M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Marketing 2.0 Marketing Internet statistiques des affaires électroniques

Les étudiants américains utilisent peu le courriel

Il y a quelques mois, je prédisais la disparition progressive du courriel au profit de la messagerie instantanée. Évidemment, dans les commentaires, certaines entreprises de marketing par courriel n’étaient pas de mon avis. Malheureusement pour eux, des chiffres d’eMarketer viennent corroborer mes élucubrations visionnaires. Ainsi, 6 étudiants sur 10 ne lisent jamais ou presque jamais les courriels publicitaires qu’ils reçoivent.

More than six out of 10 US high school and college students surveyed ‘never’ or ‘hardly ever’ read marketing e-mails, according to an October 2008 survey by eROI. The majority of respondents said companies were not effectively speaking to them personally through e-mail.
But e-mailing is hardly dead among students. Although texting was named as the favorite way to communicate by the largest percentage of respondents, e-mail was second, cited by 26% of students.
(…) Together, the studies point out that students have no problem with e-mail per se, but have no interest at all in irrelevant marketing messages.


Les étudiants américains utilisent peu le courriel Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Medias et Internet Médias sociaux Relations publiques Internet

Télévision versus le Web et paradoxe perçu

Sur le blogue de Lichen communication, le billet je blogue mais je dois passer à la télévision si…m’interpelle directement.

Michelle Blanc vient de passer en deux semaines de consultantes à vedette. Pourquoi ? Tout simplement en passant à l’émission de télévision la plus vue au Québec, Tout le monde en parle.
Donc, dans cet univers numérique, pour faire du bruit, faut passer par la bonne vieille télévision que tout le monde annonce moribonde. Dichotomie dans le processus de communication entre la réalité et la propagande numérique. La télévision et la radio restent encore l’outil de communication qui rejoint le plus grand nombre de personnes.
C’est direct et cela parle directement au cœur. Internet ne possède pas encore cette puissance. Le web est une conversation, la télévision est une agora. Michelle Blanc peut parler autant qu’elle le souhaite, elle n’aurait jamais pu avoir autant d’impact en si peu de temps sans passer par la télévision.
(…)
Le numérique contre le trad, le web contre la télévision, des groupes Facebook contre …., l’ensemble des poncifs entendus reviennent.
Michelle Blanc fait du marketing numériques mais sa plus belle réalisation reste sa présence à la télévision et à la radio.
Paradoxe.

Ma réponse :
Paradoxe, oui et non.
Tout d’abord, on compare le médium TV à celui du Web et on présume que l’émotion ne passe pas sur le Web. Je ne suis pas d’accord avec ça et j’ai même déjà écrit De l’utilité du blogue comme outil de catharsis. Puis vient cette question de mon statut de vedette. Il est très vrai que comme suite à mon passage à Tout le monde en parle ma vie a soudainement basculé et qu’on me reconnait maintenant partout. Mais avais-je besoin de ça? Pour ma vie professionnelle, certainement pas (quoi que j’admette que ça aide beaucoup), mais pour faire la vulgarisation de la condition de transsexuelles et briser les tabous qui l’entourent, ça aura été le plus formidable forum qui soit. Mais encore là de quoi parlons-nous dans notre comparaison? De la TV comme diffuseur de pub ou de la TV comme diffuseur de contenus? Pour ce qui est de la diffusion de contenus, une émission comme TLMEP qui va chercher 1.5 million d’auditeurs dans un petit marché, jamais le Web ne rivalisera avec ça. Le numérique contre le trad? Dans une perspective publicitaire et marketing, Le Web peut certainement bien se défendre. Dans une perspective de compétition, mais pourquoi donc ne pas entrevoir l’un et l’autre au lieu de l’un ou l’autre? Chacun des médiums a ses forces et il est certainement très sain de capitaliser sur celles-ci. Jamais je n’ai personnellement sous-entendu que la TV allait disparaître. J’observe cependant que la génération Y n’est pas celle qui m’interpelle le plus dans la rue et qui a regardé l’émission. Même que la caissière du dépanneur derrière chez ma blonde me dit : « est-ce vrai que vous avez passé à la télévision? » Je lui demande pourquoi elle me demande ça et elle me répond « c’est qu’il y a des clients qui m’ont dit qu’ils vous ont vu ».

Finalement, j’étais amplement connue et médiatisée avant TLMEP et j’ai toujours su capitaliser sur les relations publiques traditionnelles puisque ce que je vends est de la crédibilité et que ce sont les autres qui me la donnent, incluant très certainement, les médias traditionnels. Mais cette crédibilité et cette visibilité médiatique dont je jouis depuis plusieurs années sont tributaires directement de mon blogue. Même mon passage à tout le monde en parle est aussi tributaire d’un ensemble de facteurs incluant, mon blogue. Il est cependant clair et évident qu’une émission comme TLMEP frappe l’imaginaire des téléspectateurs, à un niveau inégalé, comme le Web ne peut encore que difficilement atteindre.
Que mes plus belles réalisations restent mes participations à TLMEP et Christiane Charrette? Dans l’esprit de vulgarisation aux masses de ma condition, certainement. Au niveau professionnel, j’ose croire que non et que ce sont plutôt mes divers écrits scientifiques, professionnels, didactiques, mes conférences et mon blogue qui marquent l’esprit des gestionnaires Web…
By the way, on m’écrit de France et même de Pologne à propos de TLMEP et c’est parce que le vid de l’émission est sur Dailymotion…

Télévision versus le Web et paradoxe perçu Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires

Prix Elle-Wikio, gros rire gras

Les catégories du prix Elle-Wikio me font rire. Ces catégories sont :

  • Blogs Mode
  • Blogs Cuisine
  • Blogs creations
  • Blogs mamans bébés
  • Blogs beauté
  • Blogs créatrices
  • Blogs chroniqueuses
  • Blogs sexe love

Pourquoi ces prix me font rire? C’est parce qu’ils classent la légèreté qui est bien nécessaire et que j’aime beaucoup, surtout en ces temps d’austérité économique, mais qu’ils oublient totalement la profondeur et la réflexion intellectuelle (je ne dis pas que les blogues gagnants n’en ont pas). Où sont les catégories blogues politiques, économiques, sociales, psychologiques et autres catégories ayant de la viande autour de l’os? Il est clair que la politique éditoriale de Elle n’est pas de participer à l’élévation intellectuelle des masses féminines et qu’ils font dans le léger. Mais ils ont manqué une belle opportunité de démontrer que les femmes sont aussi capables que les hommes d’avoir de la réflexion (dans le sens cérébral) plutôt que de la réflexion (dans le sens de l’image que projette un miroir). C’est finalement un bel exercice d’alimentation des clichés traditionnels de la femme. Quel dommage…

MAJ
Une liste alternative de blogues féminins est en train de se constituer ici. Ajouter le vôtre s’il n’y est pas déjà…

MAJ2
Il appert que je suis un ti-peu en retard sur le sujet et que bien d’autres copines et copains ont parlé de celui-ci bien avant moi, sans que je ne m’en aperçoive, par exemple Natacha, Cécile, Renart, des réseaux pro ou bien d’autres encore. Que voulez-vous, j’ai fait la connerie d’avoir une bonne idée (la guignolée des blogueurs), à un moment de ma vie ou j’ai déjà bin de la difficulté à gérer les diverses demandes d’aides de toutes sortes, reliées à ma nouvelle célébrité, à une période drôlement achalandée sur le plan professionnel. Je suis donc dans l’jus comme jamais auparavant. De plus, je suis plus une blogueuse (lire ici que je suis non journaliste et que jamais je ne payerai pour faire parti de la FPJQ et que même s’ils m’offraient gracieusement de faire partie de leur gang (comme d’autres l’ont fait) jamais je n’accepterais) que lectrice et mes inspirations me viennent selon le papillonnage du moment, qui peut des fois être en retard. Voilà…

Ne m’en veuillez donc pas si jamais je n’avais pas le temps de vous lire chez vous…

Prix Elle-Wikio, gros rire gras Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Le modèle d’affaires du Père Noël est déficient

Récemment, je vous parlais du retour en force du modèle d’affaires. He bien, le Père Noël est dans le trouble et il appert qu’il va demander à la banque centrale de refinancer ses opérations qui prennent l’eau. Entre autres, c’est à cause du réchauffement climatique, la neige fond et ses installations ne sont plus stables. Il est aussi de moins en moins lucratif de donner des cadeaux gratuitement. La solution serait peut-être de proroger Noël pour cette année?
GeekandPoke

Le modèle d’affaires du Père Noël est déficient Lire la suite »

Edito sans question Gouvernement électronique Médias qui sollicitent mes avis politique et internet

Pourquoi, au Québec, le web est-il en quasi-absence de nos élections?

Ce week-end, j’ai reçu une demande du rédacteur en chef du journal Voir, pour pondre en 125 mots, une réponse à la question Pourquoi, au Québec, le web est-il en quasi-absence de nos élections? Ça fera partie de la rétrospective de fin d’année du prestigieux journal. Voici ma réponse :

Tous les secteurs de la vie québécoise sont en retard sur le Web. Ça commence par nos élus et ça continue avec l’économie, la culture, l’éducation, et cetera. Nos élus Baby-boomers sont des freaks du contrôle et pour que le Web fonctionne, il faut accepter une certaine perte de contrôle et ils en sont incapables. Les soupers spaghetti sont une recette connue, la sauce Web 2.0 fait peur puisque « les citoyens pourraient dire leur mécontentement ». Même la FPJQ s’inquiète de la montée du Web. Le Web est perçu comme une menace à la stabilité du « pareil au même ». Les élites communicationnelles qui conseillent nos partis, croient encore aux vertus de l’affichage sur le bord de l’autoroute. Le Web c’est donc une affiche compliquée à gérer qui est moins payante que le placement TV à pourcentage.

MAJ
L’article Revue 2008Sans rancune 2008 du journal Voir est ici

Pourquoi, au Québec, le web est-il en quasi-absence de nos élections? Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Statistiques de ce blogue

Palmarès des blogues : Classement selon la pertinence des commentaires

Je ne le fais vraiment pas exprès de me retrouver encore dans un autre classement des blogues francophones mondial. Cette fois, il s’agit d’un classement des blogues selon la pertinence des commentaires. On décrit l’algorithme de recherche ainsi :

L’algorithme utilisé tient compte du nombre de commentaires, mais aussi, et surtout de leur pertinence (longueur des commentaires, diversité des auteurs, nombre de liens, etc.). Une note est ainsi attribuée à chaque commentaire, selon ces critères. La somme de toutes ces notes m’a ensuite permis d’établir ce classement.

Selon cet algorithme, mon blogue se classe au 27e rang francophone mondial. Comme ce sont vous, mes lecteurs, qui faites les commentaires, je vous félicite et vous remercie de votre pertinence. Bon, vais encore aller faire un lavage de bobettes afin de conserver mon humilité légendaire, tout comme l’une de mes idoles, madame Ginette Reno.

Palmarès des blogues : Classement selon la pertinence des commentaires Lire la suite »

Blogue Blogues d'affaires Economie des affaires électroniques Medias et Internet

La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat

C’est dans un livre sur la nouvelle économie de Nuela Beck que durant les années 90 je pris conscience que notre économie était en mutation et que ce changement affecterait bien des secteurs de l’économie du moment. Dans son livre, madame Beck donnait l’exemple des marchands de fouets du début du siècle. Toute une industrie reposait sur LE moyen de transport du 19e siècle, la carriole. Mais voilà que l’automobile venait d’être inventée et que des bien-pensants (ou plutôt des industriels ou leurs mercenaires idéologiques qui chiaient dans leur culotte), faisaient tout pour discréditer cette invention du diable et sauver les manufacturiers de fouets. C’est tellement romantique de fouetter gentiment son cheval et de rouler à une vitesse décente.
Tout ça pour vous dire que la Fédération professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ) (j’ai comme un gros motton de quelque chose dans la gorge) vient de se doter d’une nouvelle résolution (gros roulement de tambour et clairon de trompettes) :

Résolution du conseil d’administration pour l’assemblée générale du 7 décembre 2008

Attendu:
? que les nouveaux moyens de communication comme Internet permettent aux citoyens, entreprises et groupes de pression d’avoir un accès facile à la place publique
? qu’il devient de plus en plus difficile pour le public de distinguer les journalistes professionnels des autres communicateurs
? que le respect des règles de déontologie est la seule chose qui distingue les journalistes professionnels des citoyens et autres communicateurs
? que l’information produite dans le respect des règles de déontologie des journalistes a davantage de valeur et de crédibilité
? que la FPJQ a intérêt à s’afficher comme un exemple et un leader des meilleures pratiques professionnelles
? que la FPJQ a intérêt à définir elle-même les balises de la pratique du journalisme professionnel plutôt que d’attendre que les pouvoirs publics ou d’autres instances le fassent à sa place
? que les règlements généraux de la FPJQ reconnaissent que «la fonction de journaliste repose sur la vérification des faits, la rigueur du traitement et le respect de l’éthique et de la déontologie».
Il est proposé d’ajouter aux articles 2.01, 2.02 et 2.04 des Règlements généraux de la FPJQ un nouveau critère d’adhésion pour les membres:
? Pour devenir membre de la FPJQ, un journaliste, ou une entreprise de presse, doit prendre un engagement moral à respecter le Guide de déontologie de la FPJQ. Cet engagement sera requis au moment de l’adhésion et/ou de son renouvellement.

Bon, comme il arrive que je sois trop polémiste lorsque je me prononce sur ces questions je préfère encore laisser discourir d’autres personnes qui sont peut-être plus nuancées que moi. Comme par exemple, le journaliste/blogueur Narvic :

Finissons-en : un blog est un format, pas un contenu ni un métier.
Mais c’est un format interactif, qui permet au lecteur d’interpeller l’auteur. C’est un format libre, grâce au foisonnement des blogs : si on n’aime pas, on ne revient pas, il y a tant d’autres choses intéressantes ailleurs ! Si les lecteurs reviennent, c’est qu’on les a convaincus. Par ce qu’on met en rayon et dont ils sont seuls juges, et c’est un combat de tous les jours, car le lecteur est sans états d’âme avec les états d’âme des blogueurs.
Et c’est une position autrement moins douillette que de se retrancher derrière une marque de médias qui s’impose à grand renfort de publicité, quand on est un journaliste de média bien protégé, qui ne sera jamais considéré comme pleinement responsable de ses écrits, contrairement aux blogueurs, qui sont leurs propres éditeurs, et qui en assument – pénalement – bien plus que les journalistes des médias… Et en plus, nos charmants législateurs veulent encore charger la barque au détriment des blogueurs, en veillant à ne surtout pas alourdir celle des journalistes traditionnels.
Si la garantie déontologique, c’est d’assumer pleinement ce que l’on écrit, jusque devant le tribunal, alors les journalistes des médias pourront bien me dire tout ce qu’ils veulent : ma responsabilité ici, dans ce blog, est bien plus grande, que celle qu’ils ont jamais assumée dans leurs médias. Et en plus, il sont payés pour ça.

Ou le journaliste/blogueur Bruno Boutot

Juste pour préciser le contexte: je suis moi-même journaliste et je pense qu’être journaliste salarié n’est pas un défaut. 🙂 Ce n’est pas un défaut non plus d’être conscient de la tempête du Web qui s’abat sur l’industrie de la presse. Ce n’est pas un défaut d’avoir des craintes sur le futur de la profession: c’est une tempête. Je pense seulement que l’exclusion, ce réflexe de protection des acquis, n’est pas un remède approprié pour sortir de la tempête. Je crois que les regroupements, les interconnections, les intérêts communs sont plus efficaces dans ce cas-ci que l’isolement. 🙂

(…)

Le titre de « journaliste » n’est pas une passe magique qui permet d’avoir accès aux conférences de presse. Dans la plupart des cas, il ne suffit pas d’être journaliste pour entrer: il faut être invité. Les gens qui font des conférences de presse ont un message à transmettre. Ils n’invitent pas des gens qui ont « de l’éthique » mais des gens qui vont « transmettre leur message à leur public ». Les journalistes qui sont invités sont ceux dont le média a la possibilité de transmettre le message au bon public.
(…)
C’est tout. Ça suffit. C’est fini. Vous avez les clefs: un historique, des références, des chiffres et de la politesse. Encore une fois, si vous rejoignez un public que veut rejoindre les organisateurs de conférences de presse (y compris politiques) vous allez être invités partout. Pas de secret, pas de mystère, pas d’organisme qui vous donne une bénédiction magique. C’est simple: c’est de la mécanique de communications.
Je ne pense pas que des gens comme Mario Asselin, Michelle Blanc, Philippe Martin et tant d’autres, même s’ils et elles écrivent dans des blogs, aient la moindre difficulté à se faire inviter à des conférences de presse: ils ont un historique, des références, des chiffres de fréquentation (et de multiplication si on peut montrer qu’on est lu et repris par des sites et des médias).
Tout ça est une tempête dans un verre d’eau.

Marchands de fouets et FPJQ même combat. Reste que des marchands de fouets se sont recyclés dans l’industrie des produits dérivés sado-maso. Ma grande question est de savoir en quoi la FPJQ va-t-elle se recycler ?

La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Mon Boomerang à moi

Ça me fait toujours drôle d’aller aux Boomerangs et de passer l’année à vomir sur les sites Flash. Je persiste et signe, beaucoup des sites gagnants sont des sites de merdes. À cet effet, je ne vous parlerai pas du grand gagnant parce que j’ai déjà dit que je n’en parlerai pas et que le strict fait de dire que je n’en parle pas a fait (il semble) bouillir de rage une des VP de l’entreprise (mon dieu, une chance que je n’en ai pas parlé et que je ne me suis pas vidé le cœur. Elle aurait bin fait une syncope. Mais cette même VP n’as jamais eu la délicatesse de me dire une petit merci quand au contraire je lichais abondamment et gracieusement son président. C’est ça la vie de « bitch bloguesque ». Quel persiflage!) C’est différent pour les pubs numériques. Je n’ai rien contre les pubs en Flash (je n’ai rien pour non plus). Moi la pub, ce n’est pas mon dada et comme consommatrice, je ne les regarde pas anyway. Quelles soient en Flash, en HTML, en image ou en carton au coin de la rue sur un lampadaire avec une face de politiciens, je m’en fou et je trouve que ça dérange le décor réel ou virtuel. Mais voilà que le party Boomerang, c’est le lieu de rencontre de bin des potes que je n’ai que rarement le temps de voir, de serrer la pince, de blaguer et d’agacer avec leur techno Flash. Comme ce Fellini des médias interactifs Martin Ouellette (l’un de mes mentors philosophique et non technologique), à qui je tirais la pipe. « Pauvre Martin, petite année pour toi, tu n’as gagné que quatre Boomerangs cette année? ». Faut tout de même dire que la gang à Martin, Provokat, ne sont que huit et que le nombre de ces trophées par tête de pipe qu’ils remportent au fil des ans, doit faire sérieusement chier ces multinationales de l’éphémère avec leurs centaines d’employés qui en plus de faire de l’inutile, ne sont pas foutu d’être reconnus par leurs pairs.

Je dois aussi confesser avoir été traitée comme une reine. C’est d’abord Médias Transcontinental qui m’offrit le billet et le transport en limo et champagne, jusqu’à la grande fête de la pub. C’est mon ancien ex-associé et grand copain Guillaume Brunet qui eu la délicatesse de me cueillir et j’eus ainsi le plaisir de rencontrer sa présidente Nathalie Larivière. Madame Larivière est une femme réellement charmante qui même si elle est l’une des capitaines d’industrie les plus en vue au Québec, est resté d’une simplicité et d’une accessibilité désarmantes (entre vous et moi, nous avons même parlé chiffon). Quelle belle rencontre. Puis, rendue sur les lieux, ce sont les gens de Yahoo-Québec qui m’accueillirent à leur table d’honneur sur le parterre et poussèrent la délicatesse via Patrice Laing, de me féliciter publiquement d’avoir, avec mon franc parlé à TLMEP, fait avancer un peu plus la cause du numérique au Québec. J’étais rouge de gêne (mais heureusement, il faisait noir). Puis finalement, tous ces copains que j’étais si heureuse de voir, que j’aime tant agacer, qu’il me fait vraiment plaisir de côtoyer. C’est donc un mautadit de beau party et cette année, il y avait assez de boissons et de bouffes pour satisfaire le millier d’invités qui y étaient.

Le gros velours de mes Boomerangs est qu’à la sortie de l’événement, nous recevons un exemplaire de la revue InfoPresse de décembre et que la pub Big Idea Chair de Yahoo (sur deux pages) y était, en plus d’un article de fond sur les blogues d’affaires mettant entre autres en vedette mon client chou chou DessinsDrummond.com et son blogue, dans le grand spécial Boomerang de l’année. Quelle douce ironie…

MAJ
Ha oui, l’autre petit velours est que la bannière du livre collectif Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires (qui pollue en ce moment mon sidebar, faut que je sois constante tout de même) est l’un des grands gagnants Boomerang de cette année. Merci encore à Martin Ouellette pour ça…

MAJ2
Ce billet témoigne aussi de la grande ouverture à la critique d’InfoPresse qui ne m’en a jamais voulu d’être si cassante avec eux. Même qu’hier, le PDG Bruno Gautier me dit qu’il aimerait bien qu’on prenne un café un de ces quatre. C’est dire à quel point ils ne sont pas susceptibles…

Mon Boomerang à moi Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Pour une guignolée des blogueurs

Je viens d’avoir « un Flash » (dans le sens d’idée soudaine et non dans celui de site invisible aux moteurs de recherches) qui pourrait se concrétiser l’an prochain, si pour autant j’ai l’appui de vous, la communauté des blogueurs du Québec et de vous, la communauté de leurs lecteurs. Pourquoi, l’an prochain, ne ferions-nous pas une guignolée des blogueurs? Quelqu’un hébergerait un site central (ça pourrait être une commandite d’un hébergeur), on y mettrait un gros bouton Paypal ou Moneris ou les deux et tous les blogueurs dirigeraient le trafic vers ce site dont le but serait strictement de ramasser de l’argent pour les pauvres et tous les profits seraient versés aux grandes maisons d’aides alimentaires de la province. Qu’en pensez-vous? Qui serait prêt à embarquer et à aider à réaliser cette action bloguesque socialement responsable?

MAJ
Comme le sentiment général est qu’on devrait faire cette guignolée des blogueurs cette année, que des ressources ont déjà manifesté leurs appuis techniques ici, dans Twitter et dans Facebook, je suis en train d’essayer d’embarquer une banque dans le projet afin qu’elle fournisse le support de paiements en ligne et l’administration des dons qui seront reçus. Mais comme vous pouvez l’imaginer, ça ne bouge pas très vite ces éléphants-là. Mais la première qui prend une décision, aura la possibilité de jouir d’une visibilité média sociaux assez phénoménale et surtout, de faire une bonne action. Si vous avez des potes en poste de décision dans nos chères institutions bancaires, ne vous gênez pas pour faire marcher vos contacts…

MAJ2
Une première institution financière se manifeste et semble enthousiaste par le projet. Elle regarde les aspects légaux, technologiques, logistiques et administratifs de l’initiative. C’est une histoire à suivre…

MAJ3
Pour l’an prochain, on peut déjà songer à la guignolée des « médias numériques et sociaux ». Une fois que la balle commencera à rouler, ça risque de grossir vite et on pourra faire la preuve que le Web et le Web 2.0, ça peut aussi aider la communauté…

MAJ4
L’institution financière qui est enthousiaste par le projet de Guignolées des blogueurs est Desjardins. Pour que le tout fonctionne, il manque un intégrateur accrédité pour implanter une page de paiement selon les critères XML de Desjardins et pour monter la BD des gens qui auront donné plus de $20 afin de pouvoir rédiger les reçus de dons de charités. Il faut aussi déterminer les organismes de bienfaisances alimentaires qui profiteront de la guignolée et qui ont un rayonnement à la grandeur du Québec.

MAJ5
C’est en lisant Yves William que ça m’a frappée. Pourquoi se donner le trouble de monter un système de paiement en ligne et de redistribuer l’argent à plusieurs organismes, quand les plus importants ont déjà ces mécanismes en place? C’est donc cette approche d’hyperliens spécifiques que prendra la guignolée des blogueurs qui est en train de se mettre en place. Nous n’aurons donc pas besoin de gérer ces argents, de monter une structure légale pour accueillir les dons et le résultat sera le même. Les blogueurs et le Web 2.0 participeront à l’effort caritatif et les argents se rendront directement aux bons endroits. La vélocité de la mise en place en sera donc grandement accélérée et je vous reviens avec l’URL de la page d’accueil et des bannières que vous pourrez mettre sur vos blogues. De toute façon, le blogue c’est aussi un outil de redirection et cette approche, c’est justement ça. Des fois, à vouloir facile on fait plus compliqué… Merci Yves d’avoir allumé mes lanternes.

Pour une guignolée des blogueurs Lire la suite »

Démocratie en ligne Economie des affaires électroniques Gouvernement électronique Innovation politique et internet

L’innovation la plus importante du XXe siècle était-elle le lave-vaisselle ou le Web?

L’innovation la plus importante du XXe siècle était-elle le lave-vaisselle ou le Web? C’est une question philosophique qui a été soulevé lors d’un récent congrès sur le futur du secteur public de SITRA (l’agence de l’innovation finlandaise (encore un autre pays qui se donne les moyens de stimuler son économie numérique. Dire qu’ici, c’est un sujet qui semble encore échapper à nos politiciens boboches)) et rapporté dans Wikinomics. La vidéo de l’événement est ici.

L’argumentaire (traduction libre)

Don Tapscott argumente que la génération Net et que le Web 2.0 introduisent une série de changements fondamentaux qui modifieront la manière dont les gouvernements interagissent avec le citoyen. Les gouvernements modifieront la manière dont ils fournissent des services à la population et définissent les politiques, la manière dont ils structurent l’environnement de travail et comment de plus en plus les citoyens seront impliqués dans ces changements.

Le Dr. Chang, quant à lui a une approche plus prudente et remarque que les idées les plus révolutionnaires et visibles ne sont souvent pas les agents de changements les plus percutants. Il donne pour exemple le lave-vaisselle qui selon lui est l’invention la plus révolutionnaire du XXe siècle puisqu’elle a permis de modifier les rôles et les tâches prédéterminées sexuellement et a facilité l’accès des femmes sur le marché du travail.
Deux points de vue diamétralement opposés quoi…

L’innovation la plus importante du XXe siècle était-elle le lave-vaisselle ou le Web? Lire la suite »

BLOGROLL

Les blogues que j'estime
Les copains
Les copines
Les organisations auxquelles je participe
Mes autres présences Web
Mes clients (liste partielle)
Retour en haut