M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Commerce électronique: mythes Facebook Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux

Des précision sur Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires

Comme suite à mon billet Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires, de nombreux commentaires m’ont fait réagir et spécifier ma pensée (qui est inscrite dans mon adaptation du billet de Karr mais aussi dans plusieurs autres billets de mon blogue aussi cités dans ce billet).

Voici donc en vrac, ma réponse à plusieurs des interventions en commentaire de mon billet :

@François, Nellie Oui pour Facebook comme outil de dialogue (parmi tant d’autres) mais non comme présence principale organisationnelle.
@Nellie la visibilité de ses contenus dans Facebook est tout de même très réduite. Ils ne seront visibles qu’à ceux qui aiment votre page et sont des fans finis (puisque 0,05% des contenus de pages gravitent dans le flux d’accueils des usagers) et pour les fans finis, que vous soyez sur facebook ou ailleurs, ils vous suivront de toute façon.
@Nicolas, il est très difficile d’importer des infos de contacts clients à partir de Facebook. Oui on peut capturer ses infos chez soi, mais il est risqué de le faire chez Facebook
@Stéphane oui je m’en sers comme je me sers aussi de Twitter, Dailymotion, LinkedIn, Slideshare et une foule d’autres outils. Ce ne sont que des faires valloir et pas ma présence web principale qui est ici, chez moi
@JeanJu je te souhaite sincèrement que ton employeur continue d’avoir du succès (ou plutôt une impression de succès) avec sa présence Facebook. Si ça fonctionne pour vous, que vous êtes satisfait et que vous remplissiez vos objectifs d’affaires, c’est bien tant mieux. Je doute fortement que ce soit le cas pour les entreprises en général et je déconseille vivement à tous de mettre tous ses œufs dans le panier Facebook. On s’en reparlera dans une couple d’années (on vérifiera aussi à ce moment la traçabilité et la possibilité de remonter dans vos archives Facebook)
@Kris3D Blanc bonnet, bonnet blanc
@Marilor on est d’accord
@Jeremy si votre définition de médias sociaux est facebook, vous avez encore bien des croutes à manger et des arguments à trouver. Je compatis… Moi je continue de clamer que le ROI des médias sociaux reste le blogue.

Puis le copain Emmanuel Chila y va d’un commentaire qui mérite une réponse spécifique à lui seul. Son commentaire :

Bonjour michelle,
Je suis d’accord avec ton point de vue et celui de karr mais on peut peut être modéré son avis en ne le voyant pas comme de la merde mais plutôt comme un outil à utiliser avec prudence. Malgré ses nombreux aspects négatifs, il reste tout de même un fabuleux vecteur de communication envers UNE communauté large.
Conscient que le blog t’apporte un espace entièrement maitrisé dans lequel tu peux agir à ta guise auprès de TA communauté.Celui-ci reste réservé à une partie spécifique de ta communauté ayant un intérêt pour toi et effectuant la démarche d’aller jusqu’à ton blog pour avoir l’information.
Facebook reste à mes yeux un beau lien connecteur entre ta communauté et ton blog (ton univers bien spécifique).
Il peut être un moyen pour certaines entreprises notamment des tpe ou des pme de toucher une communauté plus large de manière plus rapide que si il avait crée un blog ou un site où il aurait plus peiné à avoir du trafic.
les entreprises à forte notoriété ou au capital sympathie elevé peuvent se permettre de faire l’impasse sur ce type de média de par leurs avantages.
Maintenant je pense que l’outil facebook reste tout de même un levier intéressant dans la machine des médias sociaux si il est utilisé avec modération et prudence.

Ma réponse :

@Emmanuel Ce n’est pas un vecteur de communication envers une communauté large. Oui il y a peut-être des centaines de millions d’utilisateurs, mais seulement une infime fraction très minime est exposée à vos contenus. Très, très infime. Contrairement au blogue qui est ouvert à tout le Web, aux moteurs de recherche et oui aussi à une communauté. Mais il n’est pas nécessaire de m’aimer, de me suivre, de me faire des high five, des pokes ou quoi que ce soit pour voir mes contenus sur mon blogue. C’est une DIFFÉRENCE COLOSSALE. Néanmoins, il faut tout de même être sur facebook, mais relativiser l’outil grandement.
De plus, tu parles de peiner pour avoir du trafic, cette peine n’est rien à côté de celle qu’il faut pour que vos contenus soient visibles par des êtres humains dans Facebook. Les gros chiffres de Facebook sont un leurre, une utopie marketing, un rêve de facilité inatteignable. Les contenus d’une page d’entreprise n’apparaissent pratiquement jamais dans le fil de nouvelle d’un usager (moins de 0,5% du contenu). Il y a une forte probabilité que la seule fois qu’un usager voit le contenu d’une page Facebook soit la fois qu’il clique pour dire qu’il aime cette page. That’s it, that’s all. Sauf pour les fans finis qui vous suivront sur Facebook ou ailleurs.

MAJ
Pour vous convaincre (une fois de plus) de l’importance d’un blogue dans une stratégie Web, je vous invite à lire ou à relire mon chapitre Bloguer pour vendre (PDF) du collectif Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires.

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Economie des affaires électroniques

L’impact négatif sur l’économie canadienne de la décision du CRTC de permettre la facturation à l’utilisation

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Blogue Blogues d'affaires

La question du titre d’un billet de blogue (réflexion éditoriale)

Mon dernier billet est titré, Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires.
Voici certains titres alternatifs que j’aurai pu utiliser.

Pourquoi il faut être prudent avec Facebook dans ses investissements marketing
Facebook est-il le nirvana des médias sociaux?
8 raisons pourquoi les dirigeants marketing doivent se méfier de Facebook
Facebook, facebook, facebook, que j’ai mal à mon investissement!
Stratégie judicieuse de gestion budgétaire marketing et Facebook

et ainsi de suite.

L’avant-dernier titre est très efficace en terme de référencement parce que le mot-clé Facebook est répété trois fois. Cependant, c’est un mot clé extrêmement compétitif et je n’ai pas la prétention de me battre pour celui-ci. Les autres titres sont aussi pertinents, mais celui que j’ai utilisé « punch l’imaginaire » pique la curiosité et incite (à court terme) un taux de clic assez fulgurant. De plus, il cadre très bien avec mon style rédactionnel et je sais que les gens vont aimer les images-chocs. Mon avant-dernier billet Les médias sociaux et les crises en Égypte et Tunisie, entrevue avec Gilles Parent, qui est pourtant extrêmement fourni d’hyperliens pertinents et d’informations inusitées, n’a pratiquement pas été visité et l’excellente entrevue qu’il contient, presque passé inaperçu. Mais son titre Les médias sociaux et les crises en Égypte et Tunisie, entrevue avec Gilles Parent, ne couvre pas l’entièreté des sujets traités, sonne « narcissique » et quoi qu’il soit très d’actualité, ne semble rien présenté de nouveau. Il est donc judicieux de prendre le temps de jauger le titre qu’on met à un billet et de se questionner sur les objectifs qu’on veut atteindre avec celui-ci.

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Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires

De la non-pertinence de Facebook dans un contexte d’affaires n’est pas un sujet nouveau pour moi. J’en ai parlé dans mes billets

Pourquoi Facebook ne devrait pas être le fer de lance de votre stratégie Web

Facebook = vous n’êtes pas chez vous!

La folie des entreprises avec Facebook

ainsi que dans plusieurs autres billets qui sont regroupés dans ma catégorie Facebook. Ce matin encore, Douglas Karr répète ce qui est l’évidence pour moi et plusieurs autres observateurs et praticiens du Web, mais semble encore être « le rêve idéalisé » de certains clients. De faire de la publicité peut certainement être une avenue intéressante, mais d’avoir une page ou un groupe Facebook, n’est pas aussi extraordinaire qu’il n’y paraît. Les raisons sont nombreuses et celles soulevées par Karr dans son billet 8 reasons marketers can’t trust Facebook, sont particulièrement éloquentes. En voici une traduction adaptée librement :

  • La hiérarchie du contrôle administratif d’une page est brisée. Le contrôle d’une page Facebook se fait par un individu. Si c’est un employé qui démissionne ou est congédié ou encore si c’est un sous-traitant avec qui on ne veut plus faire affaire, de reprendre le contrôle de votre page peut s’avérer très difficile, voire impossible. Pire encore, si vous êtes de nombreux administrateurs de cette page et qu’un seul de ceux-ci fait une « gaffe » qui lui vaut d’être expulsé de Facebook, tous les autres administrateurs de cette page et de leur propre compte, autres pages et applications peuvent aussi (et sont souvent) désactivés sans préavis.
  • Vous n’êtes pas en contrôle de Facebook. Si vous développez une application et que Facebook change son API, son interface ou ses conditions d’utilisation, votre application ne fonctionne plus et vous devez la reprogrammer. Si Facebook est indisponible, vous le serez aussi.
  • Vous n’avez aucun recours contre Facebook. Vos publicités, vos pages, vos applications peuvent disparaître n’importe quand sans préavis et vous ne pourrez jamais poursuivre Facebook pour une perte de revenue. Vous acceptez de facto d’être entièrement sous leur contrôle et leur bon vouloir.
  • Il n’y a pas de service clientèle chez Facebook. Si vous avez des problèmes avec Facebook, essayez de parler à quelqu’un et d’obtenir gain de cause? Bonne chance à vous.
  • Facebook détient les droits sur tous vos contenus. Lorsque vous dépensez des milliers voire des centaines de milliers de dollars sur une campagne publicitaire, c’est étrange de céder tous vos droits à Facebook qui peut faire ce qu’elle veut de vos contenus?

You grant us a non-exclusive, transferable, sub-licensable, royalty-free, worldwide license to use any IP content that you post on or in connection with Facebook.

  • Tout ce que vous mettez en ligne chez Facebook peut disparaître n’importe quand. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à plusieurs animateurs de la radio communautaire qui avaient bâti des présences sur MySpace, ils ont tous été effacés après plusieurs années d’efforts, sans préavis, excuses ou moyens de récupérer leur contenu ou leur fans.
  • Ce n’est pas parce que vous comprenez parfaitement les conditions d’utilisation de facebook qu’elles seront les mêmes demain.
  • Facebook est le seul à avoir un accès total à votre contenu. Comme le mentionne l’auteur qui cite Tim Berner-Lee

Last November, Tim Berners-Lee called Facebook a « walled garden. » Ironically, in November, Facebook also openly admitted a bug had disabled many user accounts. Berners-Lee is known as one of the inventers of the world wide web, and continues to discuss how monolithic sites like Facebook are fragmenting the internet. In an article in Scientific American, he writes:

« Each site is a silo, walled off from the others. The more you enter, the more you become locked in. Your social networking site becomes a central platform — a closed silo of content, and one that does not give you full control over your information in it. »

Êtes-vous prêt à parier l’avenir de votre entreprise et de vos efforts marketing au bon vouloir d’une entreprise sur laquelle vous n’avez aucun contrôle? Moi pas…

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Les médias sociaux et les crises en Égypte et Tunisie, entrevue avec Gilles Parent

Hier j’ai accordé une entrevue de fond à Gilles Parent du FM93 à Québec. J’y ai parlé de l’apport des médias sociaux dans les crises politiques qui secouent la Tunisie et l’Égypte. J’y ai discuté des tentatives du gouvernement Tunisien de hacker Facebook et des moyens qu’utilisent maintenant les Égyptiens pour aller sur Internet en contournant les fournisseurs de services internet qui sont maintenant bloqués en Égypte. J’ai aussi discuté de l’importance des blogueurs lors des dernières élections présidentielles françaises (avec notamment le copain Loïc Le Meur qui aidait Sarkozy) et de la tentative de Sarkozy de faire avaler la pilule Hadopi aux influenceurs Web avant Noël.
Nous avons aussi examiné comment le travail des journalistes change avec l’arrivée d’internet, et comment ils se doivent de continuer de valider les sources. À ce propos, j’ai donné l’exemple de messages twitter venant de Tunisie que je n’eusse pas pris au sérieux étant donné la nature répétitive de leur message qui en outre, n’étaient jumelés à des hyperliens ou des pièces justificatives.
Voici d’ailleurs certains des échanges Twiter que j’ai eu à ce sujet :

@HelpTunisia @TounessHorria@WillekeWortel @soniati @Lohiel@bloooodygirl c’est quoi ces spams tunisiens tout d’un coup?????

@HelpTunisia Ça frappe l’imaginaire un crâne ouvert sur une civière mais sans contexte ça ne dit strictement rien

@HelpTunisia pour que les gens adhèrent à une cause il faut l’expliquer et éviter le spam incessant qui donne exactement l’effet contraire

@HelpTunisia je ne savais pas que des blogueurs étaient exécuté en Tunisie. Vous avez du contenu spécifique là-dessus?

Nous avons aussi discuté des virus internet, du mythe tenace du vol d’identité et des coûts exorbitants des services internet et cellulaires au Canada (lire à ce propos mon billet : Le Canada est le tiers-monde des technos usager) et de la nouvelle politique du CRTC permettant de facturer les services Internet à l’utilisation de la bande passante que je trouve SCANDALEUSE et je vous invite à signer la pétition en ligne contre ce VOL QUALIFIÉ.
Bref, j’aime bien les entrevues de Gilles Parent qui vont du coq à l’âne (parce que je suis moi-même très éclectique) en faisant le tour et le pourtour de questions, avec une intelligence vulgarisatrice efficace et sympathique.
L’entrevue de Michelle Blanc avec Gilles Parent (21min. 31 sec.)

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Sous-contracter les médias sociaux = Sous-contracter la passion

C’est une question récurrente que celle de sous-contracter la présence médias sociaux d’une entreprise, d’un cadre ou d’une marque. Je connais d’excellents « ghost writer » qui font un travail remarquable d’écriture et de gestion de profil pour une personnalité ou une marque. Je connais aussi des personnalités et des marques qui ont réussi à passer à travers la peur de s’exprimer, et qui le font maintenant très bien. La problématique de sous-contracter la présence Web d’un individu ou d’une marque est semblable à la réponse à la question « pouvez-vous sous-contracter la passion? »
Il est évident que pour qu’un contrat de « ghost writing » soit efficace, le rédacteur se doit de connaître personnellement à fond, l’entité pour laquelle il prête sa plume. Cela comporte de nombreuses rencontres, d’entrevues, de lectures, relecture et approbations diverses. Pour un discours cela est plutôt efficace. Mais lorsque nous parlons de médias sociaux, qui se doivent d’être sur le moyen et le long terme, qui requièrent une présence soutenue, une communication bidirectionnelle impliquant une réaction rapide, l’utilisation d’un ghost writer devient plus problématique et onéreuse. Déjà l’un des enjeux de l’utilisation des médias sociaux pour les grandes organisations est qu’ils dévoilent assez rapidement les inefficacités communicationnelles internes de celles-ci. Par exemple, supposons un gestionnaire des médias sociaux d’une organisation qui est attaché à la fonction communication de l’organisation. Il se fait poser une question touchant les ressources humaines. Ce gestionnaire acheminera la question au département concerné et devra attendre la réponse avant de la mettre en ligne. Combien de temps est-ce que cela prendra avant qu’il ait la réponse? Imaginez maintenant que ce gestionnaire est à l’externe de l’entreprise?
Cet exemple illustre à quel point il peut-être difficile de « parler au nom de quelqu’un » avec vélocité et pertinence, si par souci d’efficacité, on complique davantage le flot communicationnel en sous-traitant les médias sociaux.
Je n’ai donc pas de réponses, mais une couple de questions disons…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Les patrons c’est des cons, surtout les patrons de médias au Québec

C’est vraiment étrange la polarisation de la couverture médiatique des enjeux syndicaux au Québec. On dirait que le juste milieu et le « deux côtés de la médaille » n’existent pas. C’est sans doute juste moi qui suis une grosse capitaliste sale, mais je me questionne tout de même. Pourquoi la fermeture de GM, d’innombrables grèves d’entreprises, de fermetures d’usines et autres calamités de travailleurs ne reçoivent que peu de presses alors que les négociations de La Presse, du Journal de Montréal et d’autres « shops » journalistiques en tourment, reçoivent autant d’attention? Qui plus est, il est étrange que « l’éthique journalistique » soit toujours du bord de la communication syndicale (sauf dans le(s) média(s) du patron dans la tourmente)? Où est le « fair-play » journalistique? Où est la neutralité de l’information?

Voici quelques twitts de mon cru :

LaPresse ou JdeM en négo = GROSSE NOUVELLES, autres travailleurs en négo = who cares???

Reprise de la position syndicale de médias en négo = Nouvelles +, reprise de position patronale de média = crosseur, vendu, pourri, etc.

Syndicat = font pitié, patronat = gros capitalistes sales qui font de l’argent sur le dos de pauvres travailleurs

Oui les médias ont une perte de crédibilité et à agir avec si peu d’objectivité dans le traitement des problèmes syndicaux des journalistes et à ne traiter qu’avec tant de parcimonie les déboires d’autres travailleurs « non médiatiques », je ne crois pas que les médias aident la cause de leur impartialité et de leur crédibilité. La couverture médiatique d’enjeux syndicaux au Québec est une grosse blague qui ne rallie plus personne parce que les biais sont trop énormes. Pas surprenant que le Journal de Montréal continue de se vendre, que l’alcool coulait à flot durant le conflit de la SAQ et que les Québécois traversent allègrement les piquets de grève. Le discours syndical ne touche plus personne parce que le discours patronal n’existe plus. Les gens ne sont pas dupes, ils ont tous été travailleurs ou patrons et ont tous un souvenir de conflits de travail, de fermetures d’usines, de déménagement et se souviennent de ce qu’en disaient (ou pas) les médias…

My 2 cent et oui j’ai un biais patronal (c’est normal ce sont eux qui me font vivre), mais moi mon biais il est clair et je n’ai jamais prétendu adhérer au code de déontologie des journalistes du Québec

MAJ
Via un twitt de @vrombino

Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le syndicalisme, c’est le contraire. — Coluche

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Personnel et peut-être même hors sujet

Journaliste versus blogueur = un poids deux mesures

Sur Twitter, un chameau me traite de pute à clic parce que j’ai le mauvais goût de publier mon billet : Journal de Montréal, 2 ans de lock-out et des révélations surprenantes aujourd’hui. Pourtant, il y a une ribambelle d’articles journalistiques tous plus favorable à la position syndicale des lock-outés les uns que les autres aujourd’hui. Certains ne font que mentionner la date anniversaire et d’autres, font le procès d’intention de PKP. Tous (y compris moi) n’aiment certainement pas qu’un conflit perdure. Ce n’est pas bon pour l’économie, pour le patronat ou pour le syndicalisme. Mais je ne suis pas obligée d’être en accord avec le « bashing facile » contre « l’empire Quebecor ». Si je mets en ligne ce billet aujourd’hui je suis « une pute à clic ». Mais tous les médias qui en parlent en ne donnant qu’un côté de la médaille aujourd’hui on appelle ça comment? Aussi, contrairement à un journaliste, je suis PERSONNELLEMENT responsable de mes propos et de ceux que je publie ici. Il se peut que je reçoive une mise en demeure, une poursuite, un bâillon. C’est moi seule qui devrais me défendre. Pas de fond de grève ou d’avocats payé par mon patron pour me soutenir dans ce que je pourrais avoir comme conséquences de mes actes. Ça me rappelle cette histoire avec ma copine Renée Wathelet, dont on a finalement reconnu la culpabilité du tueur (qui je le rappelle avait aussi tué sa propre mère à coup de marteau) et dont les médias le lendemain de sa mort insinuaient qu’elle avait été l’amante de son assassin et qu’elle avait peut-être été la propre instigatrice de sa mort. Quelques semaines plus tard, on s’offusquait que la mort de Lhassa de Sela ait été coulée dans les blogues (après que sa propre famille ait informé les gens de cette mort sur Facebook) sans respect pour la vie privée de la famille de la défunte, comme l’auraient respecté les médias.

Moi j’appelle ça un poids deux mesures.

Si quelqu’un meurt et est l’ami des journalistes, on n’en parle pas. Si quelqu’un meurt et est un illustre inconnu de la gent journalistique, on écrit ce que l’on veut, car ça, c’est de la nouvelle. Si un conflit perdure et qu’il touche la gent journalistique, on va en parler abondamment en ne montrant qu’un côté de la médaille (celui de la gent journalistique), mais si un blogueur OSE présenter l’autre point de vue, c’est un taré qui ne veut que du clic…

P.-S. Je suis souvent à contre-courant « de la croyance populaire ». J’ai un certain don pour la polémique, mais j’aime bien les analyses qui sont dosées. Depuis que ce conflit existe, je n’ai jamais vu (outre dans le Journal de Montréal) d’analyses du côté patronal de cette situation conflictuelle. Mon billet n’est pas une vision neutre non plus. Il a au moins le mérite d’être clair dans son préambule et d’exposer mon biais. Les communications que j’ai mises en ligne me sont venues d’un contact sans que je ne les sollicite. Ce contact s’est déjà révélé fort pertinent à d’autres occasions et j’ai pu vérifier ses dires. Certains des éléments du billet Journal de Montréal, 2 ans de lock-out et des révélations surprenantes m’ont aussi été confirmés par d’autres sources. À mon titre j’ai ajouté le qualificatif « surprenantes ». J’ai des connaissances qui travaillent au Journal de Montréal et je sais que la situation est pénible et je souhaite de tout cœur et sincèrement que ce conflit se règle. Voilà…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Journal de Montréal, 2 ans de lock-out et des révélations surprenantes

Dévoilement : Je ne suis pas reconnue pour être prosyndicale. Certains de mes clients me disent être fiers de Pierre-Karl Péladeau qui se tient debout devant les « méchants syndiqués ». QMI et ou Le Journal de Montréal et ou « des employés de l’empire » n’ont rien à voir avec le billet qui suit. Par ailleurs, j’ai travaillé pour différentes composantes de Quebecor et mon livre est édité chez eux.

Cela étant dit, je sympathise avec les employés du Journal de Montréal qui est en lock-out depuis maintenant 2 ans. Pour comprendre ce conflit, voici quelques échanges « confidentiels » que j’ai eus avec un interlocuteur qui va demeurer caché. Dans un conflit syndical, comme dans un conflit matrimonial, il y a toujours 2 côtés à une médaille. Voici la version de l’un des deux côtés, que l’on ne voit pas vraiment souvent.

1re série d’échanges
Interlocuteur :

C’est courageux de s’attaquer au syndiqués du JDM.

Je connais bien le dossier car (supprimé) la négo. Il y a tant de dessous à cette histoire.

En exemple, les journalistes n’étaient pas vraiment concernés par la négo, mais il ont décidé de faire une grève sympathique. PKP voulait réinvestir et embauché.

Mais les photographes ne voulaient pas écrire un paragraphe pour expliquer les images quand le journaliste était absent. Et le contraire est vrai. Le journaliste prend pas de photos. Donc impossible d’acheminer un contenu rapide à la rédaction

Toutefois, ils ont débuté avec un fond de grève de 26 millions et ils touchent 76 % de leur salaire régulier. Sauf que… la majorité des employés sont de la vieille gang qui sont près de prendre leur retraite. Comme il n’y a pas vraiment eu de roulement de personnel, à cause des conditions qui sont les meilleures, les vieux ne veulent pas que le fond de grève aboutisse dans les mains des jeunes. Non c’est à eux. Donc, confort en attendant.

(supprimé) rencontre des grévistes et ils en rient… tu vois le genre !

moi

Je suis au courant des dessous et du fait qu’ils voulaient sauver des jobs de téléphonistes à 60K pour prendre les appels des petites annonces

Interlocuteur

60k… il y a des téléphonistes qui gagne dans le 100k, 4 jours semaines.

Là ou le système se fait crosser s’est avec la semaine de 4 jours. Si une personne entre la 5e journée, l’avant-midi est a temps et demie et l’après midi à temps double. Donc ils se sont monté un système qui fait en sorte de s’échange des 5e journées.

Un concierge gagne au delà de 70k et il ne change pas les ampoules. Un pressier, s’il neige dehors peut appeler un taxi au frais du journal.

moi

est-ce que je peux citer ton courriel dans mon blogue en enlevant ton nom?

Interlocuteur

Wep 🙂

2ieme série d’échanges
Interlocuteur

P’tit scoop de l’interne du JDM.

Les bons employés, presque retraités, qui normalement devraient revenir après le conflit, ne veulent pas régler.

Ils sont dérangés par le fait de ne pas recevoir le rachat de 1 an et demi de salaire. Ce que les moins bons, selon le choix du syndicat et de Quebecor, vont recevoir à leur départ.

Ils se sentent pénalisés de perde ce cent quelques-milles dollars. Donc, c’est une guerre interne entre les journalistes et les employés de bureau.

Les revenus ont chuté de 20 millions depuis 2008.

Ça reste anonyme pour mon nom, (supprimé).

Pi lache pas le bon boulot, c’est inspirant.

moi

Dis-moi en plus ce n’est pas clair?

Interlocuteur

Actuellement, la guerre prend entre les syndiqués.

Les journalistes de talent seront réengagés, et plusieurs vont prendre leur retraite d’ici 2 ans.

Mais, ça leur tente pas de travailler ces 2 années alors que les moins bon seront retournés chez eux avec beaucoup d’argent. Il veulent toucher le boni de départ et laisser les jeunes continuer.

Donc, ils ne s’entendent pas sur les propositions syndicales.

Le fond de grève qui était de 26 millions a été construit avec les vieux de la vieille. Ils ne veulent pas que le fond servent a des plus jeunes.

Ils ont 76% du salaire Net, donc, plus que lorsque ils ne sont pas en grève.

En fait, vidéotron est maintenant localisé dans les anciens bureaux de la comptabilité et ils ont démoli d’autres espaces pour de la location. Donc les commis a la comptabilité n’ont plus de bureaux.

Québécor demandaient au journaliste de faire parvenir une photo avec leur texte s’ils arrivaient sur un incendie avant le photographe. Pour nourrir Canoe et LCN. Et au photographe de faire un court texte s’il arrivait avant le journaliste. Ils ont refusé. Pas ma job.

Bref…. encore un an selon ma source

MAJ
Ça m’avait échappée, mais le débat de fond sur le conflit au Journal de Montréal a déjà eu lieu sur un autre blogue. Celui de Jean-François Lisée. C’est le commentaire du journaliste Jean-François Codere de RueFrontenac qui me l’indique à la suite de ce billet.
Je vous invite donc à lire :
PKP répond aux cinq questions: c’est quatre fois Non
Conflit JdeM: Mme CSN répond à M. PKP

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Blogues d'affaires Commerce de détail en ligne Marketing Internet Moteurs de recherche et référencement de sites Web Stratégies de commerce électronique

Le référencement, c’est comme le jardinage

Chaque client est différend et chaque environnement compétitif, a ses contraintes, ses enjeux, sa complexité et ses défis. Le référencement a longtemps été le fer de lance d’une présence Web efficace. On engageait quelqu’un qui faisait une analyse compétitive des mots-clés, optimisait le site pour qu’il soit visible aux moteurs de recherches, optimisait les balises dans le code d’une page et le tour était joué pour un certain temps. Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui. La raison est que bien des entreprises ont compris que le positionnement naturel, c’est comme le jardinage. C’est une activité marketing qui demande du temps, de l’investissement continuel, de l’amélioration continue. En clair, il faut produire des contenus sur une base régulière et acquérir des hyperliens externes continuellement. Le temps ou on optimisait un site et qu’on pût le laisser aller pour plusieurs semaines ou plusieurs mois est révolue (c’est évident que si vous êtes dans une superniche avec aucun compétiteur c’est une chose bien différente, quoi que si vous êtes dans cette super niche, est-ce que les gens vous chercheront vraiment? Tout ça pour vous rappeler qu’un blogue en sous-domaine d’un site Web, ça demeure un outil de gestion du référencement efficace et performant, pourvu que vous sachiez écrire pour le Web, que vous fassiez des commentaires sur d’autres blogues et que certains autres critères d’efficience Web soient mis en place. Vous pouvez d’ailleurs lire ou relire Bloguer pour vendre (PDF), mon chapitre du collectif Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires.
Les clients qui me téléphonent pour me demander « combien ça coûte pour référencer mon site Web » c’est comme s’ils me disaient je veux planter des fleurs dans un jardin, mais je n’ai vraiment pas le goût de sarcler, d’engraisser, d’arroser et d’entretenir… Dans ce cas, demandez plutôt combien ça coûte pour avoir un jardinier à temps plein…

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