politique et internet

Commentaires, articles ou analyse sur la politique et l’utilisation d’Internet. Ces sujets sont aussi connus par les acronymes e-politique ou encore de net-politique.

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Techtoc.tv: Entreprise et marketing 2.0 état des lieux entre le Québec et la France (partie 1)

Lors de mon récent voyage en Europe j’ai participé à un plateau Web TV soit celui de Techtoc.tv. ClaudeMalaison, Vincent Berthelot et moi-même avons discuté avec l’animateur Frederic Buscanana des problématiques d’implantation du Web 2.0 à l’interne et à l’externe de l’entreprise. Bonne écoute…

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Comment se prouve le retard de nos entreprises sur le Web?

Ça fait déjà de nombreux billets que je publie spécifiquement sur ce sujet qui n’est pas nouveau mais, à force d’en jaser avec vous, peut-être que les choses vont avancer juste un peu. C’est aussi que, suite à mon billet Pourquoi nos entreprises sont-elles en retard sur le Web?, un lecteur a comme l’impression que je fais mon argent sur le dos du retard du Québec sur le Web comme il me le mentionne ici :

Nicolas Ritoux

(…) C’est facile de taper sur le Québec pour pousser sa cause commerciale, mais franchement je trouve qu’on est une société qui a 10 ans d’avance sur la France sur bien des points.

En france l’internet est encore beaucoup vu comme un “push media” qui reflète bien la conception unilatérale de haut en bas et la stratification élitiste de leur société en entier. Ils nous refont le coup du minitel en plus coloré et brillant (le minitel, ils auraient pu inventer le courriel avec ça, mais au lieu de ça ils ont choisi d’en faire un canal unilatéral de haut en bas).

Mon point de vue est très radical et généralisateur, mais c’est juste pour contre-balancer les attaques perpétuelles totalement injustes de Michelle contre la société québécoise qui est ultra branchée dans sa vie quotidienne, à commencer par ses universités, qui étaient déjà full internet il y a 12 ans quand je suis arrivé et que mon université française offrait un poste d’accès 56k sur réservation à 10,000 étudiants. (…)

Ma réponse :

@Nicolas
Vous dites n’importe quoi. Moi je ne parle pas que d’impressions et que le Québec soit en retard, ça n’affecte pas ma business, au contraire. Si nous étions en avance, j’aurais peut-être même moins de job. Cependant, des indices externes comme ceux qu’évoque Le Devoir de ce week-end et qui vient de l’Union Internationale des Communications ou encore les différents éléments présentés dans La lettre ouverte au premier ministre du Québec ou ceux du eReadiness Index du non moins sérieux The Economist, me donnent certainement raison. Avant de m’accuser de n’importe quoi, faites votre travail de journaliste (ce que vous êtes, je crois) et fouillez un peu plus la matière afin de valider si ce ne sont que des impressions que j’émets, ou si c’est un peu plus fondé. Aussi, relisez la mise en garde du journaliste qui dit lui-même « Michelle ne m’a pas raconté que les misères du e-commerce à Montréal mais c’est ce que j’ai conservé de notre entrevue. »

À la décharge de monsieur Ritoux, il s’excuse aussi ici :

Nicolas Ritoux

Michelle, je me rends compte en me relisant que j’ai emprunté un ton un petit peu agressif, mais ce n’était vraiment pas contre toi. Je m’excuse si c’est ainsi que tu l’as intrerprété. C’est juste que dès qu’on parle de la France je ne contrôle plus ma passion (i.e. d’immigrant qui a tourné le dos à son pays d’origine et qui renie tout ce qui en provient).

Pour ce qui est du contenu de mon intervention, je ne parlais pas à titre de journaliste mais à titre personnel, c’était une perception personnelle. Je continue à penser que d’un point de vue culturel, dans la vie de tous les jours, dans la psyché collective, l’Internet est beaucoup plus ancré dans les moeurs au Québec qu’en France. Maintenant, du point de vue des infrastructures et des efforts des acteurs majeurs de l’industrie, c’est autre chose, comme l’indiquent les sources que tu m’as indiquées et que je n’avais effectivement pas lues auparavant.

On peut recommencer à se tutoyer maintenant?

MAJ
En plus, je suis tellement chauvine pour le Québec, que si nous étions en avance, je serais la première à nous vanter. Aussi, monsieur Ritoux et moi, on va recommencer à se tutoyer. S’il ne le prend pas personnel, il va sans dire…

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Pourquoi nos entreprises sont-elles en retard sur le Web?

Pourquoi nos entreprises sont-elles en retard sur le Web? C’est le thème d’une discussion que j’ai eue avec le journaliste Renaud Edouard-Baraud de l’Atelier (une société BNP Paribas) lors du dernier Webcom Montréal. J’y explique mon interprétation du retard des entreprises du Québec en matière d’adoption positive du Web, des médias sociaux et du blogue. Notre discussion a été beaucoup plus étendue que ce que vous voyez mais monsieur Edouard-Baraud aimait bien que nous discutions de ça étant donné mon « statement » « Ça fait plusieurs fois que je dis que le Québec est en retard avec l’adoption des technologies de l’information, mon estimation est d’environ 2 ans. » que j’ai encore fait dans mon dernier billet, c’était un angle très intéressant pour un journaliste qui se respecte. Comme il le dit lui-même :

Michelle ne m’a pas raconté que les misères du e-commerce à Montréal, mais c’est ce que j’ai conservé de notre entrevue.
Je garde le reste au chaud, pour le mixer avec certaines parties de mon entretien avec Carl Charest.

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Baladodiffusion de l’analyse de l’élection provinciale sur l’Internet de la Colombie-Britannique

C’est avec plaisir qu’hier j’ai accordé une entrevue à l’animatrice de l’émission Phare Ouest de la radio de Radio-Canada Colombie-Britannique, Julie Carpentier. Le sujet était celui de la présence Web des partis politiques de cette province qui est présentement en élection et plus généralement, de l’efficacité Web des partis politiques en général. Pour votre information et ou votre propre analyse, j’ai visité rapidement les sites des partis politiques de cette province et j’ai utilisé Alexa pour comparer (de façon relative) l’achalandage de ceux-ci. Je vous invite d’ailleurs à visiter ma catégorie politique et Internet pour prendre connaissance d’autres billets qui parlent plus spécifiquement de ce sujet. Voici donc la liste des URL des sites des partis politiques de la Colombie-Britannique :
Principaux partis:

Parti libéral (actuellement au pouvoir) http://www.bcliberals.com/

Nouveau Parti Démocratique (opposition officielle) http://www.bcndp.ca/

Parti vert de la C.-B. http://www.greenparty.bc.ca/

Partis marginaux:

Marijuana Party http://bcmarijuanaparty.com/

The Sex Party http://www.thesexparty.ca/

The Workless Party http://www.worklessparty.org/

L’entrevue intégrale avec Madame Carpentier (MP3)

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Edito sans question Gouvernement électronique politique et internet

Au gouvernement du Québec, on est écolo ou on ne l’est pas?

Voici un billet qui va faire plaisir à la copine journaliste écolo Cecile Gladel puisque je la taquine, comme je taquine mes copains écolos, gogochistes, roses, yogistes et environnementalistes et sur la gâchette du sauvons la planète via l’écologie, la politique, la pensée religieuse, philosophique ou autre (autre clin d’œil à mon copain Christian Aubry). Mais c’est via un statut Facebook d’un pote (dont je conserve l’anonymat pour ne pas le mettre dans l’embarras avant la décision de l’appel d’offres auquel il répond) que ça ma refrappé de nouveau. Comme vous vous en doutez, bien que je récupère et fais mon gros possible pour être politiquement écolo, je me fous un peu de toutes ces histoires. Sauf que je me rappelle il y a quelques années, d’avoir reçu une demande de soumission du Ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec. On y demandait d’envoyer la soumission imprimée en 3 copies sur du papier recyclé à 65%. Or je fis le tour de 6 papeteries ou librairies pour trouver du fameux papier recyclé à 65%. Ça me faisait vraiment chier parce que je n’y trouvais que du papier recyclé à 25%. Puis je me dis,

« mais c’est quoi leur problème? Pourquoi ne demandent-ils pas tout simplement des soumissions en PDF barrés avec l’horodateur du service de courriels du Ministère comme tampon officiel? »

Ne s’agit-il pas du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec après tout? Mais comme depuis belle lurette je ne remplis plus de demandes d’appels d’offres (puisqu’humblement vous voulez travailler avec moi ou pas et que je n’ai plus le goût de remplir des formulaires jusqu’à la fin des temps), je ne peux vous confirmer si cette pratique du siècle dernier est encore en vogue. Mais j’ai comme une grosse intuition que oui. D’ailleurs, mon copain en question me répond sur facebook :

Mieux que ça, Recyc-Québec demandait sa soumission de 40 pages en 4 copies papier l’autre jour… (à la question: pouvons-nous la faire parvenir en PDF, la réponse a été « oui, mais seulement si vous l’envoyez papier également! »

Hey les Boyz de la forêt et de la conservation, peut-être qu’il serait temps de réellement mettre en pratique le concept de réduction du papier dans vos organismes?

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Tout le monde en parle, mes propos paraissent prémonitoires

Loin de moi l’idée de prétendre que des événements politiques survenus dernièrement, sont le fruit de mon expertise et de mes recommandations. Je remarque cependant que les deux éléments dont j’ai parlé lors de mon passage à Tout le monde en parle, semblent avoir trouvé un écho fortuit et favorable chez les fonctionnaires de la santé et les stratèges du PQ.

Discussion :
Tout d’abord, je disais à madame Marois que le traitement offert par le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, envers les transsexuelles était kafkaïen et pratiquement inexistant et qu’il était inadmissible que les rares trans qui avaient la chance de voir le seul psy au Québec autorisé à signer les papiers, aillent se faire opérer en Europe de l’Est.

Constat :
Quelques semaines plus tard, le sous-ministre de la santé dévoile que le gouvernement paiera pour les opérations de changement de sexe et qu’elles auront lieux dans une clinique privée de Montréal. J’apprends aussi que les diagnostics seront aussi valides s’ils sont faits par des psychologues, psychiatres ou sexologues reconnus par leur ordre comme ayant une expertise diagnostique en dysphorie d’identité de genre.

Discussion :
Je disais à madame Marois que le site du PQ était poche et qu’elle devait s’inspirer de Barack Obama (et même de Sarkosy, Royal et Le Pen (ce qui a été coupé au montage) et favoriser la communication bidirectionnelle, authentique visant à permettre aux citoyens de s’approprier les enjeux politiques, de les discuter, de les bitcher et de les diffuser à leur tour, lorsqu’ils les auront faites leur.

Constat :
Tiré de : Le PQ veut s’inspirer de Barack Obama dans La Presse :

S’inspirant de la recette qui a fait le succès de Barack Obama, le Parti Québécois entend multiplier débats, groupes de travail, visites de cégeps et d’université, mobilisation de militants sur fond d’utilisation accrue de l’internet, pour mousser son option politique.

Conclusion :

De passer à Tout le monde en parle ne change pas le monde, mais il semble que les sujets qui y sont discutés, paraissent avoir des capacités prémonitoires sur des événements qui auront lieu dans le futur et qui n’y sont absolument pas reliés (ceci n’est qu’une hypothèse évidemment). Et j’en suis très heureuse pour les transsexuelles et pour le PQ et pour les autres partis qui risquent de ne pas avoir le choix de suivre… et pour les citoyens qui en profiteront.
Discussion :
Je disais à madame Marois que le site du PQ était poche et qu’elle devait s’inspirer de Barack Obama (et même de Sarkosy, Royal et Le Pen (ce qui a été coupé au montage) et favoriser la communication bidirectionnelle, authentique visant à permettre aux citoyens de s’approprier les enjeux politiques, de les discuter, de les bitcher et de les diffuser à leur tour, lorsqu’ils les auront faites leur.

Constat :
Tiré de : Le PQ veut s’inspirer de Barack Obama dans La Presse :

S’inspirant de la recette qui a fait le succès de Barack Obama, le Parti québécois entend multiplier débats, groupes de travail, visites de cégeps et d’université, mobilisation de militants sur fond d’utilisation accrue de l’internet, pour mousser son option politique.

Conclusion :

De passer à Tout le monde en parle ne change pas le monde, mais il semble que les sujets qui y sont discutés, paraissent avoir des capacités prémonitoires sur des événements qui auront lieu dans le futur et qui n’y sont absolument pas reliés (ceci n’est qu’une hypothèse évidemment). Et j’en suis très heureuse pour les transsexuelles et pour le PQ et pour les autres partis qui risquent de ne pas avoir le choix de suivre… et pour les citoyens qui en profiteront.

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À titre de conférencière Economie des affaires électroniques Edito sans question Etudes en commerce électroniques Gouvernement électronique Innovation Marketing 2.0 Marketing Internet politique et internet Technologies Internet

Techno et innovations, les gestionnaires ne voient pas le lien

Pour quelqu’un comme moi, qui baigne dans la techno et l’innovation à cœur d’année, il m’apparaît inconcevable de savoir que la grande majorité des gestionnaires ne voient pas le rapport entre les deux. C’est ce qu’on peut apprendre d’une étude de PriceWaterHouseCoopers, An executive view of IT governance, via l’Atelier.fr. D’ailleurs selon l’Atelier :

Plus d’un tiers des cadres aborde régulièrement des questions des nouvelles technologies en réunion. Pourtant, une grande majorité ne discerne pas encore l’impact réel de ces dernières sur l’innovation et la compétitivité de leur entreprise. Près de neuf cadres sur dix apprécient l’usage de nouvelles technologies dans leur entreprise. Mais plus de la moitié estime que ces mêmes solutions ne peuvent pas être considérées comme des moteurs de l’innovation. (…)
« Dans le climat économique actuel, les entreprises devraient rechercher des utilisations innovantes des technologies de l’information susceptibles d’accroître la valeur », explique John Thorp, du comité de gouvernance des technologies à l’ITGI. L’une des raisons invoquées est que selon les personnes interrogées, plus de 40 % des entreprises ne mesurent pas la valeur des investissements TIC.

Si nous remplaçons TIC par le Web, le problème est le même. D’ailleurs souvent les PME innovent plus et sont plus efficaces sur Internet parce qu’ils peuvent justement ne pas avoir à se démêler avec tout le « red tape » des grosses organisations et les guerres de clochers des différentes fonctions de gestion des organisations. Je dis souvent que les entreprises auront le Web de la fonction d’affaires qui le contrôle. OK, j’admets que ça va être gros ce que je vais dire là, mais si ce sont les communications qui gèrent le Web, il va y avoir bien du bla-bla et pas de résultats, si ce sont les TI, il va y avoir une grosse infrastructure qui restera vide, ce c’est le marketing, ça risque d’être un site Flash avec un concept « flyé » qui ne vend rien et ainsi de suite. Mon point de vue est que le Web devrait être une fonction séparée des autres et qui devrait jouir de l’apport de toutes les fonctions de l’entreprise puisque que le Web peut très bien aider les ressources humaines, les ventes, la production, la finance ou l’approvisionnement. De plus, le web devrait avoir un siège à la haute direction et prendre part aux orientations stratégiques de l’entreprise. Vous pourriez remplacer le Web par les TIC et ce serait un peu semblable ou gestionnaire par politiciens et vous auriez sensiblement le même constat. C’est pourquoi les petits partis politiques qui n’ont pas les moyens de se faire fourrer par les grosses agences sont plus efficaces sur le Web que les gros partis politiques et que bien des PME engrangent plus de profits Web que des multinationales qui sont pourtant dans le même secteur qu’eux. Donc, allez-y, vous pouvez maintenant me tirer des tomates, mais juste avant, prenez la peine de lire les recommandations de PriceWaterHouseCoopers…

The key messages to be taken away from this survey by executive management:
• Take ownership of IT governance and assume overall accountability over IT
• Make the CIO reporting line as direct as possible to the top executive decision body
• Pay more attention to the potential for innovation IT can offer
• Start measuring the value IT brings (or does not bring) to the enterprise
• Use external advisors as the most effective source of knowledge and guidance in relation to IT governance

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Entrevue sur l’avenir des médias radiophoniques communautaires face à l’internet

C’est avec grand plaisir que j’ai accordé une longue entrevue audio pour l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec. Voici l’extrait qu’on en dit dans le bulletin Radiovision de leur association :

Michelle Blanc est consultante, conférencière, auteure et blogueuse (www.michelleblanc.com) spécialisée dans le commerce électronique et internet en général. Martin Bougie, directeur général de l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec (ARCQ) s’est entretenu avec elle sur différents sujets : médias sociaux, nouvelle culture de consommation de médias, l’expérience CNN/Facebook lors de l’assermentation du Président Obama, intérêt d’une présence web pour les médias locaux et les tendances à surveiller en 2009.
Faites l’écoute de cette entrevue marquée par le franc-parler et le talent de vulgarisation de cette experte québécoise, qui intéressera autant les publics néophytes que les plus avertis en matière web.

L’e fichier audio (MP3 de 29 minutes) est ici

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Obama ouvre la voie du gouvernement 2.0

Alors qu’ici, nos partis politiques se demandent encore si ça vaut la peine d’être en ligne convenablement entre les élections, demain, le premier président américain valorisant le dialogue Web avec le peuple prendra le pouvoir. Dans l’article Le «cyberprésident» débarque sur la toile le 20 janvier à midi, on explique bien comment monsieur Obama aura un conseiller de choix et un militant avec du pouvoir, le peuple américain :

Cette recette de démocratie en ligne est déjà en action sur le site de l’équipe de transition, Change.gov, sur lequel les internautes sont invités à partager leurs idées concernant l’avenir du pays et à évaluer celles des autres. «Les idées les mieux cotées seront rassemblées après l’investiture dans un classeur, comme ceux que le président reçoit tous les jours de la part de ses experts et conseillers», explique Change.gov.
(…)
«Les 25 parlementaires hostiles à la réforme de l’assurance maladie préparée par Obama pourraient se retrouver d’un seul coup face à 25 ou 30 millions d’Américains», présume Joe Trippi, directeur de campagne en 2004 du candidat à l’investiture démocrate Howard Dean, premier aux Etats-Unis à avoir utilisé l’internet comme outil politique à la présidentielle. «Ils vont se faire broyer», prévoit-il.

Mais qu’est-ce que le gouvernement 2.0?

(Via AAAliens, les explorateursduWeb et Gauravonomics qui cite Mark Drapeau) Le gouvernement 2.0 serait l’utilisation du Web par le gouvernement afin d’atteindre trois objectifs. Soit de partager de l’information interne, de créer puis nourrir une relation avec les entités non gouvernementales et de rendre le pouvoir aux citoyens. Gauvaronomics explique qu’il y aurait en fait cinq niveaux de gouvernement 2.0 :

Level 1. Allowing government employees and elected officials at all levels to access and use social media tools like blogs, wikis and social networks to connect with their constituents.
Level 2. The strategic use of social media tools like blogs, wikis and social networks by government agencies to achieve their objectives and solicit citizen feedback to improve their processes.
Level 3. A participatory platform that engages citizens in policy debates and voluntary service at all levels of the government.
Level 4. Open availability of all non-sensitive and non-personal government data so that citizens can use it and third parties can build web 2.0 mashups on top of it.
Level 5. Crowd-sourcing the government, party by institutionalizing a process that directly uses the aforementioned participatory platform as an important input into government functions, including policy formation.
Ellen Miller nailed it best when she said that transparency and communications are two different things in Government 2.0. Levels 1, 2, and 3 are about communications. Levels 4 and 5 are about transparency

Nous assisterons donc à des transformations majeures quant à l’utilisation du pouvoir et à son partage avec le citoyen via les outils Web et cette transformation démocratique qui débutera demain chez nos voisins américains, risque fortement d’avoir un effet d’entraînement sur les autres démocraties ouvertes de la planète. La question que je me pose encore, sommes-nous ici au Québec et au Canada dans des démocraties ouvertes?

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Microblogage haineux

Il y a quelque temps je publiais le billet De la propagande en ligne en temps de guerre. Or j’aimerais aujourd’hui attirer votre attention sur un nouveau phénomène de propagande haineuse dont j’ai été l’une des nombreuses victimes et qui fait apparaître que le Web regorge du meilleur et du pire à la fois. Il s’agit de ce qu’on pourrait appeler le micro-blogage haineux et pour vous rendre compte de quoi il s’agit, visitez les twits d’un de ces conards anonymes ecnyc7. Le modus operandi est assez simple. Vous prenez un outil comme Tweetscan et y entrez des mots-clés comme par exemple Israël ou Hamas puis vous blastez sans vergogne les microblogueurs que vous jugez être contre l’avis dont vous faites la promotion, à partir d’un profil vide ne permettant pas d’identifier adéquatement l’émetteur. Pour ce faire, il n’est pas nécessaire de suivre un microblogueur en particulier puisque plusieurs microblogueurs ont des profils ouverts. Le côté pervers de ce type d’intervention haineuse est qu’il peut cristalliser des positions qui sont contraire à l’objectif positif de faire connaître un point de vue différent de l’interlocuteur qu’on blaste. À moins que ce qu’on présente comme une position haineuse soit en fait généré par le camp adverse. Pour expliquer ceci, il appert que le commentaire haineux que j’ai reçu provient de quelqu’un de pro-Israël. Mais est-ce plutôt un pro-Hamas qui se fait passer pour un pro-Israël afin que les gens détestent Israël? Allez savoir.

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