M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Personnel et peut-être même hors sujet

Peut-être qu’un jour ce poète dansera sous la pluie…

Plusieurs personnes m’écrivent en privé pour me demander conseil, pour me partager leur souffrance, pour me féliciter ou encore me calomnier. D’être devenue une “personnalité publique” a son lot d’aspect positif et négatif. Mais ce matin, j’ai reçu un message d’une poésie vraiment touchante et attendrissante. Afin de protéger l’identité de l’expéditeur, son nom n’apparait pas à la suite de ce message. La vie nous envoie parfois, de ces bouquets de fleurs à l’odorat divin, je souhaite à cette personne d’être capable un jour de danser sous la pluie…

Bonjour Michelle,
Pour commencer je tiens à vous féliciter. Je ne sais pas quels mots sont les bons pour exprimer ma pensée. Vous aussi portez des lunettes alors vous devez savoir ce que c’est que de pleurer à la moindre petite chose qui ne devrait pas en soit créer de déluge. Comme c’est agaçant de vouloir écrire et d’avoir des verres devant les yeux qui nous retournent comme un miroir l’image de nos larmes qui dégoulinent de l’intérieure. Je me sens comme dans ma voiture lors d’une pluie torrentielle, essuie-glaces au repos, hypnotisé par les gouttes qui tambourinent sur le toit métallique de ma vielle toyota 1998. Seul dans cette boite de métal où l’eau qui coule nous protège des regards extérieurs. Le genre d’occasion où on se dit qu’à deux ce serait bien mieux. Comme un fantasme l’eau dessine sur le verre toute sorte de toiles. Chaque fenêtre exhibe sont tracé selon son orientation, biaisé par nos pensées, reflets de notre état et de notre capacité de voir au-delà de notre zone de confort. État que seuls les marginaux, les fous, certains artistes ou toute personne ayant traversé les routes les moins fréquentés. Ma vieille voiture est mieux qu’une tente! L’attente moins angoissante. Je préfère le verre trouble à la toile mouillée, abris de fortune, parfait pour se faire oublier. Je suis impressionné de votre parcours. Sortir de la tante en plein déluge. Marcher dans la rue, seule et détrempée. Nos vêtements qui collent à la peau laissant voir ce corps dans ces moindres courbes, les moindres détails. Ce corps détrempé trahis nos désirs cachés sous le mal de vivre dans une peau d’ours, noir de poils, la gueule grande ouverte sur le plancher du chasseur de proie. Ce corps qui n’est pas le nôtre! Ces poils que l’on espère voir disparaître à force de se faire marcher dessus! Combien de temps faut-il pour n’être ce qu’on est?

Peu de gens auront votre courage. Votre intelligence , don de la vie certes, n’est pas un gage de succès. Sans ce courage, cette force de vivre et cette grande capacité de transcender l’impossible en possible. J’aimerais avoir cette force alors que toute volonté m’a abandonné. Je ne suis personne, perdu mon identité. Je suis une bit, un neutron en cage. Un zéro ou au mieux un «1». Cette prison sans serrure dans laquelle je me protège d’un monde dont je ne veux plus faire parti, J’ai l’impression d’écrire au tout puissant. Sachez que je ne crois pas en dieu. Il n’y a que l’amour, l’amitié et la simplicité volontaire qui arrive encore à m’émouvoir. Je n’ai pas encore lu votre livre. Si j’arrive à sortir jusqu’à la bibliothèque et d’attendre les semaines nécessaires pour l’avoir en main. Je suis habitué d’attendre. Je suis un abonné de notre système de santé qui a perdu tout humanité.

En Bref! À vous de voir. Mais dans mon délire, croyez-moi, je souhaite vous rendre hommage. Un hommage anonyme, ça vaut ce que ça vaut car trop souvent galvaudé dans ce monde de sophisme. La main du politicien, la jeune femme qui rêve au prince charmant, la vie en «i» ceci et en «i» cela… Je le veux, je le veux oui je le veux!

Pourquoi? Pourquoi pas? Dans ce monde où l’image fabriquée est maître de tant de vies. Où un ex-président remet la médaille de la Légion d’Honneur à des acteurs hollywoodien. La plus haute distinction, jadis réservée, qu’à des hommes et des «femmes» d’exception. (j’inclus les femmes sans savoir si effectivement une femme a reçu cette distinction.) Enfin, Michelle, on prend rarement le temps de dire à quelqu’un combien elle est un modèle. J’espère pouvoir trouver la force de m’en inspirer. Pour des raisons différentes mais pas tant que ça, je suis prisonnier d’un corps que je ne veux pas. Ce corps malade qui m’a tout pris. J’y vois, moi, certaines ressemblances.

Salut!

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Economie des affaires électroniques

Internet, un impact économique plus important que l’agriculture ou l’énergie

Les dépenses et la consommation reliées directement et indirectement à l’internet ont maintenant un impact économique plus important que les secteurs de l’agriculture ou de l’énergie. En moyenne, l’internet contribue pour 3.4% du produit intérieur brut de 13 pays analyse par une récente étude de McKinsey et il a une croissance plus importante que celle du Brésil. D’ailleurs internet contribue à 21% de la croissance du produit intérieur brut de 5 des pays qui sont les plus avancés avec internet. Pour un emploie perdu, internet en crée 2.6. 75% de l’impact d’internet se retrouve dans des industries traditionnelles et les petites et moyennes entreprises qui utilisent beaucoup le web exportent et croissant deux fois plus que les autres. Plusieurs autres chiffres éloquents militant pour que les décideurs d’affaires et gouvernementaux s’ouvrent les yeux et réalisent que le Web, est maintenant l’outil de croissance numéro un de la planète.

Dans sa lumineuse publication Internet Matters: The Net’s sweeping impact on jobs, growth and prosperity (PDF), McKinsey prend l’analogie du développement de l’électricité comme corolaire du développement industriel et économique. Analogie que j’avais utilisé dans mon billet La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain . Ils reprennent aussi certains arguments des analyses de l’OCDE THE IMPACT OF THE INTERNET IN OECD COUNTRIES, de PWC The New Digital Economy How it will transform business (PDF) ou de BCG The Internet Economy in the G-20, The $4.2 Trillion Growth Opportunity.

Bref, si tous ces bonzes de l’analyse économique mondiale s’entendent pour dire que le Web et internet sont maintenant le moteur principal de la croissance économique, il me semble qu’ici au Québec, il serait peut être temps qu’on s’y arête un peu, qu’on nomme un ministre du numérique et qu’on enclenche un virage à 360 180 degrés visant à mettre en oeuvre les recommandations que tous ces éminents analystes font. Pour citer McKinsey:

• Promote human capital
• Ease access to financial capital
• Develop infrastructure
• Create an attractive business environment

Et

• Public Decision makers should act as catalysts to unleash the internet’s growth potential
• All business leaders, not juste e-CEOs, should put the internet at the top of their strategic agenda
• All stakholders should take part in a fact-based, public-private dialogue.

Comme on dit en anglais, “food for thought”, matière à reflexion…

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Code-source libre Economie des affaires électroniques Edito sans question Gouvernement électronique politique et internet

1.4G$ de dépense temporaire du gouvernement du Québec pour des licences Microsoft

C’est cette semaine que le gouvernement du Québec avalisera une dépense de 1.4G$ pour le renouvèlement des licences Microsoft des postes de travail des quelques 700 000 fonctionnaires. Pourtant, la ministre Malavoy, alors qu’elle était dans l’opposition, fulminait contre cette dépense « sans appel d’offres », mais est tout d’un coup bien silencieuse. Dans l’article de Valérie Lesage de LesAffaires Microsoft, une solution temporaire à Québec en attendant le logiciel libre ? on apprend que cette mesure est « transitoire »:

Le renouvellement possible des licences de la suite Office de Microsoft sans appel d’offres par le gouvernement Marois apparaît comme une mesure transitoire, le temps que le secteur du logiciel libre prenne des forces au Québec. Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, annonce d’ailleurs aujourd’hui une série de mesures pour permettre au gouvernement de développer son expertise du logiciel libre et d’en intensifier l’utilisation au sein des organismes publics.

«Si on avait eu une approche sur les logiciels libres il y a deux ou trois ans, on n’en serait pas là, mais je ne veux pas mettre à risque les services à la population. D’autre part, si les coûts d’impacts pour aller vers le libre sont plus élevés que les coûts de renouvellement (des licences), ça ne va pas. Parfois, on est pris avec les choix technologiques d’il y a 5-10 ans», explique M. Bédard en entrevue avec Les affaires.
(…)«Il y a quelques ministères qui ont des activités critiques. Par exemple, il faut que les chèques de la Régie des rentes soient bien émis, sinon ce serait la catastrophe, alors il y a des endroits où il faut y aller avec beaucoup de précautions», juge-t-il.

Mon point de vue

Tout d’abord je suis rassurée que ce ne soit qu’une solution « transitoire ». Avec une dépense estimée de 1.4G$ si le gouvernement s’engageait dans une solution permanente on parlerait de combien de milliards de plus? J’ose à peine l’imaginer.

Par ailleurs, il me semble que si le gouvernement veut réellement une solution transitoire et conserver Microsoft pour ne pas trop perturber les fonctionnaires, la suite Microsoft 360 aurait déjà fait baisser la facture de moitié. Il y a aussi la possibilité d’utiliser les services de chiffrier et de traitement de texte de Google Document, pour un gros GRATIS. Mais de toute évidence, il faudra gérer le changement et faire de la formation, qui est déjà incluse dans l’enveloppe de 1.4G$. D’ailleurs, la vraie question est de savoir quel est la proportion de coûts de licence et de gestion de changement et support qui est dans cette mirobolante enveloppe de 1.4G$, qui elle (la dépense) n’est pas transitoire?

Finalement, lorsqu’on parle de logiciel libre, de licence pour les ordinateurs des fonctionnaires et de processus critiques pour émettre les chèques de la Régie des rentes, il me semble qu’on mêle bien des épouvantails en même temps. Je vous informe en passant qu’une organisation qui a réellement le sens de ce que monsieur le ministre Stéphane Bédard appelle “des activités critiques” est la CIA, qui elle vient de signer un accord pour utiliser les services Web et l’infonuagique de Amazon. Mais bon, ici on prend des décisions sans appel d’offres et on consulte pour ce faire, les mêmes firmes “Microsoft certified” qui empochent par la suite les contrats qu’il faut absolument réaliser. Dire qu’on croyait que c’était dans la construction que les magouilles payaient le plus…

MAJ

J’apprends aussi ce matin que Microsoft est sous investigation par The Justice Department and the Securities and Exchange Commission concernant des allégations de versement de pots-de-vin à des Microsoft Certified Partners et fonctionnaires étrangers. C’est dans BusinessInsider qui cite le Wall Street journal

There are also allegations that Microsoft partners offered money to officials in Europe. Specifically, there are allegations of a reseller bribing Romanian officials. There is also an investigation into allegations Microsoft used consultants in Italy as a way to funnel money to Italian officials to secure software contracts.

MAJ2
Pour votre plus grand étonnement, voici un document de 2007 du Sous-ministériat à l’encadrement des ressources informationnelles Direction de l’architecture :

Les logiciels libres et ouverts et le gouvernement du Québec

Étrangement, il semble que maintenant en 2013, on doit encore faire « des projets pilotes ». Étonnant, vraiment oui, é-ton-nant…

Est-ce que les fonctionnaires efficaces sont tous partis à la retraite, souffrent-ils d’amnésie, les députés savent-ils lire ou est-ce qu’un groupe d’individus a pris le contrôle de l’informatique du gouvernement pour s’emplir les poches indument? D’ailleurs qui est le boss de l’informatique au gouvernement du Québec? Quelle est la valeur exacte des dépenses du gouvernement du Québec en matière d’informatique des ministères et des organismes paragouvernementaux et des secteurs de la santé et de l’éducation? Il semble que ces chiffres soient inconnus. Étrangement, l’un des postes budgétaires les plus importants pour le bon fonctionnement de l’appareil gouvernemental est mal documenté et il semble que personne ne puisse avoir de réponses. Étonnant, vraiment é-ton-nant! Et il se trouve encore des gens pour se demander pourquoi nous devrions avoir un ministère du numérique…

Pour comprendre davantage ou pour suivre le triste historique ce ce feuilleton, mes billets :
Moi, ministre du numérique? Je préfèrerais plutôt une job de rêve

Les paradoxes néfastes d’une enquête sur la collusion/corruption en TI au Québec

Des projets d’intégration au gouvernement du Québec, de CGI et de l’absence d’usage des Web services

Comment se faire fourrer en TI (ou pas) avec l’aval des députés et des hauts fonctionnaires

Les données personnelles des Québécois sont-elles déjà scrutées par les Américains

Le SFPQ en beau fusil contre la collusion en TI, demande formellement une enquête publique

Un plan numérique pour le Québec pour éviter de se faire fourrer par les TELCOs

La gangrène des TI au gouvernement du Québec et son impact sur notre développement économique

Un plan « big data » pour le développement économique du Québec

Un plan numérique pour le Québec, entre autres pour éviter de se faire fourrer collectivement

Les gagnants et les perdants de l’économie numérique

Les étonnés et le rapport d’étonnement

Un plan numérique pour le Québec devrait-il faire une place au logiciel libre ?

Le gouvernement du Québec poursuivi pour avoir ignoré le logiciel libre

Le gouvernement du Québec , une succursale de Microsoft?

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entreprise 2.0 Médias sociaux Web 2.0

Les compétences nécessaires au succès des gestionnaires sur les médias sociaux

C’est via la plateforme ParisTech que je prends connaissance d’un article de McKinsey Quarterly, Médias sociaux : six compétences que tout dirigeant se doit de maîtriser. Les auteurs y parlent de l’expérience de GE (qui ont toujours été des innovants du Web et dont je vous ai parlé ici maintes fois). Ils y développent d’ailleurs un intéressant tableau des six compétences, désormais importantes, afin de harnacher les médias sociaux en entreprise. Ce tableau est selon moi « un idéal à atteindre » puisque même dans l’article, les exemples et explications de chacune des compétences sont donnés à la pièce. Personnellement je n’ai encore rencontré aucun gestionnaire qui les maîtrise toutes et moi-même, j’ai encore bien des choses à travailler. Selon les auteurs :

Selon nous, l’aptitude à capitaliser sur le pouvoir transformationnel des médias sociaux, tout en atténuant les risques qui leur sont associés appelle un nouveau type de dirigeant. La dynamique des médias sociaux accentue encore le besoin de qualités qui constituent depuis longtemps le socle d’un leadership efficace, telles que la créativité stratégique, une communication authentique, la capacité de faire face aux dynamiques sociales et politiques d’une société et enfin celle de concevoir une organisation à la fois agile et réactive.

Mais les médias sociaux ajoutent de nouvelles dimensions à ces caractéristiques. Par exemple, ils requièrent la capacité de créer du contenu multimédia convaincant et attrayant. Les dirigeants doivent exceller dans la co-création et la collaboration – ces dernières constituant la devise de l’univers des médias sociaux. Ils doivent à la fois bien comprendre la nature des différentes technologies sociales mais aussi les effets difficilement contrôlables que ces derniers peuvent produire.

La dimension organisationnelle est tout aussi importante : les dirigeants doivent cultiver une nouvelle infrastructure sociale, reliée par une technologie dématérialisée, qui par sa nature favorise d’une part des interactions constantes au-delà des barrières physiques et géographiques, mais aussi des discours et des échanges organisés de façon autonome.

C’est donc une interaction entre compétences en leadership et principes de design organisationnels qui se joue : nous l’avons baptisée « apprentissage des médias organisationnels », et elle se définit en fonction de six dimensions interdépendantes et qui s’alimentent les unes les autres.

 

 
Les six dimensions du leadership rompu aux médias sociaux
 

 

 

Par ailleurs, si on réduit ces compétences à leur plus simple expression, dans l’article de Forbes cette fois-ci The Only Essential Skill You Need To Be Successful Online, on mentionne qu’il faut être un bon rédacteur. Un bon raconteur quoi. Tout comme pour le leadership, on doit ESSENTIELLEMENT posséder l’habileté de convaincre.

So many people think that creating a successful business on the Internet is some big mystery.
The reality is that it’s easier than you might think, because online success boils down to one key skill.
No, you don’t need to be a genius coder or have an excellent eye for design. You don’t need high-powered connections, or even a website of your own (at first). It’s much more simple than that.

If you want to be successful online, the only essential skill is being a good copywriter.

What is copywriting, specifically? It’s the art of writing persuasively in order to market a product, service, person, or idea. If you haven’t looked around lately, the vast majority of the Internet comes in text form. Along with that, nearly all the writing you see is persuasive. News articles, sales pages, status updates — they’re all trying to sell something, even if it doesn’t always seem like it.

So why is this so important to success online?

For the same reason sales is so crucial to traditional business. If you can convince someone to see things your way, there’s nothing you can’t do — the options are limitless.

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Personnel et peut-être même hors sujet

Google Glass = attachez vos tuques avec de la broche

Pour les potes d’outre-Atlantique, la signification de l’expression : attacher sa tuque avec de la broche:

De tuque « bonnet », et de broche qui est utilisé dans le langage populaire québécois pour signifier « agrafe ».
L’image fait allusion à un grand vent qui se lève, et qui risque d’arracher les couvre-chefs qui ne seraient pas agrafés (douloureusement, on le suppose) aux têtes. Une image équivalente suppose que la personne dotée de la tuque est sur le point d’être mise en mouvement de façon brusque et rapide.

D’ici quelques mois, notre monde ne sera plus le même. Ni notre monde virtuel, ni notre monde réel. La sortie du iPhone a bouleversé nos usages de la technologie, nos comportements et nos rapports sociaux. En anglais on appelle ça une technologie de rupture « a disruptive technology » :

Selon Wikipedia

Les technologies de ruptures n’apparaissent pas comme telles aux consommateurs et il faut un temps vraiment important pour qu’elles se présentent comme telles aux autres industriels. C’est pourquoi elles sont difficiles à identifier en premier lieu. En effet, comme le souligne Christensen il est tout à fait normal que les entreprises établies ignorent d’abord les technologies de rupture parce qu’elles ne font pas le poids par rapport aux technologies traditionnelles et leurs marchés sont marginaux par rapports aux marchés principaux. Et même lorsqu’elles sont reconnues comme telles les entreprises existantes rechignent à les adopter car elles entrent en compétition avec les technologies traditionnelles qui fonctionnent et qui sont profitables. Elles « cannibalisent » leurs activités. Christensen recommande aux entreprises établies de surveiller le développement de ces technologies, d’investir dans de petites entreprises qui les exploitent et de continuer à entretenir leur cœur de cible de sorte à ce que les performances restent supérieures à ce à quoi la technologie de rupture peut prétendre.

Pour comprendre ce qu’est Google Glass, visionner ces deux petits clips de Google

Lors de mes études au Collège Militaire Royal de St-jean, durant un cours d’étude stratégique militaire, nous avions le concept d’épée et de bouclier. Pour chaque nouvelle épée, à un certain moment un bouclier sera développé pour se prémunir de l’épée. Ainsi naquit la course aux armements. Dans un autre ordre d’idée, aux gens qui me disent que les médias sociaux sont dangereux, je réponds souvent que les médias sociaux ne sont que des outils. Les outils ne sont pas responsables de leurs actions. Ce sont les usagers qui le sont. Ainsi, comme pour un couteau (ou une épée), on peut s’en servir pour se faire un sandwich au beurre d’arachide ou encore éventrer son voisin. Mais ce ne sera jamais la faute du couteau.

Sans avoir de pouvoir de divination, je peux déjà vous prédire que Google Glass risque fortement de devenir le couteau le plus formidable qui n’a jamais été inventé. Ces possibilités d’utilisation à des fins positive ou négative donnent déjà le vertige. De toute évidence, tel que déjà plusieurs commentateurs technos l’ont relevé, l’inquiétude principale de cette nouvelle technologie est la redoutable intrusion à la vie privée, dans tout ce qu’il y a de plus réel, que cette technologie causera. Et il n’y a pas à l’horizon, de boucliers encore inventés pour se protéger de ce couteau.

Vous aimerez sans doute lire de zdnet, l’article Google Glass: You’ll kiss your privacy goodbye, and you won’t mind a bit et prendre connaissance de cet autre vidéo qui illustre l’irritabilité des gens qui sont font filmer sans leur consentement

MAJ

Sur Forbes ce matin The Banning of Google Glass Begins (And They Aren’t Even Available Yet)

Les Google Glass commencent déjà à être (même s’ils ne sont pas encore disponibles). C’est un café de Seattle qui a mis une pancarte à l’entrée de l’établissement disant:

Pour les archives, le 5 Point Cafe est le premier établissement de Seattle à bannir à l’avance le port des Google Glass dans son établissement. Nous vous encourageons à botter le cul des contrevenants.

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Sans voir le futur, je peux certainement vous prédire qu’une des professions qui obtiendra une croissance fulgurante en lien avec la sortie des Google Glasses est celle des avocats 😉

MAJ3

Finalement le bar 5 Point Cafe se ravise. Ce n’était qu’un coup publicitaire. N’empêche que je suis convaincue que plusieurs opteront pour de telles restrictions une fois que les Glasses seront sur le marché. À suivre…

Seattle Bar That Banned Google Glasses Admits It Was a PR Stunt

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Personnel et peut-être même hors sujet

Trouver et rénover son chalet (ou sa maison), des sites pour s’inspirer

Après de longue, très très longue tractations, dépôt de documents de toute sorte, analyses, inspections diverses et négociations, c’est finalement ce soir que nous deviendrons OFFICIELLEMENT propriétaires de notre résidence principale. Nous acquérons un cottage, dans le bois, sur le bord d’un lac navigable, sans voisin latéraux et sans possibilité d’en avoir. Notre résidence est entourée de pins centenaires et la décharge du lac délimite notre terrain. Nous habiterons la région de Chertsey dans Lanaudière. Nous prendrons possession de celle-ci le 15 mars et je suis FOLLE COMME D’LA MARDE! Puisque j’ai eu un certain nombre de menaces (dont des menaces de mort), notre adresse, le nom du lac ou la photo de notre résidence ne sera jamais en ligne.

La recherche

Comme ça fait déjà 8 mois que je cherche et 4 mois que je négocie avec l’actuelle propriétaire du dit chalet, j’ai eu de nombreuses suggestions de mes amis médias sociaux, dont quelques perles.

Pour trouver sa demeure, le site indispensable est certainement Centris.ca. DuProprio était certainement très pratique aussi quoique l’éventail des choix était beaucoup plus restreint. Nous avons aussi travaillé avec Multi-prêt hypothèque qui nous a déniché un prêt ferme de 5 ans à 2.94% chez le prêteur virtuel First National.

L’inspiration

Nous devrons de toute évidence retaper le chalet. C’est une construction de 30 ans qui a été agrandie par la suite. Je disais sur Twitter que par exemple, notre salle de bain actuelle est de style western avec porte battante de saloon. La cuisine actuelle est aussi très petite, rustique et inadéquate. Ce n’est pas tout à fait notre style, disons. Donc pour s’inspirer, sélectionner des matériaux et planifier les rénos, le média social de rénovation Houzz.com est une source infinie de styles, couleurs, matériaux et de produits. Vous pouvez d’ailleurs y enregistrer vos préférences dans un « ideabook » que vous consulterez par la suite (voir le mien plus bas, je vous invite à y ajouter vos suggestions). Pour faire le plan de rénovation, comme ce sont des pros, des amis et mes clients depuis de nombreuses années, les spécialistes de DessinsDrummond seront mis à contribution.

Une autre source indéniable d’inspiration est le très beau FreeCabinporn.com. Ça permet entre autres d’illustrer l’ingéniosité des vacanciers et d’inciter à faire quelques trucs soi-même.

Comme je suis gourmande, que j’ai déjà fait du scoutisme et que le bricolage peut être une source de fierté, je m’inspire aussi des patenteux de l’émission Un chef à la cabane de la gang de Martin Picard, Le chef du restaurant Au pied de cochon puisque je songe aussi à me faire un fumoir. Une autre idée que je mijote est aussi de me construire (ou me faire construire) un four à pizza (four à pain) traditionnel(PDF). D’ailleurs, cette cuisine extérieure additionnelle risque d’être décorée avec un mur mangeable tel que celui du livre Edible Ladscape, Urban food gardens that look great.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref, je risque d’avoir du fun pour de nombreuses années.
En conclusion, voici une photo de ma Charlotte qui prenait déjà ses aises sur le terrain, tandis que nous visitions l’intérieur et un petite vidéo de ce lac, en hiver.



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Blogues d'affaires Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Moteurs de recherche et référencement de sites Web politique et internet Technologies Internet

WordPress, est-ce réellement solide pour de gros sites web?

J’ai un client qui est en train de mettre sur pied un site web international dans le domaine de la beauté. Les prévisions sont qu’à terme, plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de visiteurs, navigueront sur celui-ci chaque jour. Or dans le processus d’analyse des besoins avec ce client, je lui parle de Wordpress comme d’une plate-forme possible pour son site web. Or, un fournisseur technologique lui fait valoir que Wordpress ce n’est que pour de petits blogues et qu’il ne pourra pas accueillir un flot de visiteurs très élevé. Mon client me raconte donc les dires de ce fournisseur. De toute évidence je sursaute et suis surprise d’une telle perception.

 

Il est évident que Wordpress a d’abord été connu et reconnu comme la plate-forme de blogue la plus utilisé dans le monde. Mais encore peu de gens savent que c’est aussi un très, mais là vraiment très robuste CMS (content management system). C’est d’ailleurs une plate-forme utilisée par des entreprises telles que (Via la Fabrique de blogues)

 

Médias
– CNN
– New York Times
– Le Monde
– La Presse
– CBS
– Time
– Owni
– L’actualité
– ONF
– TED
– The bangor Daily News
– The New York Observer
– Radio Okapi
– Radio Canada
– Wall Street Journal
– Wired
– TechCrunch
– GigaOm
– BoingBoing
– Forbes

Entreprises
– Ebay
– Flickr
– Yahoo!
– Ford
– Sony
– GE
– Samsung
– UPS
– VW
– GM
– Moment Factory

Éducation
– HEC Montréal
– CSDM
– Mc Gill
– MIT
– Harvard
– Cornell
– Berkeley

 

Disons que si cette plate-forme n’est pas capable de prendre un gros flot de visiteurs, certaines des plus grosses propriétés web de la planète sont dans le gros trouble. Dans son billet, la Fabrique de blogs parle aussi de Some of the world’s biggest brands and industries rely on WordPress.com. Disons que ça devrait mettre un bouchon définitif sur la trappe des incrédules. Par ailleurs, on se souviendra que le site web de l’Assemblée nationale avait couté 3,5 millions. Louis Durocher d’Orenoque, spécialiste en référencement avait analysé le site (PDF) lui donnant une note de 68%. Hormis le fait que « 3.5 millions c’est de la grosse argent en mautadit », il me semble que si le gouvernement avait choisi Wordpress comme plate-forme, plutôt que la technologie propriétaire de la firme NStein, en plus de faire potentiellement des économies substantielles, le score de référencement aurait sans doute été encore plus performant, Wordpress étant reconnue comme l’une des plates-formes les plus perméables aux engins de recherches. Vous pouvez d’ailleurs visiter la page dédiée aux sites gouvernementaux qui sont sous Wordpress.

 

Finalement, vous serez sans doute surpris d’apprendre que selon W3techs.com, Wordpress a maintenant 54.7% des parts de marchés mondiales.

 

MAJ

Comme on me le mentionne en commentaire, Wordpress a aussi un service VIP pour ses clients qui demandent un service encore plus robuste. Voici encore une autre liste de ses prestigieux usagers dont CNN http://vip.wordpress.com/clients/

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À titre de conférencière Médias sociaux

Conférence Médias sociaux et maladie mentale 2.0

Demain soir je donnerai une conférence pour l’organisme ALPABEM (Organisme communautaire de soutien aux familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale) à Laval. Cette conférence sera gratuite (vous inscrire ici) et vous pourrez aussi la suivre en simultanée sur le web. Elle aura lieu à l’Auditorium Réal-Dubord, Hôpital de la Cité-de-la-Santé, 1755, boul. René-Laennec Laval à partir de 19h00.

J’expliquerai ce que sont les médias sociaux et je présenterai certains contextes d’utilisation en santé mentale. Ma présentation est déjà en ligne, comme c’est mon habitude. Bon visionnement…

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Facebook Google + Google Plus

Pourquoi c’est gagnant de parler de son chien ou de ses enfants sur les médias sociaux

Sporadiquement, des gens qui n’y songe pas vraiment ou pire, qui se croient être des « hot » sur les médias sociaux me font la remarque que « je dis n’importe quoi lorsque je parle de mon chien » par exemple ce commentaire que je reçu hier sur mon profil Google +:

PS: Je préfère lire vos articles sur le monde du web que vos commentaires à propos de votre chien

Je vais donc reprendre le bâton du pèlerin et réexpliquer (avec de nouveaux arguments) pourquoi il est nécessaire de temps à autre de parler de son chien ou de tout autre sujet sans importance.

Les gens aiment interagir avec le futile. Ce contenu « dit » futile est comptabilisé comme une visite (pour un billet de blogue) ou comme une interaction sur Facebook. Plus vous avez de visites ou d’interactions, plus l’ensemble de votre site, de votre page, de vos comptes médias sociaux en bénéficie. Si je fais un statut ou un billet sur mon chien, les autres contenus (plus cérébraux comme mes articles à propos du Web) de mon profil Facebook seront plus visibles dans l’accueil des mes fans puisque le EdgeRank de Facebook compte l’ensemble des visites d’une page, d’un profil, en se foutant de la nature du sujet. Pareillement, le moteur de recherche Google évalue l’ensemble de l’activité sur un site pour décider de sa pertinence et de son positionnement dans les moteurs de recherches. Ainsi donc, parce que des gens interagissent avec une photo de chien, mon contenu hyperpertinent et niché à propos du web, sera plus visible dans le moteur de recherche.

De plus, parce que je partage une photo de mon chien, je suis tout d’un coup perçue comme étant plus humaine et accessible. Les gens osent commenter. Ils saisissent que je ne suis pas qu’une intellectuelle du web, mais aussi quelqu’un d’accessible avec qui on peut s’identifier. Ça prouve que j’ai aussi des émotions et je leur fournis des contenus qui leur permettent d’interagir sans se sentir inférieur. Il est difficile de s’obstiner ou de commenter avec une donnée statistique sur la croissance de l’utilisation des médias sociaux chez les gens âgés, mais très simple de trouver un chien beau et de le dire.

J’aime aussi raconter l’histoire de ma cliente qui au retour des fêtes, partagea sa joie de pouvoir ENFIN se faire un sandwich aux oignons. Lors d’un entretien téléphonique subséquent avec elle, au lieu de lui parler de ma dernière facture, nous avons passé un gros cinq minutes à jaser de sandwich. Elle était très fière de me raconter son histoire et notre « relation client » s’en est ainsi vue améliorée et solidifiée. On appelle ça simplement des « relations humaines » et dans les médias sociaux, quel que soit votre objectif d’affaires, les relations humaines devraient idéalement en faire partie. Par ailleurs, le week-end je travaille moins. Je m’amuse donc à promener mon chien, recevoir mon petit-fils et jouer avec lui ou encore ça me détend de « jouer à la foodies ». Je partage donc aussi ce type de contenus. Je crois fondamentalement que les médias sociaux sont des médias « conversationnels » et que l’art de la conversation inclut aussi du « très sérieux inutiles ». Une organisation qui a compris ça et dont la compréhension du « très sérieux inutiles » lui a valu une couverture médiatique mondiale est la police d’Oslo en Norvège. Tel que rapporté par Fabien Deglise dans l’article Un corps de police numériquement plein d’humour de Le Devoir :

(…)cette semaine, les policiers ont été honorés pour avoir produit le « meilleur tweet de l’année », et ce, pour un message informatif alliant humour, malentendus et insinuations. Marrant.

« Avons été informés d’un tapage nocturne avec cris de femmes, a écrit dans les dernières semaines la police d’Oslo sur le compte Twitter officiel (@oslopolitiops) lié à son centre opérationnel. Sur place, constatons fête d’infirmières. Quittons bientôt les lieux.»

et comme le souligne Libération

Un véhicule intercepté sur soupçon de conduite en état d’ébriété. S’est avéré être un Grec conduisant pour la première fois sur les routes hivernales norvégiennes »,

L’humour, l’humain et même l’animal (en particulier le chat qui est d’une efficacité redoutable sur le web) ont certainement leur place sur les médias sociaux. À mon point de vue c’est même primordial, en plus du fait que tactiquement, c’est bon en mautadit pour les statistiques et la visibilité d’une propriété web.

MAJ

Comme on dit souvent, une image vaut mille mots. Voici donc l’exemple de contenus que j’ai partagé la fin de semaine dernière. J’ai partagé une photo de la Poutine maison avec son confit de canard que mon amour et moi-même avons fait. Vous pouvez noter que cette photo a eu 71 j’aime et 21 commentaires. Dans le deuxième tableau, vous pouvez aussi observer que cette photo a eu un taux de viralité Facebook de 6.64%. Pourtant, un contenu que j’ai aussi partagé et que je considère particulièrement pertinent, l’article Contrats sans appels d’offres justifiés par «l’urgence» de LesAffaires, est pratiquement passé dans le beurre avec un taux de viralité Facebook nul. Heureusement, ce contenu que mes fans Facebook considèrent nul, a été repris ici dans mon billet Moi, ministre du numérique? Je préfèrerais plutôt une job de rêve.

Comme quoi le « très sérieux inutile » frappe souvent plus l’imaginaire (et l’action d’aimer ou de commenter) que des contenus que je considère personnellement primordiaux…

viralité Facebook d'un contenu futile

Comparatif de viralité Facebook d'un contenu utile ou futile

Pourquoi c’est gagnant de parler de son chien ou de ses enfants sur les médias sociaux Lire la suite »

politique et internet

Le Sommet sur l’enseignement supérieur et son absence de vision

Dans mon billet Les paradoxes néfastes d’une enquête sur la collusion/corruption en TI au Québec j’avais ce paragraphe sans doute prophétique:

Il est dommage, triste et inquiétant qu’on ait maintenant peur de ces technologies qui sont pourtant à la fois notre planche de salut économique et sociétale pour la société du savoir dans laquelle nous évoluons. D’ailleurs, à ce que je sache, les états généraux de l’éducation ne touchent en rien la question du numérique dans les débats qui s’y font. Pourtant, il y a fort à parier que d’ici 10 ans, la désintermédiation des connaissances se fera certainement via le Web (elle se le fait déjà) et il est fort probable que pour faire des études universitaires, il ne soit plus nécessaire de se retrouver physiquement sur un campus. Pourquoi aller à l’Université du Québec à Chicoutimi si je peux graduer de Harvard en restant chez moi? Juste un exemple, parmi tant d’autres, des enjeux auxquels il me semble que collectivement nous devrions réfléchir…

Or hier, dans LaPresse, il y avait cette opinion de Pierre Simard professeur à l’ENAP Enjeux d’un autre temps

Alors que le Québec n’en finit plus de débattre de gratuité, de gel ou d’indexation de ses droits de scolarité, les grandes universités du monde regardent vers l’avenir.

Dans la récente édition du magazine The American Interest, Nathan Harden prédit la fin des universités américaines telles qu’on les a connues: l’éducation supérieure sera dorénavant de plus en plus accessible, de moins en moins coûteuse et plusieurs universités devront se résigner à fermer leurs portes. Il va même jusqu’à prédire que d’ici 10 ans, l’Université Harvard aura 10 millions d’étudiants. De la fiction? Pas du tout!

(…)Mieux encore, pendant que le gouvernement du Québec annonçait des coupes budgétaires et qu’il invitait nos universités à se serrer la ceinture, ces deux universités privées investissaient plus de 60 millions de dollars dans un organisme indépendant chargé d’observer les apprentissages et de raffiner les technologies.

Aujourd’hui, la concurrence est vive entre les grandes universités pour étendre leurs enseignements aux étudiants du monde entier. Le jour n’est pas loin où quiconque avec un peu de volonté et de talent pourra s’inscrire en ligne dans une université prestigieuse pour une fraction du coût en campus.

(…)La bonne nouvelle, c’est que toutes nos hésitations ne devraient pas nuire à l’accessibilité des jeunes Québécois à des formations universitaires de qualité: les grandes universités du monde s’en occupent. Seule la survie de nos universités est en jeu, mais ça, on ne le voit pas. La poutre dans l’oeil!

Et comme j’ai partagé cet article dans mon Facebook, on y a commenté et rapartagé le contenu et sur le mur d’Isabelle Dea, j’ai pu prendre connaisance de ceci:

About « MIT IDEAS GLOBAL CHALLENGE

We’re creating dialogue around innovation and social impact. We want to ignite conversations and discourse around development work, social enterprises, and public service. We desire many voices around innovation, current leaders bringing about a new tide in development work (foreign and local), and what’s happening at MIT.
We believe there is space for more dialogue about social impact – what’s working, what are the hurdles, what are the trends, who are the leaders, where is the support, what resources exist.
With this blog, we hope to start diverse conversation around the challenges that exist, the technologies and systems built to address those challenges, the leading dialogue around areas like Millennium Development Goals and share the trajectory ofIDEAS Global Challenge and the teams that enter.
Read, comment, and share — let’s get these conversations started!

Puis ceci

The MIT Challenge — Learning 4 Years in 12 Months (Without Taking Classes)


et finalement le résultat

The MIT Challenge is Complete

Pendant ce temps, l’ASSE est prête à reprendre du service et à user de ce qu’ils nomment “la diversité des tactiques”, les recteurs s’arrachent les cheveux pour boucler un budget déficitaire, le PQ vote contre ses propres positions et ses deux anciens chefs sèment les graines de la discorde.

Il ne semble pas qu’on se questionne sur la place de nos universités dans le monde, ou encore mieux, de la place de nos universités dans le monde numérique.

Encore une fois, il me semble que plutôt que de faire un sommet sur l’enseignement supérieur, il serait sans doute plus opportun d’en faire un sur le numérique et son impact majeur sur toutes les composantes de l’économie et de la société. Mais oui, je ne suis qu’une grande rêveuse….

MAJ

Ce qui me rassure à moitié est que la France aussi semble prendre du retard quant à l’importance du numérique pour l’éducation supérieure. Ayant mis des statuts Twitter, Facebook, LinkedIn et Google + pour faire la promo de ce billet, je reçu du pote Français Emmanuel Scotto, le twitt suivant:

@MichelleBlanc pour apporter de l’eau à ton moulin, et voir que le constat est le même ici aussi. Tout frais du jour: http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20130213.OBS8730/enseignement-a-distance-l-incroyable-fiasco-du-cned.html …
Enseignement à distance : l’incroyable fiasco du Cned
D’après la Cour des comptes, l’Education nationale a totalement raté la révolution de l’enseignement à distance, qui explose partout dans le monde. Le Centre national d’enseignement à distance a juste oublié de s’adapter à l’internet. Son pronostic vital semble engagé.

On peut y lire :

On croit rêver quand on découvre sous la plume de la Cour des Comptes que le Cned, le Centre national d’enseignement à distance, plus gros opérateur français de télé-enseignement (e-learning en anglais) est « un établissement inadapté à la formation en ligne ». Un euphémisme de technocrate pour dire que le Cned a tout simplement oublié de s’adapter à l’ère internet apparue il y a plus de 15 ans. Ou – pour être plus juste – que le ministère de l’Education nationale a oublié de développer cet outil, qui s’était installé, de façon très symbolique, au sein du parc du Futuroscope à Poitiers, dévolu aux nouvelles technologies high-tech.

Le rapport de la Cour des comptes donne l’impression d’une véritable Bérézina : entre 2000 et 2010, le Cned a vu le nombre de ses inscrits dégringoler de 400.000 à 200.000, alors que, selon le constat du Cned lui-même « le marché de la formation à distance est en croissance générale. » C’est, en fait, un marché en pleine explosion. Aux USA on appelle ça la révolution des Mooc : massive online open courses, l’arrivée massive de cours en ligne, dont certains gratuits. Certains sites comme Coursera sont suivis par 2,5 millions d’internautes. Pendant ce temps la Cour des compte constate que « la question du maintien de l’existence du Cned sous sa forme actuelle est posée ».

Je disais donc être rassurée à moitié. L’autre moitié elle est en tabarnak de s’apercevoir qu’eux (les Français) se rendent au moins compte (politiquement) de leur retard. Ce qui est très, très loin d’être le cas ici…

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