M.Sc. commerce électronique.
Marketing Internet, consultante, conférencière et auteure

Michelle Blanc

Commerce de détail en ligne Marketing 2.0 Médias sociaux Technologies Internet

L’évolution du CRM, le CRM social (ou la GRC sociale)

Le CRM pour Customer Relation management (GRC gestionnaire de la relation client) est souvent un logiciel, un très gros logiciel et/ou une philosophie de gestion clientèle. On y inclut généralement quatre grands principes :

  • connaissance du client ;
  • stratégie relationnelle ;
  • communication ;
  • proposition de valeur individualisée. (c’est-à-dire création d’offres individualisées)

Au niveau logiciel, l’outil open source qui a présentement la cote est l’outil SugarCRM, mais on parle maintenant aussi de Open CRX, WDGold lite et probablement d’une foule d’autres produits. SugarCRM se présente même comme le leader d’un nouveau concept qu’on nomme le Social CRM (ou CRM social ou GRC sociale, c’est selon). Je dois candidement avouer que je n’ai pas encore expérimenté par moi-même ce concept qui dans quelques années risque de révolutionner la commercialisation. C’est que maintenant, en plus de gérer les clients qui peuvent arriver de différents canaux marchants (types de points de vente comme en ligne, en magasin, au téléphone, en entrepôt, etc.), ils communiquent aussi depuis diverses plates-formes, web mobiles, médias sociaux, site web de l’entreprise, sites de partenaires, etc. Ça devient donc particulièrement difficile de reconnaître le client qui est toujours le même, malgré ses très nombreux points d’entrées. D’où l’idée et l’utilité de CRM social. Entretemps, je vous invite à lire le billet What is social CRM de SocialMediaExaminer, à regarder le graphique plus bas et à continuer avec moi d’en discuter et d’observer cette vision qui risque dans les prochaines années de s’implanter de plus en plus dans nos organisations.

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Médias auxquels je collabore Médias qui sollicitent mes avis Médias sociaux

Le Lab VOXtv Chronique:multiples différences entre les médias sociaux.

Pour cette capsule de l’émission LeLab sur la chaîne VOXtv avec Philippe Fehmiu, je discute des multiples différences entre les médias sociaux..

Pour plus de renseignements sur les sujets discutés, je vous invite à visiter mes catégories
Médias sociaux
Twitter ou le microblogging
Facebook

Je vous invite aussi à lire la Politique éditoriale des commentaires de ce blogue

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Commerce de détail en ligne Commerce électronique: mythes Facebook Marketing Internet Médias sociaux Stratégies de commerce électronique

Pourquoi Facebook ne devrait pas être le fer de lance de votre stratégie Web

J’ai déjà écrit le billet Facebook = vous n’êtes pas chez vous! J’y indiquais que :

(…) Facebook se doit d’être dans l’arsenal d’une présence média sociaux mais qu’il ne sera probablement pas le fer de lance d’une stratégie et qu’à moins que vous n’achetiez de la pub sur Facebook, que vous ayez déjà une masse critique importante d’usagers (comme pour un syndicat ou un ordre professionnel ou un CEGEP par exemple), ou un brand très fort (comme Nike ou Starbuck), une page organisationnelle ne fera peut-être pas les miracles que vous vous attendez. En outre, les termes d’utilisation de Facebook peuvent et risquent de changer sans préavis. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à plusieurs animateurs radio de stations communautaires de Montréal qui ont vu leur blogue MySpace disparaître du jour au lendemain parce que MySpace venait de changer ses conditions d’utilisation.

J’ai aussi déjà écrit La folie des entreprises avec Facebook et dans ma pratique, je répète souvent que Facebook, MySpace, LinkedIn ou autre Youtube (à part des cas d’exceptions) ne sont pas et ne doivent pas être « votre présence Web principale ». Voilà qu’hier, via un twitt de Bruno Guglielminetti, je découvre le billet Facebook: vos fans ne reverront jamais votre page sur Webketing.fr, qui vient ajouter de l’eau au moulin de ce que je vous répète déjà depuis un bon bout de temps.

(…)Pensez une seconde au nombre de pages auxquelles vous êtes abonnés. Avec les outils de suggestion et le développement des widgets, le nombre moyen de pages Liké par un membre de Facebook est en nette augmentation, fort à parier que vous soyez déjà fan de plus d’une centaine de pages. Maintenant, sur combien de ces pages êtes vous retourné une fois récemment? Aucune? Et bien c’est pareil pour tout le monde!
(…)99.5% des intéractions des fans sur une page (commentaires, « Like » sur un statut ou une photo..) se font via le News Feed, et en aucun cas directement depuis la page.
(…)L’algorythme utilisé par Facebook pour sélectionner les mises à jours qui apparaitront dans votre news feed est complexe, et on estime que moins de 0.5% de tous les statuts émis par votre communauté vont s’afficher dans le top news feed.

En conclusion
Dans mon billet Les médias sociaux, c’est une affaire de temps,

(…) on peut faire un méga concours sur son blogue, twitter et Facebook. Inscrivez-vous sur ma propriété et risquez la chance de gagner une cochonnerie de grande valeur. Vous aurez des résultats rapides. Les gens aiment généralement les cochonneries de grande valeur. Mais « la question qui tue », ces nouveaux « amis » seront-ils fidèles à votre marque? Seront-ils de bons ambassadeurs de celle-ci? Vont-ils s’intéresser à vos contenus une fois que le concours est terminé? Je ne le crois pas.

Donc voulez-vous faire de l’acquisition de clients, du branding ou encore vous péter les bretelles à croire que x milliers de personnes aiment votre marque?
À lire :
Ra Ra Wrong. How Facebook’s Cheerleaders Are Blowing Smoke
Digital Sharecropping – Why Most Facebook Customization is Wasted Effort
Mistake Math – Why We’re Valuing Facebook Fans All Wrong

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Edito sans question Medias et Internet Médias sociaux

Gourou, vaginite et sphère publique/privée

Dans mon dernier billet Gourou, papesse ou reine des médias sociaux, inaccessibilité et narcissisme, je croyais naïvement avoir cloué au pilori la vision que mon blogue et Les médias sociaux 101, soient vus comme une expression narcissique. C’était sans compter sur le « fair-play » de certains journalistes, qui ont du plaisir à alimenter la guéguerre journaliste/blogueurs –twittereurs dont je suis sans doute la Jeanne d’Arc. Toujours est-il que Stéphane Baillargeon dans l’article Médias – Twitter ou ne pas twitter? de le Devoir, en rajoute une couche ce matin.

Ce qui ne règle pas le problème des comptes personnels, enfin de ceux liés à des journalistes et des patrons de presse. Devraient-ils pouvoir gazouiller sur leur média, voire comme bon leur semble et sur tous les sujets? En fait, à l’oeil, la plupart se soumettent à des règles informelles en ne publiant pas n’importe quoi. On croise bien de petites dérives ou des insignifiances ici et là, mais, franchement, il s’en trouve beaucoup moins que sur certains sites des pros des nouveaux médias.

Celui de Michelle Blanc (qui vient de publier le guide Médias sociaux 101 sur du bon vieux papier) concentre l’autopromotion et le nombrilisme au pur jus. La semaine dernière, entre quelques liens de pro, madame causait vaginite. Du très profond ego inc.

«Plutôt que d’inventer des cas d’espèce fictifs comme certains autres auteurs qui ont écrit sur le sujet l’ont fait, j’utilise un cas qui est notoirement publicisé, pour faire diverses démonstrations de l’utilité des médias sociaux et il s’avère que ce cas est moi-même», a candidement expliqué Mme Blanc sur son blogue.

Fixer une limite plus claire

Franchement, qui se plaindrait si les journalistes fixaient une limite plus claire entre le privé et le public? Quoique, justement, le chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé a twitté cette semaine qu’il n’avait pas et n’avait jamais eu de vaginite…

Faut-il donc distinguer les gazouillis des préposés à l’opinion et ceux des préposés aux faits? Ou bien l’un devient l’autre, et tout se mélange en 140 caractères, de tous les côtés, y compris le public et les marketologues?

Stéphane Baillargeon, Stéphane Baillargeon, Stéphane Baillargeon!


Comme je suis une marketologue, parlons donc des journaleux. Vous savez ceux qui s’amusent à faire une démonstration en utilisant des exemples capilotractés (tiré par les cheveux) en faisant l’apologie du pour versus du contre. C’est bien la dialectique d’opposition et de démonisation. Ça a l’avantage de ne pas réellement pousser la réflexion (ho est-ce une autre manipulation egotistique que de mettre le mot réflexion ici?) et de chier un texte subito presto pour respecter l’heure de tomber. Donc la substance de l’article (si substance il y a) est de se demander si les twitts présence Facebook et autres médias sociaux des journalistes, doit se faire sur le plan strictement professionnel ou doit-elle aussi inclure des éléments personnels? C’est une très bonne question pour laquelle habituellement on me mandate. Ma réponse est toute simple et elle a été largement documenté ici, dont par vous-même dans votre ancien article ego inc., qui a eu l’avantage de m’envoyer nombre de journalistes comme clients (je vous en remercie). Je dirais qu’idéalement, vous faites un savant mélange des deux. Le journaliste est avant tout un salarié dont le contrat n’est peut-être pas éternel avec son média et s’il perdait son emploi, son brand serait sans doute le meilleur véhicule pour en trouver un autre. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé par exemple à monsieur Franco Nuovo qui malgré le lock-out du Journal de Montréal, anime maintenant une émission à Radio-Canada, sans doute à cause de la force de son brand. Par contre, du côté de l’employeur, il semble évident que le média a avantage à restreindre le côté « personnel » de l’employé journaliste afin que celui-ci se concentre sur « la commercialisation » du média de l’employeur. Cependant, à long terme, ce genre de stratégie a le désavantage de faire perdre l’individualité (que nous pourrions aussi appeler narcissisme) du journaliste, ce qui le rend très souvent plus sympathique et humain pour les lecteurs. Dans la dialectique médias sociaux, la frontière privée/publique change grandement. Les vieux (et les patrons et élites qui sont généralement vieux) ont de la difficulté avec ça. Dans les médias sociaux on se dévoile plus. On ne dit pas tout, mais on se dévoile plus quand même. Qu’un million de personnes sachent que j’ai eu une vaginite, je crois que c’est un « statement politique » et une œuvre de vulgarisation populaire (oui une nouvelle femme a un vagin, il est fonctionnel et peut même avoir une vaginite ). Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire mon billet du blogue Femme 2.0, Vaginite 2.0 (classé l’un des 11 meilleurs blogue de langue française par la radio-télévision Allemande (re-plogue narcissique qui prouve que souvent faut être reconnue à l’extérieur du Québec avant que nos élites locales reconnaissent qu’on a peut-être déjà fait quelque chose)). Je vous signale en terminant que vous n’avez pas encore vu de photos de mon vagin ou de cette infection vaginale. Je me garde une petite gêne tout de même et cette frontière gênante est sans contredit très différente dans ma conception, que dans la vôtre. En conclusion, je vais vous citer de l’article Éloge de l’engagement, mais contrairement à vous, je vous ferai la délicatesse d’un contexte et d’hyperliens. Vous écriviez cet article en guise d’analyse d’un débat entre Joseph Facal et Jean-François Lisée par tribunes interposées et visant à déterminer la suite de l’évolution et des stratégies indépendantistes au Québec. Vous disiez :

(…) Savant, militant et bête à média, c’est donc possible ? Max Weber pensait pouvoir trancher au rasoir entre la description objective de la réalité sociale et les jugements de valeur liés à l’intervention sociopolitique. D’autres, comme Pierre Bourdieu ou Guy Rocher, ne veulent pas séparer la compétence académique et l’engagement. Pour eux, la connaissance critique peut guider l’action. Mieux, la résistance analytique doit s’affirmer contre les vulgarités béotiennes souvent charriées par les médias.
Au fond, c’est l’idée que le savant ou l’artiste ou l’écrivain demeurent des citoyens et qu’à ce noble titre partagé, ils ont parfaitement le droit et peut-être le devoir strict de participer au débat public.
(…)Ces engagements politico-médiatiques ont aussi le mérite de rappeler le retrait de l’espace public des autres intellos. Leur désaffiliation du social va souvent de pair avec l’hyperspécialisation stérile des sciences sociales. Les « fonctionnaires de l’humanité » (Bourdieu, encore), pour ne pas dire les corporatistes du particulier, s’esquivent et retraitent confortablement.
Les pros du commentaire viennent combler ce vide. Ce qui pousse à se demander quelle est la différence entre le savant-militant-commentateur (minoritaire) et le chroniqueur-journaliste (en surnombre) ?
(…)La chicane fait aussi se poser des questions sur le positionnement (ou l’engagement) des médias à l’ère de l’hypermédiatique. Quand tout le monde dit la même chose, ou presque, c’est bien de trouver et de garder sa voix distincte.

MAJ

Tiré du blogue Butterflyhunt, le billet : Oh Déjà Vu: On Social Media and Narcissism [Redux]

Much of what is being said about “social media” was said about blogging before, as it was said of “traditional” literature and art before that. It is ironic that in a culture that embraces, encourages and demands self-sufficiency and autonomy recent representational methods (such as social media) are being accused of propagating “the narcissism epidemic”. (Susan Sontag would have had a lot to say about the pejorative medical metaphor). As Piombino brilliantly explained,

At this moment in time, blogging, as a writing movement, is blessed with an opportunity to evolve a writing tendency that can combine self-sufficiency with empathy in a way that can be advantageous to the individual writer, and at the same time to the writing community, the local community, the nation, and the world. Blogging is quite capable of allowing individual writers quite a lot of space to take a place on the continuum of community involvement and sustain quite a lot of automonomy. This is largely because of the technological advances inherent in html linking, and the fact that, at the moment, it is being made available free of charge.

We can easily substitute “blogging” in Piombino’s writing for “social media” without betraying its message. Blogging and social media are representational methods which allow the design of “profiles” which are an online extension of ourselves. Social media and blogging do not have to be more “narcissistic” than a good resume or CV. The average professional job advert seeks extraordinary qualities that strictly speaking only pathologically narcissistic individuals would truly believe they honestly possess.

et j’ajouterai, du collègue de monsieur Baillargeon, Jean Dion, dans son article La bataille des Plaines annulée pour raisons de sécurité, Le Devoir

.

Les médias n’aiment rien de mieux que de faire étalage de la « subversion » pour faire oublier qu’ils la récupèrent.

Ma conclusion :

J’admets volontiers être subversive… 🙂

MAJ2

Je réalise aussi que la condescendance d’une certaine classe journalistique, est sans doute la forme la plus dégueulasse de narcissisme…

MAJ3

Un autre point de vue sur la question, que j’aime beaucoup (oui je suis biaisée) chez Facteur Pub, Les bornés :

(…) On se confine plutôt à des analyses de surface, à des jugements de valeurs, de Nathalie Petrowski à Stéphane Baillargeon hier dans Le Devoir (quelle sale petite attitude), on sent que Twitter agace, irrite.

et comme je suis aussi capable d’autodérision, une caricature amusante de toute l’affaire chez Zema-inc, Pour la vaginite la plus répandue sur les internets…

[caption id="" align="alignnone" width="580" caption="Caricature de Zema-Ink.com"]Caricature de Zema-Ink.com[/caption]

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Personnel et peut-être même hors sujet

Gourou, papesse ou reine des médias sociaux, inaccessibilité et narcissisme

On m’affuble des titres de papesse, de gourou ou de reine des médias sociaux très souvent. Ça me fait rire plus qu’autre chose et ça me flatte aussi. Il y a cependant un côté sombre à ça. Plusieurs personnes perçoivent qu’avec ces titres de noblesse, je suis certainement inaccessible et narcissique. C’est évident que je ne suis pas la moins dispendieuse des consultantes en stratégie Web et marketing internet ou conférencière au Québec. Mais je suis tout de même dans les prix du marché. J’avais d’ailleurs fait le saut l’automne dernier en jasant avec Don Tapscott, l’auteur de Wikinomics qui me révéla le cachet qu’il demandait pour faire une conférence en même temps que moi. Il était 7.5 fois plus dispendieux que moi pour une prestation d’une heure. Mais nous ne sommes pas dans le même marché et monsieur Tapscott est certainement dans une ligne dont je ne fais pas partie. Mais tout de même, on ne parle pas du double ici. Il y a donc cette perception dans le marché que je dois « coûter cher » parce que je serais une gourou. Il y a aussi cette perception que je sois maintenant inaccessible. Je me doutais de ça depuis un certain temps, mais j’en eus la confirmation cette semaine. C’est qu’une bonne copine me téléphone de la part d’une employée d’une multinationale, pour me prévenir qu’une copine qui y travaille aimerait m’envoyer un courriel pour travailler avec moi. J’étais sur le cul. Mais pourquoi n’ose t’elle pas me rejoindre directement elle-même? Mes coordonnées sont pourtant publiques? Je réponds moi-même à mon téléphone et j’ai toujours été accessible! C’est que maintenant je suis perçue comme une « star » et les « stars » ont souvent un entourage qui les tienne loin des gens. Je vous rassure tout de suite VOUS POUVEZ ME REJOINDRE PAR AFFAIRE PAR COURRIEL OU TÉLÉPHONE N’IMPORTE QUAND.


Puis il y a cette question de narcissisme. Dans Les médias sociaux 101, je parle de mon cas d’utilisation des médias sociaux comme divers exemples de ce qui peut arriver sur ceux-ci. Plutôt que d’inventer des cas d’espèce fictifs comme certains autres auteurs qui ont écrit sur le sujet l’ont fait, j’utilise un cas qui est notoirement publicisé, pour faire diverses démonstrations de l’utilité des médias sociaux et il s’avère que ce cas est moi-même. Je pourrais certainement prendre des cas d’espèce chez mes divers clients, mais il est toujours délicat en conseil stratégique d’illustrer les réussites de ses clients et d’éveiller leur compétition qui dorment toujours au gaz. D’ailleurs, ce n’est pas parce que j’utilise mon propre cas que c’est nécessairement une preuve de narcissisme. Le pote Martin Lessard qui me connaît bien et que me compare avantageusement à Nietzsche (merci Martin pour cette exagération flatteuse) l’a bien compris. Dans son billet critique Les médias sociaux 101, il dit :

(…) Les chapitres sont basés sur son blogue, notoirement autopromotionnel [« [J]e le répète, j’en fais ouvertement un organe d’auto-promotion» (p.105) (ce qui ne rime pas nécessairement avec le culte du moi) c’est donc de Michelle Blanc il est question dans ce livre avant toute chose.
(…)Pour en finir avec le malaise que peut générer le titre, question de l’évacuer et de se recentrer sur le vrai sujet, le titre, donc, est une boutade en forme clin d’oeil adressé aux médias, aux corporations, au marketeux et aux politiciens — et tout le livre en est l’exemple éclatant–: vous avez perdu le contrôle face à une foule que vous méprisiez et que vous devrez tôt ou tard être forcer d’écouter. Michelle Blanc se donne en exemple et montre de quelle façon le rapport de force peut s’inverser –ou du moins comment les forces peuvent enfin s’équilibrer.

Les beaufs comme maître du réseau est une image qui réveille la nuit les dirigeants d’entreprise. Et Michelle Blanc les incarne tous, provoquant respect et crainte à la fois.
Michelle Blanc ne tend jamais l’autre joue quand on la frappe et les exemples conservés dans le livre montrent bien que nous sommes plutôt du côté de la loi du Talion, oeil pour oeil, dent pour dent. Petits ou grands, effleurez sa joue, même par inadvertance, et vous vous s’exposer à un retour de droite immédiat. Les réseaux sociaux ont des dents, et Michelle est son pit-bull. Il n’y a que les vierges offensées pour être outrées: le milieu des affaires n’offre pas davantage de sensibleries.

Michelle démontre qu’elle peut mettre à ses genoux à peu près n’importe quelle compagnie québécoise par un simple titrage adéquat de ses billets. Si ce n’est pas l’illustration de la force des médias sociaux, je ne sais pas ce que c’est.

et dans ses commentaires :

Michèle Morgan, le «désir de puissance» (au sens nietzschéen) n’est pas un désir de pouvoir et je crois que Michelle a le coeur sur la main et qu’elle partage tout ce qu’elle a à partager pour aider les gens à mieux vivre leur vie.

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Journalisme, médias sociaux et sujets ennuyants

Hier lors du Yulbiz Montréal, je discutais avec le pote Pierre Bellerose, V-P Relations publiques de Tourisme Montréal. Il me faisait remarquer à juste titre que la canonisation du Frère André était « passée dans l’beurre » des médias sociaux et que dans la presse écrite et électronique, ça avait fait un tabac. À tel point que le Journal de Montréal qui avait un encart spécial Frère André, ce serait vendu plus rapidement que la majorité des quotidiens qu’ils mettent en circulation habituellement. Pourquoi les médias sociaux n’en ont-ils pas parlé? C’est une bonne question qui trouve probablement sa réponse dans le profil sociodémographique de leurs usagers, mais aussi dans une différence fondamentale entre médias sociaux et médias de masse. Le média de masse est là pour rapporter la nouvelle, même s’ils n’ont pas nécessairement d’intérêt pour le sujet. Dans les médias sociaux, on ne rapporte que ce qui a de l’importance aux yeux de l’usager qui est aussi diffuseur. Deux visions de lorgnette bien différentes qu’il ne faut pas oublier.

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Les médias sociaux ne changent pas le monde selon Gladwell! Pis après?

Malcolm Gladwell grand pourfendeur de mythes devant l’éternel a écrit un papier dans le New York Times qui a fait grand bruits, Small Change, Why the revolution will not be tweeted. Ma bouc émissaire favorite, Nathalie Petrowski en a fait ses choux gras dans sa chronique Le militantisme au temps de Facebook.

En d’autres mots, rien de plus facile que de voter sur le web, que d’y donner son opinion ou son appui, que de relayer des informations mais concrètement, politiquement, socialement et littéralement, ça ne change pas le monde. Ce qui n’enlève rien à l’utilité et à l’efficacité des réseaux sociaux quand il s’agit de se retrouver à 2000 dans la rue pour protester ou pour dîner en blanc. Mais de là à croire que les réseaux sociaux vont déclencher une réelle révolution politique, que ce sont eux qui ont fait élire Obama ou qu’un jour ces mêmes réseaux vont faire triompher la démocratie en Iran, il y a un pas que Gladwell refuse à raison de franchir. Pourquoi? Parce que les réseaux sociaux ne sont qu’un outil. Et que ça prend plus qu’un outil pour enrayer le racisme, la ségrégation ou le déficit démocratique.

Mais c’est qu’elle a enfin raison. Les médias sociaux ne sont qu’un outil. De dire qu’ils peuvent changer le monde est sans doute nettement exagéré. Par contre, Gladwell ne parle pas d’Obama et oui, c’est certainement Internet et les médias sociaux qui l’ont mis au pouvoir. Mais posons la question autrement. La télévision a t’elle changé le monde? La radio a t’elle créé des soulèvements populaires, le téléphone a t’il créé des révolutions. La réponse sera sans doute oui, mais la démonstration en sera plus compliquée. Grâce à la télévision, les esprits se sont ouverts sur une foule d’enjeux sociaux, politiques et culturels. De nombreuses études ont été rédigées sur la portée de celle-ci sur une foule d’aspects sociétaux. La radio était montrée comme principale responsable des soulèvements meurtriers du Rwanda et le téléphone permit à bien des révolutionnaires de planifier leurs attentats. Pourquoi les médias sociaux devraient-ils être plus efficaces que ces autres outils réunis? Sans doute parce que des enthousiastes ont exagéré grandement l’impact de twitter sur la crise iranienne, sur les événements au Darfour ou sur la crise de Moldavie. Les livres ont eu un impact considérable sur l’humanité. Les médias sociaux (incluant les blogues) sont le nouveau type de livre du XXI siècle (la preuve se blogue est désormais sous format livre). Laissons donc le temps aux médias sociaux de changer les choses et ne les investissons donc pas de pouvoirs « extraordinaires » trop rapidement. Mais reconnaissons tout de même qu’ils aient un potentiel et une efficacité de communication, de relations publiques, de partage de l’information et de mobilisation qui à terme, peuvent certainement être des outils efficaces qui additionnée à plusieurs autres outils et initiatives, peuvent changer les choses…

Lecture additionnelle suggérée
The Reaction and Response to Gladwell’s ‘Small Change’ chez Beyond Nines

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De la transparence, de l’authenticité et de fermer sa gueule

Dans WikiInfocom de L’université Paris Ouest on définit la transparence en système d’information comme suit :

(…) La transparence en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC) veut signifier le caractère non privé de l’information, elle sous-entend que le public y a accès très facilement.
Le terme qui s’oppose à la transparence est celui de l’opacité : ici, au contraire, l’information est privée et reste comme imperceptible du public.
Cette idée renvoit à la perception de la couleur pour la transparence et de matière pour l’opacité. L’individu parvient aisément à comprendre la signification de l’expression. Le dictionnaire Larousse ajoute cette définition : Parfaite accessibilité de l’information dans les domaines qui regardent l’opinion publique

Dans l’encyclopédie de l’Agora on parle de l’authenticité en ces termes

Nous nous arrêterons ici à l’un des sens du mot authenticité, le plus récent celui que Le petit Robert résume ainsi: «Qui exprime une vérité profonde de l’individu et non des habitudes superficielles, des conventions.» (…)
L’authenticité, c’est l’accomplissement antérieur à toute prise en charge consciente et rationnelle de soi-même. Un simple geste, unique et sûr de lui-même, peut être un signe d’authenticité. (…)
L’authenticité, c’est aussi la consonance intérieure. On dit parfois: j’ai senti qu’en posant tel ou tel geste, j’aurais forcé ma nature, rompu ma consonnance avec moi-même. La racine de l’authenticité est dans ce sentiment par lequel, le plus souvent sans le savoir, nous empêchons le geste faux de prendre forme.
C’est par un sens de la consonance analogue que l’artiste élimine les traits incompatibles avec son idéal encore implicite. Nous sommes inspirés de nous-mêmes comme l’artiste est inspiré par son idée. C’est la même faculté, flair ou sens de la musique intérieure, qui s’exerce dans chaque cas. Cette faculté est nourrie par la nature et par les oeuvres d’art dont on s’imprègne, dans la mesure ou ces dernières sont elles-mêmes authentiques. (…)

La transparence est donc une information à caractère « non privée ». En tant qu’employé, collaborateur, client ou fournisseur, il y a donc une multitude « d’informations privées », que nous ne pouvons pas communiquer librement tout en étant totalement transparents. Toute chose ne peut pas et ne doit pas être dite. Pour ce qui est de l’authenticité, on parle de « vérité profonde », de « consonance intérieure », d’idéal même. L’authenticité semble donc être le fruit du « vrai ». On peut donc être transparent, encore une fois, en ne disant pas tout et en ne réagissant pas sur tout. Je dirais même que l’authenticité et la transparence sont intimement liées au respect de soi, et de l’autre. Qu’il soit patron, collaborateur, client ou fournisseur. Tout n’est pas bon à dire et on ne peut « bitcher » impunément en se réclamant de la sacro-sainte authenticité. Je devrais dire plutôt qu’on peut, mais qu’il y a des risques à cela. Si votre entreprise vous fait signer un contrat d’embauche stipulant ce que vous pouvez ou ne pouvez pas dire et que vous enfreignez ce contrat, vous aurez beau vous vanter d’être « authentique et transparent », il y a de fortes chances que votre auditoire soit celui du bureau de chômage. De même pour les entreprises sur les médias sociaux, il y a un contrat « tacite » entre les abonnées, lecteurs, membres ou autre et celle-ci. C’en est une d’authenticité et de transparence, dans les limites permises par les lois civiles, criminelles et par les ententes contractuelles qui lient les employés à leurs entreprises. En somme, authenticité et transparence peuvent aussi être synonymes de respect…

épilogue :
J’ai de nombreux clients qui ne veulent pas nécessairement que leurs actions stratégiques se sachent, je suis sous contrat pour mon livre, il y a des sensibilités tout autour de moi dans ma vie personnelle et professionnelle que je me dois de respecter. À titre d’exemple, ma conjointe a toujours insisté pour que dans mes contenus, on ne puisse l’identifier. J’ai toujours respecté ça. Pourtant, je suis authentique et vraie comme je ne l’ai probablement jamais été dans ma vie. Mais des fois, il faut savoir fermer sa gueule. Même si ça nous démange. Même si ça fait du bien de gueuler à tous ces connards que le destin mets sur notre chemin, de répondre aux critiques, de faire la leçon publiquement à quelqu’un qui le mérite, de se vanter d’une réussite stratégique qui apporte plein de fric à un client. Des fois, par souci d’authenticité il faut prendre sa pilule et fermer sa gueule…

MAJ

On dit souvent que je suis prompte sur la gâchette. Que je ne présente que rarement l’autre joue lorsqu’on me gifle. On peut même avoir la fausse impression que je dis tout. Voici d’ailleurs une question de MC Gilles à laquelle j’ai déjà répondu :

Près de dix mille personnes te suivent sur Twitter. C’est quand même incroyable quand on sait que la majorité de tes commentaires portent sur ta vie privée. Est-ce que tu es la même personne en ligne que dans la vraie vie?

Oui et non… Je suis toujours authentique. Les gens me disent: «Michelle, t’es tellement transparente, tu dis tout». C’est faux! Sur Twitter, j’ai une transparence relative, c’est moi qui décide de ce que je mets en ligne.

Je vois quantité d’informations à mon propos et je ne réagis probablement qu’au dixième de ce que je vois. Je vois énormément de choses à propos de mes clients et partenaires. Je n’en dis rien. J’ai d’ailleurs développé un profond respect des gens qui ont une vie publique. Je les comprends mieux maintenant. Ce n’est pas facile d’être une cible… De plus, vous ne savez que très peu de choses de ma pratique finalement. Comme je suis dans le conseil stratégique, je ne dis que ce que je peux dire et ce sont souvent plus les PME que les multinationales avec qui je travaille, qui me permettent d’en dire un peu. D’un autre côté, ça laisse aussi libres court à l’imagination débordante et débridée de certains. Des fois j’ai hâte d’être vieille pour écrire mes mémoires,  juste avant de crever…

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À titre de conférencière Les médias sociaux 101 et 201 Médias sociaux

Conférencière Les médias sociaux 101 à l’UQO (Le PowerPoint de ma présentation)

[caption id="" align="alignnone" width="640" caption="Jean Boileau et Michelle Blanc à l'UQO"]Jean Boileau et Michelle Blanc à lUQO[/caption]

Hier j’ai passé une journée mémorable à Gatineau en Outaouais. J’ai eu l’honneur et le plaisir de rencontrer Jean Boileau et Gilles Mailloux de la direction des communications du l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et de faire la tournée des médias locaux pour promouvoir mon livre Les médias sociaux 101 et leur journée du Savoir. Cette journée se terminait par une conférence à guichet fermée sur Les médias sociaux 101 (vous trouverez d’ailleurs ma présentation plus bas). Je devais faire une conférence d’une heure suivie d’une courte période de questions. Mais j’étais TELLEMENT bien avec cette foule réceptive et enjouée que ma conférence dura finalement deux heures et la période de questions une grosse demi-heure supplémentaire. D’ailleurs, le point cocasse de la période de questions était de voir une gestionnaire des communications de l’Université d’Ottawa (l’Université compétitrice de l’autre côté de la rivière) m’interpeller à propos de leur stratégie médias sociaux. Ce matin je relis les commentaires Twitter qui ont utilisé le hashtag Twitter #UQO et j’en suis émue. Merci à tous de m’avoir fait passer une si belle journée…

MAJ

La critique de la Revue Savoir de l’Université du Québec en Outaouais

Les 10 premières minutes de ma conférence


MICHELLE BLANC UQO 10 MINUTES (1)
envoyé par MichelleBlanc. – Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

Conférencière Les médias sociaux 101 à l’UQO (Le PowerPoint de ma présentation) Lire la suite »

Commerce électronique: mythes Facebook Médias sociaux

Sur Facebook on ne trouve que des niaiseries!

C’est ma bonne copine Josée Hébert qui me raconte que lors d’un souper de filles, une dame fit l’affirmation suivante :

-Moi je ne suis plus sur Facebook parce que l’on y trouve que des niaiseries!
Josée : -Alors tu étais sur Facebook?
-oui
Josée : Mais sur Facebook, ce sont tes amis qui y sont?
-oui
Josée : Donc tes amis ne disent que des niaiseries?
-(silence)

En effet sur Facebook, twitter, les blogues et autres médias sociaux conversationnels, il se dit des niaiseries, mais il se dit aussi des choses fascinantes. On pourrait même dire que la pertinence de ce qu’on y trouve est proportionnelle à la pertinence et à l’étendue de notre propre réseau…

et vlan dans les dents (comme d’aucuns disent)

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