Nom de l’auteur/autrice :Michelle Blanc

Michelle Blanc, M.Sc. (HEC Montréal), est consultante senior en stratégie numérique, intelligence artificielle générative et agentique, GEO et renseignement de sources ouvertes (OSINT/SOCMINT). Pionnière du blogue d'affaires francophone au Canada depuis 2005, elle est autrice de Confessions d'une experte (2025) et de La Promptothèque (2026), chargée de cours en marketing entrepreneurial à HEC Montréal et fondatrice d'Analyweb Inc. Récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III (2025) pour sa contribution à l'innovation numérique au Canada.

Stratégie d'affaires

L’ingrédient essentiel de la stratégie, la créativité (discussion avec Jacques Nantel)

Hier je passais une partie de l’après-midi avec un de mes mentors le très réputé Jacques Nantel. C’est que nous tournions le pilote d’une websérie informationnelle (à être diffusé cet automne) à propos du commerce électronique et des médias sociaux. Puis avec un café, nous avons par la suite discuté longuement à l’ombre de grands arbres sur le campus de HEC Montréal.

La stratégie c’est beaucoup plus que des tactiques, des analyses ou une direction.

Nous discutions bien sûr de la vie, de marketing et de nos projets respectifs. Puis nous avons partagé certains des enjeux et des idées que nous avons pour nos mandats et clients respectifs. Il me parla d’une rencontre qu’il avait eue avec un de ses partenaires pour un client majeur. Autour de la table, il y avait plusieurs analystes de très haut niveau. Ça discutait de segmentation de marché, d’analyse de données primaire (lire ici sondages divers) et des besoins de compréhension stratégique du client. Par contre, personne ne parlait d’analyse de données secondaires (la revue des analyses qui ont déjà fait par l’organisation ou par d’autres organisations et qui sont disponibles dans diverses bases de données, dont le web) et personne n’usait de cet ingrédient capital qu’est la créativité.

Je présentais à mon tour la problématique d’un nouveau client que je rencontrerai prochainement. Je lui fis le rapide exposé de ce que je me proposais de présenter à la haute direction (puisque j’ai déjà rencontré certains des gestionnaires). Il s’agit d’une organisation importante qui veut s’implanter sur les médias sociaux. Hors des médias sociaux, ils ont déjà planifié de dépenser plusieurs centaines de milliers de dollars en campagne publicitaire d’image. Pourtant, déjà certains de leurs commettants ont fait les nouvelles nationale et internationale pour une histoire tout à fait charmante et de son époque. L’administration précédente fit tout en son possible pour étouffer l’affaire et mettre des bâtons dans les roues du membre de cette organisation. Je présenterai donc l’idée qu’au contraire, il devrait être utilisé comme un champion de l’organisation qui devrait s’en servir comme d’un élément multiplicateur afin que des dizaines d’autres commettants fassent exactement comme lui. Ainsi, l’effet social médiatique initial, serait décuplé et cette organisation serait perçue comme très innovante et en faveur du développement durable, l’essence même de ce pourquoi ils sont déjà prêts à dépenser plusieurs centaines de milliers de dollars.

Par ailleurs, cette organisation a aussi certains autres champions extrêmement connus et aimés des médias. Pourtant, ils ne font strictement rien avec ceux-ci. Comme pour le client de Jacques, ils paient pour des analyses primaires très étoffées. Ils obtiennent des données extrêmement pertinentes, mais le pas suivant, « que devrions-nous faire de cette connaissance » n’est jamais franchi. Le problème est que souvent, ces données deviennent un cadre duquel personne n’ose sortir. D’où l’expression bien connue, penser hors du cadre. Mais pour ce faire, il faut avoir du front, oser affronter et confronter les idées préconçues et les grands patrons et surtout, user de créativité pour joindre ensemble des éléments qui de prime abord ne semblent avoir rien en commun, mais qui ont déjà fait leur preuve dans d’autres organisations ou d’autres contextes. Des fois il faut aussi carrément innover et oser la différence. Tout le monde se gargarise de ce mot « innover » mais peu osent réellement le mettre en pratique ou même « risquer » de le présenter à une haute direction.

L’avantage que peux avoir Jacques ou moi-même pour « risquer » cette créativité dans des organisations solides et établies est certainement l’âge, l’expérience et la maturité, mais aussi un certain détachement par rapport aux enjeux de nos clients. Si nous perdons un client parce que nous avons « osé » proposer l’innovation, notre vie ne sera pas immédiatement sans dessus dessous (comme pour un employé qui pourra perdre sa job ou parce que c’est notre seul client et que jamais nous ne prendrions le risque de le contrarier). Être créatif est possible pour tous. Oser l’exprimer ne l’est par contre peut-être pas…

En marketing et en analyse de marché, l’analyse primaire est primordiale. Pourtant, ce qui l’est encore plus est l’analyse des données secondaires. C’est-à-dire la revue des autres analyses qui a déjà été payée par différentes organisations et qui s’adresse spécifiquement à la même question. Trop peu de gens prennent la peine de fouiller ça et d’apprendre des succès et des erreurs des autres. Qui plus est, une fois que les données secondaires et les données primaires ont été recueillies, il reste encore l’élément ESSENTIEL de la créativité pour faire un sens de toutes ces connaissances et pour suggérer une direction qui soit concordante avec les objectifs initiaux des clients…

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Droit et Internet

Le Web a déjà mis la démocratie mondiale en péril

Il m’arrive de lire des analyses profondes et lumineuses. Mais rarement ai-je été autant à la fois bouleversée et transportée par la justesse d’un article. C’est ce qui m’arrive ce matin après la lecture de Privacy under attack: the NSA files revealed new threats to democracy Thanks to Edward Snowden, we know the apparatus of repression has been covertly attached to the democratic state. However, our struggle to retain privacy is far from hopeless.

Oui je sais depuis des années l’érosion de la vie privée, ou plutôt je connais le déplacement de cette ligne entre ce que JE considère comme étant un marchandage entre ce que je suis prête à partager en ligne et ce que les différents fournisseurs de services tels que Google, Facebook, Yahoo et autres font de mes informations. Par contre, je n’avais jamais songé qu’en utilisant ces services, je devenais moi-même complice de la scandaleuse intrusion gouvernementale de la vie privée de mes amis et des gens avec qui j’échange des courriels. Je n’avais pas non plus mesuré l’ampleur de l’attaque directe au fondement même de la démocratie qui est la liberté et pour laquelle le Canada, les États-Unis et la grande majorité des démocraties se sont battus durant la Deuxième Guerre mondiale. Je n’avais pas réalisé à quel point le totalitarisme contre lequel les démocraties avaient lutté avec tant d’acharnement était aujourd’hui une réalité numérique que nous sommes en voie de léguer à nos enfants. Par sa perspicacité, l’auteur nous indique comment la chute de Rome et les leçons de l’esclavagisme américain et sa guerre de Sécession subséquente sont des enseignements précieux pour le plus fondamental des enjeux globaux auxquels le Web nous convie, le combat à finir pour la liberté.

Our concept of « privacy » combines three things: first is secrecy, or our ability to keep the content of our messages known only to those we intend to receive them. Second is anonymity, or secrecy about who is sending and receiving messages, where the content of the messages may not be secret at all. It is very important that anonymity is an interest we can have both in our publishing and in our reading. Third is autonomy, or our ability to make our own life decisions free from any force that has violated our secrecy or our anonymity. These three – secrecy, anonymity and autonomy – are the principal components of a mixture we call « privacy ».

Without secrecy, democratic self-government is impossible. Without secrecy, people may not discuss public affairs with those they choose, excluding those with whom they do not wish to converse.

Anonymity is necessary for the conduct of democratic politics. Not only must we be able to choose with whom we discuss politics, we must also be able to protect ourselves against retaliation for our expressions of political ideas. Autonomy is vitiated by the wholesale invasion of secrecy and privacy. Free decision-making is impossible in a society where every move is monitored, as a moment’s consideration of the state of North Korea will show, as would any conversation with those who lived through 20th-century totalitarianisms, or any historical study of the daily realities of American chattel slavery before our civil war.

In other words, privacy is a requirement of democratic self-government. The effort to fasten the procedures of pervasive surveillance on human society is the antithesis of liberty. This is the conversation that all the « don’t listen to my mobile phone! » misdirection has not been about. If it were up to national governments, the conversation would remain at this phoney level forever.

(…)
We face two claims – you meet them everywhere you turn – that summarise the politics against which we are working. One argument says: « It’s hopeless, privacy is gone, why struggle? » The other says: « I’m not doing anything wrong, why should I care? »

(…)
Hopelessness is merely the condition they want you to catch, not one you have to have.
So far as the other argument is concerned, we owe it to ourselves to be quite clear in response: « If we are not doing anything wrong, then we have a right to resist. »

Et

This is a matter of international public law. In the end this is about something like prohibiting chemical weapons, or landmines. A matter of disarmament treaties. A matter of peace enforcement.

Cela était l’un de mes vieux arguments que j’avais développé sous une forme utopiste (à l’époque) dans un cours de droit des technologies de l’information de mon ancien prof. devenu copain Vincent Gautrais. J’avançais l’idée de créer, au plan législatif, un huitième continent avec le Web. Dans mon billet de 2006, Plaidoyer pour un cadre législatif international régissant le Web, je reprenais ma dissertation de 2001 De l’urgence d’un cadre juridique international du cyberespace (PDF)

« je me suis penchée, lors de certains travaux, sur l’utopie de réguler le Web, via des traitées internationaux distinct et faisant du cyberespace, un territoire supranational et encadré par des traités tel que ceux qui régissent les océans, l’Antarctique et la Lune et les corps célestes. Ces divers traités font de ces territoires, des espaces appartenant à tous et à aucun état en particulier. De plus, ces divers traités, permettent d’encadrer juridiquement, les activités humaines que les états et individus entreprennent sur ceux-ci.

De plus, nous pourrions considérer mandater l’ONU pour mettre sur pied un organisme de contrôle, d’arbitrage et de mise sur pied d’un organisme chargé de cet espace commun. »

Il n’en tient qu’à vous, citoyens du monde et acteurs du Web, de faire du Web ce huitième continent protégé par tous les états et n’appartenant à aucun état, comme on le fait déjà pour l’Antarctique, l’océan, la lune et les corps célestes…

Pour ce qui est de l’article Privacy under attack: the NSA files revealed new threats to democracy, je demeure profondément troublée par son constat. Ma vision du web et de son aspect totalitariste gouvernemental en complète opposition à la réelle LIBERTÉ civile ne sera plus jamais la même. Ça va me prendre plusieurs jours, voire même quelque mois, avant de réaliser à quel point ce texte a désormais changé ma vision du web, de nos gouvernements et de ma propre mission, vision et participation à comment je peux changer les choses…

MAJ

via l’amie D. Vézina sur Facebook

1984 de George Orwell
« A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. »

MAJ 2

MAJ 3

Via le Twitt
@MmeNatmark
@MichelleBlanc Tu as sûrement vu sa récente entrevue sur TedTalk? https://www.youtube.com/watch?v=yVwAodrjZMY …

MAJ 4

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Personnel et peut-être même hors sujet

Le web profond, ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle

(Des fois, il est mieux de laisser vieillir un billet sur son disque dur avant de le publier. Ce billet a été écrit il y a plusieurs mois. Il ne vise personne en particulier…)

Certains chroniqueurs font l’éloge ou le procès de l’humour noir, trash ces temps-ci. J’entends beaucoup parler de feu Georges Carlin. Ce grand humoriste de l’humour noir qui repoussait les limites. Il parlait et blaguait sur tout. Même sur le viol. Dans sa célèbre vidéo à propos du viol justement il disait « On peut rire d’absolument tout. Mais pour ce faire il faut jouer avec la mécanique du gag et pousser l’un de ces éléments à l’extrême ». Puis il le démontra avec un génie, avec une acuité de l’un des grands maitres de cet art difficile.

Tous n’ont pas ce talent et au Québec, depuis l’avènement de la manufacture à humoriste qu’est Juste pour rire, des artistes et des pseudoartistes du rire il en pleut. L’humour fait vendre et c’est très payant. Les humoristes sont partout. Ils sortent de l’humour pour devenir animateurs, chroniqueurs, maitres de cérémonie, acteurs et j’en passe. Bientôt ils seront sans doute aussi politiciens.

Je suis moi-même une pseudohumoriste. De surcroit, j’aime l’humour trash. Je la pratique aussi. Je sais ce qu’est « créer un malaise ». Je l’ai expérimenté plusieurs fois dont sur les planches du théâtre Latulipe, lors du Combat contre la langue de bois du Festival Voix d’Amérique en y faisant la lecture de ce que je considère mon chef d’œuvre, un éloge du caca avec mon poème Pour toi Serge c’est avec fieté que je te chie un poème.

Vous remarquerez cependant qui ni Carlin, ni moi ne nommions précisément d’individus ou de groupes dans nos textes. C’est là justement la problématique de l’humour soi-disant trash au Québec. Depuis l’infâme émission de télévision Piment Fort, par manque de créativité sans doute, il faut nommer quelqu’un dans son texte pour que ce soit drôle. Il faut détruire une personnalité. Il faut diffamer. Non, de faire de l’humour intelligent à la limite du scabreux sans avoir besoin de traîner quelqu’un de ciblé dans la boue, ce doit être trop difficile à faire. Il faut cibler une personnalité pour que le gag passe.

On me dira, mais que fais-tu des caricaturistes? He bien justement, les caricaturistes ciblent une personnalité en poussant à l’extrême l’une de leurs caractéristiques. Mais eux aussi ont des limites. Comme le mentionne l’article L’éthique de la caricature du Conseil de presse

« Le caricaturiste doit s’acquitter de sa tâche avec la même conscience, le même souci de qualité et de respect des personnes, des groupes et du public. Lorsque la caricature est porteuse d’une connotation haineuse, le seuil de tolérance de la société est déjà franchi. »

(…)
Même si la caricature vise à provoquer, à faire réagir ou à choquer, certaines limites s’imposent d’elles-mêmes aux caricaturistes. L’autocensure fait même partie de leur réalité et en démocratie, celle-ci ne pose pas problème, souligne Mira Falardeau, spécialiste de la caricature et auteure du livre L’histoire de la caricature au Québec. C’est que l’autocensure du caricaturiste s’apparente davantage à une forme retenue, qui lui permet de trouver le ton juste et de s’aventurer sur l’étroite bande délimitée d’un côté par la subversion et de l’autre, par la vulgarité. « L’autocensure, c’est ce qui distingue un bon caricaturiste d’un mauvais; celui qui est incapable d’autocensure ne trouvera tout simplement pas de contrats parce qu’il ne pourra pas se retenir et ira trop loin », remarque-t-elle.

Mais le gros problème de cetains humoristes au Québec, qui ne font pas de la caricature est justement ça. Ils vont trop loin, n’ont pas de censure et ont l’outrecuidance de personnaliser leur gag. Soit qu’ils manquent d’imagination, qu’ils ne comprennent pas les limites de la diffamation et des contenus haineux ou que tout simplement qu’ils sont cons…

P.-S. On parle aussi souvent du grand Yvon Deschamps comme d’un maitre dans l’art de repousser les limites de l’humour et du jeu avec le second degré. Je me trompe peut-être, mais je ne me souviens vraiment pas qu’il a déjà eu le besoin de personnaliser l’un de ses monologues pour susciter le rire…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Mon homélie contre l’homophobie

Voici le texte que je lirai ce dimanche 18 mai 2014, en l’église Saint-Pierre-Apôtre à Montréal

Je suis profondément touchée de venir vous faire une homélie aujourd’hui. On me demande de vous parler d’homophobie. Un sujet triste, lourd, que je vis comme un poids depuis ma transition d’homme à femme.

J’ai été servant de messe et jeunesse du monde, mouvement missionnariat pour les jeunes. Enfant, je voulais devenir prêtre. J’étais très attirée par la soutane disons. J’ai fait mes études avec les pères du St-Sacrement. Puis ma mère divorça de mon père qui était gai. Nous n’étions donc plus les bienvenus à l’église qui m’a vu grandir, où j’ai été servant de messe et où je fis ma première communion. J’adorais sonner les clochettes lors de l’eucharistie. Faut croire que ce réflexe de sonner les clochettes m’est restée 🙂

Je me souviens aussi de mon coach de baseball pee-wee, père de l’un de mes chums qui était joueur de notre équipe. Notre saison s’arrêta parce qu’il venait de se tirer à coup de 12 en surprenant sa femme au lit avec notre vicaire. Le vicaire de la même église qui ne voulait plus de notre famille. J’ai donc développé une relation disons, conflictuelle avec l’église.

Mais j’ai toujours été fascinée par la religion, ou devrais-je dire plutôt, la spiritualité. J’ai même entrepris des études en anthropologie et je m’intéressais aux phénomènes de transe de possession et de transe chamanistique. C’est vous dire un peu l’intérêt que j’ai toujours eu pour cette quête du mystique, de l’au-delà et de la spiritualité.

Puis les années ont passé et je ne revenais à l’église que sporadiquement, pour un enterrement, ou pour la messe de minuit. C’est le seul endroit ou je peux chanter et que personne n’ose me dire de me fermer la gueule parce que je fausse terriblement.

Mais pour revenir à l’homophobie, j’ai fait une recherche sur le web avec les mots-clés gai, et transsexuel avec les mots christianisme et bible et ce que j’y lis ne me remonte pas le moral. L’homophobie associée aux textes qu’on présente de ces recherches me saute au visage. Pourtant, à ce que je sache, Sainte Marie était la mère porteuse du St-Esprit. Le Christ lui-même avait 2 papas et trois parrains. Et c’est bien St-Paul qui rapportant les paroles du Christ disait : « Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec ; il n’y a plus ni esclave ni homme libre ; il n’y a plus ni homme ni femme : car vous n’êtes tous qu’une personne dans le Christ Jésus »

D’ailleurs, je viens vous parler aujourd’hui à titre de lesbienne. Parce qu’à titre de transsexuelle, en plus de ne pas exister dans l’église, je n’existe pas non plus devant la charte des droits et libertés du Québec ou du Canada. Je n’existe pas non plus dans le droit criminel. Ce serait pourtant un peu pratique. Surtout qu’en trois ans, j’ai déposé 6 plaintes criminelles pour harcèlement ou menaces de mort, la dernière en date étant cette semaine. Disons que si je me fais tirer en sortant de l’église aujourd’hui, j’aurais bien aimé que le « suspect » (d’habitude lorsque je parle de mes agresseurs j’utilise des mots d’église) soit poursuivi pour crime haineux. Mais comme vous le savez sans doute, la loi C-279 dort toujours au Sénat. Le gouvernement est donc aussi comme l’église. Plein de bonnes intentions. Mais dans les faits, l’acceptation de la différence n’est peut-être pas pour demain.

J’aurais aimé pouvoir jaser avec mon curé et lui confier mes tourments d’être rejetée. Je parle plutôt à mon psy. Je travaille très très fort, comme me l’a enseigné le Christ, à tendre l’autre joue et à aimer mon prochain. Même celui qui me menace de mort. C’est une méchante quête morale. Je travaille aussi à me débarrasser de cette agressivité qui est le couvert de ma profonde tristesse dont je me protège. Comme St-François d’Assise, je trouve du réconfort auprès de ma chienne, d’un coucher de soleil, du chant d’un oiseau ou de la force tranquille d’un arbre. Si les représentants de Dieu ne sont pas là pour moi, au moins sa création elle, est d’une très grande source de réconfort.

Je n’ai pas peur de la mort. J’en suis curieuse. Je suis convaincue que de l’autre côté, les anges m’accueilleront les bras ouverts. Eux non plus ne sont ni hommes, ni femmes. C’est d’ailleurs pourquoi le nom des anges est unisexe. Et je me prénomme Michelle.

Je remercie chaleureusement l’église St-Pierre de s’ouvrir aux différents et aux mal-aimés et ainsi de réellement mettre en pratique la parole de dieu qui est reflété dans les écrits de St-Paul

Paul déclare dans Ga 5,14 :  » La loi tout entière trouve sa plénitude dans la parole suivante : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

P.-S.

J’ajouterai en terminant, que l’amour de ma vie que je nomme en public, Bibitte Électrique pour la protéger, a su m’aimer avant, pendant et après cette transformation qui a fait de moi cette femme qui est devant vous. Elle n’est pas croyante selon les préceptes de l’église. Par contre, si il existe un exemple de l’amour vrai, de l’abnégation et de l’ouverture à l’autre dans toutes ses imperfections que prêchait le Christ, c’est bien celui de cette femme qui est toujours à mes côtés et avec qui j’ai récemment fêter nos vingt ans de vie communes. Nous vivons sans doute dans le péché mais à la grâce de dieu, je prie pour continuer de vivre ce péché jusqu’à ma mort…

Merci

MAJ

À ma grande tristesse et surprise, j »apprends ce matin que mon homélie, jugée trop délicate pour la pastorale de l’église, est retiré du programme de la messe aujourd’hui. = c’est ça qui est ça…

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Blogues d'affaires Edito sans question entreprise 2.0 Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux Stratégie d'affaires Stratégies de commerce électronique

Les effets positifs de la narration personnelle dans un contexte d’affaires

Depuis mes études de maîtrise, et la lecture de Out of The Box: Strategies for Achieving Profits Today and Growth Tomorrow Through Web Services, j’ai appris à apprécier John Hagel III qui est devenu l’un de mes mentors intellectuel virtuel. Par ailleurs, ça fait un bon moment que j’écris ici à propos de développer un « storyline » de la puissance du blogue comme outil de catharsis, et que j’expérimente différentes formes de contenus sur mes présences médias sociaux. Aussi, dans cette expérimentation, il m’arrive de me sentir coupable de « trop partager » ou devrais-je plutôt dire, de partager des contenus qui me semble trop personnels. C’était un peu mon impression à la suite de ma très forte pulsion d’écrire mon dernier billet Victime de cyberharcèlement, les impacts psychologiques (une autocatharsis). Or, ce matin, je lis deux billets de mon mentor virtuel qui au contraire, me confirme l’importance fondamentale de cette humanité dans une stratégie de contenu. Dans ses billets Personal Narratives: Insight and Impact et Personal Narratives (The Sequel) – Unpacking and Tapping Into Potential, il parle entre autres de sa mère acariâtre, de son père absent et de comment le fait de se faire crier continuellement après, lui a permis de développer ses capacités intellectuelles et son besoin constant de vouloir aider les autres. Il y définit ce qu’est la narration personnelle.

There are social narratives and institutional narratives, but we each have a personal narrative as well. At the end of the day, that’s the narrative that really counts. It defines how we connect with the world and where and how we can have impact.

The elements of a personal narrative

So, what’s a personal narrative? Like all narratives, it ultimately answers three questions:

Why am I here?
What can I accomplish?
What can you do to help me accomplish that?
The key is that final question – it defines how you will connect with people and represents a call to action for them.

Et il conclut

Personal narratives and personal brands

I can’t resist. Let me also take a minute to differentiate personal narrative from one of the business buzzwords of the day – personal brand (which I’ve written about here). Personal brand is all about communicating your accomplishments and strengths, packaging them in a powerful way so that we can influence others. Personal narrative, in sharp contrast, shifts the focus from what you have done to what you want to do, but have not yet done. It also highlights your need for help from others. In many respects, it’s the opposite of the notion of a personal brand, but ultimately far more powerful and satisfying.

Bottom line

Personal narratives shape our lives in powerful, yet often unseen, ways. We rarely take the effort to make these narratives explicit, much less reflect on them. We owe it to ourselves (and to others) to do this. Try answering the four questions that I offered at the end of my last post. You might be surprised by what you discover.

Ainsi, la narration personnelle, expose vos faiblesses, mais devient un catalyseur de ce que pourrait être vos forces, participe de ce qu’est « la passion en ligne » et surtout, elle permet de développer et surtout de solidifier la confiance entre le lecteur et l’auteur, élément capital d’une saine relation d’affaires…

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Personnel et peut-être même hors sujet

Victime de cyberharcèlement, les impacts psychologiques (une autocatharsis)

Depuis ma transition d’homme à femmes et sa médiatisation inévitable, je suis victime de menaces de mort, de diffamation criminelle, de cyberharcèlement en ligne et de mépris hors ligne. Mon identité sexuelle différente et ma renommée sont la source de tous mes maux. J’ai plusieurs fois consultés pour apprendre à gérer les impacts de cette haine et je retournerai encore prochainement fouiller davantage les méandres de mon subconscient. D’ailleurs, le billet que je vous écris aujourd’hui participe aussi à mon propre rétablissement.

Plusieurs plaintes au criminel ont été déposées et déjà plusieurs suspects ont aussi été condamnés ou sont en voie de l’être. D’autres plaintes criminelles sont aussi toujours en processus d’enquête ou de judiciarisation.

Il y a un an, je rencontrais une psychologue anglophone qui ne me connaissait ni d’Ève ni d’Adam. C’était très « neutre » comme environnement thérapeutique. Après avoir fait le tour des techniques habituelles de gestion de la haine, je prenais congé d’elle. Nous avons évidemment approfondis les techniques de dénie, de relativisation, d’aveuglement volontaire et autres création de l’esprit pour nier l’évidence de la haine et du mépris quotidien en ligne et hors ligne. Lors d’une session particulière, j’ai pu enfin pleurer un bon coup. Elle m’apprit que la tristesse profonde étant trop pénible à vivre, j’avais développé le mécanisme de protection qu’est la colère. Ainsi, cette colère sortait n’importe comment et contre n’importe quoi à tout moment. C’est bien de comprendre, mais ça n’aide pas nécessairement à toucher à et évacuer cette profonde tristesse.

Plus récemment, je discutais avec une autre psychologue spécialisée dans la gestion de crise et le choc post-traumatique. Elle me dit qu’elle ne pouvait malheureusement pas m’aider puisque je suis continuellement en « état de choc », que je vis ces assauts sur une base régulière et qu’elle est spécialisée en choc post-traumatique, donc dans le « après l’événement ». Moi je suis toujours dedans et je risque fortement de l’être le reste de mes jours.

Je me souviens aussi d’une discussion avec mon premier psy, lors de ma transition. Je lui demandais s’il avait déjà eu une personnalité publique comme patient(e) qui devait faire une transition qui risquait d’être très médiatisée. Il me répondit qu’en 25 ans, ça ne lui était jamais arrivé et qu’il apprendrait avec moi. Or, un exemple très médiatisé d’une transsexuelle d’homme à femmes est celui de Mike Penner/ChristineDaniels qui se solda par un suicide. D’ailleurs, les transsexuelles se suicident dans une proportion alarmante et principalement à cause de harcèlement et de rejet. (dans une récente étude à USLA de janvier 2014 (PDF))

The prevalence of suicide attempts among respondents to the National Transgender Discrimination Survey (NTDS), conducted by the National Gay and Lesbian Task Force and National Center for Transgender Equality, is 41 percent, which vastly exceeds the 4.6 percent of the overall U.S. population who report a lifetime suicide attempt, and is also higher than the 10-20 percent of lesbian, gay and bisexual adults who report ever attempting suicide. Much remains to be learned about underlying factors and which groups within the diverse population of transgender and gender non-conforming people are most at risk.
(…)

Based on prior research and the findings of this report, we find that mental health factors and experiences of harassment, discrimination, violence and rejection may interact to produce a marked vulnerability to suicidal behavior in transgender and gender non-conforming individuals

Pas très rassurant disons et pourquoi je continue ma quête d’un mieux-être psychologique.

Les impacts directs et indirects du harcèlement

Je ne vous parlerai pas d’évènements en particulier puisque certains dossiers sont toujours en cour. Mais outre la colère latente dont je suis consciente et que je tente de contrôler, il y a aussi plusieurs autres impacts. J’ai ainsi perdu plusieurs journées de travail par angoisse ou découragement. J’en ai aussi perdu plusieurs justes à gérer ce mépris et ses incidences en ligne ou hors-ligne comme de devoir monter des dossiers criminels, rencontrer divers intervenants, faire du monitorage et des copies d’écrans, écrire des dépositions et être bouleversée par tout ça. J’ai aussi dû sécuriser par différents mécanismes de sécurités mes demeures physiques et mes propriétés Web. J’ai aussi dû gérer la peur d’être agressée par les lecteurs instables psychologiquement de harceleurs notoires qui ont de très grands lectorats. Je reçois même des menaces les « citant textuellement ». D’ailleurs récemment, pour la première fois de ma vie j’ai fait une crise de panique et j’ai sérieusement songé à m’armer pour me protéger. Lors de la marche des Janette, j’étais pour la première fois de ma vie, suivie par un garde du corps qui protégeait mes arrières. Je sais me défendre, mais je ne peux pas grand-chose contre quelqu’un qui m’attaquerait par derrière ou qui déciderait de me tirer. Ma grande angoisse. Me faire tirer par un jeune lecteur de l’un de mes harceleurs qui filmerait son acte et le diffuserait sur YouTube pour devenir célèbre. On a même menacé de me faire exploser à la cocotte minute (comme pour l’explosion lors du marathon de Boston).

Lors d’une récente conférence sur la cyberviolence en ligne, lorsque je parlais de mon cas personnel sur scène, je me suis observée blasphémer et traiter mes agresseurs de tous les noms. Je me suis excusée à l’auditoire, mais je sais avoir blessé certaines personnes. D’ailleurs, l’automne dernier, au plus fort de certains assauts en ligne, j’ai remarqué devenir plus masculine, ne plus me maquiller, cesser de prendre mes hormones et sacrer comme un chartrier. Je me suis aussi observée souhaiter mourir d’une crise de cœur.

Bref, j’ai vécu des moments extrêmement difficiles, sans parler de l’immense culpabilité de faire vivre ça par ricochet à la personne que j’aime le plus au monde, ma conjointe. Je ne parle pas non plus de ma très grande tristesse d’être toujours coupée de plusieurs membres de ma famille.

Mon salut

J’ai cependant la chance de vivre un amour extraordinaire de ma douce chérie et de ma fidèle chienne Charlotte. J’ai de très bons moments avec notre fils, sa conjointe et notre petit-fils. Je peux m’épanouir avec ma passion, le web, grâce à de nombreux clients que j’apprécie beaucoup. Mon chalet en bord de lac et ma propriété qui jouit de la présence de pins centenaires sont aussi d’un immense réconfort et me permettent de me retirer quelque peu de la civilisation et de me «grounder» pour refaire mes forces. J’ai aussi un appui public positif extrêmement touchant, des dizaines de milliers de lecteurs qui m’envoient régulièrement de l’amour et une reconnaissance professionnelle et personnelle qui me comble. D’ailleurs ce week-end je recevais le prix Christine Jorgensen pour mon support à la communauté trans de l’Association des Transsexuelles du Québec. J’ai donc un flot constant d’amour à ma portée. Mais l’esprit étant ainsi fait, malgré toute la sagesse populaire facile, le négatif que je reçois et qui statistiquement est somme toute minime, fait son mal et ses cicatrices.

J’investigue et débute les techniques de la pleine conscience et j’ai fait une demande pour un autre psy qui pourrait peut-être m’aider à gérer cette haine constante qui me fait si mal…

J’ai une tête de cochon, je suis une battante et une survivante. Je fais et ferai tout en mon possible pour terrasser tous ces revers et ces attaques vicieuses et je continuerai de m’observer lorsque je navigue en ces eaux troubles…

MAJ
Avant de changer de sexe je n’avais jamais eu peur de ma vie ou vécue d’angoisse (à ce que je sache consciemment). Depuis, j’apprends aussi à gérer ça…

D’ailleurs l’automne dernier, lors de l’épisode des Janette, les insultes étaient si intenses que j’ai partagé sur Twitter songer à m’acheter un 12 pour me protéger. Des inclusifs se sont servis de ça pour alerter la Sureté du Québec en sous-entendant que je voulais peut-être « tirer des minorités visibles ». Après enquête de la Sureté du Québec, ils ont vite compris que ça n’avait pas de sens et que comme tous les citoyens du Québec et vivants dans le bois, j’ai aussi droit d’aimer la chasse. J’ai d’ailleurs eu bien des cours de maniement d’armes et j’avais autrefois mon permis de chasse. Tout ça pour vous dire que oui des fois, j’ai encore peur et que j’angoisse pour un tas de trucs reliés directement à la perception négative de certaines petites personnes. J’apprends aussi à vivre avec ça…

2e MAJ

Une autre conséquence indirecte de la haine en ligne est l’hypervigilance en ligne et hors-ligne que je développe. Mon métier c’est déjà de monitorer le web (j’ai pas mal écrit là-dessus et fais des reportages et conférences sur le sujet). Ça a déjà aussi été d’observer attentivement mon environnement physique. J’ai été « bouncer » dix ans. Et l’une des conséquences de monitorer en ligne et d’observer ce qui si passe, est que ça nourrit aussi le sentiment de danger dans les mondes réel, en ligne et psychologique. Ça arrive n’importe quand et on ne sait pas toujours d’où. Du moins, à court terme. Le temps d’investiguer et de trouver. Ça absorbe et fatigue beaucoup en plus de gruger du temps sur une foule d’autres activités. Certaines fois même, ça arrive bousiller complètement un moment justement de repos avec mon amour. Criss, je me suis même déjà fait harceler le jour de Noël. Ça empêche de dormir aussi des fois. Et pas juste parce qu’un énergumène téléphone aux petites heures du matin aux cinq minutes. Parce que l’angoisse s’installe aussi des fois. Comme ce soir. Mais ma Charlotte vient vaillamment grogner après quelque chose d’invisible à l’extérieur de la porte d’entrée. Elle repousse sans doute les mauvais esprits et ça me fait sourire.

Mais bon, j’ai fait l’armée (et les tranchées d’exercice). Je vais les avoirs ces salauds et je garderai ce sourire qui est sur certains de mes avatars, avec mes belles dents toutes neuves…

Bonne nuit, je vais me coucher. Charlotte est remontée au 2e. Il n’y a plus de danger. Pour ce soir, du moins.

Victime de cyberharcèlement, les impacts psychologiques (une autocatharsis) Lire la suite »

À titre de conférencière

Une rétroaction à-propos de l’une de mes conférences, qui m’émeut

Je fais plusieurs conférences par année à propos des médias sociaux, de l’efficacité d’une présence web, de l’économie numérique ou de sujets reliés à mon expertise de pointe. Cependant, on me demande de plus en plus de discuter de ma transition et de mon cheminement personnel, ce que je n’aime vraiment pas faire. Je sais par contre qu’il y a un besoin pour ça, que ça brise le tabou encore trop présent de la transsexualité et que ça ouvre des esprits. Je vous avertit tout de suite, ne prenez pas la peine de me demander de faire une conférence sur ma transition pour vous, parce que je le répète, je déteste vraiment ça et que ma réponse sera très probablement non.

Cependant j’ai récemment accepté de le faire deux fois pour les étudiants du CÉGEP du Vieux-Montréal et pour ceux du CÉGEP Lévis-Lauzon. Chacun des Cégeps avait une semaine de la diversité ou dans le cas du CÉGEP Lévis Lauzon, une semaine des Sciences Sociales à propos de « l’identité » et il s’avère que c’était le 20e anniversaire de cette semaine annuelle. Je pouvais difficilement refuser. Voici donc la retranscription de la lettre touchante que je reçois par courriel ce matin. Ça m’émeut et malgré que je déteste parler de mon cheminement, je sais que ça aide, que ça inspire et que ça fait du bien. Des fois dans la vie, il faut aussi faire des choses qu’on n’aime pas, question de se bâtir un karma social positif…

Bonjour Mme Blanc,

D’abord, le département de sciences humaines du Cégep de Lévis-Lauzon tient à vous remercier d’avoir enrichi le contenu de cette semaine thématique par votre partage et vos réflexions sur l’identité.

Ce sujet revêt son importance dans la vie des jeunes du Collégial. Qui plus est, régulièrement dans nos contacts avec les étudiants, nous les entendons se questionner sur leur avenir, sur leurs valeurs différentes de leurs parents, sur la peur d’être rejeté en raison de leur orientation sexuelle ou leur marginalité, le choix d’un partenaire …. Et j’en passe. Vous entendre a très certainement inspiré plusieurs d’entre eux dans cette période transitoire entre l’adolescence et la vie adulte.

Les enseignants et les étudiants sondés ont vraiment apprécié votre intervention.

Je vous partage en vrac quelques réflexions écrites par des étudiants. Nous leur avons demandé « Qu’est-ce que l’histoire de Michelle Blanc vous inspire? »

« Elle m’inspire le courage »

« Ça fait bouger les choses de dire les vraies choses…Il ne faut pas avoir peur du ridicule, il faut avoir confiance afin de réussir »

« Courage, force, persévérance. C’est une femme courageuse. Elle dit qu’il faut oser dans la vie, qu’il faut prendre sa place, oser être soi-même et se respecter. C’est une femme inspirante et malgré tous les commentaires négatifs qu’elle peut recevoir, elle reste positive et a toujours le goût et le désir d’aider les gens. »

« Une fois qu’on est bien dans notre peau, qu’on a trouvé qui on est, on peut accomplir ce que l’on veut… Il ne faut surtout pas se fier aux apparences. »

« Qu’il faut se battre pour ses convictions et qui nous sommes sans se laisser abattre par les embûches sur notre chemin. »

« Elle m’a fait voir toute la détermination qu’elle a eue et tout ce qu’il est possible de faire lorsqu’on le désire vraiment. »

« L’histoire de Michelle Blanc inspire une ouverture d’esprit face aux différences. Elle démontre aussi l’importance de prendre sa place dans une société où tout le monde est jugé étiqueté en raison de sa personnalité et de ses choix. »

« On doit être soi, avoir confiance en nous et que nous ne sommes pas seul être dans une situation particulière, nous devons assumer qui nous sommes et apprendre à vivre avec. »

« Son histoire m’inspire en deux points. Premièrement, il faut ouvrir son esprit à la différence et accepter les autres tels qu’ils sont réellement. Deuxièmement et la plus importante, il faut écouter son cœur et suivre ses convictions peu importe les conséquences. »

« Je vais passer ma vie debout et non à genoux quoiqu’il arrive. Cette phrase m’inspire beaucoup… Elle est un modèle à suivre, car il faut que les gens restent et s’acceptent tels qu’ils sont, même si les autres les jugent. »

« Michelle Blanc est une femme très inspirante qui a démontré à bien des gens que lorsque tu prends ta place, lorsque tu es capable de t’affirmer ça a des effets positifs dans ta vie. »

« L’histoire de Michelle Blanc inspire la confiance en soi et la persévérance non seulement pour ce que l’on est, mais aussi pour les choix que nous faisons. »

Bonne continuité!

Andrée Roussel, au nom du comité de la semaine thématique des sciences Humaines

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Marketing Internet Relations publiques Internet

Développer le réflexe de partager les contenus d’affaires que vous avez déjà pour être efficace en ligne

Ce matin je prends connaissance de l’article de Harvard Business Review Marketers Need to Think More Like Publishers. Ça me fait songer à la quantité impressionnante de contenus que les organisations produisent déjà, mais qui ne se retrouvent jamais en ligne. Outre les rapports annuels, les organisations produisent déjà de très nombreux PowerPoint sur leur champ d’expertise (qui peuvent être partagé sur Slideshare), des journaux internes, des analyses diverses et des documents techniques.

Plusieurs organisations ont même pour fonction principale de produire une masse de contenus sur une base régulière. Ils ne songent tout simplement pas (et n’ont pas le réflexe) de partager ces contenus qui de toute évidence sont d’un grand intérêt pour leurs clients et s’adressent souvent spécifiquement aux différents questionnements de ceux-ci. Alors avant même de produire du nouveau contenu pour le Web, une simple recherche des contenus qui sont déjà produits par l’organisation, révèle souvent des trésors insoupçonnés et c’est souvent l’un des premiers exercices que je suggère à mes clients lors d’une réflexion à propos d’une stratégie éditoriale. De toute évidence, on ne parle pas ici d’informations confidentielle ou secrète, mais bien d’information utile (ou même futile) à propos du champ d’expertise et d’activité d’une organisation.

Par ailleurs, plusieurs organisations font déjà de la veille à propos de leur secteur d’activité. Ces contenus qui viennent d’ailleurs peuvent aussi être d’intérêt pour vos clients. De toute évidence vous ne pouvez pas faire de copier-coller et mettre ça en ligne, mais vous avez un droit de citation (il faut alors créer le contexte autour de la citation) et vous pouvez déjà partager ces contenus sous forme de source/titre/hyperlien sur vos différents médias sociaux. C’est déjà beaucoup et ça vous permet de parler d’autres choses que strictement de vous-même et commencer à créer un intérêt pour vos présences en ligne.

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Edito sans question

ERP ou l’herpès organisationnel

Hier lors d’un meeting avec un client VP d’une très grosse entreprise internationale, nous prenions un scotch et discutions des problèmes informatiques du gouvernement du Québec et de ses nombreux ratés. Puis le sujet dériva sur l’ERP de sa propre organisation. Un ERP (Entreprise ressource planning) a été acheté en 2007 au coût de $12M. Sept ans plus tard il est toujours en implantation et le nouveau VP TI lui disait récemment que la nouvelle version logicielle de cet ERP, qui n’est toujours pas fonctionnel et utilisé adéquatement par les diverses divisions, devrait couter un autre $8 à $10 M d’ici 3 ans. Et on ne parle pas des coûts d’implantation ou de perte de productivité.

Mon client me confia qu’il dit à son collègue des TI «si tu présentes ça à notre CA, le président va te péter une sainte colère et c’est ta tête qui va sauter». Il me confia aussi que nous devrons mettre la pédale douce pour certaines activités marketing internet pour la stricte raison que les employés de certaines usines n’arrivent tout simplement pas à répondre aux téléphones des clients parce qu’ils sont trop occupés à nourrir la bête ERP. De plus, l’ensemble des gestionnaires a rapidement pris l’habitude de créer leurs rapports avec le bon vieux fichier Excel. Ils ont pourtant tous été formés pour utiliser l’ERP, mais même les programmeurs qui l’ont paramètré, ne se souviennent plus de la cellule maître d’un élément comptable crucial, dans la dizaine de milliers de paramètres du système. C’était donc une grosse machine à bouffer du cash, de l’énergie, des ressources et à ne produire que des maux de tête et une baisse de productivité généralisée.

Je lui répondis que je me souvenais d’un cours de réingénierie des processus d’affaires dans lequel notre prof nous disait :

Vous savez les ERP sont basés sur les meilleures pratiques d’affaires. Mais des fois, les pratiques d’affaires non standardisées des entreprises sont justement ce qui fait la différence et ce qui est un avantage compétitif important. Alors avant de remodeler des processus sur ce que l’on a identifié comme « meilleures pratiques d’affaires » c’est se tirer dans le pied et perdre son avantage compétitif.

Il y a certainement des entreprises extrêmement heureuses de leur gros ERP. Mais en douze ans de pratique conseil, je n’en ai jamais entendu parler. Par contre, les histoires d’horreur d’ERP sont légion…

Un peu comme si l’ERP était la maladie honteuse des technologies informatiques des organisations…

MAJ

Chez Zdnet ERP failure: New research and statistics

Panorama Consulting today released results of a study, called 2010 ERP Report, comparing gaps between customer expectations and actual results achieved on enterprise resource planning (ERP) projects.
While the findings are consistent with similar studies, Panorama is a consulting company and not a neutral research organization, although it is not affiliated with software vendors. This does not invalidate the results, but as a policy matter we should retain some skepticism toward the findings.
Key Findings
The research describes five primary results:
1. ERP implementations take longer than expected
2. ERP implementations cost more than expected
3. Most ERP implementations under-deliver business value
4. Software as a service (SaaS) implementations take less time than on-premise ERP implementations, but deliver less business value

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Marketing 2.0 Marketing Internet Médias sociaux

Certains ratés de la personnalisation numérique

Il y a quelques semaines, nous recevions notre petit-fils Liam pour la fin de semaine. De toute évidence, le matin nous voulions le divertir et avec Netflix, je pouvais facilement le laisser sélectionner les dessins animés de son choix. D’ailleurs après moult écoutes de Spiderman (qu’il nomme Nenerman, il a deux ans et commence à parler), j’étais surprise qu’il insiste pour écouter un épisode de Barbie 🙂

Par ailleurs, la semaine dernière j’ai réservé une chambre pour deux soirs au Sofitel Chicago. Depuis ces deux événements, je suis bombardée en ligne de publicité pour le Sofitel Chicago et lorsque je vais sur Netflix, on ne me propose plus que des dessins animés comme contenus idéals pour moi. Ça me rappelle aussi que si je magasine une fois pour un bol de toilette parce que le mien est cassé, je ne veux pas qu’on me propose des spéciaux de plomberie pour le reste de mes jours.

De toute évidence, mes cookies enregistrent ma navigation et Sofitel achète de la bannière sur Facebook et Google Adwords qui ciblent mon comportement en ligne. Le seul hic avec ça et que j’ai déjà réservé, que ce sera peut-être la seule fois de ma vie que j’irai à Chicago. Ces publicités me sont donc complètement inutiles, de même que pour le publicitaire Sofitel. Aussi, je n’ai pas trouvé la fonctionnalité (si elle existe) qui me permettrait de retirer les choix de contenus de mon petit-fils, sur mon propre profil Netflix.

Tout ça pour dire que j’ADORE la pizza et que si on me propose des publicités me permettant de découvrir de nouvelle pizza à tomber sur le cul, j’en serais très heureuse, mais pour le reste, la personnalisation numérique à outrance a encore bien des croûtes à manger, en plus d’être dispendieuse pour les entreprises qui font de la promo inutile aux clients qu’ils ont déjà…

MAJ

Sur Twitter Francis Vachon m’envoie le message suivant

@MichelleBlanc sur le site de Netflix, tu peux te créer plusieurs profils pour que chacun ai ses suggestions 🙂

Et après vérification, j’ai maintenant créé le profil de Liam sur Netflix. Reste à savoir comment ce nouveau profil influera sur les contenus qu’on me propose et à moins que je n’efface mes cookies, j’ai bien peur d’être encore bombardée de pubs de Sofitel…

Profils multiples sur Netflix

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