M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Personnel et peut-être même hors sujet

À propos de l’amour

C’est la chroniqueuse blonde qui me fit songer aux raisons de l’amour.

Le Prince Charmant pue de la gueule. La Princesse Charmante a un grand nez.
Ils sont pourtant beaux comme des gens qui s’aiment.

Voici ma réflexion à ce propos :

J’ai demandé à ma Bibitte comment elle savait que je l’aime. Elle me répondit : C’est parce que tu es toujours empressée de venir me retrouver et qu’être avec moi est ce qui semble te faire le plus plaisir…

Dans l’fond, l’amour, même imparfait, c’est simple de même…

Lorsqu’elle me demanda la même question il y a bien longtemps, je lui répondis : Je ne sais pas pourquoi je t’aime et si je le savais, peut-être que ce serait un indice que dans l’fond, je ne t’aime pas vraiment… Les raisons pourquoi je t’aime sont multiples, mais je les ai découvertes bien après que j’eu su que je t’aimais!

MAJ
Ça prouve aussi qu’il y a des sujets que même la science ne peut élucider et pour lesquels, les raisons (et la raison) ne sont souvent qu’accessoires. Le monde des émotions humaines n’entre que difficilement dans les petites cases de l’analyse, mais ça ne fait pas de ces sujets, des sujets moins capitaux pour une vie heureuse. Des fois, faut se foutre de la raison…

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Caroline Allard, aka mère indigne, me les pompe

C’en est trop! Je suis verte de jalousie. C’est que Caroline Allard, cette foutue trop pleine de talent, vient de confirmer la rumeur qui avait déjà été publiée dans mon billet Le classement de mes 25 célébrités Web du Québec :

en primeur (que j’ai entendu à travers les branches) une série Web télé sera adaptée à partir de son premier livre

Elle a le culot de nous révéler dans son billet Mère indigue en Web-o-scope que :

L’automne dernier, Myriam Bouchard de Milagro Films m’a demandé si ça me plairait de voir mes Chroniques adaptées pour la WebTV. Je suis allée sur leur site, j’ai vu qu’ils avaient de l’expérience dans les films d’horreur, faque, comme dirait l’autre, j’ai dit oui! Le projet a été rondement mené, et les capsules sont tournées. J’ai même vu ce que ça donnait. (…)
Parce que tout ça va être diffusé sur le site Web de Radio-Canada, et comme Radio-Canada est une grande et belle chose, ils vont faire un lancement. Et ça va être chouette.

J’ai pété une coche (comme on dit ici) et dans mon mur Facebook je lui ai répondu :

tu es ma mentore à SCANDALE mais je suis tout de même jalouse de tous tes talents. En plus d’être drôle, experte en scandale, cérébrale, littéraire et brillante, tu es en plus « cute ». C’est vraiment trop pour une seule femme qui en plus est une mère modèle, une épouse aimante et une professionnelle à succès. Trop c’est trop et avec encore une autre initiative qui se fera bientôt ramasser par Hollywood? Une chance que tu es ma chum…

Question de me venger, je vous remet d’actualité ce vieux SCANDALE Mère indigne porte bien son nom…

MAJ
Comble de l’ironie, on la liche dans Branchez-vous! On ose même titrer l’article La mère indigne devient une vedette ! Grrrrrrrrrrrrr

MAJ2
Pour ceux qui ne s’en seraient pas rendu compte, j’ironise dans ce billet puisque je suis l’une des plus grandes admiratrices de Caroline, que j’aime beaucoup être en sa compagnie et que je salue ses succès bien bas et que j’angoisse vraiment à l’idée qu’elle déménage à Hollywood ou à Paris parce qu’avec du talent comme ça, c’est ce qui arrive souvent 🙁 …

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Medias et Internet Médias qui sollicitent mes avis

Mon avis sur les audiences du CRTC

Le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) tient des audiences publiques, ces jours-ci, afin de déterminer si il devrait légiférer sur les nouveaux médias au Canada. Un excellent résumé de ses positions sur InfoPresse illustre bien les enjeux des proréglementations et des anti-réglementations. D’un côté, les artistes veulent que le CRTC réglemente le Web afin de toucher des droits d’auteur et de garantir un minimum de contenu canadien sur le Web et de l’autre, les diffuseurs, les entreprises Web et les fournisseurs de services Internet sont contre de nouvelles réglementations puisque comme le dit Google Canada :

« Quand vous voyez la quantité de contenu canadien offert en ligne, quand vous voyez la diversité de ce contenu et quand vous voyez avec quelle facilité les Canadiens peuvent maintenant avoir accès à du contenu, le promouvoir et le diffuser, vous pouvez constater que le Web a ouvert un nombre remarquable de possibilités « 

Mon point de vue sur les audiences du CRTC
La problématique d’une réglementation sur le Web est que ce ne seront que les entreprises canadiennes qui seront affectées par celle-ci. Le Web n’a pas de frontières, mais la réglementation s’arrête avec la juridiction de l’organisme de réglementation, en l’occurrence ici, le CRTC n’affectera que le Canada. Or, les entreprises américaine, française, ougandaise ou des autres pays, continueront d’inonder le Web qui se retrouve sur les écrans d’internautes canadiens sans entraves légales. Mais nos entreprises devront pour rejoindre les mêmes Canadiens, se conformer à des règles nouvelles qui potentiellement, pourraient les handicaper d’être compétitifs avec les diffuseurs des autres pays qui sont sur nos écrans. Qui plus est, déjà nos entreprises tirent de la patte sur le Web et il est de mon avis qu’elles n’ont pas besoin d’entraves additionnelles, mais plutôt de stimulation pour être efficaces sur le Web. Il y a aussi la question des droits d’auteur et du pourcentage du contenu canadien sur les portails des grands médias sur le Web. Pour ce qui est des droits d’auteur, les auteurs eux-mêmes peuvent très bien négocier leurs droits, en requérant les services d’avocats et de négociateurs compétents. Pas besoin de légiférer pour ça. Pour ce qui est de la question du contenu canadien, si nos médias ne font que reprendre le contenu américain sur leur présence Web, ils se tireront dans le pied puisque les internautes ne sont pas des imbéciles et que si ils veulent par exemple, savoir ce qui en est de la série Lost (ma série fétiche du moment), ils n’iront pas rechercher ce qu’ils veulent sur le site du diffuseur canadien de l’émission, mais ils iront plutôt sur le site original de la série. De réglementer ça ne servirait donc pas à grand-chose si ce n’est que de potentiellement ajouter à la complexité de la mise en ligne d’entreprises qui pourraient, par défaut, être touchées par ces lois. Lors de mon entretien avec Madame Maréchal à ce sujet la semaine dernière, elle me faisait valoir qu’il y a aussi de la diffamation sur le Web. Mais la diffamation est déjà réglementée au Canada et les lois qui s’y rattachent affectent déjà le Web. C’est donc un autre exemple de l’inutilité apparente de légiférer sur cette question. Et vous qu’en pensez-vous?

MAJ
Lors de mes cours de droit lors de ma M.Sc. j’avais écrit une utopie Plaidoyer pour un cadre législatif international régissant le Web :

je me suis penchée, lors de certains travaux, sur l’utopie de réguler le Web, via des traités internationaux distincts et faisant du cyberespace, un territoire supranational et encadré par des traités tel que ceux qui régissent les océans, l’Antarctique et la Lune et les corps célestes. Ces divers traités font de ces territoires des espaces appartenant à tous et à aucun état en particulier. De plus, ces divers traités, permettent d’encadrer juridiquement, les activités humaines que les états et individus entreprennent sur ceux-ci.

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Voici l’entrevue que j’ai accordée aux animateurs Martin Pouliot, Hugo Langlois et Shirley Bishop de l’émission Pouliot et compagnie de la radio FM93 de Québec (MP3 à partir de la 10e minute).

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Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis

Isabelle Maréchal, mon entrevue avec cette grande dame de la radio

Bienvenue à mes nouveaux lecteurs venant de l’émission Isabelle Le matin du 98,5 FM. J’espère que vous trouverez une foule d’infos sur mon blogue et je vous invite à naviguer dans celui-ci, notamment à l’aide des diverses catégories que vous trouverez à la droite de votre écran. Pour les potes qui n’ont pas entendu cette entrevue où je discutais de commerce électronique, de vol d’identités, du CRTC, de DessinsDrummond, d’économie numérique et de Barack Obama, vous trouverez les fichiers MP3 de cette entrevue.
Partie 1 à partir de 0:45min.
Partie 2

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Medias et Internet Médias sociaux Web 2.0

À propos des changements du travail journalistique

Il m’arrive d’avoir des discussions passionnantes ailleurs que dans la vraie vie ou que dans mon blogue. Pour preuve, voici un extrait d’une discussion que j’ai eue avec Marc Desjardins, sur le mur Facebook (oui vous savez cet outil que d’aucuns disent inutile) de la copine Geneviève Lefebvre qui a eu la gentillesse de publier mon billet La crise appréhendée des journaux au Québec, sur celui-ci. Elle pousse même la délicatesse jusqu’à en faire un billet sur son propre blogue Tout le monde veut aller au ciel * . Or donc, voici la discussion :

Marc Desjardins, à 08:18 le 18 février
Je suis d’accord avec vous sur le besoin du changement dans la vision journalistique. J’ai par contre une interrogation et une inquiétude. Je me demande pourquoi, dans toutes les crises évolutives de ce genre, ce sont les patrons qui conservent avantages et profits alors que les travailleurs doivent céder. Ensuite, cette démocratisation de la création de contenu, que nous valorisons tous et toutes, ne risque-t-elle pas d’entraîner, par contre, une forme de dilettantisme dans la diffusion de l’information, un dilettantisme qui risque de faire du tort au sens critique et à la capacité d’analyse?

Michelle Blanc, à 08:24 le 18 février
@Marc, le dilettantisme est là avec les médias trad et le restera avec la convergence. Cependant, à cause des hyperliens externes et de la puissance des commentaires, la merde restera au fond et les pétales de roses flotteront à la surface… Il ne faut pas prendre les lecteurs pour des imbéciles. Ils savent très bien discerner le pertinent du non pertinent (de même que Google) et c’est le pertinent qui sortira gagnant. Il y avait d’ailleurs déjà eu une confrontation de pertinence entre Encyclopedia Britanica et Wikipédia et c’est Wikipedia qui a gagné. Mais cet argument de perte de qualité rassure bien l’égo journalistique blessé…

Marc Desjardins, à 08:33 le 18 février
@Michelle, je suis d’accord pour Wikipedia, qui est un outil encyclopédique, donc enrichi par la force du nombre. Par contre qu’en est-il du journalisme d’enquête, du reportage fouillé et recherché, avec la présentation de points de vue contradictoires, dans un seul vecteur de diffusion? Qu’en est-il, surtout, de la pensée divergente, de celle qui ne suit pas la pensée populaire? Ne risque-t-on pas de voir se propager plus souvent la pensée dominante si on ne se base que sur la force du nombre? Cette pensée dominante est un peu l’envers de notre vision d’un Web ouvert d’esprit. Ce n’est, pour l’instant, qu’un point de réflexion pour moi.

Michelle Blanc, à 08:39 le 18 février
Justement l’écrémage des médias qui sont lus souvent qu’autrement redondants permettra un renouveau de ce journalisme d’enquête, ne serait-ce que pour émerger de la masse. Je ne crois pas que The Economist disparaisse et je prédis que les gens seront prêts à payer pour de l’actualité fouillée. Pour le reste, Reuter, AFP PC et les autres feront leur boulot. C’est justement dans l’opinion éclairée que le journalisme tendra et les plus éclairés seront ceux qui auront la part du gâteau.

Marc Desjardins, à 08:45 le 18 février
Je souhaite que ta vision prévale Michelle… mais c’est celle d’une visionnaire des communications généraliste et une praticienne avancée du Web. La vision journalistique (comme celle des publicitaires d’ailleurs) a plus tendance à se raccrocher aux anciens poncifs, tout en se croyant avant-gardiste. Ayant navigué dans les divers champs, j’en sais quelque chose… Il faudra trouver un moyen de fusionner les forces pour lutter contre l’inertie.

Michelle Blanc, à 08:49 le 18 février
amen

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La crise appréhendée des journaux au Québec

Voici mon point de vue très biaisé de la crise appréhendée des journaux au Québec. Tout d’abord, une disclosure.

Je pense que la FPJQ est un groupe de retardataires réactionnaires. J’ai travaillé pour différentes composantes de l’Empire Quebecor comme on s’amuse à l’appeler. J’ai des entrées et des amitiés avec tous les grands groupes médias du Québec, j’ai écrit pour Branchez-vous, LesAffaires.com et été experte invitée régulière lors de la première année du canal Argent. Je connais aussi personnellement la plupart (pour ne pas dire tous) des journalistes technos du Québec et plusieurs de la France et de la Belgique. J’ai donc ce qu’on pourrait appeler une vision périphérique qui de plus est biaisée.

Je crois que la situation des médias écrits, nommément les journaux, n’est pas dramatique au Québec parce que comme pour le reste des phénomènes Web, nous sommes souvent deux ans en retard. Même nos chicanes blogueurs/journalistes se font avec un décalage du reste du monde. Ça nous offre l’avantage d’apprendre des erreurs des autres, mais disons que pour l’innovation, on repassera. La situation ici n’est pas dramatique non plus parce qu’ici, il y a une concentration de la presse et que de ce fait, les grands groupes retrouvent un peu de ce qu’ils perdent d’un média, dans une autre de leur propriété médiatique. Aussi, même les annonceurs sont en retard ici et ne songent pas encore à exploiter le plein potentiel que leur offre le Web et croient encore aux balivernes que leur racontent les grandes boîtes de création de pubs du Québec. Finalement, notre microcosme linguistique nous protège aussi et certains des médias locaux ont des revenus qui feraient rougir de jalousie bien des voisins américains.
Cela étant dit, il ne faut pas non plus être dupe et croire que les bouleversements majeurs qui affectent la presse mondiale nous épargneront de son grand nettoyage. Disons simplement que si la moitié des médias écrits américains risquent de disparaître cette année, l’hécatombe ne sera pas aussi dévastatrice de ce côté-ci de la frontière. N’empêche que la pression est forte et qu’elle le sera de plus en plus. J’écrivais que même ici, pour la première fois, les journaux ont perdu la place de la pénétration au profit du Web et que seules la radio et la télévision jouissent encore de la primauté sur ceux-ci. Mais les jeunes vieillissent et ils ne commenceront pas à faire ce qu’ils ne font pratiquement pas, c’est-à-dire lire les journaux. Et les vieux, vont éventuellement prendre leur retraite et c’est triste à dire, mais ils vont mourir et j’ai comme un gros doute que leurs ayants droit ne demanderont pas à ce qu’on paye un abonnement au journal préféré de son aïeul pour lui faire un plaisir d’outre-tombe. À moyen terme, ça ne regarde donc pas trop bien. En outre, les petites annonces classées qui ont longtemps été la vache à lait des quotidiens, ne s’en peuvent plus de mourir à petit feu devant les kijiji et craigslist de ce monde, et qui sont gratuits. C’est d’autant plus loufoque de savoir ça et de réaliser que la grève du Journal de Montréal et que les journalistes de l’un des journaux encore très rentables de nos médias, se battent pour sauver les jobs perdues d’avance de cette classe d’employés. Anyway, TOUT LES JOURNAUX NE MOURRONT PAS, ni les grandes marques d’ailleurs. Mais les pratiques journalistiques risquent de changer dramatiquement. J’ai d’ailleurs écrit un billet sur ce sujet précis. Tout comme la radio n’est pas morte avec l’arrivée de la TV, le journal ne va pas mourir avec l’arrivée du Web. Il va cependant se transformer de fond en comble et sa version papier risque de devenir de moins en moins pertinente et elle est déjà peu écologique et nous coûte une fortune en frais d’enfouissement et de récupération.
Mais les journalistes ont peur! Ils ont raison! Leur emploi va changer et qu’ils le veuillent ou non, ils se devront de baiser la main de cette maudite convergence qu’ils conspuent depuis si longtemps. Ici, nous n’avons qu’une simili convergence. Il y a bien certainement celle de Star Academie qui fait couler tellement d’encre, mais outre cette épisodique convergence, Quebecor ne converge pas encore. Je l’avais d’ailleurs noté et applaudi lors du seul exemple réel de convergence de l’EMPIRE qui avait eu lieu lors du fameux scandale des piscines contaminées à Montréal. Outre, ce fait et star ac, mais de quelle convergence parlons-nous? Il y a aussi cette convergence tacite, mais très efficace qui unit Gesca et Radio-Canada. Là on peut parler de convergence efficace et ils ne sont même pas du même groupe. Nous pourrions parler dans ce cas d’une convergence protectionniste et je ne me souviens pas d’avoir entendu aucun des journalistes qui y participent chialer là-dessus. Mais il m’en manque peut-être des bouts.
Mais c’est quoi notre problème avec la convergence?
Il y a bien celles de GE – NBC Universal, FOX – News Corporation, Walt Disney – ABC – ESPN, VIACOM – CBS – Paramount, AOL-Time Warner et les nombreuses tentacules de Sony. Mais ici il faut qu’on diabolise la convergence conglomératique? Imaginez que je n’ai même pas encore parlé de la convergence journaliste/média citoyen. Celle-là est la convergence d’entre toutes et ce sera celle qui sauvera notamment les petits. D’ailleurs, Pisani dit à ce propos (mais il dit peut-être n’importe quoi puisque c’est un journaliste/blogueur de Le Monde):

Si le journalisme de toujours se caractérise par la production d’informations, il semble clair qu’il ne trouve pas (encore) de modèle économique sur le web.
Mais si le journalisme organisé autour du web implique d’autres pratiques (l’essentiel étant l’expérience, les conversations) alors le modèle économique qu’il faut trouver est différent. C’est celui d’un journalisme dans lequel la production n’est qu’en partie assurée par les professionnels et qui se structure largement autour des liens, du partage, de la participation. Les modes d’opération incluent les algorithmes et l’ex-audience.
En même temps que nous nous interrogeons sur son rôle et ses fonctions sociales, c’est l’économie de ce journalisme là qu’il faudrait modéliser.

Mais si nous revenons à la convergence médiatique classique, il y a cet exemple réussi (dans Nieman.harvard.edu) du Nordjyske newspaper fondé en 1767 au Danemark. L’initiative est venue de la base et a été supportée par l’un des syndicats reconnu comme étant l’un des plus difficiles et hargneux de ce pays. Comme le dit le rédacteur en chef (l’initiateur du projet et on était en 2002) :

« The problem is that everybody wants progress but nobody wants change, » I told them. « If we want to keep our jobs, we have to develop ourselves and the way we work with journalism. But the consequence of progress is change; we have to do something else than we are used to doing and that brings with it insecurity. We get through it together, if we dare. » I then told them that in 10 months our regional newspaper, now slipping into a deep crisis, would become the most ambitious media house in Europe. « It will be tough, » I reminded them, « but when we’ve made it, we’ll have a future in which it will be fun going to work every morning and a newspaper in which we will make good stories. »
(…) The goal is to do better stories. Making sharper priorities and using different media platforms to tell that part of the story at which that medium is best. And by sitting closely together in a newsroom without walls with colleagues with the same beats and interests, we can share ideas, sources, research and thereby produce more and improve the total quality of our work. »
(…)Ten months later nearly the entire staff had changed jobs, offices, deadlines, editors, tools and colleagues. As we launched a new, more focused newspaper and added a free commuter paper aimed at younger readers in the big cities, in our community we introduced a regional version of CNN « Headline News. » These instant updates as part of local TV-news became an instant success. Within six months from our launch, we had more paid subscribers to 24Nordjyske, our cable TV station that broadcasts regional new s 24 hours a day, than we had on our newspaper, which dates back to 1767.

Our 250 reporters—no, we didn’t fire anyone—are no longer organized into groups with the task to fill certain pages or sections in a newspaper. They work together in a matrix organization, all under the same editor in chief, and each with the same basic task of telling good stories to people in Northern Jutland using the media best suited to the telling.

Mettons que c’est un maudit bel exemple de ce que pourrait être la convergence d’hier, ailleurs, appliquée à demain, ici.
Entre-temps, on peut toujours continuer à conspuer les conglomérats, à bitcher sur les blogueurs, à ne pas citer ses sources et à vomir sur l’apport citoyen comme cela s’est fait tant de fois et avec tant d’éclat comme avec cette récente escarmouche entre Marissal et Lagacé rapportée par Canoe :

Dans sa chronique à Bazzo.tv, Vincent Marissal a aussi laissé entendre que plusieurs journalistes dans Internet -pas tous -font du «flash», des «sparages», du «tape-à-l’oeil» et qu’ils ont «le droit de fonctionner sous un autre registre», «à un niveau de qualité diluée».

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Classement des blogues féminins francophones les plus populaires

Lors de la création de ma zelist, on m’a mentionné qu‘il n’y avait pas assez de femmes dans celle-ci et on m’a même accusée de ne choisir que des pures laines (ce qui n’était vraiment pas le cas). Or, dans le classement Twingly des blogues francophones les plus populaires de la planète, des 50 premiers blogues, 25 sont écrits par des femmes et j’en suis vraiment ravie. Je suis malheureusement la seule Québécoise de ce classement en 43e position. C’est Peperuka.com qui a fait l’effort de recenser les filles du classement. Vous faites quoi les copines? Allez diguidine, l’an prochain je veux voir au moins 5 Québécoises dans ce classement. Nous avons le jus de cerveau ici pour bien figurer à ce palmarès…

MAJ
Comme je suis dans ce classement, c’est certainement du sérieux… hehehe

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L’authenticité selon Seth Godin

L’authenticité est un sujet qui me tient à cœur et qui s’approche de celui de la transparence dont j’ai déjà parlé maintes fois et même présenté lors de certains événements (PDF). Godin dit :

Authenticity, for me, is doing what you promise, not « being who you are ».
(…)
As the Internet and a connected culture places a higher premium on authenticity (because if you’re inconsistent, you’re going to get caught) it’s easy to confuse authentic behavior with an existential crisis
(…)
You could spend your time wondering if what you say you are is really you. Or you could just act like that all the time. That’s good enough, thanks.

Je comprends très bien la notion de Godin que les actes parlent plus fort que les paroles et en ce sens, il a tout à fait raison. Cependant, l’authenticité, dans le sens de transparence et de vérité, est aussi très efficace en terme communicationnel Web. Je pense que les gens jugent sur les actions, mais qu’ils ne peuvent souvent juger de ces actions que de par ce qui transpire de l’écrit et sur le Web, c’est pratiquement la seule manière de savoir qu’une action a été faite ou qu’elle se fera. Je prends donc les préceptes de Seth Godin avec une certaine dose de philosophie et de nuance…

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La réalité virtuelle renforce les réseaux plutôt que de les étendre

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de réalité virtuelle, de Second Life et de jeux multijoueurs. Mais ce n’est pas parce que je vous en parle moins que ces univers soient moins intéressants pour moi ou pour les nombreux chercheurs qui s’intéressent au phénomène. Ainsi, dans le toujours très pertinent l’Atelier, La réalité virtuelle n’étend pas nos réseaux, elle les renforce on apprend que :

Les participants à des univers numériques ne profitent pas de l’abolissement des distances : ils préfèrent interagir avec leurs voisins géographiques. Une leçon pour les multinationales? (…) La preuve viendrait du fait que les joueurs habitant à moins de dix kilomètres les uns des autres ont cinq fois plus chance d’être partenaires que ceux qui habitent à cent kilomètres. Cela remet-il en question l’intérêt des réseaux sociaux, wiki et autres blogs dans les entreprises multinationales ? (…) La proximité semble un atout pour la productivité des outils de travail de groupe. Ces derniers gardent pour autant des atouts supérieurs à ceux du simple courriel dans les cas de groupes de travail étendu.

Je confirme ces observations par le fait que bien que je sois très active sur des réseaux sociaux et plateformes diverses, que j’ai un bon lectorat et de bons amis dans la francophonie mondiale, mes clients viennent tout de même majoritairement du Québec. Mon réseau est donc étendu, mais il apparaît évident que la force de celui-ci agit surtout localement. Ça me fait donc bien plaisir de donner des entrevues à la radio de l’Alberta, mais je sais bien que ce sont mes clients d’ici qui saisiront cette visibilité et me feront confiance (si j’ai à l’avance demandé à ce qu’on numérise l’entrevue afin de pouvoir la partager avec eux).

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Entrevues sur la protection des renseignements personnels, le vol d’identité et le Web Stardom

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