Economie des affaires électroniques

Commentaires ou articles sur différents aspects de l’économie du commerce électronique.

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Les achats en lignes au Québec sont en croissance

href= »http://www.indice-commerce-electronique.qc.ca/indice-2008-06.html »> Indice du commerce électronique du trio VDL2, SOM et CEFRIO. Voici la portion intéressante du communiqué :

Hausse des achats en ligne au Québec : 80 M $ de plus qu‘en juin 2007
En juin dernier, 14 % des adultes québécois ont acheté pour plus de 322 millions de dollars de produits et services sur Internet comparativement à 251 millions de dollars en mai 2008, révèle le plus récent Indice du commerce électronique au Québec réalisé par le CEFRIO, l’agence Internet VDL2 et la firme SOM Recherches et Sondages. Ainsi, la dépense moyenne par consommateur québécois sur Internet est passée de 240 dollars en mai à 371 dollars en juin 2008.
Et qu’ont acheté les Québécois sur Internet en juin dernier ? Principalement, des livres, revues et journaux (18 %); des vêtements, bijoux et accessoires (15 %) et des billets de spectacle (11 %). Suivent ensuite le matériel d’ordinateur (8,5 %) et les logiciels (6,8 %), les appareils électroniques grand public (6,5 %), la musique (5,7 %), l’équipement sportif (5,1 %), les arrangements de voyage (4,4 %), les produits automobiles (3,6 %) et les produits pour la santé et la beauté — excluant les médicaments d’ordonnance (3,4 %).
Après une année de mesure, l’Indice montre donc une certaine progression du commerce électronique au Québec. Ainsi, le montant total des achats en ligne est passé de 242 millions de dollars en juin 2007 à 322 millions de dollars en juin dernier. Toutefois, le nombre de Québécois à acheter des produits et services sur Internet est, quant à lui, demeuré stable. À preuve, le pourcentage des adultes québécois à avoir réalisé des achats sur le web se chiffrait à 15 % en juin 2007 alors qu’il atteignait 14 % un an plus tard.

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La réponse du rédacteur de Direction Informatique

Direction Informatique n’écrivent pas souvent positivement sur les blogues mais ils sont vites à commenter et c’est apprécié. Ce matin, je mettais en ligne mon billet Certains médias spécialisés Québécois reconnaissent l’impact des blogues d’affaires. L’un des premiers à commenter est monsieur Patrice-Guy Martin (ce qui prouve entre autres choses que les blogues non journalistiques n’ont peut-être pas de problèmes criants avec la qualité des commentaires) dont voici le contenu

Direction informatique n’est pas contre les blogues. Quand le temps me le permet, je blogue, je «facebooke» et je «twitterise», pour le plaisir ou pour les affaires, c’est selon. Le collègue Dumais en fait de même sur Technaute.
Ce qui ne nous empêche certainement pas des remises en question et récemment, ce que Nelson a voulu souligner dans une chronique c’est le débordement et les excès, côté commentaires. Selon lui, et d’après ce que lui ont confié des lecteurs, la floppée de commentaires souvent haineux finit par décourager les lecteurs sérieux qui risquent de décrocher. Les solutions ne sont pas toujours évidentes et bannir les commentateurs excessifs semble être un exercice à résultats très variables.
Je vous invite à venir partager avec nous votre point de vue sur la question ici (http://blogues.directioninformatique.com/patrice/2008/08/08/des-commentaires-et-des-blogues/111).
C’est d’ailleurs un sujet que j’aurais aimé soumettre pour discussion à la communauté des blogueurs en me rendant au prochain Yulbiz. En espérant que les obligations familiales me le permettront!
Cordialement,
PGM

Et voici ma réponse politiquement incorrecte (comme c’est souvent le cas, que voulez-vous, on a peut-être sorti l’homme en moi mais il a été remplacé par une « bitch »).

Ce qui est triste dans cette histoire est qu’effectivement, l’article de monsieur Dumais, traitait particulièrement du problème des commentaires sur les blogues de journalistes et que le titre lui était « le phénomène blogue tire à sa fin » et qu’on transpose un problème réel, mais pourtant isolé des blogues journalistiques et qu’on en fait un problème de la blogosphère, ce qui n’est vraiment pas le cas. Faites-vous dans le journalisme de sensations maintenant? Et que dire de « le bogue avec les blogues » ou « Des dérives dans la pratique des blogues » ? À quand un article qui fait le tour de ce qui se fait de bien dans les blogues d’affaires au Québec? Nous sommes en retard en ce domaine et votre lectorat qui doit être principalement composé de gestionnaires TI, s’ils s’adonnent à ne lire que les titres de votre revue, auront-ils l’impression que les blogues peuvent être bons pour leurs entreprises? J’en doute. C’est un milieu avec malheureusement trop de conservatisme qui ralentit l’innovation. Dernièrement, le trio SOM, CEFRIO, VDL2 révélait que 56% des dépenses des Québécois en ligne (en mai), se faisait hors de nos frontières. Disons que ce qui pourrait être un organe d’information de gestion des TI offrant des exemples positifs permettant aux gestionnaires TI d’expérimenter avec le Web 2.0, semble plutôt être un épouvantail à con. C’est très très dommage et votre revue perd beaucoup de plumes à mes yeux quant à la qualité de son traitement. Si vous dites des conneries sur un sujet que je connais très bien, puis-je porter crédit à votre traitement d’autres sujets que je connais moins? Ça reste encore, malheureusement à démontrer.

De vous voir à Yulbiz serait très intéressant et vous serez surpris de voir la vitalité de cette blogosphère québécoise. Pour ce qui est de votre question, les convives présents se feront un plaisir d’y répondre lorsque vous leur poserez la question. Vous pouvez aussi devenir commanditaire d’un événement et écrire la question du mois qui sera publiée sur le site de Montreal.Yulbiz.org. Le coût de cette opération est de $5000 et ça pourrait certainement redorer votre blason qui commence à être sérieusement terni par les articles loufoques que vous écrivez à propos des blogues.
Très cordialement, malgré ma franchise décapante…

MAJ

La réponse de monsieur Martin

Je sais que vous n’avez pas aimé ces articles, et vous l’avez mentionné à plusieurs reprises. Mais ça ne fait pas de nous un journal à sensations. D’ailleurs, nous avons aussi publié d’autres articles sur le sujet du Web 2.0 en général, y compris sur le sujet des blogues. En voici quelques-uns que je vous invite à lire.
Les entreprises n’échappent pas à l’irrésistible percée des blogues et de la MI publié en 2006, ou encore L’émergence des carnets/blogues corporatifs, Le blogue, un nouveau levier pour la prospection commerciale, L’Aéroport de Québec donne la parole à ses clients, IBM ne veut pas être le cordonnier mal chaussé ou en 2007, ceci Faible intérêt des PME québécoises pour le Web 2.0, Webcom Montréal 2007 en mode participatif , Le droit du Web 2.0, Le Web, pour maintenir l’attention et susciter l’interaction, et plus récemment MCETECH 2008 : gros plan sur le Web 2.0, HEC : tableau noir, forums de discussion et wiki et Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise.

Par ailleurs, si Yulbiz ou ses membres ont une proposition commerciale à nous faire, on peut me rejoindre directement au 514.876.9964 poste 223 ou par courriel. Et nous ne le ferons certainement pas pour redorer un blason que je ne crois pas si terni au demeurant. Mais bien parce que depuis 20 ans nous avons toujours crû et soutenu autant que nous le pouvions l’industrie des TI d’ici.

et ma réponse

Merci de ces infos qui mettent en perspective la perception peut-être erronée que j’ai eue de votre ligne éditoriale et merci d’avoir pris le temps de répondre. Je vais me faire un devoir d’aller lire ces articles et je commencerais certainement par Les outils du Web 2.0 restent mal identifiés dans l’entreprise, puisque le titre suggère une réalité que je m’efforce e changer…

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La SEC reconnaît les sites Web, blogues et forums comme canaux officiels de communications

Une excellente nouvelle ce matin venant du blogue de Pisani :

Les entreprises devraient bientôt pouvoir utiliser leurs sites publics et leurs blogs pour diffuser des informations officielles sur leurs activités. C’est ce que vient d’annoncer la Securities and Exchange Commission (SEC) qui veille à ce que Wall Street respecte la loi. Brian Solis salue l’initiative et croise les doigts pour qu’elle entraîne la mort des communiqués de presse. J’applaudis. M’abonner aux flux RSS qui m’intéressent m’épargnerait de pester contre leurs RP qui m’inondent chaque matin de communiqués dont je n’ai que faire.

Sur le site de la U.S Securities and exchanges commision on peut lire :

The release addresses certain issues that continue to arise under the antifraud provisions regarding the use of company web sites.
First, the release updates current guidance regarding the effect of accessing previously posted materials or statements on company web sites so that such previously posted materials or statements would not, without more, be considered reissued or republished for purposes of the antifraud provisions of the federal securities laws, including any duty to update such information.
Second, the release provides further guidance on how companies can hyperlink to third-party web sites without “adopting” the third-party information for liability purposes. The guidance suggests, among other things, that companies explain the context for the hyperlink to make clear why the hyperlink is being provided, be aware that selective choices to hyperlink to specific third-party information may indicate that the company has a positive view or opinion about that information, and consider using other methods to denote that the hyperlink is to third-party information.
Third, the release provides guidance for companies that provide summaries of information on their web sites in the context of the antifraud provisions including techniques that companies can use to highlight the summary nature of the information provided.
And fourth, the release addresses antifraud issues that may arise when issuers, their officers, and employees speak on company-sponsored blogs or electronic shareholder forums. In particular, it provides guidance for companies hosting or participating in blogs or electronic shareholder forums about the applicability of the antifraud provisions to statements made by the company or by a person acting on behalf of the company. It also highlights the restrictions on a company’s ability to require investors to waive protections under the federal securities laws as a condition to entering or participating in a blog or forum.
The release also provides guidance about the extent to which “disclosure controls and procedures” apply to statements on company web sites and helps to clarify the boundaries of disclosure controls and procedures, since companies must disclose whether their disclosure controls and procedures are effective.
Finally, the release acknowledges that the nature of online information is increasingly interactive, and not static. The release, therefore, makes clear that information appearing on company web sites does not need to satisfy a printer-friendly standard or be in a format comparable to paper-based information, unless the Commission’s rules explicitly require it.

Bon, cela étant dit, les paris sont ouverts pour savoir ça va prendre combien de temps à l’Autorité des marchés financiers pour en faire autant de ce côté-ci de la frontière. Moi je prédis deux ans, et vous?

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Profilage internet et le Commissaire à la vie privée au Canada (mon entrevue à la radio Radio-Canada Alberta)

Voici une entrevue que j’ai accordée ce matin à Benoît Livernoche de l’émission Le Café Show de la radio de Radio-Canada Alberta . Le sujet porte sur l’intérêt ou non, pour le Commissaire à la vie privée au Canada, de se pencher sur les pratiques de profilages de navigation des internautes et des enjeux possibles que cela peut avoir sur la vie privée. Dans l’entretien, je discute des statistiques encore disponibles pour un certain temps sur eMarketer et de celles de l’Indice du commerce électronique du trio SOM, VDL2, CEFRIO. Aussi, comme vous le remarquerez, j’ai encore beaucoup de travail à faire au niveau de ma voix 🙁 Cependant, ça n’enlève rien à mon expertise et à mon point de vue d’experte. Du moins, je l’espère…

L’entrevue d’une durée de 6 minutes 25 secondes, de format MP3

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Economie des affaires électroniques statistiques des affaires électroniques

Les ¾ des Canadiens seront en lignes bientôt

Dans mon dernier billet, Les dépenses numériques canadiennes foutent le camp à l’extérieur du pays, on note que 60 % des ventes en ligne échappent à l'économie nationale. Ironiquement, de nouvelles statistiques d’eMarketer révèlent que les 2/3 des Canadiens sont maintenant en lignes, que les ¾ y seront en 2012 et que la pénétration des accès hautes vitesses y est plus forte que la plupart des pays, incluant les États-Unis! Quelle ironie que d’observer à quel point nos entreprises tirent encore de la patte pour être efficace en ligne!

Pénétration du nombre d'internautes au Canada

Pénétration des branchements hautes vitesses au Canada

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Economie des affaires électroniques

Les dépenses numériques canadiennes foutent le camp à l’extérieur du pays

Déjà en 2005, je m’inquiétais de l’américanisation possible de notre industrie touristique en ligne. Ces craintes sont maintenant confirmées par l’indice du commerce électronique qui révèle que près de 60 % des ventes en ligne échappent à l'économie nationale.

En mai dernier, 17 % des adultes québécois ont acheté pour plus de 251 millions de dollars de produits et services sur Internet, révèle le plus récent Indice du commerce électronique au Québec réalisé par le CEFRIO, l’agence Internet VDL2 et la firme SOM Recherches et Sondages. Ainsi, plus d'un million d'adultes québécois ont dépensé une moyenne de 240 dollars par consommateur.
L’Indice révèle également que 58 % des achats effectués sur Internet par les adultes québécois au cours du mois de mai 2008, ont été réalisés sur des sites situés à l’extérieur du Canada. Ainsi, 146 millions de dollars ont abouti dans des coffres non canadiens, ce qui représente, en moyenne, une dépense de 139 dollars par acheteur québécois. À titre comparatif, rappelons qu’en mars 2008, l’Indice dévoilait que 36 % des achats effectués en ligne par les Québécois avaient été réalisés auprès de détaillants ou de particuliers situés à l’étranger.
Sur une période d'un an, l'Indice démontre une certaine stabilité. En mai 2008, 17 % des adultes québécois ont acheté des produits et services sur Internet contre 18 % en mai 2007. Le montant moyen dépensé par acheteur a, quant à lui, subi une légère baisse passant de 281 dollars en mai 2007 à 240 dollars un an plus tard.

Encore un autre incitatif qui devrait motiver les gouvernements à aider nos entreprises à se positionner convenablement sur le web et à celle-ci, à se « diguidiner » (pour les copains français ça veut dire à se sortir les deux pieds de la même bottine) et à enfin être là ou les consommateurs les attendent…

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Commerce électronique: emplois Economie des affaires électroniques Innovation Moteurs de recherche et référencement de sites Web Outils et références statistiques des affaires électroniques Web 2.0

Glassdoor, le Web 2 à la rescousse des infos salariale

C’est via un twitt de Vanina qui pointe vers Techcrunch que je prends connaissance de l’existence de Glassdoor.com, cette startup qui dévoile les dessous salariaux des grandes entreprises TI et des dirigeants qui les mènent. Au moment d’écrire ces lignes, le site était indisponible, sans doute dû à l’effet Techcrunch (mais peut-être ont-ils le même hébergeur que Twitter?).

The idea behind Glassdoor  is simple: You tell me your salary, and I’ll tell you mine. (…) The site collects company reviews and real salaries from employees of large companies and displays them anonymously for all members to see. (The startup plans to make money from ads targeted at job seekers, premium services, and aggregated compensation data it wants to sell to HR professionals).
The idea is to collect as much detailed salary information and feedback for every job title at a company so that job seekers can know how to evaluate an offer, and current employees can see how they are doing relative to their peers. “When the annual compensation review comes,” says CEO Robert Hohman, “you need to know what your market value is.” Or you can just live vicariously through others.

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Economie des affaires électroniques Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Veille stratégique et Internet Web 2.0

EconPapers, documents scientifiques économiques

Bon, ce sera ma journée "CONTENUS DUPLIQUÉS", pour vous parler d’un autre site qui duplique un de mes contenus depuis des années et dont je suis particulièrement fière. Il s’agit de EconPapers

EconPapers provides access to RePEc, the world's largest collection of on-line Economics working papers, journal articles and software.

 Et RePEc

(Research Papers in Economics) is a collaborative effort of hundreds of volunteers in 63 countries to enhance the dissemination of research in economics. The heart of the project is a decentralized database of working papers, journal articles and software components. All RePEc material is freely available.

Pourquoi je vous parle de ça? Parce que depuis des années, je reçois les statistiques de téléchargement et de visionnement du seul contenu qu’ils ont de moi. Il s’agit du document scientifique Les Web Services et leur impact sur le commerce B2B (PDF) qui est un résumé de mon mémoire de maîtrise Les Web Services : Définition, technologie, acteurs, impacts sur les entreprises et problèmes (PDF). Comme quoi, la duplication de contenus n’est pas réservée qu’aux imbéciles ou qu’aux gens en manque de visibilités…
Incidemment, c’est aussi une source inépuisable de documents économiques de qualités et drôlement pertinents.

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Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Edito sans question statistiques des affaires électroniques

L’épouvantail de la sécurité des données et des renseignements personnels

On est encore partie pour une ronde de promotion de la peur du Web et de la désinformation quant à la sécurité des renseignements personnels sur le Web, avec une nouvelle étude commanditée par CA Canada, qui incidemment, vend de la sécurité informatique. Quel hasard?

Ainsi, on apprend dans le communiqué de presse, que :

Seuls sept pour cent des Canadiens estiment avoir une grande confiance envers les détaillants, les banques et les gouvernements canadiens pour la protection de leurs renseignements personnels, révèle un nouveau sondage réalisé à l'échelle nationale de CA Canada, principale société de logiciels d'entreprises.
    Parmi ces trois types d'organisations, les détaillants canadiens obtiennent le plus bas taux de confiance, alors que moins d'un pour cent (0,5 %) des consommateurs affichent une grande confiance quant à la capacité des détaillants à protéger leurs renseignements confidentiels en ligne.
    L'image des grandes banques canadiennes à cet égard est aussi peu reluisante alors que seuls 9 % des Canadiens sont convaincus que les grandes institutions financières peuvent protéger leurs données confidentielles en ligne.
    Loin d'obtenir un appui de taille, les gouvernements fédéral et provinciaux n'en demeurent pas moins les meilleurs dans l'opinion des Canadiens. Parmi les répondants, 12 % manifestent une grande confiance quant à la capacité des gouvernements canadiens à protéger leurs données confidentielles en ligne.

On nous informe aussi que :

Comme le volume des renseignements personnels se retrouvant en ligne augmente, un nombre accru de Canadiens ont été victimes de vol de renseignements personnels, notamment leur numéro d'assurance social ou des données sur leur carte de crédit. Parmi les répondants, 14 % ont indiqué avoir été victimes d'un vol de leurs renseignements personnels et près de la moitié (44 %) ont affirmé connaître quelqu'un qui a été victime de vol de ses renseignements personnels.

Paradoxalement, selon le FTC américain (PDF)

Prevalence. The 2003 survey found that 4.6% of the survey population had experienced ID theft during the one year period before the survey was conducted. The 2006 survey found that 3.7% of the survey population had experienced ID theft during 2005. The difference between the rates is not statistically significant.6 Given the sample sizes and the variances within the samples, one cannot conclude that the apparent difference between the two figures is the result of a real decrease in ID theft rather than a result of random variation.

Average amount obtained by the thief. Both the 2003 and 2006 surveys asked victims for their best recollection of the amount of money obtained by the thief. In the 2006 survey, the average amount obtained by the thief was $1,882, whereas the average was $4,789 in the 2003 survey.

Donc le vol d’identité n’a pas réellement augmenté aux É.-U. et il semble même que les montants associés à ces vols aient diminués (quoique Syvovate est assez transparente pour admettre que cela peut simplement être dû aux changements dans son questionnaire). Donc pas de quoi fouetter un chat.  Pour le Canada, selon Phonebusters.com (site de la Gendarmerie Royale du Canda, de Ontario Provincial Police et du Couvernement du Canada), le nombre de victimes de vols d’identités est plus bas que ce qu’il était en 2002 pour un montant supérieur à celui de 2002, mais inférieur à ceux de 2003 ou 2004. Regardez d’ailleurs mon tableau colligé selon les chiffres « officiels » de l’organisme.

Les fraudes informatiques par rapport aux autres types de fraudes

Dans le tableau suivant, tiré de A Feasibility Report on Improving the Measurement of Fraud in Canada (PDF) de statistiques Canada, on apprend que les fraudes informatiques (computer fraud) ne représentent qu’un pour cent de tous les types de fraudes au Canada.


De plus, dans un mémoire du 8 mai 2007 Mémoire présenté au Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique sur le site du Commisariat à la protection de la vie privée du Canada, à la note de bas de page 3, on apprend que :

selon le Rapport de 2006 sur l’étude sur la fraude identitaire, basé sur 5 000 entrevues téléphoniques, 47 p. 100 des vols d’identité sont perpétrés par des membres de la famille, des collègues, des voisins ou d’autres personnes connues des victimes. Une étude diffusée à grande échelle par le professeur Judith Collins de l’Université d’État du Michigan indique qu’environ 70 p. 100 des vols d’identité résultent du vol de renseignements personnels faits par des employés au sein de leur entreprise.

Mais encore, selon le FBI, dans le rapport Internet Crime Report 2007 (PDF), de tous les crimes Internet reportés, le vol d’identité ne représente que 2.9% de tous les crimes internet répertoriés.

Ma conclusion

L’épouvantail du vol d’identité nuit au commerce électronique et à la perception des consommateurs quant à la sécurité des transactions en lignes. Il fait vendre de la sécurité informatique (ce qui n’est pas une mauvaise chose, on n’est jamais assez prudent) et créant un paranoïa artificielle qui répond à une branche de l’industrie des TI et nuit énormément aux autres portions de cette même industrie. L’industrie des TI est schizophrène en continuant de faire la promotion d’un problème qui n’est pas relié à son industrie et se tire continuellement dans le pied.

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Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Economie des affaires électroniques Marketing Internet Medias et Internet statistiques des affaires électroniques

Les éléments qui augmentent la confiance des consommateurs en ligne

Cette semaine j’écoutais les nouvelles à la télévision et on parlait d’une entreprise qui avait perdu sa BD contenant des infos à caractères personnelles. Il n’en fallait pas plus pour qu’on interroge une madame qui avait reçu une lettre de la compagnie en question et qu’on lui fasse dire qu’elle « angoissait de prendre son courrier de peur qu’elle reçoive un compte à payer de quelqu’un qui aurait volé son identité ». Comprenez bien que la dame en question ne s’est jamais fait voler son identité. Elle a juste peur que ça arrive. Puis, on montre un spécialiste de l’épouvante, issue de l’industrie de la sécurité informatique (faut bien faire peur aux gens pour vendre ses cochonneries) qui rappelle que « l’internet c’est dangereux ». Donc, une BD physique (un disque dur en fait) est perdue quelque part. On ne parle pas de vol et encore moins de données qui auraient été corrompues à partir du Web. Non on parle d’un disque qui est envoyé par service de courrier et qui semble s’être perdu en chemin. On va même jusqu’à ajouter qu’à partir de maintenant, on fera transiter les données par le Web afin d’éviter ce genre de problème. Duh!

Comment peut-on en arriver à conclure que le Web c’est dangereux pour le vol d’identité? C’est ce genre de détournement insidieux qui nuit grandement au commerce électronique et à l’industrie des TI en général. À quand les entreprises de TI et de Web vont se lever debout pour fermer la gueule à tous ces vendeurs de sécurités qui leur tirent dans le pied à tout bout de champ?

90% du vol d’identité ne se passe pas sur le Web.

Pour changer de sujet et rester tout de même dans les éléments positifs qui peuvent augmenter la confiance des consommateurs, voici un tableau des fonctionnalités permettant d’atteindre ses buts. C’est tiré d’eMarketer.

Fonctionalités d'un site transactionnel qui augmentent la confiance des consommateurs américains (source eMarketer)

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