M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

cyberintimidation

Il y a les trous de cul de trolls, mais heureusement il y a aussi les gentils

Au cours des derniers mois, je vous ai parlé de ces attaques vicieuses dont j’étais la cible, principalement à cause de ma différence. J’en parle dans deux récents billets L’humour à l’ère du web 2.0… et la transphobie et Oui les médias sociaux me rendent triste parfois et sont peuplés de trous de cul. J’ai cherché à comprendre (et je cherche toujours) les motivations de ces gens, les processus et techniques d’évitement et la « gestion du mépris ». Il y a deux jours, un article de Mashable Why Do Internet Trolls Exist? Tente justement de répondre à ces questions. Vous trouverez d’ailleurs une intéressante infographie décrivant les réponses à la fin de ce billet.

Mais malgré les nombreux « nids de poule » du web, il y a des prés de verdure et de fleurs resplendissants, qui égayent admirablement l’âme. Voici deux commentaires que j’ai reçu dans mon courriel Facebook, de la gentille et talentueuse chroniqueuse de MSN Catherine Ethier (avec permission de publier).

Un petit mot d’une admiratrice d’ordinaire silencieuse
Ma chère Michelle,

Je n’ai jamais eu la chance de vous rencontrer ni même de vous saluer d’un digne «tata» du coin d’une rue, mais je tenais à vous dire, en cette Action de grâces, que vous êtes une femme formidable.

Le commentaire vitriolique qu’on vous a fait parvenir à propos de vos chirurgies plastiques (en lien avec votre apparition à «Ça finit bien la semaine») m’a scandalisée et je tenais à souligner à quel point votre humour, votre charisme et surtout, votre grande beauté inspirent la tite fille que je suis. Ces gens sont d’une vacuité! Si vides qu’on a PRESQUE envie de leur acheter un cupcake bien rose avec des tchipites pour leur donner un semblant de highlight dans leur vie si beige.
Diable.

J’aurais pu vous écrire ces doux mots sur votre mur, mais je suis si GÊNÉE. Bref, le commentaire de ces lâches m’ont starté l’indignation et je me devais, à défaut de faire la split sur la place publique, de vous dire que vous inspirez bien des gens, et surtout bien des gens qui ne vous l’écriront jamais.

Alors voilà Passez une excellente fin de week-end et de grâce, célébrez votre beauté, surtout en robe de chambre sous la chaufferette!
Catherine

Chère Michelle,

La pluie de commentaires de mauvais goût dont vous êtes l’injuste cible me fait rager, une fois de plus. Je n’ai peu m’empêcher de vous écrire après avoir lu votre dernier billet.

Vous avez raison de réagir et surtout, d’éprouver cette tristesse. Ces gens-là ne sont pas faciles à ignorer et certains jours plus vulnérables, ils savent se tailler un chemin à travers les murs érigés. C’est minable.

Moi, ce que je tiens à vous dire, c’est que vous ne devez rien à personne. PERSONNE.

Cette page Facebook n’est-elle pas la vôtre? Absolument. Vous avez envie de partager votre quotidien, généreuse et entière, eh bien faites (s’il-vous-plaît, faites!). Vous n’êtes, après tout, pas en représentation 24/7 et cet espace, bien que public, vous appartient.

À tous vos détracteurs je hurle, debout sur la table à café: qu’ils mangent du gâteau. BEAUCOUP de gâteau
Au plaisir de vous lire et surtout, que je vous voie mettre la pédale douce sur vos élans de folie! Mettez-en, du Bailey’s dans votre café

Catherine, une grande inconditionnelle

Les motivations de trolls internet

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politique et internet

Moi, ministre du numérique? Je préfèrerais plutôt une job de rêve

On me dit souvent Michelle tu devrais être notre ministre du numérique. Lorsque j’entends ça, j’esquisse un sourire pour ne pas carrément m’esclaffer de rire. C’est que pour être ministre, il faut d’abord être député et l’être pour le parti qui prend le pouvoir. Or, je ne me reconnais dans aucun de nos partis. Si je faisais de la politique, ce serait comme indépendante et je n’ai pas assez de fric pour ça. Et à ce que je sache, aucun député indépendant n’a été ministre.

Sous-ministre, une job de rêve

Par contre j’aimerais bien être sous-ministre. Être sous-ministre est sans doute la meilleure job du monde. Tout d’abord vous gagnez beaucoup plus qu’un ministre. Un sous-ministre gagne 198 295 $ (Source LaPresse) tandis qu’un ministre lui ne gagne que 149 429 $. Mais la beauté de la chose est qu’un ministre est celui qui se fait plomber régulièrement par les journalistes et l’opinion publique, pour des décisions qui sont souvent prises … par des sous-ministres.

Je suis sans doute dans le champ, mais je n’ai pas souvenir qu’un sous-ministre a été déjà imputable de quoi que ce soit. Je ne me rappelle pas avoir déjà lu qu’un sous-ministre avait été foutu à la porte pour avoir fait une grosse connerie (par exemple, avoir été à la tête du ministère responsable de l’effondrement d’un viaduc). Le sous-ministre n’a pas les spots dirigés sur lui. La population passerait à côté d’un sous-ministre sans savoir qu’il en est un. Pourtant, il est celui qui a réellement le pouvoir. Il peut braquer l’appareil gouvernemental pour, ou contre une idée, un projet, une politique. Pourtant, il ne semble imputable de rien. Il n’est pas responsable de ses décisions et c’est souvent le ministre ou pire le nouveau ministre qui n’est dans son dossier que depuis quelques mois ou quelques semaines, qui doit porter l’odieux d’un gaffe.

La crosse récente d’un sous-ministre

Prenons un exemple récent. Celui de Jean St-Gelais tel que rapporté dans l’article de Jean-Nicolas Blanchet Pas d’appel d’offres, Jean St-Gelais a permis au Centre de services partagés de conclure une entente sans passer par le processus normal du Journal de Montréal.

Selon M. St-Gelais, il était «d’intérêt public» de ne pas effectuer d’appel d’offres. Le Journal a obtenu copie d’une lettre signée par M. St-Gelais, secrétaire général du Conseil exécutif du gouvernement du Québec (CSPQ). Datant du 4 octobre et adressée au directeur du Centre de services partagés du Québec, la lettre précise qu’un «appel d’offres public ne servirait pas l’intérêt public pour l’acquisition de ces logiciels».

Or, tout d’un coup, c’est le Parti Québécois qui est dans le caca mou. C’est même la chef du parti, madame Pauline Marois, qui est responsable de la nomination de monsieur St-Gelais et madame Malavoy qui est aussi éclaboussée dans l’article de Valérie Lesage de LesAffaires.

Dans une lettre datée du 4 octobre 2012 et dont Les Affaires a obtenu copie, M. Saint-Gelais justifie sa décision sur une disposition de la Loi sur les contrats des organismes publics adoptée par décret par le gouvernement Charest et alors décriée par le PQ.

«Nous sommes en train de nous faire rouler avec ce décret», avait réagi la députée péquiste Marie Malavoy en novembre 2011, dans une entrevue au quotidien Le Devoir. Elle et son ancien collègue Sylvain Simard ont ouvertement milité pour la cause du logiciel libre ces deux dernières années, y voyant une source d’économies pour l’État québécois.

L’autre job de rêve, lobbyiste/relations publiques.

À la fin de l’article de monsieur Blanchet on apprend aussi ce petit détail.

La mise à jour des logiciels Microsoft pourrait représenter des dépenses pour l’État de près d’un milliard de dollars. Le lobbyiste réputé de la firme National Martin Daraîche a renouvelé, le 11 janvier, son mandat pour Microsoft Canada.

Je sais aussi que National est une firme extrêmement active en relations publiques pour divers partis politiques provinciaux et municipaux. Ils ont d’ailleurs été durant des décennies, l’agence du Maire Vaillancourt de Laval. Mais je sais que chez les relationnistes, comme pour les grands bureaux de comptabilité, il y a un mur entre les dossiers. Il est clair que jamais un lobbyiste qui travaille pour une firme informatique ne parlera à son collègue relationniste qui lui fait les relations publiques pour le parti qu’il tente de convaincre des vertus de son client. Comme ça, il n’y a pas d’imputabilité là non plus.

Non, pourquoi vouloir être ministre lorsqu’il est tellement plus payant et sécurisant d’être sous-ministre ou lobbyiste sans avoir à porter l’odieux de l’imputabilité…

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Economie des affaires électroniques Edito sans question Plan numérique pour le québec politique et internet

Les paradoxes néfastes d’une enquête sur la collusion/corruption en TI au Québec

Tout comme pour la corruption dans le domaine de la construction au Québec, il semble y avoir de très nombreuses irrégularités, inefficacités gaspillage et sclérose dans les technologies de l’information au gouvernement du Québec. Paradoxalement, nous sommes à un moment de notre histoire pour lequel les technologies en général et le numérique en particulier revêtent une importance capitale pour notre avenir économique et pour la place qu’auront nos enfants dans l’échiquier économique mondial de demain.

Une enquête publique, de l’UPAC ou autre, pourrait certainement nous éclairer sur plusieurs pratiques douteuses de fournisseurs et de fonctionnaires du gouvernement du Québec. Malheureusement, ça risque aussi d’accroitre sensiblement notre retard en matière d’adoption des technologies comme vecteur de réduction des dépenses gouvernementales, d’augmentation de l’efficacité de la prestation de services et d’accroissement de l’ouverture des données et de la limpidité des prises de décisions gouvernementales (gouvernement ouvert). Mais ça risque aussi surtout de repousser aux calendes grecques la mise sur pied d’un plan numérique pour le Québec. Déjà, les mandarins de l’état voient les technologies de l’information comme une « patate chaude » de laquelle il faut se tenir loin. Nos élus aussi, ont peur de prendre des décisions pouvant les faire mal paraîtres en cette ère de gouvernement minoritaire. De plus, rares sont les politiciens qui ont une réelle compréhension du numérique et de son importance pour notre économie ou pour l’évolution de la société.

Il est dommage, triste et inquiétant qu’on ait maintenant peur de ces technologies qui sont pourtant à la fois notre planche de salut économique et sociétale pour la société du savoir dans laquelle nous évoluons. D’ailleurs, à ce que je sache, les états généraux de l’éducation ne touchent en rien la question du numérique dans les débats qui s’y font. Pourtant, il y a fort à parier que d’ici 10 ans, la désintermédiation des connaissances se fera certainement via le Web (elle se le fait déjà) et il est fort probable que pour faire des études universitaires, il ne soit plus nécessaire de se retrouver physiquement sur un campus. Pourquoi aller à l’Université du Québec à Chicoutimi si je peux graduer de Harvard en restant chez moi? Juste un exemple, parmi tant d’autres, des enjeux auxquels il me semble que collectivement nous devrions réfléchir…

Pour en savoir plus, relisez mes billets:

Les gagnants et les perdants de l’économie numérique
Les étonnés et le rapport d’étonnement
La corrélation entre l’électricité et le numérique pour le développement économique du Québec de demain
Un plan numérique pour le Québec, entre autres pour éviter de se faire fourrer collectivement
La gangrène des TI au gouvernement du Québec et son impact sur notre développement économique
Un plan numérique pour le Québec pour éviter de se faire fourrer par les TELCOs

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Plan numérique pour le québec politique et internet

Des projets d’intégration au gouvernement du Québec, de CGI et de l’absence d’usage des Web services

L’un des sujets qui m’est chers et dont je ne vous parle pas souvent parce que c’est un peu trop technique est celui de Web services. C’était d’ailleurs mon mémoire de maîtrise(PDF) et une publication scientifique subséquente au prestigieux CIRANO(PDF) (il y a déjà dix ans).

Je vous parle de ça parce que le sujet revient d’actualité dans un récent papier de l’excellente journaliste Valérie Lesage de LesAffaires La gestion des contrats en TI par le gouvernement plus que jamais sous la loupe. Elle y déniche une citation savoureuse du chef de la direction de CGI. Elle y dit :

D’autre part, le travail se fait souvent selon une approche d’intégration classique qui nécessite de rebâtir les connexions informatiques toutes les fois qu’une nouvelle application est souhaitée. C’est une méthode fastidieuse, dont la nécessité est défendue par CGI, mais que beaucoup d’experts remettent en question, en préconisant plutôt des approches plus flexibles et moins coûteuses, comme les services Web. Ceux-ci permettent une interopérabilité des applications, sans rebâtir les systèmes.

«Vous n’avez pas le choix de faire de l’intégration classique, répond Serge Godin, président du CA de CGI. Nous travaillons avec des systèmes qui peuvent absorber des volumes complexes de gestion interne. On ne parle pas d’interroger des données, on parle d’émettre des chèques, de gérer des comptes de banque et des fonds de pension, et ça demande une précision extrêmement poussée.»

Je ne suis vraiment pas de l’avis de monsieur Serge Godin. D’ailleurs, il semble que je ne sois pas seule.

Guy Bégin, professeur au Département d’informatique de l’UQAM, spécialisé dans la sécurité informatique, a une lecture différente : «Ça se défend comme raisonnement lorsqu’un système doit enregistrer des informations à la seconde ou qu’on doit vérifier qu’un dossier patient n’est pas confondu avec un autre, mais il ne faut pas repousser toutes les approches non traditionnelles.»
(…)
M. Bégin préconise le développement de systèmes informatiques par modules indépendants qu’on peut ensuite relier ensemble par les services Web.
«C’est plus avantageux que d’avoir un gros bloc qu’il faut changer complètement toutes les fois qu’on veut une amélioration», précise-t-il.
(…)
«Mais le système actuel est sécurisant. Jamais un directeur informatique n’a perdu son job pour avoir recommandé CGI, souligne-t-il. Le poids des grands cabinets a ralenti le développement de l’informatique au Québec par rapport à ce qui se fait ailleurs. Ils font travailler des milliers de personnes, et s’ils devenaient plus productifs, il leur faudrait trouver plus de contrats.»

Mon anecdote CGI et Web Services

Il y a une dizaine d’années, en présence de l’un de mes mentors, toujours professeur à l’Université de Montréal j’eu l’insigne honneur de diner avec l’un des gros VP de CGI. C’était plus fort que moi alors je lui demande:

Pourquoi ne faites-vous pas et ne parlez-vous pas de Web services au gouvernement du Québec, vous connaissez ça certainement les Web services?

Sa réponse : Notre business ce n’est pas de faire de l’éducation, mais bien de faire de l’argent…

Fin de la citation…

MAJ

D’ailleurs pour faire échos aux propos de monsieur Godin qui avance qu’« On ne parle pas d’interroger des données, on parle d’émettre des chèques, de gérer des comptes de banque et des fonds de pension, et ça demande une précision extrêmement poussée.» Il y a déjà 10 ans, certaines entreprises (notamment bancaires et financières), utlisaient des web services dont voici quelques exemples tirés de ma publication au CIRANO(PDF), pp11-12

Par exemple, il cite le cas de Merrill Lynch qui a réussi un projet d’intégration à un coût de $30 000 plutôt que les $800 000 initialement prévus, grâce à l’utilisation des Web Services.

Dans un autre projet, Merril Lynch a réussi à intégrer des données provenant de près de 2000 différents SI de support à la clientèle. Dans la première phase de ce projet, Merrill Lynch a développé un système d’analyse de portfolio à partir des données sur la clientèle, les produits et sur les marchés en temps réel. La deuxième phase de ce projet vise à rendre Ces données accessibles à partir de téléphone traditionnel et mobile, ainsi qu’à partir d’assistants numériques personnels (Personal Digital Assistants).
(…)

Hagel III mentionne aussi que Citibank a développé CitiConnect à l’aide des Web Services. Ce service permet le traitement des paiements électroniques pour les places de marché. Grâce à cette initiative, le temps de règlement des comptes entre les acheteurs et les vendeurs a été réduit de 20 à 40% et les coûts associés au règlement de la transaction autant pour les acheteurs que les vendeurs ont été réduis de 50 à 60%.

Chez Dell, on se sert des Web Services afin de rendre disponible à toutes les 2 heures les horaires de production, permettant à ses fournisseurs à leur tour d’ajuster leurs livraisons. Cette initiative a permis à Dell de réduire le temps de détention sur stock de 26-30 heures à 3-5 heures, soit une réduction de 80%

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Médias sociaux

Toutes les entreprises doivent-elles être sur les médias sociaux?

Hier soir je donnais de mon temps dans un cours du pote Claude Malaison à L’université de Montréal, pour une session de questions/réponses avec ses étudiants. L’une des étudiantes me demanda si toutes les entreprises se devaient d’être sur les médias sociaux? Je lui répondis que ce n’était pas facile de répondre à cette question puisqu’il fallait d’abord déterminer les besoins et objectifs d’une présence sociomédiatique d’entreprise. (Petit aparté ici pour remercier la traductrice Marie Saumure qui a inventé ce joli néologisme sociomédiatique.) Puis je lui fis une boutade en disant que je n’avais absolument rien contre les ermites qui vivent dans le bois sans téléphone ou électricité.

Par la suite, j’ai repris aussi mon analogie du téléphone. Est-ce que les entreprises ont besoin du téléphone et qui dans l’entreprise devrait avoir un téléphone? C’est certainement simpliste comme analogie, quoique de plus en plus d’observateurs notent que justement les médias sociaux deviennent « le nouveau téléphone » du XXIe siècle. D’ailleurs deux articles lus ce matin confirment justement cette observation.

Dans un article de Forbes What Would Happen If America Got Free, ‘Nationwide’ WiFi? Google Wins, Carriers Lose, on peut lire :

Now for the advocates. Google and Microsoft are both part of the Wireless Innovation Alliance, a support group for the FCC’s initiative which also includes Dell and the New America Foundation. Google stands to benefit significantly if more people start using its services to browse the web over sprawling, free WiFi networks, or make phone and video calls calls via free services Google Voice or Google Hangouts.

Google has said publicly that mass, free WiFi would spark an explosion in innovation. Of course it would also lead to a bigger financial opportunity for selling ads, both through search or in other innovative ways. Just imagine what faster, nationwide WiFi could mean for live broadcasts online, via Google Hangouts, which could include nationwide ads that are “televised” over that the Internet to tablets and smartphones.

Je vous rappelle ici que Google Hangouts est l’une des applications de Google +, le récent média social de Google. Je vous rappelle aussi qu’en plus de pousser la FCC Américaine pour un WiFi national gratuit. Google a aussi mis sur pied le fameux Google Fiber qui lui aussi vient jouer dans les platebandes des fournisseurs internet et augmentera encore sensiblement la portée et l’utilisation des médias sociaux.

Le deuxième article dont je prends connaissance ce matin est justement Does Your Startup Need A Social Media Expert? Five Questions To Find Out. L’auteur reprend l’analogie téléphonique ainsi :

Little over 125 years ago small business owners around the world were debating the merits of a new technology that was heralded as a revolutionary tool that would change the business world forever. With this new tool marketing, customer service—and most importantly, sales—would occur at lightning speed. As such, entrepreneurs were scrambling to get their hands on this miraculous service called the telephone.

These days the desktop telephone has passed beyond common and is now the grandfather of corporate communication in most businesses—at least those that have finally given up on the fax machine. But in companies large and small “social media” has taken the place of the telephone (and more recently, the Internet) as the revolutionary business tool du jour—it’s even been called the “new telephone”–and experts believe it’s here to stay.

En conclusion

Toutes les entreprises ont certainement de potentiels bénéfices à utiliser les médias sociaux. Mais ces bénéfices seront tributaires d’abord d’objectifs d’affaires et des besoins spécifiques de chacun. Je donnerai deux exemples tirés de mes billets. Tout d’abord de Pourquoi Twitter est supérieur à Facebook dans une optique de marketing et relations publiques?

À ce propos, j’ai un nouveau client qui est guide de chasse à l’ours noir. Une requête « bear hunt » dans Twitter (ou l’un des très nombreux outils de recherches externes à twitter) fait apparaître rapidement des centaines de clients potentiels et d’interlocuteurs (et de détracteurs) vivement intéressés par le sujet.

Puis dans À propos des médias sociaux et des petits :

À la suite de mes rencontres avec Michelle Blanc, consultante en réseaux sociaux, j’ai choisi la formule Blog comme principale présence web de Piano Technique Montréal. Vous pouvez y lire des articles, vous y trouvez des photos, des extraits vidéos, des extraits sonores, et vous pouvez intervenir en commentant les articles ou en posant des questions. Ce que que vous y apprenez fait de vous un client plus avisé, et l’intérêt que vous y portez contribue au fait que le positionnement de l’entreprise soit excellent dans les résultats de recherche.
Je partage volontiers mon enthousiasme pour les réseaux sociaux, vecteur important de la prospérité de mon entreprise et de mes relations sociales. C’est donc grâce à mon blog que plusieurs de mes clients me trouvent. Grâce aux réseaux sociaux, je suis activement en lien avec des amis, des collègues, des fournisseurs, des inspirateurs, comme jamais auparavant, et j’aime ça ! La culture de générosité et de transparence qui y règne me plaît

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Personnel et peut-être même hors sujet

L’humour à l’ère du web 2.0… et la transphobie

Si le rire relève de la moquerie, de la méchanceté, alors ce n’est plus de l’humour.

Dans un article de janvier 2012 de La Presse L’humour, une soupape on pouvait lire:

«Non, on ne peut pas rire de tout», écrit Gilbert Cesbron dans son livre Journal sans date. «Pas de ce qui touche les gens de près. Un comique qui dégrade les valeurs qui le sont déjà – et c’est un piège – tombe dans la vulgarité… Le comique doit être responsable. S’il fait rire, c’est d’une façon qui doit rester honorable. Les limites de l’humour, c’est le respect de l’autre.»

(…)Je signale trois authentiques humoristes. D’abord, Muriel Robin. Elle affirme que l’humour est une arme dangereuse. Aussi, dit-elle, les meilleurs savent faire rire les gens sans les blesser. Pour que le rire fonctionne, il faut que les valeurs résistent, ou alors, c’est l’ère du vide. Nous risquons aujourd’hui de désenchanter le rire.
Raymond Devos débite sans rire que «le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter». Coluche aura le mot de la fin: «Je ferai remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n’est pas moi qui ai commencé».

Ce matin, dans un billet Didier Heiderich, Le destin tragique du Web 2.0 on peut lire :

Episode #twitclash
Janvier 2013. Vif échange sur le réseau social Twitter . Un universitaire reconnu internationalement pour ses travaux en communication poste un tweet pour signaler sa dernière interview dans un grand quotidien national. Aussi tôt, un débutant, tout juste sorti d’une école de communication où enseigne l’universitaire lui rétorque sur Twitter que ses réponses à l’interview sont « LoLesques » ce qui doit signifier dans son étrange vocabulaire qu’il déconsidère le propos du spécialiste. L’adulescent travaille dans une agence de communication connue et ses tweets laissent imaginer qu’il se prend particulièrement au sérieux. L’universitaire lui répond poliment, lui fournit un lien vers une étude sémiotique. Pourtant le jeune homme, aux contours typiques de la génération Y , s’enflamme pour mieux se moquer de l’universitaire, précise qu’il n’est pas du même avis que l’analyse fournie à la presse, qu’il préfère les bloggeurs aux soi-disant experts. Il continue en écrivant que l’universitaire « fait de la com à la papa.» Un doctorat, de multiples recherches, une connaissance approfondie du sujet, des expériences de terrain et internationales : tout est balayé en un seul tweet. Fin de l’épisode, le spécialiste se retire poliment et abandonne le jeune homme à son impolitesse et ses prétentions. Cet épisode simplifié pour les besoins de l’article, est tiré d’un échange réel entre protagonistes de même nature, et que j’ai pu observer.
(…)
(à propos du web 2.0) a profondément muté pour laisser place à l’urgence de produire de l’information, de l’opinion, de l’insignifiant, de l’éphémère, dans un évanouissement sans lendemain et un égalitarisme béat. Tocqueville écrivait « Les nations de nos jours ne sauraient faire que dans leur sein les conditions ne soient pas égales ; mais il dépend d’elles que l’égalité les conduise à la servitude ou à la liberté, aux lumières ou à la barbarie, à la prospérité ou aux misères.»
Ainsi, le Web 2.0 a peut être pour destin tragique de nous distraire plus que de nous informer, de nous dispenser de lectures profondes au profit de quelques caractères, de nous conforter dans nos opinion plutôt que de développer l’esprit critique, de nous contraindre à l’instant, de construire une société du « LoLesque », pressée par ses désirs, une société du banal qui cherche à se débarrasser de ses angoisses par une production répétée de soi, jusqu’à l’absurde – s’il le faut -, dans un perpétuel et insignifiant présent.

De l’homophobie et de la transphobie
Dans un ancien pamphlet du site homophobie.org, on pouvait lire

L’humour a pour but de faire rire. Quoi de plus facile que de faire rire aux dépens des autres, y compris les personnes homosexuelles, comme c’est encore trop souvent le cas. Pour s’en défendre, certains accuseront les gais et les lesbiennes de ne pas savoir rire. Au contraire, ils et elles aiment rire, lorsque c’est drôle! La ligne de démarcation entre l’homophobie et l’humour est parfois très mince. Vaut-il la peine de blesser quelqu’un pour en faire rire d’autres? Nous ne le croyons pas!
L’humour homophobe doit être dénoncé!

Ce matin (encore) plusieurs personnes bien intentionnées me font suivre le statut Facebook d’un groupe d’humoristes qui semblent affiliés à Juste pour Rire. On peut y lire

Michelle Blanc devrait jouer au football. Sa transformation est déjà faite pis personne veut faire de touché dans sa zone.

Au moment d’écrire ces lignes, 2015 personnes « like » ce statut, il est repartagé 14 fois et plusieurs commentaires rajoutent une couche d’insultes à ce qu’ils considèrent « de l’humour ».

Par ailleurs, Steve Foster dans le plus récent Fugue, revendique le changement de nom de la lutte contre l’homophobie pour y inclure la transphobie dans sa chronique Journée contre l’homophobie et… la transphobie!.

Que le Ministère de la Justice, le Bureau de lutte contre l’homophobie, la CDPDJ, les Commissions scolaires, etc. parlent d’une Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie et soutiennent les initiatives allant dans ce sens, les placerait aux côtés d’instance, à travers le monde tel que l’Organisation des Nations Unies, l’International Gay & Lesbian Human Right Commission, la Commission des droits de la personne du Nouveau- Brunswick, le Toronto District School Board, l’Église Unie du Canada, le Toronto Pride, le Robert F. Kennedy Center for Justice & Human Right, Egale Canada, l’Union européenne et j’en passe.

En fait, en incluant la transphobie dans la journée du 17 mai, nous tous, gouvernement, institutions, syndicats, ONG, groupes ne
ferons que mettre en pratique ce que dit si bien Mme Aschton «lorsque l’on parle des droits des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels, des transsexuels et des intersexués, il ne s’agit pas d’introduire de nouveaux droits pour un groupe de personnes, mais bien d’appliquer les mêmes droits humains à chaque personne…»

Soyons inclusifs, soyons solidaires. Longue vie à la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie!

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MAJ

Ce matin j’ai donné une entrevue en anglais à la radio CBC à l’émission Quebec AM avec Susan Campbell

Yesterday, a comedy duo from Montreal, called Sèxe Illégal, posted this comment on their Facebook page: « Michelle Blanc devrait jouer au football. Sa transformation est déjà faite pis personne veut faire de touché dans sa zone. »
The comment reads, Michelle Blanc should play football. Her two point conversion is done and nobody wants to touchdown in her end zone. Sèxe Illégal have more than 18-thousand followers. Some 40 people commented on the post. More than 200 liked it and a dozen or so people shared the post. One of those people is Michelle Blanc herself who posted the comment on her blog and on twitter, writing: « On apelle ca de l’humour. » We call this humour.
For those of you who don’t know her, Michelle Blanc is an author, speaker, business woman and a world renowned blogger specializing in e-commerce, online marketing and social media. She is also transgendered. To get her reaction to the comment made, we’ve reached Michelle Blanc from her home in Montreal.

L’entrevue 8min11

Le site de l’Université d’Alberta dont je parlais durant l’entrevue http://www.nohomophobes.com/

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Personnel et peut-être même hors sujet

La gentillesse, ça rapporte

Je suis une blagueuse, j’aime taquiner et j’aime jaser et entrer en relation avec les gens. J’ai la chance d’avoir ces traits de caractère et humblement, je suis généralement gentille. Comme tout le monde, je transige régulièrement dans les mêmes commerces.

 

Je taquine les caissières à la banque ou au dépanneur du coin. Je salue le préposé à l’accueil des stations de télévision que je visite fréquemment, je salue cordialement la propriétaire d’un commerce, le gérant de ma banque et j’entre en contact humain avec les gens avec qui je parle au téléphone. À cause de ça, je remarque très souvent que ces gens sont contents de me voir et de faire gracieusement l’effort supplémentaire pour régler un problème, pour me faire plaisir ou pour me satisfaire. Si j’ai un problème, il se règle généralement très rapidement. J’ai souvent la surprise de recevoir un verre gratuit au bar, que le gérant de banque arrête me saluer 2 minutes sur le trottoir ou me téléphone directement chez moi pour s’assurer que j’ai bien reçu les documents bancaires que j’avais demandé de recevoir. Il ira même jusqu’à rayer un frais bancaire de mon compte d’affaires pour une erreur humaine dont je suis pourtant la responsable. Bref, ma vie est améliorée par diverses petites attentions dont je suis la grande bénéficiaire.

 

Vous me direz, mais oui toi c’est parce que tu es connue. Je répondrai que c’est tout à fait faux. J’étais comme ça bien avant ma soi-disant célébrité et je jouissais tout autant des nombreux bénéfices découlant de la gentillesse. La vie est tellement plus facile en souriant, en blaguant et en ayant du fun. Je vous souhaite tous sincèrement de développer ce réflexe, si ce n’est déjà fait. Vous serez alors grandement surpris de la redoutable efficacité de la gentillesse…

La gentillesse, ça rapporte Lire la suite »

Blogues d'affaires Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux

La beauté du « pull marketing »

Depuis maintenant 7 ans (soit depuis la création de ce blogue) je fais du « pull marketing », concept que j’explique bien dans mes billets Le push et le pull marketing expliqué par le karaté et le judo, The proof is in the pudding, Pourquoi les entreprises se plantent sur les médias sociaux en général et Twitter en particulier, ou Les avantages du « pull marketing » .

La réelle beauté du « pull marketing »

Il y a une différence fondamentale entre se vendre et être acheté. Dans le premier cas, ça demande un effort de persuasion considérable. De plus, une fois que le client a acheté, il sera toujours sur ses gardes pour tenter de valider s’il a fait une bonne affaire. Dans le deuxième cas, l’effort est plutôt mis dans l’assiduité à créer des contenus et dans la rigueur à s’astreindre à une certaine régularité de production. Par contre, l’effort de vente est pratiquement nul. Le client veut vous avoir. De plus, lors de la prestation du service ou la livraison du produit, le client est déjà convaincu du bienfait de son achat. Il a alors une ouverture qu’il n’aura jamais s’il s’est plutôt fait vendre.

 

Dans mon cas particulier (vente de service dans un contexte B2B), cette ouverture du client est extrêmement bénéfique. Le transfert des connaissances, le partage des analyses, les sessions de remue-méninge ou les rencontres d’analyses stratégiques ou de conseil de gestion sont extrêmement productives pour le client. Son ouverture se reflète même dans sa capacité d’entendre des choses difficiles, de comprendre les erreurs de parcours et de décider de la marche à suivre au-delà de la « zone de confort » avec laquelle nous sommes tous plus enclins à nous réconforter. Mais la réelle beauté du « pull marketing » est que la plupart des clients qui « décident » de venir travailler avec moi, deviennent souvent aussi par la suite « des amis » et la « relation d’affaires » s’en voit aussi grandement améliorer.

 

Je vous parle de ça parce que ça me frappe particulièrement aujourd’hui. Ce matin je reçois le téléphone d’une cliente avec qui je n’ai pas transigé depuis 2 ans. Notre session-conseil via Skype (cette cliente est au Saguenay) était particulièrement joviale et productive. C’était comme si on c’était jasé la semaine dernière. Ce soir, j’irai aussi souper chez un autre de mes clients, solidifiant encore davantage notre relation amitié/affaires. Finalement, il y a quelques années, je mangeais avec mon ancien associé Guillaume Brunet. Nous parlions de différents prestataires de notre domaine d’expertise et il me disait les récriminations qu’il entendait à propos de compétiteurs.
Je lui demandai donc
« et qu’est ce qu’on dit de moi dans le marché? »

Il me répondit
« J’ai entendu bien des gens dirent qu’ils ne travailleraient jamais avec toi parce que tu es fucké (lire ici transsexuelle, grande-gueule et autre), mais de ceux qui ont déjà travaillé avec toi, je n’ai JAMAIS entendu le moindre commentaire négatif ».

 

Je dois cette appréciation sans doute à la satisfaction de mes clients, mais très certainement aussi au fait que la grande majorité sont aussi devenus des amis et ça, c’est très difficile à obtenir avec du « push marketing »…

La beauté du « pull marketing » Lire la suite »

Personnel et peut-être même hors sujet

Le questionnaire de la revue ZAQ, ce que je pense de la mode

Pour une prochaine édition de l’originale et excellente revue ZAQ, on me demande de répondre au Questionnaire de l’Inspecteur ZAQ qui porte sur la mode. C’est avec plaisir que vous avez ici mes réponses à ce fameux questionnaire, qui est adapté spécifiquement pour chacun des numéros.

Pratiques, habitudes et goûts. Vous portez volontiers le coton ouaté ou le legging aux motifs zébrés. On veut le savoir.

1. Votre tenue est classique, décontractée ou fashion victim ?

Ma ou plutôt mes tenues sont classique, décontractée et/ou artistique en fonction de comment je me lève le matin et de mon horaire de la journée. Il faut aussi comprendre que puisque j’ai vécu une deuxième puberté très tardive, je suis encore à peaufiner et expérimenter mon (mes) style.

2. Mode d’hiver ou d’été ? Autrement dit, gros chandail de laine ou petite camisole en dentelle ?

Je suis maintenant très frileuse, mais aussi coquette. Alors l’hiver j’aime bien les leggings chauds et les gros chandails, mais pour la saison chaude j’adore les petites robes d’été et ses tissus soyeux et satinés qui me font sentir femme.

3. L’époque qui vous inspire le plus en matière de look ?

J’aime bien l’époque actuelle qui nous permet justement de naviguer à travers différentes époques.

4. Ce que vous avez tendance à porter quand vous ne sortez pas ?

Lorsque je ne sors pas, j’aime bien mes grosses robes de chambre en ratine.

5. Que pensez-vous du « linge mou » (ces vêtements ultra confortables qui manquent de chic et de forme…) ?

J’adore le linge mou dans le privé de ma demeure.

6. Le vêtement que vous détestez le plus magasiner ?

J’haïs magasiner des souliers et des bottes. Comme je chausse du 13WW, il n’y a que deux magasins pour moi à Montréal avec un choix très limité. Je fais donc des efforts pour ne pas regarder les façades des boutiques de souliers, question de ne pas trop me faire souffrir.

7. Maîtrisez-vous le séchoir, le fer plat et les bigoudis ?

J’ai la chance d’avoir des cheveux frisés naturels. Le seul bogue avec ça est que pour qu’ils soient beaux, ils doivent sécher à l’air. Ce qui fait que si j’ai un déjeuner à 7h00, je dois me lever à 5h00 pour être présentable.

8. Devant le miroir, vous fermez les yeux ou aimez ce que vous voyez ?

Devant le miroir j’aime ce que je vois. J’ai en outre la chance d’être très photogénique. Ce que j’haïs par-dessus tout est d’entendre ma voix qui est encore beaucoup trop masculine.

9. Chez un homme : barbe, moustache ou favoris ?

Je me suis découvert une attirance pour la barbe. J’aime bien ça recevoir la bise d’un barbu et sentir les poils caresser ma douce joue ?

Expériences et fantasmes. Souvenirs et désirs.

10. Votre âge le plus mémorable en matière d’apparence physique ?

J’étais très beau bonhomme à vingt ans. Mais comme je n’étais pas bien dans ma peau, ça n’avait pas d’importance pour moi. Aujourd’hui je suis vieille, mais je suis enfin la personne que j’aurais toujours dû être. Alors je me sens finalement en synchronisme avec moi.

11. La mode vestimentaire qui vous a le plus fait souffrir ?

La mode vestimentaire qui me fait souffrir est le bas-culotte. Je n’en trouve pratiquement jamais de ma grandeur et c’est toujours délicat de les remonter sans que ça paraisse. Par ailleurs, j’ai essayé les bas jarretelles et le maudit ti-plastique qui ceinture désormais la cuisse, me donne des éruptions cutanées ?

12. La partie de votre corps que vous souhaiteriez changer ?

La partie de mon corps que j’aimerais changer est ma cuisse. J’aimerais TELLEMENT ça avoir une culotte de cheval, l’une des caractéristiques sexuelles secondaires que je n’aurai jamais.

13. À qui aimeriez-vous ressembler physiquement ?

Dans ma tête j’aime me faire croire que je ressemble à Charlize Theron. Si jamais il y a un film sur ma vie, j’aimerais TELLEMENT qu’elle soit celle qui joue mon rôle (après). Je revendique le droit de rêver et de se faire des « à croire ».

14. Et maintenant, l’inverse : à qui n’aimeriez-vous pas ressembler physiquement ?

Arnold Schwarzenegger

15. Vous connaissez l’expression « Coupe-de-cheveux-ratée-je-ne-peux-plus-sortir-de-chez-moi »?

Je n’ai heureusement pas encore expérimenté la catastrophe capillaire qui me retienne d’être fière de moi.

16. Ce que vous pourriez vous faire tatouer, de manière très visible ?

J’aimerais bien me faire tatouer un flashcode sur l’épaule

17. Pour un changement de carrière : designer de mode, chirurgien/ne esthétique ou conseiller/ère en image ?

Si je faisais un changement de carrière, je serais peut-être designer d’intérieur. J’ai un certain talent avec ça.

18. On vous donne 1000 $ pour changer votre garde-robe. Qu’achetez-vous ?

On me donne 1000$ pour changer de garde-robe et je vais m’assoir avec les designers Denis Gagnon, Luc Fontaine, Marie St-Pierre, Renata Morales, Kollontaï ou Karkass et je leur demande de me faire quelque chose d’inédit.

Phrases à compléter. En 2, 10 ou 25 mots. C’est vous qui voyez.

19. J’appelle une beauté plastique une personne qui …

Une allure à couper le souffle sans avoir chaleur humaine qui l’accompagne.

20. La Charte sur la diversité des apparences est…

Fondamentale afin que toutes puissent s’identifier et se trouver belles comme elles le sont déjà sans le savoir.

21. C’est dans les salons de coiffure que l’on…

Se fait du fun à jaser mode et potin.

22. Avoir un je-ne-sais-quoi signifie…

Dégager une aura, un style, une assurance qui détonne de la masse.

23. En matière de séduction, le rôle de l’apparence est…

Secondaire, ce qui importe réellement est la présence, la verve et le regard.

24. Rien de pire que… pour gâcher un look.

Que d’essayer d’être quelqu’un d’autre que soi.

25. Les mannequins d’aujourd’hui devraient ressembler à …

La moyenne des ourses qui sont voluptueuses, chaudes et maternelles.

26. Les perçages (apparents) du corps me font l’effet de…

D’une mode qui va mal vieillir

27. Dans la commode des Québécois on trouve toujours…
Une paire de gros bas de laine

28. On reconnaît le talent d’un designer de mode à…
L’intemporalité de ses créations

29. Le « Québécois moyen » a une apparence plutôt…

Sportive et débrouillarde. Elle manque malheureusement de style, de « oumff » et de personnalité unique et assumée.

30. Le look, c’est…

La porte d’entrée de la mise en relation, mais ce n’est tout de même que l’emballage.

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Gouvernement électronique Plan numérique pour le québec politique et internet Technologies Internet

Comment se faire fourrer en TI (ou pas) avec l’aval des députés et des hauts fonctionnaires

La semaine dernière le SFPQ poussait les hauts cris, avant Noël c’était le dirigeant de l’UPAC et un peu avant, le vérificateur général (et depuis quelques années déjà votre humble blogueuse de même que de très nombreux journalistes(Docx)) qui unanimement s’inquiétaient des dépenses disproportionnées et douteuses de nos technologies de l’information. Mais qu’à cela ne tienne, il ne sert à rien de s’énerver avec les coûts hors proportions de nos TI au gouvernement du Québec. Il semble que tout baigne dans l’huile et qu’il n’y a aucune collusion et aucun problème avec nos TI. Ceux qui disent le contraire ne sont que des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent.

Pour vous en assurez, rien de plus simple. Écouter la web diffusion des trois heures soporifiques de la récente commission parlementaire de la commission de l’administration publique. Vous pourrez être judicieusement éclairé par le secrétaire du Conseil du trésor, le président-directeur général du Centre de services partagés du Québec, le président-directeur général de l’Agence du revenu du Québec et le président-directeur général de la Régie des rentes du Québec concernant les contrats de services professionnels liés au traitement de l’information.

Profitez-en bien puisque cette comédie burlesque est dûment payée par vos impôts et ses acteurs sont les grands mandarins de l’état et nos vaillants députés à l’œil de lynx.

Mais si vous voulez franchement rigoler (ou pleurer de désarroi) relisez cette collection de statuts Twitter des journalistes Michel Hébert, Daniel Leblanc et de quelques autres internautes. Des fois, les plus comiques ne sont pas nécessairement ceux qu’on paie pour entendre

michel hébert ?@hebert_mic
#AssNat Mauvaise nouvelle pour les tondus: Revenu Québec veut «optimiser ses processus»…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296702018683273217

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique Si toutes les questions sont comparables à celles que pose Cardin, faudra servir l’expresso aux fonctionnaires…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296705880106340353

Daniel Leblanc ?@danlebla
@hebert_mic Pourtant, à Ottawa, c’était un bout-en-train et la bougie d’allumage du BQ 🙂
https://twitter.com/danlebla/status/296706186315698176

michel hébert ?@hebert_mic
@danlebla Il a visiblement pas passé la nuit à se préparer. «Vous avez 20 000 ordinateurs? – On en a 90 000 – Ben, ça doit coûter cher…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296705880106340353

michel hébert?@hebert_mic
#Informatique Question rêvée: Pourquoi vos projets ne correspondent jamais aux budgets prévus?
https://twitter.com/hebert_mic/status/296707184492941313

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique On apprend que Revenu Québec a pompé 91 millards en 2012 dans l’économie (et nos poches). Pas de trouble avec les honoraires..
https://twitter.com/hebert_mic/status/296707884186742784

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique J’espérais un bien-cuit, on aura droit à un bouillon de poulet…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296708685630160896

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique Gautrin, l’expérience qui parle… Et qui provoque qq soucis… Chez les mandarins…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296716303438344195

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique «On doit s’interroger à chaque fois qu’on initie un besoin…» – le CSPQ
https://twitter.com/hebert_mic/status/296731675054981120

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique «J’ai pas nécessairement compris les explications » – le député Chapadeau
https://twitter.com/hebert_mic/status/296731933264711681

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique «C’est une préoccupation qui est constante pour nous… » – Yves Ouellet, du Vatican du Trésor, sur la collusion.
https://twitter.com/hebert_mic/status/296732597520830465

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique «Quand qui a un prix, c’est un bon indice de ça» – Jean-Marie Lévesque, pédégé du CSPQ, sur la collusion.
https://twitter.com/hebert_mic/status/296732952707092480

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique «Il y a une saine émulation» – Jean-Marie Lévesque, pédégé du CSPQ sur la collusion
https://twitter.com/hebert_mic/status/296733139076804608

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique – Combien ça coûte, la dépense informatique?- Christian Dubé. – Je préfère éviter le terme dépense, – J-M Lévesque pédégé CSPQ
https://twitter.com/hebert_mic/status/296733628015185921

Antoine Robitaille ?@Ant_Robitaille
@hebert_mic Avalanche propos lénifiants.Sauf 1 éclair de lucidité:«Je ne peux pas vous garantir qu’il n’y a pas collusion» —JM Lévesque,CSPQ
https://twitter.com/Ant_Robitaille/status/296735108050845696

Stephane Lessard ?@slessard2000
@hebert_mic @ant_robitaille Ce sont vraiment ces types-là qui sont grassement payés pour veiller à l’IT au Gouv. du Qc?
https://twitter.com/slessard2000/status/296735469151064064

michel hébert ?@hebert_mic
@Ant_Robitaille Chapadeau les bat tous: «J’ai pas nécessairement compris les explications» (Il nous le dira demain…)
https://twitter.com/hebert_mic/status/296735619466526720

michel hébert ?@hebert_mic
@slessard2000 @Ant_Robitaille Surtout ceux qui écrivent avec un Mont-Blanc…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296736039291191297

michel hébert ?@hebert_mic
#LogicielLibre «Là-dessus, j’ai eu plusieurs après-midi depuis que je suis en fonction» Jean-Mare Lévesque, humoriste du CSPQ…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296737720854773760

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique Me semble qu’une question simple ferait des dégâts: à quoi imputez-vous les dépassements de coûts chroniques?
https://twitter.com/hebert_mic/status/296738029178089472

Mathieu Chamberland ?@MatChamber
@hebert_mic pour le CSPQ, parlent-ils des contrats principalement au sein de la VPSI(techno) ou aussi de la VPSA (solutions d’affaires) ?
https://twitter.com/MatChamber/status/296739360634724352

michel hébert ?@hebert_mic
@MatChamber Vous blaguez là non? Croyez-vous un instant qu’une question de ce genre puisse être posée? Déjà parler de Wi-Fi…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296740146039099392

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique Finalement, on ne sait pas combien ça coûte par année. «Je préfère éviter le terme dépense» – Lévesque CSPQ
https://twitter.com/hebert_mic/status/296738465771577344

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique Le VG dit pas vu fraude et collusion. Ma conclusion: la gestion est tellement poche, c’est pas nécessaire…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296738689931964416

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique «Je vois que vous avez beaucoup d’intérêt pour les TI, c’est un gage de succès» – Lévesque du CSPQ
https://twitter.com/hebert_mic/status/296739012809469952

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique Personnellement, merci à tous, je vois que le créole se porte bien.
https://twitter.com/hebert_mic/status/296739137137033216

Phil ?@Kifimbo
@hebert_mic Une claque en arrière de la tête ne ferait pas de tord à certains selon vos commentaires…
https://twitter.com/Kifimbo/status/296739014613012482

michel hébert?@hebert_mic
@Kifimbo C’est la faute du «precessus»…
https://twitter.com/hebert_mic/status/296740319289032704

michel hébert ?@hebert_mic
#Informatique Pour les surfers du Centre des services partagés qui nous fait part de leur vaste connaissance… ? http://blip.fm/~1dube3
https://twitter.com/hebert_mic/status/296778429288824833

MAJ

En commentaire sur mon mur FB

Eric St-Cyr: fourrer et l’aval dans la même phrase. Rock on!

Hehehe, je n’avais pas perçu cette douce poésie…

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