles, pour monter un dossier solide devant servir d’outil pour la poursuite criminelle. C’est donc avec soulagement que je sais aujourd’hui que l’individu a été appréhendé. Je sais cependant aussi que nous ne sommes qu’au début des procédures et qu’elles risquent d’être longues et ardues.
Quelques constats
Lorsqu’on parle de cyberintimidation, on parle souvent, à juste titre, de celle qui sévit dans nos établissements scolaires. On ne parle cependant pas assez de celle qui sévit au grand jour, pour la population adulte, pour les femmes, pour les minorités visibles et pour les personnalités. Il y a malheureusement encore trop de crackpot dans nos rues et sur le Web. D’ailleurs, ces zigotos croient pouvoir se cacher derrière un clavier et un pseudonyme, pour faire royalement chier la planète. SUR TWITTER, FACEBOOK, LES FORUMS, LES BLOGUES OU AILLEURS, VOUS N’ÊTES ET NE SEREZ JAMAIS TOTALEMENT ANONYME.

Par ailleurs, j’avais accepté de comparaître à titre de témoin expert le 31 mars, à la chambre des communes à Ottawa, devant le Comité permanent de la condition féminine pour une Étude sur les impacts des médias sociaux et des nouvelles technologies de communication sur la violence faite aux femmes et aux filles. Étant donné le déclenchement des élections, cette excellente initiative est donc remise aux calendes grecques. Par contre, j’y aurais certainement mentionné que :

La cyberintimidation n’est pas qu’une affaire d’intimidation à l’école. Elle est répandue à la grandeur de la société.
Les corps de polices n’ont pas suffisamment de ressources pour s’attaquer au problème grandissant de la cyberintimidation. Leur accent principal de s’attaquer à la cyberpédophilie est louable, mais ils devraient maintenant avoir les ressources pour s’attaquer efficacement aux autres types de cybercriminalité.
Il est inadmissible que les policiers et les enquêteurs qui ne font pas partie des escouades spécialisées des crimes technologiques ou des départements de relations publiques n’aient pas accès aux médias sociaux pour faciliter et boucler leurs enquêtes.
Des formations spécifiques devraient être montées pour armer les corps de police (à tous les échelons) à réagir promptement et efficacement aux menaces cybercriminelles, émanant du Web.
Le gouvernement devrait obliger les propriétaires de plate-formes médias sociaux qui oeuvrent en territoire canadien (songeons à Facebook et Twitter), de collaborer avec les services de police et d’accélérer le traitement des mandats judiciaire en vue d’obtenir les adresses IP, les courriels et autres informations pertinentes, permettant de résoudre des crimes technologiques visant des citoyens canadiens.

JeffSabres , la saga, les enjeux et les limites Lire la suite »

Twitter ou le microblogging

Twitter, déjà cinq ans et un web diffèrent grâce à lui

Il y a quatre ans, j’écrivais Twitter c’est pour les twitt. Depuis, j’ai complètement changé de perspective et écrit plusieurs centaines de billets à son propos. C’est que Twitter est difficile à appréhender (comme le montre le graphique plus bas) et qu’il devient efficace une fois qu’on obtient un effet réseau. Pour expliquer ça, c’est un peu comme si on est le seul à avoir un fax. On ne fera pas grand-chose avec un seul fax. Mais lorsque plusieurs personnes de notre réseau a un fax, il prend toute son utilité. C’est la même chose avec Twitter. Si vous ne suivez que quelques personnes qui eux ne twittent que sporadiquement, Twitter a l’air vraiment inutile. Mais une fois que notre réseau est établi et que nous suivons des centaines de gens qui ont des intérêts semblables aux nôtres, Twitter prend tout son sens.

Je rappellerais aussi que c’est grâce à twitter si nous parlons désormais de web en temps réel et qu’à la mort de Michael Jackson (comme j’en parlais dans le billet Les moteurs de recherche en temps réel), les moteurs de recherches ont dû s’adapter à cette nouvelle réalité. Ils se sont notamment adaptés aux infos en temps réels que l’on trouve sur Twitter, en signant des ententes avec elle, afin de pomper leur fil de données pour les faire apparaître dans leurs résultats de recherche. C’est d’ailleurs, à ce jour, la principale source de revenus de Twitter.
Je vous invite à fouiller vous-même dans ma catégorie Twitter ou le microblogging pour retrouver, de mes archives, les quelques centaines de billets que j’ai écrits à son propos ou encore à relire ces quelques billets que j’ai choisis pour vous.

Questions réponses à propos de Twitter

Ces organisations qui ne comprennent pas Twitter

LeLab VOXtv, chronique Twitter explication et l’impact sur les médias

Twitter, le profil sociodémo, les bénéfices et le point de vue de son CEO

Le « n’importe quoi » sur Twitter et dans les études à son propos

Le cas Twitter parmi les médias sociaux

À propos d’une éthique de Twitter

À propos du bruit dans Twitter

Twitter, le nouveau fil de presse?

Twitter pour les nuls

Twitter, déjà cinq ans et un web diffèrent grâce à lui Lire la suite »

À titre de conférencière Blogues d'affaires Code-source libre Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Web mobile

Conférencière Médias sociaux et festivals

Demain je serai conférencière Médias sociaux et festivals, lors d’un événement privé de la direction des commandites de Loto-Québec. C’est que Loto-Québec remercie ses partenaires événementiels en leur offrant une journée de formation. Le titre de ma conférence : Les Médias Sociaux 101 Pour ces organisations qui croient être des festivals

et ma première diapo :
VOUS N’ÊTES PAS

UN FESTIVAL

VOUS ÊTES

UN SUJET

Je vais certainement les « shaker un peu ». L’idée derrière cette boutade est de faire prendre conscience aux Festivals (comme à n’importe quelle organisation d’ailleurs) qu’ils sont avant tout un SUJET, s’ils veulent être efficaces en ligne et trouver une ligne éditoriale. Comme je l’explique dans mes autres billets Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux et Politique éditoriale et tabous:

En fait, comment pourriez-vous parler de vos produits et services sans parler de vos produits et services? Là est la question!

Comme c’est mon habitude lorsque je suis conférencière, ma présentation est disponible en ligne au préalable.

Conférencière Médias sociaux et festivals Lire la suite »

Blogues d'affaires Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique

Politique éditoriale et tabous

Lorsque j’étais au Collège Militaire Royal de St-Jean, lors de ma formation d’officier, nous avions des cours de bienséances visant à nous préparer aux « Mess Diner ». Ce sont en fait de grands diners de gala extrêmement protocolaires. L’une des choses qu’on nous apprenait et qu’il était proscrit de discuter de trois sujets lors de ces soupers, mais aussi lorsque nous étions dans le mess d’officier. Nous ne devions pas parler de RELIGION, POLITIQUE ou de SEXE. Étrangement, je suis restée avec ces tabous et je crois que dans une politique éditoriale médias sociaux d’entreprise, ce sont des tabous qu’il est certainement préférable d’observer. La raison est que ce sont des sujets à vive polémique et qu’il est très facile d’avoir des discussions qui vont dégénérer rapidement avec ces sujets. De plus, si votre opinion est contraire à celle de vos clients, vous risquez fortement d’en perdre une couple en cours de route. Comprenez que personnellement j’ai largement discuté de ma transition et que je suis parfois scandaleuse (ça fait sans doute partie de mon personnage et de ma personnalité), mais je n’ai pourtant jamais dans mes blogues et autres présences web, discuté de sexe, de politique ou de religion. Vous n’avez aucune idée du (ou des) allégeances politiques qui sont les miennes, de mes points de vue religieux, ou de mes pratiques sexuelles. Hors de ces trois tabous (dans un contexte d’affaires), vous pouvez parler de pratiquement n’importe quoi et j’encourage systématiquement mes clients à sortir une fois de temps à autre de leur ligne éditoriale pour partager quelque chose de personnel (comme je le fais moi-même dans ma catégorie Personnel et peut-être même hors sujet) afin d’humaniser la marque, l’entreprise ou le blogueur d’affaires. Un client me faisait même remarqué qu’il n’aimait pas le compte twitter d’un très grand spécialiste du marketing, parce que justement il ne fait que partager des infos marketing sur twitter et que ça lui donne l’impression que cet homme est plus une machine à hyperlien que quelqu’un de réellement humain. Si vous ne savez pas quels sujets vous pourriez inclure dans votre politique éditoriale, je vous suggère de lire ou de relire mon billet Comment trouver sa politique éditoriale médias sociaux.

MAJ
La suite de ma réflexion, 6 ans plus tard, est ici: Les marques et organisations doivent-elles être neutres sur le Web et dans les médias?

Politique éditoriale et tabous Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut