Médias sociaux

Différents points de vues ou billets se rapportant ou expliquant ce que sont les médias sociaux.

Médias sociaux

Le web, les médias sociaux et la grande entreprise, de quelle fonction d’affaires s’agit-il ?

Dans un récent billet À propos des médias sociaux et des petits, je disais :

Étonnamment, les petits (pour petites entreprises, voire micro-entreprises) et les moyennes entreprises réussissent souvent mieux en ligne que les grosses organisations. C’est qu’ils n’ont pas à gérer le « red tape » les guerres de budget, d’égo et de politicaillerie interne qui existent inévitable chez les grands.

Le « red tape » est certainement l’un des écueils majeurs d’implantation des médias sociaux dans la grande entreprise, mais il y a aussi beaucoup plus que ça. En fait, le web est=il une sous-fonction de l’une des fonctions traditionnelles de l’entreprise (production, Ressources humaines, finance, communication, marketing, etc.) ou est-il une fonction en soi ? Répondre à cette question est déjà un indice du succès et des retombés d’affaires du Web, ou pas. Le Web comme fonction d’entreprise a la potentialité d’engendrer des retombés d’affaires à chacune des fonctions traditionnelles, mais pour ça, il a besoin de l’input de chacune d’entre-elles. Justement, à cause des guerres intestinales inhérentes à la grande organisation, si on place le web sous une fonction, les retombées de celui-ci seront souvent très limitées, même s’il existe une bonne entente entre les chefs des différents départements. Qui plus est, les médias sociaux sont au cœur des communications avec les publics internes et externes de l’entreprise et illustrent très rapidement la potentielle inefficacité communicationnelle de l’organisation.

À titre d’exemple, supposons un gestionnaire des médias sociaux qui soit issu de la fonction relation publique. On lui pose une question de ressources humaines. Il doit alors s’enquérir de la réponse auprès des gens de cet autre département et attendre la réponse avant de la communiquer à son tour à la personne qui avait posé la question sur les médias sociaux. Combien de temps ces échanges communicationnels prendront-ils ? On s’entend pour dire qu’il n’est pas nécessaire de répondre à une question sur les médias sociaux dans les minutes qui suivent, mais après 24 heures, le délai de réponse est sans doute trop long.

Il y a quelques semaines, je rencontrai différents gestionnaires d’une organisation internationale dans le secteur de la finance. Il y avait des gens de marketing, base de données, ressources humaines et TI. En fait, le bureau chef européen avait donné le feu vert à l’organisation pour « tester » les médias sociaux. Ils ont des problèmes de recrutement en TI. Alors c’est la fonction ressource humaine qui a pour mandat de tester les médias sociaux pour l’organisation. Le boss du marketing souhaite vraiment que ça fonctionne parce que lui est d’avis que ce serait très utile pour son marketing, la personne de base de données aimerait bien améliorer le champ d’expérimentation avec les médias sociaux, mais c’est la fonction Relations publiques qui fait déjà du monitorage Web, avec le budget qui vient avec et sans être présent à la table de discussion. De plus, le monitorage Web des relations publiques est donné en mandat à une firme externe (à gros coûts et ils ne donnent que les résultats) alors que les gens de base de données, de TI et d’intelligence client aimeraient bien eux aussi expérimenter et avoir des retombées d’affaires d’un monitorage web pour l’organisation. Ce micmac d’enjeux, de pouvoir, de compétence et d’objectifs variés exprime assez bien pourquoi toutes les parties prenantes d’une organisation peuvent avoir envie de participer à un effort médias sociaux et la tristesse du constat que bien souvent la main droite d’une organisation ne sait pas ou n’a pas de prise sur ce que la main gauche fait.

Je vous mentionne aussi qu’une récente étude de McKinsey How social technologies are extending the organization (disponible gratuitement en échange de données personnelles) démontre bien (voir graphique plus bas) comment les technologies sociales peuvent générer des retombés d’affaires pour une multitude d’initiatives internes et externes. La seule question qui est toujours en suspens est de savoir comment les grandes entreprises s’y prendront pour finalement en bénéficier ?

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À propos des médias sociaux et des petits

Souvent, les gens semblent croire qu’étant rendus à me faire appeler « gourou, papesse, experte et autres sobriquets que les journalistes aiment bien », je ne travaille qu’avec les gros. C’est à demi vrai (ou à demi faux). Il est vrai que dans ma liste de clients il y a plusieurs fleurons de l’industrie québécoise, mais il y a aussi plusieurs illustres inconnus. D’ailleurs, il le sont beaucoup moins après qu’on ai travaillé ensemble.

Étonnamment, les petits (pour petites entreprises, voire micro-entreprises) et les moyennes entreprises réussissent souvent mieux en ligne que les grosses organisations. C’est qu’ils n’ont pas à gérer le « red tape » les guerres de budget, d’égo et de politicaillerie interne qui existent inévitable chez les grands. L’entrepreneur individuel ou le président d’une boîte de grosseur moyenne, lorsqu’ils décident d’aller dans une direction, généralement ils y vont. Je dis souvent que les médias sociaux ce n’est pas une question de budget ou de technologie, mais que c’est une question de philosophie communicationnelle (c’est d’ailleurs pourquoi même les petits peuvent se payer mes services).

Mais souvent, les gens sont incrédules et ils veulent des exemples. Je suis moi-même une micro-entreprise d’un seul individu, mais mon exemple ne parle pas parce que je suis une « veudette ». Pourtant, les gens oublient que c’est justement mon blogue et les médias sociaux qui ont fait de moi une personne connue. Même mes petits clients ont des réticences à raconter leur succès. C’est qu‘ils ne veulent pas eux non plus réveiller la concurrence qui dort encore au gaz. Ils ne veulent pas dans leur marché qui est quelquefois très compétitif, se retrouver à devoir travailler encore plus fort en positionnement web parce que tout d’un coup, quelqu’un s’aperçoit de la niche qu’ils occupent et du fric qu’ils font avec. Heureusement, quelques-uns osent écrire et dire haut et fort que ça a marché pour eux. Par exemple, mon client Allan Sutton, qui est accordeur de piano, partage certains aspects de son succès sur son blogue :

À la suite de mes rencontres avec Michelle Blanc, consultante en réseaux sociaux, j’ai choisi la formule Blog comme principale présence web de Piano Technique Montréal. Vous pouvez y lire des articles, vous y trouvez des photos, des extraits vidéos, des extraits sonores, et vous pouvez intervenir en commentant les articles ou en posant des questions. Ce que que vous y apprenez fait de vous un client plus avisé, et l’intérêt que vous y portez contribue au fait que le positionnement de l’entreprise soit excellent dans les résultats de recherche.

Je partage volontiers mon enthousiasme pour les réseaux sociaux, vecteur important de la prospérité de mon entreprise et de mes relations sociales. C’est donc grâce à mon blog que plusieurs de mes clients me trouvent. Grâce aux réseaux sociaux, je suis activement en lien avec des amis, des collègues, des fournisseurs, des inspirateurs, comme jamais auparavant, et j’aime ça ! La culture de générosité et de transparence qui y règne me plaît

Mais même lui, ne dis pas tout. Nous nous sommes rencontrés cet été par hasard sur une terrasse et il était extrêmement volubile quant à ses retombées d’affaires. Mais en ligne, il a une certaine réserve (très compréhensive) à partager des chiffres, des faits indubitables et des résultats concrets. Mais je pense que vous comprenez tout de même l’idée que les médias sociaux, c’est aussi pour les petits et que pour qui sait y faire, les retombés sonnantes et trébuchantes seront au rendez-vous,,,

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Blogues d'affaires Edito sans question Facebook Google + Marketing Internet Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Avis à mes détracteurs, La conversation, c’est de jaser…

Cette fin de semaine j’étais à l’émission de la radio de Radio-Canada, La Sphère, animée par Mathieu Dugal et il me posa la question qui tue (de mes détracteurs, les tabarnaks de jaloux). De parler de votre première vaginite, de vos recettes, de votre chien, ça dépasse l’information pertinente ? (l’entrevue est à partir de la 27e minute)

Bin oui justement, de parler d’autres choses ça fait parti d’une saine conversation. D’ailleurs on revient toujours avec quelques statuts Twitter choc, comme celui de ma vaginite, de ma blague d’un jeudi confession (sans mentionner que c’était une blague du 1ier avril), de mes recettes ou de mon chien. C’est gens là n’ont pas compris que comme dans la conversation hors web, celle du web se doit aussi d’être variée, diversifiée, venant de vos tripes et vivante. J’ai déjà expliqué qu‘à cause de la loi des grands nombres, je suis maintenant plus en mode broadcast que de réelle discussion, mais ça ne m’empêche pas de répondre à ceux qui m’interpellent (dans la mesure du possible) et surtout, d’être spontanée et diversifiée dans mes partages de contenus. D’ailleurs la question de mon blogue de Charlotte, fait maintenant partie du contenu de mes conférences et est une analyse de cas médias sociaux fascinante (elle a eu 13 000 pages vues lors du premier mois en ligne et oui, ce n’est qu’un chien). J’ai en outre valorisé les avantages stratégiques de savoir déconner, parler De l’importance du pâté chinois dans une stratégie médias sociaux, de l’importance de garder sa saveur linguistique régionale, d’aborder des sujets aussi sérieux que celui de la mort, De la transparence, de la mise en scène et de la perte de contrôle, et du narcissisme et de ma vaginite.

Mais la démagogie est forte et quelques twits sur 37 463 (au moment d’écrire ces lignes) serviront sans doute encore longtemps d’exemples à mes détracteurs, pour prouver que mes contenus, ce n’est pas de l’information pertinente…

Conclusion

Chers détracteurs

24 714 abonnés Twitter
5 000 abonnés à mon profil Facebook (dont 598 demandes en attentes et 404 abonnés)
3 186 fans de ma page Facebook
5 385 abonnés Google+
et des dizaines de milliers de lecteurs de mes blogues et de mes livres trouvent sans doute que ma diversité éditoriale est rafraichissante et que votre opinion sur la non-pertinence des mes propos, ils s’en « tabarnakent » aussi …

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Médias sociaux

Quelle grande entreprise canadienne ou québécoise est réellement « hot » sur les médias sociaux?

Hier soir je soupais avec une bonne copine qui est titulaire d’une M.Sc. Commerce électronique et passionnée de médias sociaux comme moi. Elle travaille dans une très grande entreprise et doit se battre continuellement pour faire avancer quelques initiatives médias sociaux que ce soit. Puis elle me demande «Michelle, quelles sont les grandes entreprises réellement hot sur les médias sociaux au Canada ? »

À mon grand regret, je n’ai pas de réponses. Bien sur il y a la police de Vancouver qui est depuis longtemps l’une des entreprises les plus innovantes sur les médias sociaux au Canada, il y a Lululemon que je donne souvent en exemple, il y a plein de PME et d’organisations de moyenne taille que je connais qui se tire très bien d’affaire (comme Tourisme Mauricie, Tourisme Montréal, Dessins Drummond et plusieurs autres) mais de grandes entreprises qui sont reconnus ici et ailleurs pour être à l’avant-garde des médias sociaux, je n’en connais pas ou il faut croire que j’ai un grand blanc. Et vous , vous avez des noms, des suggestions, des études de cas de grandes entreprises canadiennes ou québécoises qui innovent à ce chapitre ?

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Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet Twitter ou le microblogging

Twitter, le plus influent des médias sociaux

Ça fait déjà quelques années que je vous mentionne que Twitter est le plus influent des médias sociaux, mais voici qu’une étude d’ExactTarget renfonce le clou encore une fois. Dans son document Twitter X-Factor (disponible avec échange de données personnelles), ExactTarget souligne que les usagers Twitter ont accès « backstage » directement avec les plus grandes vedettes de la planète (ce qu’aucun autre média social ne donne avec autant d’efficacité) et aux journalistes, recherchistes, supers blogueurs et faiseurs de tendances les plus efficaces en ligne et hors-ligne.

From influence and accessibility to interaction and versatility, Twitter is unlike any other social networking community. And when all five of Twitter’s x-factors combine, the result is an online environment that rivals an exclusive members-only club—while only a small percentage of people are likely to show up on a regular basis, their influence on the larger online culture is undeniable, even enviable. The conversations that take place on Twitter fuel discussions across all areas of the internet—from blogs and forums to product reviews and coupon sites—which influence both Twitter and non-Twitter users alike

Qui plus est :

ACTIVE TWITTER USERS WANT TO INFLUENCE OTHERS.

FOLLOWERS REPRESENT THE MOST INFLUENTIAL ONLINE CONSUMERS, AND THEIR TWITTER USE IS ON THE RISE.

TWITTER’S REACH GOES BEYOND TWITTER

In fact, the individuals who do use Twitter are the most influential online consumers that exist—a key audience for most modern marketers. And it’s important to note that Twitter users don’t isolate their activities to Twitter. These daily Twitter users are voracious online consumers and contributors:

• 72% publish blog posts at least once a month

• 70% comment on others’ blog posts

• 61% write at least one product review a month

• 61% comment on news sites

• 56% write articles for third-party sites

• 53% post videos online

• 50% make contributions to wiki sites

• 48% share deals found through coupon forums

Donc si vous doutiez encore de l’importance et de l’impact potentiel de Twitter sur vos marques et activités promotionnelles, il est peut-être temps de réaliser qu’un seul twitt d’un super usager Twitter peut générer des petites retombées qui feront sans doute la différence entre un succès et un échec de votre présence web globale…

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Médias sociaux Technologies Internet

Les professeurs sont en retard avec la technologie

Les nouvelles technologies et les médias sociaux en particulier sont des outils puissants que les jeunes comprennent d’instinct. Ils sont nés avec et les utilisent massivement. Le hic est que dans un contexte scolaire, elles ne sont presque pas utilisées et pire encore, dans bien des écoles, elles sont carrément interdites. Imaginez une école qui interdirait les livres ? He bien le web d’aujourd’hui équivaut au livre d’hier.

Ce constat je le fais depuis de nombreuses années. D’ailleurs, dernièrement dans mon billet Les médias sociaux ont un impact positif sur le recrutement des étudiants au CEGEP, je mentionnais la résistance au changement du corps professoral face aux technologies. Ces observations terrains que je fais maintenant depuis plusieurs années, sont entérinées par une enquête de La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants. Le rapport enquête nationale sur l’impact des technologies sur la construction de l’identité francophone des jeunes qui fréquentent les écoles de langue française dans les milieux minoritaires au Canada (PDF) souligne à juste titre dans ses conclusions :

Il semble tout d’abord essentiel que les écoles de langue française se dotent d’un mécanisme d’expérimentation de nouvelles stratégies d’enseignement qui intègrent les technologies.
(…)
si nous voulons accorder une plus grande place aux technologies dans le cadre de l’apprentissage et faire en sorte que les élèves soient des citoyens et citoyennes numériques responsables, il est clair qu’il faut sensibiliser les jeunes aux aspects légaux de l’utilisation des technologies (…)
une stratégie de littératie numérique à l’école de langue française devrait en découler.
(…)
Il est clair que l’équipement d’une salle de classe sera plus ou moins utilisé selon les compétences et le niveau d’aisance de l’enseignant ou de l’enseignante. Cependant, il est permis de penser qu’un équipement de base pourrait comprendre une connexion Internet, un ordinateur à l’usage de tous, une webcam et un projecteur. Un minimum de formation permettrait au personnel enseignant de faire un usage ef?cace de ces technologies simples à partir d’un investissement de base peu coûteux (…)
Le développement du vocabulaire propre à la technologie semble dif?cile à concevoir sans qu’il y ait utilisation des appareils et des moyens de communication électroniques actuels (…)
L’annexe B fournit une liste de logiciels et d’applications Web en français que l’école de langue française doit intégrer aux activités d’apprentissage dans le but de faire connaître ces moyens de divertissement et de communication en français aux élèves. Bien entendu, avant de songer à faire connaître ces outils aux élèves, le personnel enseignant doit lui-même en découvrir le potentiel et apprendre à les intégrer à son enseignement.

L’enquête a également révélé que les élèves connaissent peu de sigles et de raccourcis langagiers en français qui sont courants dans le langage de la messagerie texte. L’école devra tenir compte de cette nouvelle façon de communiquer et encourager ainsi non seulement l’utilisation de sigles et de raccourcis langagiers, mais aussi la création de ces derniers (…)
Les données fournies par les élèves révèlent qu’un grand nombre d’entre eux connaissent peu le concept de wiki. La création d’informations sur le Web doit être expliquée par des stratégies qui amèneront les élèves à évaluer la pertinence des contenus qu’ils trouvent.

Il apparaît maintenant clair aux professeurs de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) que les technologies, au lieu d’être démonisées, doivent être intégrées aux salles de classe le plus rapidement possible. Il est à souhaiter que notre ministère de l’éducation loisir et sports de même que les institutions scolaires et les professeurs du Québec, en prennent aussi conscience et passent à l’action le plus rapidement possible

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Facebook Google + Médias sociaux Twitter ou le microblogging

Mais pourquoi les gens s’abonnent-ils à mon profil Facebook ?

La réponse facile est que c’est sans doute parce qu’ils sont convaincus que j’y partage des contenus extraordinaires (hehehe). La réponse plus complexe est que sans doute les gens ne savent pas que j’ai une page Facebook (parce que comme le mentionne à juste titre Gina Desjardins sur mon Facebook, lorsque les gens cherchent mon nom dans Facebook, c’est mon profil qui apparaît en premier). C’est sans doute aussi parce que je suis maintenant connue. Mais c’est une question qui me turlupine depuis que Facebook a ouvert la possibilité de s’abonner à un profil, sans que le détenteur du profil ne doive pratiquer la réciprocité. Ça fait un bon bout déjà que mon profil Facebook est complet (un profil ne peut pas avoir plus de 5000 amis) et que j’ai dû ouvrir une page Facebook. Malgré cela, j’ai encore plusieurs centaines de gens qui sont en attentes d’une confirmation d’amitié que je ne pourrais donner et voilà que maintenant ce sont « les abonnés à mon profil qui s’empilent ». Pourtant, que ce soit sur mon profil, sur ma page Facebook, sur Twitter ou sur Google+, ce sont pratiquement les mêmes contenus que je partage. En outre, s’ils étaient sur n’importe quelle plate-forme autre que l’abonnement à mon profil, ils pourraient en outre me donner leurs points de vue. Mais bon, il y a des gens qui ne sont que des voyeurs et il y a des gens qui ne comprennent pas nécessairement la technologie.

D’ailleurs, de partager les mêmes contenus sur différents profils a l’avantage de soulever des réactions qui sont souvent très différentes. Ça me permet entre autres de remarquer que par exemple mes statuts de bouffe ou de #Charlotte font un tabac sur ma page Facebook et ne sont pratiquement pas relevés dans Google + ou Twitter. Que mes statuts d’affaires ont plus d’impacts sur Twitter et que mes états d’âme pognent plus sur mon profil Facebook.

Et vous vous en comprenez quoi ?

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Blogues d'affaires Médias sociaux

Les médias sociaux dans l’entreprise c’est « devenir soi-même un média »

J’arrive d’une réunion avec un client dont le client, une grosse organisation sectorielle nationale, veut être sur YouTube pour rejoindre les jeunes et a comme pour objectif d’atteindre 2 000 000 de vues en quelques semaines. Ils ont entre autres l’habitude d’investir 100 000 $ dans un encart publicitaire, à 2 000 000 d’exemplaires et pourquoi ne pas mettre cet argent sur YouTube pour atteindre le même public (et idéalement plus jeune).

Le hic avec ça est que oui, l’encart est imprimé à 2 000 000 d’exemplaires et est inséré dans des journaux à la grandeur du pays. Cependant, combien de gens lisent réellement cet encart?? On n’en a pas la moindre idée. Il n’y a pas de « call to action » de mesures de conversion ou quoi que ce soit. Cependant, on sait qu’on en imprime 2 000 000 pour 100 000 $.

C’est là que mon rôle de « briseur de rêves » débute. Je fais valoir que sur YouTube ou sur les autres médias sociaux, on sait réellement si quelqu’un fait une action, contrairement à l’imprimée. J’explique aussi que les médias sociaux c’est du moyen et long terme et qu’il faut « produire du contenu intéressant » sur une base régulière et qu’il faut dialoguer, monitorer, mesurer, recruter et former des gens pour ça et que les retombés, si on fait les bonnes affaires et avec un contenu pertinent, ne se feront pas connaître avant au moins 6 mois. Aouch ! Réveil brutal.

Le client me dit, comme ça il faut que l’on dise à mon client que nous devons devenir nous-mêmes un média??

EURÊKA !

Mon client comprend les implications d’investissements de temps, d’argent et de ressources et il comprend aussi que ce type « d’activités communicationnelles » a une pérennité dans le temps que l’encart n’aura jamais. Il comprend de surcroit que ça a des implications même sur la mission et le mandat que son client lui donne et que ça aura même un impact sur la mission de son propre client. C’est le fun de travailler avec des gens intelligents qui comprennent vite, mais de faire bouger toute une organisation dans la direction des médias sociaux, c’est un peu plus que le souhait pieux (j’oserai même dire le rêve érotique ) de faire un clip qui sera viral au point d’obtenir 2 000 000 de vues sur YouTube…

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Blogues d'affaires Code-source libre Facebook géolocalisation Google + Innovation Les médias sociaux 101 et 201 Médias sociaux Stratégies de commerce électronique Technologies Internet Twitter ou le microblogging Web 2.0

Du média social aux affaires sociables, l’expérience d’IBM

Ça fait déjà un bon bout que se discute le fait que chaque entreprise peut finalement devenir son propre média, et ne plus avoir à passer par le filtre des médias traditionnels, pour interagir avec ses publics. Le blogue en particulier, est depuis un bon moment déjà, l’outil de prédilection pour s’adresser aux publics internes, externes et aux collaborateurs de l’organisation. Le « web » en tant que fonction potentielle de l’entreprise, trouve sa perspicacité maximale, si elle est en fait une « fonction de l’entreprise », au même titre que les ressources humaines, les relations publiques, le marketing, la production, les TI ou les finances. Malheureusement, trop souvent encore on handicape la pertinence du web en en faisant une sous-fonction de l’une des fonctions traditionnelle de l’entreprise, par exemple le marketing ou les TI. Dans ce cas, il est difficile d’avoir l’input des autres fonctions et de leur offrir des retombées d’affaires en conséquence.

C’est un peu le propos de l’article Move Over Social Media; Here Comes Social Business, qui traite du virage « social business d’IBM » tel qu’expliqué par Ethan McCarty, Senior Manager of Digital and Social Strategy at IBM.

Il dénote 7 observations (traduction et adaptation libre)

Les médias sociaux seront minimisés par l’impact des « affaires sociables »
(notez ici que je préfère le terme « affaires sociables » plutôt «qu’affaires sociales » qui serait sans doute la meilleure traduction de Social business, mais qui a une tout autre connotation ici). Bien que les médias sociaux aident déjà bien des entreprises à être plus centrées vers le client, ils ne sont utilisés modestement que par la fonction marketing. Les médias sociaux sont à la fois média, et société (les gens). Ils ont la potentialité de permettre la compréhension des interactions entre les différents publics (interne et externe) d’une organisation et d’en tirer des leçons qui modifieront tous les processus d’affaires de l’organisation.

Les gens font affaire avec des gens, pas des entreprises
L’une des notions fondamentales des « affaires sociables » est que les employés doivent être au cœur des stratégies numériques. Comme IBM ne vend plus de produits de consommation, l’expérience client avec IBM est d’abord et avant tout une expérience de relation avec un ou des employés. Cette expérience se passe de plus en plus en ligne et IBM a commencé à associer l’un de ses experts à , plusieurs des pages de contenus de leur site et cette initiative a révélé dans des focus groups, que ça augmentait sensiblement la confiance des clients face à IBM.
Vos employés doivent être des citoyens numériques aussi
Pour devenir une entreprise sociable, il faut reconnaître le besoin de formation et de coaching visant à rendre les employés de bons citoyens numériques eux-mêmes, à gérer leur propre réputation. IBM fournit même à ses employés des tableaux de gestion de leur réputation personnalisés, afin qu’ils visualisent l’impact de leurs propres interactions avec les autres différents acteurs. De bonnes conversations génèrent de bonnes affaires qui apportent de la valeur autant pour l’individu que pour l’organisation. (À ce propos, vous me permettrez une auto-promo pour vous rappeler que c’est l’un des sujets majeurs de mon prochain livre Les médias sociaux 201  )
Vous n’avez pas à bouffer tout l’éléphant des affaires sociables d’une seule bouchée.
IBM y est allé avec la stratégie des petits pas. Tout d’abord ils ont mis en place un wiki, servant à documenter les principes de l’organisation pour les affaires sociables. Puis, a développer un cours visant à outiller les employés pour qu’ils comprennent bien les médias sociaux et deviennent des citoyens numériques efficaces. L’initiative finale et majeure a été de mettre sur pied un « localisateur d’expertise » qui rejoint 3000 experts d’IBM à travers le monde.
Les affaires sociables sont aussi bonnes pour les affaires
Les mêmes outils et processus qui ont servi à mettre sur pied l’initiative « affaires sociables » d’IBM, sont maintenant mis à la disposition de la communauté. En vue d’honorer le 100e anniversaire d’IBM, l’entreprise a mandaté chacun des employés à fournir une journée complète de l’entreprise pour partager ses connaissances et expériences sur le site IBM100.com. Cette initiative permet aux employés de concrétiser l’expérimentation « des affaires sociables ».
Nous en avons assez des chaînes de courriels inutiles
La plupart des entreprises se fient aux courriels pour partager de l’information entre les employés, malgré les nombreuses embûches (et les coûts associés) qu’ils soulèvent. Ce sont des outils complètement antisociaux. IBM valorise plutôt l’utilisation des outils collaboratifs qui sont asynchrones, géographiquement dispersé et facilitant le travail d’équipe (songez aux blogues, wiki, Twitter, Google + (avec la téléconférence à plusieurs qu’ils nomment le hudle)).
C’est correct d’échouer, mais il faut le faire rapidement
Comme plusieurs initiatives affaires sociables risquent de ne pas fonctionner, il est important d’expérimenter plusieurs approches différentes simultanément et d’éliminer les échecs lorsqu’ils se présentent. C’est d’ailleurs l’un des nouveaux concepts de développement logiciel qu’on appelle la méthode agile. Ça ne sert à rien de planifier su 10 mois et de lancer une initiative, il est mieux de lancer rapidement et d’améliorer au fur et à mesure. Le localisateur d’expert n’a pris que 4 semaines à mettre en place puis les améliorations sont venues s’ajouter par la suite.

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Quels sont les impacts de Twitter et Facebook sur la télévision?

Quels sont les impacts de Twitter et Facebook sur la télévision? Au moment d’écrire ces lignes, la réponse n’est pas catégorique. D’excellents programmes de télévisions sont dans la mire des médias sociaux et amplement partagés par une horde d’admirateurs, ou de détracteurs, tandis que d’autres, sont ignorées.

Le lien télévision/médias sociaux a débuté en dehors même des principaux intéressés, les diffuseurs et les producteurs. Déjà, presque au tout début de twitter (en 2008 dans mon billet Un personnage de série télé interagit sur Twitter), l’émission Mad men, faisait réagir des admirateurs qui créaient des profils fictifs, du nom des personnages principaux. Ici au Québec, avant même que Guy A. Lepage ne soit sur Twitter, les aficionados de sa célèbre émission utilisaient déjà le hashtag #TLMEP. Évidemment, une fois que monsieur Lepage s’est mis au diapason, le phénomène ne fit que s’amplifier.

Comme le mentionne l’article Tweet Seekers: How Your Social Media Outbursts Influence TV Networks, les médias sociaux sont certainement un « focus group », mais ils sont aussi une preuve irréfutable (surtout du côté placement publicitaire) de « l’engagement » des admirateurs.

Bluefin sees Twitter and other social media as a kind of “focus group in the wild,” according to Tom Thai, the company’s vice president of marketing, and has been selling TV networks, advertising agencies, and advertisers access to data about what works and what doesn’t with viewers. Programming decisions become easier if you know not just how many people are watching, but why, and social media offers the ability to cast a wider net and gather more granular data than has ever been possible before.


“If you’re a TV network, you’d look at two things: Data to inform your programming decisions, [and] data to aid in your advertising sales by proving that beyond having a certain level of eyeballs, there is this additional social media engagement,” Roy says. “Agencies themselves use the data from the opposite angle: ‘Hey, a show might deliver me half a million eyeballs, but I want to know which shows deliver me engaged eyeballs.’”

D’ailleurs, on a déjà dit que Twitter était l’outil ultime pour prédire le succès d’un film Twitter: The Killer Box Office Predictor? Alors pourquoi en serait-il différent pour une série télévisée? Sans doute parce que ce n’est pas tous les styles de télévisions qui ont la cote de Twitter, Facebook et autre. En effet, selon l’article Social TV: Broadcast Networks in Trouble, les télé-réalités et les émissions des grandes chaînes américaines n’ont pas un effet escompté sur les médias sociaux.

(…) So, what do we have here? Couple of things to note – first, only two of the Top 10 are reality shows (The Bachelor and Survivor). Hmm, that would seem to be at odds with my intuitive conclusions as well as those ofAlan Wolk, who felt reality shows were a natural for Social TV. If, like me, you think Social TV is the future, what does this mean for Reality TV? Will Social TV be like the meteor that brought and end to the dinosaurs, or will Reality Shows adapt like the birds, mammals and fish that survived the Ice Age?

Second, and here’s where I’d really be sweating it if I was the program chief for ABC, NBC, CBS or Fox, only three shows (and the bottom three) from this list are major network shows.

Mon explication de ce constat américain (qui est probablement vrai aussi pour nous, sauf pour l’exception Un Souper Presque parfait, qui lui aussi scorait fort sur Twitter en Grande Bretagne d’oû le concept origine) est que Twitter n’est pas pour la masse (environ 5% des québécois sont sur Twitter). Twitter est pour les influenceurs, les recherchistes, les journalistes, les supers blogueurs et les « early adopters » et que bien qu’ils aient un impact MAJEUR sur la médiatisation (ou non) d’une série, d’un phénomène ou d’une nouvelle, ils ne sont sans doute pas représentatifs de l’ensemble des Québécois qui eux se retrouvent massivement sur Facebook. Mais si votre émission ne fait pas non plus de flammèches sur Facebook, alors là, il est possible que ce soit une perle que personne n’a encore découvert, ou tout simplement que ce soit une merde dont on se fout complètement…

P.-S. Ce sera justement le débat qui aura lieu jeudi de cette semaine, sur les ondes de VoxTV, lors de la nouvelle émission du copain Philippe Fehmiu, Open Télé.

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