Médias sociaux

Différents points de vues ou billets se rapportant ou expliquant ce que sont les médias sociaux.

entreprise 2.0 Médias sociaux Web 2.0

Le retour sur investissement (ROI) de l’entreprise 2.0 et des médias sociaux internes

Ce sont réellement les potes Claude Malaison et Bertrand Dupperin qui sont les cracs de l’intranet et de l’entreprise 2.0 pour le Québec ou pour la France. Mais ça ne m’empêche certainement pas de m’intéresser vivement au sujet (tout comme eux s’intéressent à celui des médias sociaux). L’entreprise 2.0 est l’équivalent, mais à l’interne des entreprises, du fameux 2.0 dont on parle pour la population en général ou pour les communications externes de l’entreprise ou de l’organisation (avec tous ses publics). Tout comme on se questionne sur le retour de l’investissement des médias sociaux à l’externe, on se questionne aussi pour l’interne. En fait, on se questionne surtout sur la légitimité de telles activités, technologies, philosophies et processus et souvent la question du retour sur investissement en est plus une de résistance aux changements qu’une question légitime d’efficacité des investissements.

J’ai souvent parlé du sujet du ROI des médias sociaux dans ce blogue.

Le ROI des médias sociaux

Le calcul du ROI des blogues d’affaires

La première retombée de l’innovation est l’exposition médiatique

Services financiers 2.0

Et mon billet Aparté ROI des médias sociaux, parce que ça me tente dans lequel je disais :

C’est étrange qu’on demande souvent quel est le ROI des médias sociaux et qu’on se fasse vraiment insistant avec ça. Pourtant, personne ne demande jamais le ROI d’un système téléphonique d’entreprise. Pourtant, essayez de faire des affaires sans téléphone ? Pourquoi donc mettons-nous tant d’énergie à tenter de prouver que les médias sociaux ne servent à rien, qu’ils ne rapportent rien et qu’ils sont inutiles ? C’est sans doute simplement la vieille « résistance aux changements » et la peur de l’inconnue…

C’est l’essence de ce que dit Ross Dawson dans Creating a Return on Investment (ROI) calculation for Enterprise 2.0 and internal social media :

To be frank, I think ROI calculations for social initiatives are in most cases a waste of time, because so many of the benefits and costs are unknowable before the initiative. A leap of faith is required, after which calculations using real data can be done to help refine strategies.

However if the organization requires a financial case, then those seeing the opportunity need to do what they can to create the case.

Il recoupe et développe encore davantage les tableaux déjà développés par plusieurs autres analystes des médias sociaux. Il propose d’ailleurs trois tableaux (que je repartage ici) qui délimitent clairement les coûts et les bénéfices tangibles et intangibles des médias sociaux. Ça me rappelle aussi ce que me disait mon client André Nolet (comptable de formation) à propos des analyses et des « business case ».

(…)Comme tout entrepreneur, à quelque part, l’instinct est bien présent dans le « ce qu’il faut faire » et demeure parfois difficile à expliquer rationnellement.

Beaucoup trop se cachent derrière des rapports longs, fastidieux et complexes, rédigés par X,Y ou Z avant de prendre une décision. Et trop souvent, jamais la décision n’est prise. Et d’autres prennent des mois avant d’agir et « le train est passé ». Parfois on me dit que je ne comprends pas les processus décisionels. Pas certain de cela moi, plutôt que je n’accepte pas l’inertie.

Voici donc les excellents tableaux de monsieur Ross Dawson, en souhaitant qu’ils servent davantage à la planification de l’action que comme excuse à l’inertie…
Les coûts de l'entreprise 2.0
Les bénéfices tangibles de l'entreprise 2.0
Les bénéfices intangibles de l'entreprise 2.0

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Mathieu Bock-Côté, François Legault et Twitter

C’est dans sa chronique François Legault et Twitter que Mathieu Bock-Côté polémique à propos de l’utilisation non judicieuse de Twitter par monsieur Legault. Il y dit :

(…)Désormais, il y commente la vie quotidienne. Sur Twitter, il bavarde. De la série télé qu’il écoute son soir de congé. De la poutinerie près de chez lui où il semble avoir ses habitudes. Je devine la suite: le prochain match des Canadiens?

Il se peut que je sois seul. Mais je ressens devant cela un certain malaise. Un homme politique ne devrait pas jouer de cette vraie-fausse intimité pour racoler les électeurs. En fait, les hommes politiques devraient se rappeler qu’ils doivent surplomber la cité, et non pas s’y fondre.

(…)
L’idéologie de la transparence absolue va trop loin. Elle brouille les distinctions entre le domaine privé et le domaine public. Elle encourage un populisme un peu étrange où la politique perd de sa noblesse pour devenir un concours de popularité.

J’aime rappeler cette formule du général de Gaulle (oui, j’aime de Gaulle): il n’y a pas de grandeur sans mystère et de mystère sans distance. Cela veut dire qu’une certaine réserve n’est pas de trop pour celui qui veut occuper les plus grandes fonctions.

Pensons seulement à René Lévesque. Si tout le monde le tutoyait, lui-même vouvoyait ses interlocuteurs. Il était près du peuple par ses préoccupations. Et par son attachement aux gens ordinaires. Par son style dépenaillé aussi. Il gardait avec tous, pourtant, une saine distance.

Je suis tout à fait opposée à la conception de Twitter de M. Bock-Côté

Depuis déjà 5 ans, j’écris à propos de Twitter et des médias sociaux et je discute de la dimension « conversationnelle » de ces médias. J’y prône qu’une approche « conversationnelle » doit inclure du sérieux et du badin en plus d’engendrer une certaine bidirectionalité. Il est évident qu’à partir de plus de 1000 abonnés, l’individu qui est sur Twitter risque fortement d’user de ce médium plus en mode « broadcast »(d’un un à plusieurs) qu’en mode conversation (de un à un). Mais comme le fait monsieur Legault, il peut toutefois répondre directement à ceux qui l’interpellent sur Twitter. C’est ce que fait aussi monsieur Denis Coderre qu’on s’amuse aussi à critiquer parce qu’il serait « trop bavard et personnel » sur les médias sociaux. Je plaide tout à fait le contraire de ça. Monsieur Coderre a eu une croissance exceptionnelle de sa couverture médiatique, depuis qu’il est sur Twitter (je n’ai pas de stats à ce sujet, mais je suis convaincue qu’une recherche permettrait de le confirmer). Il a compris que bien des journalistes, recherchistes et médias y sont. Il a aussi compris que s’il ne faisait que de parler du Parti Libéral du Canada, ça ferait longtemps que plus personne ne le suivrait. En parlant aussi de sa passion, il devient « humain » il devient ce « parfait voisin » dont parle avec déférence monsieur Bock-Côté dans sa chronique, qui cite plutôt de Gaulle, Lévesque, Trudeau, Parizeau et Bouchard qui selon lui,  avaient une « saine distance » avec le petit peuple.

Je pourrais lui répondre qu’au contraire je perçois Obama, Gandhi, Luther-King ou Mandela comme ayant été des gens près du peuple. Je ne peux prouver ces dires pour tous, sauf pour Obama qui a maintes fois, entre autres à l’aide des médias sociaux, établi des contacts directs avec la « population ordinaire ». Entre autres, il a récemment fait une assemblée de cuisine avec des citoyens un utilisant le Hangout de Google + (il a aussi fait la même chose sur Facebook et YouTube). De cette de proximité avec « le parfait voisin présidentiel », on peut lire chez CNN :

The president was also asked to sing and dance, (which he refused) to say hello to one of the questioners’ young children, and from an Obama impersonator a question about the impact of comedy sketches on the election.

« I don’t know if any of this stuff affects an election, but I know that it makes our country stronger that you can make fun of the president — or anybody — and everybody can get a laugh, » President Obama said. « And that also makes sure to remind me that I work for you guys. »

Ma critique médias sociaux de messieurs Coderre et Legault

Des deux hommes politiques Legault et Coderre, je n’ai qu’une critique que je leur ai déjà faite dans le blanc des yeux (dont dans une vidéo avec Monsieur Legault). Ils n’ont pas de blogues. Nous n’avons pas réellement accès à la profondeur de leur réflexion politique. Twitter et Facebook c’est très bien pour engendrer la proximité avec le citoyen. C’est même capital si on veut un jour arriver à une démocratie réellement participative (dans le sens de ce que fait déjà Obama avec plusieurs initiatives de données ouvertes, Code for America ou autre), mais d’avoir un blogue est ESSENTIEL. C’est à mon avis ce qui fera la différence entre un politicien sympathique et un politicien qui a réellement quelque chose d’important, de songé et de documenté à dire.

L’auteur Jeff Lerner de ClickZ dans son article How Politicians Should Use Twitter semble tout à fait d’accord avec mon point de vue.

Where’s the Personality?
I challenge you to find a blander group of Twitter accounts than those of politicians. Twitter is a medium that exists, in part, to showcase individuality. But political Twitter accounts with personality are few and far between. Still, it just makes too much sense for politicians to take advantage of this – and yet they don’t. After all, what group of people – with a long-standing reputation as rigid, robotic, and boring – would benefit more from getting to speak to millions of people through a medium designed to give them an opportunity to let people see them in a more personal light? Twitter isn’t a presidential debate or a CNN interview; it’s a chance to tell your voters and potential voters that you were scraping gum off your shoe five minutes before a press briefing. Is that important to a candidate’s stance on issues? Nope. But it serves a purpose that’s arguably just as important to winning an election: it’s a chance to connect with real people, as a real person.

Vous pourriez aussi aimer
Chez GigaOm : How Twitter lets politician route around the media
le texte de l’OCDE : Engaging Citizens in Policy-making : Information, consultation and public participation (PDF)
ou mon billet À propos de la pertinence des statuts Twitter, Facebook Google + et autres

MAJ

En guise d’arguments additionnels pour monsieur Bock-Côté, voici de mes archives quelques billets additionnels, qui assaisonnent judicieusement mon propos. Du moins, moi je le pense…

Savoir déconner

Avis à mes détracteurs, La conversation, c’est de jaser…

Une leçon de vie, à l’article de la mort

Le Lab VOXtv – Chronique : tatouage numérique, identité numérique, déconnage et connerie sur le web

De l’importance du pâté chinois dans une stratégie médias sociaux

À propos du bruit dans Twitter

Mathieu Bock-Côté, François Legault et Twitter Lire la suite »

Commerce électronique: mythes Médias sociaux statistiques des affaires électroniques

Utiliser les médias sociaux pour rejoindre les jeunes est un oxymoron

C’est chez Nicolas Bordas que je prends connaissance de l’étude de Pingdom Report: Social network demographics in 2012. Comme ça fait maintenant 10 ans que je fais de la consultation stratégique web, je me doutais pas mal des résultats. C’est pourquoi ça me faisait rigoler lorsque j’entendais des politiciens dirent lors de la dernière campagne électorale « je vais sur les médias sociaux pour rejoindre les jeunes ». En fait, ce ne sont pas les jeunes qui sont sur les médias sociaux. Ils y sont en majorité sur certains d’entre eux, mais aucun politicien (à ce que je sache) n’est encore allé sur DeviantArt ou Hacker News ?

Mais regardez plutôt le rapport lui-même ou encore le graphique de la distribution de l’âge par média social ou encore celui de l’âge médian par média social.

Distribution de l'âge par média social

L'âge médian par média social

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Médias sociaux politique et internet

Je suis heureuse d’avoir manqué la campagne électorale

J’arrive de deux semaines de vacances extraordinaires. Durant celle-ci, les citoyens se déchiraient sur les médias sociaux. Les partis et les candidats n’y étaient pratiquement pas, mais les citoyens s’y entredéchiraient à qui mieux mieux. Avant de partir en vacance, j’ai vu un twitt de François Legault qui soulignait qu’il voulait prendre un café avec des citoyens ordinaires pour discuter de politique. Je le pris au mot et je réplique qu’il me ferait grand plaisir de le rencontrer, ce qui fut fait, juste avant mon avion pour Rome (ça se place bien dans une conversation). J’en ai aussi profité pour lancer une invitation sur les médias sociaux aux autres chefs de partis. Les Libéraux ont rapidement accepté l’offre et hier soir je rencontrais Jean Charest. L’Option Nationale et Québec Solidaire m’ont aussi signifié leur intérêt à me rencontrer et le Parti Québécois me parle d’une ouverture.

Toujours est-il que lors de ces rencontres et de celles qui viendront peut-être je parle de l’utilisation des médias sociaux par les chefs, d’open source et d’économie numérique. J’aurais bien aimé jaser de proportionnelle et de plusieurs autres sujets, mais ma spécialité étant ce qu’elle est, j’ai préféré resté campé dans celle-ci et faire un petit topo de cinq minutes, tourné avec mon iPhone, sans micro additionnel. Ce qui fait que la qualité audio n’est pas extraordinaire, qu’il n’y a pas de montage, mais qui donne un compte-rendu fidèle de ma rencontre avec les chefs.

Là où le bât blesse est que suite à ses rencontres, j’ai émis quelques commentaires « humains » à propos des chefs que j’ai rencontrés. Ces commentaires ont été reçus dans les médias sociaux comme on dit « avec une brique et un fanal ». Je suis une vendue caquiste, une vendu libéral, je ferais de la compétition déloyale à Arcand (qu’il semble que les chefs ne veulent pas rencontré), je suis d’une insignifiance politique crasse, j’ai la tête enflée parce que je rencontre les chefs et j’en passe.

D’ailleurs, les questions et les réponses que j’ai déjà posées à deux des chefs ne sont même pas encore en ligne. Elles ne le seront qu’une fois que je les aurai rencontrés tous afin de ne pas donner la réponse des compétiteurs à ceux non encore rencontrés.

J’ai écrit hier

Observation: je fais un commentaire « humain » à propos d’un politicien et on juge que c’est de la politique = la partisanerie rend con…

Sur Facebook, Diane Demers répond :

? »L’extrémisme » se présente parfois sous des formes plus subtiles! Ainsi, au Québec, depuis six mois, on doit se trouver du « bon côté »… Le « J’ai raison, donc tu as tort » me rappelle les échanges enfantins entendus dans les parcs! « Tu es pour les carrés rouges? » ou « Tu es contre les carrés rouges? » Ou encore: « Tu vas voter PQ? Ou la CAQ? Ou T’es pas pour QS? »… suivi la plupart du temps par un méprisant: « Ah ben? C’est sérieux? » Bref, tout propos humain émis avec intelligence et sans arrière-pensée est préjugé comme étant partisan! Hâte au 4 septembre! Pour que le Québec assume le choix qu’il fera…ou pas! Bon retour au travail! J’attends le prochain blogue! Et le livre de Lanctôt!

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Blogues d'affaires Marketing 2.0 Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Stratégies de commerce électronique

La viralité, ses causes et la puissance d’attraction d’un fait divers

La semaine dernière mes stats ont littéralement explosées. J’ai battu un record de lectorat de tous les temps. Mon billet Un couple de Canadiennes sauvagement battu à Paris parce que l’une d’elles est trans est devenu viral et il a attiré plus de 40 000 visiteurs uniques en quelques jours. C’est environ 20 fois le trafic moyen d’un billet.

J’ai mis ce billet en ligne par amitié et solidarité avec les victimes de cet acte odieux parce que je les aime bien. JAMAIS je n’avais pu prévoir un tel engouement pour ce contenu. C’est bien là le « mystère » de la viralité. Il est évident que beaucoup de mes contenus sont spécialisés, qu’ils n’attirent pas monsieur et madame tout le monde et que l’important pour un blogue (comme je le dis toujours à mes clients) n’est pas de parler à la terre entière, mais de parler à ceux qui ont de l’intérêt pour votre sujet. Mais je leur dis aussi qu’il est primordial d’avoir une catégorie « parce que ça me tente », « hors sujet » ou autre, afin d’humaniser le blogueur et de démontrer qu’il n’est pas exclusivement focalisé sur une seule ligne éditoriale. Cela a en outre la possibilité d’ouvrir l’intérêt du blogue à d’autres types de clientèle qui pourront, par accident, s’intéresser aussi à la niche éditoriale que vous développez. Il est aussi excellent pour le référencement puisque la visibilité d’un blogue dans les résultats de recherche de Google est entre autres calculée par le trafic qu’il génère pour l’ensemble du site, même si un billet n’est pas strictement dans la niche éditoriale principale. Ainsi, parce que bien des gens sont venus voir ce billet, mes billets beaucoup plus intimistes et des requêtes beaucoup plus « payantes pour moi » sortiront mieux parce que des gens sont venu voir un autre contenu sans rapport.

Mais qu’est-ce qui fait qu’un contenu devient si viral?

Selon Problogger un contenu devient viral s’il est

• Hilarant
• Incroyable
• Très touchant
• Corrobore votre vision du monde
• Permets une profonde réflexion sur le monde
• N’est pas couvert par les médias traditionnels
• Fais sourire
• Dramatique
• Embarrassant
• Provocant

On peut certainement remarquer que le contenu de mon billet avait plusieurs des points énumérés ici. Mais on ne peut vraiment jamais prévoir qu’un contenu sera viral. La viralité c’est la cerise sur le sundae. C’est un peu comme un oscar. On ne peut certainement pas le prévoir et encore moins l’exiger. La seule chose qu’on puisse faire c’est l’espérer. Tout ça pour dire que l’un des aspects positifs de cette triste histoire d’agression relatée dans mon billet est qu’elle aura permis à des dizaines de milliers de gens de constater que la transphobie, l’homophobie et la xénophobie existent toujours et qu’il faut continuer de la dénoncer vivement afin qu’un jour, on puisse vivre en harmonie avec les différences des autres, quelles qu’elles soient.

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Crise étudiante, la gauche est plus active et intolérante sur les médias sociaux

Je suis de centre droit, pour la hausse de frais de scolarité et pour la loi 78, malgré certaines clauses que je n’appuie vraiment pas. M’ayant fait rabrouer, crier des noms, des insultes et bien d’autres calamités, je commence à être beaucoup moins volubile sur les médias sociaux que je ne le serais normalement. Hier soir, lors de la nouvelle de la rupture des négociations, à Radio-Canada on parlait d’un déchainement des internautes contre Charest. Étrangement, ma propre lecture politique est plutôt que les étudiants n’ont jamais fait quelques concessions que ce soit. Je me suis donc demandé si ce flot anti-Charest et la virulence des propos contre ceux qui n’appuient pas la position des étudiants avaient déjà été documentés.

Par ailleurs, comme en fait foi ma catégorie Politique et internet, depuis plusieurs années déjà j’observe la présence en ligne des partis politiques lors des élections fédérales ou provinciales. Depuis longtemps j’observe que les partis de gauche sont plus habiles en ligne que les partis de droite. Je m’explique ce phénomène par l’omniprésence des firmes de relations publiques traditionnelles auprès des grands partis, tandis que les tiers partis, n’ayant pas les moyens, se servent de leur imagination, usent de logiciels à code source ouvert et deviennent de facto, plus performants en ligne. Mais comme je l’ai déjà démontré dans mon billet Analyse du conflit étudiants gouvernement sur Twitter, et le gagnant est ?, dans le conflit que nous vivons, ni les étudiants (en tant qu’entité politique) ni le gouvernement ne sont ceux qui mènent réellement les messages sur Twitter. Les messages principalement véhiculés étaient ceux des médias traditionnels ou encore ceux des usagers eux-mêmes. Je me suis donc demandé ce que disait la littérature des usagers des médias sociaux et de leurs inclinaisons politiques.

Profil des usagers de gauche et de droite sur les médias sociaux.

Dans l’article Social media was as important as traditional media in Canada’s recent election. On présente que lors de la dernière élection fédérale canadienne les usagers à inclinaison politique de droite, étaient beaucoup moins actif que ceux à inclinaison politique de gauche.

When we overlaid social-media usage (the volume of tweets, YouTube videos, Facebook fan pages, and blog postings with news-media comments) over an election map, we found some interesting trends. It appeared that more left-wing Canadians were inclined to use social media than right-wing Canadians, and that the electoral districts with the highest use of social-media tools had a higher percentage of Liberal and NDP voters than ridings with low social-media usage. Are Conservatives afraid of social media? We’ll let you draw your own conclusions.

But then, isn’t social media all about the youth vote? Actually, no. Youth certainly made very good use of social media during the recent election, but, as we looked at all the data, we found that the average age of Canadian citizens participating in social media is actually 38. The average age of Twitter users in Canada is 39, and that of Facebook users is 43. Political parties in Canada tend to view social media as the domain of those under 30, and that is an unreliable demographic for guaranteeing votes. The reasoning for this is that once you are over 30, you are far more predictable in your habits. At that point in your life, you are more likely to own a home, have at least one child, and have aging parents. That means you likely have mortgage payments and a car, which, in turn, translate into a predictable set of concerns pertaining to your lifestyle. Therefore, parties tend to focus on the concerns relative to the +30 demographic, because they are relatively stable and easy to pinpoint.

Par ailleurs, chez Science20 dans l’article Social Media Intolerance: Liberals Far More Likely To Unfriend Opposing Views on observe que paradoxalement, aux États-Unis, les usagers qui se décrivent comme des libéraux, sont plus intolérants des points de vue adverses, que ceux qui se décrivent comme des conservateurs.

New Pew research shows that the left is far more likely than the right – 75 percent more – to have unfriended someone for posting opposing political views. More telling, they also unfriended and even blocked people more if the person with opposing views argued with one of their friends and did so even if they were concerned the person with differing views might offend another friend.

Liberals in America regard themselves as part of the intellectual and technological elite and if social media usage is an indicator, they’re right; 23 percent more who identify as liberals use social media than who identify as conservative. The intolerant people are actually a small subset – only 18 percent of people have blocked or unfriended a previous friend at all – so that 75 percent has to be taken in context. The angry left is more likely than the angry right to react harshly to diversity of thought but outside that the poles have a lot in common. Very liberal and very conservative people were dramatically more likely than more moderate people to ‘like’ a post they agreed with, with liberals doing so slightly more, and they were more likely to post a positive comment. The only area where conservatives edged out liberals was in friending someone who posted something that corresponded to their world view. Conservatives are more likely to ‘friend’ someone new who is similar and less likely to unfriend people who disagree.

Finalement, si on transpose ces différentes données au Québec, on peut comprendre pourquoi, en partie, Twitter en particulier, Facebook et les autres médias sociaux sont maintenant devenus un champ de mines pour ceux « oseraient » exprimer une opinion divergente de la gauche casserole…

Vous pouvez consulter Pew Internet Social networking sites and politics

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À titre de conférencière Commerce de détail en ligne Commerce électronique : articles Economie des affaires électroniques Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet marketing mobile Médias sociaux Moteurs de recherche et référencement de sites Web Stratégies de commerce électronique Tourisme en ligne Twitter ou le microblogging Web 2.0

ACFAS: Panel Les médias sociaux et la perspective consommateur

En fin d’après-midi, je participerai à une table ronde du 80e Congrès de l’ACFAS (Association canadienne-française pour l’avancement des sciences ), Les médias sociaux et la perspective consommateur : un point de vue multidisciplinaire. On me demande de préparer une courte allocution devant couvrir les questions qui suivent, puis de participer aux discussions subséquentes avec la salle.

1. Les médias sociaux ont-ils vraiment généré de nouveaux modes de consommation ou ont-ils simplement modifié la manière de procéder de modes existants?
2. Quels sont les avantages de ces modes de consommation : 1) pour le consommateur? 2) pour l’entreprise? Comment chacun y trouve-t- il son compte?
3. Les consommateurs utilisent les médias sociaux parce qu’ils y ont trouvé entre autres une voix pour faire face aux entreprises : leurs manquements, leur mauvais service ou encore leurs exagérations. Maintenant, en réaction aux blogues tenus par des consommateurs ou encore, pour devancer leurs concurrents, les entreprises sont elles-mêmes présentes sur les médias sociaux et deviennent de plus en plus actives. Plusieurs d’entre elles effectuent de la veille et on remarque davantage leur présence. Les entreprises sont également soupçonnées d’infiltrer les groupes de discussions. Dans ce contexte, les consommateurs auront-ils encore bien longtemps le droit de parole ? Pourra-t-on encore longtemps croire que les « appréciations » des commentaires proviennent de véritables clients ? Comment distinguer le vrai du faux ?
4. Peut-on dire qu’il y a une distinction entre la réponse des consommateurs selon leur provenance, c.-à-d. Europe, Canada, États-Unis et Québec ? Plus précisément, les consommateurs québécois sont-ils aussi actifs sur ces réseaux que les autres? Ne sont-ils pas trop individualistes pour persévérer dans ce genre de consommation ?
5. La consommation groupée, la consommation collaborative, les entreprises sur Facebook : est-ce une mode qui va s’éteindre? Quelles sont les perspectives d’avenir de ces nouveaux modes de consommation?

Voici donc l’ébauche de mes réponses.

1- Ils ont modifié la méthode de consommer en ce sens que l’opinion d’autres consommateurs est un élément déterminant dans le processus de prise de décision. Par exemple avec l’aide d’outils tel que Tripadvisor ou Foursquare, ces opinions consommateurs sont maintenant mobiles. (vous pouvez lire TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence, et Almost half – 48 percent – of consumers use their mobile devices to research or browse products and services, according to Oracle’s “Mobile Trends: Consumer Views of Mobile Shopping and Mobile Service Providers” report. puis ce tableau de Altimetergroup)

2-Les avantages pour le consommateur sont nombreux. Ils profitent d’informations difficilement disponibles sur les moteurs de recherches, bénéficient de l’expérience des usagers précédents, More consumers are finding positive benefits from their experiences with social media and taking away positive suggestions from their online activities. In fact, two in five Americans have received a good suggestion for something to try as a result of social media use, according to a recent Harris Interactive poll. Businesses and brands with social media presence can be among those who provide positive suggestions and experiences to consumers online. et exemple de l’achat de Charlotte Comment les médias sociaux m’ont aidée à trouver mon chien et sa bouffe, pour le reste de ses jours…

Les avantages pour les entreprises sont d’apprendre des consommateurs, d’encombrer les résultats de recherches de son propre brand, de réduire le coût marketing traditionnel, d’augmenter le trafic sur le site transactionnel, d’améliorer le service client, de réduire le « time to market » des inovations.

 

3- Les entreprises québécoises sont très en retard sur le commerce en ligne et sur le commerce social en particulier. La vente de produits et services en ligne ne s’est pas encore popularisée chez les PME, car à ce jour, une minorité seulement des PME canadiennes (17,9%) utilisent Internet pour vendre leurs produits et services . L’utilisation des applications du Web 2 .0 dans les stratégies de communication et de marketing n’est pas très populaire chez les PME canadiennes branchées, puisque seulement 15,2% d’entre elles en font un tel usage . Paradoxalement, Un adulte québécois sur 2 achète sur Internet. Le commerce électronique (PDF) CEFRIO
et les services bancaires en ligne (PDF) CEFRIO
4- Les consommateurs québécois sont très actifs sur les médias sociaux, mais la mobilité est quasi inexistante dans certains coins du Québec.
5- Je ne crois pas aux achats groupés, d’ailleurs Groupon est sur une pente descendante et souffre de nombreux copycat. Par contre la consommation collaborative est un phénomène à observer. À ce propos, une start-up québécoise Buyosphere est à surveiller. Le Facebook commerce est aussi sur une pente plus que glissante. (à lire: Gamestop to J.C. Penney Shut Facebook Stores, Nouveaux arguments sur pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires)

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Ma conférence Comment saisir les possibilités offertes par les médias sociaux pour les courtiers d’assurance

C’est dans le cadre du Forum Solareh (Forum d’échange et de perfectionnement pour les conseillers en assurance et rentes collectives) le 16 mai 2012 à Mont-Tremblant que je serai conférencière avec l’allocution Comment saisir les possibilités offertes par les médias sociaux pour les courtiers d’assurance. Un merci tout spécial à au courtier d’assurance de dommage Dany Paquin (qui est aussi mon courtier d’assurance automobile), qui a été une grande source d’inspiration pour cette présentation et qui représente ce qu’on peut faire de « hot » en ligne, dans le domaine de l’assurance. Voici donc pour le bénéfice de tous, les diapos que j’y présenterai.

Merci à Desjardins Sécurité Financière de commanditer cette conférence

[slideshare id=12776909&doc=les-mdias-sociaux-solareh-120502145149-phpapp01]

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À titre de conférencière Economie des affaires électroniques Medias et Internet Médias sociaux

Ma conférence: Principes économiques comment faire du cash avec les Contenus en ligne, MixMedia Montréal

Pour faire suite à mon billet Le fait journalistique n’a plus de valeur, c’est avec plaisir que je vous partage la présentation de ma conférence Principe$ économique$ de: comment faire du ca$h avec le$ Contenu$ en ligne. C’est à l’événement MixMedia Montréal du 17 mai prochain que vous pourrez l’entendre. Les différentes diapos de ma présentation vous donneront déjà une idée de ce que j’y dirai (dans mon style habituel direct, sans ambages et avec quelques pointes humoristiques).

Pour vous inscrire, c’est par ici

[slideshare id=12776234&doc=mixmedia-120502133934-phpapp02]

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Démocratie en ligne Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique Médias sociaux politique et internet Web 2.0

PRIMEUR : Rapport Gautrin, l’intégral, Gouverner ensemble

Je n’ai moi-même pas encore eu le temps d’en faire le tour et de me faire une appréciation du document, mais c’est avec plaisir que je vous le mets en ligne dans sa version intégrale.

Rapport Gautrin Gouverner ensemble Comment le Web 2.0 améliorera-t-il les services aux citoyens?

Par Henri-François Gautrin, député de Verdun et leader parlementaire adjoint du gouvernement

MERCI à mes sources 🙂

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