Economie des affaires électroniques

Commentaires ou articles sur différents aspects de l’économie du commerce électronique.

Blogue Blogues d'affaires Démocratie en ligne Economie des affaires électroniques Facebook Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux politique et internet Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging Yulbiz

La perte de contrôle salutaire

L’initiative de la Lettre ouverte au premier ministre est empreinte d’une perte de contrôle du message que je trouve très salutaire et inspirante. Je vous raconte sa petite histoire. Tout d’abord, c’est dans les commentaires de mon blogue que l’idée jaillit à Patricia Tessier de remplacer la question du mois habituelle de Montréal.yulbiz.org, par une lettre ouverte au Premier Ministre. J’acquiesce à sa suggestion, une fois que le CA de Yulbiz approuve la chose, puis elle rédige la lettre, avec entre autres, des inputs de Martin Lessard et de moi-même, puis des corrections des membres de CA de Yulbiz.org. Le soir même, nous faisons signer une copie de la lettre à quelque 45 personnes qui sont présentes au Yulbiz-Montréal du mois d’octobre. Dans la même journée, Cedric fontaine crée un groupe Facebook, Monsieur Charest – Le Québec a besoin d’un plan numérique. Monsieur Fontaine décide de créer ce groupe de sa propre initiative et n’est pas mandaté par Yulbiz.org pour faire ça. Entretemps, les discussions s’enflamment sur Twitter, les blogueurs republient la lettre au premier ministre chez eux et certains y vont même de leurs ajouts forts pertinents, aux demandes qui sont déjà faites. Puis monsieur Martin Comeau décide (avec l’aval de son employeur Ixmedia) de mettre en ligne un wiki, unplannumeriquepourlequebec.com qui permet de structurer la réflexion collective et de recueillir les positions des partis, en ce qui a trait à l’économie numérique, s’ils daignent y participer.

Cette petite histoire est très instructive de ce que peut offrir le Web 2. Tout d’abord, une idée germe dans un blogue puis comme elle est bonne, elle se répand de manière organique dans le Web. Plusieurs autres personnes se joignent à l’idée initiale, l’alimentent et poussent la réflexion. D’autres acteurs Web mettent en ligne des outils Web 2 gratuits et les partage en offrant la possibilité de créer collectivement la réflexion.
Constats


Si Yulbiz.org et son CA n’avaient pas accepté de laisser partir le message et avaient castré les initiatives individuelles qui sont venues s’y greffer, les résultats, à ce jour, ne seraient pas ce qu’ils sont et le milieu Web n’y aurait pas pris part avec une telle énergie. Pour permettre aux gens de se sentir interpellé par un message, il faut leur permettre de se l’approprier, de le modifier, de jouer avec et de le répandre à nouveau selon les préceptes qu’ils jugent approprié. Pour que le message circule, il faut accepter une perte de contrôle salutaire de celui-ci.

Les résultats à ce jour
De nombreuses mentions média
45 signatures sur du papier
34 blogueurs influents qui reprennent la lettre au premier ministre et la rediffusent aux centaines de milliers de lecteurs de blogues qu’ils rejoignent collectivement
Une page Facebook qui a 208 membres à ce jour
Un wiki qui est en ligne afin de peaufiner et de garnir la réflexion pour une saine économie numérique
Des dizaines de twitter faisant la promotion et discutant des divers éléments présentés ici comme en fait foi, par exemple, les Twitts Unplannumériquepourlequebec.

La perte de contrôle salutaire Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Economie des affaires électroniques Edito sans question Gouvernement électronique politique et internet Yulbiz

Lettre ouverte au Premier ministre du Québec

Depuis plusieurs mois, les membres de l’organisation Yulbiz.org, (et en particulier ceux du chapitre de Montréal ) se rencontrent et se questionnent sur le blogue d’affaires. Plusieurs d’entre eux se désolent du peu d’intérêts que semble démontrer notre gouvernement provincial en regard d’une politique claire et efficace, visant à permettre l’éclosion d’une saine économie numérique au Québec. Dans le but avoué d’inciter notre gouvernement à agir, la collègue blogueuse d’affaires Patricia Tessier, comme suite à un commentaire de ce blogue pour le billet Le Québec en retard sur le Canada sur le plan des acheteurs en lignes, a rédigé une lettre que je reproduis ici, qui sera aussi sur le site de Yulbiz Montréal et que je vous invite à reprendre sur vos blogues respectifs et à signer ce soir, lors du Yulbiz d’octobre.

Monsieur Jean Charest
Premier ministre
Conseil exécutif
Édifice Honoré-Mercier
835, boulevard René-Lévesque Est, 3e étage
Québec (Québec) G1A1B4
Télécopieur : 418 646-1854
Monsieur le Premier Ministre,
Tout récemment, l’Indice du commerce électronique au Québec et Recherche Internet Canada (RIC) publiaient respectivement un rapport sur l’état de l’utilisation d’Internet au Québec et au Canada. Suite à la publication de ces rapports, force est de constater que le Québec est nettement en retard par rapport au reste du Canada. Par exemple, avec 64% d’internautes à l’été 2007, le Québec était 19 points derrière l’Alberta qui revendiquait la première place avec un taux de pénétration de 83%. Le rapport nous démontre aussi que l’on retrouve un écart de 15% dans les niveaux d’adoption entre les Canadiens anglophones et francophones (82% contre 67%).
Par ailleurs, l’Indice du commerce électronique au Québec rapporte qu’il y a eu pour 3,5 milliards de dollars d’achats en ligne sur un an au Québec (septembre 2007 – août 2008). Toutefois, au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger.
• 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou de particuliers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux),
• 146 millions de dollars en mai (58 %),
• 103 millions de dollars en juillet (33 %).

Une des raisons principales est qu’il y a peu d’offres québécoises. Uniquement 52% des PME disent avoir leur propre site internet. Et de celles-ci seulement:

• 30% y proposent du service après vente,
• 26% acceptent des commandes en ligne,
• 7% reçoivent des paiements en ligne.

Nous sommes d’avis que les investissements dans l’économie numérique accroissent la compétitivité de l’ensemble des autres secteurs de l’économie et que la préparation d’un plan de développement de l’économie numérique est un impératif pour le gouvernement québécois.

Nous avons identifié quatre priorités :

1) Permettre à tous les Québécois d’accéder aux réseaux et aux services numériques et éliminer les barrières liées à la sécurité des transactions en ligne.
2) Accroître l’adoption et diversifier les usages d’Internet dans les entreprises, en particulier les PME.
3) Garantir la formation aux usages des technologies de l’information dès le plus jeune âge.
4) Implanter une gouvernance numérique.

Citoyens

Le gouvernement québécois doit garantir l’accès à tous les Québécois à Internet haut débit partout dans la province. L’Internet haut débit constitue aujourd’hui, comme l’eau, le téléphone ou l’électricité, une commodité essentielle.

Parallèlement, il est critique de renforcer la confiance numérique. Uniquement 47% des adultes québécois considèrent les transactions effectuées par carte de crédit sur Internet très ou assez sécuritaire alors que les problèmes réels de sécurité sont plus rares que dans le cas des transactions hors Internet.

Finalement, des mesures doivent être développées pour assurer la protection de la liberté d’expression des citoyens. Un individu confiant participera activement aux débats politiques et à l’activité économique et contribuera ainsi à la santé de notre société.
PME
Alors que le développement des PME est l’une des clés de notre avenir économique, celles-ci ne disposent souvent pas des ressources ou des connaissances nécessaires pour évaluer les bénéfices qu’elles pourraient retirer des investissements en TIC et non pas, non plus, l’expertise requise pour définir une stratégie cohérente avec leur stratégie d’affaires.

Le faible taux de participation des entreprises québécoises à l’économie numérique et l’exode des dollars d’achat des Québécois sont inquiétants pour l’avenir de notre économie. Il apparaît primordial que l’offre de services numériques doit être renforcée au Québec. Pour atteindre cet objectif, les entreprises doivent trouver un environnement favorable au développement des outils numériques notamment par une sensibilisation accrue des PME et une aide financière à l’investissement.

Éducation

L’introduction d’une formation, dès le plus jeune âge, répond à la nécessité de donner, à chaque enfant, des compétences qui sont devenues aujourd’hui indispensables pour réussir tant au niveau professionnel que social.
À cet égard, il est pertinent de garantir la disponibilité d’un accès à Internet haut débit et WiFi dans chaque école et université, d’améliorer les synergies des universités avec les entreprises en général et les entreprises de haute technologie en particulier et de créer des incubateurs d’entreprises.
Finalement, la numérisation accrue et la disponibilité en ligne des contenus académiques et leur libre accès sont des incontournables.

Gouvernement

L’efficacité des actions « numériques » du gouvernement passera par une mise en œuvre concertée et non par un écartèlement des efforts et des budgets entre différents ministères. Il nous appert critique que ce rôle soit regroupé sous un seul ministre avec une capacité d’agir de façon transversale.

L’administration publique doit moderniser l’accès au travail parlementaire en implantant des outils additionnels d’information, de transaction et d’échange. La transparence doit être à l’ordre du jour et le gouvernement doit ainsi démontrer qu’il a confiance au fait que les citoyens sont d’importants contributeurs à notre système démocratique.

Il est aussi impératif que le gouvernement québécois soit un porte-parole de la neutralité du net et s’assure qu’Internet demeure ouvert et accessible à tous.

Finalement, il est important que le gouvernement provincial supporte et guide les gouvernements municipaux en matière de politiques numériques. En effet, ces derniers sont des acteurs importants du développement de l’économie numérique locale.

En conclusion, sans actions claires du gouvernement, nous croyons que le Québec court le risque de maintenir son retard et d’être laissé pour compte dans l’économie de demain. Nous vous demandons de planifier, au plus tôt, un exercice de réflexions et un plan de mise en œuvre pour stimuler l’économie numérique au Québec afin que nous puissions, non seulement rattraper le retard, mais devenir une nation qui prendra sa place et se distinguera dans la nouvelle économie.

Veuillez agréer, Monsieur Charest, nos salutations les plus distinguées.

Regroupement YulBiz Montréal

N’hésitez pas à ajouter vos noms en commentaires et en signant ce document ce soir…

MAJ

Un groupe Facebook viens d’être créé. N’hésitez pas à le joindre Monsieur Charest – Le Québec a besoin d’un plan numérique

Lettre ouverte au Premier ministre du Québec Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques statistiques des affaires électroniques

Le Québec en retard sur le Canada sur le plan des acheteurs en lignes

Hier je vous pointais vers une étude sur le Profil des internautes canadiens. Or, au Québec, il existe l’étude mensuelle l’indice du commerce électronique qui est mise à jour notamment par la firme SOM. C’est dans le blogue de SOM que je remarque (ils ont fait l’effort de comparer le Québec et le Canada) que le Québec est très en retard en matière d’achats en lignes.

(…)38 % des internautes canadiens auraient fait un achat au cours du mois précédent le sondage. Sachant que, selon cette même étude, 78 % des adultes canadiens seraient des internautes, ça signifie que 30 % de l’ensemble des adultes canadiens auraient fait des achats en ligne à l’été 2007. C’est essentiellement le double de ce que l’on mesure au Québec avec l’ICEQ… Ouch!
(…)
le tableau de la page 61 place le Québec comme bon dernier sur le plan canadien en ce qui a trait au pourcentage d’utilisateurs d’Internet… Avec 64 % d’internautes à l’été 2007, le Québec serait 19 points derrière l’Alberta qui revendiquerait la première place avec un taux de pénétration de 83 %. Selon ce même tableau, le Québec aurait même reculé de 4 points depuis 2004!

Mon chauvinisme québécois en prend un méchant coup. Snif, snif, snif… Je vais donc aller m’acheter quelque chose en ligne pour faire ma part. Ce sera peut-être une boîte de Kleenex…

Le Québec en retard sur le Canada sur le plan des acheteurs en lignes Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques statistiques des affaires électroniques

Le coût de la protection de la vie privée = 20 heures par mois

Le coût de la protection de la vie privée est de 20 heures par mois. C’est l’aberrante découverte que j’ai fait sur le blogue de l’un de mes mentors, Vincent Gautrais, qui cite l’étude d’Aleecia M. McDonald et de Lorrie Faith Cranor (Carnegie Mellon University) The Cost of Reading Privacy Policies(PDF) qu’il a déniché via Slashdot.

The researchers, one of whom is an EFF board member, calculated how long it would take the average user to read through the privacy policies of the sites visited in a year. The answer: 200 hours, at a hypothetical cost to the US economy of $365 billion, more than half the financial bailout package.

Mouais, une chance que comme tous je clique sans réellement lire ces divers documents légaux! Mais est-ce réellement la bonne chose à faire pour moi ou pour les entreprises?

Le coût de la protection de la vie privée = 20 heures par mois Lire la suite »

Economie des affaires électroniques Marketing Internet statistiques des affaires électroniques

La crise économique américaine devrait épargner la pub numérique, mais faire mal à la pub traditionnelle

Déjà, dans mon billet La crise financière américaine pourrait aider le Web, j’exprimais l’idée que la publicité interactive pourrait continuer de croitre malgré les perturbations économiques. Cette assertion se confirme dans un récent article d’eMarketer, qui cite un sondage de septembre 2008, d’Epsilon, fait auprès de 175 CMO (Chief Marketing Officier) américains.

Chief Marketing Officers at many of the biggest brands in the nation are seeing a major shift in the marketing landscape. Almost two-thirds (63%) of the 175 marketing executives surveyed see an increase in their spending on interactive/digital marketing while 59% report a decrease in traditional marketing spend.
The survey additionally describes the tough challenges that top CMOs face in this current economic climate: 65% say that the money spent on advertising as a whole will decrease due to the current economy. In contrast, 94% of CMOs and marketing executives agreed with the statement, ‘A tough economic period is precisely the time when marketing plays a key role.’
CMOs are shifting to more targeted and measurable marketing strategies. When asked how their firm determines their target market for each channel, 50% stated that they use data driven marketing techniques: 31% of respondents agreed with the statement: « e You use sophisticated modeling tools to analyze existing customer data (behavioral, preference and demographic) ‘and 19% said that they ‘analyze past purchase behavior. ‘In contrast, 28% said they made ‘rough estimates based on past experience.’

Ça me réjouit de constater que mon instinct est aussi pertinent…

La crise économique américaine devrait épargner la pub numérique, mais faire mal à la pub traditionnelle Lire la suite »

Code-source libre Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique politique et internet Technologies Internet Web 2.0

Pétition demandant l’utilisation du logiciel libre au gouvernement du Québec

Je vous ai déjà parlé de Cyrille Béraud, ce Donquichotte du logiciel libre et de sa poursuite contre le gouvernement du Québec qu’il accuse d’être une succursale de Microsoft. Vous pouvez, à votre manière, supporter sa cause en signant une pétition en ligne via le site Mesopinions.com dont voici le texte :

A l’attention de : Monique Jérôme-Forget, ministre des finances et présidente du conseil du trésor du Québec

Le gouvernement du Québec fait face à deux poursuites entamées par des organismes liés aux logiciels libres. En mars 2008, Cyrille Béraud, de Savoir-Faire Linux, une société informatique de Montréal, a fait parvenir à la Cour supérieure une poursuite contre la Régie des rentes du Québec. En effet, la Régie annonçait qu’elle comptait effectuer, sans appel d’offres, le renouvellement des licences de ses systèmes d’opération.

Voilà maintenant que l’organisme FACIL, une association à but non lucratif qui fait la promotion de l’informatique libre au Québec, affirme que le gouvernement du Québec octroie aussi des contrats sans appel d’offres, violant ainsi ses propres règles. Le Québec aurait déjà versé plus de 80 millions de dollars à Microsoft pour l’achat de licences du système d’exploitation Windows Vista et aurait octroyé des contrats d’achats de logiciels pour plus de 25 millions de dollars durant la période de février à juin 2008.

Alors que la plupart des pays industrialisés ont commencé, depuis plusieurs années, la migration de leurs infrastructures technologiques en utilisant des logiciels libres, l’administration publique québécoise accuse déjà un retard prononcé. En France, des centaines de milliers de postes de travail de fonctionnaires migrent vers des logiciels libres et, au Pays-Bas, l’administration publique, l’une des plus modernes du monde, a rendu obligatoire l’utilisation de formats libres, en plus de mesures obligeant le secteur public à évaluer et opter pour des logiciels libres.

Une politique d’utilisation de logiciels libres dans l’Administration publique permettrait la création d’emplois durables, ainsi que des économies substantielles. Le gouvernement du Québec refuse, pour l’instant, d’évaluer et même d’envisager l’option du logiciel libre.

Nous demandons donc, à la ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor du Québec de favoriser le développement et l’utilisation des logiciels libres dans l’administration publique, et ce, pour le bien-être économique du Québec.

Donc, si vous êtes en faveur de cette requête (que je trouve très légitime), n’hésitez pas à signer ici

Pétition demandant l’utilisation du logiciel libre au gouvernement du Québec Lire la suite »

Commerce de détail en ligne Economie des affaires électroniques statistiques des affaires électroniques

3,5 milliards $ d’achats en ligne sur un an au Québec

3,5 milliards $ d’achats en ligne sur un an au Québec, est le constat qui est maintenant possible d’observer comme suite à l’initiative du CEFRIO, de SOM et de VDL2 et de leur indice du commerce électronique, après un an d’existence.

Premier bilan annuel
« Après 15 mois de collecte, nous détenons désormais suffisamment de données pour tracer un portrait de l’évolution du commerce électronique au Québec et dégager de grandes tendances, déclare Eric Lacroix, directeur de projet, SOM Recherches et Sondages. Ainsi, selon une moyenne établie entre les mois de septembre 2007 et août 2008, 16 % des adultes québécois ont acheté pour 3,5 milliards de dollars de produits et services sur Internet au cours de la dernière année. »

« Ce premier bilan annuel nous apprend également que le commerce électronique a fait des gains notables au Québec. Ainsi, le total des achats mensuels en ligne est passé de 220 millions de dollars en septembre 2007 à 320 millions de dollars en août dernier, ce qui représente une hausse de 100 millions de dollars, déclare Najoua Kooli, directrice de projet, CEFRIO. Au cours de la même période, le montant moyen dépensé par cyberacheteur a connu la même croissance passant de 244 $ à 362 $ par mois. »

Toutefois, bien que les budgets alloués aux achats sur Internet aient augmenté au Québec au cours de la dernière année, le nombre de cyberacheteurs est, quant à lui, demeuré stable (voir le graphique en annexe). Ainsi, près de 900 000 adultes québécois (16 %) ont dépensé en moyenne 314 dollars par mois sur Internet dans les derniers douze mois.

« Avec des achats de 3,5 milliards de dollars en un an, le commerce électronique devient une composante incontournable du commerce de détail. Or, l’Indice nous apprend qu’au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger, souligne Philippe Le Roux, président de VDL2. Ce qui représente une opportunité majeure pour les entreprises québécoises dans un contexte de ralentissement économique. »

Plus précisément, l’Indice a révélé que 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou de particuliers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux), 146 millions de dollars en mai (58 %) et 103 millions de dollars en juillet (33 %).

Et qu’achètent les Québécois sur Internet ? Leurs paniers d’achats sont principalement composés de livres, revues et journaux en ligne (14 %), de vêtements, bijoux et accessoires (14 %), d’appareils électroniques grand public (11 %), de matériel d’ordinateur (9,8 %), de billets de spectacle et autres produits de divertissement (9,7 %), d’arrangements de voyage (8,9 %) et de musique (8,6 %).

Les réponses à la question que j’ai posée à M. Philippe Le Roux de VDL2 comme suite à la conférence de presse de l’indice du commerce électronique sont en mise à jour à mon billet La crise financière américaine pourrait aider le Web.

3,5 milliards $ d’achats en ligne sur un an au Québec Lire la suite »

Economie des affaires électroniques Edito sans question Médias qui sollicitent mes avis

La crise financière américaine pourrait aider le Web

Comprenez bien que je ne suis pas devineresse. Je crois cependant que bien que la crise financière que nous vivons sera très néfaste pour plusieurs épargnants, pour les gens qui perdront leurs emplois ou leurs maisons à cause de problèmes hypothécaires, elle pourrait aussi avoir certains effets bénéfiques, notamment sur la croissance des affaires électronique. Pourquoi je pense ça?

Lors de rationalisation, les entreprises cherchent à trouver des moyens de faire plus avec moins. Le « self service » que permet le Web répond justement à cet objectif d’affaires.

Les outils de travail collaboratifs devraient être de plus en plus utilisés (web conférence à la Skype, outils de partages de documents à la NetMeeting, hub de gestion des connaissances comme les Wiki) afin de réduire les dépenses de déplacements et d’hébergements.

La crise financière jumelée à la croissance du prix de l’essence incitera de plus en plus les consommateurs à magasiner sur le Web avant d’utiliser la voiture pour aller faire un achat en magasin. J’anticipe aussi que les achats qui se feront sur le Web augmenteront pour la même raison.

Toujours dans l’esprit de rationalisation, les placements publicitaires traditionnels pourraient décroitre et être redirigés vers le Web qui « semble » plus efficace et moins couteux.

Le travail à domicile pourrait être valorisé afin d’épargner sur le pied carré et les frais associés en terme de location d’espace à bureaux.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, j’ai comme l’impression d’être dans un secteur économique qui sera choyé durant cette récession qui s’annonce. Et vous, vous êtes d’accord avec ça?

MAJ
Je reviens de la conférence de presse de l’indice du commerce électronique et en guise de conclusion, Philippe Le Roux de VDL2 écrivait :

  • En mandarin, le mot crise est composé de deux caractères. Le premier signifie danger et le deuxième opportunité.
  • Le commerce électronique offre aux entreprises québécoises l’opportunité de mieux traverser le ralentissement économique actuel
  • L’adoption du commerce sur Internet offre à nos entreprises l’occasion de :
    • Récupérer 1.2 milliard de ventes pour les entreprises québécoises;
    • Réduire les coûts d’opération sans couper dans le service;
    • Rattraper le retard pris sur la concurrence internationale.

À la question que je lui posais, si vous étiez un devin, quelle serait votre perspective pour le Web par rapport à la récession américaine appréhendée? Il répondit :

On observe des coupures marketing aux É.-U. partout sauf sur Internet. Ces coupures vont de 15 à 18% en publicité traditionnelle, mais on observe une croissance de 8% en matière de publicité en ligne. Les entreprises devront faire plus avec moins et le Web permet ça. Les entreprises qui sont déjà sur le Web vont continuer sur leur lancée, mais ce sera plus difficile pour celles qui n’y sont pas. On observe aussi une croissance des ventes en ligne aux É.-U. au même moment que le prix de l’essence augmente, mais à ma connaissance, aucune étude n’a encore établi de corrélation directe.

J’en conclus donc que Philippe Le Roux et moi-même sommes pas mal sur la même ligne de pensée…

MAJ2

Ce billet est cité dans LePost.fr

La crise financière américaine pourrait aider le Web Lire la suite »

Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique politique et internet

Les programmes des partis politiques canadiens et Internet

C’est via un billet Facebook de Gilles Dauphin que je prends connaissance de sa collection d’énoncés politiques de nos grands partis et reliés à l’internet.

Plan d’action pour le XXIè siècle du Parti libéral
http://www.liberal.ca/story_14804_f.aspx
– Terminer l’extension du réseau Internet à haute vitesse à toutes les collectivités rurales.
– … un nouveau gouvernement libéral élaborera une Stratégie canadienne des médias numériques. Cette stratégie consistera à garantir que les créateurs canadiens puissent devenir
des chefs de file dans ce secteur …
– Aider les provinces à se servir d’Internet pour offrir des services de santé dans les deux langues officielles, …
– Un gouvernement libéral restaurera le site Internet du populaire Réseau canadien
de la santé afin de fournir des informations exactes et à jour sur les modes de vie
sains et sur la prévention des maladies.
– un gouvernement libéral fera rapidement adopter un projet de loi qui prévoira :
• Des dispositions plus sévères pour réprimer les tentatives d’usage illicite d’Internet, notamment les conversations en ligne initiées par des adultes pour leurrer les enfants.
• Des dispositions visant à régler le problème croissant du cyber-harcèlement, qui peut être tout aussi effrayant et menaçant pour les enfants d’aujourd’hui que l’intimidation et la violence dans les cours d’école.

Énoncé politique du Bloc québécois
http://www.presentpourlequebec.org/dossiers/Enjeux/
– L’économie québécoise, qui est axée sur les industries manufacturière et forestière, la recherche, la culture et les industries de haute technologie, requiert des politiques spécifiques et un soutien de l’État. … En coupant brutalement les fonds aux organismes au centre de cette activité, le gouvernement Harper n’a pas hésité à piétiner les intérêts économiques et sociaux de la nation québécoise.
– Le rétablissement des programmes de soutien à la culture

Les dossiers clés du Parti conservateur
http://www.conservative.ca/FR/4739/
– un investissement de 400 millions de dollars dans l’Inforoute Santé du Canada afin de créer des dossiers de santé électroniques qui permettront de diminuer les risques d’erreur médicale.

Le programme du Nouveau Parti Démocratique
http://www.npd.ca/workingfamiliesfirst
– A dévoilé et dénoncé les compressions de Stephen Harper dans des programmes importants d’art et de culture, et a défendu les artistes et les consommateurs en s’opposant à la tentative de Harper d’importer des lois américaines en matière de droit d’auteur qui donnent plus de pouvoir aux conglomérats médiatiques.
– A demandé au gouvernement d’habiliter les agences de réglementation pour qu’elles puissent protéger les usagers des téléphones sans fil contre les contrats abusifs et les frais injustes comme les nouveaux frais pour les messages textes entrants.
– A lutté pour vos droits numériques en dévoilant les pratiques de ralentissement de la circulation de l’information sur Internet et a opposé le projet de loi de Stephen Harper sur les droits d’auteur qui nuit aux consommateurs.

La plate-forme du Parti Vert du Canada
http://www.partivert.ca/fr/plate-forme
– Consacreront des ressources aux experts de la criminalité informatique qui luttent contre
l’exploitation sexuelle en ligne des enfants, qu’il s’agisse de pornographie ou de leurre par
Internet; la GRC doit disposer des ressources et des outils adéquats pour mener une lutte
nationale contre ce fléau. (Vision verte)
– Proposeront des projets de loi pour accorder à Internet le statut spécial de transporteur public interdisant ainsi aux fournisseurs d’accès Internet de faire de la discrimination en raison du contenu, tout en les libérant de toute responsabilité pour le contenu transmis par l’entremise de leurs systèmes. (Vision verte)

Ce qui est vraiment triste avec ça est qu’il n’y a strictement rien pour l’économie numérique, pour la commercialisation en ligne ou pour aider les entreprises à finalement utiliser le Web à bon escient… Surtout si on sait, comme je le disais dans mon billet, que Les dépenses numériques canadiennes foutent le camp à l’extérieur du pays.

D’une tristesse…

Les programmes des partis politiques canadiens et Internet Lire la suite »

Economie des affaires électroniques Etudes en commerce électroniques Innovation

Plaidoyer pour le budget perpétuel

C’est dans le récent document de Harvard Business Review des professeurs Péter Horvath et Ralf Sauter Why budgeting fails : One management system is not enough, que j’apprends l’existence du concept de budgétisation perpétuelle. On nous y explique pourquoi les méthodes de budgétisation traditionnelle réduisent l’efficacité des gestionnaires en les emprisonnant de chiffres qui ne tiennent souvent pas compte de la nature changeante des entreprises et des opportunités d’affaires qui apparaissent et dont ils ne peuvent profiter en étant prisonniers de leur prévision budgétaire fixe. La solution serait dans ce qu’ils appellent le « rolling Forecast » ou budget perpétuel.

The rolling forecast looks five quarters ahead – through the following year, plus one quarter – and is updated each quarter. On March 31, for example, you look at the remaining three quarters of the year and the next two quarters of the upcoming year. Rolling accomplishes two things: it gets managers away from their year-end focus, and it allows for targets to move as conditions change. That lets companies take advantage of unforeseen opportunities or shore up resources. It also forces les detail – another positive.
The rolling budget gets set based on the rolling forecast and addicitonal resource allocation decisions.

C’est vraiment pas bête comme concept et vous pouvez obtenir Why budgeting fails : One management system is not enough gratuitement en échange de données à caractères personnelles.

Plaidoyer pour le budget perpétuel Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut